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Pourquoi tout le monde se trompe sur l’Europe en 2026

L’Europe n’a plus la cote.

Croissance faible, industrie en perte de vitesse, dépendance énergétique, tensions politiques. Depuis plusieurs années, le diagnostic semble clair : le continent est en déclin relatif face aux États-Unis et à la Chine.

Et pourtant, un scénario plus discret émerge. Derrière une croissance encore modeste autour de 1 % en 2026, plusieurs signaux laissent penser que l’Europe pourrait surprendre.

Ce ne sera pas un boom économique. Mais un rééquilibrage plus profond.

Une croissance faible… mais stabilisée

L’Europe reste dans une phase de croissance lente. Les prévisions pour 2026 tournent autour de 1 % à 1,1 %, loin des standards américains.

Mais cette faiblesse cache une réalité différente. Après plusieurs années de chocs successifs pandémie, inflation, guerre en Ukraine, crise énergétique le continent semble entrer dans une phase de stabilisation.

L’inflation ralentit progressivement. Les revenus réels se redressent. Les conditions financières cessent de se durcir.

Autrement dit, l’économie européenne ne rebondit pas encore, mais elle cesse de se dégrader.

Le retour progressif de l’investissement

Pendant deux ans, les entreprises européennes ont ralenti leurs investissements. Incertitude, coût du crédit, prix de l’énergie, tout poussait à l’attentisme.

Mais cette dynamique pourrait changer.

Les plans publics, notamment en Allemagne et au niveau européen, commencent à produire leurs effets. Les investissements dans la défense, l’énergie et l’industrie repartent progressivement.

Dans le même temps, certains secteurs industriels montrent des signes de reprise, portés par la transition énergétique et les besoins de réindustrialisation.

Ce mouvement reste fragile, mais il marque une rupture avec la phase précédente.

Une Europe plus compétitive qu’il n’y paraît

L’un des paradoxes actuels tient à la compétitivité.

L’Europe est souvent perçue comme trop chère, trop réglementée, trop lente. Mais la baisse de l’inflation a changé la donne.

Dans plusieurs pays, les coûts relatifs commencent à se stabiliser. La France, par exemple, bénéficie d’une inflation plus modérée que certains partenaires, ce qui améliore sa position compétitive.

Par ailleurs, la dépendance énergétique, longtemps considérée comme un point faible majeur, est en train de diminuer progressivement avec la diversification des sources et les investissements dans les renouvelables.

Ce ne sont pas des transformations spectaculaires. Mais elles sont structurelles.

Des réformes encore sous-estimées

Depuis la crise Covid, l’Europe a engagé plusieurs transformations importantes.

Le plan de relance européen, les investissements dans la transition énergétique, les projets industriels communs ou encore les nouvelles politiques de souveraineté économique changent progressivement le modèle.

Ces évolutions restent souvent invisibles à court terme. Elles prennent du temps.

Mais elles posent les bases d’une économie plus autonome, moins dépendante des chocs extérieurs.

Dans un contexte de tensions géopolitiques et de fragmentation du commerce mondial, ce repositionnement devient un avantage.

Un environnement mondial qui change

L’Europe bénéficie aussi d’un effet indirect.

La mondialisation ralentit. Les chaînes d’approvisionnement se régionalisent. Les tensions commerciales se multiplient.

Dans ce nouvel environnement, les économies capables de produire localement, de sécuriser leurs ressources et de maintenir une stabilité politique relative prennent de la valeur.

L’Europe coche progressivement ces cases.

Même si sa croissance reste faible, sa stabilité relative devient un atout dans un monde plus incertain.

Un rebond discret, mais réel

L’Europe ne va pas devenir la locomotive de l’économie mondiale.

Mais elle pourrait sortir de la période de stagnation qui a marqué les dernières années.

La croissance devrait rester modérée autour de 1 % en 2026 avant une légère accélération à moyen terme.

Ce scénario repose sur plusieurs conditions : stabilité énergétique, maintien de l’inflation sous contrôle, reprise progressive de l’investissement.

Si ces éléments se confirment, l’Europe pourrait surprendre non pas par sa vitesse, mais par sa résilience.

Une économie plus solide qu’elle n’en a l’air

Comme souvent en économie, la perception compte autant que la réalité.

L’Europe donne l’image d’un continent en difficulté. Mais cette image repose en grande partie sur des comparaisons avec des économies plus dynamiques à court terme.

Sur le fond, le modèle évolue.

Moins dépendant, plus régulé, plus stable.

Ce n’est pas un modèle de croissance rapide. Mais c’est un modèle qui pourrait mieux résister aux chocs futurs.

Et dans le monde actuel, c’est peut-être là que se trouve la véritable surprise.

Sources :

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L’Algérie : vers une nouvelle puissance économique et diplomatique

L’Algérie, longtemps perçue uniquement à travers le prisme de sa rente pétrolière, amorce depuis quelques années une véritable transformation économique, diplomatique et régionale.

Située stratégiquement entre l’Europe, l’Afrique et le monde arabe, l’Algérie cherche aujourd’hui à redéfinir sa place dans le jeu mondial.

L’histoire économique de l’Algérie ne peut être comprise sans évoquer l’héritage de la colonisation. De 1830 à 1962, la France coloniale a structuré l’économie algérienne autour de ses propres intérêts : accaparement des terres agricoles, exploitation des ressources minières et marginalisation des populations locales dans les circuits économiques.

Cet héritage a laissé des traces profondes dans la structure sociale et économique du pays, notamment une dépendance aux exportations de matières premières, une désindustrialisation forcée et une faible autonomie productive.

Depuis l’indépendance, l’Algérie a cherché à reprendre le contrôle de ses ressources, à travers des politiques de nationalisation et de planification économique. Ces efforts se poursuivent aujourd’hui dans le contexte de la mondialisation, portés par une volonté claire de rompre avec le modèle extractiviste hérité de la période coloniale.

Le modèle économique algérien est longtemps resté basé sur les exportations d’hydrocarbures, qui représentent encore aujourd’hui environ 90 % des recettes extérieures. Mais la chute des prix pétroliers en 2014 a agi comme un électrochoc, forçant l’État à réfléchir à un modèle économique plus résilient.

Depuis, des efforts ont été entrepris pour développer d’autres secteurs clés :

  • L’agriculture : Avec plus de 8 millions d’hectares de terres cultivables, l’Algérie investit dans l’irrigation, les semences locales et les coopératives pour assurer une autosuffisance alimentaire durable.
  • L’innovation : Le gouvernement mise sur la jeunesse en facilitant la création d’entreprises innovantes, en développant des technopoles, en créant des fonds de soutien à l’innovation et en poursuivant la digitalisation progressive de l’administration.
  • L’industrie : Le tissu industriel est en pleine mutation, avec un retour de la production nationale dans des domaines comme l’agroalimentaire, le textile, ou encore la transformation des ressources minières.

Une politique d’investissement revisitée

Dans le cadre de l’ouverture progressive de l’Algérie à l’économie mondiale, divers obstacles réglementaires et structurels ont été levés. L’une des plus marquantes est l’abolition de la règle 51/49 %, qui limitait jusqu’à présent la part détenue par des capitaux étrangers dans les entreprises nationales.

Désormais, les investisseurs étrangers peuvent détenir la majorité des actions dans la plupart des secteurs. Des zones industrielles dédiées sont également créées, notamment dans le sud du pays, avec des avantages fiscaux et des infrastructures logistiques modernisées. Cette ouverture suscite un intérêt croissant de la part d’acteurs économiques étrangers, notamment chinois, turcs, qataris, émiratis et européens.

Un rôle régional affirmé

L’Algérie s’impose aujourd’hui comme une puissance régionale indépendante et médiatrice en Afrique du Nord et au Sahel. Elle joue un rôle déterminant dans plusieurs dossiers sensibles :

  • Mali : Participation aux Accords de paix d’Alger en 2015 ;
  • Libye : Promotion d’une solution politique indépendante des ingérences étrangères ;
  • Sahara occidental : L’Algérie soutient une solution basée sur le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, tandis que le Maroc revendique la souveraineté sur ce territoire.

Sa diplomatie, à la fois pacifique et ferme, renforce son poids au sein de l’Union africaine, où l’Algérie est l’un des membres les plus écoutés en matière de sécurité et de développement.

La relance de la diplomatie énergétique

La crise ukrainienne pousse l’Europe à diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz. Dans ce contexte, l’Algérie retrouve une place stratégique, grâce à ses gisements comme Hassi R’mel et ses pipelines transméditerranéens.

Des accords ont ainsi été renforcés avec l’Italie, via ENI, pour augmenter les volumes de livraison. Parallèlement, le réseau de transport gazier est modernisé pour garantir une meilleure fiabilité.

L’Algérie s’engage également dans la diversification énergétique, en développant des projets autour du solaire et de l’hydrogène vert, en partenariat avec des acteurs internationaux. L’objectif : transférer des savoir-faire et réussir une transition énergétique tout en renforçant sa souveraineté.

Carte des bassins sédimentaires de l’Algérie
Source : Ministère de l’énergie d’Algérie

Les limites persistantes

Malgré ces avancées, plusieurs défis restent à relever. Le poids de l’économie informelle et la persistance de la bureaucratie freinent encore le plein potentiel du pays.

En dépit de la croissance des revenus hors hydrocarbures, l’économie demeure encore largement dépendante du secteur énergétique. De plus, la réforme des politiques publiques reste instable, impactant la gouvernance économique, l’efficacité administrative et l’amélioration du système éducatif.

Conclusion : La puissance algérienne de demain

L’Algérie ne peut se contenter de son rôle traditionnel de fournisseur d’énergie. Elle ambitionne de devenir une nation dynamique, pleinement investie dans son rôle économique, diplomatique et stratégique.

La puissance de l’Algérie est encore en construction, mais les fondations sont posées : une volonté politique affirmée, une jeunesse mobilisée et une ouverture modernisée dessinent les contours d’un nouveau chapitre.

Une nation déterminée à défendre ses intérêts, à capitaliser sur ses atouts et à s’imposer comme un acteur clé au Moyen-Orient et en Méditerranée.

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Le journal de trading : votre miroir, votre coach, votre arme de progression

Le journal de trading est l’un des outils les plus sous-estimés par les traders débutants, et pourtant, il constitue un levier fondamental pour progresser durablement sur les marchés.

Loin d’être un simple carnet de bord, c’est un véritable miroir de vos choix, un coach silencieux, et une archive stratégique qui vous aidera à transformer vos erreurs en leviers de croissance.

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Pourquoi trader avec un journal ?

Parce que l’humain a naturellement tendance à réinventer une version des faits plus flatteuse pour son ego. Ce qui génère l’illusion de compétence. L’ego est important pour la confiance en soi, mais n’est pas un très bon conseiller.

Absence de faits, besoin de justifications, subjectivité maladive. Les faits, les chiffres, le recul.

De quoi faire preuve d’humilité, afin de pouvoir gérer un capital financier sans qu’il ne vous possède. « Il est minuit et je ne veux pas me coucher, je trade. » Ce n’est pas une raison.

Quelles informations écrire dans un journal ?

Un journal de trading n’est pas que des chiffres, il doit être une sorte de clé qui nous ouvre les raisons de chaque décision. Cela se résume aux informations suivantes.

  • Tout d’abord, la date et l’heure du trade, l’actif tradé, l’unité de temps, puis la stratégie utilisée. Il est essentiel d’enregistrer le nom, par exemple, breakout, pullback, SMC, etc.
  • Puis la raison de l’entrée : signal technique, contexte fondamental, sentiment de marché, etc., ensuite, le Stop-Loss, Take Profit, et la gestion du risque appliquée.

En plus des éléments précédents, une autre compréhension doit être ajoutée par écrit. En d’autres termes, après le trade, vous devrez également écrire pourquoi les choses se sont passées comme elles se sont passées, ainsi que votre humeur pendant le trade : stress, fatigue, confiance, etc. En fin de compte, ces informations vous aideront à analyser votre comportement global et votre discipline.

Les bénéfices à long terme

A long terme, un journal bien tenu devient une base de données exceptionnellement précieuse, et tout cela est centré sur vous. Il révèle ce que vous faites bien, ce que vous faites mal et vous permet donc de documenter ce que vous faites réellement.

En gérant ses propres statistiques de performance, on cesse de se baser sur le sentiment et la conjecture et on commence à essayer de préciser : le sentiment devient la connaissance. Une telle expérience aide au renforcement de la confiance, car aucune décision n’est prise sur la base d’informations provenant de sa propre expérience et non sur la base des intuitions incertaines et des avis des autres.

Ainsi…

Dans un monde où savoir se maîtriser est aussi utile que savoir maîtriser le marché, le journal de trading est un précieux allié. Il ne vous assure pas le succès, mais il vous empêche de répéter vos erreurs. Il vous oriente, vous révèle, vous cadre. Surtout, il vous rend meilleur, plus conscient, plus rigoureux et plus professionnel.

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Toute activité de trading comporte des risques élevés.

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La première rencontre entre l’Iran et les Etats-Unis depuis 2015

Lundi 8 avril, alors que le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahou était à la Maison Blanche pour essayer de réduire ou d’éliminer les droits de douane de 17 % imposés à Israël, Donald Trump en a profité pour faire une annonce « surprise ».

En effet, celui-ci a déclaré que les diplomates américains et iraniens se rencontreront à Oman ce samedi 12 avril pour avancer sur la question nucléaire iranienne.

Selon des fonctionnaires au fait de la planification des négociations, la délégation iranienne pour les pourparlers indirects de samedi avec les États-Unis à Oman devrait être dirigée par le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, tandis que la délégation américaine sera dirigée par l’envoyé spécial des États-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Les discussions se dérouleront dans des salles séparées, en présence d’un médiateur qui transmettra des notes entre les délégations.

Il a également rajouté : “Espérons que ces discussions auront du succès. Si elles n’aboutissent pas, je pense que l’Iran sera en grand danger. C’est dans le meilleur intérêt de l’Iran. Tout le monde peut s’accorder sur le fait qu’un accord serait préférable à l’évidence”, a déclaré Donald Trump. “Il n’a pas précisé ce qu’il entendait par évidence”souligne le Washington Post. Toutefois, on peut supposer qu’avec la préparation militaire en cours, Trump affirme de nouveau sa position de force en faisant passer le message que soit la diplomatie fonctionne, sinon la force militaire sera potentiellement utilisée.

En effet, selon le site spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient Al-Monitor, “l’armée américaine a déployé (ces dernières semaines) plusieurs bombardiers B-2” sur la base Diego Garcia, dans l’océan Indien, située à 5 300 kilomètres de l’Iran. Avec une portée pouvant atteindre 11 000 kilomètres, ces avions sont “conçus pour transporter la ‘mère de toutes les bombes’, pesant 900 kilos et […] capable de détruire les installations nucléaires souterraines iraniennes”, précise le site.

De son côté, l’Iran cherche aussi à montrer ses muscles. Deux hauts responsables ont ainsi effectué le 4 avril une visite dans la zone de défense aérienne du sud-est du pays, dans la ville portuaire de Bandar Abbas, la plus proche de la base américaine de Diego Garcia, pour “une évaluation opérationnelle de la préparation au combat”. Un haut général des Gardiens de la révolution, Alireza Sabahifard, a affirmé à cette occasion que l’Iran se préparait à une “réponse décisive et écrasante” en cas d’“agression” américaine, rapporte Al-Monitor.

Malgré le récent renforcement militaire, une attaque militaire américaine contre l’Iran ne semble pas imminente et sert plutôt d’outil par lequel Trump peut pousser l’Iran à la table des négociations et parvenir rapidement à l’accord qu’il recherche.

Étant donné la vaste étendue des bases de défense aérienne de l’Iran, davantage d’équipements, d’avions et de main-d’œuvre semblent nécessaires si les États-Unis décident finalement de lancer une frappe qui pourrait paralyser les installations nucléaires du pays et immobiliser ses centres militaires pour contrecarrer une réponse de représailles immédiate.

La question de savoir si les États-Unis vont intensifier leurs déploiements pour une guerre à grande échelle, au-delà de simples gestes de flexion, dépend encore largement de la manière dont l’Iran choisira de répondre aux menaces de Trump.

Par ailleurs, un haut responsable iranien a déclaré dimanche 6 avril à Reuters que l’Iran avait averti ses voisins qu’ils pourraient devenir des cibles s’ils autorisaient les États-Unis à utiliser leur territoire ou leur espace aérien pour attaquer ses installations nucléaires.

Selon le rapport, l’avertissement a été adressé aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, à la Turquie, au Koweït et à l’Irak, précisant que tout soutien à une frappe américaine, y compris l’utilisation de l’espace aérien ou du territoire (par exemple, le Qatar abrite la plus grande base américaine de la région), serait considéré comme un acte hostile.

Un tel acte « entraînerait de graves conséquences pour eux », a averti le responsable, ajoutant que le guide suprême iranien, Ali Khamenei, avait placé les forces du pays « en état d’alerte maximale », selon le rapport.

“Si Trump veut placer l’Iran devant le dilemme ‘capitulation ou guerre’, […] les intérêts occidentaux dans les champs énergétiques, les voies de transport internationales et les bases militaires situées dans les pays du golfe Persique risquent de ne plus être en sécurité”, a ainsi mis en garde le quotidien Javan, proche des Gardiens de la révolution.

Les États-Unis comptent au moins 40 000 soldats au Moyen-Orient. La majorité d’entre eux sont déployés dans les États pétroliers du Golfe, où ils sont basés sur une série de bases aériennes et navales stratégiques.

La base aérienne Prince Sultan, en Arabie saoudite, abrite la 378e escadre expéditionnaire aérienne américaine, qui exploite des chasseurs F-16 et F-35. Les États-Unis exploitent des drones MQ-9 Reaper et des chasseurs à réaction depuis la base aérienne d’Al Dhafra, aux Émirats arabes unis. La base aérienne d’Ali al-Salem, au Koweït, abrite la 386e escadre expéditionnaire aérienne.

La base aérienne d’Al Udeid, au Qatar, abrite le quartier général régional du Commandement central américain. Le royaume insulaire de Bahreïn abrite environ 9 000 soldats américains appartenant au quartier général du commandement central des forces navales américaines et à la cinquième flotte américaine.

En réponse, l’Arabie Saoudite et d’autres États du Golfe ont interdit aux avions de guerre américains d’utiliser leurs aérodromes ou leur ciel pour attaquer l’Iran après que le président américain Donald Trump a menacé ce week-end de bombarder le pays.

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar et le Koweït ont tous déclaré aux États-Unis qu’ils ne permettraient pas que leurs espaces aériens ou leurs territoires soient utilisés comme rampe de lancement contre l’Iran, y compris pour des opérations de ravitaillement et de sauvetage, a déclaré un haut responsable américain à Middle East Eye.

Cependant, si les États-Unis utilisent Diego Garcia pour attaquer l’Iran, ils pourraient éviter complètement l’espace aérien des États du Golfe, ou à tout le moins, donner aux monarques du Golfe une possibilité plausible de nier leur implication dans les frappes. Cela réduit les possibilités pour l’Iran de dissuader les frappes américaines ou israéliennes en menaçant le Golfe.

En outre, Trump a déclaré que les États-Unis s’engageraient dans des négociations « directes », alors que dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que des discussions auraient lieu samedi à Oman, mais a précisé qu’elles seraient indirectes, ce qui signifie que des intermédiaires collaboreraient avec les deux parties.

En effet, sur ordre de son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, l’Iran a récemment écarté toute négociation directe avec les États-Unis sous Trump, qui non seulement s’est retiré de l’accord nucléaire de 2015, mais a aussi ordonné l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani durant son premier mandat.

Néanmoins, certains initiés politiques à Téhéran suggèrent en privé que la porte pourrait être ouverte à des pourparlers directs, en fonction de l’évolution des choses à Mascate. La composition des délégations souligne également que la République islamique a chargé le ministère des Affaires étrangères de mener les négociations avec les États-Unis.

Alors, Trump brûle-t-il les étapes en révélant prématurément une diplomatie discrète encore embryonnaire ? Ou bien brouille-t-il volontairement la frontière entre messages indirects et véritables négociations pour revendiquer une dynamique et créer une pression ?

Il est notable qu’en 2012 et 2013, des pourparlers directs et secrets entre les États-Unis et l’Iran à Oman avaient discrètement préparé le terrain pour l’accord nucléaire en 2015. Ces rencontres ont abouti parce qu’elles étaient discrètes, sérieuses et fondées sur des objectifs clairs : l’Iran voulait une levée des sanctions. Les États-Unis voulaient empêcher l’Iran d’obtenir la bombe nucléaire.

Cette même dynamique pourrait être à l’œuvre aujourd’hui, mais dans un environnement politique encore plus hostile qu’en 2015. Dans les deux pays, les partisans de la ligne dure ont passé des décennies à alimenter la méfiance. Beaucoup craignent la diplomatie non pas parce qu’elle échoue, mais parce qu’elle pourrait réussir.

Pour la direction iranienne, et en particulier son Guide suprême, être perçu comme faisant des compromis avec Trump pourrait être un cauchemar politique, à moins que cela ne soit fait « dans les règles ». Il ne peut pas se permettre de paraître faible aux yeux de sa base, surtout après que Trump a déchiré le précédent accord et tué Soleimani.

De plus, le changement de ton de Trump pourrait s’expliquer par la préparation d’une visite de haute importance en Arabie saoudite, où il espère relancer des accords régionaux. Pour cela, il aurait besoin d’un calme à Gaza, d’un cessez-le-feu au Yémen, et d’une réduction des tensions avec l’Iran.

Le vrai test, c’est ce que Trump exige réellement. S’il s’agit du modèle maximaliste de la « Libye » que les néoconservateurs autour de lui préconisent, soit un démantèlement total du programme nucléaire iranien, alors les discussions seront probablement vouées à l’échec, et la probabilité d’un conflit militaire sera très élevée.

Le conseiller à la sécurité nationale de l’administration Mike Waltz a parlé de « démanteler » le programme nucléaire iranien. C’est aussi ce que Netanyahou évoque quand il exige le « modèle libyen », ce qui signifie que l’Iran devrait démanteler et expédier hors du pays l’intégralité de son infrastructure nucléaire.

Or, une grande partie des équipements d’enrichissement nucléaire libyens n’avaient jamais été déballés avant leur remise aux États-Unis en 2003 ; l’infrastructure nucléaire iranienne fonctionne depuis des décennies et est répartie sur tout le territoire, en grande partie sous terre.

Cela signifierait la fermeture du site d’enrichissement nucléaire de Natanz, attaqué par les États-Unis et Israël avec la cyber-arme Stuxnet il y a quinze ans, et saboté épisodiquement depuis par Israël. Cela impliquerait la destruction du site d’enrichissement de Fordow, situé au cœur d’une montagne sur une base militaire. Et cela impliquerait le démantèlement de plusieurs autres installations réparties dans tout le pays, sous l’œil vigilant des négociateurs internationaux.

Mais cela donnerait lieu à une négociation très brève : c’est une impasse pour l’Iran (le modèle libyen est peu attrayant quand on pense au sort final de Kadhafi). Il est quasiment certain que l’Iran résistera au démantèlement de l’ensemble de son infrastructure nucléaire, qui lui a donné la capacité de produire le combustible nécessaire à une bombe en quelques semaines, voire une arme complète en quelques mois.

De nombreux Iraniens ont commencé à évoquer ouvertement la nécessité pour le pays de se doter d’une arme, après s’être révélé relativement vulnérable lors d’une série d’échanges de missiles avec Israël l’année dernière.

Mais l’approche belliciste de Trump envers l’Iran a déclenché un débat furieux dans le monde MAGA sur la direction de la politique étrangère de la nouvelle administration et sur la question de savoir si de nouveaux engagements militaires au Moyen-Orient en valent la peine.

Trump a doté son administration de faucons iraniens de premier plan, comme le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz et le secrétaire d’État Marco Rubio, mais aussi de personnalités qui souhaitent que les États-Unis se retirent de toute intervention militaire au Moyen-Orient. Leurs affrontements sont devenus très virulents et très médiatisés ces dernières semaines , ce qui pourrait affecter l’approche américaine envers Israël et sa campagne de pression sur l’Iran.

Cependant, si l’objectif de Trump est de vérifier que le programme nucléaire iranien reste pacifique, comme certains rapports le suggèrent, alors un accord est encore possible, et cela correspond à ce que les responsables iraniens ont dit être prêts à envisager. Steve Witkoff, l’envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient, de son côté, a évoqué un programme de « vérification » pour s’assurer que l’Iran ne construit pas de bombe, et c’est aussi le cas de nombreuses figures influentes du monde MAGA.

D’ailleurs, Witkoff a ces dernières semaines fait la une des journaux en affichant une préférence apparemment simple pour s’engager avec l’Iran. La semaine dernière, il s’est retrouvé dans l’eau chaude après avoir écrit « Great » en réponse à un tweet d’Araghchi soulignant que l’Iran a respecté son engagement dans le cadre de l’accord nucléaire de 2015 de ne jamais développer d’armes atomiques, même si Trump s’est unilatéralement retiré de l’accord en 2018.

Au milieu des tirs nourris des voix opposées à la diplomatie avec l’Iran, Witkoff a supprimé son tweet peu de temps après.

Witkoff a également fait des vagues à Téhéran le 21 mars, lorsqu’il a suggéré dans une interview avec le journaliste et animateur conservateur Tucker Carlson que les États-Unis seraient ouverts à une supervision plus stricte du programme nucléaire iranien plutôt qu’à son démantèlement complet. Les experts disent que ce dernier est un échec pour la République islamique, en particulier compte tenu de l’expérience d’autres pays qui ont accepté de renoncer à leurs capacités nucléaires, y compris la Libye.

Qui plus est, toujours durant l’interview, Witkoff a suggéré que Trump veut d’abord et avant tout s’assurer que les activités nucléaires de l’Iran ne seront pas militarisées.

« S’ils devaient avoir une bombe qui créerait la Corée du Nord dans le CCG [Conseil de coopération du Golfe], nous ne pouvons pas avoir cela… Nous ne pouvons jamais permettre à quelqu’un d’avoir une arme nucléaire et d’avoir une influence démesurée. »

Tout en proposant que le dialogue devrait « commencer » sur le programme nucléaire iranien, Witkoff a également été explicite sur d’autres priorités américaines. « La prochaine chose que nous devons faire avec l’Iran, c’est qu’ils sont les bienfaiteurs de ces armées par procuration. »

Alors que l’Iran a signalé qu’il ne négocierait pas sur les questions non nucléaires, les remarques de Witkoff suggèrent qu’il y a une certaine flexibilité sur ces questions, d’autant plus que la perception de la menace américaine semble se concentrer sur le programme nucléaire iranien.

Toutefois, de manière improvisée, Trump a aussi déclaré hier à la Maison Blanche qu’un nouvel accord avec l’Iran pourrait « peut-être beaucoup plus dur » que l’accord nucléaire de 2015 qu’il avait auparavant rejeté.

En même temps, il reste flou jusqu’où l’administration est prête à aller en matière de concessions. Les Iraniens, cette fois, exigeront des bénéfices tangibles et des garanties solides, et non pas seulement un soulagement temporaire des sanctions comme dans le JCPOA.

Que Trump est-il prêt à offrir ? Peut-il faire approuver un accord par le Sénat ? S’agira-t-il uniquement d’un accord nucléaire ? Une critique fréquente du JCPOA était qu’il ne traitait pas du programme de missiles balistiques de l’Iran ni de ses milices par procuration.

« Trump souhaite éviter deux choses », a déclaré Aaron David Miller, expert de la politique américaine au Moyen-Orient à la Fondation Carnegie pour la paix internationale. « Premièrement : que l’Iran franchisse le seuil nucléaire sous sa direction. Deuxièmement, une opération militaire majeure des États-Unis ou d’Israël qui plongerait la région dans le chaos. »

L’Iran est toujours sur le point de se doter d’une arme nucléaire. L’Agence internationale de l’ énergie atomique (AIEA) a rapporté en février que l’Iran avait produit près de 275 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 %, soit près du seuil de 90 % requis pour la fabrication d’armes nucléaires. Une évaluation des services de renseignement américains, rendue publique le mois dernier par le Bureau du directeur du renseignement national, indiquait que « Khamenei n’avait pas réautorisé le programme d’armement nucléaire », mais ajoutait que « la pression s’était probablement accrue sur lui pour qu’il le fasse ».

Enfin, les acteurs extérieurs, y compris les acteurs régionaux comme Oman, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et le Qatar, se sont montrés ouverts à la médiation de négociations indirectes, tandis que les partisans internationaux du programme nucléaire iranien, tels que la Chine et la Russie, soutiennent également une solution nucléaire négociée.

Cependant, si la Chine et la Russie se coordonnent avec l’Iran sur des questions telles que l’évitement du retour des sanctions et l’interdiction du retrait de l’Iran du Traité de non-prolifération, car de telles actions menaceraient leurs intérêts et créeraient de l’instabilité dans la région, elles ne veulent pas nécessairement que la question soit résolue et n’ont pas pris de mesures sérieuses jusqu’à présent.

Un Iran isolé deviendrait dépendant de la Chine et éliminerait la concurrence énergétique de la Russie, ce qui rendrait le maintien du statu quo avantageux pour les deux parties. Par conséquent, ils ne visent pas à résoudre la crise, mais préfèrent qu’elle ne s’aggrave pas.

Bien que les États-Unis puissent consulter Israël sur son accord avec l’Iran, il est peu probable qu’Israël puisse y opposer son veto, car Trump se concentre sur la négociation d’un accord qui s’aligne sur les intérêts américains.

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Opinion: Faut-il avoir peur des tarifs de Donald Trump ?

Depuis l’annonce par « l’oncle Donald » de l’instauration de tarifs douaniers à l’importation, ce mercredi après la clôture des marchés, l’indice américain S&P 500 a perdu jusqu’à 10,6% en 2 jours.

En termes de capitalisation boursière, cela représente une baisse de l’ordre de 4.500 milliards $… Tout le monde en parle,
sur toutes les chaines de télévision et de radio (même Nostalgie dont ce n’est pas la vocation première). C’est dire si la panique semble générale…

En deux mots, le président américain met en place des taxes sur les produits qui sont importés depuis la plupart de ses partenaires commerciaux avec laquelle il y a un déséquilibre commercial (plus d’achat américains que d’exportations). Son objectif est de « rendre l’Amérique à nouveau grande » (MAGA).

Mais, il y a d’autres moyens de rendre son pays plus grand, plus digne, plus respectable, plus admirable, que de se fermer dans une politique protectionniste ! En effet, la dernière fois que des mesures d’une telle ampleur ont été prises, ce fut en juin 1930, lorsqu’un de ses prédécesseurs, Herbert Hoover, fit appliquer la dénommée « Smoot-Hawley Tariff Act » frappant plus de 20.000 produits importés.

De nombreux pays réagirent par la réciproque, comme vient de le faire la Chine aujourd’hui, en appliquant des taxes symétriques. Le commerce mondial s’effondra, aggravant encore la crise économique des Etats-Unis.

La leçon fut relativement vite apprise car les tarifs douaniers furent retirés progressivement 2 ans après avoir été mis en place… La décision qu’a pris cette semaine Donald Trump l’a donc été, soit en ignorant l’histoire, soit en la connaissant et en espérant des conséquences différentes…

Les calculs qu’il a présentés pour expliquer les taux appliqués par pays sont du niveau d’un enfant de primaire, avec même des erreurs géographiques (voir article du Guardian). Quoi qu’il en soit, les conséquences seront vraisemblablement une incitation à consommer davantage « américain » et à produire aux USA, mais aussi une hausse de l’inflation et, en conséquence, une hausse des taux d’intérêt, ainsi que d’autres facteurs contreproductifs qui risqueraient de plonger l’économie américaine en récession, avec in fine un impact social et électoral…

En conclusion, Donald Trump se tire une balle dans le pied ! Mais, il n’a peut-être pas eu l’équipe suffisamment instruite pour l’en avertir ? Ou alors l’a-t-il eue, mais n’a-t-il pas voulu l’écouter ? Toujours est-il que d’autres dirigeants d’entreprises, dont certains bien plus riches que lui, et même la Fed ont dû réagir fermement ces derniers jours et son téléphone a dû carillonner !

La pression qu’il doit subir, ces dernières heures a dû être telle qu’il s’est même senti obligé de se justifier publiquement : il maintient son avis et il affirme même que la bourse va « booster »… Mais combien de temps pourra-t-il tenir? Combien de temps vat-il résister à la pression ? Combien de temps lui faudra-t-il pour retourner sa veste ?

Quoi qu’il en soit, avec une pointe du VIX (indice de la peur) à 45, un RSI qui a atteint un niveau de survente plus égalé depuis 2022, un niveau de panique médiatique assourdissant et une baisse de l’indice S&P 500 de 17% depuis son sommet de février, le moment est intéressant pour (ré)investir un peu, tout en observant une très large diversification. Pour information ou rappel, il n’y a pas de corrélation statistiquement significative entre l’économie réelle et la bourse. Quand la marée est basse en bourse, il faut en profiter, quel que soit l’état présent ou à venir de la conjoncture économique !

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Analyse technique vs. analyse fondamentale : faut-il vraiment choisir son camp ?

Dans l’univers du trading, deux grandes approches coexistent depuis toujours : l’analyse technique et l’analyse fondamentale. Chacune a ses partisans, ses outils, ses logiques, et ses horizons temporels.

Mais doit-on obligatoirement tracer une frontière entre elles ? Ou peut-on, au contraire, profiter de leur complémentarité ?

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L’analyse technique : le langage des graphiques

L’analyse technique repose sur l’observation des données de marché passées — essentiellement les prix et les volumes — pour anticiper les mouvements futurs. Elle part du principe que tout ce qui peut être connu est déjà intégré dans le prix : actualités, émotions, attentes…

Parmi les outils les plus utilisés :

  • Les chandeliers japonais : pour visualiser la psychologie des acheteurs et vendeurs.
  • Les supports et résistances : zones-clés où un retournement est possible.
  • Les indicateurs techniques : RSI, MACD, moyennes mobiles, bandes de Bollinger, etc.

Cette approche est particulièrement prisée par les traders de court terme, car elle permet de réagir rapidement à un marché en constante évolution. Elle demande une forte réactivité et une rigueur en matière de gestion du risque.

L’analyse fondamentale : la valeur au cœur de l’investissement

L’analyse fondamentale, de son côté, s’intéresse aux facteurs économiques, financiers et géopolitiques susceptibles d’influencer la valeur intrinsèque d’un actif.

Elle s’appuie sur plusieurs éléments :

  • Les résultats financiers d’une entreprise (chiffre d’affaires, bénéfices, dette…)
  • Les perspectives de croissance sectorielle ou macroéconomique
  • Les politiques monétaires et fiscales, ainsi que les indicateurs économiques (inflation, emploi, taux d’intérêt…)

Cette approche est privilégiée par les investisseurs de long terme, en particulier dans les domaines des actions, des obligations ou des devises.

Deux approches, deux temporalités

Les critiques sont fréquentes d’un camp à l’autre :

  • Les partisans de l’analyse technique reprochent à l’analyse fondamentale sa lenteur à réagir face aux mouvements de marché.
  • Les fondamentalistes, eux, jugent l’analyse technique parfois déconnectée des réalités économiques.

Alors, faut-il choisir son camp ?

La réponse dépend surtout de votre profil de trader :

  • 🎯 Vous tradez à court terme ? L’analyse technique est probablement votre alliée.
  • 📈 Vous investissez à long terme ? L’analyse fondamentale devient incontournable.

Mais dans un monde où les marchés réagissent autant aux chiffres qu’aux émotions, une approche hybride peut offrir une réelle valeur ajoutée. Un trader ou investisseur averti saura tirer parti des deux outils : analyser les fondamentaux pour identifier une opportunité, puis valider ou ajuster son entrée grâce à l’analyse technique.

Exemple concret

Prenons l’exemple d’une entreprise technologique cotée :

  • En analyse fondamentale, on observe une croissance régulière du chiffre d’affaires, un bon niveau de rentabilité et une position solide sur son marché. → Signal positif.
  • En analyse technique, l’action vient de franchir une résistance importante avec un volume élevé. → Signal d’entrée.

C’est en combinant les deux approches que l’on peut maximiser ses chances de succès. Ainsi, opposer analyse technique et analyse fondamentale est souvent réducteur. Dans la pratique, leur complémentarité peut devenir un atout stratégique majeur.

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Analyse technique vs. Analyse fondamentale : Deux approches pour évaluer les actions

Dénicher une action peu valorisée avec un fort potentiel de croissance est l’objectif de nombreux investisseurs, qu’ils soient professionnels ou boursicoteurs. Cependant, trouver ces perles rares ne se fait pas sans préparation. Deux principales méthodes d’analyse sont couramment utilisées : l’analyse technique et l’analyse fondamentale.

1. L’Analyse Technique

L’analyse technique repose sur l’étude empirique des graphiques et des statistiques. Son objectif est de comprendre les tendances futures en se basant sur les informations récoltées lors des années précédentes. Voici les principaux éléments de l’analyse technique :

a. Les Couloirs de Prix

Les analystes techniques identifient des couloirs dans lesquels les cours évoluent. Deux zones clés sont observées :

  1. Zone de Résistance : Il s’agit d’un seuil que l’action n’arrive pas à dépasser pendant une longue période (par exemple, 100 ). Chaque fois que le prix atteint ce seuil, le cours chute à nouveau. Les investisseurs estiment que l′action se trouve aux alentours de 90 et qu’elle ne vaut pas plus pour l’instant.
  2. Zone de Soutien : À l’inverse, un seuil baissier (par exemple, 80 $) existe en dessous duquel l’action ne descend pas durant une longue période.

b. Signaux de Marché

Le volume de transaction est également scruté, car il peut envoyer des signaux significatifs sur les années à venir. Si le prix de l’action franchit l’une de ces lignes de couloir, cela peut être interprété comme un signe d’accélération ou de baisse des marchés.

2. L’Analyse Fondamentale

L’analyse fondamentale vise à estimer la valeur intrinsèque d’une action en se basant sur une multitude d’indicateurs. Voici les principaux éléments de l’analyse fondamentale :

  • Indicateurs Macroéconomiques : Niveau de chômage, PIB, inflation.
  • Secteur d’Activité : Concurrence, croissance du marché.
  • Entreprise elle-même : Management, services proposés, bénéfices attendus, niveau d’endettement.

3. Complémentarité des Méthodes

Les deux méthodes sont souvent confrontées par les analystes. Alors que les fondamentalistes soulignent l’aspect scientifique et rigoureux de leurs études, les adeptes de l’analyse technique mettent en avant la répétition des cycles économiques et du comportement humain. Cependant, ces deux méthodes peuvent être complémentaires : un fondamentaliste peut vérifier son étude sur base des cycles passés.

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Trouver la perle rare en bourse : le stock picking

Cette année, nous avons commencé une nouvelle aventure, celle de l’investissement en bourse. Celle-ci nous a poussés à faire des choix. Devions-nous opter pour un projet à court terme ou, au contraire, avons-nous les nombreuses années à venir comme horizon ? Et puisque chaque individu a sa personnalité propre, devions-nous choisir des actifs risqués ou garantis ? 

Si votre profil et votre stratégie vous ont amené à vous tourner vers les actions, alors vous devriez vous mettre à la recherche d’opportunités sur le marché. Mais comment faire ? Piocher quelques titres d’un secteur qui vous plaît ou jeter votre dévolu sur une entreprise en particulier ? Si vous êtes de ceux qui veulent trouver la perle rare, dans ce cas le stock picking est fait pour vous.

Qu’est-ce que le Stock picking ?

Le stock picking consiste à sélectionner des actions d’entreprises sur base d’une série de critères importants aux yeux d’un investisseur. 

L’entonnoir créé écarte les entreprises une à une avant d’arriver à une poignée de candidats potentiels. Là encore, l’acheteur (vendeur) devra analyser le prix qu’il est prêt à payer (demander) et celui affiché en bourse dans le but d’effectuer une plus-value.

Nous sommes ici dans une approche purement fondamentale, qui consiste à éplucher le bilan de l’entreprise afin d’en dégager des ratios et ainsi déterminer la vraie valeur de la société. En portant un regard plus « précis » sur les données, nous limitons l’influence des évènements macroéconomiques, comme les accords commerciaux ou l’annonce des banques centrales. 

Exemples d’éléments à analyser : 

  • Bilan de l’entreprise (balance sheet) —> situation d’une entreprise à l’instant T (généralement au 31/12)
  • Compte de résultat (income statement) —> affiche l’ensemble des charges et des recettes
  • Flux de trésorerie (cash-flow statement) —> détermine les mouvements et la disponibilité des liquidités

Exemples de ratios financiers à analyser : 

  • Le taux d’endettement (debt to equity) —> plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise a eu recours à de la dette pour financer sa croissance
  • Le cours/bénéfice (Price/earning) —> détermine le prix à payer par euro gagné par l’entreprise. Plus celui-ci est élevé, plus les investisseurs estiment que les bénéfices attendus valent la peine de payer cher. Certains secteurs ont un PER supérieur à d’autres (Tech > banques)
  • La capacité d’autofinancement (Price to cash-flow) —> proche du PER, ce ratio permet de connaître la capacité d’une entreprise à manœuvrer à partir de ses cash-flows. 
  • D’autres : Price to book, Debt to asset, capitalization totale.  

Exemples d’éléments externes à analyser : 

  • La stratégie de l’entreprise
  • Le management
  • Les brevets
  • Le respect (ou non) de la loi d’un pays où l’entreprise opère

Sans surprise, le stock picking n’est pas une science exacte et souligne des points positifs et négatifs. 

Ainsi, cette méthode de recherche permet aux adeptes de celle-ci d’avoir un aperçu rapide de la santé d’une entreprise. Puisqu’il s’agit de trouver une aiguille dans une botte de foin, l’analyste doit développer son propre «scanner à bonnes affaires ». Les résultats d’une telle approche peuvent s’avérer très fructueux.

Cependant, nous vous mettons en garde contre les décalages entre votre interprétation et la réalité. Les conclusions tirées par l’investisseur peuvent être éloignées de la valeur affichée en bourse. Après tout, le prix d’une action est le reflet de toutes les croyances des investisseurs à son sujet. D’autres pourraient être plus ou moins optimistes que vous sur l’avenir de l’entreprise. De même qu’un titre peut être déconseillé à l’achat sur un plan fondamental et avoir des signaux d’achat forts sur le plan technique.

Conclusion 

Que votre stratégie vise le court, moyen ou long terme, vous finirez par choisir un actif dans lequel vous aurez confiance. Ce choix sera basé sur une série de critères que vous aurez définis. Votre réussite dépendra du temps que vous consacrerez à peaufiner votre entonnoir, car rappelez-vous que les marchés regorgent de gagnants et de perdants, d’amateurs et de professionnels, de personnes sans aucune préparation et d’autres prêtes à partir à la chasse.  

« I want a company that’s simple. They don’t have to make seven brilliant decisions every six months to keep going. »

Peter Lynch
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Analyse générale des tendances financières de l’année 2020

L’année 2020 restera inoubliable sur bien des aspects. Qui aurait cru que nous ferions notre entrée dans cette décennie par une crise sanitaire majeure suivie d’un krach boursier ?

Car oui, nous pouvons parler de « krach » tant l’impact a été rapide et violent. L’ensemble des secteurs d’activité a été perturbé par la propagation du virus, tout particulièrement l’activité économique et les marchés boursiers.

Parlons Finance vous a partagé les informations majeures prises tout au long de l’année et vous propose aujourd’hui une rétrospective des douze mois qui nous ont précédés. Celle-ci retracera les moments importants de 2020 et conclura par des projections pour 2021. 

Premier trimestre 

Avant d’entamer la nouvelle année, faisons le point sur l’année 2019 qui fut un très bon cru boursier. Les marchés avaient clôturé l’année 2019 sur des records exceptionnels.

Le CAC 40 progressa de plus de 26 % par rapport à 2018, soit sa meilleure année depuis 20 ans !

Le DAX prit plus de 25 % et le Bel20 22 %. De l’autre côté de l’Atlantique, le S&P 500 clôturait sur une progression de plus 28 %, contre 22 % pour l’indice Dow Jones et une envolée de 34 % pour le Nasdaq composite.

Cela ne semblait pas s’arrêter tout de suite puisque le FMI estimait que la croissance du PIB mondial atteindrait 3,4 % en 2020, tirée en partie par les pays émergents.

Cependant, certains économistes tirèrent la sonnette d’alarme. Pour eux, cette hausse continue ne pouvait que terminer sur une surchauffe, puis un renversement de l’économie. De plus, bien que cette année fut positive pour les marchés, elle n’a pas effacé les incertitudes qui y régnaient telles que les tensions sino-américaines et le Brexit. Celles-ci seraient toujours présentes en 2020 et il faudra composer avec. 

La véritable question que les analystes financiers se posaient n’était pas si une crise devait arriver prochainement, mais bien quand celle-ci pointerait le bout de son nez.

Les indices boursiers connaissent, depuis le troisième trimestre de l’année 2019, une hausse continue et atteignent des niveaux records en février 2020. Des records historiques sont atteints le 19 février 2020 et cela présageait une correction boursière à venir. Ce que l’on redoutait arriva, et le responsable était quelque chose que peu de personnes avaient vu venir, un virus. 

Tout commença la semaine du 24 février 2020 lorsque les marchés boursiers entamèrent une baisse généralisée. L’annonce de la pandémie du coronavirus au début du mois de février sema la panique sur les marchés et les investisseurs se sont mis à vendre en masse leurs positions. Cela eut pour conséquence une diminution sans précédent du cours des actifs et de la valeur des indices.

Les indices boursiers connurent une baisse historique entre le 19 février et le 24 mars 2020, moment où les cours commencèrent à repartir à la hausse. Le Dow Jones chuta de 30 % durant cette période, le S&P 500 céda plus de 34 % et le Nasdaq perdit plus de 25 %. Du côté européen, l’indice CAC 40 plongea de 40 % et le Stoxx 600 dégringola de plus de 30 %.

En Asie, les pertes furent également exceptionnelles. À Hongkong, le Hang Seng subit une baisse de 23 % et à Tokyo, le Nikkei 225 perdit près de 30 %. Cette période, courte mais intense, marquera l’Histoire de la bourse à tout jamais.

L’Europe devint, au mois de mars, le principal foyer de la pandémie de Covid-19 et des mesures de confinement furent adoptées partout sur le territoire européen. Confrontés à la hausse exponentielle du nombre de contaminations dans le monde et aux confinements massifs, les marchés chutèrent les uns après les autres.

Redoutant l’évolution de la pandémie aux États-Unis, la Banque centrale américaine (Fed) décida le 15 mars d’abaisser son taux à 0-0,25 % et d’injecter 700 milliards de dollars. La semaine suivante, la Fed annonça l’ajout de 500 milliards de dollars supplémentaires pour assurer une liquidité suffisante.

La BCE annonça à son tour le 19 mars un plan d’achat de dettes de 750 milliards d’euros afin de soutenir l’économie européenne dans cette période.

Deuxième trimestre

Suite au plan d’urgence de la BCE, les marchés européens repartirent à la hausse. La Fed joua également un rôle important dans le regain de confiance des investisseurs. Les politiques monétaires expansionnistes ont directement contribué à apaiser les tensions sur les marchés boursiers. 

Pendant ce temps, l’heure était à la réorganisation pour les entreprises encore en activité. Pour certaines d’entre elles, le télétravail fut un véritable challenge, les forçant à imaginer de nouvelles solutions rapidement (rendez-vous online, cours à distance, point de collecte, ventes sur les réseaux sociaux), tandis que pour d’autres, le télétravail accéléra un processus déjà existant. Pour de nombreux Belges, leurs journées furent rythmées par des cours en ligne, des consultations uniquement sur rendez-vous ou des coups de fil interminables. 

Cependant, tout le monde ne fut pas logé à la même enseigne. Alors que le secteur de l’HoReCa, du tourisme et des loisirs subirent de lourdes pertes et l’impossibilité d’ouvrir pleinement, d’autres profitèrent du confinement généralisé pour augmenter leurs ventes ou abonnements. Parmi elles, Amazon présentait fin mars une performance de +10 % depuis son pic de février. Hellofresh, qui jusque-là stagnait autour des 25 €, vit son cours atteindre les 53 € fin juin. 

De manière plus globale, le redressement de Wall Street et des marchés européens se confirma au printemps et fut accéléré en été lors de l’annonce de la réouverture de l’économie. Un nouveau plan d’achat de dettes de 600 milliards fut annoncé par la BCE le 4 juin.

Cela vint s’ajouter aux 750 milliards d’euros (plan PEPP) d’euros annoncés à la mi-mars et aux 300 milliards d’euros annoncés précédemment (plan dit PSPP). Au total, la BCE aura injecté plus de 1 600 milliards d’euros dans l’économie. 

Troisième trimestre 

L’été fut en demi-teinte. Tout d’abord, nous cherchions ardemment des signes de réconfort, tant sur le plan humain que sur le plan économique. La courbe des contaminations continua de baisser, ce qui a permis un premier dé-confinement et un retour à une vie « presque normale ». Pour les secteurs fortement touchés, l’été fut l’occasion inespérée de renflouer les caisses ou tout simplement sortir la tête de l’eau. 

Ensuite, nous avions également besoin de connaître l’impact du Covid-19 sur l’économie mondiale. De nombreuses économies tombèrent en récession après l’annonce de baisses record de leur PIB au second trimestre (Belgique -12 %, Allemagne -10 %, Royaume-Uni -20 %, France -13,8 %). De son côté, Xi Jinping pouvait déjà porter un regard vers l’avenir, son pays affichant un PMI (« Purchasing Manager’s Index ») en croissance et un insolant +11,7 % au PIB du second trimestre.

Nous pouvons constater, à travers le graphique ci-dessous, que la relance de l’activité économique chinoise comparée aux pays avancés et au reste du monde fut bien plus rapide. Les prévisions réalisées par le FMI montrent que le taux de croissance de la Chine continuera à être nettement supérieur au reste du monde.

PIB mondial trimestriel 

L’accumulation de bonnes nouvelles fit place à un excès d’optimisme, de confiance et de prise de risque. Alors que nous pensions en avoir terminé avec le coronavirus, l’augmentation du nombre de cas en Europe nous ramena à la réalité. Les tentatives, bien que bienveillantes mais parfois maladroites, des gouvernements (qui se souvient des fameux codes couleur ?) amenèrent à un constat douloureux : seul un vaccin pouvait nous débarrasser du cauchemar.  

Quatrième trimestre

La dernière ligne droite fut marquée par l’annonce d’un second confinement, alors qu’en Chine l’épidémie fut contrôlée et la locomotive chinoise fut relancée. Les contaminations en masse et les décès en hausse chaque semaine forcèrent les gouvernements à confiner la population pour une deuxième fois. Ces nouvelles mesures de confinement semèrent de nouveau le doute sur les perspectives de relance de l’activité économique. 

L’annonce du second confinement fut mal acceptée par les investisseurs. Les répercussions sur les marchés se firent ressentir dès la semaine suivante à Wall Street et en Europe. Ce second confinement sonna la fin d’une bonne dynamique entamée sur les marchés boursiers depuis le début du deuxième trimestre. 

Aux États-Unis, les indices boursiers clôturèrent l’année sur une belle performance. Le Nasdaq composite gagna plus de 43 % depuis le début de l’année, soit une meilleure performance qu’en 2019, et le S&P 500 et le Dow Jones affichèrent respectivement 15,5 % et 6,6 % le 31 décembre. En Europe, les résultats à la clôture furent plutôt négatifs. Le Bel20 termina sur une baisse de 8 %, le FTSE 100 céda 14 %, le CAC 40 perdit plus de 6 % et le DAX prit plus de 3 %. 

Prévisions pour l’année 2021

Que peut-on prévoir pour 2021 ? Bien entendu, l’année 2020 n’emporte pas avec elle les incertitudes qu’elle a créées. Voici quelques points d’attention. 

  • Le Covid-19 est toujours présent, et les scientifiques regarderont d’un œil attentif la mutation venue du Royaume-Uni. La crainte à court terme est l’apparition d’une troisième vague et ses conséquences sur l’économie.
  • L’accord sur le Brexit conclu dans les derniers instants de l’année permet de nous éviter une série d’incertitudes sur les futurs échanges économiques entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Ce n’est pas un « Hourra » de victoire, mais bien un « ouf » de soulagement. 
  • Une reprise de l’inflation, c’est-à-dire l’augmentation généralisée des prix à la consommation, est prévue pour les prochaines années. Selon le FMI, Les États-Unis profiteraient d’une hausse plus importante (2,8 %) que la Chine (2,7 %) et la zone euro (0,98 %). Cette augmentation s’explique entre autres par la reprise de la consommation des ménages, après une longue période de privation. Les marchés émergents continueront de profiter de la bonne lancée chinoise. 
  • Joe Biden deviendra officiellement président le 20 janvier 2021. Quelques inconnues subsistent encore, le nouveau Président aura-t-il le contrôle du Sénat et/ou de la Chambre des représentants ? Quel seront ses rapports avec la Chine et le Royaume-Unis ? Quelle politique de relance adoptera-t-il ?
  • Concernant les devises, l’Or pourrait poursuivre son ascension si les inquiétudes liées au Covid persistaient. Rappelons que le métal jaune est considéré comme une valeur refuge et un investissement contre l’inflation. Le dollar, qui a beaucoup cédé face à l’euro, pourrait rester bas afin de favoriser la relance (coût de l’emprunt faible, augmentation des exportations). Enfin, le Bitcoin continuera son ascension. Si certains spécialistes visent un objectif de cours à 60 000 $ d’ici la fin de l’année, l’objectif sous-jacent de 1 000 000 $ paraît à la fois fou et possible. 

Conclusion

Osons le dire, 2020 restera dans l’Histoire comme une année noire. Si en bourse de nombreuses opportunités ont pu être réalisées, le bilan humain et social que nous avons dû payer n’en valait pas la peine. Une année est passée et nous sommes encore loin d’en avoir terminé avec le coronavirus, loin d’avoir retrouvé notre liberté, loin de pouvoir nous projeter sereinement vers l’avenir.

2020 a créé un monde nouveau, un monde que nous devrons connaître et maîtriser rapidement. Cependant, nous pouvons entrevoir une lueur d’espoir provoquée par les efforts de l’Union européenne, l’apparition de vaccins efficaces, l’adaptation des citoyens à leur nouveau mode de vie. 

Parlons Finance vous souhaite à toutes et à tous une bonne année, et nous vous promettons d’être présent en 2021 pour vous dévoiler l’actualité économique de premier plan et du contenu de qualité. Prenez soin de vous.  

Par Timur KAZKONDU et Florenc MICAJ

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Analysons un peu l’évolution du PIB Mondial durant cette crise !

A la sortie du confinement, nous avons pu remarquer un léger rebond de l’activité économique mondiale puisqu’en effet l’ensemble de l’activité a pu reprendre tout en respectant certaines mesures de sécurité !

Cependant, cette reprise a été de courte durée car les mesures annoncées dernièrement, notamment la fermeture des commerces et le couvre-feu, laissent entendre un second confinement !

Ces mesures se mettent en place un peu partout dans le monde et il est certain qu’elles engendreront des conséquences dramatiques sur la croissance de l’économie mondiale. Nous pouvons ajouter à cela l’incertitude qui plane sur la durée du deuxième confinement et l’évolution de la pandémie.

Le PIB mondial a connu un choc important depuis le mois de mars et la crise s’est faite ressentir dans l’ensemble de l’activité économique. Le futur est donc difficile à prévoir.

Selon le rapport de IRES (Institut de recherches économiques et sociales), il est difficile d’obtenir des prévisions fiables de l’évolution du PIB mondial. En effet, la mise en place d’hypothèses pertinentes dans le calcul des prévisions du PIB est rendu complexe car la situation sanitaire n’est pas stable. Néanmoins, nous avons récoltés les prévisions réalisées par certaines institutions afin d’avoir une vue générale sur ce qui nous attend.

Au début du mois d’octobre, le FMI a annoncé une baisse de la croissance du PIB mondial (-4,4 %) moins marquée que celle de la zone euro (-8,3 %), similaire à celle des Etats-Unis (-4,3 %), mais très éloignée de la croissance positive en Chine (+1,9 %) pour 2020.

Dans un ancien rapport de la Banque Mondiale, il apparaît que si nous subissons une nouvelle vague de pandémie ou que les mesures de confinement reprennent, le PIB mondial pourrait alors se contracter de 8 % (au de lieu de 4,4 % prévu par le FMI).

Par contre, les prévisions sur la croissance du PIB mondial pour 2021 sont plutôt positives d’après la Commission européenne et l’OCDE. En effet, un rebond de l’économie mondiale est prévu en 2021.

  • Selon les perspectives économiques de l’OCDE de septembre 2020, l’activité économique mondiale se redressera en 2021 d’environ 5%.
  • Un rebond à +5,1% est envisagé pour le PIB de la zone euro. En ce qui concerne les États-Unis, l’OCDE s’attend à un rebond de +4,0%.
  • Pour la Chine, les prévisions de croissance pour 2021 vont au-delà des 8 %.

Selon Ayhan Kose, directeur de la division Perspectives de Développement à la Banque mondiale, l’épisode que nous traversons entraîne des révisions à la baisse des projections mondiales de croissance d’une ampleur sans précédent. Et si l’on se fie à ce qui s’est produit par le passé, on peut s’attendre à des risques de détérioration encore plus importants.

Bruno Colmant, CEO de Degroof Petercam, nous délivre un regard plus optimiste sur l’évolution de l’activité économique. Selon le CEO, la reprise économique ne sera pas immédiate mais progressive tout au long de l’année prochaine. Il ajoute que seule la demande pourra nous sortir de la crise. La consommation des ménages et des entreprises fera la différence pour relancer l’économie.

Cela rejoint le dernier rapport de la commission européenne, dans lequel il est mentionné que le mécanisme d’investissement doit être stimulé afin de limiter les dommages économiques et favoriser la reprise. Cependant, cet objectif ne sera pas facile à atteindre car nous constatons depuis le mois de mars une forte diminution de la consommation et de l’investissement.

En effet, le comportement des ménages et des entreprises a radicalement changé ces derniers mois. Nous avons pu observer une forte préférence pour l’épargne chez les ménages et une baisse de l’investissement chez les entreprises.

Selon vous, comment évoluera l’activité économique mondiale ?

Par Florenc MICAJ