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Réforme fiscale à Bruxelles sous forte contrainte budgétaire

La Ville de Bruxelles met en œuvre une véritable réforme fiscale : baisse de l’impôt des personnes physiques, contribution équitable des épaules les plus larges

Dans le cadre de son budget 2026, la Ville de Bruxelles a engagé une véritable réforme fiscale, avec une refonte en profondeur des taxes communales.

L’Échevin des Finances Anas Ben Abdelmoumen (PS) souligne que le cœur de cette réforme consiste à réduire la pression fiscale sur les habitants de la Ville, afin de renforcer leur pouvoir d’achat.

Baisse de l’impôt des personnes physiques pour les Bruxellois

Concrètement, l’impôt communal additionnel à l’impôt des personnes physiques (IPP) passe de 6 % à 4,9 %. La Ville de Bruxelles applique ainsi désormais le taux d’IPP le plus bas de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Fédération Wallonie- Bruxelles, et figure parmi les cinq taux les plus bas du pays.

« Alors que le gouvernement fédéral Arizona choisit de rendre le quotidien de nos concitoyens plus chère en augmentant, entre autres, les taxes sur les repas à emporter et sur les billets de cinéma ou de festival, nous faisons le choix, à la Ville de Bruxelles, de renforcer le pouvoir d’achat de nos habitants grâce à une baisse de l’impôt des personnes physiques » , déclare l’échevin Ben Abdelmoumen.

Protection des propriétaires-occupants grâce à une compensation
automatique

La réforme prévoit également une adaptation du taux du précompte immobilier (PRI). Concrètement, la Ville augmente le précompte immobilier à 3.457 centimes additionnels, contre 2.950 actuellement.

Pour les propriétaires-occupants, cette différence sera toutefois automatiquement compensée par une prime compensatoire (BeHome), combinée également à une réduction supplémentaire de 100 euros par
an accordée automatiquement.

L’objectif est ainsi de protéger les propriétaires habitants, tout en faisant contribuer davantage les épaules les plus larges.

L’Échevin précise : « Avec cette mesure, dans un contexte budgétaire difficile, nous demandons un effort équitable à celles et ceux qui disposent de plusieurs biens immobiliers. Dans le même temps, nos projections montrent que près de 90 % de ces propriétaires ne connaîtront qu’une augmentation très limitée de l’impôt, que nous estimons à environ 30 euros supplémentaires par mois. Les propriétaires-occupants de la Ville de Bruxelles, eux, ne ressentiront pas cette hausse. Au contraire, nous leur accordons une réduction supplémentaire de 100 euros par an sur le précompte immobilier. Cette compensation se fait sans aucune démarche administrative et est directement déduite et visible sur l’avertissement- extrait de rôle. Nous allégeons ainsi, une fois de plus, la pression fiscale pour celles et ceux qui vivent ici et contribuent au tissu social de notre ville. »

Taxe sur la « domiciliation fictive »

La Ville de Bruxelles instaure également une nouvelle taxe sur la domiciliation fictive des entreprises. Il s’agit d’entreprises qui disposent certes d’une adresse officielle dans la Ville, mais qui, en réalité, n’y exercent aucune activité économique.

« Ces entreprises bénéficient, via leur domiciliation dans la Ville, du rayonnement bruxellois, sans pour autant contribuer à notre tissu économique. Cette contribution corrige ainsi une inégalité existante par rapport aux nombreuses entreprises de notre ville qui, elles, doivent s’acquitter, entre autres, de la taxe sur les bureaux », explique l’Échevin Anas Ben Abdelmoumen.

Cette taxe sur la « domiciliation fictive des entreprises » devrait rapporter environ 150.000 euros à la Ville en 2026.

L’échevin des Finances Anas Ben Abdelmoumen (PS) conclut : « Élaborer un budget et réformer les taxes communales, c’est bien plus que faire coïncider des tableaux Excel. Il s’agit de choix politiques et d’une vision de la société. À la Ville de Bruxelles, avec cette réforme fiscale, nous faisons résolument le choix de renforcer le pouvoir d’achat de nos habitants et de demander une contribution équitable aux épaules les plus larges. Nous poursuivrons sur cette voie tout au long de la présente législature. »

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Et si 2025 était (enfin) l’année des small caps européennes ?

Alors que les marchés restent agités depuis plusieurs mois, les small caps européennes s’imposent comme les véritables bénéficiaires du contexte actuel.

Une analyse claire de ErasmusGestion.

Portées par un assouplissement monétaire, un euro plus fort, les perspectives d’ambitieux projets (défense européenne, plan de relance allemand) et une (légère) amélioration de la croissance économique pour 2025, elles surperforment les large caps de 6 % depuis mars. 

Leur caractère domestique les protège des frictions commerciales mondiales, et leurs valorisations, historiquement décotées de 20 à 30 %, offrent encore un potentiel de revalorisation significatif. 

Après des années difficiles pour les small caps, notre fonds phare, Erasmus Small Cap Europe, profite pleinement de ce rebond. Depuis sa création, il affiche une surperformance par rapport à son indice de référence, démontrant notre capacité à créer de la valeur sur ce segment de marché. 

Pourquoi ce rebond significatif ? 

Tout d’abord, les Small caps européennes se situent à des valorisations historiquement faibles, ce qui a favorisé une forte hausse en ce début d’année. Leur potentiel de croissance demeure significatif, notamment en comparaison avec les large caps, dont les valorisations sont relativement plus élevées, ce qui est historiquement une anomalie. 

Valorisation des Small Caps vs Large Caps en Europe 

Make Germany Great Again 

Ensuite, notre portefeuille est fortement exposé à l’Allemagne, avec plus de 22% investis dans ce pays. Le plan de relance massif annoncé par le gouvernement allemand a dynamisé les petites capitalisations locales, qui affichent une performance remarquable de 26 % depuis le début de l’année, contre seulement 12 % pour l’ensemble des small caps européennes sur la même période. 

Le retour en force de nombreux dossiers 

Enfin, le rebond d’Erasmus Small Cap Europe s’explique également par la performance de plusieurs dossiers à fort potentiel, tels que Theon et Bilendi, qui illustrent la dynamique de reprise des small caps européennes. 

Theon International 

Cet acteur spécialisé dans les systèmes de vision nocturne et thermique pour applications militaires, a enregistré une croissance exceptionnelle, avec un chiffre d’affaires de 352M€ en 2024, en hausse de 60% par rapport à l’année précédente, porté par une demande mondiale croissante pour ses technologies innovantes (ex. : l’écosystème A.R.M.E.D. pour la réalité augmentée). 

La hausse des budgets de défense en Europe renforce la dynamique de Theon International, qui s’appuie sur un carnet de commandes solide de 669 M€. Cette visibilité claire pour 2025 et 2026 est particulièrement appréciée par le marché, comme en témoigne la progression spectaculaire de 122 % de son cours de bourse depuis le début de l’année. 

Bilendi 

Dans un registre plus résilient, nous valorisons également Bilendi, un investissement de longue date dans notre portefeuille. Ce groupe français, acteur clé des services d’études de marché et de fidélisation, poursuit une transformation stratégique portée par une croissance externe soutenue. Sa trajectoire solide et sa capacité d’innovation en font un dossier attractif pour les années à venir. 

Pour l’exercice 2026, Bilendi ambitionne un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, soit une croissance de 55% sur les deux prochaines années, assorti d’une marge EBITDA de 25 %, traduisant un potentiel de croissance significatif et prometteur pour les années à venir. 

Perspectives 

Grâce à des valorisations toujours attractives, un environnement macroéconomique porteur et des entreprises à fort potentiel comme Theon et Bilendi, nous sommes convaincus que le marché des small caps offre encore un important potentiel de croissance. 

Cette dynamique bénéficiera directement à Erasmus Small Cap Europe ainsi qu’à notre nouveau fonds fermé, EDL 2030, dont le lancement est prévu dans les prochaines semaines. Bien évidemment, l’investisseur doit rester pleinement attentifs aux opportunités et aux évolutions des marchés afin de maximiser la valeur pour son portefeuille. 

Par Aymeric Lang – Directeur de la Gestion chez ErasmusGestion

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Opinion: Faut-il avoir peur des tarifs de Donald Trump ?

Depuis l’annonce par « l’oncle Donald » de l’instauration de tarifs douaniers à l’importation, ce mercredi après la clôture des marchés, l’indice américain S&P 500 a perdu jusqu’à 10,6% en 2 jours.

En termes de capitalisation boursière, cela représente une baisse de l’ordre de 4.500 milliards $… Tout le monde en parle,
sur toutes les chaines de télévision et de radio (même Nostalgie dont ce n’est pas la vocation première). C’est dire si la panique semble générale…

En deux mots, le président américain met en place des taxes sur les produits qui sont importés depuis la plupart de ses partenaires commerciaux avec laquelle il y a un déséquilibre commercial (plus d’achat américains que d’exportations). Son objectif est de « rendre l’Amérique à nouveau grande » (MAGA).

Mais, il y a d’autres moyens de rendre son pays plus grand, plus digne, plus respectable, plus admirable, que de se fermer dans une politique protectionniste ! En effet, la dernière fois que des mesures d’une telle ampleur ont été prises, ce fut en juin 1930, lorsqu’un de ses prédécesseurs, Herbert Hoover, fit appliquer la dénommée « Smoot-Hawley Tariff Act » frappant plus de 20.000 produits importés.

De nombreux pays réagirent par la réciproque, comme vient de le faire la Chine aujourd’hui, en appliquant des taxes symétriques. Le commerce mondial s’effondra, aggravant encore la crise économique des Etats-Unis.

La leçon fut relativement vite apprise car les tarifs douaniers furent retirés progressivement 2 ans après avoir été mis en place… La décision qu’a pris cette semaine Donald Trump l’a donc été, soit en ignorant l’histoire, soit en la connaissant et en espérant des conséquences différentes…

Les calculs qu’il a présentés pour expliquer les taux appliqués par pays sont du niveau d’un enfant de primaire, avec même des erreurs géographiques (voir article du Guardian). Quoi qu’il en soit, les conséquences seront vraisemblablement une incitation à consommer davantage « américain » et à produire aux USA, mais aussi une hausse de l’inflation et, en conséquence, une hausse des taux d’intérêt, ainsi que d’autres facteurs contreproductifs qui risqueraient de plonger l’économie américaine en récession, avec in fine un impact social et électoral…

En conclusion, Donald Trump se tire une balle dans le pied ! Mais, il n’a peut-être pas eu l’équipe suffisamment instruite pour l’en avertir ? Ou alors l’a-t-il eue, mais n’a-t-il pas voulu l’écouter ? Toujours est-il que d’autres dirigeants d’entreprises, dont certains bien plus riches que lui, et même la Fed ont dû réagir fermement ces derniers jours et son téléphone a dû carillonner !

La pression qu’il doit subir, ces dernières heures a dû être telle qu’il s’est même senti obligé de se justifier publiquement : il maintient son avis et il affirme même que la bourse va « booster »… Mais combien de temps pourra-t-il tenir? Combien de temps vat-il résister à la pression ? Combien de temps lui faudra-t-il pour retourner sa veste ?

Quoi qu’il en soit, avec une pointe du VIX (indice de la peur) à 45, un RSI qui a atteint un niveau de survente plus égalé depuis 2022, un niveau de panique médiatique assourdissant et une baisse de l’indice S&P 500 de 17% depuis son sommet de février, le moment est intéressant pour (ré)investir un peu, tout en observant une très large diversification. Pour information ou rappel, il n’y a pas de corrélation statistiquement significative entre l’économie réelle et la bourse. Quand la marée est basse en bourse, il faut en profiter, quel que soit l’état présent ou à venir de la conjoncture économique !

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Entreprises Monde

Le D2C en Inde : une opportunité de marché de plus de 100 milliards de dollars d’ici 2025 !


Qu’est-ce que c’est le D2C ? Le D2C, ou Direct-to-Consumer en anglais, est un modèle commercial où les entreprises vendent leurs produits directement aux consommateurs finaux, sans passer par des intermédiaires comme les distributeurs ou les détaillants.

Ces dernières années, le modèle de vente directe au consommateur (D2C) a émergé comme une force perturbatrice dans le secteur du commerce électronique. De plus en plus d’entreprises prennent en charge toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la conception à la livraison, en contournant les intermédiaires traditionnels.

Que ce soit des startups nativement numériques ou des entreprises établies, le D2C permet à ces entreprises de commercialiser et de vendre leurs produits directement aux clients. Cela par l’intermédiaire de leurs propres plateformes en ligne, sans passer par des détaillants traditionnels.

En Amérique du Nord, la plus grande proportion de marques D2C exclusivement numériques est observée. Aux États-Unis, on estime que les marques établies ont généré environ 135 milliards de dollars américains de ventes en ligne en 2023, tandis que les marques natives du numérique ont réalisé environ 35 milliards de dollars de ventes. On prévoit que d’ici 2025, ces chiffres augmenteront respectivement à 187 milliards et 40 milliards de dollars.

Qui de l’Inde ?

En Inde, le marché D2C a connu une croissance exceptionnelle et compte atteindre 100 milliards de dollars d’ici 2025. Les startups fashion dominent le segment D2C, avec un potentiel de marché estimé à 43,2 milliards de dollars d’ici 2025.

Plusieurs facteurs, comme la pandémie Covid, la haute pénétration d’internet, la croissance d’infrastructure digitale, l’augmentation des millennials, et autres, sont la cause de la croissance des marques D2C.

L’Inde compte plus de 190 millions d’adeptes du shopping en ligne, ce qui représente un tiers de la base mondiale d’acheteurs en ligne. Les marques D2C visent à capitaliser sur l’appétit croissant des consommateurs indiens pour l’innovation et la perte de fidélité envers les acteurs traditionnels.

Le D2C peut être un modèle commercial très efficace, mais il nécessite une planification et une exécution minutieuses.

Et vous, seriez-vous intéressé à lancer votre marque D2C en Inde ?

Rédigé par: Haroon Shabir

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Nos analyses

La Chine a lancé ses tests pour le lancement d’une monnaie numérique. Décryptage!

Depuis 2014, la Chine explore la possibilité de lancer une monnaie numérique. Ce n’est toutefois que récemment, en raison des tensions avec les États-Unis et de la pandémie mondiale de Covid-19, que la Chine a manifesté sa volonté d’organiser des essais.

Le « yuan numérique » serait la toute première monnaie numérique, malgré le fait que d’autres banques centrales, parmi lesquelles la Banque centrale européenne, aient également montré de l’intérêt pour étudier les monnaies numériques. Qu’est-ce que le DCEP chinois ? En quoi diffère-t-il de la monnaie du pays, le yuan, et pourquoi la Chine a-t-elle l’ambition de le lancer ?

Qu’est-ce que le paiement électronique en monnaie numérique (DCEP)

Avant d’examiner la monnaie numérique que la Chine est en train de mettre en place, définissons ce qu’est une monnaie : « l’argent qui est utilisé dans un pays donné à un moment donné ». En Chine, il s’agit du yuan [3].

En quoi le yuan diffère-t-il alors de la monnaie numérique ?

La monnaie numérique est tout simplement le yuan, mais uniquement accessible sous une forme numérique et non sous une forme physique. La Chine utilise le terme DCEP (Digital Currency Electronic Payment) pour faire référence à sa monnaie numérique, ou « yuan » numérique. Le DCEP peut donc être traduit comme un « paiement électronique en monnaie numérique ».

Depuis quelques mois, des milliers de citoyens ont la possibilité de participer à des essais en utilisant le yuan numérique pour un montant prédéterminé comme moyen de paiement dans trois grandes villes, y compris le centre technologique de Shenzhen. La Chine souhaite que la monnaie numérique soit lancée avant et utilisée pendant les Jeux olympiques d’hiver prévus en 2022. Jeux qui se dérouleront à Pékin.

Certains ont comparé la conception de la monnaie numérique avec les crypto-monnaies, ce qui est un tout autre sujet que cet article n’abordera que brièvement.

Selon Investopedia, les crypto-monnaies sont également des monnaies numériques et nombre d’entre elles sont basées sur des réseaux décentralisés utilisant la technologie blockchain. La technologie blockchain empêche la fraude lors de l’utilisation de ces devises numériques.

Comme le souligne Tanvi Ratna, il y a trois grandes similitudes entre le DCEP et les crypto-monnaies :

  • (i) l’utilisation de portefeuilles en ligne et hors ligne
  • (ii) l’utilisation d’une architecture à deux clés pour sécuriser les transactions
  • (iii) l’influence des capacités de programmation

Pour plus d’informations sur les crypto-monnaies et leur similitude avec la conception du DCEP, cliquez ici.

Bien qu’ils puissent partager certaines similitudes, le yuan numérique ne peut pas être classé comme une crypto-monnaie et ce, pour deux raisons principales :

  • (i) Le DCEP est sous le contrôle d’une banque centrale et les transactions ne sont pas anonymes

La principale différence est que le DCEP, contrairement aux crypto-monnaies, est sous le contrôle d’une banque centrale (de Chine) qu’elle n’est donc ni décentralisée ni anonyme. Voir la définition qui en a été donnée ci-dessus : les crypto-monnaies sont basées sur des réseaux décentralisés et les transactions sont anonymes.

Ainsi soutenu par la banque centrale, le DCEP met l’accent sur la traçabilité des transactions. D’une part, la « surveillance » est bénéfique pour traquer la corruption et les crimes financiers et, d’autre part, elle permet ainsi, comme le mentionne Reuters, d’exercer un plus grand contrôle sur son économie en comparaison avec les possibilités qu’ont la plupart des autres banques centrales dans ce domaine.

On peut toutefois s’inquiéter et se demander s’il s’agira d’un nouveau moyen qui permettrait à la Chine d’espionner ses citoyens. L’ancien président de la PBOC (People’s Bank Of China) a, dans ce contexte, annoncé qu’un certain anonymat serait possible pour une certaine fréquence d’utilisation et pour certains montant.

  • (ii) Le DCEP est une monnaie fiduciaire

Le DCEP est une monnaie fiduciaire numérique. La monnaie fiduciaire est une monnaie émise par le gouvernement et qui n’est pas soutenue par une contrepartie physique -comme l’or ou l’argent – mais plutôt par le gouvernement qui l’a émise.

Elle se distingue ainsi des crypto-monnaies qui sont beaucoup plus volatiles car elles ne sont pas reconnues par le gouvernement comme étant un moyen de paiement. Dans ce contexte, le yuan numérique soutenu par l’État est plus stable.

Comment utiliser la monnaie numérique

Au vu de ce qui précède, comment envisager l’utilisation du DCEP comme moyen de paiement ?

En résumé, la Banque populaire de Chine émet des DCEP à destination des banques commerciales qui, à leur tour, distribueront le DCEP aux particuliers par le biais de leurs portefeuilles. Ces portefeuilles sont accessibles via une application pour smartphone développée par la banque centrale [de Chine] elle-même.  Ce mécanisme est illustré dans la figure 1.

Le DCEP est lié paritairement au Yuan, ce qui signifie que la valeur du DCEP est égale à celle du yuan physique. On peut noter ici une similitude avec les systèmes de paiements mobiles, même s’il y a également une grande différence. En effet, lorsqu’un paiement est effectué à l’aide d’un système de paiement mobile cela se fait par le biais d’un intermédiaire, à savoir une banque traditionnelle.

L’application pour smartphone développée pour le yuan numérique ne fait pas appel à un intermédiaire, car le DCEP est distribué par le biais de portefeuilles numériques et non pas via des comptes bancaires.

En tant que tel, il n’y a pas d’argent physique qui vous couvre à partir d’un compte bancaire. Le DCEP est donc entièrement numérique. Au moyen de deux téléphones qui se touchent, un code barre ou un code QR est généré et un paiement peut être effectué.

Un article expliquant comment le yuan numérique est utilisé dans la pratique comme mode de paiement peut être consulté ici.

La monnaie numérique fonctionne donc non seulement de manière différente comparativement aux systèmes de paiements mobiles traditionnels mais elle offre également certains avantages :

  • (i) L’utilisation de portefeuilles émis par la PBOC elle-même exclut tout tiers ce qui rend superflu toute infrastructure intermédiaire et se traduit in fine par des coûts de transaction plus faibles.
  • (ii) Il n’est plus nécessaire de mettre en place des réseaux qui soutiennent les paiements par carte comme c’est le cas pour Visa ou Mastercard, car la PBOC et les banques émettrices sont directement liées. Cela permet également de réduire les coûts.
  • (iii) Contrairement aux systèmes de paiements mobiles classiques, l’application DCEP développée par la PBOC ne nécessite aucune connexion internet pour pouvoir fonctionner. Cela contribue à rendre son utilisation plus facile, à stimuler son adoption au sein des communautés rurales et empêche que le système ne cesse de fonctionner en cas de défaillance technologique.

Dans le contexte de l’épidémie du coronavirus, cette monnaie numérique offre, tout comme les autres systèmes de paiements mobiles, plus de sécurité sur le plan de l’hygiène que l’argent liquide.

Pourquoi la PBOC a-t-elle l’ambition de lancer le DCEP ?

La volonté de la Chine de lancer sa monnaie numérique est clairement motivée par deux raisons principales :

  • (i) le renforcement de la surveillance économique et de la souveraineté monétaire

L’une des raisons pour lesquelles il peut être favorable à la Chine de mettre en place cette monnaie est qu’elle permet à l’État, comme on l’a déjà écrit, d’accroître son contrôle sur sa propre économie. Mais ce n’est pas tout.

Dans la mesure où plusieurs pays ou entreprises ont annoncé la possibilité de lancer leur propre monnaie numérique (la Libra de Facebook par exemple), cela pourrait être un moyen pour la Chine de renforcer sa souveraineté monétaire. Concrètement, la souveraineté monétaire d’un pays signifie que c’est l’Etat qui décide exclusivement de ce qui est officiellement la monnaie ayant un cours légal.

Cela lui permet en outre de contrôler le type de monnaie qui est utilisé à l’intérieur de ses frontières. En lançant le DCEP, la Chine tente d’empêcher qu’une autre monnaie étrangère ne soit prioritairement adoptée.

  • (ii) la mise en cause du dollar américain comme monnaie de réserve mondiale

Le DCEP pourrait par ailleurs constituer une menace possible pour le dollar, qui occupe actuellement la position de monnaie de réserve mondiale. À ce sujet, David Roche de Independent Strategy, affirme toutefois que la Chine est encore loin de l’emporter sur le dollar américain dans la mesure où le yuan ne représente que 2 % de la valeur des règlements du commerce international.

En comparaison avec la monnaie américaine pour laquelle on constate que « environ 40 % la dette mondiale est libellée en dollars » et que « plus de 61% de toutes les réserves étrangères des banques sont libellées en dollars américains« .

Le fait que la monnaie chinoise puisse être considérée comme une monnaie de réserve aurait pour conséquence, parmi d’autres avantages, de réduire les coûts d’emprunt pour les exportateurs chinois, de diminuer les taux d’intérêt des obligations libellées en yuan et de réduire la dépendance de la monnaie par rapport au dollar.

La monnaie numérique sera-t-elle adoptée avec succès comme monnaie ?

L’adoption de la monnaie numérique dans toute la Chine dépendra essentiellement de sa facilité d’utilisation et de ses avantages. Pas moins de 86 % des paiements en Chine sont effectués au moyen d’un téléphone portable selon Keith Lamb. Quand on prend en compte tous ces paiements effectués par le biais de la lecture d’un code QR ou même par voie de reconnaissance faciale, on peut considérer que la Chine est déjà bien avancée sur la voie d’une société sans cash.

Cette nouvelle monnaie ne fera cependant pas totalement disparaître l’argent liquide du pays car les habitants des régions plus rurales qui ne sont pas familiarisés avec les paiements numériques doivent pouvoir continuer à participer à l’économie.

Chandler Guo, pionnier de la crypto-monnaie, est convaincu que l’utilisation de la monnaie numérique se développera à l’extérieur des frontières de la Chine notamment par le biais des 39 millions de Chinois qui vivent à l’étranger et qui adopteront probablement la monnaie numérique.

En outre, selon Goldman Sachs, cette monnaie pourrait représenter 15 % du volume total des paiements de consommation dans les 10 prochaines années, tandis que d’autres affirment que les banques centrales pourraient commencer à garder en portefeuille des DCEP si son utilisation devait augmenter.

En résumé, le DCEP offre des avantages au gouvernement chinois et réduit les frais de transfert pour les consommateurs mais ne doit pas faire perdre de vue les questions liées à la protection de la vie privée qui peuvent être préoccupantes.

A l’heure actuelle, les opinions des experts varient quant à la question de savoir si le yuan numérique sera adopté avec succès en Chine et au-delà de ses frontières.

Rédigé par: LAURA KUYPERS du Solvay Finance Club

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Nos analyses

Analyse générale des tendances financières de l’année 2020

L’année 2020 restera inoubliable sur bien des aspects. Qui aurait cru que nous ferions notre entrée dans cette décennie par une crise sanitaire majeure suivie d’un krach boursier ?

Car oui, nous pouvons parler de « krach » tant l’impact a été rapide et violent. L’ensemble des secteurs d’activité a été perturbé par la propagation du virus, tout particulièrement l’activité économique et les marchés boursiers.

Parlons Finance vous a partagé les informations majeures prises tout au long de l’année et vous propose aujourd’hui une rétrospective des douze mois qui nous ont précédés. Celle-ci retracera les moments importants de 2020 et conclura par des projections pour 2021. 

Premier trimestre 

Avant d’entamer la nouvelle année, faisons le point sur l’année 2019 qui fut un très bon cru boursier. Les marchés avaient clôturé l’année 2019 sur des records exceptionnels.

Le CAC 40 progressa de plus de 26 % par rapport à 2018, soit sa meilleure année depuis 20 ans !

Le DAX prit plus de 25 % et le Bel20 22 %. De l’autre côté de l’Atlantique, le S&P 500 clôturait sur une progression de plus 28 %, contre 22 % pour l’indice Dow Jones et une envolée de 34 % pour le Nasdaq composite.

Cela ne semblait pas s’arrêter tout de suite puisque le FMI estimait que la croissance du PIB mondial atteindrait 3,4 % en 2020, tirée en partie par les pays émergents.

Cependant, certains économistes tirèrent la sonnette d’alarme. Pour eux, cette hausse continue ne pouvait que terminer sur une surchauffe, puis un renversement de l’économie. De plus, bien que cette année fut positive pour les marchés, elle n’a pas effacé les incertitudes qui y régnaient telles que les tensions sino-américaines et le Brexit. Celles-ci seraient toujours présentes en 2020 et il faudra composer avec. 

La véritable question que les analystes financiers se posaient n’était pas si une crise devait arriver prochainement, mais bien quand celle-ci pointerait le bout de son nez.

Les indices boursiers connaissent, depuis le troisième trimestre de l’année 2019, une hausse continue et atteignent des niveaux records en février 2020. Des records historiques sont atteints le 19 février 2020 et cela présageait une correction boursière à venir. Ce que l’on redoutait arriva, et le responsable était quelque chose que peu de personnes avaient vu venir, un virus. 

Tout commença la semaine du 24 février 2020 lorsque les marchés boursiers entamèrent une baisse généralisée. L’annonce de la pandémie du coronavirus au début du mois de février sema la panique sur les marchés et les investisseurs se sont mis à vendre en masse leurs positions. Cela eut pour conséquence une diminution sans précédent du cours des actifs et de la valeur des indices.

Les indices boursiers connurent une baisse historique entre le 19 février et le 24 mars 2020, moment où les cours commencèrent à repartir à la hausse. Le Dow Jones chuta de 30 % durant cette période, le S&P 500 céda plus de 34 % et le Nasdaq perdit plus de 25 %. Du côté européen, l’indice CAC 40 plongea de 40 % et le Stoxx 600 dégringola de plus de 30 %.

En Asie, les pertes furent également exceptionnelles. À Hongkong, le Hang Seng subit une baisse de 23 % et à Tokyo, le Nikkei 225 perdit près de 30 %. Cette période, courte mais intense, marquera l’Histoire de la bourse à tout jamais.

L’Europe devint, au mois de mars, le principal foyer de la pandémie de Covid-19 et des mesures de confinement furent adoptées partout sur le territoire européen. Confrontés à la hausse exponentielle du nombre de contaminations dans le monde et aux confinements massifs, les marchés chutèrent les uns après les autres.

Redoutant l’évolution de la pandémie aux États-Unis, la Banque centrale américaine (Fed) décida le 15 mars d’abaisser son taux à 0-0,25 % et d’injecter 700 milliards de dollars. La semaine suivante, la Fed annonça l’ajout de 500 milliards de dollars supplémentaires pour assurer une liquidité suffisante.

La BCE annonça à son tour le 19 mars un plan d’achat de dettes de 750 milliards d’euros afin de soutenir l’économie européenne dans cette période.

Deuxième trimestre

Suite au plan d’urgence de la BCE, les marchés européens repartirent à la hausse. La Fed joua également un rôle important dans le regain de confiance des investisseurs. Les politiques monétaires expansionnistes ont directement contribué à apaiser les tensions sur les marchés boursiers. 

Pendant ce temps, l’heure était à la réorganisation pour les entreprises encore en activité. Pour certaines d’entre elles, le télétravail fut un véritable challenge, les forçant à imaginer de nouvelles solutions rapidement (rendez-vous online, cours à distance, point de collecte, ventes sur les réseaux sociaux), tandis que pour d’autres, le télétravail accéléra un processus déjà existant. Pour de nombreux Belges, leurs journées furent rythmées par des cours en ligne, des consultations uniquement sur rendez-vous ou des coups de fil interminables. 

Cependant, tout le monde ne fut pas logé à la même enseigne. Alors que le secteur de l’HoReCa, du tourisme et des loisirs subirent de lourdes pertes et l’impossibilité d’ouvrir pleinement, d’autres profitèrent du confinement généralisé pour augmenter leurs ventes ou abonnements. Parmi elles, Amazon présentait fin mars une performance de +10 % depuis son pic de février. Hellofresh, qui jusque-là stagnait autour des 25 €, vit son cours atteindre les 53 € fin juin. 

De manière plus globale, le redressement de Wall Street et des marchés européens se confirma au printemps et fut accéléré en été lors de l’annonce de la réouverture de l’économie. Un nouveau plan d’achat de dettes de 600 milliards fut annoncé par la BCE le 4 juin.

Cela vint s’ajouter aux 750 milliards d’euros (plan PEPP) d’euros annoncés à la mi-mars et aux 300 milliards d’euros annoncés précédemment (plan dit PSPP). Au total, la BCE aura injecté plus de 1 600 milliards d’euros dans l’économie. 

Troisième trimestre 

L’été fut en demi-teinte. Tout d’abord, nous cherchions ardemment des signes de réconfort, tant sur le plan humain que sur le plan économique. La courbe des contaminations continua de baisser, ce qui a permis un premier dé-confinement et un retour à une vie « presque normale ». Pour les secteurs fortement touchés, l’été fut l’occasion inespérée de renflouer les caisses ou tout simplement sortir la tête de l’eau. 

Ensuite, nous avions également besoin de connaître l’impact du Covid-19 sur l’économie mondiale. De nombreuses économies tombèrent en récession après l’annonce de baisses record de leur PIB au second trimestre (Belgique -12 %, Allemagne -10 %, Royaume-Uni -20 %, France -13,8 %). De son côté, Xi Jinping pouvait déjà porter un regard vers l’avenir, son pays affichant un PMI (« Purchasing Manager’s Index ») en croissance et un insolant +11,7 % au PIB du second trimestre.

Nous pouvons constater, à travers le graphique ci-dessous, que la relance de l’activité économique chinoise comparée aux pays avancés et au reste du monde fut bien plus rapide. Les prévisions réalisées par le FMI montrent que le taux de croissance de la Chine continuera à être nettement supérieur au reste du monde.

PIB mondial trimestriel 

L’accumulation de bonnes nouvelles fit place à un excès d’optimisme, de confiance et de prise de risque. Alors que nous pensions en avoir terminé avec le coronavirus, l’augmentation du nombre de cas en Europe nous ramena à la réalité. Les tentatives, bien que bienveillantes mais parfois maladroites, des gouvernements (qui se souvient des fameux codes couleur ?) amenèrent à un constat douloureux : seul un vaccin pouvait nous débarrasser du cauchemar.  

Quatrième trimestre

La dernière ligne droite fut marquée par l’annonce d’un second confinement, alors qu’en Chine l’épidémie fut contrôlée et la locomotive chinoise fut relancée. Les contaminations en masse et les décès en hausse chaque semaine forcèrent les gouvernements à confiner la population pour une deuxième fois. Ces nouvelles mesures de confinement semèrent de nouveau le doute sur les perspectives de relance de l’activité économique. 

L’annonce du second confinement fut mal acceptée par les investisseurs. Les répercussions sur les marchés se firent ressentir dès la semaine suivante à Wall Street et en Europe. Ce second confinement sonna la fin d’une bonne dynamique entamée sur les marchés boursiers depuis le début du deuxième trimestre. 

Aux États-Unis, les indices boursiers clôturèrent l’année sur une belle performance. Le Nasdaq composite gagna plus de 43 % depuis le début de l’année, soit une meilleure performance qu’en 2019, et le S&P 500 et le Dow Jones affichèrent respectivement 15,5 % et 6,6 % le 31 décembre. En Europe, les résultats à la clôture furent plutôt négatifs. Le Bel20 termina sur une baisse de 8 %, le FTSE 100 céda 14 %, le CAC 40 perdit plus de 6 % et le DAX prit plus de 3 %. 

Prévisions pour l’année 2021

Que peut-on prévoir pour 2021 ? Bien entendu, l’année 2020 n’emporte pas avec elle les incertitudes qu’elle a créées. Voici quelques points d’attention. 

  • Le Covid-19 est toujours présent, et les scientifiques regarderont d’un œil attentif la mutation venue du Royaume-Uni. La crainte à court terme est l’apparition d’une troisième vague et ses conséquences sur l’économie.
  • L’accord sur le Brexit conclu dans les derniers instants de l’année permet de nous éviter une série d’incertitudes sur les futurs échanges économiques entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Ce n’est pas un « Hourra » de victoire, mais bien un « ouf » de soulagement. 
  • Une reprise de l’inflation, c’est-à-dire l’augmentation généralisée des prix à la consommation, est prévue pour les prochaines années. Selon le FMI, Les États-Unis profiteraient d’une hausse plus importante (2,8 %) que la Chine (2,7 %) et la zone euro (0,98 %). Cette augmentation s’explique entre autres par la reprise de la consommation des ménages, après une longue période de privation. Les marchés émergents continueront de profiter de la bonne lancée chinoise. 
  • Joe Biden deviendra officiellement président le 20 janvier 2021. Quelques inconnues subsistent encore, le nouveau Président aura-t-il le contrôle du Sénat et/ou de la Chambre des représentants ? Quel seront ses rapports avec la Chine et le Royaume-Unis ? Quelle politique de relance adoptera-t-il ?
  • Concernant les devises, l’Or pourrait poursuivre son ascension si les inquiétudes liées au Covid persistaient. Rappelons que le métal jaune est considéré comme une valeur refuge et un investissement contre l’inflation. Le dollar, qui a beaucoup cédé face à l’euro, pourrait rester bas afin de favoriser la relance (coût de l’emprunt faible, augmentation des exportations). Enfin, le Bitcoin continuera son ascension. Si certains spécialistes visent un objectif de cours à 60 000 $ d’ici la fin de l’année, l’objectif sous-jacent de 1 000 000 $ paraît à la fois fou et possible. 

Conclusion

Osons le dire, 2020 restera dans l’Histoire comme une année noire. Si en bourse de nombreuses opportunités ont pu être réalisées, le bilan humain et social que nous avons dû payer n’en valait pas la peine. Une année est passée et nous sommes encore loin d’en avoir terminé avec le coronavirus, loin d’avoir retrouvé notre liberté, loin de pouvoir nous projeter sereinement vers l’avenir.

2020 a créé un monde nouveau, un monde que nous devrons connaître et maîtriser rapidement. Cependant, nous pouvons entrevoir une lueur d’espoir provoquée par les efforts de l’Union européenne, l’apparition de vaccins efficaces, l’adaptation des citoyens à leur nouveau mode de vie. 

Parlons Finance vous souhaite à toutes et à tous une bonne année, et nous vous promettons d’être présent en 2021 pour vous dévoiler l’actualité économique de premier plan et du contenu de qualité. Prenez soin de vous.  

Par Timur KAZKONDU et Florenc MICAJ

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Economie Nos analyses

Voilà pourquoi la Chine est la grande gagnante de la crise actuelle !

Première touchée, première sauvée, une analyse économique et financière révèle que la Chine est la grande gagnante de la crise !

Il est évident que personne ne sortira pleinement victorieux de cette crise car le monde entier a été touché mais en termes de relance de l’activité, la Chine s’est démarquée des autres pays et se hisse parmi les modèles de réactivité !

La Chine est un des seuls pays dont l’activité économique a pu reprendre de manière significative. Le PIB chinois affiche positif pour l’année 2020 alors que le PIB de la zone euro et celui des États-Unis affichent négatif.

En effet, la part de la Chine dans le commerce mondial n’a jamais progressé aussi vite que depuis la pandémie de Covid-19, et cela, à l’aide des exportations de ses produits médicaux et au télétravail, selon une note de Euler Hermes publiée lundi 19 octobre. 

En jetant un œil du côté de la bourse, nous pouvons constater la surperformance des actions chinoise en 2020 !

  • L’indice CSI 300, lequel regroupe les 300 plus importantes valeurs cotées à Shanghai et Shenzhen, affiche un gain d’environ 20% depuis le début de l’année
  • Le S&P 500, qui se base sur les 500 plus grandes sociétés cotées sur les bourses américaines, gagne près de 10% depuis janvier.
  • Le Stoxx Europe 600, qui regroupe les 600 plus importantes capitalisations boursières européennes, chute d’un peu plus de 10%.

Selon Bernard Keppenne, Chief Economist chez CBC banque, deux facteurs expliquent une telle reprise de l’activité en Chine. Selon l’économiste, il s’agit du système politique chinois et du commerce international (particulièrement l’exportation) qui ont permis à la Chine de mieux gérer la crise comparé aux européens et aux américains.

  • Production industrielle en Chine :
Illustration de l’évolution de la production industrielle chinoise en 2020

Une solide demande à l’exportation a permis de relancer la production industrielle en Chine de manière significative. En effet, la production industrielle a progressé plus que prévu.

D’après les données du Bureau National des Statistiques (BNS), la production industrielle a augmenté de 6,9% au mois d’octobre alors que les analystes anticipaient une hausse de 6,5%. En plus de l’évolution de la production, une forte croissance des dépenses de consommation a été constatée.

En conclusion, l’accroissement de la production industrielle et l’augmentation de la demande des ménages ont permis de dynamiser l’économie chinoise sans parler du vaste accord (RCEP) du plus grand marché de libre-échange au monde mené par la Chine.

La question se pose de savoir que devons-nous, en Europe, mettre en place pour relancer l’activité économique ?

Par Florenc MICAJ

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Bourse Nos analyses

Comment ont réagi les marchés suite aux élections américaines ?

Les marchés annonçaient une baisse quelques jours avant les élections américaines et nous pensions que la tension dû aux élections allait empirer les choses. Cependant, les marchés ont réagi différemment et nous avons observé une nette augmentation des valeurs boursières suite aux élections.

Wall Street affichait des résultats dans le rouge avant le 3 novembre. La période des élections présidentielles américaines, en plus de la crise sanitaire, ont accrus l’incertitude chez les investisseurs.

• Le Dow Jones – 6,5%.
• Le S&P 500 – 5,6%.
• Le Nasdaq – 5,5%.

En Europe, les marchés connaissent également un recul important :

• Le CAC 40 – 6,33%.
• Le DAX – 8,46%.
• Le Stoxx 600 – 5,45%.

Le 5 novembre, la Bourse de New York ouvre en hausse et cela est portée par l’espoir de voir les résultats des élections américaines se traduire par des politiques budgétaire, fiscale et réglementaire favorables aux grandes entreprises. La confiance des investisseurs l’emporte sur l’incertitude liée aux élections. Les résultats suivants le confirment :

• L’indice Dow Jones gagne 1,49%.
• Le S&P 500 prend 1,77%.
• Le Nasdaq progresse de 1,87%.
• Le CAC 40 prend 2,44%.
• Le DAX affiche 1,96%.
• Le Stoxx 600 s’ajuste à 2,05%.

Nous pouvons en conclure que les résultats des élections ont eu un impact positif sur les cours boursiers. Joe Biden semble avoir rassurer les investisseurs et permis aux marchés de rebondir. Le tout est de savoir si cette relance est de longue durée ou au contraire éphémère.

Quel est votre avis sur la question ?

Par Florenc MICAJ

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Economie Nos analyses

Analysons un peu l’évolution du PIB Mondial durant cette crise !

A la sortie du confinement, nous avons pu remarquer un léger rebond de l’activité économique mondiale puisqu’en effet l’ensemble de l’activité a pu reprendre tout en respectant certaines mesures de sécurité !

Cependant, cette reprise a été de courte durée car les mesures annoncées dernièrement, notamment la fermeture des commerces et le couvre-feu, laissent entendre un second confinement !

Ces mesures se mettent en place un peu partout dans le monde et il est certain qu’elles engendreront des conséquences dramatiques sur la croissance de l’économie mondiale. Nous pouvons ajouter à cela l’incertitude qui plane sur la durée du deuxième confinement et l’évolution de la pandémie.

Le PIB mondial a connu un choc important depuis le mois de mars et la crise s’est faite ressentir dans l’ensemble de l’activité économique. Le futur est donc difficile à prévoir.

Selon le rapport de IRES (Institut de recherches économiques et sociales), il est difficile d’obtenir des prévisions fiables de l’évolution du PIB mondial. En effet, la mise en place d’hypothèses pertinentes dans le calcul des prévisions du PIB est rendu complexe car la situation sanitaire n’est pas stable. Néanmoins, nous avons récoltés les prévisions réalisées par certaines institutions afin d’avoir une vue générale sur ce qui nous attend.

Au début du mois d’octobre, le FMI a annoncé une baisse de la croissance du PIB mondial (-4,4 %) moins marquée que celle de la zone euro (-8,3 %), similaire à celle des Etats-Unis (-4,3 %), mais très éloignée de la croissance positive en Chine (+1,9 %) pour 2020.

Dans un ancien rapport de la Banque Mondiale, il apparaît que si nous subissons une nouvelle vague de pandémie ou que les mesures de confinement reprennent, le PIB mondial pourrait alors se contracter de 8 % (au de lieu de 4,4 % prévu par le FMI).

Par contre, les prévisions sur la croissance du PIB mondial pour 2021 sont plutôt positives d’après la Commission européenne et l’OCDE. En effet, un rebond de l’économie mondiale est prévu en 2021.

  • Selon les perspectives économiques de l’OCDE de septembre 2020, l’activité économique mondiale se redressera en 2021 d’environ 5%.
  • Un rebond à +5,1% est envisagé pour le PIB de la zone euro. En ce qui concerne les États-Unis, l’OCDE s’attend à un rebond de +4,0%.
  • Pour la Chine, les prévisions de croissance pour 2021 vont au-delà des 8 %.

Selon Ayhan Kose, directeur de la division Perspectives de Développement à la Banque mondiale, l’épisode que nous traversons entraîne des révisions à la baisse des projections mondiales de croissance d’une ampleur sans précédent. Et si l’on se fie à ce qui s’est produit par le passé, on peut s’attendre à des risques de détérioration encore plus importants.

Bruno Colmant, CEO de Degroof Petercam, nous délivre un regard plus optimiste sur l’évolution de l’activité économique. Selon le CEO, la reprise économique ne sera pas immédiate mais progressive tout au long de l’année prochaine. Il ajoute que seule la demande pourra nous sortir de la crise. La consommation des ménages et des entreprises fera la différence pour relancer l’économie.

Cela rejoint le dernier rapport de la commission européenne, dans lequel il est mentionné que le mécanisme d’investissement doit être stimulé afin de limiter les dommages économiques et favoriser la reprise. Cependant, cet objectif ne sera pas facile à atteindre car nous constatons depuis le mois de mars une forte diminution de la consommation et de l’investissement.

En effet, le comportement des ménages et des entreprises a radicalement changé ces derniers mois. Nous avons pu observer une forte préférence pour l’épargne chez les ménages et une baisse de l’investissement chez les entreprises.

Selon vous, comment évoluera l’activité économique mondiale ?

Par Florenc MICAJ