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CORONAVIRUS: Voici 4 questions pour y voir plus clair !

1) Tout d’abord, un Coronavirus, c’est quoi ?

Un coronavirus est un virus. Jusque-là, tout va bien. Il y’a dans cette famille de virus, 7 types de virus dont 4 d’entre eux ne sont pas dangereux pour l’homme et ne provoquent que des infections bénignes. Les trois autres sont, en revanche, extrêmement dangereux et provoquent de violentes infections pulmonaires.

Le premier est le SRAS dont l’épidémie avait duré un an et demi entre 2002 et 2004 avec un gros pic au début de l’année 2003. Il avait causé 800 morts principalement en Chine et dans les pays avoisinants.

Le suivant est le MERS. Il s’est développé à l’été 2012 au Moyen-Orient, transmis sans doute par le dromadaire. Il a principalement tué en Arabie et au Qatar, et sa durée fut jusqu’en 2015.

Celui-ci est apparu en novembre à Wuhan (Chine). On ignore comment il s’est transmis, mais il semble que l’hôte intermédiaire, entre la chauve-souris et l’homme soit le pangolin. Démarrée de cette ville du centre de la Chine, l’épidémie s’est ensuite étendue au monde entier.

2) Mais pourquoi l’épidémie a-t-elle pris de telles proportions ?

Au début, la Chine a semblé minimiser la portée de la situation, elle a menti sur le nombre de morts, elle n’a pas communiqué clairement sur l’étendue de l’épidémie. Si tel avait été le cas, nous aurions sans doute pu nous prémunir et prendre des mesures en amont.

Ensuite, il semble que, pour ménager le géant chinois, l’OMS (l’organisme onusien chargé des questions sanitaires) n’aie pas de suite déclaré la pandémie, et, mis un peu de temps à se rendre compte de l’urgence de la situation

Troisièmement, l’Italie semble avoir déclenché une vague incontrôlable en Europe. Pris par surprise, les italiens n’ont pas directement, faute d’indications claires, n’a pas pris directement la décision du confinement.

En témoigne le maintien d’un match de Ligue des champions à Bergame qui a déclenché une partie de la contagion dans la ville aujourd’hui durement éprouvée, mais aussi à Valence, car c’est ce club qui se déplaçait en Italie et c’est sans doute ce qui a déclenché la catastrophe sanitaire en Espagne). Aujourd’hui, il apparaît que le maintien de cet événement s’est fait en dépit du bon sens.

D’Italie, beaucoup de gens sont partis en vacances pendant la période des vacances de carnaval, pour skier, ou, comme dans le Hainaut, pour aller saluer des membres de la famille vivant dans la Botte. Par la, le virus, s’est importé partout en Europe.

3) Est-ce qu’il existe un vaccin ?

Eh bien pour le moment, non. Pour l’instant, plusieurs firmes tentent d’en développer un, comme la firme américaine (qui a une filiale en Flandre) Johnson & Johnson disent être en bonne voie d’en développer un.

Mais, comme dit plus haut, il n’y a pour l’instant aucun vaccin existant contre un virus de la famille des coronavirus. Ni le SRAS, ni le MERS (qui se sont éteint par immunité des populations au bout de deux ans). Trouver un vaccin relèverait de la prouesse médicale de grande envergure.

De plus, même si par miracle un vaccin se développe, il ne peut pas intervenir avant un an et demi, car il faut passer par un nombre important d’essais cliniques.

4) Donc, quand est-ce que l’épidémie va se terminer ?

Il est très difficile de le dire. La plupart des pays européens ont tenté d’endiguer le fléau en confinant massivement les populations. L’Italie a ainsi placé dès début mars, 60 millions d’italiens, toute sa population, en quarantaine.

Pour le moment, la plupart des pays semblent voir le bout de l’épidémie. Ainsi la Belgique, évoque une situation « qui redevient maîtrisable » quand l’Italie voit le nombre de contaminations chuter. Reste que personne ne veut vraiment lever trop tôt les mesures de confinement, de crainte de vivre ce que vit la Chine. Pékin, croyant avoir vaincu la pandémie, avait rouvert la ville de Wuhan, épicentre de la pandémie.

Mais l’accroissement inquiétant des contaminations a tôt fait de replacer la ville sous un contrôle strict. Une autre province est, elle aussi en quarantaine après une croissance exponentielle des cas, bien que Pékin prétende qu’il s’agisse de « cas importés ».

D’où la difficulté de sortir du confinement sans prendre des risques inconsidérés. Trois dates sont avancées dans les discussions. Le 20 avril (fin des vacances de Pâques), le 3 mai (après le congé de la Fête du Travail) voir le 18 mai. Mais la Belgique espère avoir repris le contrôle de la situation d’ici-là.

Par Amaury Dubois

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Economie Nos analyses

Quelles sont les répercussions du coronavirus sur nos sociétés ?

Le contexte actuel affole les différents gouvernements qui anticipent même le risque d’une crise PLUS GRAVE que celles déjà vécues qui viendra frapper l’économie mondiale de plein fouets ! Plusieurs conséquences sont à déplorer au niveau mondial:

  1. Chômage de masse mondial
  2. Situation d’urgence sociale
  3. Baisse drastique de l’activité
  4. Krach boursier
  5. Perte de confiance des investisseurs

Les économistes répondent à cette question de deux manières différentes :

  • Dans un premier temps, les économistes abordent les problèmes sociétaux et économiques auxquelles font face les populations.

Une augmentation du chômage que nous pouvons constater à travers le monde. Selon l’Organisation International du Travail (OIT), la crise économique provoquée par le virus pourrait détruire prêt de 25 millions d’emplois dans le monde. L’ensemble des secteurs d’activités sont touchés et par conséquent les entreprises vivent une situation inédite.

Par exemple, aux Etats-Unis, le nombre de nouvelles demandes hebdomadaires se chiffre à 6,6 millions, soit le double de la semaine précédente.

Selon l’Association des économistes catholiques, le tissu social va souffrir. La crise aura inévitablement un impact sur les entreprises indépendantes et les commerces !

Une dépression de la demande et de l’offre déstabilise le système économique et cela est dû essentiellement à la mise à l’arrêt de certains secteurs d’activité.Les déficits budgétaires risquent de gonfler et les dettes publiques également.

  • Dans un second temps, les économistes nous parlent des problèmes structurels auxquels font face nos sociétés.

Selon le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, « Il y aura, dans l’histoire de l’économie mondiale, un avant et un après le coronavirus ». Notre système de production et notre système de santé doivent être organisés différemment à l’avenir.Les entreprises n’étaient pas préparées à ce type de crise et ont dû radicalement changer de comportement afin d’atténuer les conséquences.

Désormais les entreprises de services se dirigent vers le télétravail, et quant aux entreprises de production elles doivent envisager d’autres moyens !

==> Les pays asiatiques ont mieux géré la crise sanitaire !L’économiste belge, Étienne de Callataÿ, nous donne une réponse simple et claire, « les européens ont une hésitation à prendre des mesures qui aboutissent à restreindre certaines formes de liberté et d’autre part nous sommes dans des configurations politiques plus fragmentées où il est plus difficile de se mettre d’accord ».

Par Florenc Micaj

–> Pour en savoir plus à ce sujet, n’hésitez pas à réécouter la chronique ECO-RONA #6 (https://www.facebook.com/parlonsfinance.be/videos/2752379951715809/)