{"id":5768,"date":"2025-03-06T21:24:43","date_gmt":"2025-03-06T20:24:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/?p=5768"},"modified":"2025-04-18T13:16:36","modified_gmt":"2025-04-18T11:16:36","slug":"la-russie-une-future-puissance-miniere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/index.php\/2025\/03\/06\/la-russie-une-future-puissance-miniere\/","title":{"rendered":"La Russie, une future puissance mini\u00e8re"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La Russie est avant tout connue pour ses vastes r\u00e9serves de p\u00e9trole et de gaz, ainsi que son r\u00f4le central dans la production mondiale d\u2019hydrocarbures. Cependant, elle poss\u00e8de \u00e9galement un immense potentiel g\u00e9ologique qui en fait l\u2019un des plus grands pays miniers au monde.<\/h2>\n\n\n\n<p>Largement privatis\u00e9, le secteur minier russe fait face \u00e0 de nombreux d\u00e9fis, notamment l\u2019obsolescence de ses infrastructures, le manque d\u2019investissements et la p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e, des difficult\u00e9s exacerb\u00e9es par les cons\u00e9quences de la guerre en Ukraine.<\/p>\n\n\n\n<p>Hormis la fili\u00e8re de l\u2019uranium, plac\u00e9e sous le contr\u00f4le exclusif de Rosatom, l\u2019agence publique russe de l\u2019\u00e9nergie atomique, le pays compte pr\u00e8s de 17 000 entreprises actives dans l\u2019\u00e9conomie extractive, soulignant ainsi le poids de ce secteur dans l\u2019\u00e9conomie nationale. Parmi elles, environ 3 000 sont sp\u00e9cialis\u00e9es dans l\u2019extraction de minerais m\u00e9talliques, tandis que 800 se consacrent \u00e0 l\u2019exploitation du charbon.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur l\u2019ensemble des entreprises du secteur minier et des carri\u00e8res, 16 300 sont d\u00e9tenues par des acteurs russes, environ 200 appartiennent \u00e0 des entreprises \u00e9trang\u00e8res ou \u00e0 des partenariats entre investisseurs locaux et internationaux, et une centaine sont directement contr\u00f4l\u00e9es par des autorit\u00e9s publiques, qu\u2019elles soient r\u00e9gionales ou municipales.<\/p>\n\n\n\n<p>En parall\u00e8le, la Russie compte \u00e9galement 39 800 entreprises impliqu\u00e9es dans la transformation des m\u00e9taux.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019organisation institutionnelle de ce secteur repose sur le minist\u00e8re des Ressources naturelles et de l\u2019Environnement (Minprirody), appuy\u00e9 par deux agences f\u00e9d\u00e9rales : Rosnedra, charg\u00e9e de la gestion des ressources souterraines, et Rosprirodnadzor, en charge de la supervision environnementale. Ce cadre r\u00e9glementaire permet d\u2019encadrer et de contr\u00f4ler les activit\u00e9s extractives \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale, illustrant ainsi l\u2019importance strat\u00e9gique des mati\u00e8res premi\u00e8res pour l\u2019\u00e9conomie russe.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis plusieurs ann\u00e9es, la Russie confirme son r\u00f4le de puissance mini\u00e8re majeure. Son territoire immense rec\u00e8le des r\u00e9serves de minerais consid\u00e9rables, tandis que la demande mondiale en mat\u00e9riaux, port\u00e9e par le d\u00e9veloppement technologique et la transition \u00e9cologique, ne cesse de cro\u00eetre depuis le d\u00e9but du XXIe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Effectivement, on devrait s\u2019attendre \u00e0 une croissance exponentielle de la demande des m\u00e9taux \u00e0 l\u2019avenir qui vont \u00eatre n\u00e9cessaire pour les infrastructures d\u2019\u00e9nergie, de communication, de transport, etc. L\u2019adoption massive des \u00ab technologies vertes \u00bb, telles que les v\u00e9hicules \u00e9lectriques et les \u00e9nergies renouvelables (\u00e9olien, solaire), aboutit \u00e0 une augmentation suppl\u00e9mentaire de la demande globale de m\u00e9taux.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les nombreux minerais, le territoire russe comprend d\u2019importants gisements de diamant, d\u2019or, de platine, de palladium, de charbon, ainsi que de vastes r\u00e9serves de minerai de fer, de mangan\u00e8se, de chrome, de nickel, de titane, de cuivre, d\u2019\u00e9tain, de plomb ou encore de tungst\u00e8ne. Tout cela repr\u00e9senterait une valeur totale \u00e9quivalente \u00e0 75 000 milliards de dollars am\u00e9ricain, faisant potentiellement de la Russie le pays le plus riche au monde.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"706\" height=\"595\" src=\"https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-5.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-5769\" style=\"width:604px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-5.png 706w, https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-5-300x253.png 300w, https:\/\/www.api.parlonsfinance.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/image-5-585x493.png 585w\" sizes=\"auto, (max-width: 706px) 100vw, 706px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>La Russie est aussi le deuxi\u00e8me producteur d&rsquo;aluminium, m\u00eame si la Chine d\u00e9tient un quasi-monopole sur ce m\u00e9tal. En Sib\u00e9rie, les ressources en cuivre offrent d&rsquo;excellentes perspectives avec des dizaines de millions de tonnes anticip\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Le pays dispose d\u2019importantes r\u00e9serves mini\u00e8res, se classant parmi les leaders mondiaux pour plusieurs ressources strat\u00e9giques. Elle d\u00e9tient notamment la troisi\u00e8me r\u00e9serve mondiale de nickel (7,5 millions de tonnes), ainsi que les quatri\u00e8mes r\u00e9serves d\u2019uranium (662 000 tonnes) et de cuivre (62 millions de tonnes).<\/p>\n\n\n\n<p>En plus de cela, la Russie disposerait de 16 % des r\u00e9serves mondiales de b\u00e9ryllium, 11 % du chrome, 22 % du cuivre, 38 % du mangan\u00e8se, 79 % du mercure, 15 % du nickel, 16 % du niobium, 10 % du platine, 7 % du tantale, 49 % du vanadium, 24 % du zinc, ainsi que de r\u00e9serves importantes en m\u00e9taux rares comme le rhodium.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que le march\u00e9 du cuivre soit largement domin\u00e9 par le Chili et le P\u00e9rou, qui repr\u00e9sentent \u00e0 eux seuls 40 % de la production mondiale, ce m\u00e9tal reste essentiel \u00e0 nos soci\u00e9t\u00e9s modernes. Gr\u00e2ce \u00e0 ses propri\u00e9t\u00e9s uniques, il est un \u00e9l\u00e9ment central des infrastructures, du c\u00e2blage, des transports et des \u00e9quipements \u00e9lectriques et \u00e9lectroniques, tant industriels que grand public. La demande mondiale de cuivre devrait d\u2019ailleurs cro\u00eetre de 275 \u00e0 350 % d\u2019ici 2050, renfor\u00e7ant ainsi le caract\u00e8re strat\u00e9gique des gisements russes pour les d\u00e9cennies \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les minerais strat\u00e9giques, la Russie est leader ou dispose de gisements de classe mondiale dans les platino\u00efdes, le titane, les m\u00e9taux de base, les terres rares, le cobalt, l\u2019uranium, le cuivre si strat\u00e9gique pour son voisin chinois, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, elle a la chance de voir ses territoires terrestres et maritimes strat\u00e9giques s\u2019agrandir au fur et \u00e0 mesure que les voies navigables du nord offrent de nouvelles perspectives pour acheminer du fret maritime entre Arkhangelsk, Mourmansk, la Sib\u00e9rie et l\u2019Asie, entre l\u2019Asie et l\u2019Europe mais aussi pour atteindre, avitailler et assurer une continuit\u00e9 territoriale entre le nord-ouest du pays et les zones riches en mati\u00e8res premi\u00e8res strat\u00e9giques au nord et au nord-est.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es, la Russie m\u00e8ne une politique mini\u00e8re ambitieuse, cherchant \u00e0 diversifier ses sources de revenus et \u00e0 r\u00e9duire sa d\u00e9pendance aux hydrocarbures. Aujourd\u2019hui, les exportations d\u2019hydrocarbures constituent encore environ 60 % du budget f\u00e9d\u00e9ral russe, r\u00e9parties comme suit : p\u00e9trole brut (26,4 %), produits p\u00e9troliers raffin\u00e9s (16,5 %), gaz naturel (10,5 %) et m\u00e9taux ferreux (5,3 %).<\/p>\n\n\n\n<p>Les effets de cette d\u00e9pendance ont \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence par la guerre en Ukraine, qui a entra\u00een\u00e9 la fin des exportations de gaz naturel russe vers l\u2019Union europ\u00e9enne (UE) et l\u2019arr\u00eat des importations de p\u00e9trole par voie maritime de la part des pays europ\u00e9ens. Face \u00e0 ces sanctions, la Russie a d\u00fb r\u00e9orienter ses exportations \u00e9nerg\u00e9tiques vers d\u2019autres march\u00e9s, notamment la Turquie, l\u2019Inde, l\u2019Arabie saoudite et la Chine.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant le d\u00e9but du conflit, la Russie fournissait \u00e0 l\u2019Europe environ 25 % de son p\u00e9trole, 50 % de son charbon et pr\u00e8s de 40 % de son gaz, illustrant le poids crucial qu\u2019elle occupait dans l\u2019approvisionnement \u00e9nerg\u00e9tique du continent.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, de l\u2019exploitation des gisements de diamants et la ma\u00eetrise de leur cha\u00eene de valeur dans les hautes technologies \u00e0 la relance de la fili\u00e8re houill\u00e8re, la Russie entend poursuivre le d\u00e9veloppement et la modernisation d\u2019un secteur industriel d\u00e9sormais strat\u00e9gique et relativement \u00e9pargn\u00e9 par les sanctions internationales.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette orientation pr\u00e9sente deux avantages majeurs, particuli\u00e8rement dans le contexte actuel d\u2019isolement partiel et de restrictions \u00e9conomiques. D\u2019une part, les exportations mini\u00e8res offrent une plus grande flexibilit\u00e9 que celles des hydrocarbures, notamment gr\u00e2ce \u00e0 la modularit\u00e9 des voies d\u2019acheminement. D\u2019autre part, l\u2019expertise russe dans ce domaine constitue un levier d\u2019influence g\u00e9opolitique croissant, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, o\u00f9 les \u00e9conomies sont en pleine expansion.<\/p>\n\n\n\n<p>Les m\u00e9taux cit\u00e9s sont utiles pour une multitude de secteurs. Les trois secteurs les plus importants restent l\u2019automobile, l\u2019a\u00e9ronautique et le secteur des semi-conducteurs. L\u2019automobile est celui qui en souffrira s\u00fbrement le plus car il n\u00e9cessite beaucoup de m\u00e9taux diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, l\u2019aluminium, le cuivre, le platine et le palladium sont tous utiles \u00e0 la fabrication d\u2019automobiles \u00e0 propulsion thermique, notamment pour les pots catalytiques. Pour les v\u00e9hicules \u00e9lectriques, le cobalt et le nickel sont indispensables aux batteries.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 entrav\u00e9 par la p\u00e9nurie de puces \u00e9lectroniques depuis septembre 2021, le secteur automobile allemand a d\u00e9j\u00e0 suspendu des lignes de production en raison d\u2019un probl\u00e8me d\u2019approvisionnements de ses sous-traitants en Ukraine et la situation pourrait s\u2019aggraver.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019a\u00e9ronautique d\u00e9pend \u00e9galement des m\u00e9taux russes, et en particulier des \u00e9ponges de titane. Les principaux groupes a\u00e9ronautiques ont pour principal fournisseur la soci\u00e9t\u00e9 russe&nbsp;<em>VSMPO-Avisma&nbsp;<\/em>(environ 30&nbsp;% du march\u00e9 mondial du titane), seul&nbsp;<em>Boeing<\/em>&nbsp;a pour le moment d\u00e9cid\u00e9 de mettre fin \u00e0 ses r\u00e9approvisionnements.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette soci\u00e9t\u00e9 fournit environ 50&nbsp;% des importations de l\u2019a\u00e9ronautique mondial et l\u00e9g\u00e8rement moins pour les acteurs fran\u00e7ais. Dans ce secteur, les industriels ont par pr\u00e9caution constitu\u00e9 des stocks qui leur permettent de g\u00e9rer une probl\u00e9matique de p\u00e9nurie \u00e0 court&nbsp;terme.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est des semi-conducteurs, leur production demande deux ressources principales, le palladium et le gaz n\u00e9on, ce dernier \u00e9tant produit \u00e0 50&nbsp;% en Ukraine. Les deux entreprises principales,&nbsp;<em>Ingas&nbsp;<\/em>et<em>&nbsp;Cryoin<\/em>, ont d\u00e9j\u00e0 ferm\u00e9 leurs sites. On peut donc s\u2019attendre \u00e0 de grandes difficult\u00e9s pour ce secteur.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, le secteur fait face \u00e0 des d\u00e9fis structurels consid\u00e9rables, aggrav\u00e9s par les sanctions internationales. Le premier obstacle majeur est la d\u00e9pendance technologique. Sans alternative viable, le tarissement des approvisionnements en technologies \u00e9trang\u00e8res pourrait entra\u00eener une paralysie des projets extractifs et un d\u00e9clin progressif de l\u2019industrie mini\u00e8re russe dans un environnement de plus en plus comp\u00e9titif.<\/p>\n\n\n\n<p>Un exemple frappant de cette d\u00e9pendance est l\u2019utilisation intensive de logiciels sp\u00e9cialis\u00e9s pour la conception et la fabrication assist\u00e9es par ordinateur, essentiels aux groupes miniers russes.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis deux d\u00e9cennies, la Russie a investi pr\u00e8s de 3 200 milliards de roubles (environ 50,3 milliards d\u2019euros) pour moderniser son industrie de l\u2019acier et restaurer des capacit\u00e9s de production perdues dans les ann\u00e9es 1990. Toutefois, ces investissements ont principalement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 \u00e0 des fournisseurs \u00e9trangers, comme l\u2019allemand Siemens, qui a depuis quitt\u00e9 le pays, mettant en p\u00e9ril la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019industrie mini\u00e8re russe sur le march\u00e9 international.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre d\u00e9fi de taille concerne l\u2019obsolescence des infrastructures. Le secteur repose en grande partie sur des \u00e9quipements h\u00e9rit\u00e9s de l\u2019\u00e9poque sovi\u00e9tique, souvent vieillissants et tr\u00e8s polluants. La logistique, en particulier, demeure un point critique, avec des r\u00e9seaux de transport fragiles qui compliquent l\u2019acheminement des mati\u00e8res premi\u00e8res et entravent le bon fonctionnement de l\u2019industrie extractive.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9seau ferroviaire russe souffre de plusieurs fragilit\u00e9s structurelles : une absence de vision strat\u00e9gique coh\u00e9rente, un manque de concurrence dans le secteur, des investissements peu fiables et une capacit\u00e9 insuffisante pour g\u00e9rer les flux croissants. De plus, le d\u00e9ficit en ponts, infrastructures essentielles \u00e0 la continuit\u00e9 et \u00e0 la viabilit\u00e9 des cha\u00eenes de transport, contribue \u00e0 l\u2019\u00e9tat de sous-capacit\u00e9 du r\u00e9seau, limitant ainsi durablement les possibilit\u00e9s d\u2019augmentation des flux.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, les infrastructures portuaires russes demeurent sous-d\u00e9velopp\u00e9es, ce qui entrave consid\u00e9rablement l\u2019augmentation du transport maritime de minerais et de m\u00e9taux, un enjeu crucial pour l\u2019exportation des ressources naturelles du pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 ces faiblesses, l\u2019\u00c9tat russe n\u2019a toujours pas mis en place une politique d\u2019investissements d\u2019envergure pour moderniser ces infrastructures. Cette inertie s\u2019explique en partie par la diversit\u00e9 des acteurs du secteur minier et la vari\u00e9t\u00e9 des ressources exploit\u00e9es, rendant difficile l\u2019\u00e9laboration d\u2019une strat\u00e9gie d\u2019investissement coh\u00e9rente \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, les dysfonctionnements persistants entre le pouvoir f\u00e9d\u00e9ral et les institutions r\u00e9gionales et locales ralentissent la mise en \u0153uvre des projets infrastructurels, compromettant ainsi le d\u00e9veloppement du secteur minier \u00e0 long terme.<\/p>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me de l\u2019infrastructure de transports affecte particuli\u00e8rement les projets miniers en Arctique et en Extr\u00eame-Orient. L\u2019absence de la puissance publique am\u00e8ne les industriels \u00e0 directement investir sur ces infrastructures comme Norilsk Nickel qui consacre 6,5 milliards de roubles \u00e0 la modernisation de la ligne ferroviaire qui relie le district industriel de Norilsk au port de Doudinka.<\/p>\n\n\n\n<p>De fait, l\u2019infrastructure ferroviaire, qui a peu \u00e9volu\u00e9 au cours des trois derni\u00e8res d\u00e9cennies, doit \u00eatre modernis\u00e9e et \u00e9tendue pour accompagner l\u2019augmentation programm\u00e9e des flux de m\u00e9taux et de minerais produits. La Sib\u00e9rie illustre ce d\u00e9fi : en 2020, 144 Mt de marchandises ont ainsi circul\u00e9 sur la partie sib\u00e9rienne du r\u00e9seau ferroviaire. La modernisation en cours du r\u00e9seau dans la r\u00e9gion doit permettre de porter ce volume \u00e0 180 Mt pour 2025.<\/p>\n\n\n\n<p>Or, la t\u00e2che s\u2019annonce titanesque en raison de plusieurs facteurs : des co\u00fbts tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s relatifs \u00e0 la construction d\u2019une ligne ; des co\u00fbts fixes li\u00e9s \u00e0 l\u2019entretien du r\u00e9seau ; une p\u00e9nurie de main-d\u2019\u0153uvre ; et l\u2019absence de m\u00e9canismes de financement permettant un d\u00e9veloppement p\u00e9renne.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour combler son retard technologique face \u00e0 ses concurrents internationaux, la Russie doit engager une transformation en profondeur de ses op\u00e9rations mini\u00e8res. Cela passe par la robotisation, l\u2019int\u00e9gration de l\u2019internet des objets (IoT) pour optimiser les co\u00fbts et am\u00e9liorer la productivit\u00e9, ainsi que par la digitalisation des syst\u00e8mes de production.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019adoption de ces nouvelles technologies implique \u00e9galement une mont\u00e9e en comp\u00e9tences des travailleurs du secteur, n\u00e9cessitant la mise en place de formations initiales et continues adapt\u00e9es aux nouveaux proc\u00e9d\u00e9s. Or, depuis le d\u00e9but du XXI\u1d49 si\u00e8cle, le secteur minier russe peine \u00e0 faire de l\u2019innovation un levier central de sa modernisation, compromettant ainsi la p\u00e9rennit\u00e9 des transferts technologiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, dans un environnement de plus en plus comp\u00e9titif, les entreprises priv\u00e9es russes, avec l\u2019appui des autorit\u00e9s publiques, tentent de rattraper ce retard en adoptant des techniques d\u2019exploration g\u00e9ologique plus avanc\u00e9es et en acc\u00e9l\u00e9rant l\u2019int\u00e9gration de nouvelles technologies dans les proc\u00e9d\u00e9s d\u2019extraction et de traitement des minerais.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, la Russie cherche \u00e0 r\u00e9soudre des probl\u00e9matiques structurelles li\u00e9es au d\u00e9veloppement \u00e9conomique des r\u00e9gions mini\u00e8res, qui peinent \u00e0 maintenir leur comp\u00e9titivit\u00e9. Ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, des co\u00fbts de production \u00e9lev\u00e9s et un appareil industriel moins performant ont pes\u00e9 sur la rentabilit\u00e9 du secteur. En d\u00e9finitive, ces d\u00e9fis ne pourront \u00eatre relev\u00e9s sans une politique publique volontariste et ambitieuse, visant \u00e0 moderniser l\u2019ensemble de la fili\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Par cons\u00e9quent, pour donner une vision coh\u00e9rente au projet de transformation industrielle du pays, le gouvernement russe promeut l\u2019Initiative technologique nationale (Nacional\u2019na\u00e2 Tehnologi\u010deska\u00e2 Iniciativa) qui ambitionne de renforcer l\u2019innovation et cr\u00e9er les conditions d\u2019une pr\u00e9sence du pays sur les march\u00e9s de haute technologie \u00e0 l\u2019horizon 2035. Toutefois, ce programme f\u00e9d\u00e9ral ne vise pas explicitement le secteur minier.<\/p>\n\n\n\n<p>Donc, l\u2019ensemble de ces initiatives priv\u00e9es ou publiques ne conduit pas \u00e0 une modernisation syst\u00e9mique du secteur. L\u2019int\u00e9gration entre l\u2019universit\u00e9, l\u2019industrie et les autorit\u00e9s publiques reste insuffisante. En outre, aux probl\u00e8mes end\u00e9miques de l\u2019\u00e9conomie russe (corruption, manque d\u2019attractivit\u00e9, manque de personnel, manque d\u2019infrastructures et d\u2019investissement, faible productivit\u00e9) se sont ajout\u00e9es les sanctions depuis 2014, m\u00eame si la politique publique de la \u00ab substitution aux importations \u00bb a permis de r\u00e9pondre, jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, aux besoins du secteur minier.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, les vagues de sanctions impos\u00e9es depuis f\u00e9vrier 2022 perturbent le fonctionnement du secteur et les projets en cours de d\u00e9veloppement. Les probl\u00e8mes d\u2019acc\u00e8s \u00e0 certaines technologies mais aussi aux capitaux ralentissent l\u2019essor de l\u2019activit\u00e9 mini\u00e8re dans le pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec tous ses d\u00e9fis structurels, cela explique pourquoi le pr\u00e9sident russe Vladimir Poutine, lorsqu\u2019il r\u00e9pondait aux questions de Pavel Zaroubine, correspondant de la t\u00e9l\u00e9vision publique VGTRK assurant le relais de la parole officielle a d\u00e9clar\u00e9&nbsp;<em>: \u00ab&nbsp;Nous disposons incontestablement, en ordre de grandeur \u2013&nbsp;je tiens \u00e0 le souligner&nbsp;\u2013, de plus de ressources de ce type que l\u2019Ukraine. La Russie est l\u2019un des leaders incontest\u00e9s en mati\u00e8re de r\u00e9serves de m\u00e9taux et de terres rares.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Nous serions heureux de travailler avec tous les partenaires \u00e9trangers, y compris am\u00e9ricains&nbsp;\u00bb,<\/em>&nbsp;a-t-il soutenu, \u00e9voquant des projets&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;\u00e0 forte intensit\u00e9 de capital\u201d,<\/em>&nbsp;sous-entendu g\u00e9n\u00e9rateurs de profits. Avant d\u2019ajouter&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>D\u2019ailleurs, il en va de m\u00eame pour les nouveaux territoires [l\u2019Ukraine occup\u00e9e]&nbsp;: nous sommes pr\u00eats \u00e0 y attirer les investisseurs \u00e9trangers.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En outre, le pr\u00e9sident a sugg\u00e9r\u00e9 d&rsquo;envisager des projets communs avec les \u00c9tats-Unis pour l&rsquo;extraction de l&rsquo;aluminium, par exemple dans le territoire de Krasno\u00efarsk, Moscou est pr\u00eat \u00e0 fournir 2 millions de tonnes au march\u00e9 am\u00e9ricain. Le fait est que le march\u00e9 de l&rsquo;aluminium aux \u00c9tats-Unis est en d\u00e9ficit notable : le pays produit environ 750 000 tonnes, alors que la consommation annuelle est de plus de 4 millions de tonnes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00c9tats-Unis importent environ 70 \u00e0 80 % de l&rsquo;aluminium, comblant le d\u00e9ficit principalement par des approvisionnements en provenance du Canada, des \u00c9mirats arabes unis, de la Chine et d&rsquo;autres pays.<\/p>\n\n\n\n<p>Poutine a d\u00e9clar\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;augmenter plusieurs fois leur production. Le d\u00e9veloppement de cette industrie en Russie est la base de ressources la plus importante pour l&rsquo;\u00e9conomie moderne, car les m\u00e9taux rares sont demand\u00e9s dans la micro\u00e9lectronique, l&rsquo;\u00e9nergie, dans la cr\u00e9ation d&rsquo;infrastructures de l&rsquo;\u00e9conomie num\u00e9rique et dans de nombreux secteurs des sph\u00e8res civiles et de d\u00e9fense, a d\u00e9clar\u00e9 Vladimir Poutine.<\/p>\n\n\n\n<p>En substance, nous parlons de presque tous les secteurs du nouvel ordre technologique, qui d\u00e9finit la dynamique du progr\u00e8s mondial. D\u2019ici 2030, la Russie souhaite mettre en place un cycle complet de traitement des terres rares ; cela est n\u00e9cessaire au d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9conomie du pays et de l\u2019industrie de d\u00e9fense, ainsi qu\u2019\u00e0 une concurrence r\u00e9ussie sur les march\u00e9s mondiaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin d\u2019accro\u00eetre le potentiel de l\u2019industrie nationale dans le domaine des nouveaux mat\u00e9riaux, un projet national de leadership technologique a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 cette ann\u00e9e. Cela s&rsquo;appelle \u00ab Nouveaux mat\u00e9riaux et chimie \u00bb. En particulier, dans le cadre du projet national, il est n\u00e9cessaire de mettre en place toute la ligne, le cycle complet de l&rsquo;industrie des m\u00e9taux strat\u00e9giques et des terres rares, pour assurer leur extraction et leur transformation jusqu&rsquo;\u00e0 la production de produits finis de haute technologie \u00e0 haute valeur ajout\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, environ 40 % des r\u00e9serves mondiales de terres rares et environ 60 % de leur production mondiale se trouvent en Chine. Selon Rosnedra, dans la F\u00e9d\u00e9ration de Russie, les r\u00e9serves de terres rares en 2024 \u00e9taient estim\u00e9es \u00e0 28,7 millions de tonnes dans 18 gisements explor\u00e9s. Cela repr\u00e9sente 20 % des r\u00e9serves mondiales. Cependant, la part de la Russie dans la production sur le march\u00e9 mondial ne d\u00e9passe pas 1% et la transformation de ces m\u00e9taux dans le pays est pratiquement inexistante.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme l\u2019ont expliqu\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises les d\u00e9partements et les experts comp\u00e9tents, outre les importantes d\u00e9penses d\u2019investissement d\u00e9j\u00e0 engag\u00e9es aux premiers stades de la mise en \u0153uvre de tels projets, la F\u00e9d\u00e9ration de Russie manque de technologies industrielles \u00e9prouv\u00e9es pour le traitement des mati\u00e8res premi\u00e8res, et les gisements sont situ\u00e9s loin des infrastructures.<\/p>\n\n\n\n<p>Les entreprises s\u2019inqui\u00e8tent \u00e0 la fois des perspectives incertaines concernant la demande pour ces m\u00e9taux et, par cons\u00e9quent, du risque de gel d\u2019\u00e9normes investissements. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, l\u2019int\u00e9r\u00eat pour cette industrie se limite presque exclusivement aux entreprises publiques.<\/p>\n\n\n\n<p>La plupart des grands projets li\u00e9s aux terres rares sont aujourd\u2019hui pratiquement gel\u00e9s. Parmi eux se trouve le gisement de niobium et de terres rares de Tomtorskoye (propri\u00e9t\u00e9 des dirigeants du groupe IST d&rsquo;Alexander Nesis) en Yakoutie, qui dispose d&rsquo;une estimation pr\u00e9liminaire des r\u00e9serves de 11,4 millions de tonnes de minerai contenant 0,7 million de tonnes d&rsquo;oxyde de niobium et 1,7 million de tonnes d&rsquo;oxydes de terres rares.<\/p>\n\n\n\n<p>Le gisement d&rsquo;Ak-Sugsky \u00e0 Touva dispose de r\u00e9serves de 78 000 tonnes de molybd\u00e8ne et de 83,3 tonnes de rh\u00e9nium. L&rsquo;actif appartenait \u00e0 la structure Intergeo de Mikhail Prokhorov, mais en 2024, Rosnedra a d\u00e9cid\u00e9&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.kommersant.ru\/doc\/7232191\">de r\u00e9voquer la licence de la soci\u00e9t\u00e9<\/a>&nbsp;en raison d&rsquo;une violation du d\u00e9lai de construction de l&rsquo;infrastructure.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, une structure de Rostec a remport\u00e9 l&rsquo;ench\u00e8re pour le droit d&rsquo;exploiter le gisement.<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u201cJusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, les tentatives de mettre en \u0153uvre sur notre territoire un cycle complet de production de terres rares ont \u00e9chou\u00e9\u201d,<\/em>&nbsp;<a href=\"https:\/\/monocle.ru\/monocle\/2025\/09\/redkiye-zemli-ne-doletayut-do-proizvodstva\/\">observe le journal \u00e9conomique&nbsp;<strong>Monocle<\/strong><\/a><strong>.<\/strong>&nbsp;Dans un article approfondi, le titre relaie l\u2019inqui\u00e9tude d\u2019un responsable du comit\u00e9 charg\u00e9 des ressources naturelles \u00e0 la Douma, la chambre basse du Parlement russe&nbsp;:&nbsp;<em>\u201cSi l\u2019attitude des autorit\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ce secteur n\u2019\u00e9volue pas, il n\u2019y aura que deux grandes puissances, les \u00c9tats-Unis et la Chine, et nous resterons \u00e0 la marge.\u201d<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En effet, dispose aujourd\u2019hui d\u2019une cha\u00eene technologique compl\u00e8te qui comprend l\u2019extraction et le traitement du minerai, sa s\u00e9paration en oxydes et en terres rares individuelles, la production de mat\u00e9riaux et d\u2019alliages et la fabrication de produits finis. Par ailleurs, depuis 2012, la Chine a lanc\u00e9 un programme de grande envergure pour soutenir ce secteur de l\u2019\u00e9conomie. L\u2019acc\u00e8s aux terres rares est devenu un outil politique largement utilis\u00e9 par la Chine, qui introduisait des licences d\u2019exportation et subventionnait ses producteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous les acteurs du march\u00e9 des terres rares, comme la Chine, ne peuvent pas se vanter de disposer d\u2019une cha\u00eene de production compl\u00e8te. L\u2019Australie, par exemple, n\u2019ayant que la premi\u00e8re transformation, n\u2019a aucun probl\u00e8me \u00e0 envoyer ses produits \u00e0 l\u2019exportation. La Russie conna\u00eet la situation la plus difficile.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;URSS produisait 8 500 tonnes de terres rares par an. L&rsquo;exploitation mini\u00e8re a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e en RSFSR, au Kirghizistan et au Kazakhstan, et le traitement a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 en Ukraine et en Estonie. Apr\u00e8s 1991, la plupart de ces capacit\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9localis\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tranger, les cha\u00eenes de production ont \u00e9t\u00e9 bris\u00e9es et, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, de nombreuses sanctions se sont ajout\u00e9es aux probl\u00e8mes du secteur.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pour cela que Poutine a nomm\u00e9 Kirill Dmitriev comme envoy\u00e9 sp\u00e9cial pour la coop\u00e9ration internationale en mati\u00e8re d\u2019\u00e9conomie et d\u2019investissement. Directeur du fonds souverain russe d\u2019investissement, Dmitriev avait pris part aux&nbsp;consultations&nbsp;le 18&nbsp;f\u00e9vrier \u00e0 Riyad, en Arabie saoudite, o\u00f9 Russes et Am\u00e9ricains avaient manifest\u00e9 leur volont\u00e9 de r\u00e9tablir des relations \u00e9conomiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Kirill Dmitriev, dipl\u00f4m\u00e9 de Stanford et Harvard, directeur du Fonds d&rsquo;investissement direct russe (RDIF) et proche de Vladimir Poutine. Il a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 avec l&rsquo;assistant de Vladimir Poutine, Youri Ouchakov et le chef du Service de renseignement ext\u00e9rieur (SVR) Sergue\u00ef Narychkine, comme faisant partie de l&rsquo;\u00e9quipe des \u00ab poids lourds \u00bb des n\u00e9gociations.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Dmitriev, certaines entreprises am\u00e9ricaines&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.rbc.ru\/business\/19\/02\/2025\/67b56ff89a79476f3d37b8d6\">devraient revenir<\/a>&nbsp;sur le march\u00e9 russe au deuxi\u00e8me trimestre 2025.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Russie est avant tout connue pour ses vastes r\u00e9serves de p\u00e9trole et de gaz, ainsi que son r\u00f4le central dans la production mondiale d\u2019hydrocarbures. Cependant, elle poss\u00e8de \u00e9galement un immense potentiel g\u00e9ologique qui en fait l\u2019un des plus grands pays miniers au monde. 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