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PEA : L’outil d’épargne le plus mal compris des français ? 

Avec plus de 7 millions de plans ouverts, le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est loin d’être un produit confidentiel. Pourtant, il reste largement sous-utilisé par rapport à d’autres solutions d’épargne comme le Livret A.

Alors que près de 470 milliards d’euros dorment encore sur les comptes courants des Français, le PEA apparaît comme un outil particulièrement intéressant pour investir sur le long terme tout en bénéficiant d’un cadre fiscal avantageux.

Pour mieux comprendre les freins, les opportunités et les évolutions autour du PEA, Parlons Finance a rencontré le Directeur France de XTB, Daniel Gravier. Ensemble, nous avons abordé les idées reçues, la fiscalité, les erreurs fréquentes des investisseurs ainsi que la vision de XTB pour démocratiser l’investissement en France.

Le PEA existe depuis longtemps, pourtant il reste peu utilisé. Pourquoi autant de Français passent encore à côté du PEA aujourd’hui ?

Avec environ 7,2 millions de plans ouverts en France, le PEA est loin d’être un outil délaissé par les épargnants.

Toutefois, la comparaison avec le Livret A reste frappante : le nombre de livrets ouverts est bien supérieur (58 millions de livrets), et surtout, le montant total des encours en 2024 sur le Livret A (432 milliards d’euros) écrase celui du PEA (114 milliards d’euros).

Un autre indicateur est particulièrement révélateur : selon les dernières données, les Français conservent 470 milliards d’euros qui ne sont absolument pas investis et qui dorment sur des comptes courants.

Le véritable frein ne réside donc pas dans le PEA lui-même, mais dans une problématique plus globale : le rapport complexe des Français à la gestion active de leur patrimoine.

Beaucoup pensent que le PEA est réservé aux investisseurs « experts ». Est-ce une idée reçue ? À qui s’adresse réellement le PEA ?

Absolument pas.

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est un outil accessible à tous, conçu pour encourager le plus grand nombre à investir dans des titres européens et ainsi soutenir l’économie réelle.

Il permet d’investir dès quelques euros sur des actions ou des ETF, et son utilisation ne nécessite pas forcément des connaissances techniques avancées.

L’investisseur reste autonome dans le choix de ses titres, qu’ils soient plus ou moins volatils selon son profil et ses objectifs.

Son principal atout demeure son avantage fiscal : après cinq ans de détention, les gains réalisés sont exonérés d’impôt sur le revenu.

Entre PEA, assurance-vie et compte-titres, comment expliquer simplement le rôle du PEA dans une stratégie d’investissement ?

Parmi ces trois enveloppes d’investissement, deux éléments sont essentiels : la fiscalité et les limites de dépôt.

L’assurance-vie et le PEA permettent toutes deux de bénéficier d’avantages fiscaux, que ce soit pour l’investissement ou la transmission patrimoniale.

Le PEA est toutefois plafonné à 150.000 euros de versements.

Le compte-titres offre quant à lui une liberté totale, sans plafond ni restriction particulière sur les actifs investissables.

Le PEA représente ainsi un excellent compromis : il combine la souplesse d’investissement d’un compte-titres avec une fiscalité avantageuse proche de celle de l’assurance-vie.

Pour de nombreux épargnants, il constitue un pilier incontournable dans la construction d’un patrimoine financier.

D’un point de vue fiscal, le PEA est souvent présenté comme très avantageux. Quels sont ses vrais atouts, mais aussi ses limites ?

Le principal avantage du PEA réside dans sa fiscalité.

Après cinq ans de détention, les gains réalisés, y compris les dividendes, sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux restent dus.

Un point souvent méconnu : le délai de cinq ans démarre à la date du premier versement et non à la date d’ouverture du compte.

Le dispositif comporte néanmoins certaines limites :

  • Un univers d’investissement restreint à des actifs éligibles.
  • Un plafond de versement fixé à 150.000 euros.

Malgré ces contraintes, le PEA demeure l’un des outils les plus efficaces pour investir sur le long terme.

Le PEA souffre parfois d’une image « rigide » ou « complexe ». Qu’est-ce qui freine concrètement les investisseurs ?

La principale difficulté concerne aujourd’hui le transfert d’un PEA existant entre deux établissements financiers.

En l’absence de délai réglementaire précis, les transferts peuvent parfois s’avérer longs et complexes.

Pour les nouveaux investisseurs, en revanche, l’ouverture d’un PEA est devenue relativement simple, notamment grâce aux plateformes en ligne qui ont largement simplifié les démarches.

XTB a lancé un PEA à 0 % de commission. Pourquoi ce choix ?

Le PEA existe depuis plus de trente ans et est déjà détenu par plusieurs millions de Français.

Pourtant, il reste encore largement sous-utilisé.

Face à ce constat, XTB a souhaité proposer une offre particulièrement compétitive afin de favoriser son adoption.

Cette stratégie semble porter ses fruits puisque plus de 10.000 nouveaux PEA ont été ouverts chez XTB un an seulement après son lancement.

L’objectif est clair : démocratiser l’investissement en bourse grâce à un produit simple, accessible et fiscalement attractif.

En quoi le PEA XTB se différencie-t-il des offres des banques traditionnelles ?

Le premier élément différenciant est sa tarification particulièrement compétitive.

XTB mise également sur une application intuitive permettant aux nouveaux investisseurs de naviguer facilement parmi les différents produits financiers.

L’entreprise met également en avant un accompagnement humain avec des équipes joignables par téléphone et la possibilité de rencontrer des conseillers dans ses bureaux parisiens.

Pour quelqu’un qui ouvre un PEA aujourd’hui, par où commencer ?

XTB ne fournit pas de conseils en investissement.

Toutefois, tout investisseur devrait commencer par définir ses objectifs personnels :

  • Les secteurs qui l’intéressent.
  • Les zones géographiques qu’il souhaite privilégier.
  • Son horizon d’investissement.
  • Son niveau de tolérance au risque.

L’essentiel reste de construire une diversification cohérente, basée sur de véritables convictions d’investissement.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes commises par les particuliers ?

Selon XTB, la principale difficulté est psychologique.

De nombreux investisseurs imaginent que passer un premier ordre en bourse est compliqué.

Dans la réalité, l’opération est souvent aussi simple qu’effectuer un virement bancaire ou ajouter un bénéficiaire sur son compte.

La plupart des investisseurs réalisent ensuite que la difficulté était davantage mentale que technique.

Et beaucoup regrettent finalement de ne pas avoir commencé plus tôt.

Dans un contexte économique incertain, le PEA reste-t-il pertinent ?

Oui, plus que jamais.

Pour le Directeur France de XTB, le PEA demeure un outil incontournable dans toute stratégie patrimoniale de long terme.

Son avantage fiscal constitue à lui seul un argument majeur.

Mais il offre également une grande flexibilité : rien n’oblige l’investisseur à investir immédiatement l’intégralité de son capital.

Chacun peut avancer à son rythme et saisir les opportunités lorsque les conditions de marché lui paraissent favorables.

Conclusion

Alors que des centaines de milliards d’euros restent aujourd’hui non investis sur les comptes courants des Français, le PEA apparaît comme l’un des véhicules les plus efficaces pour préparer son avenir financier. Accessible, fiscalement avantageux et adapté à une stratégie de long terme, il reste pourtant méconnu ou mal compris par une grande partie de la population.

Comme le rappelle le Directeur France de XTB au cours de cet entretien, le plus difficile n’est souvent pas d’investir… mais de faire le premier pas.

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Banque & Finance En vedette Entreprises

BNP Paribas et Mistral AI veulent accélérer l’IA dans la banque

BNP Paribas prolonge son partenariat avec Mistral AI pour développer des outils d’IA générative dans plusieurs métiers du groupe bancaire.

BNP Paribas a annoncé prolonger son partenariat avec Mistral AI pour une durée de trois ans. La banque française travaille avec la startup spécialisée dans l’intelligence artificielle depuis 2023, ce qui fait de BNP Paribas le plus ancien partenaire de Mistral AI dans le secteur financier.

Lors de cette présentation à laquelle Parlons Finance s’est rendu, les deux groupes ont expliqué vouloir aller plus loin que le simple accès à des modèles d’IA. L’objectif est désormais de co-développer des solutions directement adaptées au secteur bancaire, tout en gardant un haut niveau de sécurité et de conformité réglementaire.

Des usages très concrets dans la banque

BNP Paribas explique que l’IA est déjà utilisée pour gérer les énormes volumes d’informations internes du groupe. Les outils développés avec Mistral AI servent notamment à améliorer la recherche documentaire, automatiser certaines analyses ou encore faciliter le traitement de données. Plusieurs solutions sont déjà utilisées en interne et d’autres sont encore en phase de test.

Le partenariat concerne aussi des tâches plus sensibles comme le KYC (“Know Your Customer”), un système utilisé par les banques pour vérifier l’identité des clients et lutter contre la fraude et le blanchiment. L’IA pourrait automatiser certaines tâches répétitives tout en laissant la validation finale aux équipes humaines. BNP Paribas insiste justement sur ce point : l’objectif n’est pas de remplacer les employés, mais surtout de leur faire gagner du temps sur certaines opérations.

“Notre priorité est de tirer parti de la puissance de l’IA générative pour créer des outils fiables et efficaces que nos équipes et nos clients peuvent utiliser au quotidien”, explique Sophie Heller, directrice de la transformation de CPBS chez BNP Paribas.

Une IA européenne face aux géants américains

Ce partenariat montre aussi la volonté de BNP Paribas de travailler avec un acteur technologique européen plutôt qu’uniquement avec des groupes américains comme OpenAI ou Google. Mistral AI est aujourd’hui considéré comme l’un des principaux espoirs européens dans l’intelligence artificielle.

Le groupe bancaire mise sur une stratégie dite “multi-modèles”, c’est-à-dire utiliser plusieurs technologies d’IA selon les besoins, le niveau de confidentialité des données ou les contraintes géographiques. BNP Paribas regarde aussi de près les futures capacités de calcul de Mistral AI, un élément devenu stratégique avec l’explosion des besoins en puissance informatique dans l’IA générative.

“Ensemble, nous ne déployons pas seulement des modèles de pointe, mais co-développons également des solutions sur mesure qui répondent aux enjeux et aux opportunités propres au secteur bancaire”, affirme Marjorie Janiewicz, directrice commerciale de Mistral AI.

Des assistants IA pour les clients et les salariés

Les premiers outils commencent déjà à apparaître. Chez Hello bank!, l’assistant virtuel HelloïZ utilise désormais l’IA générative pour mieux comprendre les demandes des clients.

La banque précise que plus d’un million de clients utilisent déjà cette nouvelle version depuis janvier 2026.

En parallèle, BNP Paribas prépare aussi un assistant IA destiné à ses collaborateurs. Celui-ci pourra résumer des documents, reformuler des contenus, traduire des textes ou aider à analyser des informations plus rapidement.

Le déploiement est prévu à partir de 2026. Une preuve supplémentaire que l’IA générative entre désormais dans une phase beaucoup plus concrète dans le monde bancaire.

Pendant longtemps, l’intelligence artificielle dans les banques ressemblait surtout à une promesse ou à des tests isolés. Aujourd’hui, le sujet change clairement d’échelle. Avec ce type de partenariat, les grands groupes bancaires cherchent désormais à intégrer l’IA directement dans leurs outils du quotidien.

Et dans un secteur où la rapidité devient stratégique, la vraie bataille pourrait maintenant se jouer sur un point simple : quelle banque arrivera à utiliser l’IA le plus efficacement sans perdre la confiance de ses clients ?

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En vedette Entreprises Fiscalité Réglementation & Fiscalité

Qu’est-ce qu’un ruling fiscal ? Décryptage avec CALL+

En Belgique, la fiscalité peut parfois sembler complexe, surtout lorsqu’une entreprise, un indépendant ou un contribuable souhaite mettre en place une opération spécifique avant d’en connaître les conséquences fiscales exactes.

C’est précisément dans ce contexte qu’intervient le ruling fiscal, aussi appelé décision anticipée.

Pour mieux comprendre cet outil, Martin Servais, fondateur de Call+, rappelle un principe essentiel : un ruling n’est pas une manière d’échapper à l’impôt. C’est avant tout un mécanisme de sécurité juridique.

Autrement dit, il permet de demander à l’administration fiscale comment une loi fiscale s’appliquera à une situation précise, avant que cette situation ne produise ses effets fiscaux.

Qu’est-ce qu’un ruling fiscal ?

Un ruling est une décision anticipée rendue par le Service des Décisions Anticipées, aussi appelé SDA.

Selon la définition officielle, un ruling permet au SPF Finances de déterminer à l’avance comment les lois fiscales s’appliqueront à une situation ou à une opération bien précise qui n’a pas encore produit d’effets sur le plan fiscal. Cette décision donne au demandeur une sécurité juridique, car elle lie les services du SPF Finances, pour autant que les conditions décrites dans la demande soient respectées.

Contrairement à une idée reçue, ce service n’est pas réservé aux grandes entreprises.

Tout contribuable peut introduire une demande : une société, un indépendant, une personne physique ou encore une personne morale. Le SDA est un service gratuit de l’administration fiscale belge.

Le site officiel du SDA est accessible ici : www.ruling.be

À quoi sert concrètement un ruling ?

L’intérêt principal d’un ruling est d’éviter l’incertitude.

Avant de réaliser une opération, le contribuable peut demander à l’administration fiscale de confirmer le traitement fiscal applicable.

Cela peut concerner, par exemple :

  • une restructuration d’entreprise ;
  • une opération patrimoniale ;
  • une méthode de rémunération ;
  • un mécanisme d’investissement ;
  • ou encore un régime fiscal particulier.

L’objectif est de savoir à l’avance si l’administration accepte l’analyse proposée.

Une fois la décision rendue, elle est publiée de manière anonymisée et a généralement une durée de validité maximale de cinq ans. En principe, le fisc ne peut pas revenir sur le traitement fiscal validé si les opérations sont réalisées conformément aux conditions du ruling.

Les étapes d’une demande de ruling

Une demande de ruling suit généralement plusieurs étapes. La première étape est souvent le prefiling.

Il s’agit d’une phase préparatoire au cours de laquelle le contribuable présente sa situation au SDA. Cette demande peut être rédigée avec l’aide d’un avocat, d’un fiscaliste ou d’un expert-comptable, mais ce n’est pas obligatoirement le cas.

Le document doit décrire clairement :

  • l’identité du demandeur ;
  • la situation ou l’opération envisagée ;
  • les textes de loi concernés ;
  • l’analyse fiscale proposée ;
  • et les questions auxquelles le SDA est invité à répondre.

La demande doit donc être précise, motivée et argumentée.

Après réception, le SDA analyse le dossier. Des échanges peuvent ensuite avoir lieu afin de clarifier certains points ou d’adapter la demande.

À l’issue de cette phase, le demandeur peut décider de transformer le prefiling en demande formelle de ruling.

Si la demande reste au stade du prefiling, la procédure peut s’arrêter sans décision officielle. En revanche, si elle devient une demande de ruling, le SDA devra rendre une décision positive ou négative publiquement sur le site des décisions anticipées.

Le délai légal n’est pas strictement contraignant, mais le SDA indique généralement un délai indicatif de trois mois pour répondre aux demandes et doit motiver en cas de décision négatve.

Ruling personnalisé et ruling produit : quelle différence ?

Il existe plusieurs types de rulings.

  • Le premier est le ruling personnalisé.

Il concerne une situation spécifique, propre à un contribuable déterminé.

Par exemple, une société peut demander au SDA de confirmer le traitement fiscal d’une restructuration, d’une fusion, d’une cession d’activité ou d’une opération patrimoniale particulière.

Dans ce cas, la décision vise une situation précise et ne peut pas être automatiquement transposée à d’autres contribuables.

  • Le second est ce que l’on appelle souvent un ruling produit.

Il s’agit d’une décision portant sur un mécanisme plus standardisé, susceptible d’être utilisé par plusieurs contribuables qui remplissent les conditions prévues.

Ce type de ruling est souvent demandé par une entreprise qui développe une solution ayant un impact fiscal. Le ruling permet alors de sécuriser le cadre fiscal du mécanisme, avant sa commercialisation ou sa mise à disposition auprès de professionnels.

Le cas Call+

C’est dans cette logique que s’inscrit Call+.

Call+ a obtenu un ruling encadrant fiscalement l’octroi d’options sur actions à un dirigeant d’entreprise, dans le cadre d’un mécanisme de rémunération complémentaire. L’objectif est de permettre à une entreprise d’octroyer un bonus sous forme de stock-options, avec un traitement fiscal clarifié à l’avance.

Mais le positionnement de Call+ est important : la solution est pensée pour les experts-comptables et les fiduciaires.

Le rôle de l’expert-comptable reste central. C’est lui qui connaît la situation du client, analyse la pertinence du mécanisme, explique les conséquences au dirigeant et accompagne les aspects comptables et administratifs.

Call+ se positionne donc comme une solution clé en main destinée aux professionnels du chiffre qui souhaitent disposer d’un cadre structuré pour accompagner leurs clients dirigeants.

Un outil de sécurité, pas une zone grise

Le ruling fiscal est souvent mal compris.

Il ne s’agit pas d’un passe-droit, ni d’un outil réservé à quelques initiés.

C’est un mécanisme officiel, public et encadré, qui permet à un contribuable d’obtenir une position claire de l’administration avant d’agir.

Dans un environnement fiscal complexe, cette sécurité peut être précieuse.

Le cas Call+ illustre cette logique : utiliser le ruling non pas comme un argument commercial agressif, mais comme un cadre permettant aux experts-comptables de travailler avec davantage de clarté, de méthode et de sécurité.

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Staking, lending, margin : comprendre les différences

Staking, lending, margin : trois façons d’utiliser ses cryptos, avec des logiques et des niveaux de risque très différents.

Dans l’univers des cryptomonnaies, posséder des actifs ne se limite plus à les conserver ou à les échanger. De plus en plus de plateformes proposent des solutions pour “faire travailler” ses cryptos, avec à la clé des rendements parfois attractifs.

Parmi les options les plus courantes, trois termes reviennent souvent : staking, lending et margin. Derrière ces notions, pourtant, se cachent des mécanismes très différents, avec des objectifs et des niveaux de risque qui n’ont rien de comparable.

Le staking, un mécanisme lié au fonctionnement de la blockchain

Le staking consiste à immobiliser des cryptomonnaies pour participer au fonctionnement d’une blockchain. Certaines blockchains, comme Ethereum, utilisent un système appelé “preuve d’enjeu” (proof of stake), dans lequel les utilisateurs verrouillent une partie de leurs fonds pour valider les transactions.

En échange, ils reçoivent une récompense, généralement sous forme de nouvelles unités de la cryptomonnaie. Le staking est souvent perçu comme une forme de rendement relativement stable, car il dépend du fonctionnement même du réseau. Cependant, les fonds sont souvent bloqués pendant une certaine période, et leur valeur peut fluctuer en fonction du marché. Le risque principal reste donc lié à la volatilité de la cryptomonnaie utilisée.

Le lending, prêter ses cryptos pour générer un rendement

Le lending repose sur une logique différente. Il s’agit de prêter ses cryptomonnaies à d’autres utilisateurs ou à une plateforme, en échange d’un intérêt. Concrètement, un utilisateur met ses fonds à disposition, et la plateforme les prête à des emprunteurs, souvent pour du trading ou des besoins de liquidité. En retour, le prêteur perçoit un rendement, généralement exprimé en pourcentage annuel.

Ce système peut sembler simple, mais il comporte des risques. Le principal est celui de contrepartie : si l’emprunteur ou la plateforme rencontre des difficultés, les fonds peuvent être partiellement ou totalement perdus. Le lending dépend donc fortement de la fiabilité de l’intermédiaire utilisé.

Le margin, un outil de trading à effet de levier

Le margin, ou trading sur marge, est encore différent. Il ne s’agit plus de générer un rendement passif, mais d’augmenter son exposition au marché. Avec le margin, un utilisateur emprunte des fonds pour prendre une position plus importante que son capital initial. Cela permet d’amplifier les gains potentiels, mais aussi les pertes. On parle alors d’effet de levier.

Ce type d’utilisation est plus technique et s’adresse généralement à des profils expérimentés. En cas de mouvement défavorable du marché, la position peut être liquidée automatiquement, ce qui peut entraîner une perte rapide du capital engagé.

Dans un écosystème où les produits se multiplient, ces trois mécanismes illustrent bien la diversité des usages possibles. Les cryptomonnaies ne se limitent plus à un simple rôle d’actif, mais s’intègrent dans des logiques financières de plus en plus variées.

Utiliser ces outils en pratique

Aujourd’hui, certaines plateformes comme Bybit EU permettent d’accéder facilement à ces différents mécanismes (staking, lending, margin) depuis une seule interface.

Cela simplifie leur utilisation, mais implique aussi de bien comprendre les produits et les risques associés avant de s’y exposer.

👉 Pour explorer concrètement ces outils :

DISCLAIMER

Communication à caractère promotionnel. Ce contenu est réalisé en partenariat avec Bybit et peut inclure des liens affiliés. L’investissement en cryptomonnaies comporte un risque de perte en capital. Les cartes crypto impliquent des conversions d’actifs numériques pouvant entraîner des frais et une exposition à la volatilité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Renseignez-vous sur les conditions d’utilisation et la fiscalité applicable avant toute utilisation.

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ENGIE : performance financière et transition énergétique

ENGIE s’est profondément transformé ces dernières années pour devenir un acteur clé de la transition énergétique, avec une présence dans 30 pays.

Le groupe s’appuie sur trois piliers : 

  • production d’énergie bas carbone
  • infrastructures énergétiques
  • solutions clients.

Côté stratégie, ENGIE prévoit 34 à 38 milliards d’euros d’investissements entre 2026 et 2028, dont 90 % dédiés aux renouvelables, aux batteries et aux infrastructures, avec un objectif de neutralité carbone d’ici 2045.

Sur le plan financier, la dynamique est solide :  +46 % en Bourse en 2025, avec une politique de dividende attractive (1,35 € par action en 2025).

Un positionnement qui vise à concilier impact positif et création de valeur pour les investisseurs.

Pour découvrir l’analyse complète et les perspectives du Groupe, consultez l’article détaillé sur le site du Club des actionnaires d’ENGIE.

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Broker : à quoi ça sert et comment ça fonctionne ?

Tu veux investir en Bourse, mais tu ne sais pas par où commencer ? Le broker est la première brique à comprendre. Voici tout ce que tu dois savoir, sans blabla.

C’est quoi un broker, exactement ?

Un broker (ou courtier en valeurs mobilières) est un intermédiaire agréé qui te permet d’accéder aux marchés financiers. Sans lui, tu n’as tout simplement pas accès à la Bourse.

Concrètement, le broker joue le rôle de passerelle entre toi, l’investisseur particulier et le marché. C’est lui qui détient techniquement tes titres en dépôt, qui exécute tes ordres en quelques millisecondes, et qui te fournit la plateforme pour tout piloter.

Les différents types de brokers

Tous les brokers ne se ressemblent pas. Il en existe plusieurs profils, chacun avec ses avantages :

Broker en ligne

100% digital, frais réduits, idéal pour les investisseurs autonomes.

Broker traditionnel

Conseiller dédié, frais plus élevés, davantage de services personnalisés.

Neo-broker

Ultra-simplifié, souvent sans frais, ciblé sur l’investissement passif.

Comment ça fonctionne concrètement ?

Le processus est en réalité très simple. Tu t’inscris sur la plateforme du broker, tu alimentes ton compte (virement, carte…), puis tu passes tes ordres directement depuis l’interface.

À retenir : un broker agréé est réglementé par une autorité financière (l’AMF en France, la CySEC en Europe). C’est cette régulation qui protège tes fonds et garantit la transparence de l’exécution.

En matière de rémunération, le broker peut se payer via des commissions à chaque transaction, des spreads (l’écart entre le prix d’achat et de vente), ou des frais de tenue de compte. Les modèles varient selon les plateformes à bien comparer avant de s’engager.

Comment choisir son broker ?

Quelques critères essentiels à vérifier :

La régulation d’abord : c’est non négociable. Ensuite, les frais (commissions, change, dépôt/retrait). Puis l’offre de marchés disponibles actions, ETF, crypto, matières premières ? La qualité de l’interface joue aussi beaucoup, surtout quand tu démarres.

Et enfin, le service client, parce qu’une question urgente mérite une vraie réponse rapide.

Attention : investir comporte des risques de perte en capital. Les produits à effet de levier amplifient à la fois les gains et les pertes. N’investissez jamais ce que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre.

Notre recommandation du jour : XTB

Parmi les brokers qui cochent toutes les cases, XTB se distingue clairement : plateforme intuitive, accès à plus de 9.000 actions et ETF, application mobile soignée, et support client réactif en français. Contrôlé par l’AMF et la FCA, c’est l’un des brokers les plus utilisés en Europe.

Disclaimer

Lien affilié — Parlons Finance peut percevoir une commission si tu ouvres un compte via ce lien, sans frais supplémentaires pour toi. Investir comporte bien entendu des risques.

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La performance en Bourse dépend-elle vraiment d’un diplôme ?

Réussir en Bourse sans diplôme est-il possible ? Discipline, gestion du risque et méthode : les véritables facteurs de performance expliqués.

L’idée selon laquelle la réussite en Bourse serait réservée aux profils issus de formations financières prestigieuses reste largement répandue. Elle repose pourtant sur une confusion entre connaissance théorique et capacité à agir efficacement dans un environnement de marché.

La performance en Bourse ne dépend pas d’un niveau d’études, mais de la capacité à mettre en œuvre un processus structuré, discipliné et adapté à l’incertitude. Dans un univers où l’information est largement accessible, l’avantage ne réside plus dans l’accumulation de savoirs, mais dans leur application rigoureuse.

Une confusion entre connaissance et performance

Les marchés financiers sont souvent perçus comme un terrain réservé aux experts, maîtrisant des concepts complexes et disposant d’un accès privilégié à l’information. En pratique, cette vision est partiellement dépassée.

La connaissance théorique constitue un socle utile, mais insuffisant. De nombreux investisseurs disposant d’un haut niveau académique rencontrent des difficultés à générer une performance durable, tandis que d’autres, sans formation spécifique, parviennent à structurer une approche efficace.

La différence ne se situe pas dans le volume de connaissances, mais dans la capacité à transformer ces connaissances en décisions cohérentes et répétables.

La Bourse comme discipline opérationnelle

La Bourse ne relève pas d’une logique d’intuition ou d’opportunité ponctuelle. Elle s’inscrit dans une démarche structurée, fondée sur des règles définies en amont.

Une stratégie d’investissement ou de trading repose généralement sur trois piliers :

  • des critères d’entrée clairement identifiés
  • des règles de sortie explicites
  • un cadre de gestion du risque

L’objectif n’est pas de prévoir systématiquement l’évolution des marchés, mais de mettre en place un système capable de produire un résultat positif sur un grand nombre de décisions.

Chaque position doit être envisagée comme une composante d’un ensemble, et non comme un événement isolé.

L’importance de la structuration de l’information

Dans cette logique, Zonebourse met à disposition des outils permettant de structurer l’analyse et de gagner en cohérence dans la prise de décision.

Parmi les principaux outils proposés :

  • le stock screener, permettant de filtrer les actions selon des critères fondamentaux, techniques ou de consensus afin d’identifier des opportunités correspondant à une stratégie définie
  • les fiches sociétés détaillées, regroupant les données financières, les ratios clés et les prévisions, facilitant la comparaison entre entreprises
  • les notations et classements internes, offrant une lecture synthétique de la qualité ou du potentiel d’un actif
  • les listes thématiques (Top Listes), permettant d’identifier rapidement des valeurs selon des tendances ou des styles d’investissement
  • le Portfolio Manager, destiné au suivi et à l’analyse de ses positions dans le temps
  • les portefeuilles modèles, illustrant des stratégies concrètes et leur évolution
  • les alertes de marché, les calendriers financiers et les flux d’actualités, assurant un suivi continu des événements susceptibles d’influencer les marchés

L’ensemble de ces outils contribue à standardiser l’analyse, à réduire l’impact des biais émotionnels et à renforcer la discipline dans l’exécution des décisions.

Dans cette logique, des plateformes comme Zonebourse permettent aujourd’hui de structurer concrètement cette approche. Par exemple, le Stock Screener donne accès à un univers de plus de 30 000 actions filtrables selon des critères utilisés par les professionnels (croissance, rentabilité, valorisation, consensus).

Cela permet à un investisseur particulier de reproduire une méthodologie d’analyse proche de celle d’un gérant de fonds, sans nécessairement disposer d’une formation académique avancée.

Illustration concrète

Concrètement, un investisseur peut aujourd’hui :

  • filtrer des entreprises selon des critères précis (ex : croissance du chiffre d’affaires, marges, PER)
  • consulter des historiques financiers sur plusieurs années
  • analyser le consensus des analystes
  • comparer plusieurs sociétés en quelques clics

Ce type d’analyse, autrefois réservé aux professionnels, est désormais accessible à tous via des outils spécialisés.

La gestion du risque comme fondement

En Bourse, la gestion du risque constitue le principal levier de pérennité. Elle conditionne la capacité à traverser des périodes défavorables sans compromettre durablement le capital.

Les principes fondamentaux incluent :

  • la limitation du risque par position
  • le contrôle de l’exposition globale
  • l’acceptation de pertes régulières mais maîtrisées

Les marchés fonctionnent selon une logique probabiliste. Même une stratégie pertinente génère des pertes. La performance réside dans la capacité à s’assurer que, sur la durée, les gains compensent ces pertes.

Le rôle déterminant des biais comportementaux

Les biais psychologiques représentent l’un des principaux obstacles à la performance en Bourse. Ils affectent la prise de décision, souvent de manière inconsciente.

Parmi les plus fréquents :

  • la surconfiance après des gains
  • la réaction excessive aux pertes
  • la difficulté à respecter un plan établi

Ces biais ne sont pas corrigés par un diplôme. Ils nécessitent la mise en place de règles strictes et leur application systématique.

La discipline permet de transformer une activité potentiellement émotionnelle en un processus d’exécution.

Un apprentissage fondé sur l’expérience

Contrairement à un parcours académique classique, l’apprentissage en Bourse repose en grande partie sur l’expérience.

Ce processus implique :

  • l’analyse des décisions passées
  • l’ajustement progressif des stratégies
  • la répétition et la constance

Le marché constitue un environnement exigeant, où chaque erreur a un impact direct. Cette dimension favorise un apprentissage empirique, souvent plus déterminant que la théorie seule.

Discipline et constance : un avantage décisif

Dans un contexte où l’information est accessible à tous, l’avantage compétitif réside dans la capacité à appliquer une méthode avec rigueur.

Cela suppose :

  • de respecter son plan d’investissement
  • d’éviter les décisions opportunistes
  • de maintenir une cohérence dans le temps

La majorité des échecs observés en Bourse ne provient pas d’un manque de connaissances, mais d’une incapacité à suivre un cadre défini.

Conclusion

Réussir en Bourse sans formation académique en finance est non seulement possible, mais fréquent.

La performance ne dépend pas du diplôme, mais de la qualité du processus mis en place. Dans un environnement incertain, la capacité à appliquer une méthode disciplinée, à gérer le risque et à maintenir une cohérence dans le temps constitue le véritable facteur différenciant.

La Bourse ne récompense pas le niveau d’études. Elle récompense la rigueur, la constance et la maîtrise du comportement.

➡️ Dans ce contexte, l’accès à des outils structurés joue un rôle clé pour transformer une méthode théorique en démarche réellement applicable.

➡️ Pour celles et ceux qui souhaitent mettre en place ce type de rigueur avec des outils adaptés, certaines plateformes comme Zonebourse proposent des solutions permettant de structurer concrètement leur analyse.

Communication à caractère promotionnel réalisée en collaboration avec Zonebourse
Investir comporte un risque de perte en capital

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Au fait, comment va l’Europe ?

Au grand désarroi de M. Trump, l’Europe se tient à distance respectable de toutes les agitations géopolitiques du Moyen-Orient, se contentant de distribuer les mauvais points et de remplir ses obligations défensives envers certains pays du Golfe.

Pourtant, le Vieux Continent n’est pas resté complètement amorphe ces dernières semaines et poursuit, doucement mais sûrement, sa mutation profonde d’un libre-échangisme absolu et assez naïf vers un protectionnisme ciblé.

La hausse du prix du pétrole sera, à court terme, un frein au rebond économique européen, mais les perspectives plus long termes demeurent attrayantes.  

Entrons en profondeur avec l’analyse de Aymeric Lang, directeur de la Gestion chez Erasmus AM.

Une rupture de discours

Un peu d’Histoire d’abord.

1951, Traité de Paris. Alors que les plaies de la Seconde Guerre mondiale se referment à peine, les pays européens ont très vite compris qu’ils ne réussiraient plus à s’imposer comme des puissances mondiales individuellement. La Communauté Economique du Charbon et de l’Acier, qui regroupe la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg pose les premiers pavés d’une zone de libre-échange.

C’est le début de la belle histoire européenne, qui aboutira avec le traité de Maastricht en 1992, traité fondateur de l’Union Européenne.

Portée par ce succès continental, l’Europe voit dans le libre échange la réponse idéale à son déficit chronique de ressources énergétiques et devient co-fondatrice et la plus fervente défenseuse de l’OMC, Organisation Mondiale du Commerce. En 2001, l’UE soutient activement l’adhésion chinoise. La Chine devient membre sans clause sociale ni environnementale et sans avoir à renoncer à ses subventions massives.

Depuis, la désindustrialisation européenne se fait à marche forcée, avec une part de l’industrie manufacturière qui passe de 20% du PIB européen en 2000 à moins de 15% aujourd’hui. Alors que l’Europe regardait cette désindustrialisation comme un signe de maturité économique, elle renforçait la prise de pouvoir chinoise et dessinait sa vulnérabilité stratégique.

Mais, force est de constater que les choses sont en train de changer.

D’abord timidement, avec la mise en place de droits sur les véhicules électriques chinois en 2024, les choses semblent accélérer récemment, sous la pression notamment du fameux Rapport Draghi. Dernier exemple ? L’Industrial Accelerator Act, annoncé par la Commission Européenne en mars 2026, qui instaure une préférence européenne explicite dans les marchés publics, écartant Pékin des financements de l’Union.

« Nous faisons aux entreprises chinoises ce que la Chine fait aux entreprises européennes depuis 20 ans » avance Stéphane Séjourné.

En tant qu’investisseurs européens, nous ne pouvons que saluer ces initiatives qui devraient redonner de la compétitivité aux PME européennes. Reste maintenant à savoir quand cette proposition sera validée par le Parlement Européen et si elle ne sera pas trop vidée de sa substance. Tout ne change pas : la lourdeur administrative européenne reste malheureusement un fléau.         

  • La hausse du prix du pétrole va (temporairement) ralentir la belle dynamique récente

Hasard du calendrier ce changement de cap se fait dans un contexte assez faste pour l’Europe.

Les PMI manufacturiers publiés fin mars atteignent un record depuis bientôt 4 ans : à 51,4 (le consensus attendait 49,6), ils dépassent le niveau de février (50,8) et ancrent le cycle manufacturier en territoire expansionniste.

Une excellente nouvelle alors que l’Europe venait de connaître sa plus longue phase de contraction de l’activité manufacturière depuis la deuxième guerre mondiale.

Les plans de relance (plan allemand, plan défense…) ont semblé porter leur fruit, avec des prises de commande qui continuent d’augmenter. L’accélération a d’ailleurs été beaucoup plus marquée que dans le reste de l’Europe.

JP Morgan Asset Management

Mais comme d’habitude avec l’Europe, le fleuve sera tout sauf tranquille.

Evidemment, le conflit en Iran aura un double impact délétère : la hausse des prix du pétrole va peser sur les perspectives de croissance et également augmenter l’inflation.  

La Banque Centrale Européenne anticipe un ralentissement de la croissance du PIB à 0,9% par an. Même en cas d’une hypothétique résolution rapide du conflit, difficile d’imaginer le prix du pétrole retrouver rapidement ses niveaux d’avant crise. Un baril durablement supérieur à 90 dollars va de nouveau tester la capacité des entreprises à passer des hausses de prix à leurs clients après le choc inflationniste de 2022.  Il pèsera inéluctablement sur la consommation des ménages, sans pour autant écarter le risque rampant de devoir forcer la BCE à monter ses taux.

Néanmoins, nous conservons une vue positive sur la réaccélération à venir. Certes la situation géopolitique va peser sur les prochains trimestres, mais cela ne sera que du décalage selon nous.  

Le taux d’épargne est déjà sur des niveaux élevés, environ 19%, et les Européens ont les moyens d’encaisser ces mouvements de prix. D’autant que la dépendance au pétrole s’est quand même nettement réduite au cours des dernières décennies.

Enfin, nous restons convaincus que Trump aura besoin d’un accord alors que des échéances importantes approchent (Driving season, 250 ans de la Constitution Américaine, élections de mi-mandat…) . 

  • Alors, quelle place pour l’Europe dans les allocations ?

Le marché européen n’a pas à rougir depuis le début d’année. L’Euro Stoxx 50 est en hausse de 2,90% depuis le début de l’année. C’est mieux que le MSCI World (+2,00%) et que le S&P 500 (+0,60%).

Les prochaines semaines seront vraisemblablement agitées sur les marchés.

Outre les aléas Trumpiens, habituels, la saison des publications pourrait créer une phase de révision à la baisse des perspectives de croissance des bénéfices. Pour l’instant, seuls les analystes du secteur pétrolier ont changé les chiffres à la suite des événements, révisant donc leurs attentes à la hausse. Mais les autres analystes ont préféré attendre les communications du premier trimestre. Résultat, les perspectives de résultat au global ont été en hausse ces dernières semaines, ce qui n’est pas pérenne.

JP Morgan Asset Management

La publication du premier trimestre de LVMH va clairement dans ce sens. Le Moyen-Orient a eu un impact d’un point de croissance du groupe, tout sauf négligeable.

Cependant, une fois cette phase de normalisation terminée, le marché devrait se projeter sur l’après crise iranienne. Les perspectives seront plus encourageantes :

  • Les plans de relance européens sont loin d’avoir encore portés tous leurs fruits.
  • Le niveau de valorisation actuel des marchés européens, à 14x les bénéfices, offre une belle décote par rapport au marché américain, à plus de 20x
  • L’Europe serait la principale bénéficiaire d’une éventuelle accalmie sur le front russo-ukrainien. Dans ce contexte, l’éviction d’Orban du pouvoir hongrois, principal allié de Poutine au sein de l’Union Européenne, est positive.  

Il nous paraît essentiel de conserver une belle exposition à l’Europe dans les allocations.  Le changement de tendance qui se dessine, entre rebond cyclique et prise de conscience politique,  n’est pas du tout intégré dans les cours.

Chez Erasmus AM, l’Europe représente près de la moitié de notre poche action aujourd’hui soit une nette surpondération par rapport à son poids dans le MSCI World (15%). A contrario, nous sommes sous pondérés sur l’Amérique du Nord (40% contre 75% dans l’indice).

Et quelle meilleure façon de jouer la réaccélération de l’Europe qu’à travers les Small Caps ?

Dans la situation actuelle, elles présentent un triple avantage :

  • Elles sont très fortement corrélées avec le PMI Manufacturier qui rebondit actuellement
  • A 12,5x les bénéfices attendus, elles offrent une décote de valorisation par rapport à leur niveau historique (15x), mais également par rapport aux grandes capitalisations (14x)
  • Avec 2/3 de leur chiffre d’affaires exposé à leur zone géographique, contre 1/3 pour les grandes capitalisations, elles sont davantage immunes à la phase de relocalisation qui pourrait avoir lieu au cours des prochaines années.  

Il est tout à fait possible de s’exposer à cette classe d’actifs en sélectionnant directement des valeurs cotées. Mais une autre façon de jouer cet univers, passionnant mais exigeant, est de la faire à travers un fonds actions.

Chez Erasmus, nous avons récemment lancé le fonds fermé Erasmus Dynamic Leaders 2030 qui investit dans une cinquantaine de sociétés micro-caps européennes de grande qualité avec un beau potentiel de croissance d’ici 2030.

Le fonds est ouvert à la souscription jusqu’au 31 décembre 2026, accessible en nominatif pur, mais aussi à travers un PEA ou un PEA-PME. Il sera ensuite fermé jusqu’au 31 décembre 2030 afin de pouvoir pleinement bénéficier du potentiel de rattrapage sur la classe d’actifs.

Conclusion : Après un long sommeil parfaitement mis à profit par ses concurrents sino-américains, l’Europe semble donc entrouvrir les yeux en sortant de son libre-échangisme naïf et absolu pour entrer dans un cycle de protection accru de son tissu industriel. C’est une excellente nouvelle pour les entreprises européennes et cela ouvre de nouvelles perspectives à moyen terme. Plus proche de nous, cependant, il va falloir encaisser les conséquences économiques du prix du pétrole durablement plus haut.  

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Actualité En vedette Success story

Trade Republic renforce son service client avec une assistance 24h/24

Trade Republic lance un service client disponible 24h/24 avec des conseillers humains et enrichit son application.

Trade Republic fait évoluer son service client avec une nouvelle offre accessible en continu. Les utilisateurs peuvent désormais contacter un conseiller à tout moment, par téléphone ou via un chat directement intégré à l’application. Une évolution qui marque un changement pour la plateforme, longtemps centrée sur l’investissement autonome

Un service client disponible à tout moment

Concrètement, les utilisateurs peuvent appeler depuis l’application, demander à être rappelés ou échanger en direct avec un conseiller. Plus de 1 000 agents ont été mobilisés pour répondre aux demandes dans plusieurs langues.

Si une demande ne peut pas être traitée immédiatement, un système permet de suivre son avancement en temps réel. Trade Republic indique avoir investi plusieurs dizaines de millions d’euros pour déployer cette infrastructure, incluant la technologie et la formation des équipes.

Une application enrichie pour les investisseurs

En parallèle, la plateforme déploie une mise à jour avec plus de 30 nouvelles fonctionnalités. Certaines concernent la sécurité, avec notamment l’authentification à deux facteurs (2FA), qui ajoute une vérification supplémentaire lors de la connexion.

D’autres évolutions visent à améliorer le suivi des investissements, avec de nouveaux outils d’analyse et des rapports fiscaux téléchargeables, permettant aux utilisateurs de mieux suivre leurs performances et leurs obligations.

Une relation client davantage mise en avant

Au-delà des fonctionnalités, Trade Republic cherche à renforcer le lien avec ses utilisateurs. La plateforme met en place un “Customer Council”, un groupe de clients invités à échanger directement avec la direction et à proposer des améliorations.

Cette initiative s’inscrit dans une évolution plus large du secteur, où les plateformes d’investissement ne se limitent plus à proposer des outils, mais cherchent aussi à améliorer l’accompagnement et la relation avec leurs clients.

Collaboration commerciale, investir comporte des risques, sachez-le.

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Bourse Entreprises Success story

ST Group : un industriel toulousain s’introduit en Bourse via une infrastructure nouvelle génération

Dans un contexte marqué par le retour des enjeux de souveraineté industrielle en Europe, certaines entreprises cherchent à accélérer leur développement en accédant aux marchés de capitaux.

C’est le cas de ST GROUP, un groupe industriel français basé à Labège, près de Toulouse, spécialisé dans la conception et la fabrication de pièces composites haute performance pour les secteurs de l’aéronautique, de la défense et du spatial.

L’entreprise s’apprête à franchir une étape structurante avec son introduction en Bourse, réalisée via la plateforme LISE (Lightning Stock Exchange).

Un positionnement au cœur des filières stratégiques

ST Group intervient sur plusieurs programmes industriels majeurs en Europe, aux côtés de grands donneurs d’ordre tels qu’Airbus et Dassault Aviation.

Ses composants sont notamment intégrés à des appareils comme l’A350, l’A320 ou encore le Rafale, ce qui positionne l’entreprise au sein de chaînes de valeur critiques pour l’industrie européenne.

Au-delà de l’aéronautique civile et militaire, le groupe développe également des activités dans les drones de défense, le spatial ou encore l’aviation d’affaires via sa filiale ST Luxury.

Un modèle industriel intégré

Le développement de ST Group repose sur un socle d’ingénierie et de savoir-faire techniques, progressivement structuré autour d’un modèle industriel intégré.

L’entreprise est aujourd’hui en mesure d’intervenir sur l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis les études jusqu’à la fabrication de pièces et sous-ensembles composites.

Son outil industriel s’appuie sur un site de 5 000 m², comprenant notamment une salle blanche ISO7, un autoclave grande capacité, des équipements d’usinage robotisés et des infrastructures de contrôle qualité.

Ce niveau d’intégration permet au groupe d’internaliser une grande partie de ses opérations.

Une trajectoire de croissance en accélération

Sur le plan financier, ST Group affiche une progression soutenue de son activité.

Le chiffre d’affaires s’établit à 3 millions d’euros en 2025, avec un objectif de 4,9 millions d’euros en 2026 et de 11 millions d’euros à horizon 2030.

Cette trajectoire s’accompagne d’une montée en puissance des effectifs et d’une amélioration attendue de la rentabilité, avec un objectif d’EBITDA d’environ 15 % à moyen terme.

La croissance du groupe repose à la fois sur les programmes aéronautiques existants et sur le développement de nouveaux relais d’activité, notamment dans la maintenance (MRO), les drones et le spatial.

Une capacité de montée en charge

L’un des éléments structurants du dossier réside dans la capacité de production de l’entreprise.

ST Group indique disposer d’un outil industriel déjà dimensionné pour accompagner une montée en charge significative, sans nécessiter d’investissements majeurs à court terme.

Dans un secteur où les contraintes industrielles peuvent freiner la croissance, cet élément constitue un levier potentiel d’accélération.

Une introduction en Bourse structurée

L’opération prend la forme d’une augmentation de capital, avec un montant cible d’environ 2,6 millions d’euros, pouvant être porté à 3 millions d’euros en cas d’extension.

La valorisation de la société est fixée à un peu plus de 8 millions d’euros, avec un prix unitaire de 18,25 euros par action.

L’opération prend la forme d’une augmentation de capital, avec un montant cible d’environ 2,6 millions d’euros, pouvant être porté à 3 millions d’euros en cas d’extension.

La valorisation de la société est fixée à un peu plus de 8 millions d’euros, avec un prix unitaire de 18,25 euros par action.

L’opération est par ailleurs éligible au dispositif fiscal IR-PME, permettant une réduction de revenu de l’ordre de 18% du montant investi dans les conditions prévues. 

La période de souscription s’étend du 9 au 20 avril, avec une possibilité de prolongation jusqu’au 24 avril. L’allocation des titres se fait selon le principe du « premier arrivé, premier servi », ce qui implique une clôture anticipée en cas de succès de l’opération. À ce stade, il est toutefois toujours possible pour les investisseurs de participer à l’offre, sous réserve de disponibilité des titres.

Une levée de fonds orientée croissance

Les fonds levés doivent permettre d’accompagner le développement du groupe, avec une allocation majoritairement orientée vers le besoin en fonds de roulement, complétée par des dépenses opérationnelles, de R&D et, dans une moindre mesure, d’investissement.

L’objectif est de soutenir la montée en cadence industrielle et de consolider le positionnement de l’entreprise sur ses marchés.

Une IPO réalisée sur une bourse innovante

L’introduction en Bourse de STGROUP présente une particularité : elle est réalisée sur LISE, une plateforme de marché reposant sur la technologie blockchain.

Cette infrastructure permet notamment un règlement-livraison instantané et un accès continu au marché, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

L’opération constitue ainsi l’une des premières introductions en Bourse entièrement on-chain en Europe, dans le cadre du régime pilote DLT.

Un test pour de nouveaux modes de financement

Au-delà du cas de ST Group, cette opération s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’évolution des marchés financiers.

La tokenisation des actifs et la simplification des infrastructures de marché pourraient, à terme, modifier les conditions d’accès au financement pour certaines entreprises, en particulier les PME et ETI.

Reste à savoir dans quelle mesure ces nouveaux modèles parviendront à s’imposer dans un environnement réglementaire encore en construction.

Disclaimer

Partenariat commercial avec Lise SA. Communication à caractère promotionnel. Lise SA intervient en qualité de prestataire de placement non garanti pour cette offre et perçoit une rémunération à ce titre. Lise SA opère également le marché sur lequel les actions seront admises aux négociations. Document d’information de l’émetteur disponible sur www.lise.com. L’investissement en actions de PME comporte un risque de perte en capital (totale ou partielle) et un risque de liquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La disponibilité 24/7 ne garantit pas la présence d’une contrepartie. Lise SA – Entreprise d’investissement agréée par l’ACPR (CIB 18883) et supervisée par l’AMF. Lise opère un SNR-DLT autorisé en vertu du Règlement (UE) 2022/858. Lise est agréée pour les services de MTF et de placement non garanti.