{"id":4929,"date":"2024-11-27T11:38:13","date_gmt":"2024-11-27T10:38:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/?p=4929"},"modified":"2024-11-27T11:38:15","modified_gmt":"2024-11-27T10:38:15","slug":"donald-trump-et-liran-vers-une-nouvelle-crise-petroliere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/index.php\/2024\/11\/27\/donald-trump-et-liran-vers-une-nouvelle-crise-petroliere\/","title":{"rendered":"Donald Trump et l\u2019Iran : Vers une nouvelle crise p\u00e9troli\u00e8re ?"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le retour imminent de Donald Trump \u00e0 la Maison Blanche a remis au premier plan l\u2019essor des flux p\u00e9troliers iraniens, ainsi que la possibilit\u00e9 que le pr\u00e9sident \u00e9lu tente \u00e0 nouveau de fortement les r\u00e9duire comme lors de son premier mandat.<\/h2>\n\n\n\n<p>En effet, en 2019, Trump avait men\u00e9 une campagne de pression maximale, destin\u00e9e \u00e0 \u00e9touffer les exportations de l\u2019Iran et, par l\u00e0 m\u00eame, l\u2019acc\u00e8s de T\u00e9h\u00e9ran aux p\u00e9trodollars. Sous la direction de Joe Biden, les flux ont cependant explos\u00e9 \u00e0 nouveau, l\u2019accent \u00e9tant mis sur des politiques qui provoquent des frictions avec les exp\u00e9ditions iraniennes, mais ne les limitent pas afin de ne pas provoquer de hausse des prix du p\u00e9trole, notamment apr\u00e8s le d\u00e9clenchement de la guerre en Ukraine.<\/p>\n\n\n\n<p>La \u00ab\u00a0politique de pression maximale\u00a0\u00bb de Trump \u00e9tait une strat\u00e9gie visant \u00e0 restreindre le programme nucl\u00e9aire iranien, limiter le soutien de l&rsquo;Iran aux groupes militants et r\u00e9duire son influence au Moyen-Orient. Cette politique reposait sur l&rsquo;imposition de lourdes sanctions \u00e9conomiques, coupant l&rsquo;Iran des syst\u00e8mes financiers mondiaux et diminuant ses revenus d&rsquo;exportation p\u00e9troli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, l&rsquo;objectif \u00e9tait de forcer l&rsquo;Iran \u00e0 ren\u00e9gocier l&rsquo;accord nucl\u00e9aire selon les conditions am\u00e9ricaines, voire \u00e0 cesser ses activit\u00e9s nucl\u00e9aires.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet isolement \u00e9conomique a provoqu\u00e9 une forte chute des exportations de p\u00e9trole iranien, cr\u00e9ant de graves cons\u00e9quences \u00e9conomiques pour l&rsquo;Iran.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Voici, les principaux impacts de la \u00ab\u00a0politique de pression maximale\u00a0\u00bb&nbsp;:<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Impact sur l&rsquo;Iran : Cette politique a lourdement impact\u00e9 l&rsquo;\u00e9conomie iranienne, causant inflation, d\u00e9pr\u00e9ciation de la monnaie et hausse du ch\u00f4mage. Au lieu de mettre fin \u00e0 son programme nucl\u00e9aire, l&rsquo;Iran a intensifi\u00e9 ses activit\u00e9s d&rsquo;enrichissement, affirmant qu&rsquo;il en avait le droit apr\u00e8s le retrait des \u00c9tats-Unis du JCPOA.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Impact au Moyen-Orient : Cette politique a exacerb\u00e9 les tensions r\u00e9gionales. L&rsquo;Iran a renforc\u00e9 son soutien \u00e0 des groupes comme le Hezbollah et les Houthis au Y\u00e9men. Les risques de confrontation militaire ont augment\u00e9, notamment apr\u00e8s l\u2019attaque de 2019 contre des installations p\u00e9troli\u00e8res saoudiennes, pour laquelle les \u00c9tats-Unis ont tenu l&rsquo;Iran pour responsable.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Impact sur les march\u00e9s mondiaux du p\u00e9trole : Les sanctions am\u00e9ricaines ont fait baisser la production iranienne, poussant les \u00c9tats-Unis \u00e0 coordonner avec leurs alli\u00e9s pour compenser cette perte. Cependant, les prix du p\u00e9trole ont connu des fluctuations, et les tensions dans le Golfe, en particulier dans le d\u00e9troit d&rsquo;Ormuz, ont accentu\u00e9 les risques pour le commerce mondial du p\u00e9trole.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"759\" height=\"488\" src=\"https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/image-4.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4930\" style=\"width:397px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/image-4.png 759w, https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/image-4-300x193.png 300w, https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/image-4-585x376.png 585w\" sizes=\"auto, (max-width: 759px) 100vw, 759px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Les ventes de p\u00e9trole sont cruciales pour l&rsquo;Iran, avec des exportations repr\u00e9sentant jusqu&rsquo;\u00e0 70 % des revenus du gouvernement. Cette ann\u00e9e, l&rsquo;Iran a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de profits exceptionnels gr\u00e2ce \u00e0 une production de p\u00e9trole proche des records, en doublant presque sa production de moins de 2 millions de barils par jour en 2019 \u00e0 pr\u00e8s de 3,5 millions de barils par jour actuellement, et avec des exportations de p\u00e9trole passant de pratiquement z\u00e9ro \u00e0 pr\u00e8s de 2 millions de barils par jour.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela repr\u00e9sente une augmentation de revenus de 100 milliards de dollars. L&rsquo;Iran a pu exporter des quantit\u00e9s quasi-record de p\u00e9trole malgr\u00e9 le fait qu&rsquo;il soit officiellement sous sanctions am\u00e9ricaines, l&rsquo;Administration Biden n&rsquo;ayant pas appliqu\u00e9 les sanctions sur le p\u00e9trole iranien avec la m\u00eame rigueur que ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Effectivement, l&rsquo;Administration Biden craignait qu&rsquo;une application plus stricte des sanctions p\u00e9troli\u00e8res contre l&rsquo;Iran n&rsquo;entra\u00eene une hausse des prix mondiaux du p\u00e9trole, alors que les Etats-Unis faisaient d\u00e9j\u00e0 face \u00e0 une forte inflation. Mais cette crainte ne refl\u00e8te pas la r\u00e9alit\u00e9 des dynamiques du march\u00e9 mondial du p\u00e9trole.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8rement, l&rsquo;Iran repr\u00e9sente une fraction minime de la production p\u00e9troli\u00e8re du Moyen-Orient, environ 12,5 % de la production r\u00e9gionale, soit presque quatre fois moins que celle de l&rsquo;Arabie Saoudite.<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8mement, les prix du p\u00e9trole ont en fait baiss\u00e9 entre 2018 et 2019 alors que l&rsquo;application des sanctions p\u00e9troli\u00e8res contre l&rsquo;Iran s&rsquo;intensifiait, en partie parce que les pays du Golfe, qui consid\u00e8rent \u00e9galement l&rsquo;Iran comme une menace pour la paix r\u00e9gionale, ont compens\u00e9 la perte de p\u00e9trole iranien en augmentant leur propre production.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec une capacit\u00e9 de production de r\u00e9serve record, notamment l&rsquo;Arabie Saoudite produisant un tiers de moins de p\u00e9trole qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Trump, la production p\u00e9troli\u00e8re iranienne peut facilement \u00eatre remplac\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019ailleurs, les sanctions p\u00e9troli\u00e8res contre l\u2019Iran ont prouv\u00e9 leur efficacit\u00e9 par le pass\u00e9. Sous l&rsquo;administration Trump, avec Jared Kushner, architecte des Accords d&rsquo;Abraham, et l&rsquo;envoy\u00e9 sp\u00e9cial pour l&rsquo;Iran Brian Hook, une attention accrue \u00e0 l\u2019application des sanctions par le gouvernement am\u00e9ricain a r\u00e9duit le volume des exportations de p\u00e9trole iranien de 95 %, passant de 2,5 millions de barils par jour en 2018 \u00e0 un minimum de 70 000 barils par jour en 2020, r\u00e9duisant ainsi les revenus p\u00e9troliers iraniens de 50 milliards de dollars.<\/p>\n\n\n\n<p>Par cons\u00e9quent, le retour de Trump \u00e0 la Maison Blanche en janvier, ainsi que ses d\u00e9clarations de campagne selon lesquelles il se montrerait dur envers l&rsquo;Iran, soul\u00e8vent la question de savoir s&rsquo;il ciblera \u00e0 nouveau ces flux. Pour contourner les mesures am\u00e9ricaines, l&rsquo;Iran s&rsquo;appuie de plus en plus sur une flotte de p\u00e9troliers fant\u00f4me et des pratiques commerciales qui \u00e9chappent au contr\u00f4le de l&rsquo;Occident.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab Je pense que cela aura un impact important sur les exportations de p\u00e9trole iranien<\/em> \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Ben Cahill , directeur des march\u00e9s et de la politique \u00e9nerg\u00e9tique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Texas, \u00e0 propos du retour de Trump. \u00ab <em>Il est difficile de remettre le g\u00e9nie dans la bouteille apr\u00e8s le d\u00e9veloppement du march\u00e9 noir pendant des ann\u00e9es et l\u2019\u00e9vasion et la dissimulation des sanctions qui ont progress\u00e9. Mais je soup\u00e7onne que Trump s\u2019appuiera sur la Chine<\/em>. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Cahill estime que les flux iraniens pourraient \u00eatre r\u00e9duits de 750 000 \u00e0 1 million de barils par jour. Si cela s&rsquo;av\u00e9rait exact, cela ram\u00e8nerait les flux \u00e0 environ 1 million de barils par jour, comme cela a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 au d\u00e9but de la pand\u00e9mie de Covid-19.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que l\u2019on s\u2019attend g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 ce que les march\u00e9s du p\u00e9trole et du diesel soient exc\u00e9dentaires l\u2019ann\u00e9e prochaine, le nouveau pr\u00e9sident pourrait \u00e9galement avoir une marge de man\u0153uvre. En effet, si nous avons effectivement une production de p\u00e9trole au-dessus de la demande l\u2019ann\u00e9e prochaine, alors si Trump met de nouveau en place ses sanctions, cela aura assez peu de cons\u00e9quences sur les prix du march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019ailleurs, Bob McNally, pr\u00e9sident de Rapidan Energy Group, a d\u00e9clar\u00e9 que Trump ciblerait les ports qui transportent le p\u00e9trole iranien et ferait du pays du Moyen-Orient une priorit\u00e9 dans ses n\u00e9gociations avec la Chine, son principal acheteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Une politique de sanctions s\u00e9v\u00e8res pourrait perturber jusqu\u2019\u00e0 1,3 million de barils par jour de flux de brut iranien, estime Rapidan.<\/p>\n\n\n\n<p>En outre, le changement de dynamique mondiale depuis le dernier mandat de Trump pourrait \u00e9galement obliger le prochain pr\u00e9sident \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer son approche des relations avec l&rsquo;Arabie saoudite, a d\u00e9clar\u00e9 McNally. Le leader de facto de l&rsquo;OPEP a conclu un accord en 2023 pour normaliser ses relations avec T\u00e9h\u00e9ran pour la premi\u00e8re fois en sept ans, et les liens sont devenus moins tendus ces derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, si les sanctions se durcissent, la Chine pourrait voir ses co\u00fbts p\u00e9troliers augmenter, ce qui aurait un impact sur son industrie de raffinage, en particulier les raffineries ind\u00e9pendantes, qui sont d\u00e9j\u00e0 confront\u00e9es \u00e0 des difficult\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la faible demande de carburant et donc \u00e0 la r\u00e9duction des marges b\u00e9n\u00e9ficiaires.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, depuis 2019, les raffineries priv\u00e9es chinoises sont devenues des acheteurs du brut iranien sanctionn\u00e9 car elles b\u00e9n\u00e9ficiaient de r\u00e9ductions de prix sur les barils, profitant d\u2019un vide laiss\u00e9 par les grandes entreprises publiques m\u00e9fiantes face aux sanctions am\u00e9ricaines.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette d\u00e9cision a permis \u00e0 la Chine d\u2019\u00e9conomiser des milliards, consolidant son r\u00f4le de march\u00e9 p\u00e9trolier majeur pour T\u00e9h\u00e9ran. La Chine a \u00e9conomis\u00e9 environ 4,2 milliards de dollars en important un volume record d&rsquo;un million de b\/j d&rsquo;Iran l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re, soit 60 % au-dessus des pics d&rsquo;avant les sanctions enregistr\u00e9es par les douanes chinoises en 2017 \u00e0 623 000 b\/j, alors que T\u00e9h\u00e9ran a augment\u00e9 sa production \u00e0 des niveaux proches du maximum et a offert des r\u00e9ductions comme raide jusqu&rsquo;\u00e0 17 dollars le baril par rapport au Brent.<\/p>\n\n\n\n<p>Les rabais ont soulev\u00e9 des questions sur la rentabilit\u00e9 \u00e0 long terme des affaires de l&rsquo;Iran avec la Chine. Mais les experts estiment que T\u00e9h\u00e9ran a encore tout \u00e0 y gagner.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab <em>M\u00eame avec des rabais importants, vendre du p\u00e9trole iranien est extr\u00eamement rentable et durable<\/em> \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Steve Hanke, professeur d&rsquo;\u00e9conomie appliqu\u00e9e \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Johns Hopkins. \u00ab <em>C&rsquo;est parce que le co\u00fbt marginal de production en Iran est d&rsquo;environ 15 dollars ou moins par baril.<\/em> \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Gregory Brew, analyste de l&rsquo;Iran et de l&rsquo;\u00e9nergie au groupe am\u00e9ricain Eurasia Group, dit que les sanctions am\u00e9ricaines \u00e9taient autrefois efficaces pour bloquer les exportations de p\u00e9trole vers la Chine, mais ce n&rsquo;est plus le cas.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab <em>La stature croissante de la Chine en tant que nouvelle puissance mondiale lui donne une plus grande libert\u00e9 pour d\u00e9fier les sanctions am\u00e9ricaines<\/em> \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Brew.<\/p>\n\n\n\n<p>Les donn\u00e9es de suivi des navires collect\u00e9es par Argus montrent que les exportations de p\u00e9trole de l&rsquo;Iran oscillent actuellement autour de 1,5 million de barils par jour, dont environ 85 \u00e0 90 % vont \u00e0 la Chine.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, les donn\u00e9es douani\u00e8res de la province du Shandong, qui abrite au moins la moiti\u00e9 des raffineries chinoises priv\u00e9es montrent que 88 % de ses importations de brut provenaient de Malaisie ou de Russie l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, soit une augmentation de 20 points de pourcentage par rapport \u00e0 2022.<\/p>\n\n\n\n<p>On dit g\u00e9n\u00e9ralement que le brut iranien est transf\u00e9r\u00e9 via des transferts de navire \u00e0 navire au large de la Malaisie avant d&rsquo;\u00eatre rebaptis\u00e9 p\u00e9trole malais.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"661\" height=\"472\" src=\"https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/image-5.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-4931\" style=\"width:430px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/image-5.png 661w, https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/image-5-300x214.png 300w, https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/image-5-585x418.png 585w\" sizes=\"auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Alors, le secteur du raffinage priv\u00e9 a \u00e9t\u00e9 le secteur le plus important pour l&rsquo;augmentation des approvisionnements de l&rsquo;Iran. Les fournisseurs offrent de bons services et sont pr\u00eats \u00e0 absorber les co\u00fbts croissants des raffineurs ind\u00e9pendants, tels que les frais suppl\u00e9mentaires d&rsquo;administration des importations, les loyers de stockage et m\u00eame les taxes.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;Iran et la Chine ont mis en place un r\u00e9seau commercial utilisant le yuan et divers interm\u00e9diaires pour contourner le contr\u00f4le financier am\u00e9ricain, ce qui complique l&rsquo;application des sanctions par Washington.<\/p>\n\n\n\n<p>En revanche, avec le retour potentiel de Trump, la Chine pourrait voir un risque de voir ses approvisionnements en brut iranien bon march\u00e9, qui repr\u00e9sentent environ 13% des importations du premier acheteur mondial de p\u00e9trole, diminuer si Donald Trump renforce l&rsquo;application des sanctions contre T\u00e9h\u00e9ran.<\/p>\n\n\n\n<p>De telles restrictions pourraient viser les banques et les raffineries chinoises, ainsi que les interm\u00e9diaires malaisiens et \u00e9miratis impliqu\u00e9s dans le commerce. Par rapport \u00e0 l&rsquo;administration Biden, Trump pourrait \u00eatre moins pr\u00e9occup\u00e9 par la flamb\u00e9e des prix du p\u00e9trole et les risques chinois qui accompagneraient des sanctions plus s\u00e9v\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019ailleurs, ces derniers mois, les \u00c9tats-Unis ont renforc\u00e9 les sanctions contre les navires de la \u00ab flotte fant\u00f4me \u00bb qui transportent le p\u00e9trole iranien, ce qui a ralenti les livraisons \u00e0 la Chine depuis des centres de transbordement comme la Malaisie.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon un repr\u00e9sentant d&rsquo;une raffinerie ind\u00e9pendante qui utilise du p\u00e9trole iranien, m\u00eame les op\u00e9rations de transfert de navire \u00e0 navire (STS) pourraient \u00eatre impact\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>L&rsquo;inqui\u00e9tude se concentre plus sur le transport maritime que sur les transactions bancaires<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, malgr\u00e9 ces obstacles, les importations chinoises de p\u00e9trole iranien ont augment\u00e9 d&rsquo;environ 30 % entre janvier et octobre 2024, principalement gr\u00e2ce aux op\u00e9rations de la \u00ab flotte fant\u00f4me \u00bb, selon Emma Li, analyste chez Vortexa. \u00ab&nbsp;<em>Des changements plus importants pourraient survenir si de nouveaux acteurs, comme les banques, sont ajout\u00e9s \u00e0 la liste des cibles<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-elle expliqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>De surcro\u00eet, il est tr\u00e8s probable que la Chine continuera \u00e0 acheter du p\u00e9trole iranien. Si certaines raffineries et banques pourraient mettre un terme \u00e0 leur participation, d&rsquo;autres d\u00e9cideront probablement que leur participation au commerce du p\u00e9trole iranien en vaut la peine, m\u00eame si elles sont soumises \u00e0 des sanctions am\u00e9ricaines, en particulier si P\u00e9kin les soutient. Les importations chinoises de p\u00e9trole iranien ont augment\u00e9 malgr\u00e9 les sanctions ant\u00e9rieures contre les raffineries et les banques chinoises.<\/p>\n\n\n\n<p>De fait, les raffineries chinoises priv\u00e9es sont moins pr\u00e9occup\u00e9es par les sanctions am\u00e9ricaines que les compagnies p\u00e9troli\u00e8res nationales chinoises. Les entreprises publiques chinoise CNPC et Sinopec ont cess\u00e9 d&rsquo;importer du p\u00e9trole iranien apr\u00e8s que Washington a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas renouveler les exemptions de sanctions pour les acheteurs de brut iranien en mai 2019, en raison des craintes de perdre l&rsquo;acc\u00e8s au syst\u00e8me financier am\u00e9ricain.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, de nombreuses raffineries priv\u00e9es ont une exposition minimale au syst\u00e8me financier bas\u00e9 sur le dollar. Les raffineries priv\u00e9es qui utilisent la technologie am\u00e9ricaine, en revanche, n&rsquo;ont pas achet\u00e9 de p\u00e9trole iranien.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, il est peu probable que P\u00e9kin emp\u00eache les entit\u00e9s chinoises d\u2019acheter du p\u00e9trole iranien. Il s\u2019oppose aux sanctions unilat\u00e9rales et aux tentatives de pays tiers d\u2019interf\u00e9rer dans le commerce \u00e9nerg\u00e9tique de la Chine, ce que les responsables ont r\u00e9it\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s la signature des nouvelles sanctions par le pr\u00e9sident Biden.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l&rsquo;ensemble, l&rsquo;approche de Trump en mati\u00e8re de sanctions d\u00e9pendra probablement de la nature du march\u00e9 p\u00e9trolier lorsqu&rsquo;il prendra ses fonctions, a d\u00e9clar\u00e9 David Goldwyn, pr\u00e9sident de Goldwyn Global Strategies et pr\u00e9sident du groupe consultatif sur l&rsquo;\u00e9nergie du Centre mondial de l&rsquo;\u00e9nergie de l&rsquo;Atlantic Council. \u00ab&nbsp;<em>Plus le march\u00e9 est faible, plus la probabilit\u00e9 de sanctions plus strictes est \u00e9lev\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb, a-t-il d\u00e9clar\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Effectivement, une r\u00e9pression contre l\u2019Iran, membre de l\u2019OPEP, soutiendrait les prix mondiaux du p\u00e9trole, mais cet effet pourrait \u00e9galement \u00eatre compens\u00e9 par d\u2019autres politiques de Trump, comme des mesures visant \u00e0 accro\u00eetre les forages nationaux, l\u2019imposition de tarifs douaniers \u00e0 la Chine qui pourraient d\u00e9primer l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique, ou un assouplissement des relations avec la Russie qui pourrait lib\u00e9rer ses exp\u00e9ditions de brut sanctionn\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les producteurs de p\u00e9trole am\u00e9ricains s\u2019attendent \u00e0 une diminution des r\u00e9glementations sur la production de brut sous la pr\u00e9sidence de Donald Trump, ce qui pourrait signifier une offre de p\u00e9trole plus \u00e9lev\u00e9e et, par cons\u00e9quent, des prix plus bas. Mais une nouvelle pouss\u00e9e vers l\u2019ouverture de projets de forage, mettant davantage d\u2019offre sur le march\u00e9, conduirait \u00e0 une baisse des prix, diminuant ainsi les revenus des producteurs am\u00e9ricains, a d\u00e9clar\u00e9 Cole Smead, pr\u00e9sident et directeur g\u00e9n\u00e9ral de Smead Capital.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Si l\u2019administration Trump ouvre les concessions f\u00e9d\u00e9rales pour le p\u00e9trole et le gaz, les terres f\u00e9d\u00e9rales obtiendraient 25 % des revenus par baril. Vous aurez beaucoup de mal \u00e0 trouver une compagnie p\u00e9troli\u00e8re capable de gagner de l\u2019argent \u00e0 52,50 dollars le baril avec ce qu\u2019il lui reste d\u2019un baril \u00e0 70 dollars<\/em>&nbsp;\u00bb, Smead, dans des notes envoy\u00e9es par courriel. \u00ab&nbsp;<em>La seule chose qui incitera les foreurs \u00e0 forer, ce sont des prix du p\u00e9trole plus \u00e9lev\u00e9s bas\u00e9s sur ces marges<\/em>. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, Washington devra d\u00e9cider comment prioriser les achats chinois de p\u00e9trole iranien par rapport \u00e0 d\u2019autres objectifs de la politique am\u00e9ricaine, notamment entraver le soutien de la Chine \u00e0 la guerre russe en Ukraine. Sanctionner des entit\u00e9s chinoises pour leur implication dans le commerce du p\u00e9trole iranien pourrait rendre plus difficile l\u2019obtention d\u2019une coop\u00e9ration chinoise sur d\u2019autres questions.<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9kin a averti que la menace que repr\u00e9sentent les sanctions pour le commerce de la Chine avec l\u2019Iran \u00ab <em>cr\u00e9e de s\u00e9rieux obstacles \u00e0 la coop\u00e9ration sino-am\u00e9ricaine dans les domaines concern\u00e9<\/em>s \u00bb.&nbsp;De plus, si les raffineries priv\u00e9es chinoise cessaient d\u2019acheter du p\u00e9trole iranien, elles en ach\u00e8teraient probablement davantage \u00e0 un autre pays sanctionn\u00e9 : la Russie.&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le retour imminent de Donald Trump \u00e0 la Maison Blanche a remis au premier plan l\u2019essor des flux p\u00e9troliers iraniens, ainsi que la possibilit\u00e9 que le pr\u00e9sident \u00e9lu tente \u00e0 nouveau de fortement les r\u00e9duire comme lors de son premier mandat. 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