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IA en Asie : la frénésie boursière expliquée

De Seoul à Shanghai, les capitaux mondiaux affluent massivement vers les entreprises qui alimentent la révolution de l’IA. Mais derrière l’euphorie se cache une dynamique bien plus profonde. Décryptage.

De Seoul à Shanghai, les marchés asiatiques vivent une nouvelle ruée technologique portée par l’intelligence artificielle. Semi-conducteurs, infrastructures énergétiques, centres de données : les capitaux mondiaux affluent massivement vers les entreprises capables d’alimenter la révolution de l’IA.

Mais derrière cette euphorie boursière se cache une dynamique économique plus profonde : la concentration extrême des investissements technologiques pourrait finir par transformer durablement l’ensemble de l’économie mondiale, avant de provoquer à terme une normalisation brutale des marges et des valorisations.

L’histoire des télécommunications et d’Internet le confirme : aucune révolution technologique ne conserve éternellement ses niveaux de rentabilité initiaux.

La Corée du Sud, nouveau coeur industriel de l’IA mondiale

L’Asie de l’Est s’est progressivement imposée comme l’épicentre industriel de la révolution de l’intelligence artificielle. En Corée du Sud, plusieurs groupes technologiques ont connu des trajectoires boursières spectaculaires grâce à leur position stratégique dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des semi-conducteurs.

Le cas le plus emblématique reste celui de SK Hynix. Le fabricant sud-coréen est devenu l’un des principaux fournisseurs mondiaux de mémoire HBM (High Bandwidth Memory), une technologie indispensable aux puces d’IA utilisées notamment par NVIDIA. Sa valorisation boursière a atteint des niveaux historiques sur le marché coréen.

Samsung Electronics a également bénéficié du cycle IA, avec certaines divisions puces enregistrant des hausses de bénéfices opérationnels supérieures à 100 % sur une base annuelle.

La révolution de l’IA ne profite pas uniquement aux fabricants de puces. L’explosion des besoins énergétiques des centres de données a aussi provoqué une forte hausse des valorisations dans les infrastructures électriques. Des groupes comme HD Hyundai Electric ou Hyosung Heavy Industries ont vu leurs cours progresser fortement sous l’effet des investissements massifs dans les transformateurs et réseaux électriques nécessaires aux centres de calcul IA.

La Chine accélère sa stratégie d’autonomie technologique

En parallèle, Pékin poursuit une stratégie agressive d’indépendance technologique afin de réduire sa dépendance aux technologies occidentales. Cette politique soutient massivement :

  • Les semi-conducteurs locaux
  • Le cloud
  • Les infrastructures numériques
  • Les technologies de recyclage électronique

La frénésie autour des introductions en bourse technologiques reste également spectaculaire. Plusieurs IPO liées aux semi-conducteurs ont enregistré des niveaux de sursouscription extrêmement élevés sur les marchés de Shanghai et Shenzhen, illustrant l’appétit des investisseurs asiatiques pour l’IA et les infrastructures numériques.

La rage de l’IA bouleverse les budgets mondiaux

Le phénomène actuel dépasse largement la simple spéculation boursière. L’IA provoque désormais une réallocation massive des budgets technologiques mondiaux. Pour financer les infrastructures nécessaires, de nombreuses entreprises réduisent ou reportent certaines dépenses plus traditionnelles :

  • Renouvellement des parcs informatiques
  • Maintenance classique
  • Logiciels moins stratégiques
  • Projets numériques secondaires

Ce déplacement crée progressivement un marché à deux vitesses : les entreprises liées directement à l’IA attirent l’essentiel des capitaux, tandis que plusieurs secteurs traditionnels restent à l’écart de l’euphorie technologique. Cette concentration rappelle la bulle Internet de la fin des années 1990, avec une différence majeure : contrairement à l’ère Dot-Com, une partie des leaders de l’IA génèrent déjà des bénéfices massifs.

Pourquoi l’IA finira probablement par devenir une commodité

L’histoire économique montre que les grandes révolutions technologiques suivent souvent un cycle similaire :

  1. Phase de rareté
  2. Explosion des marges
  3. Arrivée de la concurrence
  4. Baisse des coûts
  5. Banalisation de la technologie

Le marché de la téléphonie mobile illustre parfaitement ce phénomène. Au début des années 2000, les communications étaient vendues à des prix très élevés. L’intensification de la concurrence et les progrès technologiques ont progressivement fait chuter les coûts jusqu’à rendre les communications quasiment illimitées et invisibles dans le budget des ménages.

L’intelligence artificielle pourrait suivre une trajectoire comparable. Le coût d’accès aux modèles d’IA a déjà fortement diminué sous l’effet des modèles open source, de la concurrence entre géants technologiques, et de l’amélioration rapide des capacités de calcul. Des groupes comme Google, Microsoft, Amazon ou Meta développent désormais leurs propres infrastructures et puces spécialisées, réduisant progressivement la dépendance à certains fournisseurs historiques.

Les véritables gagnants pourraient être les secteurs traditionnels

À long terme, les plus grands bénéficiaires de la révolution de l’IA pourraient ne pas être les fournisseurs d’infrastructures eux-mêmes. L’histoire d’Internet offre un précédent intéressant : les grands gagnants économiques de la démocratisation du web n’ont pas été les fournisseurs d’accès Internet, mais plutôt les banques numériques, l’e-commerce, la logistique et les entreprises capables d’utiliser Internet comme levier de productivité.

Le même phénomène pourrait se produire avec l’IA. À mesure que les coûts baissent, l’intelligence artificielle pourrait progressivement devenir une infrastructure invisible, comparable à l’électricité ou au cloud computing. Les gains de productivité se diffuseraient alors vers :

  • L’industrie
  • La santé
  • La logistique
  • Les services financiers
  • Les entreprises traditionnelles capables d’intégrer efficacement ces technologies

Une révolution durable, mais pas linéaire

L’intelligence artificielle représente probablement l’une des transformations économiques majeures du XXIe siècle. Mais comme toutes les grandes innovations technologiques, son développement passera probablement par des phases d’euphorie, de concentration excessive, de concurrence accrue, puis de normalisation.

La véritable question pour les investisseurs n’est donc plus de savoir si l’IA transformera l’économie mondiale. Elle consiste désormais à identifier quels acteurs conserveront durablement leur avantage compétitif, quelles valorisations restent soutenables, et surtout quels secteurs traditionnels profiteront réellement de cette révolution une fois la phase spéculative passée.

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Cryptomonnaies En vedette

Bitcoin : Comment profiter de la baisse ? 

Bitcoin traverse une période de correction : après son record d’octobre 2025 à 126 000 $, il évolue désormais autour des 63 000 $. Un chiffre frappant, mais qui mérite d’être remis en contexte. 

Cette baisse est loin d’être une première. Bitcoin a connu des corrections plus sévères (-82 % en 2017, -76 % en 2021), toujours suivies de nouveaux records. Rien ne garantit qu’il en sera de même cette fois, mais ces précédents expliquent pourquoi les investisseurs positionnés sur le temps long perçoivent ces phases de baisse comme un point d’entrée, plutôt que comme un signal d’alarme.   

Autre évolution notable : si, depuis plusieurs années déjà, bitcoin permet de générer des rendements, ces solutions étaient jusqu’alors assez complexes. Désormais, des produits plus accessibles sont disponibles, et permettent à tout investisseur de générer des intérêts sur ses BTC. C’est l’un des sujets du jour, avec un autre investissement crypto trop souvent sous-estimé : les stablecoins.   

Bitcoin, un « or numérique » volatil  

La comparaison entre Bitcoin et l’or n’est pas gratuite : BTC est rare, décentralisé, et de plus en plus utilisé comme réserve de valeur en période d’incertitude monétaire.   

Simplement, tandis que l’or est un actif millénaire, bitcoin, lui, n’a que 17 ans. Alors, sa volatilité, bien que décroissante, demeure nettement supérieure à celle de l’or. Et c’est cet écart de maturité qui alimente les réticences de nombreux investisseurs. Rappelons néanmoins que la capitalisation du BTC le place parmi les 15 actifs les plus valorisés au monde.  

  

  Bitcoin se positionne à la 14e place des actifs les plus capitalisés.   

Bitcoin dans un portefeuille diversifié   

Pour la grande majorité des investisseurs, BTC n’a pas vocation à constituer le socle d’un patrimoine. C’est un actif de diversification. Une part mesurée de BTC dans un portefeuille global permet de profiter de ses performances, sans être considérablement impacté par ses corrections.  

Historiquement, bitcoin était nettement décorrélé des marchés boursiers, américains notamment. Depuis l’arrivée des ETF Spot en 2024, cette corrélation fluctue. Cependant, bitcoin étant un actif d’une nature nouvelle, il peut être corrélé à certains actifs par périodes, puis à d’autres. 

In fine, on observe que BTC suit une trajectoire qui lui est propre, c’est pourquoi le réduire à une corrélation ponctuelle avec tel ou tel actif n’est pas réellement éclairant.   

C’est, entre autres, cette spécificité qui pousse des acteurs institutionnels comme BlackRock, Morgan Stanley ou Bank of America d’y consacrer 5 à 10 % d’un portefeuille global.  

Corrélation entre les principaux actifs du 1er janvier 2020 au 1er juin 2026 (source : Ark Invest)    

Comparaison des performances sur 3, 5 et 10 ans de bitcoin, du S&P500, de l’or, du pétrole et des bons du Trésor américain (Sources : Curvo) 

Et les autres cryptomonnaies ?  

Les altcoins (toutes les cryptomonnaies hors bitcoin), bien qu’ils suivent la plupart du temps les mouvements de prix du BTC, sont nettement moins capitalisés, d’où leurs variations d’autant plus importantes. En cela, ils constituent presque une classe d’actif à part entière, encore plus risquée. C’est pourquoi ils restent généralement déconseillés aux investisseurs à la recherche d’une première exposition aux crypto-actifs.  

Investir en BTC, sans se laisser piéger par sa volatilité : adopter le bon horizon   

Les données historiques le démontrent : investir à long terme est la stratégie la plus payante. Selon une étude de Bitwise, l’un des principaux gestionnaires de cryptoactifs, ces 16 dernières années, 99,3 % des investissements qui ont détenu leur BTC durant 3 ans ont été rentables.  

Comme le démontre le schéma, la probabilité de perte augmente chaque fois que la durée de détention baisse.  Autrement dit, le temps long est la condition la plus importante pour enregistrer une plus-value.    

 Ce constat justifie une approche simple et largement documentée pour la plupart des classes d’actifs : l’investissement programmé, ou DCA (Dollar-Cost Averaging).  

Acheter un montant fixe de BTC à intervalle régulier, plutôt que d’essayer d’anticiper le meilleur moment d’achat. Cette approche présente trois avantages :  

  • Lisser son prix d’achat moyen dans le temps ;  
  • Investir de façon passive, sans surveiller le marché en continu ;  
  • Limiter les décisions émotionnelles, souvent contre-productives sur un actif volatil.  

Bitcoin génère désormais des revenus   

Historiquement, il n’existe que deux façons de « gagner » du Bitcoin : la première est de faire du minage, la deuxième est de revendre pour enregistrer une plus-value.  

Aujourd’hui, le marché des cryptoactifs a considérablement évolué et gagné en maturité. Un système financier s’est progressivement structuré autour de bitcoin, notamment des services permettant d’optimiser sa détention, plutôt que de simplement attendre une plus-value à la revente.  

Certains de ces services sont aujourd’hui bien établis (ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils sont sans risques) et particulièrement intéressants pour les détenteurs de long terme qui ne souhaitent pas vendre. Ils permettent d’amortir les phases de baisse, et d’augmenter ses gains sur les phases de hausse. 

Comment les rendements sont-ils générés ?   

Ces rendements sont issus du lending, c’est-à-dire le prêt de BTC à des tiers emprunteurs, via une plateforme intermédiaire. C’est ce que propose Meria.   

Des revenus crypto sans volatilité : les stablecoins  

Souvent méconnus, les stablecoins sont des cryptomonnaies qui répliquent la valeur d’un actif, le plus souvent le dollar. C’est le cas de l’USDC, le stablecoin le plus capitalisé.   

L’intérêt des stablecoins réside précisément dans leur stabilité, et dans leur capacité à générer des rendements, lorsqu’ils sont investis via les mêmes mécanismes de prêt évoqués plus haut, offrant des rendements parfois plus attractifs que les livrets d’épargne classiques.  

Naturellement, cet écart de rendement s’explique par leur nature différente : pas de garantie de l’État, risque de contrepartie, ou de perte de parité. Comme pour tout investissement, l’essentiel reste alors de choisir un tiers régulé et de confiance, transparent sur les mécanismes derrière l’offre proposée. C’est le cas de Meria, qui vous permet de gagner jusqu’à 7 % sur vos USDC.    

  

Concrètement : construire votre stratégie selon votre profil  

Une fois ces principaux mécanismes compris, reste la question concrète : comment structurer une allocation crypto adaptée à votre profil ?  

Voici 3 approches simples, pour des objectifs différents :   

  • Bitcoin (BTC) : construire votre position progressivement, avec un horizon long terme, et profiter de rendements passifs ;  
  • Stablecoins (USDC) : générer un rendement régulier, tout en évitant la volatilité, et en gardant une poche de liquidité pour saisir des opportunités de marché ; 
  • Mandat de gestion : déléguer l’allocation et l’arbitrage de vos positions à des professionnels qui suivent le marché au quotidien, selon un profil de risque défini en amont.  

Une approche n’exclue pas l’autre : il est par exemple envisageable de combiner une base en bitcoin détenue sur le long terme, une poche stablecoin pour la partie « rendement passif » de votre portefeuille, et un mandat de gestion pour la partie que vous souhaitez piloter plus activement.   

Un paramètre essentiel : investir sur une plateforme régulée  

Depuis le 1er juillet, le règlement européen Markets in Crypto-Assets (MiCA) impose aux plateformes d’investissement l’obtention de l’agrément Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA).   

Meria, plateforme d’investissement en cryptomonnaies fondée en 2017, et qui accompagne plus de 150 000 investisseurs particuliers et professionnels, a obtenu son agrément auprès de l’AMF (n°A2026-020).   

Sur Meria, vous pouvez dès à présent générer jusqu’à 2 % de rendements sur vos BTC et jusqu’à 7 % sur vos stablecoins, ou déléguer votre portefeuille via un mandat de gestion.   

Et surtout, vous entretenir avec un conseiller gratuitement et sans engagement, avant tout investissement.    

CTA : 📞 Prendre rdv avec un conseiller Meria 

Article rédigé en partenariat avec Meria  

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En vedette Investissement & Stratégies

Au-delà du Livret A et des ETF : le prêt participatif peut-il trouver sa place dans un portefeuille d’investissement ?

Pour de nombreux épargnants français, la stratégie d’investissement repose souvent sur deux piliers : le Livret A, pour la sécurité et la disponibilité de l’épargne, et les ETF, pour faire fructifier son capital sur le long terme.

Cette approche reste pertinente. Le Livret A offre une sécurité appréciable pour l’épargne de précaution, tandis que les ETF permettent de s’exposer à la croissance des marchés financiers avec une forte diversification.

Mais lorsque les taux des livrets restent relativement faibles, le Livret A affiche un taux de 1,50 % (mai 2026), certains investisseurs cherchent à compléter leur portefeuille avec des actifs susceptibles de générer des revenus plus réguliers, indépendamment des fluctuations boursières.

Parmi les solutions qui gagnent progressivement en visibilité figure l’investissement dans des prêts, également appelé P2P Lending (Peer-to-Peer Lending) ou investissement dans des créances.

Le principe : investir dans des prêts plutôt que dans des actions

Contrairement à un investissement en Bourse où l’on achète une part d’une entreprise, le P2P Lending consiste à financer des prêts accordés à des particuliers ou à des entreprises.

En échange, l’investisseur perçoit des intérêts au fur et à mesure du remboursement du prêt.

Dans la majorité des plateformes européennes, des établissements spécialisés (appelés loan originators) distribuent les prêts. La plateforme met ensuite en relation ces acteurs avec les investisseurs, qui peuvent sélectionner les prêts auxquels ils souhaitent participer.

Il est important de comprendre qu’il ne s’agit ni d’un compte d’épargne, ni d’un produit garanti.

Le capital investi peut être perdu partiellement ou totalement. Cette classe d’actifs doit davantage être considérée comme une poche de rendement, venant compléter un portefeuille déjà composé d’épargne de sécurité et d’investissements en actions.

Autrement dit, il ne s’agit pas de remplacer un Livret A ou des ETF, mais éventuellement d’ajouter une source potentielle de revenus supplémentaire pour une partie limitée du patrimoine.

Pourquoi les rendements sont-ils souvent plus élevés ?

Les plateformes de prêts affichent parfois des rendements nettement supérieurs à ceux des livrets réglementés.

Cela ne signifie pas que le produit est « meilleur ».

Un rendement plus élevé est simplement la rémunération d’un risque plus important.

Lorsque vous placez votre argent sur un Livret A, votre capital est garanti par l’État français et votre argent reste disponible.

Avec le P2P Lending, plusieurs risques existent :

  • le risque que l’emprunteur ne rembourse pas son prêt ;
  • le risque lié à l’établissement qui a accordé le prêt (loan originator) ;
  • le risque de liquidité si vous souhaitez récupérer votre argent avant l’échéance ;
  • le risque lié à la plateforme elle-même.

C’est pourquoi il est impossible de comparer directement un rendement annoncé de 10 % ou 12 % avec le taux du Livret A.

Les deux produits répondent à des objectifs totalement différents.

Les questions à se poser avant d’investir

Avant d’ouvrir un compte sur une plateforme de prêts, plusieurs éléments méritent d’être étudiés.

L’investisseur devrait notamment vérifier :

  • la durée moyenne des prêts ;
  • les modalités de remboursement ;
  • ce qu’il se passe en cas de retard de paiement ;
  • l’existence éventuelle d’un mécanisme de rachat (Buyback Obligation) ;
  • l’identité et la solidité financière de l’organisme qui s’engage à ce rachat ;
  • les possibilités de revendre son investissement avant l’échéance ;
  • le niveau de diversification proposé ;
  • le cadre réglementaire de la plateforme.

Comme pour n’importe quel investissement, la diversification joue un rôle essentiel.

Répartir son capital sur plusieurs dizaines, voire centaines de prêts permet de limiter l’impact d’un éventuel défaut de remboursement. Diversifier entre plusieurs établissements prêteurs et plusieurs pays peut également réduire le risque de concentration, sans toutefois l’éliminer.

Exemple : comment fonctionne Hive5 ?

Parmi les plateformes européennes spécialisées figure Hive5.

Son fonctionnement est relativement simple : la plateforme n’accorde pas directement les prêts.

Elle met en relation des investisseurs avec différents établissements prêteurs européens qui proposent leurs créances via la plateforme.

Les investisseurs peuvent sélectionner eux-mêmes les prêts ou utiliser Auto Invest, un outil permettant d’investir automatiquement selon des critères définis à l’avance (durée, taux, montant investi, établissements prêteurs, etc.).

L’un des atouts mis en avant par Hive5 est son ticket d’entrée relativement faible : il est possible d’investir à partir de 10 €.

La plateforme propose également de nombreux prêts de courte durée (souvent entre 30 et 90 jours) ainsi que des financements d’entreprises avec des maturités plus longues.

Le mécanisme de Buyback Obligation

Hive5 met également en avant un mécanisme appelé Buyback Obligation.

Concrètement, lorsqu’un prêt accuse plus de 60 jours de retard, l’établissement prêteur s’engage contractuellement à racheter le prêt ainsi que les intérêts accumulés.

Il est toutefois essentiel de comprendre que ce mécanisme ne constitue pas une garantie.

Son efficacité dépend entièrement de la capacité financière de l’établissement prêteur à honorer cet engagement.

En cas de difficultés financières de ce dernier, cette protection peut devenir inefficace.

Elle ne protège pas davantage contre une éventuelle défaillance de la plateforme.

Un point important : le statut réglementaire

Les investisseurs doivent également être attentifs au cadre réglementaire.

Hive5 indique elle-même ne pas être agréée comme prestataire de services financiers au sens de la réglementation européenne et ne dispose pas d’une licence européenne ECSPR (European Crowdfunding Service Provider).

Cela signifie que les protections applicables à certains établissements financiers réglementés, comme les mécanismes de garantie des dépôts ou d’indemnisation des investisseurs, ne s’appliquent pas.

Il s’agit d’un élément important à prendre en compte dans son analyse du risque.

La liquidité reste limitée

Même lorsqu’un prêt dure seulement quelques semaines, il ne faut pas l’assimiler à de l’argent disponible sur un compte bancaire.

Dans la plupart des cas, l’investisseur devra attendre l’échéance pour récupérer son capital.

Hive5 a annoncé le développement d’un marché secondaire, dont le lancement est prévu courant septembre 2026.

L’objectif est de permettre aux investisseurs de revendre certains prêts avant leur échéance.

Toutefois, cette possibilité dépendra de la présence d’acheteurs, des règles de fonctionnement du marché secondaire et des conditions de la plateforme.

La liquidité ne pourra donc jamais être considérée comme garantie.

Les principaux risques

Comme tout investissement, cette classe d’actifs comporte plusieurs risques :

  • défaut de paiement des emprunteurs ;
  • défaillance d’un établissement prêteur ;
  • inefficacité du mécanisme de Buyback ;
  • difficultés ou faillite de la plateforme ;
  • faible liquidité avant l’échéance ;
  • absence de garantie publique sur le capital ;
  • risque de concentration si l’investissement est réalisé sur une seule plateforme ou un seul établissement.

Une règle simple consiste à n’investir que des sommes dont on n’aura pas besoin à court terme et que l’on est prêt à immobiliser jusqu’à l’échéance des prêts.

Une approche prudente pour débuter

Pour les investisseurs qui souhaitent découvrir cette classe d’actifs, la meilleure démarche consiste d’abord à comprendre son fonctionnement.

Prendre le temps d’étudier les différents prêts proposés, les établissements prêteurs, les durées, les mécanismes de protection ainsi que le cadre réglementaire permet de mieux mesurer les risques avant d’investir.

Le P2P Lending peut ensuite trouver sa place comme une poche de diversification au sein d’un portefeuille plus large, sans pour autant remplacer l’épargne de précaution ou les investissements en actions.

Conclusion

L’investissement dans les prêts constitue une classe d’actifs à part entière.

Son intérêt réside principalement dans la possibilité de générer des revenus potentiellement plus réguliers tout en offrant une diversification supplémentaire.

En contrepartie, il implique des risques nettement plus élevés qu’un Livret A ou qu’un compte d’épargne classique.

La véritable question n’est donc pas de savoir s’il faut remplacer son Livret A ou ses ETF, mais plutôt de déterminer si une petite poche de rendement, adaptée à son profil de risque et correctement diversifiée, peut avoir sa place dans son portefeuille.

Cet article est réalisé dans le cadre d’une collaboration commerciale avec Hive5. Il est fourni uniquement à des fins d’information et d’éducation financière et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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Entreprises

Apple poursuit OpenAI : une bataille judiciaire qui pourrait redessiner la guerre de l’intelligence artificielle

La rivalité entre les géants de la technologie franchit un nouveau cap.

Apple a déposé une plainte devant un tribunal fédéral en Californie contre OpenAI, accusant l’entreprise d’avoir obtenu illégalement des secrets industriels afin d’accélérer le développement de ses futurs produits d’intelligence artificielle.

Au-delà du simple litige juridique, cette affaire illustre l’intensification de la compétition autour de l’IA, où les enjeux ne se limitent plus aux performances des modèles, mais concernent également la propriété intellectuelle, le recrutement des talents et les technologies matérielles de demain.

Les accusations d’Apple

Selon la plainte, Apple estime qu’OpenAI aurait mis en place une stratégie visant à récupérer des informations confidentielles en recrutant plusieurs anciens employés occupant des postes stratégiques.

L’entreprise affirme notamment qu’un ancien vice-président aurait transféré des documents internes avant son départ. D’autres ex-salariés sont également accusés d’avoir conservé des appareils appartenant à Apple ou d’avoir continué à accéder au réseau interne afin de récupérer des données sensibles.

Apple considère que ces informations auraient pu être utilisées pour accélérer le développement des futurs appareils d’intelligence artificielle d’OpenAI.

Si ces accusations étaient confirmées devant les tribunaux, elles pourraient constituer une violation majeure des règles protégeant les secrets industriels.

Un retournement de situation inattendu

L’affaire surprend d’autant plus que les deux entreprises entretenaient récemment une relation de partenariat.

Lors de la présentation d’Apple Intelligence, Apple avait choisi d’intégrer ChatGPT dans son écosystème afin d’offrir certaines fonctionnalités d’IA à ses utilisateurs.

Mais les relations entre les deux groupes se seraient progressivement détériorées.

Le climat s’est notamment tendu après l’acquisition par OpenAI de io Products, la startup fondée par Jony Ive — l’ancien directeur du design d’Apple à l’origine de l’iPhone, de l’iPad et de nombreux produits emblématiques de la marque.

Cette opération, valorisée à près de 6,5 milliards de dollars, marque clairement les ambitions d’OpenAI dans le développement de matériel dédié à l’intelligence artificielle.

Pour Apple, voir son ancien designer emblématique collaborer avec un concurrent direct constitue déjà un défi stratégique. Les accusations de vol de secrets industriels donnent désormais une dimension judiciaire à cette rivalité.

Ce que demande Apple

Dans sa plainte, Apple réclame notamment :

  • l’interdiction pour OpenAI d’utiliser les informations considérées comme confidentielles ;
  • la restitution ou la destruction des données concernées ;
  • des dommages et intérêts, dont le montant n’a pas été rendu public.

Comme dans toute procédure civile de ce type, ces accusations devront désormais être examinées par la justice, et OpenAI aura l’occasion de présenter sa défense.

Un risque supplémentaire avant l’introduction en Bourse d’OpenAI

Cette procédure intervient à un moment particulièrement sensible.

OpenAI prépare son introduction en Bourse, une opération qui devrait être l’une des plus importantes de l’histoire récente du secteur technologique.

Même si cette plainte ne remet pas nécessairement en cause le projet d’IPO, un contentieux de cette ampleur pourrait alimenter les interrogations des investisseurs concernant les risques juridiques, la gouvernance et la protection de la propriété intellectuelle.

Les marchés financiers accordent généralement une attention particulière à ce type de litige lorsqu’une entreprise s’apprête à être cotée.

Une guerre technologique qui change de terrain

L’intelligence artificielle est devenue l’un des principaux champs de bataille entre les grandes entreprises technologiques.

Après une première phase marquée par la course aux modèles de langage, puis par la compétition autour des infrastructures et des semi-conducteurs, une nouvelle dimension apparaît : celle des brevets, des secrets industriels et du recrutement des meilleurs talents.

Les entreprises ne cherchent plus uniquement à développer l’IA la plus performante. Elles tentent également de protéger leur savoir-faire, leurs innovations et leurs équipes.

Cette affaire entre Apple et OpenAI pourrait ainsi devenir l’un des dossiers juridiques les plus suivis du secteur technologique dans les prochains mois.

En conclusion

Quelle que soit l’issue de la procédure, ce procès illustre une réalité : la concurrence autour de l’intelligence artificielle s’intensifie à tous les niveaux.

Innovation, propriété intellectuelle, talents, matériel informatique et désormais tribunaux : la bataille ne se limite plus aux performances des modèles d’IA.

Pour les investisseurs comme pour l’ensemble de l’industrie technologique, cette affaire rappelle que dans la nouvelle économie de l’intelligence artificielle, les actifs les plus précieux ne sont pas uniquement les algorithmes, mais également les connaissances, les données et le capital humain.

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Le retour du VIX face à une inflation persistante

Apres des mois d’euphorie portée par l’IA et l’espoir de baisses de taux rapides, un signal réapparait sur les marches : la volatilité.

Ce que le VIX est en train de nous dire, après plusieurs mois d’euphorie portée par l’intelligence artificielle et l’espoir d’un assouplissement monétaire rapide, un signal réapparait progressivement sur les marches financiers : la volatilité. La récente remontée du VIX pourrait révéler un changement beaucoup plus profond dans les anticipations des investisseurs.

Le marche commence a envisager que l’inflation americaine reste durablement plus elevee que prevu et que la Reserve federale ne soit pas en mesure d’assouplir sa politique monetaire aussi rapidement qu’espere. C’est peut-etre tout le scenario dominant des marches depuis deux ans qui est en train d’etre reevalue.

Pourquoi le VIX merite une attention particuliere

Le VIX, calcule par le Chicago Board Options Exchange (CBOE), mesure la volatilite implicite attendue sur l’indice S&P 500 a partir du marche des options. Lorsque les investisseurs anticipent une hausse de l’incertitude, ils achetent davantage de protections via les options. Cette demande fait mecaniquement monter le VIX.

La recente hausse de l’indice constitue donc moins une prevision de krach qu’un indicateur de nervosite croissante parmi les investisseurs institutionnels. Historiquement, les grandes phases de hausse du VIX apparaissent souvent lorsque les marches realisent que leurs anticipations economiques etaient trop optimistes.

Le marche croyait au retour rapide des baisses de taux

Depuis la fin du cycle agressif de resserrement monetaire engage par la Reserve federale en 2022, le scenario dominant reposait sur une hypothese simple : ralentissement progressif de l’inflation, stabilisation de la croissance, puis baisse graduelle des taux d’interet. Ce scenario a largement soutenu la hausse des marches actions, notamment dans les secteurs technologiques.

Or plusieurs indicateurs recents suggerent que le combat contre l’inflation pourrait etre plus long et plus complexe que prevu :

  • Tensions persistantes sur les salaires
  • Couts des services toujours eleves
  • Depenses publiques massives
  • Pressions geopolitiques persistantes

Plusieurs institutions financieres ont commence a reviser leurs anticipations. La periode des taux durablement eleves pourrait se prolonger davantage qu’anticipe.

La volatilite n’annonce pas forcement un krach

L’erreur frequente consiste a considerer toute remontee du VIX comme le signe annonciateur d’un effondrement des marches. L’histoire montre pourtant que les periodes de hausse de la volatilite correspondent souvent a des phases de transition plutot qu’a des crises majeures.

Si les investisseurs integrent un scenario de taux plus eleves pendant plus longtemps, certains secteurs pourraient beneficier d’un regain d’interet :

  • Sante
  • Energie
  • Services aux collectivites
  • Banques beneficiant de marges d’interet plus elevees

A l’inverse, les valeurs technologiques fortement valorisees restent particulierement sensibles aux variations des taux, car une part importante de leur valorisation repose sur des benefices futurs.

L’or et le Bitcoin face a un environnement de taux eleves

L’or conserve son statut historique de reserve de valeur et de protection contre les incertitudes geopolitiques. Toutefois, des taux eleves renforcent l’attractivite des obligations souveraines et augmentent le cout d’opportunite de la detention d’un actif ne generant aucun rendement.

Le Bitcoin se trouve dans une situation differente. Malgre son adoption institutionnelle croissante et le succes des ETF Bitcoin, la cryptomonnaie reste fortement influencee par les conditions de liquidite mondiales. Lorsque les banques centrales adoptent un ton plus restrictif, les investisseurs tendent a reduire leur exposition aux actifs les plus volatils.

Le veritable message envoye par le VIX

Au-dela des fluctuations quotidiennes, le VIX rappelle que les marches financiers ont peut-etre construit leurs anticipations sur un scenario trop optimiste concernant l’inflation et la politique monetaire. Depuis plusieurs annees, les investisseurs se sont habitues a l’idee que chaque ralentissement economique serait rapidement suivi d’un soutien massif des banques centrales.

Or le contexte actuel est different. La lutte contre l’inflation limite la marge de manoeuvre de la Reserve federale. Si cette nouvelle realite se confirme, les prochains mois pourraient etre marques non par un krach spectaculaire, mais par une transformation progressive du leadership boursier et une reevaluation plus profonde des actifs financiers. Et c’est precisement ce que la remontee actuelle du VIX semble commencer a signaler.

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Les dividendes sont-ils nécessaires pour s’enrichir ?

C’est une idée profondément ancrée chez de nombreux investisseurs.

Pour beaucoup, investir en Bourse consiste avant tout à percevoir des dividendes réguliers. Ces versements donnent l’impression de générer un revenu passif et de construire progressivement sa liberté financière.

À première vue, cela paraît logique : recevoir de l’argent sans vendre ses actions semble plus confortable que devoir céder une partie de son portefeuille. Mais les dividendes sont-ils réellement indispensables pour s’enrichir sur le long terme ?

Mais que disent réellement les statistiques sur une période de 20 ans ?Avant de continuer, un grand merci à notre sponsor Trade Republic pour son soutien 🤝

Pourquoi les investisseurs aiment autant les dividendes

Les dividendes présentent plusieurs avantages psychologiques. D’abord, ils sont concrets. Chaque trimestre ou chaque année, l’investisseur voit de l’argent arriver sur son compte. Ensuite, ils permettent de percevoir un revenu sans avoir à vendre d’actions.

Enfin, les entreprises qui versent des dividendes réguliers sont souvent des sociétés matures, rentables et financièrement solides.

Des groupes comme Coca-Cola, Johnson & Johnson ou Procter & Gamble ont bâti leur réputation sur leur capacité à distribuer des dividendes pendant des décennies. Tout cela contribue à l’image rassurante des stratégies axées sur les dividendes.

Une confusion fréquente : dividendes et création de richesse

Beaucoup d’investisseurs considèrent le dividende comme un « bonus ». Pourtant, lorsqu’une entreprise verse un dividende, elle ne crée pas de richesse supplémentaire. Elle transfère simplement une partie de sa trésorerie vers ses actionnaires.

Prenons un exemple simple. Une entreprise vaut 100 € par action et verse un dividende de 5 €. Après le versement, toutes choses égales par ailleurs, l’action vaut environ 95 €.

L’investisseur possède toujours la même richesse totale :

  • Avant : 100 € d’action
  • Après : 95 € d’action + 5 € en cash

Le dividende n’est donc pas un gain gratuit. Il représente simplement une partie de la valeur de l’entreprise qui quitte le bilan pour rejoindre les actionnaires.

Ce qui compte réellement : le rendement total

Pour mesurer l’enrichissement d’un investisseur, il faut regarder le rendement total. Celui-ci combine :

  • l’évolution du cours de l’action ;
  • les dividendes versés ;
  • les dividendes réinvestis.

Deux entreprises peuvent offrir exactement le même rendement total tout en adoptant des stratégies très différentes.

  • La première verse un dividende élevé.
  • La seconde conserve ses bénéfices pour financer sa croissance.

Si les deux génèrent au final le même rendement global, l’investisseur s’enrichit de la même manière. Le dividende n’est donc qu’un des moyens par lesquels la valeur est distribuée.

Les plus grands gagnants de l’histoire versaient peu ou pas de dividendes

Lorsqu’on regarde les actions les plus performantes des dernières décennies, un constat apparaît. De nombreuses entreprises ayant créé le plus de richesse n’ont longtemps versé aucun dividende.

Par exemple :

  • Amazon n’a jamais versé de dividende ;
  • Alphabet a privilégié la croissance pendant des années ;
  • Meta Platforms n’a commencé à distribuer un dividende que très récemment ;
  • Berkshire Hathaway n’a jamais versé de dividende à ses actionnaires.

Pourquoi ?

Parce que ces entreprises estimaient pouvoir réinvestir leur capital à des taux de rendement supérieurs à ceux que les actionnaires auraient obtenus eux-mêmes.

Lorsque des opportunités de croissance existent, conserver les bénéfices peut parfois créer davantage de valeur que les distribuer.

L’impact souvent sous-estimé de la fiscalité

Les dividendes ont également un inconvénient : ils sont généralement imposés dès leur versement.

Même lorsque l’investisseur souhaite réinvestir cet argent, une partie est souvent prélevée sous forme d’impôts ou de prélèvements.

À l’inverse, une entreprise qui réinvestit ses bénéfices permet à l’investisseur de différer cette fiscalité.

Sur plusieurs décennies, cette différence peut avoir un impact significatif grâce aux intérêts composés.

C’est notamment pour cette raison que de nombreux investisseurs privilégient les ETF capitalisants plutôt que les ETF distribuant les dividendes.

Pourquoi les dividendes restent néanmoins utiles

Dire que les dividendes ne sont pas indispensables ne signifie pas qu’ils sont inutiles.

Ils peuvent présenter plusieurs avantages :

  • générer un revenu complémentaire à la retraite ;
  • réduire la tentation de vendre pendant les périodes de baisse ;
  • apporter une certaine stabilité psychologique ;
  • favoriser les entreprises rentables et disciplinées dans leur allocation du capital.

Pour certains investisseurs, ces bénéfices comportementaux sont parfois plus importants que les considérations purement financières.

Ce que les investisseurs de long terme devraient retenir

Les dividendes peuvent être agréables à recevoir, mais ils ne sont pas le moteur principal de l’enrichissement.

Ce qui compte réellement est la capacité d’une entreprise à créer de la valeur pour ses actionnaires, que cette valeur soit distribuée sous forme de dividendes ou réinvestie dans l’activité.

Un investisseur peut parfaitement devenir très riche avec des entreprises qui ne versent aucun dividende. À l’inverse, il peut obtenir des résultats médiocres en se concentrant uniquement sur les rendements les plus élevés.

La vraie question n’est donc pas : « Cette entreprise verse-t-elle un dividende ? »

La vraie question est : « Cette entreprise crée-t-elle durablement de la valeur ? »

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Actualité

Benoît Cotteau de Simencourt décroche l’or européen

À seulement 16 ans, Benoît Cotteau de Simencourt vient d’inscrire son nom au palmarès de la toute première édition des Jeux Européens de l’Économie.

Une compétition qui préfigure et accompagne la montée en puissance des olympiades économiques sur le continent, en marge des Jeux Internationaux d’Économie (IEO) qui se tiendront en Chine en juillet 2026.


Cette première édition des Jeux Européens de l’Économie doit son existence au professeur Sanjar Amirkhan, dont l’initiative et l’engagement ont été déterminants dans l’organisation de l’événement. Sans son travail, cette compétition inédite à l’échelle européenne n’aurait tout simplement pas pu voir le jour.

Une première édition organisée dans des circonstances exceptionnelles


Initialement prévue en présentiel avec une dizaine de pays participants, cette première édition a finalement dû se dérouler intégralement en distanciel. En cause : un épisode de canicule qui a contraint les organisateurs à revoir en urgence le format de l’événement, privilégiant la sécurité des participants à la tenue physique des épreuves. Ce changement de dernière minute n’a toutefois pas affecté la qualité ni l’intensité de la compétition, les candidats ayant dû démontrer leurs compétences en analyse économique, en résolution de cas et en raisonnement stratégique à distance.

Une performance française remarquable


L’équipe de France s’est présentée avec trois représentants pour cette première édition. Le résultat est sans appel : Benoît Cotteau de Simencourt remporte la première place du classement général, tandis qu’un second membre de la délégation française obtient une mention honorable, confirmant la solidité de la préparation collective de l’équipe.


Cette performance individuelle et collective illustre le niveau croissant des jeunes économistes français sur la scène européenne, à un moment où ces compétitions gagnent en visibilité et en exigence.

Benoît Cotteau de Simencourt, un parcours d’excellence


Benoît Cotteau de Simencourt poursuit sa scolarité à Ardingly College, l’un des lycées internationaux les plus réputés du programme du Baccalauréat International (IB). Il y a d’ailleurs été distingué par le prix d’économie de son établissement, confirmant un talent déjà repéré bien avant cette victoire européenne.

Passionné par la transmission du savoir économique, Benoît est également le fondateur de La Jeune Tribune Économique, une newsletter dont la vocation est d’apprendre au plus grand nombre à réfléchir par eux-mêmes en matière économique, loin des idées reçues et du prêt-à-penser.

En route vers les Jeux Internationaux d’Économie 2026


Ces Jeux Européens de l’Économie s’inscrivent en marge des Jeux Internationaux d’Économie (IEO), qui se dérouleront en Chine à la mi-juillet. Pour Benoît Cotteau de Simencourt et son équipe, cette victoire constitue une étape supplémentaire dans une préparation déjà intense, qui les mènera prochainement sur la scène internationale face aux meilleures délégations mondiales.

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Retraite en France : pourquoi les Français doivent progressivement apprendre à compter davantage sur eux-mêmes

À l’occasion de l’Amundi World Investment Forum organisé par Amundi, nous avons échangé avec Catherine Leroy, Directrice Epargne Salariale et Retraite chez Amundi, afin de mieux comprendre les grands enjeux actuels autour de la retraite en France, mais aussi les différences avec la Belgique.

Pendant longtemps, les Français ont considéré que le système public de retraite serait le principal pilier de leur pension. Mais aujourd’hui, cette vision évolue progressivement.

Entre vieillissement démographique, augmentation de l’espérance de vie et tensions budgétaires croissantes, la question de la préparation individuelle de la retraite prend une place de plus en plus importante.

Un système public sous pression

Pour Catherine Leroy, le constat est clair : le système de retraite français reste central, mais il est aujourd’hui sous tension.

« Les Français ont longtemps considéré que le système public serait le premier contributeur à leur pension. Mais depuis quelques années, une prise de conscience s’opère progressivement. »

Le principal problème est démographique : il y a de plus en plus de retraités et relativement moins d’actifs pour financer le système. À cela s’ajoute une espérance de vie plus longue, ce qui signifie que les pensions doivent être versées plus longtemps.

Le Conseil d’Orientation des Retraites a d’ailleurs déjà alerté sur la dégradation progressive des finances du système dans les années à venir.

Dans ce contexte, Catherine Leroy estime qu’il devient essentiel d’accompagner cette prise de conscience collective, notamment auprès des plus jeunes générations.

Le PER : la montée en puissance de l’épargne retraite individuelle

La meilleure illustration de cette évolution est sans doute le succès du PER (Plan Épargne Retraite), lancé en 2019 dans le cadre de la loi Pacte.

Aujourd’hui :

  • près d’1 Français sur 4 possède un PER ;
  • environ 150 milliards d’euros d’encours ont déjà été accumulés.

Et la dynamique continue de s’accélérer.

Deux grandes catégories se développent fortement :

  • le PER individuel ;
  • le PER d’entreprise.

Selon Catherine Leroy, cette progression montre que les Français commencent progressivement à intégrer l’idée qu’il faudra compléter le système obligatoire par une épargne personnelle.

Les entreprises jouent désormais un rôle clé

Autre élément important : les entreprises deviennent progressivement des acteurs centraux dans la préparation de la retraite.

Participation, intéressement, partage de la valeur… de nombreux dispositifs peuvent désormais être orientés vers un PER.

« Environ 80 % des salariés considèrent aujourd’hui que leur entreprise a un rôle à jouer dans la préparation de leur retraite », explique Catherine Leroy.

Le sujet devient donc également stratégique pour les directions RH et les dirigeants.

Mais pour encourager davantage les entreprises, elle estime que le cadre fiscal et social doit rester stable et lisible afin de faciliter les projections à long terme.

Pourquoi commencer tôt change tout

L’un des messages les plus importants de cette interview concerne le temps.

« La retraite est probablement le seul projet de vie dont on est certain qu’il arrivera un jour. Pourtant, beaucoup de personnes commencent à s’y intéresser trop tard. »

Commencer tôt permet pourtant plusieurs avantages majeurs :

  • investir progressivement ;
  • verser des montants plus faibles ;
  • bénéficier de l’effet du temps et de la capitalisation ;
  • investir sur des horizons plus longs avec davantage d’exposition aux marchés financiers.

En clair : plus on commence jeune, plus l’effort financier peut être réduit.

Les jeunes s’intéressent davantage à l’investissement qu’on ne le pense

Contrairement à certaines idées reçues, Catherine Leroy estime que les jeunes générations sont loin d’être déconnectées des marchés financiers et des questions liées à la retraite.

« Les jeunes s’intéressent à l’investissement. Ils aiment comprendre les marchés et les mécanismes économiques. »

Le véritable enjeu serait donc surtout pédagogique : leur proposer des solutions simples, compréhensibles et adaptées à leurs objectifs qu’ils s’agissent de diversification ou de se préparer une retraite confortable.

L’éducation financière joue ici un rôle essentiel pour permettre aux nouvelles générations de prendre des décisions plus éclairées.

Le risque d’une baisse du niveau de vie à la retraite est réel

Pour Catherine Leroy, le risque est bien réel.

Aujourd’hui, le taux de remplacement — c’est-à-dire la différence entre le dernier salaire et la pension de retraite — tourne souvent autour de 50 à 60 %.

Concrètement, une personne gagnant 5.000 euros avant sa retraite pourrait percevoir environ la moitié une fois retraitée.

Et ce taux pourrait encore diminuer dans les années à venir si les déséquilibres démographiques persistent.

D’où l’importance, selon elle, de rééquilibrer :

  • la retraite obligatoire ;
  • et la retraite que chacun peut progressivement se constituer individuellement.

France vs Belgique : une différence importante autour du PER

La France et la Belgique font face à des problématiques assez similaires :

  • vieillissement de la population ;
  • pression sur les finances publiques ;
  • inquiétudes sur le financement futur des pensions.

Mais Catherine Leroy souligne une différence majeure : la France a réussi à structurer une véritable épargne retraite individuelle autour du PER.

En Belgique, il existe bien des mécanismes d’épargne pension, mais souvent avec :

  • des plafonds plus limités ;
  • des avantages fiscaux plus encadrés ;
  • moins de flexibilité ;
  • et une perception davantage orientée « produit fiscal » qu’« investissement ».

Selon elle, le PER a permis en France de “cristalliser” cette nécessité de construire progressivement une retraite complémentaire.

Autre avantage important : il existe des conditions de rachats sur le PER grâce auxquelles les fonds investis ne sont pas totalement bloqués jusqu’à la retraite, ce qui rend le produit plus souple et plus attractif.

Vers une retraite plus hybride

Finalement, l’un des grands enseignements de cette interview est que les modèles de retraite évoluent progressivement partout en Europe.

Le système public reste central, mais il ne suffira probablement plus à garantir à lui seul le même niveau de vie qu’auparavant.

L’avenir semble donc s’orienter vers un modèle plus hybride :

  • une retraite publique ;
  • complétée par une épargne individuelle ;
  • avec un rôle croissant des entreprises et de l’éducation financière.

Et plus cette préparation commence tôt, plus elle devient simple à mettre en place.

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Que vérifier avant d’ouvrir un compte sur un exchange ? (Avec Bybit)

Avant d’ouvrir un compte sur un exchange crypto, il est essentiel de vérifier la sécurité, les frais, la régulation et la liquidité.

Ouvrir un compte sur une plateforme de cryptomonnaies est aujourd’hui très simple. En quelques minutes, un utilisateur peut créer un accès, déposer des fonds et commencer à acheter des actifs numériques comme le Bitcoin ou l’Ether.

Ces plateformes, appelées exchanges, jouent un rôle central dans l’écosystème crypto.

Un exchange est tout simplement une plateforme d’échange qui permet d’acheter, vendre ou échanger des cryptomonnaies contre d’autres actifs, comme des euros ou des dollars. Il s’agit de l’équivalent d’une place de marché financière, mais dédiée aux actifs numériques.

C’est par ce type de service que la majorité des utilisateurs accèdent aujourd’hui à la crypto. Mais derrière cette facilité d’accès, tous les exchanges ne se valent pas. Certains sont encadrés et sécurisés, d’autres présentent des niveaux de risque plus élevés. Avant d’y déposer de l’argent, plusieurs points doivent donc être analysés avec attention.

La régulation et le cadre légal de la plateforme

Le premier élément à vérifier est le cadre réglementaire dans lequel opère l’exchange. Une plateforme régulée dans une juridiction reconnue offre généralement un niveau de protection plus élevé pour l’utilisateur. Cela implique des obligations en matière de transparence, de lutte contre le blanchiment et de protection des fonds clients.

En Europe, certaines plateformes sont enregistrées auprès d’autorités financières nationales ou opèrent via des entités conformes aux règles locales. Cela ne garantit pas l’absence totale de risque, mais cela réduit fortement les zones d’incertitude.

À l’inverse, un exchange non régulé ou basé dans une juridiction opaque peut poser des problèmes en cas de litige, de blocage de compte ou de faillite. La régulation est donc un premier filtre essentiel, car elle détermine le niveau de recours possible pour l’utilisateur en cas de problème.

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🚀 Choisir le bon exchange est une étape clé

Avant d’investir, prenez le temps de comparer la sécurité, les frais et les fonctionnalités proposées par chaque plateforme.

Investir comporte des risques.

Reprenons…

La sécurité des fonds et des infrastructures

Le deuxième point concerne la sécurité. Dans l’univers crypto, les exchanges sont des cibles fréquentes de piratage. Il est donc important de comprendre comment la plateforme protège les fonds des utilisateurs.

Les bonnes pratiques incluent généralement le stockage d’une grande partie des actifs en cold storage, c’est-à-dire hors ligne, ainsi que l’utilisation de systèmes d’authentification forte comme le 2FA.

Certaines plateformes vont plus loin en publiant des preuves de réserves ou en mettant en place des assurances contre les pertes liées à des incidents techniques.

Un autre aspect à surveiller est l’historique de la plateforme. Un exchange ayant déjà subi des failles majeures ou des problèmes de retrait doit être analysé avec prudence. La sécurité ne repose pas uniquement sur la technologie, mais aussi sur la gestion globale du risque.

Les frais, la transparence et la structure des coûts

Les frais sont souvent sous-estimés lors de l’ouverture d’un compte, alors qu’ils ont un impact direct sur la performance à long terme. Un exchange peut afficher des frais de trading faibles, mais compenser par des coûts cachés sur les dépôts, les retraits ou les conversions.

Il est donc important d’analyser la structure complète des frais : frais de transaction, frais de spread, frais de retrait et éventuels frais liés aux conversions entre cryptomonnaies et monnaies fiat.

La différence entre deux plateformes peut sembler faible à court terme, mais devenir significative avec un usage régulier. La transparence est également un indicateur important. Une plateforme qui affiche clairement ses coûts inspire généralement plus de confiance qu’un exchange dont la structure tarifaire est complexe ou peu lisible.

La liquidité et la qualité d’exécution des ordres

Un autre critère souvent négligé est la liquidité. Elle correspond à la capacité d’un exchange à exécuter des ordres rapidement, sans écart important entre le prix affiché et le prix réel d’exécution.

Sur une plateforme peu liquide, un utilisateur peut subir un slippage important, c’est-à-dire un décalage entre le prix attendu et le prix obtenu. Ce phénomène est particulièrement visible lors de mouvements de marché importants ou sur des cryptomonnaies moins échangées.

La liquidité est donc un facteur clé de qualité d’exécution. Elle reflète aussi indirectement le niveau d’activité de la plateforme et la confiance des utilisateurs. La manière dont ces plateformes évoluent et se différencient devient ainsi un élément central pour comprendre l’avenir de l’écosystème crypto en Europe.

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MiCA : quelles plateformes crypto resteront autorisées ?

À partir du 1er juillet 2026, seules les plateformes disposant de l’agrément européen MiCA pourront exercer légalement dans l’Union européenne.

Le compte à rebours est lancé pour les plateformes de cryptomonnaies présentes en Europe. À partir du 1er juillet 2026, les entreprises qui ne disposent pas du nouvel agrément européen MiCA ne pourront plus proposer leurs services aux investisseurs européens.

Adopté pour harmoniser les règles du marché des cryptomonnaies dans l’Union européenne, le règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets) impose désormais un cadre unique à l’ensemble des acteurs du secteur. Les plateformes qui étaient déjà enregistrées avant l’entrée en vigueur du texte bénéficiaient jusqu’à présent d’une période transitoire, appelée « clause du grand-père ». Celle-ci prend fin le 30 juin.

Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), seules 18 entreprises avaient obtenu leur agrément européen à la fin du mois de mai. Les autres risquent de devoir arrêter leurs activités si elles n’obtiennent pas leur autorisation à temps.

Les plateformes déjà en règle

La liste des plateformes autorisées évolue régulièrement au fur et à mesure que les dossiers sont validés par les régulateurs européens. Plutôt que de se fier à une liste qui peut rapidement devenir obsolète, les investisseurs ont tout intérêt à vérifier directement le statut de leur plateforme.

Le premier réflexe consiste à consulter la liste blanche de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le régulateur français y recense les acteurs autorisés à proposer leurs services aux investisseurs. Il suffit de rechercher le nom de sa plateforme pour vérifier si elle est en conformité avec le règlement MiCA.

Pour consulter cette liste, rendez-vous sur : la liste blanche de l’AMF

Que va-t-il arriver aux autres plateformes ?

Sur les 75 entreprises concernées en France, seule une partie a finalisé ses démarches. L’AMF a même renforcé ses équipes en recrutant 25 personnes supplémentaires pour traiter les demandes d’agrément.

Pour les sociétés qui n’obtiendraient pas leur autorisation à temps, la situation pourrait devenir compliquée. Elles devront refuser de nouveaux clients et organiser progressivement la fermeture de leurs activités. Les utilisateurs seront alors invités à transférer leurs cryptomonnaies vers une plateforme agréée. Certaines pourraient néanmoins éviter cette issue en trouvant un repreneur déjà titulaire d’un agrément MiCA ou en finalisant leur dossier dans les dernières semaines précédant l’échéance.

Une nouvelle étape pour le marché européen

Derrière cette échéance réglementaire, l’Union européenne cherche surtout à professionnaliser un secteur longtemps considéré comme peu encadré. Pour les investisseurs, l’objectif est d’apporter davantage de garanties en matière de sécurité et de protection des actifs.

Le 1er juillet pourrait ainsi marquer un tournant pour le marché crypto européen. Après des années de croissance, les plateformes devront désormais répondre aux mêmes exigences réglementaires que les acteurs financiers traditionnels pour continuer à se développer.