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Entreprises Monde

La Turquie a présenté sa première voiture 100% Made in Turkey !

Le constructeur TOGG en compagnie du président Ergodan ont présenté, lors d’une cérémonie organisée à Gebze, la première voiture électrique turque conçue par Turkey’s Automobile Initiative Group et qui sera fabriquée en série à partir de 2022.

La Turquie, et ses ambitions de développement de plus en plus prouvées, vient de démontrer au monde sa capacité à s’immiscer parmi les constructeurs automobiles mondiaux en dévoilant sa toute première voiture Made in Turkey qui, en plus, est électrique !

Aujourd’hui, le pays veut se doter d’une industrie automobile puissante et assurer sa souveraineté. Celui-ci accueille déjà des usines automobiles et ne dispose pas de constructeur national. Ainsi, 5 industriels du pays ont donc été priés de se regrouper pour faire émerger un champion national de l’automobile.

En effet, la Turquie a toujours été un grand marché pour les nouvelles technologies mais l’ambition de ce pays émergent est de devenir à la fois producteur mais aussi exportateur.

Le véhicule, présenté sous la bénédiction du président, Recep Tayyip Erdogan, se déclinera en cinq modèles et devrait avoir une autonomie de 500 kilomètres. Celui-ci sera capable de parcourir la plus longue distance parmi les véhicules de sa catégorie et pourra être rechargé à 80% en l’espace de 30 minutes.

« Nous vivons aujourd’hui une journée historique, un rêve de 60 ans devient réalité » a déclaré Erdogan.

La particularité est que ce véhicule fonctionnera sans émission de CO2 et aura l’avantage de ne pas polluer l’environnement. Le pays ambitionne d’en produire 175.000 unités par an à partir de 2022.

Montant du projet

Le montant de l’investissement prévu pour la construction de l’usine à Bursa devrait être de l’ordre des 22 milliards de livres turques (3,3 milliards d’euros). Le site doit employer près de 4.300 ouvriers.

Concernant le prix du véhicule, rien a encore été défini mais le président turc a assuré que l’automobile sera spacieuse, performante et la moins chère possible.

A noter que ce projet de construire une voiture entièrement Turque a été un objectif de longue date du président turc et de son parti en vue de démontrer la puissance économique de ce marché émergent.

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Entreprises

En 10 ans, les revenus d’Apple, Amazon et Google ont atteint des sommets !

Que ce soit en termes de capitalisation boursière ou de revenus, les géants de la tech américaine, les « Gafam », ont connu une folle envolée depuis 10 ans.

La technologie a pris le pas sur tous les différents secteurs confondus grâce notamment au boom des smartphone ou encore de la digitalisation des entreprises et de la société. C’est dans ce contexte que les géants du numériques (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) ont vu la brèche pour atteindre des sommets.

Petite présentation:

  • Google : leader mondial du moteur de recherche qui détient plus de 90 % des parts de marché des requêtes web 
  • Apple :  multinationale américaine qui conçoit et commercialise des produits électroniques grand public, des ordinateurs personnels et des logiciels informatiques.
  • Facebook : le réseau social américain aux 2,4 milliards d’utilisateurs mensuels et détenteur des autres réseaux WhatsApp et Instagram 
  • Amazon : le poids lourd du e-commerce 
  • Microsoft : géant mondial du logiciel d’exploitation et des services informatiques 

Intéressant à savoir:

  1. Par exemple, Microsoft, a dégagé un chiffre d’affaires de 110,4 milliards de dollars l’année dernière, ce qui représente un peu moins du double du CA de 2008 (60,4 milliards de dollars).
  2. Facebook a connu la plus forte progression avec un CA qui a bonde de 300 millions de dollars à près de 56 milliards de dollars en à peine 10 ans ! Vous imaginez bien que sa vache à lait réside dans son activité publicitaire mobile. Facebook a commencé à vendre de l’espace publicitaire sur mobile en 2012 et maintenant, cette activité représente 90% de ses revenus.
  3. Amazon a réussi à multiplier par 12 ses revenus entre 2008 et 2018 qui ont atteint 200 milliards de dollars l’année dernière. A noter qu’en bourse également Amazon a fait des étincelles puisqu’elle a vu sa capitalisation boursière augmenter de plus de 1.300% depuis 2010. Le géant du e-commerce pèse désormais 865 milliards de dollars, contre 60 milliards au début de la décennie.
  4. Apple reste en pole position à la tête des GAFAM avec 265,6 milliards de dollars de revenus générés en 2018. L’entreprise a connu une augmentation fulgurante de 500% au cours de la décennue et est restée pendant très longtemps l’entreprise la mieux valorisée au monde. Elle est actuellement valorisée à plus de 1.200 milliards de dollars et vient de passer en seconde position avec l’introduction en bourse de la société pétrolière Saudi Aramco
  5. Concernant Gogle, l’entreprise se trouve en troisième position en matière de revenus et de capitalisation boursière. Avec une CA multiplié par 6 depuis 2008, il a atteint 136,2 milliards de dollars. En bourse, Google a enregistré une hausse de 373% de sa capitalisation boursière depuis 2010.

Ces 5 sociétés cumulent actuellement plus de 4 430 milliards de dollars de capitalisation boursière, soit tout de même plus de 30 % du poids de l’indice NASDAQ Composite, un des 3 indices boursiers les plus suivis !

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Bourse Nos analyses

Qu’est-ce qu’une « Option » ?

Nos derniers sujets sur les bases de la Finance portaient sur les actions, les obligations et les ETF. Aujourd’hui, nous aborderons un produit moins connu, les options.

Les options font partie de la famille des produits dérivés, ces actifs dont la valeur dépend (dérive) d’un autre actif financier (que l’on appelle le sous-jacent et qui peut être, par exemple, une action ou une matière première).

Prenons un exemple simple qui nous servira de fil conducteur : un fabricant de vêtements souhaite se couvrir contre la variation du prix du coton (prix = 10 $ dans notre exemple) pour l’année 2020. Il se positionne donc en tant qu’acheteur d’une option qui lui donnera le droit d’acheter du coton à 13 $ d’ici un an. Nous retrouvons ici plusieurs spécificités :

  • Le type : l’option peut donner le droit d’acheter (Call) ou de vendre (Put) un actif.
  • Le droit : Le détenteur d’une option n’est pas obligé d’acheter l’instrument financier si les conditions ne lui sont pas favorables (ex. la valeur du sous-jacent est moins chère sur le marché que sur le contrat d’option). Dans notre exemple, si le prix du coton est de 12 $ sur le marché, l’acheteur ne va pas activer son option.
  • L’obligation : De son côté, le vendeur a l’obligation de vendre (pour un call) ou d’acheter (le put) l’actif sous-jacent si l’acheteur applique son option.
  • Le prix d’exercice : Le prix indiqué dans le contrat est représentatif des croyances de l’acheteur et du vendeur. En se donnant le droit d’acheter à 13 $ le prix du coton dans un an, le fabricant anticipe une hausse du prix du coton et veut s’en protéger.
  • La durée : le droit d’exercer une option a une durée limitée. Au-delà de celle-ci, elle n’est plus possible. Notre fabricant a donc un an pour l’activer.
  • Le coût : Une option a un coût, sous forme de prime, qu’il est important de prendre en considération. Elle est le reflet de la combinaison entre la valeur intrinsèque de l’option (le prix d’exercice par rapport à la valeur du sous-jacent) et sa valeur temporelle (le temps qu’il reste pour pouvoir exercer celle-ci).
  • La stratégie : Dans notre exemple, le fabricant souhaite se couvrir d’une hausse du prix du coton. D’autres achètent des options pour spéculer sur le prix du sous-jacent.

En décembre 2020, si le prix du coton atteint 15 $, notre fabricant activera son droit de l’acheter a 13 $ et le vendeur de l’option sera dans l’obligation de le lui vendre. Dans le cas contraire (11 $), le détenteur de l’option achètera du coton sur le marché.

Quel est l’intérêt pour le vendeur d’une option ?

L’encaissement des primes tout au long de la période. La durée limitée de l’option et la probabilité que la valeur du sous-jacent ne dépasse pas le prix d’exercice sont à l’avantage du vendeur d’option, qui perçoit les primes durant cette période.

Les options peuvent être échangés directement entre investisseurs (marché de gré à gré), avec un organisme bancaire (warrant) ou sur un marché standardisé. En Belgique, il est possible d’acheter des options en passant par des organismes financiers.

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Monde

Forbes a dévoilé les femmes milliardaires les plus puissantes en 2019 !

Dans le classement Forbes des femmes les plus proches du monde, 13 sont milliardaires et celles-ci comptabilisent une valeur nette totale estimée à 86,7 milliards de dollars.

Depuis des dizaines d’années, nous avions pour habitude de constater le nombre majoritaire d’hommes dans la liste des personnalités les plus riches du monde ayant une influence immense. Progressivement, nous observons que les femmes s’immiscent également dans cette top list des personnes dont l’influence est basée sur la fortune.

Parmis le Top 100, certaines dirigent des sociétés suivies par le S&P 500 tandis que d’autres ont fondé des entreprises, comme Judith Faulkner (72e position), Zhou Qunfei (68e position) et Kiran Mazumdar-Shaw (67e position).

« L’argent est synonyme de pouvoir que lorsque l’on sait en user pour créer un réel impact. »

Dans le top 100 des femmes les plus puissantes, nous pouvons y observer 13 milliardaires. En Amérique, l’héritière de l’empire Walmart, Alice Walton, est la femme la plus riche mais n’apparait pas dans le classement cette année. En revanche, nous y retrouvons en 21 ème position la CEO de Walmart International, Judith McKenna, à la tête de plus de 6.000 magasins et de 700.000 associés dans 26 pays.

A noter que seulement 7% des femmes du top 100 ne doivent leur richesse qu’à elles-mêmes et non à un héritage ou autre. Que leur fortune soit le résultat du travail ou d’un héritage, ces femmes ont tendance à employer activement leur puissance par l’intermédiaire de leurs entreprises, ASBL ou encore travail philanthropique. 

Voici les 13 femmes milliardaires du top 100

  • Abigail Johnson (7e position): 15,6 milliards de dollars – Présidente et CEO de Fidelity Investment
  • Safra Catz (14e position): 1,1 milliard de dollars – Autodidacte, CEO de Oracle
  • Sheryl Sandberg (18e position): 1,8 milliard de dollars – Autodidacte, directrice des opérations chez Facebook
  • Oprah Winfrey (20e position): 2,7 milliards de dollars – Autodidacte, magnat des médias
  • Laurene Powell Jobs (33e position): 23,5 milliards de dollars – Fondatrice et présidente de Emerson Collective
  • Gina Rinehart (36e position): 15,2 milliards de dollars – Directrice exécutive de Hancock Prospering
  • Nguyen Thi Phuong Thao (52e position): 2,7 milliards de dollars – Co-fondatrice et présidente de Sovico Holdings
  • Kiran Mazumdar-Shaw (67e position): 3,1 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et présidente de Biocon:
  • Zhou Qunfei (68e position): 6,4 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et CEO de Lens Technology
  • Judith Faulkner (72e position): 3,9 milliards de dollars – Autodidacte, fondatrice et CEO de Epic Systems
  • Lee Boo-jin (87e position): 1,6 milliard de dollars – CEO de Hotel Shilla
  • Meg Whitman (89e position): 3,6 milliards de dollars – Autodidacte, CEO de Quibi
  • Margarita Louis-Dreyfus (99e position): 5,5 milliards de dollars – Présidente de Louis Dreyfus Holding B.V.

Nous pouvons aussi compter sur l’exemple d’Oprah Winfrey (photo), productrice, animatrice, actrice qui est l’une des premières femmes africaine-américaine à être devenue milliardaire, avec une fortune estimée à un peu moins de 3 milliard de dollars.

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Banque & Finance Bourse Nos analyses

Qu’est-ce que la vente à découvert d’action ou « short-selling » ?

La technique la plus connue sur les marchés boursiers est le fait de parier sur la hausse du cours d’une action, c’est à dire, d’acheter une action et espérer que son cours va monter pour pouvoir revendre l’action à un prix plus élevé.

Que faire lorsque l’on aimerait parier sur la baisse future d’une action ? Il existe une technique utilisée par certains investisseurs mais qui reste très peu connue ou très incomprise : la vente à découvert.

La VAD ou « short-selling » (en anglais) consiste à parier sur la baisse d’une action en vendant des actions à un prix élevé et ensuite à les racheter à prix plus faible en faisant un bénéfice. En principe, vous vendez des actifs que vous ne possédez pas …

– Mais alors… comment vendre des actions que l’on ne possède pas?

Tout simplement en les empruntant à de grosses sociétés aux portefeuilles stables (c’est à dire qu’ils ne vont pas vendre les actions qu’ils possèdent et dont le nombre d’actions dans leurs portefeuilles ne change presque pas).

Les sociétés avec ce type de portefeuille d’actions sont souvent les assurances, les fonds de pensions, les fonds de placement… Toutefois, il existe quelques limitations à la VAD (possible que sur les actions appartenant au SRD et certaines entreprises interdisent la vente à découvert de leurs titres).

– Ah d’accord… mais pourquoi cette technique n’est-elle pas appréciée par les entreprises ?

Malgré que cela leur rapporte beaucoup d’argent (puisque leurs actions sont échangées sur le marché boursier), certaines entreprises n’aiment pas la VAD car il en existent qui ignorent totalement les transactions qui sont faites avec leurs titres et ce manque de transparence inquiète ces sociétés.

–> Exemple:

La valeur de l’entreprise « P.F » est cotée 20 euros en janvier 2020. Nous pensons que la conjoncture est mauvaise et que le titre va suivre une tendance baissière. Ainsi, nous n’allons surtout pas en acheter mais nous allons faire une vente à découvert pour parier sur la baisse de cette action.

En mai 2020, notre anticipation de l’avenir était juste et nous a donné raison… L’action « P.F » est cotée 12 €. Notre scénario s’est donc réalisé, la valeur a baissé.

A ce moment, nous aimerions récupérer nos bénéfices et pour cela, il nous suffit d’acheter « P.F » afin de solder notre position de vente à découvert. Dans cet exemple, nous avons encaissé : 20 euros – 12 euros = 8 euros par action.

– Un peu d’actualité

Dernièrement, le fonds de pension public japonais GPIF (un des plus gros du monde) a interdit la VAD avec ses titres. En 2018, la VAD avait rapporté près de 300 millions de dollars de commissions nettes au GPIF (government pension investment fund), qui a malgré cela décidé de l’interdire.

« Bravo, excellente initiative! La vente à découvert devrait être illégale », voilà comment a réagi le patron de Tesla, Elon Musk, à la suite à cette annonce.

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Banque & Finance Bourse Nos analyses

Qu’est-ce qu’une « obligation » ?

La dernière fois, nous avons abordé les actions dans notre série sur les bases de la finance. Aujourd’hui, nous allons aborder les obligations.

Une autre manière pour les entreprises de lever des capitaux est l’émission d’obligations. Dans ce cas, l’investisseur achète une obligation à son émetteur (l’entreprise) qui lui promet de rembourser son capital à l’échéance.

De plus, pour le remercier de lui avoir prêté de l’argent, l’émetteur verse des intérêts réguliers, appelés coupons. L’obligation peut être vue comme une sorte de prêt réglementé.

Ainsi, une obligation peut se différencier d’une autre sur plusieurs éléments :

  • Sa nature : Obligation d’État (émis par des États), bon de caisse (émis par une banque), Obligation structurée (émis par des entreprises ou des banques)
  • Sa durée : l’échéance d’une obligation est connue (ex. : 6 ans)
  • Sa devise : Euro ou autres devises
  • Le marché : l’obligation peut être achetée directement à l’entreprise (marché primaire) ou à une personne qui la détient (marché secondaire)
  • Son coupon : il s’agit de l’intérêt versé par l’émetteur. Il est toujours exprimé en pourcentage du nominal (ex. : 5 % de 100 € = 5 €).
  • Son taux d’intérêt : il dépend directement des taux fixés par la BCE. Il permet de savoir si une obligation apportera un rendement satisfaisant.
  • Son prix : Le prix d’une obligation n’est pas toujours égal à 100 %. Il est le reflet des éléments repris ci-dessus. De plus, tous les investisseurs ne seront pas d’accord sur le prix d’une obligation.

Quels sont les avantages ?

  • Idéal pour les personnes qui souhaitent récupérer leur capital à l’échéance.
  • Idéal pour diversifier et sécuriser son portefeuille sur la durée.
  • L’entreprise ne dilue pas son actionnariat lorsqu’elle émet des obligations.
  • Variété d’émetteurs comme les pays, les banques et les entreprises.
  • Prise de risque plus faible…

Quels sont les désavantages ?

  • … mais prise de risque quand même, comme le risque de faillite de l’émetteur. Ainsi, prêter à la Grèce ne présente pas le même risque que de prêter à l’Allemagne.
  • Rendement souvent plus faible que le marché des actions.

Il existe une multitude d’obligations aux caractéristiques particulières. Certaines, par exemple, peuvent être converties en actions, d’autres sont à taux variables. Les notes structurées possèdent un mécanisme de protection du capital et d’intérêts variables.

Frais et Fiscalité ?

  • Une commission de courtage (qui dépend du montant ainsi que la durée restante de l’obligation)
  • Un précompte mobilier de 30 % sur les coupons (sauf si la vente se fait avant l’échéance sur le marché primaire)
  • Une taxe sur les opérations boursières (0,12 % si la vente se réalise sur le marché secondaire)

En Belgique, il est possible de souscrire des obligations en passant par des organismes financiers. L’investisseur qui investit en obligation souhaite avant tout protéger son capital ou diversifier un portefeuille existant.

Le Wall Street Journal annonce que Bridgewater a misé plus d’un milliard sur la chute des marchés en 2020 … Le patron dément ! Mais qui a raison ?

Le plus gros hedge fund au monde, contrôlé par le milliardaire américain Ray Dalio, a parié 1,5 milliard de dollars que les marchés actions, le S&P 500, l’Euro Stoxx 50 ou les deux, chutent d’ici le mois de mars, mais le propriétaire du fonds a démenti.

Bridgewater Associates est un des plus importants fonds d’investissement alternatif au monde, fondé par Ray Dalio en 1975. Selon WSJ, le fonds mise sur la chute des marchés actions d’ici le mois de mars 2020. Et il entend bien le faire comprendre puisque, selon la même source, il a misé quelque 1,5 milliard de dollars à l’achat d’options, une opération qui serait gagnante si le S&P 500 et/ou l’Euro Stoxx 50 venaient à reculer d’ici le mois de mars.

Fondé et présidé par le milliardaire Ray Dalio, la société d’investissement gère actuellement 160 milliards de dollars d’actifs et ce pari équivaut à près de 1% de ce total. A noter que nous sommes dans un contexte où l’incertitude persistante avec le Brexit et la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a entraîné des tensions parmi les investisseurs mondiaux.

En effet, Bridgewater, qui est arrivé en tête du classement des hedge funds les plus rentables en 2018, a acquis des options de vente ou « puts » expirant en mars.

Ce type de produit dérivé donne le droit (non l’obligation) à son acheteur de vendre l’actif sous-jacent à un prix et une date convenus d’avance. La contrepartie, le vendeur du « put », a l’obligation d’acheter l’actif au prix d’exercice si l’acheteur décide d’exercer l’option.

Le patron du fonds dément:

Peu de temps après que le rapport du WSJ ait déstabilisé les marchés mondiaux, Ray Dalio s’est rendu sur Twitter pour réfuter les affirmations de la publication alors que le porte-parole du journal financier, Steve Severinghaus, a tout de même insisté sur la défense de la publication.

Il ajouta: «L’article de la Revue est basé sur des entretiens avec de multiples sources et nous nous en tenons aux conclusions que nous avons rapportées. L’article n’indique pas, comme le dit M. Dalio, que Bridgewater a une position baissière «nette» sur le marché boursier. L’article indiquait clairement que le Trade pouvait être une couverture pour la longue exposition de la société aux marchés des actions, parmi d’autres possibilités. « 

Accéder à Internet grâce à la lumière ? C’est possible, avec le LIFI !

Après le fil de cuivre, les ondes radio et la fibre optique, la lumière sera-t-elle le futur véhicule de l’information numérique ? C’est bien le défi que veut porter le LIFI, en analogie au Wifi !

Le LiFi pour Light Fidelity (en analogie au WiFi pour Wireless Fidelity) ou communication lumineuse visible est un système de transmission de données sans-fil qui utilise la lumière comme vecteur de communication.

En effet, le LIFI fonctionne grâce à des ampoules ‘LED’ qui transmettent des données par variations de lumières rapide, invisible a l’oeil nu. Il suffit d’être dans la zone éclairée avec un outil acceptant le système pour en bénéficier.

L’outil connecté capte ainsi par photo détecteur et converti en signal électronique et in fine, en format binaire pour être traduit par votre appareil. Cette technologie de transmission de données possède l’avantage d’être beaucoup plus rapide que la transmission sans fil, soit à une vitesse max de 224 Gigabits/s.

Les promoteurs du LIFI disent que celle-ci n’a aucun effet néfaste sur la santé contrairement au Wifi qui diffuse des ondes radio nuisibles à la santé.

L’aspect sécuritaire est intéressant, car les données ne sont perceptibles que par la lumière diffusée et n’est donc pas perceptible par des outils hors de la portée de cette dernière. Contrairement au hotspot wifi piratable à ce jour.

De facto, cette technologie prend à contre pied les réseaux établis par le wifi qui nécessite une multitude d’installation et de câbles. En effet, le LiFi présente l’avantage de coûter moins cher et pourrait à terme permettre de diminuer les coûts d’installation et d’exploitation de l’éclairage et de la communication notamment en diminuant en intérieur le nombre de relais WiFi nécessaires.

Selon le cabinet Market Research Future, le marché du LiFi pourrait peser pas moins de 51 milliards de dollars d’ici à 2023.

Cependant, notons que la lumière doit toujours être présente pour permettre le fonctionnement de cette technologie. Serait-ce là le moyen de transfert de données du futur auquel investir dés à présent ? Nous en parlerons prochainement…

Y.S

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Nos analyses

Spotify: Du transfert des richesses à l’accès aux richesses (3/5)

Spotify a connu une ascension fulgurante depuis sa fondation puisqu’elle est présente dans 58 pays et compte 100 millions d’utilisateurs actifs, dont 20 millions sont des abonnés payants. Malgré cela, l’entreprise n’a toujours pas atteint la rentabilité.

Spotify, c’est cette plate-forme de Streaming musical sous la forme d’un logiciel que nous installons innocemment dans notre smartphone ou pc. Une fois mise en place, elle nous permet d’écoute de manière instantanée d’innombrables fichiers musicaux.

Fondée par Daniel Ek et Martin Lorentzon en 2006 en Suède et lancée en 2008, Spotify est le seul géant du Streaming musical européen a l’instar de ses concurrents Américains.

Actuellement, en termes de chiffre d’affaires, Spotify a généré près de 1,50 milliards de dollars de revenus en 2018. Quant à sa valorisation boursière, elle équivaut à 20,73 milliards de dollars à Wall Street pour une cotation à 115,33 USD (octobre 2019). En 2017, la société a subit une perte opérationnelle de 378 millions d’euros…

Ceci étant, il est important de préciser que Spotify n’est pas une entreprise tout à fait rentable et ne risque pas de l’être très vite, compte tenu de son business model propre au Streaming musical.

Spotify s’est vu qualifié très rapidement du « Netflix » de la musique, avec quelques 100 millions d’abonnées premium et 200 millions d’utilisateurs mensuel à travers 78 pays.

En effet, la société Suédoise, dont le siège se trouve à Luxembourg, est en tête du marché du Streaming musical. La richesse du contenu et le coté intuitif de la plate-forme rendent le service de musique incontournable sur le marché.

Deux services sont offerts, il s’agit du côté « freemium » mais limité par la pub, et « premium » pour les payeurs sans pub… on est VIP, monsieur ! De cela, en découlent deux sources de revenu que sont la publicité et le paiement régulier de votre abonnement.

En effet, les algorithmes de Spotify sont à la pointe et c’est complètement bluffants ! Les ‘Daily Mix’ ainsi que les ‘découvertes de la semaine’, tant de playlist que l’on apprécie particulièrement, car elles sont faites spécialement pour nous, après avoir analysé nos comportements via le phénomène de « science des données ».

« En analysant vos données de Streaming, nous découvrons sans arrêt de nouvelles habitudes d’écoute qui nous en disent plus sur la façon dont vous streamez. C’est ce que nous appelons « Comprendre les utilisateurs grâce à la musique ». « Vous pensez connaître votre profil musical ? Connectez-vous sur Spotify.me pour découvrir vos habitudes d’écoute. »

Ainsi, Spotify est lié à trois majors musicals que sont: Warner, Universal et Sony Music. A noter que près de 75 % des revenus sont dus à ces majors en droit d’auteurs.

Ce qu’il y a de remarquable, c’est que Spotify ne crée aucun contenu à l’inverse de Netflix et son‘ Netflix Originals’, aucune richesse n’est donc créée par Spotify qui met simplement sa musique à disposition à travers son Cloud !

On ne parle plus d’artiste, d’album, mais de stream, Spotify a clairement révolutionné la consommation de musique à travers son Business Model en proposant le compromis optimal.

Peut-on ainsi penser que le succès de ce type de plate-forme s’explique par le fait que ces entreprises se serait inspirées directement du model de plate-forme de téléchargement illégal de l’époque ? En offrant un service su mesure et riche en contenu ? La question mérite réflexion …

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Netflix: Du transfert des richesses à l’accès aux richesses (2/5)

Le développement d’internet, a permis d’augmenter la consommation de contenu audiovisuel qui, in fine, s’est tournée progressivement au cours de la dernière décennie vers le dématérialisé. Nous voilà passé de la location de DVD à la plate-forme qui donne le ‘la’ en matière de contenu vidéo streaming à succès.

Netflix, c’est cette plate-forme de vidéo à la demande (SVOD) fondée en 1997 à Los Gatos en Californie. Ce service permet la diffusion en streaming et permet à ses quelques de 150 millions d’abonnés présent dans 190 pays de regarder une grande variété de séries TV, films et documentaires.

A l’époque, il existait plusieurs services qui proposaient un modèle économique classique basé sur l’achat ou la location à l’unité, Netflix a décidé de changer les habitudes et de proposer un abonnement unique pour une consommation illimitée à un tarif très compétitif.

Actuellement, en termes de chiffre d’affaires, Netflix a généré près de 15,8 milliards dollars de revenus en 2018. Quant à sa valorisation boursière, elle équivaut à 127 milliards de dollars à Wall Street pour une cotation à 290,17 USD (septembre 2019).

Ainsi, Netflix, est devenu la société audiovisuelle la mieux valorisée devant Disney en se plaçant numéro un mondial du streaming.

Force est de constater que « Netflix n’est pas née à Hollywood dans le berceau du cinéma mais à la Silicon Valley » !

Le nom annonce directement la couleur « NET » pour internet et « FLIX » pour flicks qui désigne un synonyme argotique du mot film en anglais. Soit « Film via internet ».En effet, la société fait ces débuts, avec un service de location de dvd via internet, qui est toujours actif d’ailleurs mais uniquement aux Etats-Unis (www.dvd.com).

Elle devient très vite un pilier de la mutation de la consommation de contenue audiovisuel, en étant un acteur majeur de la délinéarisation.

Exactement l’inverse de la linéarisation, le mode traditionnel de grille de programmes décidé par les chaines de TV. Le téléspectateur ne suit plus les programmes préétablis mais choisit à sa guise ce qu’il veut regarder quand et où il veut.

En outre, Netflix se démarque avec succès de ses concurrents par la production de contenu ‘ Netflix Originals’.

Pour 2018, notons que près de 12 Milliards de dollars ont étés investi à cet effet, et quelque 15 Milliards ont été alloués au budget pour 2019. De la sorte, Netflix revend par la suite les droits de diffusions à des chaines télévisées.

Concrètement, une connexion internet suffit pour que la magie s’opère, ou que vous soyez vous vous plongerez dans la fiction, tant de films et séries dont tout le monde parle …

N’est-ce pas aguicheur de se dire que pour la modique somme 7,99€ par mois, nous avons accès au pays des merveilles, telle la pilule rouge que Néo choisit pour entrer dans la matrice, nous entrons dans le monde de Netflix ! Tu Dum !

In fine, cela nous donne un aspect libératoire, j’ai payé, donc j’ai accès à tout ! Tel un buffet ouvert à volonté !

Dans une prochaine partie nous développeront les mécanismes qui assurent la réussite du streaming. Effectivement, de nos jours, le succès n’est plus assuré par la qualité artistique ou de réalisation, mais par la maîtrise sociologique et algorithmique, tout doit être ‘à la demande’ et ‘sur mesure’.

Et vous, quelle pilule avez-vous choisi ?

Par Yavuz S.