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SpaceX en bourse : quel impact pour vos placements ?

C’est fait. Le 12 juin dernier, SpaceX a fait ses premiers pas sur le Nasdaq sous le ticker SPCX. Et dès la clôture de la première séance, les chiffres parlaient d’eux-mêmes.

Une ouverture qui dépasse les attentes

L’action, introduite à 135 dollars, a clôturé sa première journée à 161 dollars, soit une hausse de 19%. Pour donner une idée de l’ampleur : sur la base du prix d’introduction, SpaceX était déjà valorisée à environ 1,77 trillion de dollars, ce qui la plaçait d’emblée au-dessus de Tesla. Avec le bond de 19% enregistré le premier jour, on parle d’une capitalisation qui dépasse désormais les 2 trillions de dollars. 

Pour mettre ça en perspective : seules une poignée d’entreprises dans le monde dépassent la barre des 2 trillions, et la plupart y sont arrivées après des années de cotation, pas en une seule séance.

Le record qui change la donne

Cette opération restera dans les livres d’histoire comme la plus grosse IPO jamais réalisée, avec une offre de 556,6 millions d’actions visant une levée de 75 milliards de dollars. Pour comparaison, les précédents records historiques (Saudi Aramco, Alibaba) tournaient autour de 25 à 30 milliards levés. SpaceX a donc plus que doublé l’échelle de ce qu’on pensait être un « gros » IPO. 

Une demande hors normes

Ce qui frappe le plus dans cette opération, c’est le niveau de demande. Le carnet d’ordres a été sursouscrit plus de deux fois, avec environ 150 milliards de dollars d’ordres pour une levée visée de 75 milliards. 

Concrètement, ça veut dire que pour chaque dollar d’actions disponibles, il y avait deux dollars de demande en face. Et cette pression acheteuse massive le jour de l’ouverture explique en grande partie le bond de 19% observé en clôture : quand l’offre ne suit pas la demande, le prix grimpe, mécaniquement.

La rupture avec les habitudes du secteur

Ce qui distingue vraiment cette IPO des précédentes, c’est la place laissée aux investisseurs particuliers. SpaceX a réservé environ 30% de ses actions publiques aux investisseurs individuels, contre une fourchette habituelle de 5 à 10% pour ce type d’opération.

En valeur, ça représente environ 22,5 milliards de dollars d’actions destinées au grand public, distribuées via des courtiers comme Charles Schwab, Fidelity, Robinhood, SoFi et E-Trade. 

Habituellement, les meilleures actions IPO vont aux grandes institutions et les particuliers récupèrent les miettes. Ici, SpaceX a inversé la logique, ce qui explique en partie la frénésie de demande observée.

Ce que ça signifie pour les portefeuilles

Avec une capitalisation qui dépasse désormais les 2 trillions de dollars dès le premier jour, SpaceX entre directement dans la cour des géants. Concrètement, ça veut dire que les grands fonds indiciels qui répliquent les indices majeurs vont devoir, à terme, intégrer SpaceX dans leurs portefeuilles, ce qui implique des achats automatiques d’actions pour respecter les pondérations.

C’est un mouvement qui prend du temps (souvent plusieurs semaines à plusieurs mois selon les indices concernés), mais qui représente un flux d’achat structurel qui peut continuer à soutenir le cours dans les mois qui suivent l’IPO, indépendamment des fondamentaux de l’entreprise.

La controverse politique ne s’est pas fait attendre

Comme on pouvait s’y attendre pour une opération de cette envergure, les critiques ont vite suivi. La sénatrice Elizabeth Warren a réagi à cette IPO en appelant à un impôt sur la fortune et à un renforcement de la surveillance de la SEC.

Le débat de fond reste le même que celui qu’on évoquait avant l’opération : une poignée d’investisseurs institutionnels et de proches de l’entreprise ont eu accès aux actions au prix de 135 dollars, avant que le grand public ne puisse acheter au-dessus de 160 dollars. Pour ceux qui ont eu accès à l’allocation initiale, le gain en une seule journée représente déjà 19% de plus-value latente.

Et maintenant ?

La vraie histoire commence maintenant. Les prochaines semaines vont être déterminantes pour savoir si ce niveau de 161 dollars tient, grimpe encore, ou se corrige une fois que l’euphorie de l’introduction redescend.

Un point à surveiller dans les mois qui viennent : le calendrier de lock-up. Avec une structure de déblocage progressif plus complexe que la norme des 180 jours, chaque levée partielle de restriction sur les ventes des actionnaires historiques pourrait créer de la volatilité, à mesure que de nouvelles actions arrivent potentiellement sur le marché.
Une chose est sûre : avec une capitalisation qui dépasse déjà les 2 trillions de dollars dès la première séance, SpaceX vient de rejoindre un club très select, et les marchés vont continuer à suivre ce dossier de très près.

Sources :

Reuters : SpaceX fixe son prix d’introduction à 135 $ par action et vise une levée record de 75 milliards de dollars.

Reuters : Début de cotation sur le Nasdaq sous le ticker SPCX et valorisation initiale d’environ 1,75 à 1,8 trillion de dollars.

The Wall Street Journal : Confirmation de la hausse d’environ 19 % lors de la première journée de cotation et de la valorisation supérieure à 2 trillions de dollars.

The Guardian : Analyse de l’IPO record de SpaceX, de sa valorisation et des réactions politiques suscitées par l’opération.

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Banque & Finance En vedette Entreprises

Mozzeno passe un cap avec 450 M€ de crédits

Bruxelles, 29 mai 2026 – Longtemps perçue comme un acteur alternatif du crédit, mozzeno change aujourd’hui de catégorie.

La fintech belge approche désormais des 450 millions d’euros de crédits octroyés, dont 110 millions réalisés sur les 12 derniers mois, ouvre son modèle au courtage en crédit et lance le mozzeno Collaborative Fund avec Securex Vie.

Ces trois développements marquent une accélération nette de la croissance de mozzeno et confirment son installation durable parmi les acteurs majeurs du crédit en Belgique.

1. Près de 450 millions d’euros octroyés : la croissance s’accélère fortement

mozzeno approche des 450 millions d’euros de crédits octroyés depuis son lancement commercial en 2017. Plus significatif encore, 110 millions d’euros ont été réalisés au cours des 12 derniers mois, traduisant une forte accélération de l’activité.

Cette croissance s’appuie sur un modèle désormais solidement installé sur le marché : des taux compétitifs, une expérience de crédit entièrement digitalisée, et un accompagnement humain structurant.

Chez mozzeno, l’ensemble du parcours de crédit s’effectue à distance, depuis la demande jusqu’à la signature. L’utilisation de solutions comme itsme®, la carte d’identité électronique et la connexion bancaire via l’open banking permet de faciliter la communication des informations et justificatifs à fournir par l’emprunteur.

Cette automatisation accélère l’analyse des dossiers et réduit progressivement les délais de mise à disposition des fonds, tout en maintenant la qualité des analyses et contrôles réalisés.

Cette capacité à faciliter et fluidifier le crédit explique en grande partie la progression observée ces 12 derniers mois et la position de mozzeno comme référence du crédit digital en Belgique.

« Le volume atteint est important, mais l’évolution récente l’est encore plus. Réaliser 110 millions d’euros en un an montre que le marché répond fortement à notre approche. Le potentiel reste très élevé », explique Xavier Laoureux, co-fondateur de mozzeno.

2. mozzeno ouvre son modèle au courtage en crédit

Dans cette dynamique de croissance, mozzeno ouvre désormais son modèle au courtage en crédit.

Les courtiers partenaires peuvent proposer à leurs clients l’accès aux prêts mozzeno tout en s’appuyant sur une plateforme digitale conçue pour accélérer le traitement des dossiers.

Cette ouverture permet à la fois de diversifier les canaux d’acquisition de mozzeno et d’offrir à un public plus large d’emprunteurs les avantages de son approche, tout en confirmant le rôle central du courtier dans le conseil et la relation client.

3. Avec Securex Vie, mozzeno lance un nouveau fonds d’investissement en crédits

mozzeno lance également le mozzeno Collaborative Fund, un fonds de branche 23 développé avec Securex Vie.

Ce fonds permet à davantage d’investisseurs d’accéder à l’univers du financement mozzeno et d’investir indirectement dans l’économie réelle, avec un potentiel de rendement à long terme, via une solution assurantielle encadrée.

Là où l’investissement indirect dans les prêts sous-jacents implique habituellement une gestion active — notamment la sélection des séries de Notes — le fonds simplifie l’accès : la sélection et la diversification sont assurées par mozzeno, tandis que Securex encadre la structure du produit.

En pratique, mozzeno et Securex prennent en charge l’ensemble du dispositif, rendant l’investissement plus accessible sans en modifier la nature économique.

Une nouvelle phase de développement

Ces trois développements — accélération des volumes, ouverture au courtage et nouvelle solution d’investissement — traduisent une même ambition : poursuivre une croissance structurée et continuer à faire évoluer les standards du crédit en Belgique.

mozzeno a démontré la capacité de son modèle à s’imposer à grande échelle. Le marché belge du crédit offre encore un important potentiel de développement, que la fintech entend continuer à adresser.

À propos de mozzeno

Fondée en 2015, mozzeno est une fintech belge spécialisée dans le crédit digital. Elle combine une plateforme technologique performante et un accompagnement humain structuré. À ce jour, mozzeno a permis l’octroi de près de 450 000 000 € .

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Actualité En vedette Entreprises

AI Sisters accompagne les entreprises dans l’IA

En moins de trois ans, l’intelligence artificielle générative est passée du statut de curiosité technologique à celui d’outil incontournable dans de nombreuses entreprises.

Derrière cette transformation, certains acteurs ont su se positionner très tôt. C’est notamment le cas d’AI Sisters, une société française fondée par Emma et Chloé Pariente, deux sœurs qui ont fait de l’intelligence artificielle leur spécialité bien avant que le sujet ne devienne omniprésent.

Aujourd’hui, leur entreprise accompagne aussi bien des PME que de grands groupes dans leur transition vers l’intelligence artificielle, avec une ambition simple : aider les organisations à tirer concrètement profit de ces nouveaux outils.

Une aventure née avec l’arrivée de ChatGPT

Le déclic remonte à novembre 2022.

À l’époque, Emma Pariente travaille dans l’univers du digital après un parcours à l’ESCP et plusieurs expériences en Private Equity et en fusions-acquisitions. Attirée depuis toujours par les nouvelles technologies et l’entrepreneuriat, elle avait déjà lancé une première agence digitale spécialisée dans les sites web et les applications.

Lorsque ChatGPT est rendu accessible au grand public, elle comprend immédiatement le potentiel de l’outil.

Rapidement, elle l’intègre dans son quotidien professionnel : rédaction de propositions commerciales, marketing, communication, tâches administratives ou encore recherches documentaires. Les gains de productivité sont considérables.

De son côté, sa sœur Chloé évolue déjà dans l’univers de l’intelligence artificielle et du machine learning. Elle travaille alors dans un grand hôpital où elle participe à des projets d’intégration de l’IA dans différents services.

Le besoin est évident.

Les entreprises veulent comprendre cette technologie, mais peu savent réellement comment l’utiliser.

Les deux sœurs décident alors de lancer AI Sisters.

Former, conseiller et développer

L’entreprise s’est construite autour d’un constat simple : l’adoption de l’IA ne se résume pas à l’achat d’un abonnement à ChatGPT.

Pour créer de la valeur, il faut former les équipes, identifier les bons cas d’usage et mettre en place des solutions adaptées à chaque organisation.

AI Sisters accompagne ainsi les entreprises de A à Z.

La société intervient d’abord sur la sensibilisation et la formation des collaborateurs. Séminaires, conférences, programmes d’acculturation, conduite du changement : l’objectif est d’aider les équipes à comprendre les possibilités offertes par l’intelligence artificielle.

Ensuite vient la partie plus technique.

Sous l’impulsion de Chloé, AI Sisters dispose d’un laboratoire interne capable de développer des agents IA, des tableaux de bord intelligents ou encore des outils sur mesure répondant à des problématiques métier précises.

L’entreprise propose également des consultants spécialisés qui interviennent directement chez les clients afin d’accompagner les projets au quotidien.

Des grands groupes parmi les clients

En seulement quelques années, AI Sisters a réussi à convaincre plusieurs grandes entreprises françaises et internationales.

Parmi les références citées figurent notamment La Poste, Havas ou encore TotalEnergies.

Au total, plus de 700 entreprises ont déjà été accompagnées.

La société revendique également avoir formé ou sensibilisé près de 50.000 personnes aux usages de l’intelligence artificielle.

Un développement particulièrement rapide qui s’explique par l’explosion de la demande.

« Nous étions parmi les premiers acteurs spécialisés sur le sujet en France », explique Emma Pariente.

Alors que de nombreux cabinets de conseil généralistes se sont progressivement intéressés à l’IA, AI Sisters a fait le choix de se concentrer exclusivement sur cette thématique.

Une croissance spectaculaire

Installée à Paris mais active à l’international, l’entreprise compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs en interne.

Autour de ce noyau central gravite également un vaste réseau de consultants et de formateurs spécialisés dans différents domaines : ressources humaines, marketing, finance, juridique ou encore opérations.

Pour 2026, AI Sisters prévoit un chiffre d’affaires d’environ 4,5 millions d’euros.

Une performance qui s’inscrit dans une dynamique de forte croissance puisque l’entreprise affirme avoir doublé, voire triplé son activité chaque année depuis sa création.

Les ambitions sont désormais tournées vers l’internationalisation et la croissance externe.

« L’IA ne va pas tout automatiser »

Contrairement à certaines idées reçues, Emma Pariente ne croit pas à un futur où tout serait entièrement automatisé.

Selon elle, les grandes entreprises recherchent avant tout des outils capables d’améliorer la productivité des équipes, sans pour autant remplacer l’humain.

Cette vision se retrouve également dans l’approche d’AI Sisters.

Malgré son positionnement technologique, l’entreprise conserve une forte dimension humaine avec de nombreuses formations réalisées en présentiel et un accompagnement souvent très personnalisé.

« L’objectif n’est pas de remplacer les collaborateurs mais de leur permettre de travailler plus efficacement. »

Comment débuter avec l’intelligence artificielle ?

Pour les personnes qui n’ont pas encore adopté l’IA, Emma Pariente recommande une approche progressive.

Selon elle, le meilleur moyen de comprendre ces outils est de commencer par les utiliser dans sa vie personnelle.

Préparer un voyage, organiser son quotidien, rédiger un message ou obtenir rapidement des informations : les usages sont déjà nombreux.

Une fois ce premier réflexe acquis, les applications professionnelles viennent naturellement.

Le parcours d’adoption ressemble souvent à ceci :

  • Découverte et utilisation dans la vie quotidienne.
  • Recherche d’aide sur des tâches simples au travail.
  • Automatisation de certaines analyses ou comparaisons.
  • Création de processus avancés avec des agents IA.
  • Intégration complète de l’IA dans l’ensemble des activités.

Une progression qui s’observe aujourd’hui dans la plupart des organisations.

Faut-il faire confiance à l’IA pour investir ?

L’un des sujets qui revient régulièrement concerne l’investissement.

De plus en plus d’épargnants demandent à ChatGPT ou à d’autres modèles d’analyser une entreprise, une action ou un marché.

Pour Emma Pariente, l’important n’est pas tant de savoir si l’on doit faire confiance à l’IA, mais plutôt comment on l’utilise.

Elle rappelle qu’un investisseur reçoit souvent des documents préparés par des banques d’affaires ou des entreprises elles-mêmes, dont l’objectif est naturellement de présenter les projets sous leur meilleur jour.

L’IA peut alors servir d’outil complémentaire permettant de confronter différentes sources, d’identifier des risques ou encore de challenger certaines hypothèses.

Autrement dit, l’intelligence artificielle ne remplace pas l’analyse humaine, mais elle peut considérablement l’enrichir.

Une révolution qui ne fait que commencer

Trois ans après l’arrivée de ChatGPT, l’intelligence artificielle générative continue de transformer les méthodes de travail dans tous les secteurs.

Pour Emma et Chloé Pariente, nous n’en sommes encore qu’au début.

Si les outils deviennent de plus en plus performants, le véritable défi réside désormais dans leur adoption par les entreprises et leurs collaborateurs.

Une mission qu’AI Sisters entend bien poursuivre, alors que l’IA s’impose progressivement comme l’une des grandes révolutions technologiques de notre époque.

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En vedette Entreprises Fiscalité

Abby Intelligence : l’assistant IA des indépendants

Après plusieurs années marquées par la digitalisation accélérée du travail indépendant, les attentes des freelances et micro-entrepreneurs évoluent rapidement.

Entre obligations administratives croissantes, facturation électronique et besoin de pilotage en temps réel, les indépendants recherchent désormais des outils capables de simplifier concrètement leur quotidien.

C’est dans ce contexte qu’Abby, start-up française spécialisée dans la gestion tout-en-un pour indépendants, annonce le lancement d’Abby Intelligence, un assistant IA directement intégré à sa plateforme.

Pensé comme un véritable copilote numérique, Abby Intelligence permet aux utilisateurs de créer des documents, réaliser leurs déclarations fiscales et sociales ou encore analyser leur activité, simplement en langage naturel, sans quitter leur espace Abby.

Comment est née l’idée d’intégrer une intelligence artificielle directement au cœur de la plateforme Abby ?


Les indépendants passent encore beaucoup trop de temps sur des tâches administratives qui n’apportent pas directement de valeur à leur activité. Notre objectif avec Abby Intelligence est donc simple : rendre toute cette gestion quasiment invisible pour que les utilisateurs puissent se concentrer sur leur métier.

Nous avons conçu cette IA comme un assistant du quotidien, capable de comprendre le contexte de chaque indépendant et d’agir directement dans son environnement de travail.

Concrètement, comment fonctionne Abby Intelligence ?


Abby Intelligence repose sur deux briques complémentaires. La première, le Spotlight, accessible via le raccourci CMD + K, permet de naviguer instantanément dans l’ensemble des données de son compte et d’obtenir des réponses rapides sans interrompre son flux de travail.

La seconde est une interface conversationnelle plus avancée qui permet d’effectuer des actions directement en langage naturel : créer une facture, générer un document, réaliser une déclaration URSSAF, TVA ou impôts, ou encore analyser son activité et sa situation administrative.

L’idée est vraiment de permettre à l’utilisateur de dialoguer avec sa gestion comme il le ferait avec un collaborateur.

Qu’est-ce qui différencie Abby Intelligence des assistants IA généralistes ?

La grande différence, c’est l’intégration native à l’écosystème Abby. Contrairement aux outils IA classiques, il n’est pas nécessaire d’exporter des données, de copier-coller des informations ou de reformuler ses demandes. Abby Intelligence accède directement, en temps réel, aux données du compte utilisateur pour fournir des réponses contextualisées et immédiatement actionnables.

Cette approche nous permet d’aller beaucoup plus loin dans l’automatisation et la personnalisation de l’expérience.

Quels sont aujourd’hui les principaux usages observés chez les indépendants ?

Les utilisateurs souhaitent avant tout gagner du temps et obtenir des réponses immédiates. Parmi les cas d’usage les plus fréquents : consulter son chiffre d’affaires, identifier les factures en attente, suivre ses clients, comprendre ses obligations selon son statut ou encore préparer ses déclarations administratives plus sereinement.

Le système de @mention permet également de contextualiser rapidement une demande pour obtenir des réponses encore plus précises.

Quelle est votre vision de l’évolution des outils dédiés aux indépendants dans les prochaines années ?

Nous pensons que les outils de gestion vont devenir de véritables copilotes intelligents. Les indépendants attendent désormais des plateformes capables non seulement de centraliser leur activité, mais aussi d’anticiper leurs besoins, de simplifier les démarches administratives et de leur apporter du conseil personnalisé en temps réel.

Avec l’arrivée de la facturation électronique et l’évolution constante des obligations réglementaires, l’intelligence artificielle va devenir un levier essentiel pour rendre l’entrepreneuriat plus accessible.

“Notre ambition est claire : faire d’Abby le meilleur allié de l’indépendant au quotidien. Abby Intelligence, c’est la promesse que la complexité administrative ne sera plus un frein à l’entrepreneuriat. Nous l’avons conçu pour qu’il soit le ChatGPT de la facturation électronique.”
— Nicolas Lespinasse

Abby Intelligence sera déployé progressivement auprès des utilisateurs à partir du 25 mai 2026.

Présentation vidéo :
Découvrir Abby Intelligence

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Banque & Finance En vedette Entreprises

BNP Paribas et Mistral AI veulent accélérer l’IA dans la banque

BNP Paribas prolonge son partenariat avec Mistral AI pour développer des outils d’IA générative dans plusieurs métiers du groupe bancaire.

BNP Paribas a annoncé prolonger son partenariat avec Mistral AI pour une durée de trois ans. La banque française travaille avec la startup spécialisée dans l’intelligence artificielle depuis 2023, ce qui fait de BNP Paribas le plus ancien partenaire de Mistral AI dans le secteur financier.

Lors de cette présentation à laquelle Parlons Finance s’est rendu, les deux groupes ont expliqué vouloir aller plus loin que le simple accès à des modèles d’IA. L’objectif est désormais de co-développer des solutions directement adaptées au secteur bancaire, tout en gardant un haut niveau de sécurité et de conformité réglementaire.

Des usages très concrets dans la banque

BNP Paribas explique que l’IA est déjà utilisée pour gérer les énormes volumes d’informations internes du groupe. Les outils développés avec Mistral AI servent notamment à améliorer la recherche documentaire, automatiser certaines analyses ou encore faciliter le traitement de données. Plusieurs solutions sont déjà utilisées en interne et d’autres sont encore en phase de test.

Le partenariat concerne aussi des tâches plus sensibles comme le KYC (“Know Your Customer”), un système utilisé par les banques pour vérifier l’identité des clients et lutter contre la fraude et le blanchiment. L’IA pourrait automatiser certaines tâches répétitives tout en laissant la validation finale aux équipes humaines. BNP Paribas insiste justement sur ce point : l’objectif n’est pas de remplacer les employés, mais surtout de leur faire gagner du temps sur certaines opérations.

“Notre priorité est de tirer parti de la puissance de l’IA générative pour créer des outils fiables et efficaces que nos équipes et nos clients peuvent utiliser au quotidien”, explique Sophie Heller, directrice de la transformation de CPBS chez BNP Paribas.

Une IA européenne face aux géants américains

Ce partenariat montre aussi la volonté de BNP Paribas de travailler avec un acteur technologique européen plutôt qu’uniquement avec des groupes américains comme OpenAI ou Google. Mistral AI est aujourd’hui considéré comme l’un des principaux espoirs européens dans l’intelligence artificielle.

Le groupe bancaire mise sur une stratégie dite “multi-modèles”, c’est-à-dire utiliser plusieurs technologies d’IA selon les besoins, le niveau de confidentialité des données ou les contraintes géographiques. BNP Paribas regarde aussi de près les futures capacités de calcul de Mistral AI, un élément devenu stratégique avec l’explosion des besoins en puissance informatique dans l’IA générative.

“Ensemble, nous ne déployons pas seulement des modèles de pointe, mais co-développons également des solutions sur mesure qui répondent aux enjeux et aux opportunités propres au secteur bancaire”, affirme Marjorie Janiewicz, directrice commerciale de Mistral AI.

Des assistants IA pour les clients et les salariés

Les premiers outils commencent déjà à apparaître. Chez Hello bank!, l’assistant virtuel HelloïZ utilise désormais l’IA générative pour mieux comprendre les demandes des clients.

La banque précise que plus d’un million de clients utilisent déjà cette nouvelle version depuis janvier 2026.

En parallèle, BNP Paribas prépare aussi un assistant IA destiné à ses collaborateurs. Celui-ci pourra résumer des documents, reformuler des contenus, traduire des textes ou aider à analyser des informations plus rapidement.

Le déploiement est prévu à partir de 2026. Une preuve supplémentaire que l’IA générative entre désormais dans une phase beaucoup plus concrète dans le monde bancaire.

Pendant longtemps, l’intelligence artificielle dans les banques ressemblait surtout à une promesse ou à des tests isolés. Aujourd’hui, le sujet change clairement d’échelle. Avec ce type de partenariat, les grands groupes bancaires cherchent désormais à intégrer l’IA directement dans leurs outils du quotidien.

Et dans un secteur où la rapidité devient stratégique, la vraie bataille pourrait maintenant se jouer sur un point simple : quelle banque arrivera à utiliser l’IA le plus efficacement sans perdre la confiance de ses clients ?

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Actualité Economie Entreprises

IA : un entrepreneur défend les emplois qualifiés

Le marché du travail des jeunes diplômés connaît une contraction mesurable et continue. En France, environ 17 % des diplômés de grandes écoles se retrouvent sans emploi quelques mois après leur sortie, en hausse rapide sur les dernières années.

Dans le même temps, près de 70 % des entreprises déclarent réduire leurs recrutements de profils juniors, et une large majorité anticipe une baisse supplémentaire liée à l’automatisation des tâches d’entrée de carrière.

Cette dynamique est particulièrement visible dans les secteurs traditionnellement ciblés par les écoles de commerce et d’ingénieurs. Entre 2023 et 2025, les recrutements de cadres dans l’IT reculent d’environ 21 %, avec une baisse de 20 % des offres pour développeurs et de 26
% pour les chefs de projet. Chez les moins de 30 ans, l’emploi diminue de 7,4 % dans l’IT et de 3,7 % dans le conseil. Le taux de chômage des 15–24 ans atteint 21,5 %, soit un niveau structurellement élevé par rapport au reste de la population active.

En parallèle, les coûts de formation continuent d’augmenter. Intégrer une grande école de commerce en France ou à l’international représente souvent un investissement total compris entre 150 000 et 300 000 euros, en incluant frais de scolarité et coût d’opportunité. Le retour sur investissement devient plus incertain lorsque l’accès au premier emploi se contracte.

Le facteur déterminant de cette évolution est l’intégration rapide de l’intelligence artificielle dans les processus de travail.

Claude, développé par Anthropic, illustre particulièrement ce changement. Les derniers modèles ne se limitent plus à assister les équipes. Ils exécutent directement des tâches complètes : analyse de documents, rédaction de notes stratégiques, synthèse de données, structuration de présentations, production de livrables.

Ce sont précisément les missions historiquement confiées aux juniors.

Le modèle économique change alors de structure. Une entreprise peut désormais produire ces livrables sans recruter de profils en phase d’apprentissage. Le coût marginal devient quasi nul, et la vitesse d’exécution augmente fortement. Le besoin de juniors, qui servaient
principalement de force d’exécution et de formation, se réduit mécaniquement.

Avec l’arrivée des nouveaux modèles de Claude et des agents IA plus autonomes, ce mouvement ne fait que s’amplifier. Les systèmes deviennent capables d’enchaîner des tâches complexes, d’intégrer des outils externes et de produire des résultats exploitables sans supervision constante.

Le déplacement ne touche donc plus uniquement les tâches simples,
mais progressivement les premiers niveaux d’analyse et de production intellectuelle.

Dans ce contexte, le point d’entrée sur le marché du travail se fragilise. Les entreprises recrutent moins de profils débutants, tout en maintenant une exigence élevée en termes d’autonomie immédiate. Le système se reconfigure autour d’un paradoxe : moins de formation interne, mais plus d’exigence à l’entrée.

Certaines structures choisissent pourtant de maintenir une logique différente.

C’est le cas de Clarifié, fondée par Lorenzo de Blegiers, qui continue d’intégrer des profils juniors dans ses équipes malgré la généralisation de ces outils. J’y ai été recruté à 18 ans, sans expérience préalable, dans un cadre où la logique de formation reste centrale. Dans cette
même dynamique, l’entreprise ne s’arrête pas à un cas isolé : Lorenzo de Blegiers recherche actuellement d’autres profils juniors issus de grandes écoles, notamment pour des fonctions en finance (business plan, analyse) ainsi que pour des rôles en marketing.

Ce positionnement reste minoritaire. La majorité du marché s’oriente vers une optimisation immédiate de la productivité via l’IA, en réduisant les postes nécessitant un apprentissage long.

Les écoles de commerce comme HEC Paris, ESSEC Business School, ESCP Business School ou Sciences Po continuent de former des cohortes importantes de diplômés, mais leur insertion dépend de plus en plus de la capacité des entreprises à maintenir des rôles d’entrée dans un environnement fortement automatisé.

La question centrale devient alors moins technologique qu’organisationnelle : la suppression progressive des emplois juniors est-elle une optimisation temporaire, ou une transformation
durable du modèle de formation des compétences ?

Avec l’accélération des modèles comme Claude, la réponse semble se déplacer vers la seconde hypothèse.

Par Pierre Cotteau de Simencourt

Sources :

L’insertion professionnelle des diplômés des grandes écoles en baisse : « Quand le marché de l’emploi est plus difficile, on recrute moins de jeunes »

L’essentiel sur… le chômage 

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En vedette Entreprises Fiscalité Réglementation & Fiscalité

Qu’est-ce qu’un ruling fiscal ? Décryptage avec CALL+

En Belgique, la fiscalité peut parfois sembler complexe, surtout lorsqu’une entreprise, un indépendant ou un contribuable souhaite mettre en place une opération spécifique avant d’en connaître les conséquences fiscales exactes.

C’est précisément dans ce contexte qu’intervient le ruling fiscal, aussi appelé décision anticipée.

Pour mieux comprendre cet outil, Martin Servais, fondateur de Call+, rappelle un principe essentiel : un ruling n’est pas une manière d’échapper à l’impôt. C’est avant tout un mécanisme de sécurité juridique.

Autrement dit, il permet de demander à l’administration fiscale comment une loi fiscale s’appliquera à une situation précise, avant que cette situation ne produise ses effets fiscaux.

Qu’est-ce qu’un ruling fiscal ?

Un ruling est une décision anticipée rendue par le Service des Décisions Anticipées, aussi appelé SDA.

Selon la définition officielle, un ruling permet au SPF Finances de déterminer à l’avance comment les lois fiscales s’appliqueront à une situation ou à une opération bien précise qui n’a pas encore produit d’effets sur le plan fiscal. Cette décision donne au demandeur une sécurité juridique, car elle lie les services du SPF Finances, pour autant que les conditions décrites dans la demande soient respectées.

Contrairement à une idée reçue, ce service n’est pas réservé aux grandes entreprises.

Tout contribuable peut introduire une demande : une société, un indépendant, une personne physique ou encore une personne morale. Le SDA est un service gratuit de l’administration fiscale belge.

Le site officiel du SDA est accessible ici : www.ruling.be

À quoi sert concrètement un ruling ?

L’intérêt principal d’un ruling est d’éviter l’incertitude.

Avant de réaliser une opération, le contribuable peut demander à l’administration fiscale de confirmer le traitement fiscal applicable.

Cela peut concerner, par exemple :

  • une restructuration d’entreprise ;
  • une opération patrimoniale ;
  • une méthode de rémunération ;
  • un mécanisme d’investissement ;
  • ou encore un régime fiscal particulier.

L’objectif est de savoir à l’avance si l’administration accepte l’analyse proposée.

Une fois la décision rendue, elle est publiée de manière anonymisée et a généralement une durée de validité maximale de cinq ans. En principe, le fisc ne peut pas revenir sur le traitement fiscal validé si les opérations sont réalisées conformément aux conditions du ruling.

Les étapes d’une demande de ruling

Une demande de ruling suit généralement plusieurs étapes. La première étape est souvent le prefiling.

Il s’agit d’une phase préparatoire au cours de laquelle le contribuable présente sa situation au SDA. Cette demande peut être rédigée avec l’aide d’un avocat, d’un fiscaliste ou d’un expert-comptable, mais ce n’est pas obligatoirement le cas.

Le document doit décrire clairement :

  • l’identité du demandeur ;
  • la situation ou l’opération envisagée ;
  • les textes de loi concernés ;
  • l’analyse fiscale proposée ;
  • et les questions auxquelles le SDA est invité à répondre.

La demande doit donc être précise, motivée et argumentée.

Après réception, le SDA analyse le dossier. Des échanges peuvent ensuite avoir lieu afin de clarifier certains points ou d’adapter la demande.

À l’issue de cette phase, le demandeur peut décider de transformer le prefiling en demande formelle de ruling.

Si la demande reste au stade du prefiling, la procédure peut s’arrêter sans décision officielle. En revanche, si elle devient une demande de ruling, le SDA devra rendre une décision positive ou négative publiquement sur le site des décisions anticipées.

Le délai légal n’est pas strictement contraignant, mais le SDA indique généralement un délai indicatif de trois mois pour répondre aux demandes et doit motiver en cas de décision négatve.

Ruling personnalisé et ruling produit : quelle différence ?

Il existe plusieurs types de rulings.

  • Le premier est le ruling personnalisé.

Il concerne une situation spécifique, propre à un contribuable déterminé.

Par exemple, une société peut demander au SDA de confirmer le traitement fiscal d’une restructuration, d’une fusion, d’une cession d’activité ou d’une opération patrimoniale particulière.

Dans ce cas, la décision vise une situation précise et ne peut pas être automatiquement transposée à d’autres contribuables.

  • Le second est ce que l’on appelle souvent un ruling produit.

Il s’agit d’une décision portant sur un mécanisme plus standardisé, susceptible d’être utilisé par plusieurs contribuables qui remplissent les conditions prévues.

Ce type de ruling est souvent demandé par une entreprise qui développe une solution ayant un impact fiscal. Le ruling permet alors de sécuriser le cadre fiscal du mécanisme, avant sa commercialisation ou sa mise à disposition auprès de professionnels.

Le cas Call+

C’est dans cette logique que s’inscrit Call+.

Call+ a obtenu un ruling encadrant fiscalement l’octroi d’options sur actions à un dirigeant d’entreprise, dans le cadre d’un mécanisme de rémunération complémentaire. L’objectif est de permettre à une entreprise d’octroyer un bonus sous forme de stock-options, avec un traitement fiscal clarifié à l’avance.

Mais le positionnement de Call+ est important : la solution est pensée pour les experts-comptables et les fiduciaires.

Le rôle de l’expert-comptable reste central. C’est lui qui connaît la situation du client, analyse la pertinence du mécanisme, explique les conséquences au dirigeant et accompagne les aspects comptables et administratifs.

Call+ se positionne donc comme une solution clé en main destinée aux professionnels du chiffre qui souhaitent disposer d’un cadre structuré pour accompagner leurs clients dirigeants.

Un outil de sécurité, pas une zone grise

Le ruling fiscal est souvent mal compris.

Il ne s’agit pas d’un passe-droit, ni d’un outil réservé à quelques initiés.

C’est un mécanisme officiel, public et encadré, qui permet à un contribuable d’obtenir une position claire de l’administration avant d’agir.

Dans un environnement fiscal complexe, cette sécurité peut être précieuse.

Le cas Call+ illustre cette logique : utiliser le ruling non pas comme un argument commercial agressif, mais comme un cadre permettant aux experts-comptables de travailler avec davantage de clarté, de méthode et de sécurité.

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Actualité En vedette Entreprises

Air Liquide et Airgas : détails de l’acquisition

Le jugement des délits d’initiés semble changer d’échelle. Jugée le mois dernier par la 32ème chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire de Paris, cette affaire fit grand bruit sur la place.

Un réseau d’initiés aurait utilisé une information privilégiée transmise par un banquier d’affaires à plusieurs traders, selon laquelle la société Airgas était sur le point d’être acquise par Air Liquide.

Nous sommes en 2015. Achetés 95 dollars, par le biais notamment de CFD (contracts for difference), les titres étaient revendus 143 dollars, quelques minutes après l’annonce de la fusion et la hausse du cours.

Une enquête était ouverte

Pendant dix ans, les enquêteurs ont mobilisé des moyens peu utilisés en matière boursière, comme les écoutes téléphoniques, les captations de données informatiques et des actes techniques habituellement réservés à la criminalité organisée.

Cette évolution dans la collecte des preuves peut s’expliquer par la sophistication des abus de marché : dimension internationale, utilisation de messageries cryptées, sociétés écrans, approches corruptrices subtiles etc.

Les peines prononcées jusqu’à 3 ans d’emprisonnement avec mandat d’arrêt et 30 millions d’euros d’amende – témoignent bien du virage pris par les autorités de poursuite, puis par les juges du siège.

Ces dernières ne se limitent plus au champ administratif et privilégient la voie pénale

La saisine du Parquet national financier par les agents de l’Autorité des marchés financiers (AMF) France devenant courante.

En effet, depuis la loi du 21 juin 2016 relative aux abus de marché, les infractions boursières ne sont plus seulement appréhendées comme des manquements réglementaires, mais bel et bien comme de véritables infractions pénales complexes nécessitant des moyens d’enquête spécialisés.

La question qui restera en suspens sera toujours le juste équilibre entre efficacité répressive et respect des droits de la Défense.

Le Cabinet David Decharron conseille et assiste les auteurs d’infractions pénales boursières et réglementaires.

Sources :

L’AMF salue de premières décisions pénales dans le cadre d’une affaire de réseaux d’initiés

Airgas/Air Liquide: trois ans de prison requis à l’encontre d’un trader jugé pour délit d’initié

Procès pour délit d’initiés : deux traders et un gestionnaire de fortune condamnés jusqu’à trois ans de prison ferme et 30 millions d’euros d’amende

Procès Airgas : un « coiffeur », un « cow-boy », des traders et des dizaines de millions d’euros de gains

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En vedette Energie Entreprises

ENGIE : performance financière et transition énergétique

ENGIE s’est profondément transformé ces dernières années pour devenir un acteur clé de la transition énergétique, avec une présence dans 30 pays.

Le groupe s’appuie sur trois piliers : 

  • production d’énergie bas carbone
  • infrastructures énergétiques
  • solutions clients.

Côté stratégie, ENGIE prévoit 34 à 38 milliards d’euros d’investissements entre 2026 et 2028, dont 90 % dédiés aux renouvelables, aux batteries et aux infrastructures, avec un objectif de neutralité carbone d’ici 2045.

Sur le plan financier, la dynamique est solide :  +46 % en Bourse en 2025, avec une politique de dividende attractive (1,35 € par action en 2025).

Un positionnement qui vise à concilier impact positif et création de valeur pour les investisseurs.

Pour découvrir l’analyse complète et les perspectives du Groupe, consultez l’article détaillé sur le site du Club des actionnaires d’ENGIE.

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Bourse Entreprises Success story

ST Group : un industriel toulousain s’introduit en Bourse via une infrastructure nouvelle génération

Dans un contexte marqué par le retour des enjeux de souveraineté industrielle en Europe, certaines entreprises cherchent à accélérer leur développement en accédant aux marchés de capitaux.

C’est le cas de ST GROUP, un groupe industriel français basé à Labège, près de Toulouse, spécialisé dans la conception et la fabrication de pièces composites haute performance pour les secteurs de l’aéronautique, de la défense et du spatial.

L’entreprise s’apprête à franchir une étape structurante avec son introduction en Bourse, réalisée via la plateforme LISE (Lightning Stock Exchange).

Un positionnement au cœur des filières stratégiques

ST Group intervient sur plusieurs programmes industriels majeurs en Europe, aux côtés de grands donneurs d’ordre tels qu’Airbus et Dassault Aviation.

Ses composants sont notamment intégrés à des appareils comme l’A350, l’A320 ou encore le Rafale, ce qui positionne l’entreprise au sein de chaînes de valeur critiques pour l’industrie européenne.

Au-delà de l’aéronautique civile et militaire, le groupe développe également des activités dans les drones de défense, le spatial ou encore l’aviation d’affaires via sa filiale ST Luxury.

Un modèle industriel intégré

Le développement de ST Group repose sur un socle d’ingénierie et de savoir-faire techniques, progressivement structuré autour d’un modèle industriel intégré.

L’entreprise est aujourd’hui en mesure d’intervenir sur l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis les études jusqu’à la fabrication de pièces et sous-ensembles composites.

Son outil industriel s’appuie sur un site de 5 000 m², comprenant notamment une salle blanche ISO7, un autoclave grande capacité, des équipements d’usinage robotisés et des infrastructures de contrôle qualité.

Ce niveau d’intégration permet au groupe d’internaliser une grande partie de ses opérations.

Une trajectoire de croissance en accélération

Sur le plan financier, ST Group affiche une progression soutenue de son activité.

Le chiffre d’affaires s’établit à 3 millions d’euros en 2025, avec un objectif de 4,9 millions d’euros en 2026 et de 11 millions d’euros à horizon 2030.

Cette trajectoire s’accompagne d’une montée en puissance des effectifs et d’une amélioration attendue de la rentabilité, avec un objectif d’EBITDA d’environ 15 % à moyen terme.

La croissance du groupe repose à la fois sur les programmes aéronautiques existants et sur le développement de nouveaux relais d’activité, notamment dans la maintenance (MRO), les drones et le spatial.

Une capacité de montée en charge

L’un des éléments structurants du dossier réside dans la capacité de production de l’entreprise.

ST Group indique disposer d’un outil industriel déjà dimensionné pour accompagner une montée en charge significative, sans nécessiter d’investissements majeurs à court terme.

Dans un secteur où les contraintes industrielles peuvent freiner la croissance, cet élément constitue un levier potentiel d’accélération.

Une introduction en Bourse structurée

L’opération prend la forme d’une augmentation de capital, avec un montant cible d’environ 2,6 millions d’euros, pouvant être porté à 3 millions d’euros en cas d’extension.

La valorisation de la société est fixée à un peu plus de 8 millions d’euros, avec un prix unitaire de 18,25 euros par action.

L’opération prend la forme d’une augmentation de capital, avec un montant cible d’environ 2,6 millions d’euros, pouvant être porté à 3 millions d’euros en cas d’extension.

La valorisation de la société est fixée à un peu plus de 8 millions d’euros, avec un prix unitaire de 18,25 euros par action.

L’opération est par ailleurs éligible au dispositif fiscal IR-PME, permettant une réduction de revenu de l’ordre de 18% du montant investi dans les conditions prévues. 

La période de souscription s’étend du 9 au 20 avril, avec une possibilité de prolongation jusqu’au 24 avril. L’allocation des titres se fait selon le principe du « premier arrivé, premier servi », ce qui implique une clôture anticipée en cas de succès de l’opération. À ce stade, il est toutefois toujours possible pour les investisseurs de participer à l’offre, sous réserve de disponibilité des titres.

Une levée de fonds orientée croissance

Les fonds levés doivent permettre d’accompagner le développement du groupe, avec une allocation majoritairement orientée vers le besoin en fonds de roulement, complétée par des dépenses opérationnelles, de R&D et, dans une moindre mesure, d’investissement.

L’objectif est de soutenir la montée en cadence industrielle et de consolider le positionnement de l’entreprise sur ses marchés.

Une IPO réalisée sur une bourse innovante

L’introduction en Bourse de STGROUP présente une particularité : elle est réalisée sur LISE, une plateforme de marché reposant sur la technologie blockchain.

Cette infrastructure permet notamment un règlement-livraison instantané et un accès continu au marché, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

L’opération constitue ainsi l’une des premières introductions en Bourse entièrement on-chain en Europe, dans le cadre du régime pilote DLT.

Un test pour de nouveaux modes de financement

Au-delà du cas de ST Group, cette opération s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution des marchés financiers.

La tokenisation des actifs et la simplification des infrastructures de marché pourraient, à terme, modifier les conditions d’accès au financement pour certaines entreprises, en particulier les PME et ETI.

Reste à savoir dans quelle mesure ces nouveaux modèles parviendront à s’imposer dans un environnement réglementaire encore en construction.

Disclaimer

Partenariat commercial avec Lise SA. Communication à caractère promotionnel. Lise SA intervient en qualité de prestataire de placement non garanti pour cette offre et perçoit une rémunération à ce titre. Lise SA opère également le marché sur lequel les actions seront admises aux négociations. Document d’information de l’émetteur disponible sur www.lise.com. L’investissement en actions de PME comporte un risque de perte en capital (totale ou partielle) et un risque de liquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La disponibilité 24/7 ne garantit pas la présence d’une contrepartie. Lise SA – Entreprise d’investissement agréée par l’ACPR (CIB 18883) et supervisée par l’AMF. Lise opère un SNR-DLT autorisé en vertu du Règlement (UE) 2022/858. Lise est agréée pour les services de MTF et de placement non garanti.