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Staking, lending, margin : comprendre les différences

Staking, lending, margin : trois façons d’utiliser ses cryptos, avec des logiques et des niveaux de risque très différents.

Dans l’univers des cryptomonnaies, posséder des actifs ne se limite plus à les conserver ou à les échanger. De plus en plus de plateformes proposent des solutions pour “faire travailler” ses cryptos, avec à la clé des rendements parfois attractifs.

Parmi les options les plus courantes, trois termes reviennent souvent : staking, lending et margin. Derrière ces notions, pourtant, se cachent des mécanismes très différents, avec des objectifs et des niveaux de risque qui n’ont rien de comparable.

Le staking, un mécanisme lié au fonctionnement de la blockchain

Le staking consiste à immobiliser des cryptomonnaies pour participer au fonctionnement d’une blockchain. Certaines blockchains, comme Ethereum, utilisent un système appelé “preuve d’enjeu” (proof of stake), dans lequel les utilisateurs verrouillent une partie de leurs fonds pour valider les transactions.

En échange, ils reçoivent une récompense, généralement sous forme de nouvelles unités de la cryptomonnaie. Le staking est souvent perçu comme une forme de rendement relativement stable, car il dépend du fonctionnement même du réseau. Cependant, les fonds sont souvent bloqués pendant une certaine période, et leur valeur peut fluctuer en fonction du marché. Le risque principal reste donc lié à la volatilité de la cryptomonnaie utilisée.

Le lending, prêter ses cryptos pour générer un rendement

Le lending repose sur une logique différente. Il s’agit de prêter ses cryptomonnaies à d’autres utilisateurs ou à une plateforme, en échange d’un intérêt. Concrètement, un utilisateur met ses fonds à disposition, et la plateforme les prête à des emprunteurs, souvent pour du trading ou des besoins de liquidité. En retour, le prêteur perçoit un rendement, généralement exprimé en pourcentage annuel.

Ce système peut sembler simple, mais il comporte des risques. Le principal est celui de contrepartie : si l’emprunteur ou la plateforme rencontre des difficultés, les fonds peuvent être partiellement ou totalement perdus. Le lending dépend donc fortement de la fiabilité de l’intermédiaire utilisé.

Le margin, un outil de trading à effet de levier

Le margin, ou trading sur marge, est encore différent. Il ne s’agit plus de générer un rendement passif, mais d’augmenter son exposition au marché. Avec le margin, un utilisateur emprunte des fonds pour prendre une position plus importante que son capital initial. Cela permet d’amplifier les gains potentiels, mais aussi les pertes. On parle alors d’effet de levier.

Ce type d’utilisation est plus technique et s’adresse généralement à des profils expérimentés. En cas de mouvement défavorable du marché, la position peut être liquidée automatiquement, ce qui peut entraîner une perte rapide du capital engagé.

Dans un écosystème où les produits se multiplient, ces trois mécanismes illustrent bien la diversité des usages possibles. Les cryptomonnaies ne se limitent plus à un simple rôle d’actif, mais s’intègrent dans des logiques financières de plus en plus variées.

Utiliser ces outils en pratique

Aujourd’hui, certaines plateformes comme Bybit EU permettent d’accéder facilement à ces différents mécanismes (staking, lending, margin) depuis une seule interface.

Cela simplifie leur utilisation, mais implique aussi de bien comprendre les produits et les risques associés avant de s’y exposer.

👉 Pour explorer concrètement ces outils :

DISCLAIMER

Communication à caractère promotionnel. Ce contenu est réalisé en partenariat avec Bybit et peut inclure des liens affiliés. L’investissement en cryptomonnaies comporte un risque de perte en capital. Les cartes crypto impliquent des conversions d’actifs numériques pouvant entraîner des frais et une exposition à la volatilité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Renseignez-vous sur les conditions d’utilisation et la fiscalité applicable avant toute utilisation.

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Broker : à quoi ça sert et comment ça fonctionne ?

Tu veux investir en Bourse, mais tu ne sais pas par où commencer ? Le broker est la première brique à comprendre. Voici tout ce que tu dois savoir, sans blabla.

C’est quoi un broker, exactement ?

Un broker (ou courtier en valeurs mobilières) est un intermédiaire agréé qui te permet d’accéder aux marchés financiers. Sans lui, tu n’as tout simplement pas accès à la Bourse.

Concrètement, le broker joue le rôle de passerelle entre toi, l’investisseur particulier et le marché. C’est lui qui détient techniquement tes titres en dépôt, qui exécute tes ordres en quelques millisecondes, et qui te fournit la plateforme pour tout piloter.

Les différents types de brokers

Tous les brokers ne se ressemblent pas. Il en existe plusieurs profils, chacun avec ses avantages :

Broker en ligne

100% digital, frais réduits, idéal pour les investisseurs autonomes.

Broker traditionnel

Conseiller dédié, frais plus élevés, davantage de services personnalisés.

Neo-broker

Ultra-simplifié, souvent sans frais, ciblé sur l’investissement passif.

Comment ça fonctionne concrètement ?

Le processus est en réalité très simple. Tu t’inscris sur la plateforme du broker, tu alimentes ton compte (virement, carte…), puis tu passes tes ordres directement depuis l’interface.

À retenir : un broker agréé est réglementé par une autorité financière (l’AMF en France, la CySEC en Europe). C’est cette régulation qui protège tes fonds et garantit la transparence de l’exécution.

En matière de rémunération, le broker peut se payer via des commissions à chaque transaction, des spreads (l’écart entre le prix d’achat et de vente), ou des frais de tenue de compte. Les modèles varient selon les plateformes à bien comparer avant de s’engager.

Comment choisir son broker ?

Quelques critères essentiels à vérifier :

La régulation d’abord : c’est non négociable. Ensuite, les frais (commissions, change, dépôt/retrait). Puis l’offre de marchés disponibles actions, ETF, crypto, matières premières ? La qualité de l’interface joue aussi beaucoup, surtout quand tu démarres.

Et enfin, le service client, parce qu’une question urgente mérite une vraie réponse rapide.

Attention : investir comporte des risques de perte en capital. Les produits à effet de levier amplifient à la fois les gains et les pertes. N’investissez jamais ce que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre.

Notre recommandation du jour : XTB

Parmi les brokers qui cochent toutes les cases, XTB se distingue clairement : plateforme intuitive, accès à plus de 9.000 actions et ETF, application mobile soignée, et support client réactif en français. Contrôlé par l’AMF et la FCA, c’est l’un des brokers les plus utilisés en Europe.

Disclaimer

Lien affilié — Parlons Finance peut percevoir une commission si tu ouvres un compte via ce lien, sans frais supplémentaires pour toi. Investir comporte bien entendu des risques.

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La performance en Bourse dépend-elle vraiment d’un diplôme ?

Réussir en Bourse sans diplôme est-il possible ? Discipline, gestion du risque et méthode : les véritables facteurs de performance expliqués.

L’idée selon laquelle la réussite en Bourse serait réservée aux profils issus de formations financières prestigieuses reste largement répandue. Elle repose pourtant sur une confusion entre connaissance théorique et capacité à agir efficacement dans un environnement de marché.

La performance en Bourse ne dépend pas d’un niveau d’études, mais de la capacité à mettre en œuvre un processus structuré, discipliné et adapté à l’incertitude. Dans un univers où l’information est largement accessible, l’avantage ne réside plus dans l’accumulation de savoirs, mais dans leur application rigoureuse.

Une confusion entre connaissance et performance

Les marchés financiers sont souvent perçus comme un terrain réservé aux experts, maîtrisant des concepts complexes et disposant d’un accès privilégié à l’information. En pratique, cette vision est partiellement dépassée.

La connaissance théorique constitue un socle utile, mais insuffisant. De nombreux investisseurs disposant d’un haut niveau académique rencontrent des difficultés à générer une performance durable, tandis que d’autres, sans formation spécifique, parviennent à structurer une approche efficace.

La différence ne se situe pas dans le volume de connaissances, mais dans la capacité à transformer ces connaissances en décisions cohérentes et répétables.

La Bourse comme discipline opérationnelle

La Bourse ne relève pas d’une logique d’intuition ou d’opportunité ponctuelle. Elle s’inscrit dans une démarche structurée, fondée sur des règles définies en amont.

Une stratégie d’investissement ou de trading repose généralement sur trois piliers :

  • des critères d’entrée clairement identifiés
  • des règles de sortie explicites
  • un cadre de gestion du risque

L’objectif n’est pas de prévoir systématiquement l’évolution des marchés, mais de mettre en place un système capable de produire un résultat positif sur un grand nombre de décisions.

Chaque position doit être envisagée comme une composante d’un ensemble, et non comme un événement isolé.

L’importance de la structuration de l’information

Dans cette logique, Zonebourse met à disposition des outils permettant de structurer l’analyse et de gagner en cohérence dans la prise de décision.

Parmi les principaux outils proposés :

  • le stock screener, permettant de filtrer les actions selon des critères fondamentaux, techniques ou de consensus afin d’identifier des opportunités correspondant à une stratégie définie
  • les fiches sociétés détaillées, regroupant les données financières, les ratios clés et les prévisions, facilitant la comparaison entre entreprises
  • les notations et classements internes, offrant une lecture synthétique de la qualité ou du potentiel d’un actif
  • les listes thématiques (Top Listes), permettant d’identifier rapidement des valeurs selon des tendances ou des styles d’investissement
  • le Portfolio Manager, destiné au suivi et à l’analyse de ses positions dans le temps
  • les portefeuilles modèles, illustrant des stratégies concrètes et leur évolution
  • les alertes de marché, les calendriers financiers et les flux d’actualités, assurant un suivi continu des événements susceptibles d’influencer les marchés

L’ensemble de ces outils contribue à standardiser l’analyse, à réduire l’impact des biais émotionnels et à renforcer la discipline dans l’exécution des décisions.

Dans cette logique, des plateformes comme Zonebourse permettent aujourd’hui de structurer concrètement cette approche. Par exemple, le Stock Screener donne accès à un univers de plus de 30 000 actions filtrables selon des critères utilisés par les professionnels (croissance, rentabilité, valorisation, consensus).

Cela permet à un investisseur particulier de reproduire une méthodologie d’analyse proche de celle d’un gérant de fonds, sans nécessairement disposer d’une formation académique avancée.

Illustration concrète

Concrètement, un investisseur peut aujourd’hui :

  • filtrer des entreprises selon des critères précis (ex : croissance du chiffre d’affaires, marges, PER)
  • consulter des historiques financiers sur plusieurs années
  • analyser le consensus des analystes
  • comparer plusieurs sociétés en quelques clics

Ce type d’analyse, autrefois réservé aux professionnels, est désormais accessible à tous via des outils spécialisés.

La gestion du risque comme fondement

En Bourse, la gestion du risque constitue le principal levier de pérennité. Elle conditionne la capacité à traverser des périodes défavorables sans compromettre durablement le capital.

Les principes fondamentaux incluent :

  • la limitation du risque par position
  • le contrôle de l’exposition globale
  • l’acceptation de pertes régulières mais maîtrisées

Les marchés fonctionnent selon une logique probabiliste. Même une stratégie pertinente génère des pertes. La performance réside dans la capacité à s’assurer que, sur la durée, les gains compensent ces pertes.

Le rôle déterminant des biais comportementaux

Les biais psychologiques représentent l’un des principaux obstacles à la performance en Bourse. Ils affectent la prise de décision, souvent de manière inconsciente.

Parmi les plus fréquents :

  • la surconfiance après des gains
  • la réaction excessive aux pertes
  • la difficulté à respecter un plan établi

Ces biais ne sont pas corrigés par un diplôme. Ils nécessitent la mise en place de règles strictes et leur application systématique.

La discipline permet de transformer une activité potentiellement émotionnelle en un processus d’exécution.

Un apprentissage fondé sur l’expérience

Contrairement à un parcours académique classique, l’apprentissage en Bourse repose en grande partie sur l’expérience.

Ce processus implique :

  • l’analyse des décisions passées
  • l’ajustement progressif des stratégies
  • la répétition et la constance

Le marché constitue un environnement exigeant, où chaque erreur a un impact direct. Cette dimension favorise un apprentissage empirique, souvent plus déterminant que la théorie seule.

Discipline et constance : un avantage décisif

Dans un contexte où l’information est accessible à tous, l’avantage compétitif réside dans la capacité à appliquer une méthode avec rigueur.

Cela suppose :

  • de respecter son plan d’investissement
  • d’éviter les décisions opportunistes
  • de maintenir une cohérence dans le temps

La majorité des échecs observés en Bourse ne provient pas d’un manque de connaissances, mais d’une incapacité à suivre un cadre défini.

Conclusion

Réussir en Bourse sans formation académique en finance est non seulement possible, mais fréquent.

La performance ne dépend pas du diplôme, mais de la qualité du processus mis en place. Dans un environnement incertain, la capacité à appliquer une méthode disciplinée, à gérer le risque et à maintenir une cohérence dans le temps constitue le véritable facteur différenciant.

La Bourse ne récompense pas le niveau d’études. Elle récompense la rigueur, la constance et la maîtrise du comportement.

➡️ Dans ce contexte, l’accès à des outils structurés joue un rôle clé pour transformer une méthode théorique en démarche réellement applicable.

➡️ Pour celles et ceux qui souhaitent mettre en place ce type de rigueur avec des outils adaptés, certaines plateformes comme Zonebourse proposent des solutions permettant de structurer concrètement leur analyse.

Communication à caractère promotionnel réalisée en collaboration avec Zonebourse
Investir comporte un risque de perte en capital

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Au fait, comment va l’Europe ?

Au grand désarroi de M. Trump, l’Europe se tient à distance respectable de toutes les agitations géopolitiques du Moyen-Orient, se contentant de distribuer les mauvais points et de remplir ses obligations défensives envers certains pays du Golfe.

Pourtant, le Vieux Continent n’est pas resté complètement amorphe ces dernières semaines et poursuit, doucement mais sûrement, sa mutation profonde d’un libre-échangisme absolu et assez naïf vers un protectionnisme ciblé.

La hausse du prix du pétrole sera, à court terme, un frein au rebond économique européen, mais les perspectives plus long termes demeurent attrayantes.  

Entrons en profondeur avec l’analyse de Aymeric Lang, directeur de la Gestion chez Erasmus AM.

Une rupture de discours

Un peu d’Histoire d’abord.

1951, Traité de Paris. Alors que les plaies de la Seconde Guerre mondiale se referment à peine, les pays européens ont très vite compris qu’ils ne réussiraient plus à s’imposer comme des puissances mondiales individuellement. La Communauté Economique du Charbon et de l’Acier, qui regroupe la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg pose les premiers pavés d’une zone de libre-échange.

C’est le début de la belle histoire européenne, qui aboutira avec le traité de Maastricht en 1992, traité fondateur de l’Union Européenne.

Portée par ce succès continental, l’Europe voit dans le libre échange la réponse idéale à son déficit chronique de ressources énergétiques et devient co-fondatrice et la plus fervente défenseuse de l’OMC, Organisation Mondiale du Commerce. En 2001, l’UE soutient activement l’adhésion chinoise. La Chine devient membre sans clause sociale ni environnementale et sans avoir à renoncer à ses subventions massives.

Depuis, la désindustrialisation européenne se fait à marche forcée, avec une part de l’industrie manufacturière qui passe de 20% du PIB européen en 2000 à moins de 15% aujourd’hui. Alors que l’Europe regardait cette désindustrialisation comme un signe de maturité économique, elle renforçait la prise de pouvoir chinoise et dessinait sa vulnérabilité stratégique.

Mais, force est de constater que les choses sont en train de changer.

D’abord timidement, avec la mise en place de droits sur les véhicules électriques chinois en 2024, les choses semblent accélérer récemment, sous la pression notamment du fameux Rapport Draghi. Dernier exemple ? L’Industrial Accelerator Act, annoncé par la Commission Européenne en mars 2026, qui instaure une préférence européenne explicite dans les marchés publics, écartant Pékin des financements de l’Union.

« Nous faisons aux entreprises chinoises ce que la Chine fait aux entreprises européennes depuis 20 ans » avance Stéphane Séjourné.

En tant qu’investisseurs européens, nous ne pouvons que saluer ces initiatives qui devraient redonner de la compétitivité aux PME européennes. Reste maintenant à savoir quand cette proposition sera validée par le Parlement Européen et si elle ne sera pas trop vidée de sa substance. Tout ne change pas : la lourdeur administrative européenne reste malheureusement un fléau.         

  • La hausse du prix du pétrole va (temporairement) ralentir la belle dynamique récente

Hasard du calendrier ce changement de cap se fait dans un contexte assez faste pour l’Europe.

Les PMI manufacturiers publiés fin mars atteignent un record depuis bientôt 4 ans : à 51,4 (le consensus attendait 49,6), ils dépassent le niveau de février (50,8) et ancrent le cycle manufacturier en territoire expansionniste.

Une excellente nouvelle alors que l’Europe venait de connaître sa plus longue phase de contraction de l’activité manufacturière depuis la deuxième guerre mondiale.

Les plans de relance (plan allemand, plan défense…) ont semblé porter leur fruit, avec des prises de commande qui continuent d’augmenter. L’accélération a d’ailleurs été beaucoup plus marquée que dans le reste de l’Europe.

JP Morgan Asset Management

Mais comme d’habitude avec l’Europe, le fleuve sera tout sauf tranquille.

Evidemment, le conflit en Iran aura un double impact délétère : la hausse des prix du pétrole va peser sur les perspectives de croissance et également augmenter l’inflation.  

La Banque Centrale Européenne anticipe un ralentissement de la croissance du PIB à 0,9% par an. Même en cas d’une hypothétique résolution rapide du conflit, difficile d’imaginer le prix du pétrole retrouver rapidement ses niveaux d’avant crise. Un baril durablement supérieur à 90 dollars va de nouveau tester la capacité des entreprises à passer des hausses de prix à leurs clients après le choc inflationniste de 2022.  Il pèsera inéluctablement sur la consommation des ménages, sans pour autant écarter le risque rampant de devoir forcer la BCE à monter ses taux.

Néanmoins, nous conservons une vue positive sur la réaccélération à venir. Certes la situation géopolitique va peser sur les prochains trimestres, mais cela ne sera que du décalage selon nous.  

Le taux d’épargne est déjà sur des niveaux élevés, environ 19%, et les Européens ont les moyens d’encaisser ces mouvements de prix. D’autant que la dépendance au pétrole s’est quand même nettement réduite au cours des dernières décennies.

Enfin, nous restons convaincus que Trump aura besoin d’un accord alors que des échéances importantes approchent (Driving season, 250 ans de la Constitution Américaine, élections de mi-mandat…) . 

  • Alors, quelle place pour l’Europe dans les allocations ?

Le marché européen n’a pas à rougir depuis le début d’année. L’Euro Stoxx 50 est en hausse de 2,90% depuis le début de l’année. C’est mieux que le MSCI World (+2,00%) et que le S&P 500 (+0,60%).

Les prochaines semaines seront vraisemblablement agitées sur les marchés.

Outre les aléas Trumpiens, habituels, la saison des publications pourrait créer une phase de révision à la baisse des perspectives de croissance des bénéfices. Pour l’instant, seuls les analystes du secteur pétrolier ont changé les chiffres à la suite des événements, révisant donc leurs attentes à la hausse. Mais les autres analystes ont préféré attendre les communications du premier trimestre. Résultat, les perspectives de résultat au global ont été en hausse ces dernières semaines, ce qui n’est pas pérenne.

JP Morgan Asset Management

La publication du premier trimestre de LVMH va clairement dans ce sens. Le Moyen-Orient a eu un impact d’un point de croissance du groupe, tout sauf négligeable.

Cependant, une fois cette phase de normalisation terminée, le marché devrait se projeter sur l’après crise iranienne. Les perspectives seront plus encourageantes :

  • Les plans de relance européens sont loin d’avoir encore portés tous leurs fruits.
  • Le niveau de valorisation actuel des marchés européens, à 14x les bénéfices, offre une belle décote par rapport au marché américain, à plus de 20x
  • L’Europe serait la principale bénéficiaire d’une éventuelle accalmie sur le front russo-ukrainien. Dans ce contexte, l’éviction d’Orban du pouvoir hongrois, principal allié de Poutine au sein de l’Union Européenne, est positive.  

Il nous paraît essentiel de conserver une belle exposition à l’Europe dans les allocations.  Le changement de tendance qui se dessine, entre rebond cyclique et prise de conscience politique,  n’est pas du tout intégré dans les cours.

Chez Erasmus AM, l’Europe représente près de la moitié de notre poche action aujourd’hui soit une nette surpondération par rapport à son poids dans le MSCI World (15%). A contrario, nous sommes sous pondérés sur l’Amérique du Nord (40% contre 75% dans l’indice).

Et quelle meilleure façon de jouer la réaccélération de l’Europe qu’à travers les Small Caps ?

Dans la situation actuelle, elles présentent un triple avantage :

  • Elles sont très fortement corrélées avec le PMI Manufacturier qui rebondit actuellement
  • A 12,5x les bénéfices attendus, elles offrent une décote de valorisation par rapport à leur niveau historique (15x), mais également par rapport aux grandes capitalisations (14x)
  • Avec 2/3 de leur chiffre d’affaires exposé à leur zone géographique, contre 1/3 pour les grandes capitalisations, elles sont davantage immunes à la phase de relocalisation qui pourrait avoir lieu au cours des prochaines années.  

Il est tout à fait possible de s’exposer à cette classe d’actifs en sélectionnant directement des valeurs cotées. Mais une autre façon de jouer cet univers, passionnant mais exigeant, est de la faire à travers un fonds actions.

Chez Erasmus, nous avons récemment lancé le fonds fermé Erasmus Dynamic Leaders 2030 qui investit dans une cinquantaine de sociétés micro-caps européennes de grande qualité avec un beau potentiel de croissance d’ici 2030.

Le fonds est ouvert à la souscription jusqu’au 31 décembre 2026, accessible en nominatif pur, mais aussi à travers un PEA ou un PEA-PME. Il sera ensuite fermé jusqu’au 31 décembre 2030 afin de pouvoir pleinement bénéficier du potentiel de rattrapage sur la classe d’actifs.

Conclusion : Après un long sommeil parfaitement mis à profit par ses concurrents sino-américains, l’Europe semble donc entrouvrir les yeux en sortant de son libre-échangisme naïf et absolu pour entrer dans un cycle de protection accru de son tissu industriel. C’est une excellente nouvelle pour les entreprises européennes et cela ouvre de nouvelles perspectives à moyen terme. Plus proche de nous, cependant, il va falloir encaisser les conséquences économiques du prix du pétrole durablement plus haut.  

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Lise : la première bourse blockchain française veut transformer l’accès aux marchés

Une nouvelle infrastructure financière est en train d’émerger en Europe. Son ambition : repenser en profondeur le fonctionnement des marchés boursiers.

Avec Lise (Lightning Stock Exchange), la France accueille une bourse nouvelle génération, reposant sur la technologie blockchain et visant à faciliter l’accès au capital pour les PME et ETI européennes.

Une bourse construite sur la blockchain

Contrairement aux marchés traditionnels, LISE repose sur une technologie de registre distribué (DLT), permettant de tokeniser nativement les actions.

Concrètement, cela signifie que :

  • l’émission des titres,
  • leur négociation,
  • et leur règlement

sont réunis au sein d’une seule infrastructure.

Résultat : les transactions sont instantanées (T+0), là où les marchés classiques fonctionnent encore majoritairement en T+2.

Autre différence notable : le marché secondaire est accessible 24h/24 et 7j/7, offrant une flexibilité inédite pour les investisseurs.

Un positionnement centré sur l’économie réelle

Lise ne cherche pas à concurrencer directement les grandes places financières sur les grandes capitalisations.

La plateforme cible principalement :

  • les PME
  • les ETI européennes
  • des levées de fonds allant jusqu’à 12 millions d’euros

Un segment souvent sous-représenté sur les marchés traditionnels, en raison de coûts élevés et de longues procédures.

L’objectif affiché est clair : faciliter le financement de l’économie réelle en réduisant les barrières d’accès aux marchés de capitaux.

Un cadre réglementaire structurant

Lise s’inscrit dans le cadre du régime pilote DLT de l’Union européenne, conçu pour expérimenter l’utilisation de la blockchain dans les infrastructures de marché.

La plateforme a obtenu un agrément en tant que système de négociation et de règlement DLT, sous la supervision des autorités françaises.

Elle est également soutenue par plusieurs acteurs institutionnels, dont BNP Paribas, CACEIS et Bpifrance, renforçant sa crédibilité dans un environnement encore émergent.

Une première IPO 100 % on-chain en Europe

Le 9 avril 2026 marque une étape importante : Lise accueillera la première introduction en bourse entièrement on-chain en Europe.

La société ST GROUP, spécialisée dans les composants composites pour l’aéronautique, est le premier projet d’introduction sur cette nouvelle bourse.

L’entreprise, basée à Toulouse, fournit notamment des pièces pour :

  • l’Airbus A350
  • l’A320
  • le Rafale

Avec un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros en 2025 (+18,7 % sur un an), ST Group vise une croissance significative dans les prochaines années.

Cette opération constitue un test grandeur nature pour le modèle proposé par LISE.

Vers une transformation des marchés financiers ?

En supprimant certaines frictions historiques, délais de règlement, multiplicité des intermédiaires, accès limité aux marchés, Lise s’inscrit dans une tendance plus large : celle de la tokénisation et de la simplification des circuits financiers.

Pour ses promoteurs, la blockchain permet de :

  • réduire les coûts
  • améliorer la transparence
  • augmenter la liquidité
  • démocratiser l’accès aux investissements

Mais des défis subsistent, en termes  d’adoption par les investisseurs et de concurrence internationale.

Un test décisif pour l’Europe

Alors que plusieurs acteurs européens appellent à faire évoluer le cadre réglementaire du DLT, le succès des premières opérations sera déterminant.

Une adoption rapide pourrait positionner l’Europe comme un acteur clé des marchés financiers tokenisés.

À l’inverse, des contraintes trop importantes pourraient freiner le développement de ces infrastructures… au profit d’autres régions du monde.

Lise ouvre ainsi une nouvelle voie : celle d’une Bourse plus rapide, plus accessible et potentiellement plus alignée avec les enjeux de financement des entreprises européennes.

Reste à savoir si ce modèle parviendra à s’imposer durablement.

Disclaimer

Partenariat commercial avec Lise SA.
Communication à caractère promotionnel. Lise SA intervient en qualité de prestataire de placement non garanti pour cette offre et perçoit une rémunération à ce titre. Lise SA opère également le marché sur lequel les actions seront admises aux négociations. Document d’information de l’émetteur disponible sur www.lise.com.
L’investissement en actions de PME comporte un risque de perte en capital (totale ou partielle) et un risque de liquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La disponibilité 24/7 ne garantit pas la présence d’une contrepartie. Lise SA – Entreprise d’investissement agréée par l’ACPR (CIB 18883) et supervisée par l’AMF. Lise opère un SNR-DLT autorisé en vertu du Règlement (UE) 2022/858. Lise est agréée pour les services de MTF et de placement non garanti.

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Voici comment construire un portefeuille solide quand on débute en 2026 (avec XTB)

Les marchés financiers évoluent dans un environnement marqué par des tensions géopolitiques persistantes, une inflation encore présente, des taux d’intérêt plus élevés qu’au cours de la décennie précédente et des valorisations élevées sur certains segments technologiques.

Dans ce contexte, la question n’est plus seulement “comment investir”, mais surtout : Comment construire un portefeuille capable de traverser les cycles ?

Pour un investisseur débutant, la priorité n’est pas la performance spectaculaire à court terme. La priorité est la résilience.

Un portefeuille résilient n’a pas pour objectif de battre le marché chaque année. Il vise à durer, à absorber les chocs et à capitaliser sur le long terme.

Les fondations : les ETF indiciels larges

Pour un débutant, la diversification immédiate est essentielle. Les ETF indiciels permettent d’investir en une seule ligne dans des centaines, voire des milliers d’entreprises.

ETF Monde : une exposition globale

Le Vanguard FTSE All-World UCITS ETF (ISIN : IE00BK5BQT80) réplique l’indice FTSE All-World et offre une exposition à plus de 3 000 entreprises dans les pays développés et émergents.

Avec des frais annuels d’environ 0,19 %, il constitue un socle robuste pour capter la croissance mondiale sur le long terme, sans faire de pari géographique spécifique.

Exposition aux États-Unis : moteur de la croissance mondiale

Les États-Unis représentent près de 60 % de la capitalisation boursière mondiale.

Le BNP Paribas Easy S&P 500 UCITS ETF (ISIN : FR0011550185), éligible au PEA, permet de répliquer l’indice S&P 500 et d’investir dans les grandes capitalisations américaines. Avec des frais d’environ 0,13 %, il constitue une solution simple et efficace pour s’exposer au marché américain.

Pour une approche plus dynamique, le Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF (ISIN : FR0011871110) offre une exposition aux grandes valeurs technologiques américaines. Plus volatil, il peut néanmoins dynamiser un portefeuille sur un horizon long.

Diversifier avec l’Europe et les marchés émergents

Le BNP Paribas Easy Stoxx Europe 600 UCITS ETF (ISIN : FR0011550193), éligible au PEA, permet d’investir dans 600 entreprises européennes issues de 17 pays.

Pour ajouter du potentiel de croissance, le Amundi MSCI Emerging Markets UCITS ETF (ISIN : LU1681045370) offre une exposition aux économies émergentes comme la Chine, l’Inde ou la Corée du Sud. Cette poche est plus volatile, mais pertinente sur un horizon long terme.

La poche défensive : absorber les chocs

Un portefeuille résilient doit pouvoir amortir les périodes de stress.

L’or comme actif de diversification

Le iShares Physical Gold ETC (ISIN : IE00B4ND3602) est adossé à de l’or physique et réplique le prix de l’once. Avec des frais faibles (environ 0,12 %), il permet d’intégrer une exposition à un actif historiquement utilisé comme valeur refuge.

L’or ne produit pas de revenu, mais il joue un rôle de diversification grâce à sa faible corrélation avec les actions.

Secteur santé : une dimension défensive

Le Xtrackers MSCI World Health Care UCITS ETF (ISIN : IE00BM67HK77) permet d’investir dans les grandes entreprises mondiales du secteur de la santé. Ce secteur est généralement moins cyclique, soutenu par le vieillissement démographique et l’innovation médicale.

Actions à dividendes : stabilité et revenus

Le SPDR S&P US Dividend Aristocrats UCITS ETF (ISIN : IE00B6YX5D40) sélectionne des entreprises américaines ayant augmenté leur dividende pendant au moins deux décennies. Ces sociétés matures tendent à mieux résister lors des phases de correction.

La poche thématique : dynamiser avec mesure

Une part limitée du portefeuille peut être dédiée aux grandes tendances structurelles.

Le Xtrackers Artificial Intelligence & Big Data UCITS ETF (ISIN : IE00BGV5VN51) permet de s’exposer aux entreprises positionnées sur l’intelligence artificielle et les semi-conducteurs.

Le iShares Global Clean Energy UCITS ETF (ISIN : IE00B1XNHC34) offre une exposition aux entreprises liées à la transition énergétique.

Ces ETF sont plus volatils et doivent rester minoritaires dans une allocation débutant.

Exemple pédagogique d’allocation

À titre illustratif, un portefeuille résilient pour débutant pourrait être structuré comme suit :

  • 60 % ETF Monde ou S&P 500
  • 15 à 20 % secteur défensif ou dividendes
  • 10 % or
  • 10 à 15 % thématique croissance

Cette répartition est un exemple pédagogique et ne constitue pas une recommandation personnalisée.

Mettre en œuvre cette stratégie avec XTB

Pour construire ce type de portefeuille, il est nécessaire d’avoir accès à :

  • Une large gamme d’ETF internationaux
  • Des matières premières comme l’or
  • Des outils de suivi et d’analyse
  • La possibilité d’investir progressivement

Une plateforme comme XTB permet d’accéder aux actions, ETF et matières premières depuis un seul compte, avec des outils pédagogiques et analytiques utiles pour les investisseurs débutants.

L’essentiel reste cependant la discipline : investir régulièrement, diversifier et conserver un horizon long terme.

Ouvrez votre compte via ce lien et recevez une action gratuite:

Conclusion

Construire un portefeuille résilient ne consiste pas à prédire la prochaine crise ou le prochain secteur gagnant.

Il s’agit de structurer une allocation capable de traverser les cycles économiques, d’absorber la volatilité et de capitaliser sur la croissance mondiale.

Pour un débutant, la clé n’est pas la complexité, mais la cohérence et la régularité.

Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les ETF et ETC peuvent fluctuer fortement à la hausse comme à la baisse. Il est essentiel de bien comprendre les produits avant d’investir.

Disclaimer

Le présent article est publié à des fins exclusivement pédagogiques et informatives. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée d’achat ou de vente d’instruments financiers, ni une incitation à investir. Les exemples d’ETF et d’allocation mentionnés sont fournis à titre illustratif afin d’expliquer des mécanismes de diversification et de construction de portefeuille. Ils ne tiennent pas compte de la situation financière, des objectifs d’investissement, de l’expérience ou de la tolérance au risque de chaque lecteur. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant toute décision d’investissement, il est recommandé d’effectuer ses propres recherches et, le cas échéant, de consulter un conseiller financier agréé.

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États-Unis–Chine : la nouvelle guerre économique

On décrit encore la rivalité sino-américaine comme une “guerre commerciale”, comme si tout se jouait dans des surtaxes et des tableaux d’importations.

Or la séquence 2024–2026 raconte une bascule de nature : une confrontation où l’objectif n’est plus seulement de vendre plus cher ou de taxer davantage, mais de contrôler ce qui rend l’économie de l’autre possible, l’énergie qui alimente ses usines et ses data centers, les intrants sans lesquels ses technologies se figent, les routes maritimes qui sécurisent ses approvisionnements, et les cadres réglementaires qui peuvent, du jour au lendemain, casser une chaîne industrielle.

Dans ce nouveau régime, l’outil central n’est plus le tarif. Ce sont les architectures, c’est une guerre froide économique parce qu’elle est durable, économique, juridique, réciproque, et parce qu’elle finit par forcer les pays tiers à arbitrer non pas par préférence politique, mais par contrainte d’accès.

Pendant des décennies, les États-Unis ont dominé l’ordre économique mondial par un avantage rarement assumé comme tel : la capacité à transformer un écosystème technique et financier en mécanisme de contrainte. Les sanctions, l’accès au dollar, les restrictions sur les technologies sensibles, le droit extraterritorial, l’interopérabilité des chaînes logistiques, tout cela formait une architecture dont Washington gardait la clé. La bascule, aujourd’hui, est que cette architecture n’est plus un monopole, la Chine a commencé à construire un miroir.

La fin du monopole de l’extraterritorialité

La preuve la plus nette se lit dans la séquence des contrôles export : côté américain, l’extension progressive des restrictions sur les semi-conducteurs avancés, le calcul haute performance et les outils de fabrication, puis l’idée d’un cadre de diffusion globale de l’IA, avant son retrait et son remplacement par une logique de durcissement ciblé. Cette trajectoire n’est pas qu’un conflit commercial : elle vise le cœur de la puissance contemporaine, la capacité à produire et entraîner des modèles, à fabriquer des puces de pointe, à accéder aux équipements et au savoir-faire qui permettent de réduire les nœuds technologiques à quelques pays.

La réponse chinoise est plus récente, mais son langage est identique : licences, listes, contrôle des usages finaux, et surtout, extension de facto au-delà du territoire national. Les régimes de contrôle sur les terres rares, les aimants permanents et les technologies associées, et l’idée même que des produits fabriqués hors de Chine puissent être soumis à licence s’ils incorporent des intrants, des équipements ou des procédés chinois, constituent une rupture doctrinale. Autrement dit, Pékin ne se contente plus de « riposter », elle construit un miroir : l’équivalent d’un droit extraterritorial industriel, mais adossé non pas à une monnaie, plutôt à des goulots matériels.

Le point décisif, pour comprendre la logique « guerre froide », est que chaque camp tente désormais de prendre l’autre par les contraintes de ses propres transitions. Washington cherche à ralentir l’accès chinois au calcul et aux équipements ; Pékin rappelle que la transition électrique, la défense, l’automobile et l’éolien reposent sur des matériaux dont elle contrôle le raffinage et la transformation, et qu’elle peut transformer cette position en instrument politique.

Énergie : l’avantage américain, la vulnérabilité chinoise

Dans ce duel, l’énergie n’est pas un secteur : c’est une condition de puissance. Les États-Unis disposent d’un atout structurel que la plupart des Européens continuent de sous-estimer : l’ampleur de leur production d’hydrocarbures, portée par le schiste et par une capacité d’ajustement que les producteurs conventionnels n’ont pas à la même vitesse. Les données publiques américaines montrent des records de production d’énergie et, sur certaines périodes, de production de brut.

En miroir, la Chine reste le grand importateur net, donc l’acteur pour qui « la géopolitique » se traduit immédiatement en risque de rupture de flux. D’où une stratégie à deux étages.

Le premier étage est diplomatique : l’objectif est de réduire la prime de risque géopolitique autour des routes énergétiques. La médiation chinoise qui a permis la reprise des relations entre Arabie saoudite et Iran n’est pas un trophée symbolique : c’est une politique d’assurance sur les détroits, les terminaux, les pipelines et les cargaisons.

Le deuxième étage est énergétique domestique : Pékin construit de la capacité, massivement, et pas seulement en solaire. Les données publiques convergent sur une accélération spectaculaire des ajouts photovoltaïques en 2024, pendant que la Chine continue de renforcer une base charbon comme filet de sécurité, au nom de la stabilité du réseau. Cela prend un relief particulier à l’ère de l’IA : la demande électrique des data centers devient un facteur de souveraineté, et l’IEA projette une forte hausse mondiale de cette consommation. Dit autrement, la Chine réduit son exposition aux chocs de flux par deux mouvements simultanés : sécuriser ses importations, et électrifier sa résilience.

Dans ce contexte, les théâtres « périphériques » comme Venezuela ou l’Iran ne sont plus des crises locales ; ce sont des nœuds de flux dans une rivalité systémique. Les épisodes récents autour des sanctions, des licences, et des routes d’export montrent que l’énergie n’est pas seulement une question de prix : c’est une question de contrôle de destination, de transport, d’assurance, de paiement, et donc de souveraineté sur la cargaison.

Le calcul comme frontière stratégique : semi-conducteurs, IA, et plafond technologique

Le premier front est celui du calcul, parce que le calcul est devenu une infrastructure de puissance : IA, simulation, cryptographie, optimisation militaire et industrielle. Les restrictions américaines sur les puces avancées et sur l’écosystème de fabrication ont été pensées comme une politique de plafond : limiter l’accès de la Chine aux capacités qui comptent, non pas marginalement, mais structurellement.

La réponse chinoise a consisté à transformer une vulnérabilité en mobilisation nationale. L’exemple le plus parlant est l’accélération de l’industrial policy : création et recapitalisation de grands véhicules de financement dédiés aux semi-conducteurs, avec un saut d’échelle assumé pour compenser des années de dépendance aux technologies et équipements étrangers.

Ce duel n’est pas abstrait. Il se traduit par une fragmentation du monde du calcul : des chaînes “autorisées” et des chaînes “à risque”, des projets d’usines relocalisés, des restrictions sur les talents, une bataille sur les équipements, et une course à l’autonomie qui coûte cher à tout le monde mais qui, précisément, devient rationnelle dès lors que l’autre camp a la capacité de couper.

Ainsi,  l’énergie, les paiements, les intrants, tout remonte à la même question. Qui peut faire tourner, à l’échelle industrielle, les infrastructures qui rendent l’IA productive ?

Métaux critiques : l’avantage chinois n’est pas la mine, c’est la transformation

Le levier chinois est d’autant plus puissant que, dans les métaux critiques, la domination ne se joue pas d’abord sur la mine : elle se joue sur l’étape où l’on transforme un minerai diffus et hétérogène en matière industrialisable, séparation, purification, métallurgie, puis fabrication d’aimants. C’est là que la Chine a construit sa rente stratégique. Elle représente environ 70 % de la production minière mondiale de terres rares et autour de 90 % des opérations de raffinage et de séparation. Or ces aimants, notamment le NdFeB, ne sont pas un usage marginal : ils sont au cœur des moteurs de véhicules électriques, des éoliennes, de multiples systèmes militaires, des robots industriels, et plus largement de toute l’électrification.

La concentration chinoise à ce niveau transforme donc un avantage industriel en instrument politique : en contrôlant l’étape qui convertit la ressource en flux industriel, Pékin ne contrôle pas seulement “un marché”, elle contrôle des calendriers de production.

C’est ici que la rivalité avec Washington prend sa forme la plus froide, et la plus dangereuse : la Chine n’a pas besoin d’un embargo spectaculaire pour peser. Une licence retardée, un contrôle renforcé, une interprétation plus stricte de l’utilisateur final, quelques semaines de friction sur des volumes modestes, et c’est toute une chaîne qui se grippe, parce que ces intrants ont rarement des substituts immédiats, et parce que les stocks industriels ont été optimisés pour l’efficacité, pas pour la résilience. 

Ce levier pèse désormais directement dans la course à l’IA, non pas parce que les terres rares “font” l’IA, mais parce qu’elles conditionnent les infrastructures qui rendent l’IA industrialisable. À mesure que l’IA bascule du laboratoire vers l’infrastructure, elle se matérialise dans des chaînes de production, et ces chaînes sont précisément celles où les aimants permanents et certains matériaux critiques deviennent des points d’étranglement.

Enfin, ce levier a une vertu stratégique supplémentaire : il est politiquement “propre”. Là où une sanction américaine assume frontalement la coercition, le contrôle chinois peut se présenter comme un acte administratif ordinaire, une mesure de conformité, un dispositif de sécurité nationale, une normalisation. C’est le même geste que Washington a perfectionné dans la technologie, mais déplacé en amont des chaînes industrielles.

Monnaie et rails de paiement : le signal compte autant que le basculement

Reste le dernier étage, souvent mal traité parce qu’il attire les prophéties : la monnaie. Ce qui compte, dans une guerre économique, n’est pas qu’un acteur “renverse” le système en un jour. C’est qu’il multiplie les options qui rendent la dépendance moins absolue. Quand les acteurs énergétiques majeurs ouvrent ou testent des voies de règlement alternatives, ils ne détrônent pas immédiatement le dollar ; ils fabriquent un monde où la domination du dollar n’est plus le seul scénario opérationnel, et où la sanction financière américaine rencontre des poches de résistance de plus en plus organisées.

C’est précisément cela, le signal : l’économie mondiale se réorganise non pas autour d’un nouvel hégémon, mais autour de la possibilité que l’accès, à la technologie, aux intrants, à l’énergie, au paiement, devienne conditionnel.

En somme, la meilleure façon de décrire le moment n’est plus “course à l’hégémonie”. C’est encerclement mutuel. Les États-Unis cherchent à verrouiller le sommet technologique et la finance de conformité ; la Chine verrouille les intrants matériels et électrifie sa résilience tout en densifiant ses rails de règlement. Chaque coup appelle une contre-mesure, chaque contre-mesure devient un précédent, et chaque précédent se transforme en doctrine.

Le résultat, c’est une mondialisation qui change de nature. Elle ne disparaît pas ; elle se militarise. Les entreprises ne lisent plus le risque seulement en “stabilité politique”, elles le lisent en licences, en utilisateurs finaux, en origine des intrants, en conformité export, en monnaie de règlement, en vulnérabilité à une liste. C’est cela, la guerre froide économique : une économie où l’on ne commerce plus seulement pour être efficace, mais pour rester stratégiquement autonome.

Sources :

OECD : Economic Security and Globalisation

U.S. Department of Commerce : Bureau of Industry and Security (BIS)

Ministry of Commerce of the PRC : Export Control Announcements

CSIS : China’s Export Controls and Strategic Materials

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Le dollar démarre 2026 en hausse après sa pire année depuis huit ans

Taux d’intérêt, Fed et incertitudes politiques au cœur des marchés de change

Après une année 2025 particulièrement difficile, le dollar américain entame 2026 sur une note plus ferme. Le billet vert progresse légèrement en ce début d’année, rebondissant après sa plus forte chute annuelle depuis huit ans, dans un contexte marqué par les anticipations de politique monétaire et les incertitudes politiques aux États-Unis.

2025 : une année noire pour le billet vert

En 2025, l’indice dollar qui mesure la devise américaine face à un panier de grandes monnaies a reculé de 9,4 %, sa pire performance annuelle depuis 2017.

Plusieurs facteurs ont pesé sur la devise américaine :

  • la réduction de l’écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et les autres grandes économies,
  • les inquiétudes autour du déficit budgétaire américain,
  • le retour des craintes liées à une guerre commerciale mondiale,
  • et surtout, les doutes concernant l’indépendance de la politique monétaire américaine.

Résultat : l’euro a progressé de 13,5 % en 2025, sa meilleure performance annuelle depuis 2017, tandis que la livre sterling a gagné près de 7,7 % sur la même période.

Début 2026 : un rebond technique, mais fragile

Lors de la première séance de 2026, le dollar s’est apprécié d’environ 0,2 %, profitant de positions plus prudentes des investisseurs en attendant les prochaines données macroéconomiques américaines.

Les marchés restent toutefois peu liquides en ce début d’année, notamment en raison de la fermeture des places asiatiques au Japon et en Chine.

Selon un stratégiste de Danske Bank, l’activité devrait réellement reprendre avec la publication d’un calendrier économique plus dense dès la semaine prochaine.

Les données américaines très attendues

L’attention des investisseurs se concentre désormais sur les chiffres de l’emploi américain, qui seront déterminants pour anticiper la trajectoire des taux directeurs en 2026.

Les marchés intègrent actuellement deux baisses de taux de la Fed cette année, alors que la banque centrale américaine n’en anticipait officiellement qu’une seule, dans un contexte interne de plus en plus divisé.

Les analystes de Goldman Sachs estiment d’ailleurs que les risques sur les taux restent orientés à la baisse, en raison des incertitudes politiques croissantes autour de la banque centrale.

La Fed sous pression politique

Un autre élément clé pour le dollar en 2026 sera la nomination du prochain président de la Réserve fédérale.

Le mandat de Jerome Powell arrivant à échéance en mai, Donald Trump a annoncé qu’il dévoilerait son choix dès ce mois-ci.

Les investisseurs s’attendent à la nomination d’un profil plus accommodant, susceptible de soutenir une politique monétaire plus souple un facteur qui pourrait, à terme, peser à nouveau sur le dollar.

Le yen reste à la traîne

Contrairement à l’euro et à la livre, le yen japonais demeure l’exception parmi les grandes devises.
En 2025, il n’a progressé que de moins de 1 % face au dollar et reste proche de ses plus bas niveaux en dix mois.

Malgré deux hausses de taux en 2025, la Banque du Japon a déçu les marchés par son approche jugée trop prudente. Les investisseurs n’anticipent désormais une nouvelle hausse des taux qu’à la fin de 2026, ce qui limite le potentiel de rebond du yen à court terme

Conclusion

Le rebond du dollar en ce début d’année 2026 ressemble davantage à un réajustement technique qu’à un véritable retournement de tendance.
La trajectoire du billet vert dépendra largement :

  • de l’évolution du marché de l’emploi américain,
  • des décisions de la Fed,
  • et du climat politique autour de son indépendance.

Dans un environnement où les banques centrales restent sous pression et où les déséquilibres budgétaires persistent, la volatilité sur le marché des devises devrait rester élevée en 2026.

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Qu’est-ce que le risque en investissement ?

Investir, c’est chercher à faire fructifier son argent. Mais c’est aussi accepter une part d’incertitude : il n’y a aucun rendement sans risque. Comprendre les différents types de risques est fondamental pour éviter les erreurs, anticiper les chocs… et investir avec plus de sérénité.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous remercions notre sponsor de nous accompagner. Tout comme nous, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui via notre lien ci-dessous et obtenez un bonus de 30€ :

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Le risque, c’est quoi exactement ?

Le risque en investissement, c’est la possibilité que le résultat ne soit pas celui espéré :

  • une perte en capital,
  • un rendement plus faible que prévu,
  • ou même une impossibilité de récupérer son argent rapidement.

C’est une composante naturelle de l’investissement. Le but n’est pas d’éliminer le risque, mais de le comprendre et de le gérer intelligemment.

Les principaux risques en investissement (avec explications simples)

1. Risque de marché → les fluctuations de prix

Ce que c’est : C’est le risque que la valeur de votre placement monte ou descende brutalement à cause des événements économiques, politiques ou géopolitiques.

Exemples concrets :

  • Une action chute après de mauvais résultats trimestriels 📉
  • Le CAC 40 perd 20 % lors d’une crise (comme en mars 2020)

Actifs concernés : actions, crypto, matières premières, ETF, etc.

🧭 Ce risque est inévitable sur les marchés… mais il peut être atténué par une vision long terme.

2. Risque de liquidité → difficile de récupérer son argent

Ce que c’est : Certains investissements sont difficiles à revendre rapidement sans perdre d’argent. Il n’y a pas toujours d’acheteur en face.

Exemples concrets :

  • Vous voulez vendre un bien immobilier rapidement… mais il faut des mois pour trouver un acquéreur.
  • Une cryptomonnaie peu connue a peu d’échanges sur les plateformes : vous ne pouvez pas vendre sans casser le prix.

Actifs concernés : immobilier, œuvres d’art, obligations d’entreprises peu liquides, cryptos alternatives.

💡 Liquide = facile à revendre. Illiquide = plus risqué en cas d’urgence financière.

3. Risque de taux d’intérêt → surtout pour les obligations

Ce que c’est : Quand les taux d’intérêt montent, la valeur des obligations déjà en circulation baisse.

Exemple :

  • Vous avez acheté une obligation à 2 %.
  • Un an après, les nouvelles obligations offrent 4 %.
  • La vôtre vaut moins, car elle est moins attractive.

Actifs concernés : obligations d’État, obligations d’entreprise, certains fonds obligataires.

📊 Ce risque est très présent depuis 2022, avec la remontée rapide des taux par les banques centrales.

4. Risque de change → investir dans une autre devise

Ce que c’est : Lorsque vous investissez dans un actif en dollars, yens ou livres sterling, la variation du taux de change peut impacter vos gains (ou vos pertes).

Exemple :

  • Vous investissez dans un ETF américain (en dollars).
  • Le dollar baisse de 10 % par rapport à l’euro.
  • Même si l’ETF monte, votre gain est effacé par la perte de change.

Actifs concernés : ETF étrangers, actions internationales, or, cryptos.

💱 Le risque de change peut être couvert, mais cela a un coût.

5. Risque de contrepartie ou de faillite → la personne/entreprise en face ne paie pas

Ce que c’est : Le risque que l’émetteur d’un actif ne tienne pas ses engagements.

Exemples concrets :

  • Une entreprise fait faillite : ses actions deviennent quasi nulles.
  • Une plateforme crypto ferme : vos actifs sont bloqués ou perdus.

Actifs concernés : actions, obligations, produits structurés, plateformes non régulées.

🏦 Ce risque est plus faible avec des entreprises solides ou des placements régulés.

6. Risque réglementaire ou politique → les lois changent

Ce que c’est : Un changement de loi, de fiscalité ou de cadre réglementaire peut impacter vos placements.

Exemples concrets :

  • Un gouvernement décide de taxer fortement les plus-values sur l’immobilier.
  • Une crypto est interdite dans un pays.

Actifs concernés : tous, en particulier les cryptos, les SCPI, et certains produits exotiques.

⚖️ L’incertitude juridique est un vrai frein à l’investissement long terme.

7. Risque psychologique (ou comportemental) → vos émotions vous jouent des tours

Ce que c’est : Vous paniquez quand ça baisse. Vous achetez trop tard quand ça monte. Vous agissez sous l’émotion au lieu de suivre votre stratégie.

Exemples :

  • Vous vendez tout en 2020 au plus bas de la crise Covid.
  • Vous achetez des cryptos après qu’elles aient explosé… et perdez ensuite.

Actifs concernés : tous. Mais plus le marché est volatile, plus ce risque est fort.

🧘‍♂️ Gérer ses émotions est aussi important que gérer ses placements.

Comment réduire ces risques ?

  1. Diversifiez vos actifs : ne pariez pas sur un seul cheval.
  2. Investissez progressivement : le DCA (achat régulier) limite les mauvaises surprises.
  3. Adaptez votre portefeuille à votre profil : horizon, tolérance au risque, objectifs.
  4. Choisissez des supports régulés : plateformes fiables, fonds supervisés.
  5. Formez-vous et suivez un plan : ne réagissez pas à chaud.

À retenir

“Un bon investisseur ne cherche pas à fuir le risque… mais à le comprendre pour mieux le maîtriser.”

Il n’y a pas de placement miracle sans risque. Mais une bonne connaissance des mécanismes vous permet de transformer l’incertitude en opportunité.

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« Je rentre des États-Unis pour mes affaires, ce que j’y ai vu est bien loin de ce qu’on en dit en France »

TÉMOIGNAGE. Philippe Véran est le président de Biotech Dental, un mastodonte des implants, des aligneurs et des prothèses numériques dentaires. L’entrepreneur, qui a relocalisé fin 2024 sa production d’aligneurs des États-Unis vers le sud de la France, reste pragmatique et pense comme ses partenaires américains que le « trumpisme » est un phénomène passager. Il raconte son expérience à BFM Business et explique que la véritable menace pour l’économie française et européenne est, de très loin, la Chine.