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Bourse Nos analyses

La nouvelle souche du coronavirus découverte au Royaume-Uni pourrait-elle devenir le déclencheur d’un nouveau Krach ?

Les investisseurs perdent confiance à cause de la nouvelle découverte inquiétante d’une nouvelle souche de coronavirus apparue au Royaume-Uni concomitamment à la perspective d’un « no deal » sur le Brexit.

Les marchés américains n’ont pas encore ouvert à l’heure de la rédaction de cet article mais les marchés européens ont baissé solidement, impactés par la crainte de la propagation incontrôlée de la nouvelle souche de coronavirus au Royaume-Uni.

L’ironie est qu’en pleine période de Brexit, c’est l’Union européenne qui met à l’écart le Royaume-Uni …

L’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Turquie, la France, la Belgique ou encore le Canada ont suspendu ces dernières heures les vols et trains en provenance du Royaume-Uni en vue de faire barrage à la propagation de la nouvelle souche de coronavirus détectée dans le pays et qui serait à 70% plus contagieuse que la première version connue jusqu’alors.

Notons qu’elle a également été détectée dans d’autres pays et pourraient rapidement devenir virale si une fermeture des frontières et la limitation de la circulation ne sont pas vite imposées…

Voici les différents secteurs à risque:

  • Pétrolier
  • Transport
  • Tourisme/Loisirs
  • Automobile
  • Banque
  • Energie

En effet, les cours du pétrole ont cédé plus de 4% 📉 en raison de l’anticipation des investisseurs quant aux restrictions sanitaires et au ralentissement de la demande d’hydrocarbures.

Du côté des compagnies aériennes, IAG, la maison-mère de British Airways et d’Iberia chute de 16% 📉 à Londres, Lufthansa décroche de 7% 📉 à Francfort alors que les low-cost easyJet et Ryanair abandonnent respectivement 15% 📉 et 6% 📉.

En ce début de semaine, les marchés européens ont ouvert en baisse du fait du contexte actuel lié à la crise sanitaire.

Indices nationaux

  • À Paris 🇫🇷, l’indice CAC 40 a perdu 2,39% 📉 à 5.396 points, un plus bas depuis le 13 novembre
  • L’indice Bel 20 chute de 3,2% à 3.539,90 points 📉
  • À Francfort, le Dax cède 2,25% 📉
  • À Londres, le FTSE recule de 0,93% 📉, la chute du sterling limitant les pertes de l’indice

Indices européens

  • L’indice EuroStoxx 50 🇪🇺 de la zone euro lâche 2,22% 📉
  • Le FTSEurofirst 300 🇪🇺 perd 1,82% 📉
  • Le Stoxx 600 🇪🇺 baisse de 1,99% 📉

Les marchés US ouvrent à 15h30 (heures de Bruxelles) et il est attendu que Wall Street ouvre en nette baisse puisque la propagation d’une nouvelle souche du coronavirus en Angleterre est devenu l’obsession principale des investisseurs passant devant l’accord sur un plan de relance de l’économie américaine.

Dans ce contexte, le Premier Ministre britannique Boris Johnson, qui a décrété samedi à plus de 16 millions d’Anglais un reconfinement pour endiguer la propagation de l’épidémie, tiendra une réunion d’urgence pour évoquer les questions de transport international.

Il est à noter que la semaine risque d’être chahutée en raison des fêtes de Noël. Les places boursières (Euronext, Londres) fermeront plus tôt ce jeudi 24 décembre.

Si la nouvelle souche tend à se développer et à se propager de la même manière que ce que l’on a connu lors des deux dernières vagues, nous pourrions nous retrouver dans la même situation de Krach boursier vécu en mars 2020.

La mise en quarantaine de pays entiers ayant causé la baisse des productions et de la consommation pétrolière avait aussi engendré un choc pétrolier. De plus, le krach était lié au ralentissement général de l’activité économique simultanément à la baisse de la production chinoise.

Par NAQI Hamza.

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Economie

En Belgique, voici un résumé des décisions prises par le gouvernement !

Ce samedi 6 juin 2020, le conseil des Ministres ainsi que les 10 formations publiques qui soutiennent le Gouvernement Fédéral se sont réunis dans le but de prolonger certaines mesures et d’en valider d’autres.

Certaines mesures déjà connues de tous ont été prises depuis le début de cette crise du Coronavirus, sont prolongées jusqu’au 31 août 2020 :

  • Le chômage temporaire pour force majeure « Corona » 
  • Le droit passerelle en faveur des indépendants 
  • Le congé parental « Corona »

Le gel de la dégressivité des allocations de chômage ou encore l’ensemble des mesures d’aide aux artistes sont également prolongés.

Il était également question de 3 millions d’euros de subsides aux CPAS dans le cadre de l’aide alimentaire ou encore les avantages liés aux dons de matériel informatique pour les écoles.

Pour le secteur de l’Horeca, qui est sans doute l’un des secteurs les plus atteints de notre pays, des mesures plus fortes ont été prises. Le but n’étant pas de payer moins mais de faciliter la reprise de leur activité.

Les mesures suivantes ont été prises :

  • une extension et d’une amélioration du droit passerelle jusqu’au 31 août 2020 et prolongeable au 31 décembre 2020,
  • une extension du chômage temporaire jusqu’au 31 décembre 2020,
  • une réduction de la TVA à 6% jusqu’au 31 décembre 2020 sur toutes les prestations de services à l’exception des boissons alcoolisées.

Pour les secteurs gravement atteints ayant du recourir au chômage temporaire, un accord a été trouvé pour octroyer une dispense partielle du versement du précompte professionnel pour les trois prochains mois afin d’inciter le retour des travailleurs qui sont encore aujourd’hui en chômage temporaire.

Afin de stimuler l’économie belge, des mesures d’incitation ont été prises telles que :

  • Une aide sociale complémentaire de 6×50 euros accordée mensuellement aux bénéficiaires d’un revenu d’intégration sociale, aux personnes porteuses d’un handicap et aux pensionnés qui bénéficient de la Grapa.
  • Un chèque Consommation de 300 euros pourra être octroyé par l’employeur pour l’achat de biens et services dans des secteurs tels que l’Horeca, la culture, etc. Ce chèque sera déductible à 100% et défiscalisé.
  • Chaque résident en Belgique pourra bénéficier d’un rail pass de 10 voyages (SNCB) valable du 1er juillet au 31 décembre 2020.

Par Bilal ISMAIL

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Monde Nos analyses

Tout savoir sur la gestion économique et sanitaire de la Turquie !

Bien avant que la pandémie se soit présentée en Turquie, le pays avait déjà investi énormément dans les infrastructures hospitalières, ce qui lui a permis d’anticiper et de prendre de l’avance pour endiguer rapidement la propagation du Covid-19 sur son territoire.

Selon le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, la Turquie a atteint un niveau très élevé dans le domaine de la santé. D’ailleurs, le pays vient d’inaugurer un nouvel hôpital construit sur un terrain de 125.000 m2, avec une superficie de 75.000 m2. Celui-ci contient 1.008 lits, dont 432 dans le service des soins intensifs. Il possède également 16 salles d’opération.

En effet, lorsque l’AKP, le parti de l’actuel président, a été élu, l’une des mesures phares avait été le développement du secteur hospitalier et des hôpitaux privés dont la politique fût de mettre en place plusieurs lits de réanimations et de soins intensifs.

Ce qui a permis au pays, mieux doté en équipement que la plupart de nos pays occidentaux, de s’organiser à mesure que le virus se propageait en Europe et aux Etats-Unis.

Cependant, il n’y a pas que les infrastructures qui ont permis au pays de se protéger par rapport à la situation mais également les mesures mises en place par le président tel que le confinement strict avec un couvre-feu pour les jeunes et les personnes âgées ou encore le port du masque obligatoire.

La semaine dernière, nous avons appris que la Turquie allait lever prochainement la plupart des mesures prises pour lutter contre la pandémie, sauf pour les seniors, tel que:

  • La réouverture des plages
  • Des restaurants
  • Des bibliothèques

Pour le président turc: « Trois mots sont devenus essentiels : masque, distance, propreté« 

En effet, l’épidémie du coronavirus a fait près de 4.500 morts en Turquie sur un total de plus de 163.000 cas, selon l’institut John Hopkins.

  • Sur le plan économique:

Le président turc va lancer un nouveau plan de relance et annoncé une levée progressive des restrictions en juin pour relancer la 17 ème puissance économique mondiale au produit intérieur brut (PIB) de 710 milliards d’euros.

L’économie de la Turquie a connu une croissance de 4,5% par an au premier trimestre 2020 avec une stimulation des dépenses publiques. En effet, il n’y a pas eu d’arrêt important de la production alors que le pays s’attend à une récession entre 5 et 10%, avec un taux de chômage à la hausse et avec de faibles moyens financiers pour atténuer la crise, comme ce sera le cas en Europe.

Le ministre turc du Trésor et des Finances, Berat Albayrak a fait savoir que l’économie connaîtra cette année une croissance positive malgré la crise. Il a mis l’accent sur les actions entreprises en période d’épidémie notamment pour répondre aux besoins de liquidité, interdire les licenciements ou encore soutenir les employeurs avec les allocations de travail à courte durée.

  • Tourisme en baisse:

Pour sauver la saison et le tourisme, le gouvernement turc a mis en place un programme de certification destiné aux hôtels et aux restaurants, établissements qui seront soumis à des restrictions strictes. Le programme comprendra 132 critères pour sauver la 6ème destination touristique mondiale.

De plus, les autorités ont établi des mesures d’hygiène et lancé la préparation d’équipements pour s’apprêter au retour des touristes, selon le ministre de la Culture et du Tourisme Mehmet Ersoy.

En effet, le tourisme est un pilier important de l’économie de la Turquie, qui s’attend à accueillir 58 millions de visiteurs cette année si la pandémie reste maîtrisée. En 2021, le ministre table sur une affluence de 63 millions.

Suite à la levée des restrictions de voyage, la compagnie aérienne Turkish Airlines a effectué son premier vol aujourd’hui, 1er juin, à 10h00 depuis Istanbul vers Ankara.

En 2019, les revenus touristiques du pays ont atteint 34,5 milliards de dollars, contre 29,5 milliards de dollars en 2018.

Par Hamza NAQI

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Bourse Nos analyses

Tout savoir sur l’envolée de l’action Netflix en pleine période de crise !

Netflix a connu une hausse spectaculaire dans un contexte de ralentissement économique lié au coronavirus. Les investisseurs espèrent, cherchent et désirent cibler de nouvelles actions épargnées par la pandémie, c’est certainement le cas de l’action Netflix !

En effet, Netflix devra bientôt publier ses résultats financiers du premier trimestre de l’exercice 2020 à la fin de la séance boursière du mardi 21 avril et nous aurons sûrement une ruée vers l’action.

Faisons le point de la situation :

Netflix est actuellement la plus grande firme de streaming TV au monde avec plus de 165 millions d’utilisateurs de par le monde. L’action a également pu bénéficier de la pandémie du Coronavirus, au côté de l’action Amazon qui a également connu un plus haut mais également Zoom Video et pleins d’autres actions typiquement axées sur une économie « casanière ».

Mais il faut bien sûr noter que Netflix doit également faire face à une concurrence accrue de nouveaux entrants tel que Apple TV ou encore Disney+, qui a déjà dépassé la barre de 50 millions d’abonnés payants alors qu’il n’est encore disponible que dans 14 pays.

Au dernier trimestre, Netflix avait annoncé attendre plus de 7 millions de nouveaux utilisateurs payant au premier trimestre 2020.

Actuellement, la capitalisation boursière a touché des plafonds records atteignant 190 milliards de dollars. En effet, depuis le 16 mars, l’action Netflix a bondi de plus de 40% et n’a pas senti une once de dégât depuis les mesures de confinement imposées à des milliards de personnes dans le monde.

Cours de l’action Netflix

« Les gens sont en train de regarder beaucoup plus Netflix », selon Ted Sarandos, responsable mondial des contenus chez Netflix, sur CNN.

Plusieurs éléments expliquent cela. Tout d’abord, le fait qu’il n’y ait plus d’événement sportif permet Netflix de prendre le relais mais également le fait que les salles de cinéma soient fermées jouent aussi en faveur de Netflix.

L’action Netflix fait ainsi partie de la catégorie « Stay at home » et profite pleinement du confinement pour continuer d’apporter des jours heureux aux investisseurs.

Par exemple, Bank of America vient ainsi de réhausser son objectif de cours pour l’action de Netflix, passant ainsi de 426 à 460 dollars. Un niveau qui porterait la capitalisation boursière du groupe à plus de 200 milliards.

Le comble est d’apprendre que le géant du streaming TV vient tout juste de dépasser la valorisation du géant américain du pétrole, ExxonMobil, évalué à 166 milliards de dollars ayant connu une baisse liée à la crise du coronavirus impactant la demande (consommation) de pétrole.

Rappelons qu’en 2013, ExxonMobil était la première entreprise en termes de capitalisation …

Par Hamza NAQI

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Economie

L’accord financier trouvé par l’Europe s’élève à 540 milliards d’euros !

Ce jeudi 9 avril, les ministres des finances des 19 états membres de la zone euro, nommé l’Eurogroup, ont trouvé un accord pour adresser les conséquences économiques du COVID-19, après de longues discussions en vidéo-conférence.

Cet accord a été trouvé dans un esprit de solidarité et de confiance mutuelle entre états membres. Il se divise en 3 piliers, et s’élève à un montant total de 540 milliards d’euros. Voici les trois piliers:

  1. Le premier vise les états membres
  2. Le second, les entreprises
  3. Le troisième, les employés

Néanmoins, les “coronabonds”, dont les débats ont créé une réelle remise en question de la solidarité européenne, ne seront pas utilisé pour combattre cette crise. Rappelons-le, le gouvernement néerlandais était strictement opposé à ceux-ci.

Le ministre des finances néerlandais, Wopke Hoekstra, réitère l’opposition du gouvernement néerlandais face aux “coronabonds”: “Nous n’étions pas en faveur, nous ne le sommes toujours pas et nous le serons jamais.”

Nous noterons aussi le rôle central des ministres des finances français et allemand, Bruno le Maire et Olaf Scholz, dans ces négociations intenses entre nord et sud.

La Commission Européenne a créé le programme de prêts financiers à hauteur de 100 milliards d’euros, nommé SURE. Ce programme vise à diminuer le risque de chômage à long terme. Ce fonds permettra aux états membres de financer les dépenses publiques pour préserver l’emploi.

Le fond d’urgence créé durant la crise de la dette souveraine de 2011, le Mécanisme Européen de Stabilité, a été mis à disposition pour les états membres à hauteur de 240 milliards d’euros. La Banque Européenne d’Investissement a créé fonds de 200 milliards d’euros, pour fournir de la liquidité aux PME. 

Ces 3 programmes réunis s’élèvent à un total de 540 milliards d’euros, et démontrent que les institutions européennes ne veulent pas répéter leur inaction durant la crise de 2008.

Les leaders européens tentent ainsi de démontrer que l’Europe est solidaire en temps de crise.

Par Wassim Essebane

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Nos analyses

Du virus à la communication chinoise …

Le gouvernement chinois, menant une bataille mondiale de la communication, a saisi l’opportunité de la crise du coronavirus, pour se démarquer et marquer des points face aux Etats-Unis et aux démocraties occidentales. 

Selon l’OMS, nous parlons de pandémie en cas de propagation mondiale d’une nouvelle maladie. La différence avec une épidémie réside dans l’ampleur géographique d’une maladie infectieuse, l’épidémie se résumant à une région, un pays, ou une zone géographique définie.

Le 12 mars 2020, l’Organisation Mondial de la Santé a considéré le cas du COVID-19 de Pandémie et pour en témoigner la véracité, j’en veux pour exemple les 180 pays actuellement touchés.[1]

Ce 27 mars 2020, la présidente du FMI, madame Kristalina Georgieva, a dit que « nous avons réévalué les prévisions de croissance de 2020 et 2021, il est maintenant claire que nous sommes en récession’. L’OCDE est allé jusqu’à revoir sa prévision de croissance mondiale à la baisse de 3% à 2,4%.

Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE nous dit pour sa part : « Compte tenu des estimations, le confinement affectera directement les secteurs représentant jusqu’à 1/3 du PIB dans les plus grandes économies, chaque mois de confinement entraine une perte de 2% dans la croissance du PIB annuel. »[2]

L’origine du mal – covid 19

Rappelons que l’épidémie, n’est pas le fruit du simple hasard, mais la conséquence de condition sanitaire critique. En effet, dans une épidémie, l’origine, est le point de départ…

Selon Didier Sicard, spécialiste des maladies infectieuses, « le plus frappant dans cette crise est l’indifférence au point de départ », à l’origine de cette pandémie. C’est pourquoi, il affirme qu’il faut opérer de nouvelles analyses de terrain afin d’observer méticuleusement la chaîne de transmission des coronavirus.

Ce qu’on observe davantage dans nos sociétés, c’est l’unique intérêt porté au point d’arrivée : le vaccin, les traitements, la réanimation. Mais pour que cela ne recommence pas, il faudrait considérer que le point de départ est vital.

Aujourd’hui, tout nous indique que le marché d’animaux vivant de Wuhan en Chine est le point de départ du virus et, effectivement, tout types d’animaux sauvages s’y trouvent. Nous avons appris que le Corona virus est porté par les chauves-souris depuis toujours, d’autres animaux sauvages dans ce marché ont aussi la faculté d’être porteurs tels que les serpents et les pangolins. Un animal contaminé a forcément dû être mangé et, de facto, contaminé le premier homme…

La non-transparence et le manque de contrôle sanitaire est un reproche récurent fait par les organismes internationaux, et ce depuis plusieurs années.

En effet, l’OMS avait déjà demandé à la Chine de fermer ses marchés vivants où des animaux sauvages sont considérés comme ‘met’ par la population chinoise qui en raffole, mais rien n’a été fait, et ses mêmes marchés fermés pendant un cours laps de temps sont à nouveau ouverts à ce jour. Certaines personnes précisent même que ces marchés rapporteraient autant d’argents que le marché de la drogue.

La bataille de la communication.

La préoccupation majeure de la chine en toute circonstance est de garantir une image positive, nul ne doit y nuire. Un porte-parole du ministre des affaires étrangères chinois Zhao Lijian est allé jusqu’à affirmer le 12 mars 2020 les choses suivantes :

  • « Le Covid-19 pourrait être originaire des États-Unis »
  • « Quand le patient zéro a-t-il été infecté aux États-Unis ? »
  • « Combien de gens ont été infec­tés ? Quels sont les noms des hôpi­taux ? Ça pour­rait être l’US Army qui a amené l’épi­dé­mie à Wuhan. Soyez trans­pa­rents ! Rendez vos données publiques. Les États-Unis nous doivent une expli­ca­tion ! »

En décembre, lorsque l’épidémie faisait rage à Wuhan, le monde était émerveillé face à la capacité de la Chine à construire « un hôpital » en seulement quelques jours.

Tout est sous contrôle, nous disait-on. De plus, il n’y aurait eu que 50 nouveaux cas positifs à Wuhan le 30 mars et ceux-ci sont des cas importés selon le gouvernement.

Par ailleurs, le 31 mars, les marchés asiatiques ont connu un bon important. En effet, Mr. Zhao Qinghe, statisticien senior du BNS (Bureau National des Statistique Chinois ) nous affirme que la production chinoise connait une extension de l’activité : « Un indice supérieur à 50 indique une expansion de l’activité, alors qu’un indice inférieur à 50 traduit une contraction. Ce rebond est dû au rétablissement de la production et au retour à la vie normale, ainsi qu’à une tendance positive de contrôle de l’épidémie de nouveau coronavirus »[3]

La chine vient en aide aux pays touchés par la pandémie notamment en Italie avec des masques et du personnel soignant venu en grandes pompes par avion, l’envoi de matériel médical à l’Espagne, bien qu’il s’est avéré être obsolète par la suite. Bon nombre de pays bénéfice de l’aide et de la bienveillance de la chine à ce jour, cette dernière se dit venir en aide au monde.

La Chine fait également usage de la diplomatie du masque avec ses plus de 4 milliards de masques vendus en un mois, ce qui porte ces exportations à un montant total de 10,2 milliards de Yuans soit 1,33 milliards d’euros et ses 9.000 nouvelles usines de production de masques construites.

Notons, qu’il n’existe pas d’aide désintéressée en politique, aucune aide humanitaire d’un pays ne peut se dire totalement désintéressée. La politique de communication est un fait normal, il n’y a pas d’alliés ou de rivaux mais des intérêts et par cela tout est bon pour élargir son influence, comme nous le rappelle Pascal Boniface, géo-politologue et directeur de l’IRIS.

La stratégie chinoise est claire, il s’agit en effet de promouvoir la nouvelle route de la soie, et elle y a déjà massivement investi dans quelques 68 pays pour développer des routes, des chemins de fer ou encore des voies maritimes. L’objectif étant de vouloir devenir la 1 ère économie mondiale dit-elle pour 2050 surpassant ainsi les Etats-Unis. Cette vision est à long terme, et s’articule à travers une stratégie bien définie visant une connectivité généralisée dans l’espace eurasiatique.

Alors que Xi Jinping a déclaré, il y a quelques jours, avoir remporté la guerre contre le Coronavirus, le reste du monde a été pris à défaut à l’arrivé du virus sur leur territoire.

En conclusion, il nous est impossible d’avoir une idée de l’évolution de la pandémie à ce stade, ce qui est sûr, c’est que la Chine a son agenda concernant sa vision du monde, et force est de constater, qu’elle est capable de transformer cette crise sanitaire dont elle est à l’origine, en opportunité politique et économique.

Par Y.S


[1]( https://www.who.int/fr/dg/speeches/detail/who-director-general-s-opening-remarks-at-the-mission-briefing-on-covid-19—12-march-2020)

[2] https://www.oecd.org/coronavirus/fr/

[3] http://french.xinhuanet.com/2020-03/31/c_138934939.htm

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CORONAVIRUS: Voici 4 questions pour y voir plus clair !

1) Tout d’abord, un Coronavirus, c’est quoi ?

Un coronavirus est un virus. Jusque-là, tout va bien. Il y’a dans cette famille de virus, 7 types de virus dont 4 d’entre eux ne sont pas dangereux pour l’homme et ne provoquent que des infections bénignes. Les trois autres sont, en revanche, extrêmement dangereux et provoquent de violentes infections pulmonaires.

Le premier est le SRAS dont l’épidémie avait duré un an et demi entre 2002 et 2004 avec un gros pic au début de l’année 2003. Il avait causé 800 morts principalement en Chine et dans les pays avoisinants.

Le suivant est le MERS. Il s’est développé à l’été 2012 au Moyen-Orient, transmis sans doute par le dromadaire. Il a principalement tué en Arabie et au Qatar, et sa durée fut jusqu’en 2015.

Celui-ci est apparu en novembre à Wuhan (Chine). On ignore comment il s’est transmis, mais il semble que l’hôte intermédiaire, entre la chauve-souris et l’homme soit le pangolin. Démarrée de cette ville du centre de la Chine, l’épidémie s’est ensuite étendue au monde entier.

2) Mais pourquoi l’épidémie a-t-elle pris de telles proportions ?

Au début, la Chine a semblé minimiser la portée de la situation, elle a menti sur le nombre de morts, elle n’a pas communiqué clairement sur l’étendue de l’épidémie. Si tel avait été le cas, nous aurions sans doute pu nous prémunir et prendre des mesures en amont.

Ensuite, il semble que, pour ménager le géant chinois, l’OMS (l’organisme onusien chargé des questions sanitaires) n’aie pas de suite déclaré la pandémie, et, mis un peu de temps à se rendre compte de l’urgence de la situation

Troisièmement, l’Italie semble avoir déclenché une vague incontrôlable en Europe. Pris par surprise, les italiens n’ont pas directement, faute d’indications claires, n’a pas pris directement la décision du confinement.

En témoigne le maintien d’un match de Ligue des champions à Bergame qui a déclenché une partie de la contagion dans la ville aujourd’hui durement éprouvée, mais aussi à Valence, car c’est ce club qui se déplaçait en Italie et c’est sans doute ce qui a déclenché la catastrophe sanitaire en Espagne). Aujourd’hui, il apparaît que le maintien de cet événement s’est fait en dépit du bon sens.

D’Italie, beaucoup de gens sont partis en vacances pendant la période des vacances de carnaval, pour skier, ou, comme dans le Hainaut, pour aller saluer des membres de la famille vivant dans la Botte. Par la, le virus, s’est importé partout en Europe.

3) Est-ce qu’il existe un vaccin ?

Eh bien pour le moment, non. Pour l’instant, plusieurs firmes tentent d’en développer un, comme la firme américaine (qui a une filiale en Flandre) Johnson & Johnson disent être en bonne voie d’en développer un.

Mais, comme dit plus haut, il n’y a pour l’instant aucun vaccin existant contre un virus de la famille des coronavirus. Ni le SRAS, ni le MERS (qui se sont éteint par immunité des populations au bout de deux ans). Trouver un vaccin relèverait de la prouesse médicale de grande envergure.

De plus, même si par miracle un vaccin se développe, il ne peut pas intervenir avant un an et demi, car il faut passer par un nombre important d’essais cliniques.

4) Donc, quand est-ce que l’épidémie va se terminer ?

Il est très difficile de le dire. La plupart des pays européens ont tenté d’endiguer le fléau en confinant massivement les populations. L’Italie a ainsi placé dès début mars, 60 millions d’italiens, toute sa population, en quarantaine.

Pour le moment, la plupart des pays semblent voir le bout de l’épidémie. Ainsi la Belgique, évoque une situation « qui redevient maîtrisable » quand l’Italie voit le nombre de contaminations chuter. Reste que personne ne veut vraiment lever trop tôt les mesures de confinement, de crainte de vivre ce que vit la Chine. Pékin, croyant avoir vaincu la pandémie, avait rouvert la ville de Wuhan, épicentre de la pandémie.

Mais l’accroissement inquiétant des contaminations a tôt fait de replacer la ville sous un contrôle strict. Une autre province est, elle aussi en quarantaine après une croissance exponentielle des cas, bien que Pékin prétende qu’il s’agisse de « cas importés ».

D’où la difficulté de sortir du confinement sans prendre des risques inconsidérés. Trois dates sont avancées dans les discussions. Le 20 avril (fin des vacances de Pâques), le 3 mai (après le congé de la Fête du Travail) voir le 18 mai. Mais la Belgique espère avoir repris le contrôle de la situation d’ici-là.

Par Amaury Dubois