Avis Linxea : frais réduits, large choix de supports et accompagnement. Découvrez ce que propose le courtier avant d’investir.
Frais réduits, choix plus important de supports et parcours digitalisé : les épargnants disposent aujourd’hui de davantage d’alternatives pour investir.
Parmi les acteurs qui ont accompagné cette évolution, Linxea occupe une place particulière. Créé en 2001, le courtier en ligne revendique aujourd’hui 200 000 clients et plus de 6 milliards d’euros d’actifs confiés.
Mais au-delà des chiffres, que propose réellement Linxea ? Et quels sont les éléments à regarder avant d’y investir ?
Des frais qui constituent l’un de ses principaux arguments
C’est probablement le premier élément qui a contribué à la réputation de Linxea : la réduction des frais liés à l’épargne.
Sur ses contrats, Linxea affiche notamment 0 % de frais d’entrée, de versement et d’arbitrage en ligne, hors exceptions liées à certains supports. Les frais de gestion des unités de compte en gestion libre se situent quant à eux entre 0,50 % et 0,60 % par an, selon le contrat choisi.
Un élément loin d’être anecdotique lorsqu’on investit sur plusieurs décennies. Quelques dixièmes de pourcentage de frais supplémentaires chaque année peuvent finir par représenter une différence significative sur le capital final en raison de l’effet des intérêts composés.
Il faut néanmoins regarder au-delà des seuls frais du contrat : les supports sélectionnés peuvent eux-mêmes supporter leurs propres frais et certaines opérations sur des ETF, actions ou supports immobiliers peuvent également être facturées.
Assurance-vie, PER, ETF, SCPI… un catalogue particulièrement large
Le deuxième argument de Linxea réside dans la diversité de son offre.
Le courtier distribue plusieurs contrats d’assurance-vie et plans d’épargne retraite (PER), en partenariat avec différents assureurs tels que Spirica, Suravenir, Generali ou Apicil.
À l’intérieur de ces enveloppes, l’épargnant peut accéder, selon le contrat, à des fonds en euros mais également à des ETF, fonds d’investissement, SCPI, actions ou encore à certaines solutions de private equity.
Linxea Spirit 2, par exemple, donne accès à plus de 1 100 supports avec des frais de gestion annuels de 0,5 % sur les unités de compte. Linxea Avenir 2 en propose plus de 600 et peut être ouvert à partir de 100 euros.
L’intérêt est donc moins de chercher « le meilleur contrat Linxea » dans l’absolu que de sélectionner celui qui correspond réellement à ses objectifs, à son horizon d’investissement et aux supports recherchés.
Digital, mais pas uniquement
Autre particularité intéressante : Linxea revendique un modèle digital sans pour autant abandonner le conseil humain.
Les épargnants peuvent gérer leurs contrats en ligne, tandis que Linxea dispose également de conseillers pour accompagner ceux qui souhaitent être guidés. Pour des besoins patrimoniaux plus spécifiques, l’entreprise propose aussi un accompagnement par des conseillers en investissements financiers.
Sur le papier, le positionnement est assez clair : combiner les tarifs d’un acteur en ligne, une architecture d’investissement relativement large et la possibilité de bénéficier d’un accompagnement humain.
Linxea peut ainsi être particulièrement intéressant pour l’épargnant qui souhaite davantage de choix et d’autonomie que dans une offre bancaire traditionnelle, sans nécessairement vouloir gérer l’intégralité de son patrimoine seul.
Mais les frais ne doivent jamais constituer l’unique critère de sélection. Avant de souscrire, il reste indispensable de comparer les contrats, les assureurs, les supports disponibles, les éventuels frais propres à ces supports et les risques associés.
Car en matière d’épargne, le meilleur contrat n’est pas forcément celui qui coûte le moins cher : c’est avant tout celui qui correspond à votre stratégie.
Cet article a été réalisé dans le cadre d’une collaboration commerciale avec Linxea. Les investissements en unités de compte présentent notamment un risque de perte en capital.
Plus de 130 comptes ouverts depuis le début de 2026, le cap du milliard d’euros d’actifs sous gestion qui se rapproche plus vite que prévu et une équipe qui continue de se renforcer.
Waterloo Asset Management poursuit son développement autour d’un modèle qui associe indépendance, gestion active et proximité. Entretien avec Jérémie Pulinx, cofondateur et administrateur, sur les choix qui font l’identité de cette maison.
Parlons Finance — Plus de 130 comptes ouverts depuis janvier. Que vous inspire cette dynamique ?
Jérémie Pulinx — Pour une maison à taille humaine comme la nôtre, c’est un signe de confiance très encourageant. Derrière chaque ouverture de compte, il y a une personne, une famille, parfois le patrimoine constitué au cours de toute une carrière. Nous mesurons ce que cette décision représente.
Cette dynamique s’appuie sur une entreprise qui s’est structurée. Nous connaissons une progression de notre chiffre d’affaires de plus de 15 % par an ces dernières années, une dynamique qui devrait encore s’accélérer cette année. Notre fonds Waterloo Global Flexible, récompensé en 2026 par L’Echo et De Tijd comme meilleur fonds flexible, dépasse aujourd’hui les 300 millions d’euros d’actifs sous gestion. Plus largement, la progression des actifs dans l’ensemble de nos fonds nous permet d’envisager de franchir le cap du milliard d’euros avant 2030, l’échéance que nous nous étions initialement fixée.
Je crois que notre développement traduit une attente assez simple : pouvoir confier son patrimoine à des professionnels expérimentés, comprendre leurs décisions et savoir à qui parler.
Parlons Finance — Vous revendiquez une gestion active et de conviction. Qu’est-ce que cela change concrètement ?
Jérémie Pulinx — Cela signifie que nous assumons des choix. Nous analysons l’environnement économique, la valorisation des entreprises et les risques, puis nous décidons de l’exposition que nous jugeons appropriée. Nous gardons la liberté de nous écarter des indices lorsque notre analyse le justifie.
Dans un secteur où une partie de l’offre tend à se standardiser, nous tenons à cette responsabilité. Une conviction peut conduire à renforcer une position, mais aussi à réduire le risque ou à renoncer à une opportunité dont le prix nous paraît excessif.
Cette liberté exige de la discipline. Une conviction doit pouvoir être discutée au sein du comité d’investissement, confrontée aux données et révisée lorsque les faits changent. C’est ainsi que nous concevons notre métier.
Parlons Finance — Vous dites souvent que vos clients veulent « un pilote dans l’avion ». Que recouvre cette image ?
Jérémie Pulinx — J’utilise volontiers l’image de l’aviation privée. On attend d’un équipage expérimenté qu’il prépare le trajet, surveille les conditions et adapte sa route pour éviter autant que possible les turbulences. Nos clients veulent savoir qu’une équipe suit leur portefeuille et prend des décisions lorsque l’environnement évolue.
Notre gestion flexible répond à cette attente. Elle vise à faire croître le capital sur la durée en accordant une attention centrale à la maîtrise de la volatilité. Elle peut adapter la place des actions, des obligations et des liquidités selon notre lecture des marchés.
Ce sont la construction du portefeuille, la diversification et l’ajustement des expositions qui encadrent nos convictions. Pour le client, l’enjeu est de pouvoir rester investi dans une stratégie dont il comprend les objectifs et les risques.
Parlons Finance — Votre comité d’investissement associe des professionnels des marchés et des universitaires. Quel bénéfice en tirez-vous ?
Jérémie Pulinx — Ce dialogue est une composante forte de notre modèle. Mikael Petitjean, professeur à l’UCLouvain et Chief Economist de Waterloo Asset Management, apporte notamment son expertise macroéconomique. Christophe Desagre, professeur de finance à l’ICHEC et responsable de la recherche quantitative, contribue au développement de nos modèles et à l’analyse des données. Leurs travaux nourrissent les échanges avec nos professionnels de marché, dont Frédéric Steinkuhler, responsable des investissements.
Cette proximité avec le monde académique nous permet également de proposer à des étudiants brillants des projets de recherche appliquée. Deux étudiants travaillent actuellement à l’amélioration de notre modèle quantitatif, en collaboration avec Mikael Petitjean et Frédéric Steinkuhler, dans le cadre des recherches dirigées par Christophe Desagre.
Nous y voyons une façon de faire progresser nos outils et de confronter notre expérience à de nouvelles approches. La recherche doit avoir une utilité concrète pour la gestion.
Parlons Finance — La gestion flexible occupe une place centrale chez vous. Quelles autres approches proposez-vous ?
Jérémie Pulinx — La gestion flexible peut constituer le cœur d’un portefeuille pour un client qui recherche une croissance de son patrimoine avec une attention particulière portée aux fluctuations. Pour les profils plus conservateurs, nous proposons également une gestion obligataire, qui vise à privilégier une exposition aux marchés de taux et à limiter la volatilité du portefeuille.
D’autres clients souhaitent une exposition plus dynamique. Notre gestion de conviction à vocation 100 % actions repose sur une sélection de titres individuels au sein d’un fonds. Elle vise à créer de la surperformance sur la durée, avec les risques et les fluctuations propres aux marchés d’actions.
Nous proposons également une gestion durable pour les clients qui souhaitent intégrer des critères d’investissement socialement responsable, ainsi qu’une gestion en ETF. Ces outils ont leur place dans notre offre : l’utilisation de supports indiciels peut parfaitement s’inscrire dans des décisions actives d’allocation.
Le point de départ reste toujours la situation du client, son horizon et sa capacité à accepter le risque. C’est à partir de là que nous construisons une solution cohérente.
Parlons Finance — Comment préserver une relation personnelle lorsque le nombre de clients augmente ?
Jérémie Pulinx — En faisant de la disponibilité un choix d’organisation. Nous veillons au nombre de relations suivies par chaque banquier privé et nous renforçons les équipes pour accompagner le développement de la maison.
Nos senior private bankers ont vingt à vingt-cinq ans d’expérience au minimum. Ils ont traversé différents cycles de marché et connaissent les questions qui se posent lorsqu’un patrimoine grandit, qu’une entreprise est cédée ou qu’une transmission se prépare. Cette expérience compte beaucoup dans la qualité du dialogue.
Le client doit pouvoir joindre quelqu’un qui connaît sa situation et qui prend le temps de lui répondre. Nous voulons conserver cette proximité à mesure que nous grandissons.
Parlons Finance — Quelles valeurs se traduisent le plus directement dans votre fonctionnement ?
Jérémie Pulinx — L’esprit d’équipe, la transparence et la passion de notre métier. Nous avons fait le choix d’objectifs communs, sans objectifs commerciaux individuels. Chacun doit pouvoir contribuer à la qualité du service, qu’il appartienne au comité d’investissement, à l’équipe de banquiers privés ou aux fonctions de support.
Cette culture favorise le partage des connaissances et la coopération. Nous voulons que les compétences circulent au bénéfice du client.
L’indépendance est également essentielle : elle nous donne la liberté de construire notre projet dans la durée. Et nous tenons à l’alignement des intérêts. Nous investissons nous-mêmes dans nos stratégies, comme le font une grande majorité de nos collaborateurs. Cet engagement personnel donne un sens très concret aux discussions que nous avons avec nos clients sur le risque et l’horizon d’investissement.
Parlons Finance — Cette culture explique-t-elle aussi l’intérêt de banquiers expérimentés pour votre maison ?
Jérémie Pulinx — C’est l’une des raisons qu’ils évoquent. Ils souhaitent exercer pleinement leur métier, avoir un rôle actif dans le développement de la société et entretenir une relation suivie avec leurs clients. Dans une structure comme la nôtre, leur expérience peut directement contribuer aux décisions et à la qualité du service.
Nous accordons aussi une place importante à la transmission. Des professionnels très expérimentés continuent à apporter leur connaissance des marchés, leur recul et leur sens de la relation. Nous souhaitons que les plus jeunes puissent bénéficier de ce savoir.
Pour nous, la responsabilité d’une entreprise se manifeste aussi dans la manière dont elle considère ses collaborateurs et valorise leurs compétences. L’expérience reste une ressource précieuse à chaque étape d’une carrière.
Parlons Finance — Vous insistez sur la simplicité. Comment se traduit-elle dans vos investissements et votre communication ?
Jérémie Pulinx — Nous privilégions des investissements liquides, compréhensibles et une diversification entre les secteurs de l’économie. La technologie peut offrir des opportunités, mais notre champ d’analyse couvre l’ensemble des activités économiques. Nous voulons que chaque investissement ait une justification claire dans le portefeuille.
Cette exigence se prolonge dans la communication. Nos clients doivent comprendre ce qu’ils détiennent, les risques qu’ils prennent et les raisons de nos arbitrages. Nous consacrons donc beaucoup de temps aux échanges individuels et aux analyses. Nous les aidons également dans leur planification patrimoniale, afin de mettre en perspective leurs investissements avec leurs objectifs à long terme, leur situation familiale, la transmission de leur patrimoine et leurs besoins futurs.
La confiance se construit aussi dans cette capacité à expliquer nos choix et à accompagner les clients dans les différentes étapes de leur vie patrimoniale, y compris lorsque les marchés deviennent plus difficiles.
Parlons Finance — Quelle est votre ambition pour les prochaines années ?
Jérémie Pulinx — Notre ambition est d’atteindre un milliard d’euros d’actifs sous gestion à l’horizon 2030, en renforçant l’équipe, la recherche et l’accompagnement des clients. Notre ancrage en Belgique francophone nous offre encore un potentiel de développement important.
Nous continuons à recruter des professionnels qui partagent cette conception du métier. La croissance nous donne les moyens d’investir dans nos compétences et nos outils ; elle doit se traduire par un service toujours plus attentif.
À une personne qui envisage de nous rejoindre, je conseillerais de venir rencontrer l’équipe. Choisir un gestionnaire, c’est aussi choisir les personnes à qui l’on confie ses décisions patrimoniales. Nous voulons qu’elle puisse comprendre notre manière de travailler et se faire sa propre conviction.
Partir vivre à Bali fait rêver. Y travailler, s’y installer et accompagner des investisseurs dans l’achat d’un bien demande aussi de comprendre les réalités du terrain.
Lors de notre séjour à Bali, nous avons rencontré Flo Defort. Belge, elle a quitté son pays pour l’Asie après un parcours dans le luxe, l’hospitality, l’événementiel et l’immobilier. Elle travaille aujourd’hui chez Bali Exception, où elle accompagne des investisseurs internationaux.
Nous avons parlé de son changement de vie, de son métier et des questions à se poser avant d’investir à Bali. Au fil de notre échange, Flo revient souvent sur la même idée : une belle villa peut séduire au premier regard, mais il faut prendre le temps d’examiner les chiffres, les droits acquis et les perspectives de revente.
Pour commencer, peux-tu nous raconter ton parcours et ce qui t’a menée jusqu’à Bali ?
Flo Defort : Mon parcours est assez transversal. Pendant mes études, j’ai déjà commencé à travailler dans des secteurs liés à l’expérience client, au luxe, à l’hospitality et à l’événementiel. J’ai notamment eu des expériences chez Quintessentially, Red Bull, Gucci à New York, avant de démarrer ma carrière professionnelle au Nikki Beach Marbella.
Une étape particulièrement importante a été la création de Claro Beach Club & Restaurant, que j’ai lancé avec mes parents en Espagne et que nous avons exploité pendant quatre ans.
Cette expérience m’a véritablement plongée dans l’entrepreneuriat. Il fallait gérer l’activité, l’équipe, les clients, les opérations quotidiennes et tous les imprévus qui accompagnent la gestion d’un établissement. Elle m’a surtout appris ce que signifie, concrètement, faire fonctionner un business.
J’ai ensuite poursuivi mon parcours en Belgique, dans l’immobilier, mais aussi dans l’hospitality et l’événementiel.
Avec le recul, mon activité actuelle à Bali s’inscrit assez naturellement dans la continuité de ces expériences. J’y retrouve l’immobilier, bien sûr, mais aussi la relation client, la négociation, le sens de l’expérience et un environnement très international.
En 2024, je ressentais une certaine lassitude vis-à-vis de la Belgique. J’avais envie de partir et de découvrir une nouvelle façon de vivre et de travailler en Asie.
Mon voyage a commencé par un mois de volontariat à Sumba, avant de me conduire à Bali pour quelques jours.
Ces quelques jours se sont finalement transformés en près de trois ans.
Je ne voulais toutefois pas rester uniquement parce que j’aimais la vie ici. Dès que j’ai envisagé de m’installer, je savais que je voulais travailler et construire quelque chose sur place.
C’est finalement la recherche d’un emploi qui a permis à tout le reste de s’aligner.
Pourquoi avoir choisi Bali plutôt qu’une autre destination en Asie ?
Flo : Au départ, je n’avais pas vraiment choisi Bali. J’avais surtout choisi l’idée de vivre en Asie.
Bali s’est imposée progressivement, grâce à sa qualité de vie, son climat, son environnement international et sa communauté très présente d’expatriés et d’entrepreneurs.
Mais il y avait aussi une raison très concrète : il fallait que je puisse travailler.
L’Indonésie reste un environnement particulier pour les expatriés. Les possibilités professionnelles dépendent notamment du secteur, du statut de résidence et du cadre juridique applicable.
L’immobilier, l’hospitality, le tourisme et certaines activités internationales correspondent naturellement à mon expérience.
Je connaissais déjà ces univers, mais je n’avais pas envie de retrouver les horaires très contraignants de la restauration ou de l’hôtellerie.
L’immobilier m’offrait une autonomie que je recherchais. Il y a énormément de travail derrière, mais le lien entre la performance, le réseau, la relation client et les revenus est relativement direct.
C’était un modèle professionnel qui me correspondait davantage.
Que fais-tu concrètement aujourd’hui à Bali ?
Flo : Je travaille aujourd’hui comme Sales Manager chez Bali Exception.
J’accompagne principalement des investisseurs internationaux, notamment des clients venus d’Europe, d’Australie et des États-Unis.
Mon travail ne consiste pas simplement à faire visiter des villas. Il s’agit d’abord de comprendre le projet du client, d’identifier les biens pertinents, d’organiser les visites, de négocier et d’accompagner la transaction de bout en bout.
Avec le temps, mon rôle s’est toutefois de plus en plus orienté vers le conseil.
Lorsqu’un investisseur arrive à Bali, il peut rapidement être séduit par une villa, une belle présentation ou un rendement annoncé.
En revanche, il ne connaît pas forcément les quartiers, les prix réels, les structures de détention, les leases, les réglementations, les coûts d’exploitation ou les risques liés au projet.
Mon rôle consiste donc à remettre les chiffres et la réalité derrière le projet.
Au fil des transactions que j’ai accompagnées, cette approche m’a permis de participer à plus de 15 millions de dollars de transactions.
Ce qui m’importe le plus, c’est que le client comprenne réellement ce qu’il achète, et pas seulement qu’il achète.
Pourquoi t’es-tu spécialisée dans l’immobilier ?
Flo : L’immobilier n’est pas un secteur que j’ai découvert à Bali. J’avais déjà une expérience dans ce domaine en Belgique.
Mais Bali m’a permis de réunir cette expertise avec tout ce que j’avais appris dans le luxe, l’hospitality, l’événementiel et l’entrepreneuriat.
Le modèle professionnel me correspond également davantage. Je ne voulais pas revenir à un système fondé sur des horaires fixes et une présence obligatoire dans un établissement.
Dans l’immobilier, l’autonomie est beaucoup plus grande. Mais cette liberté implique aussi d’être performant : on n’est pas rémunéré simplement parce qu’on est présent, mais parce que l’on apporte de la valeur et que l’on conclut des transactions.
C’est un fonctionnement qui me convient beaucoup mieux.
Investir à Bali : derrière les images, des marchés très différents
Au cours de notre conversation, nous avons aussi voulu savoir si Bali offrait encore de réelles opportunités immobilières. Pour Flo, tout commence par une question simple : de quel bien et de quel quartier parle-t-on exactement ?
Est-ce que l’immobilier à Bali est encore réellement intéressant aujourd’hui ?
Flo : Oui, mais il faut éviter de parler de « Bali » comme s’il s’agissait d’un marché unique.
Un bien situé à Canggu, Pererenan, Umalas, Seminyak, Bingin ou Uluwatu ne répond pas nécessairement aux mêmes logiques d’investissement.
Les prix, la demande locative, le type de clientèle, l’offre concurrente et les perspectives de revente peuvent être très différents d’une zone à l’autre.
Et surtout, le fait que Bali soit un marché attractif ne signifie pas que n’importe quel bien constitue un bon investissement.
Les prix ont fortement augmenté dans certaines zones et l’offre s’est considérablement développée.
Il faut donc être beaucoup plus sélectif.
Pour moi, la question n’est plus simplement : « Est-ce que Bali est un bon investissement ? »
La vraie question est : « Est-ce que ce bien précis, à ce prix précis, avec ce lease, cette localisation, cette réglementation et ces coûts, constitue un investissement cohérent ? »
La nuance est essentielle.
Je préfère un projet fondé sur des chiffres réalistes et une marge de sécurité solide à une villa magnifique affichant un ROI théorique de 15 %, mais dont le rendement s’effondre dès que l’on intègre les données réelles.
Quels rendements peut-on raisonnablement espérer une fois tous les frais déduits ?
Flo : C’est probablement l’un des sujets sur lesquels je constate le plus de confusion.
Lorsqu’on me présente un projet affichant un ROI de 12, 15 ou même 20 %, ma première question est toujours la même : « Net de quoi ? »
Le calcul prend-il en compte les commissions des plateformes de réservation, la gestion, le personnel, l’entretien, la piscine et le jardin, l’électricité, les réparations, les périodes sans locataire, les taxes et le renouvellement du mobilier ?
Et surtout, le prix d’achat utilisé correspond-il réellement au prix auquel le bien peut être acquis ?
Une villa peut afficher un rendement brut très séduisant et devenir beaucoup moins impressionnante une fois tous les coûts intégrés.
Je préfère donc raisonner en rendement net réaliste plutôt qu’en rendement marketing.
Il n’existe pas de rendement unique valable pour l’ensemble de Bali.
Tout dépend notamment du prix d’acquisition, de la durée restante du lease, de la localisation, du type de villa, du niveau de gestion, du taux d’occupation et du positionnement du bien.
À mes yeux, un investisseur devrait toujours demander à voir un scénario prudent, et pas uniquement la projection idéale.
Quelles sont les principales erreurs commises par les étrangers qui souhaitent investir à Bali ?
Flo : La première consiste à tomber amoureux du bien avant de regarder les chiffres.
La deuxième est de croire un ROI présenté dans une brochure sans vérifier la manière dont il a été calculé.
La troisième est de sous-estimer la dimension juridique.
À Bali, le juridique ne doit pas être traité comme une formalité de dernière minute. Il doit entrer dans la décision d’investissement dès le départ.
Il faut comprendre ce que l’on achète, combien de temps reste-t-il sur le lease, quelles sont les possibilités de renouvellement, qui détient réellement les droits, quelles autorisations sont disponibles et si l’usage prévu du bien correspond bien à la réglementation applicable.
Une autre erreur revient souvent chez les investisseurs européens, australiens ou américains : penser qu’ils pourront facilement financer leur acquisition grâce à un crédit bancaire.
Bali n’est généralement pas un marché où l’on arrive avec 20 % d’apport et où une banque finance tranquillement les 80 % restants, comme cela peut être le cas sur certains marchés occidentaux.
Le financement local pour les étrangers peut exister dans certaines situations, mais il reste beaucoup plus limité et spécifique.
Un investisseur étranger doit donc être préparé à devoir financer une part très importante, voire dans de nombreux cas la totalité de son acquisition, sur fonds propres.
Cela change complètement la manière d’analyser un investissement : le capital disponible, la liquidité et le coût d’opportunité des fonds deviennent des éléments centraux du calcul.
Autre idée reçue : croire que le vendeur proposera forcément un paiement échelonné sur deux, trois, cinq ans ou davantage.
Cela peut arriver dans certains projets ou certaines négociations, mais il ne faut pas le considérer comme acquis.
La capacité à financer directement l’acquisition fait partie du ticket d’entrée du marché.
Il faut également cesser de penser que Bali est encore « bon marché ».
Ce n’est plus nécessairement le cas, surtout dans les zones les plus recherchées.
Même chose pour l’achat-revente : ce n’est pas automatiquement facile.
Un bien peut sembler très liquide sur le papier et devenir beaucoup plus difficile à revendre si son prix d’achat était trop élevé, si le lease restant est court ou si le marché est saturé de biens similaires.
Enfin, il faut se méfier d’une autre idée reçue : acheter une villa destinée au daily rental simplement parce que Bali est une destination touristique.
Le marché évolue, et l’offre a énormément augmenté.
Ce qu’un acheteur étranger doit comprendre
La discussion nous a ensuite amenés sur un point que beaucoup d’Européens connaissent mal : à Bali, acheter une villa et détenir le terrain sur lequel elle se trouve ne veulent pas nécessairement dire la même chose.
On entend souvent qu’un étranger ne peut pas être pleinement propriétaire du terrain en Indonésie. Concrètement, qu’achète-t-on réellement ?
Flo : C’est un sujet essentiel, et pourtant souvent mal compris.
Un étranger ne peut pas simplement acheter un terrain en Hak Milik, c’est-à-dire le droit de propriété foncière réservé aux Indonésiens.
Il existe toutefois différentes structures et différents droits permettant aux étrangers de détenir ou d’utiliser certains biens, selon leur situation et les conditions applicables, notamment le Hak Pakai.
Dans la pratique du marché balinais, on rencontre aussi très fréquemment le leasehold.
Dans ce cas, on ne devient pas propriétaire du terrain. On obtient contractuellement le droit de l’utiliser pendant une durée déterminée, en échange d’un paiement.
C’est pourquoi je trouve dangereux de résumer la situation par : « Les étrangers ne peuvent pas acheter à Bali. »
La réalité est beaucoup plus nuancée.
Elle exige toutefois de comprendre précisément quel droit on acquiert, pour combien de temps, dans quelles conditions et avec quelles possibilités de renouvellement ou de revente.
Et surtout, il ne faut jamais reproduire un montage simplement parce qu’un autre investisseur affirme l’avoir fait.
Chaque structure doit être vérifiée avec les professionnels compétents et au regard de la réglementation applicable au moment de la transaction.
Les risques naturels peuvent-ils faire perdre de la valeur à un bien ou compliquer sa revente ?
Flo : Oui.
Bali reste exposée à différents risques naturels : séismes, activité volcanique, inondations ou encore érosion dans certaines zones.
Ces risques ne sont évidemment pas les mêmes partout et doivent donc faire partie de la due diligence.
Il faut examiner la localisation exacte du terrain, son accès, son environnement, son niveau par rapport aux routes et aux parcelles voisines, l’écoulement de l’eau, la proximité du littoral et l’évolution de la zone.
Un bien immobilier reste un actif physique.
Sa valeur dépend donc de la demande touristique, mais aussi de son emplacement et de la qualité réelle de son environnement.
C’est particulièrement important lorsqu’on pense à la revente.
Un investisseur ne doit pas seulement se demander : « Est-ce que je peux louer cette villa aujourd’hui ? »
Il doit aussi se demander : « Est-ce que quelqu’un voudra me l’acheter dans cinq, dix ou quinze ans ? »
As-tu une anecdote marquante qui illustre bien les particularités de l’immobilier à Bali ?
Flo : Il y en a une qui m’a particulièrement marquée.
J’ai accompagné un client lors de l’achat de sa première maison à Bali. Par la suite, il m’a fait confiance pour en acheter deux autres, alors qu’il n’était pas toujours sur place.
À un moment donné, il est même venu travailler dans la même agence.
Nous sommes finalement devenus de très bons amis.
Il a malheureusement dû rentrer chez lui après quelques mois pour des raisons personnelles, mais cette histoire m’a beaucoup touchée.
Elle illustre bien la relation de confiance qui peut se créer dans ce métier.
Lorsqu’une personne vous confie l’achat de sa première maison dans un pays étranger, puis revient vers vous pour ses investissements suivants, vous comprenez que votre rôle dépasse largement celui d’un simple intermédiaire.
C’est probablement ce que j’apprécie le plus dans mon métier : accompagner quelqu’un dans une décision qui représente souvent une somme importante et une véritable étape de vie.
Et si tu devais investir aujourd’hui avec ton propre argent ?
Flo : Aujourd’hui, je regarderais beaucoup plus attentivement le potentiel de location à moyen et long terme, et pas uniquement le daily rental.
Beaucoup de personnes qui investissent à Bali pensent immédiatement à une villa, à Airbnb, au prix à la nuit et au taux d’occupation.
Mais Bali a énormément changé.
De plus en plus de personnes ne viennent pas seulement pour une semaine de vacances. Certaines restent plusieurs mois, parfois plusieurs années, seules, en couple ou en famille.
Cela crée une demande différente, que j’étudierais attentivement dans le cadre d’un investissement.
Toutes les villas construites ces dernières années avec le daily rental comme unique stratégie ont également contribué à faire progresser fortement l’offre.
Lorsque l’offre progresse beaucoup plus vite que la demande sur certains segments, cela peut exercer une pression sur les prix à la nuit, les taux d’occupation et, par conséquent, les rendements.
Je chercherais donc un bien capable de fonctionner sur plusieurs marchés locatifs : le court terme, mais aussi le moyen et le long terme.
Pour moi, c’est une sécurité supplémentaire.
Je ne partirais surtout pas du principe que, parce que Bali est encore perçue comme une destination relativement abordable, son immobilier est automatiquement bon marché ou facile à revendre.
Je regarderais avant tout le prix que je paie, la qualité de l’emplacement, la durée du lease, la demande réelle et la possibilité de revendre le bien dans de bonnes conditions.
Parce qu’au fond, un investissement immobilier à Bali reste un investissement.
Le coucher de soleil est un bonus. Il ne doit jamais remplacer les chiffres.
En quittant Flo, c’est cette dernière phrase que nous avons retenue. Son parcours raconte une envie de changer de vie, puis le travail nécessaire pour construire quelque chose sur place. Et son regard sur l’immobilier balinais rappelle qu’une destination qui fait rêver mérite, elle aussi, une analyse rigoureuse avant d’y engager son argent.
Du 28 septembre au 9 octobre 2026, SKEMA Sophia Antipolis accueille le Trading Contest, organisé avec l’association Finance de SKEMA et Le Trading Français.
Pendant deux semaines, les étudiants de SKEMA Business School pourront découvrir concrètement le fonctionnement des marchés financiers à travers un programme combinant formation, accompagnement et compétition de trading.
La première semaine du Trading Contest SKEMA sera consacrée à la montée en compétences des participants. Plusieurs sessions pédagogiques et interventions permettront d’aborder l’analyse des marchés, les outils de trading, la gestion du risque, mais aussi les parcours et opportunités professionnelles dans l’univers de la finance.
La deuxième semaine laissera place à la compétition. Les étudiants de SKEMA disposeront de comptes dédiés afin de mettre en pratique les connaissances acquises dans un environnement encadré.
Des professionnels de la finance aux côtés des étudiants
Plusieurs intervenants viendront partager leur expertise et leur parcours avec les participants.
Pavel Horák, ATAS Platform Expert, accompagnera les étudiants dans la découverte d’ATAS et de ses outils dédiés notamment à l’analyse des volumes et de l’order flow.
Sami Belghaieb partagera son parcours en finance, son expérience internationale et les étapes qui lui ont permis de construire son parcours professionnel.
Hamza Naqi, fondateur de Parlons Finance, échangera avec les étudiants autour des marchés, de l’information financière et du rôle des médias spécialisés dans la démocratisation de la finance.
Jules Barbato, fondateur de Le Trading Français, interviendra également auprès des étudiants autour du trading, de la formation et de l’accompagnement des participants tout au long du programme.
Un écosystème de partenaires mobilisé
Le Trading Contest SKEMA réunira plusieurs acteurs de l’écosystème financier et technologique autour des étudiants :
ATAS, plateforme spécialisée dans l’analyse des volumes et de l’order flow.
Earn2Trade, qui accompagnera notamment le dispositif de compétition et les comptes mis à disposition des participants.
GW Trade, partenaire du programme.
Parlons Finance, média spécialisé dans la finance.
Et Le Trading Français, à l’initiative du programme aux côtés de l’association Finance de SKEMA.
Un talk show pour clôturer le Trading Contest SKEMA
La compétition se terminera le 9 octobre par une soirée de clôture et une remise des prix sur le campus de Sophia Antipolis.
Après la participation de Jérôme Kerviel lors de l’édition 2025, le Trading Contest SKEMA accueillera cette année Zarch, qui incarne Pierre Chartier, pour un talk show d’une heure.
Cette soirée viendra conclure deux semaines d’immersion dans les marchés financiers et offrira aux étudiants un dernier temps d’échange avec les intervenants et partenaires avant la remise des prix aux meilleurs participants.
BNP Paribas remporte trois Corbeilles en 2026, récompensant la performance de ses fonds sur un et cinq ans, notamment en épargne salariale.
Lors de la 41e cérémonie des Corbeilles Mieux Vivre Votre Argent, organisée le 21 septembre 2026 à Paris, BNP Paribas a remporté trois distinctions récompensant la performance de ses gammes de fonds d’investissement.
Le groupe s’est notamment distingué dans les catégories « Banques de réseaux » et « Épargne salariale », qui évaluent les performances des gammes de fonds proposées aux clients particuliers et aux salariés.
Trois récompenses sur un an et cinq ans
BNP Paribas s’est vu attribuer :
La Corbeille d’Or, qui récompense la meilleure performance sur un an dans la catégorie « Banques de réseaux », avec 25 fonds notés.
La Corbeille Long Terme, qui distingue la meilleure performance sur cinq ans dans la catégorie « Banques de réseaux », avec 7 fonds notés.
La Corbeille Long Terme Épargne Salariale, qui récompense la meilleure performance sur cinq ans dans cette catégorie, avec 22 fonds notés. BNP Paribas remporte cette distinction pour la deuxième année consécutive.
Ces trois récompenses soulignent le travail des équipes de gestion de BNP Paribas Asset Management, mais aussi la sélection des solutions d’investissement réalisée pour les clients particuliers et les salariés, avec l’appui des expertises de BNP Paribas Wealth Management, de la banque de détail en France et de BNP Paribas Épargne & Retraite Entreprises.
Plusieurs fonds ont porté la performance
Plusieurs fonds ont particulièrement contribué à ce palmarès.
Banques de réseaux – sur cinq ans :
BNP Paribas Disruptive Technology : +108,11 %
BNP Paribas Responsible US Multi-Factor Equity : +79,88 %
BNP Paribas Smallcap Euroland Responsable C Classic : +31,32 %
Banques de réseaux – sur un an :
BNP Paribas Disruptive Technology : +45,83 %
Theam Quant Equity Eurozone Guru C EUR : +31,95 %
BNP Paribas Europe Environmental Solutions Classic : +28,97 %
Les performances communiquées sont nettes pour les comptes-titres, c’est-à-dire après prélèvement des frais de gestion, et brutes pour les contrats d’assurance-vie.
Une chaîne d’expertise au service de l’épargne
La construction de l’offre repose sur plusieurs expertises complémentaires.
BNP Paribas Asset Management conçoit et gère des fonds sur différentes classes d’actifs, en s’appuyant sur son expertise en gestion et son analyse des marchés financiers.
BNP Paribas Wealth Management réalise une première analyse des solutions disponibles en fonction du contexte économique et des objectifs de performance.
Les équipes de la banque de détail affinent ensuite cette sélection afin de proposer aux clients des placements adaptés à leurs besoins, à leur horizon d’investissement et à leur profil.
Dans le domaine de l’épargne salariale, BNP Paribas Épargne & Retraite Entreprises contribue à la sélection et à la distribution de solutions d’investissement destinées aux salariés, notamment dans le cadre des dispositifs d’épargne mis en place par les entreprises.
Cette reconnaissance intervient dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques et les fluctuations des marchés financiers.
Elle coïncide également avec l’intégration récente d’AXA Investment Managers au sein de BNP Paribas Asset Management. Cette opération renforce l’offre du groupe dans plusieurs domaines, dont la transition énergétique, l’innovation technologique et la réindustrialisation.
Ce qu’il faut retenir
Avec trois Corbeilles remportées en 2026, BNP Paribas voit ses gammes de fonds distinguées à la fois dans la banque de détail et dans l’épargne salariale, sur des périodes de performance allant d’un à cinq ans.
Les Corbeilles récompensent ici la performance passée d’une gamme de fonds sur des périodes déterminées.
Pour l’épargnant, ce palmarès peut constituer un indicateur de qualité et de régularité. Il ne remplace toutefois ni l’analyse de son profil de risque, ni la diversification de ses placements, ni le choix d’un horizon d’investissement cohérent avec ses projets.
Tout investissement soumis aux fluctuations des marchés peut varier à la baisse comme à la hausse et présente un risque de perte en capital, partielle ou totale. Avant d’investir, assurez-vous de détenir une épargne de précaution suffisante. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Source : BNP Paribas, communication relative aux Corbeilles Mieux Vivre Votre Argent 2026.
L’inflation américaine a de nouveau surpris à la hausse en août. Les prix à la consommation hors énergie et alimentation ont progressé de 0,3 % sur un mois, contre 0,2 % attendu, tandis que l’inflation totale a grimpé de 0,4 %.
Ces chiffres montrent que l’inflation reste plus persistante que prévu aux États-Unis et ravivent les interrogations sur la trajectoire des taux de la Réserve fédérale.
Sur le papier, cette statistique renforce l’argument d’une nouvelle hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale cette semaine. Pourtant, les marchés actions n’ont pas paniqué : le S&P 500 a terminé la semaine en hausse de 0,9 %.
Ce contraste entre une inflation qui déçoit et une Bourse qui tient bon n’a rien d’illogique une fois qu’on regarde d’où vient réellement cette inflation, et pourquoi les marchés actions ont, historiquement, une tolérance bien plus grande aux hausses de taux que ce que l’on croit souvent.
Une inflation qui ralentit… lentement, pas qui repart
Le détail des chiffres change beaucoup l’interprétation. Une bonne partie de la hausse vient de catégories volatiles : les prix des billets d’avion ont bondi de 2,7 % sur le mois, ceux des hôtels de 2,4 %. Les services de communication et d’éducation ont eux aussi augmenté fortement, tirés par une hausse inhabituelle des forfaits de téléphonie mobile, un mouvement que beaucoup d’économistes considèrent comme ponctuel plutôt que structurel.
Les composantes plus stables et plus surveillées, elles, restent au contraire relativement sages. Les loyers ont progressé de 0,2 %, tout comme les loyers imputés aux propriétaires, deux hausses inférieures aux tendances observées ces derniers mois. Sur un an, l’inflation sous-jacente a même légèrement reculé, passant de 2,5 % en juillet à 2,4 % en août.
Autrement dit, le ralentissement de l’inflation se poursuit, mais de façon inégale et plus lente que ce que les marchés espéraient, plutôt que de repartir de façon générale à travers l’économie. C’est une nuance importante : ce n’est pas la même histoire qu’un retour de l’inflation, et les marchés le savent.
Une leçon que les marchés actions ont déjà apprise
L’idée qu’une hausse de taux condamne automatiquement la Bourse est un raccourci que l’histoire dément régulièrement. Lors du « taper tantrum » de 2013, l’annonce d’un simple ralentissement des achats d’obligations par la Réserve fédérale avait fait bondir les taux longs américains en quelques semaines. Les marchés actions, après une correction rapide, avaient repris leur progression quelques mois plus tard, portés par une économie qui continuait de créer des emplois.
Fin 2018, un scénario inverse s’était produit : la Fed avait relevé ses taux quatre fois dans l’année, provoquant une chute brutale des actions américaines en décembre. Mais dès qu’elle avait suspendu ses hausses début 2019, la Bourse avait effacé ses pertes en quelques mois à peine.
Ce que ces épisodes montrent, c’est que ce qui compte vraiment pour les actions n’est pas le niveau des taux en lui-même, mais la capacité de l’économie et des entreprises à continuer de générer des bénéfices malgré des taux plus élevés. C’est précisément la question posée aujourd’hui.
Une économie américaine encore solide
Les chiffres de l’emploi plaident pour une économie qui peut encaisser des taux plus élevés sans basculer. Les créations d’emplois ont atteint 162 000 en août, très au-dessus des 55 000 attendus, tandis que le taux de chômage restait stable à 4,1 %. L’activité manufacturière américaine, de son côté, était en expansion pour un huitième mois consécutif.
Les propres modèles de la Réserve fédérale suggèrent qu’un resserrement supplémentaire de 50 points de base ne réduirait la croissance économique que de quelques dixièmes de point. Autrement dit, deux hausses de taux supplémentaires semblent tout à fait absorbables par une économie qui reste, pour l’instant, robuste.
Le vrai moteur : les bénéfices des entreprises
C’est là que se trouve la clé de la résistance des marchés actions. Les prévisions actuelles tablent sur une croissance des bénéfices du S&P 500 de 25 % en 2026 et de 14 % en 2027, tandis que les entreprises de la zone euro devraient croître de 15 % sur ces deux mêmes années.
Fait notable : cette dynamique ne repose plus uniquement sur les plus grandes valeurs technologiques. La croissance médiane des bénéfices des entreprises du S&P 500 atteint environ 14 %, portée aussi par l’industrie manufacturière, l’activité sur les marchés de capitaux et une consommation des ménages qui résiste. Cet élargissement rend la hausse des bénéfices plus solide, car elle ne dépend plus d’une poignée de sociétés.
Des bénéfices plus robustes réduisent mécaniquement la valorisation des actions par rapport à leurs profits, ce qui rend les marchés moins vulnérables à une correction provoquée uniquement par une remontée des taux. Quant à l’intelligence artificielle, elle continue de jouer un rôle de soutien structurel, avec une demande toujours forte pour les capacités de cloud et les infrastructures dédiées.
Ce que l’investisseur peut en retenir
L’inflation américaine n’est pas vaincue, mais elle ne s’emballe pas non plus. C’est cette nuance, plus que le chiffre brut, qui explique pourquoi les marchés actions continuent d’avancer malgré la perspective de nouvelles hausses de taux.
Pour un investisseur, la leçon rejoint celle de tous les grands épisodes de resserrement monétaire depuis trente ans : rester diversifié, sans dépendre excessivement d’un petit nombre de valeurs, tout en gardant une exposition aux thèmes de fond, comme l’intelligence artificielle, l’énergie et les ressources, ou les tendances démographiques de long terme, reste la meilleure façon de traverser ces phases sans s’exposer inutilement à un choc isolé.
Pedestrians stand in front of an electronic quotation board displaying the Nikkei 225 stock prices on the Tokyo Stock Exchange during a morning session in Tokyo on November 18, 2025. (Photo by Kazuhiro NOGI / AFP)
La Bourse indienne vient d’enchaîner une cinquième semaine de baisse consécutive, avec la pire semaine pour son secteur technologique depuis avril.
À Séoul, la Bourse s’apprête de son côté à devenir la première grande place asiatique à ouvrir une séance de cotation en soirée. Deux histoires bien différentes, sur fond d’un même contexte global : la guerre qui oppose depuis six mois les États-Unis et Israël à l’Iran continue de faire grimper le pétrole et les taux américains, deux facteurs qui pèsent sur l’ensemble de la région.
Ce qui s’est passé, chiffres à l’appui
Nikkei 225 (Japon) : 64 011,34 points (-3,33 %)
Hang Seng (Hong Kong) : 24 805,63 points (-2,07 %)
Le Nikkei 225 rassemble 225 grandes entreprises cotées à Tokyo. Le Hang Seng regroupe les principales valeurs de Hong Kong, place financière qui sert souvent de porte d’entrée vers la Chine continentale.
Le Shanghai Composite représente le marché chinois continental, tandis que le KOSPI reflète la Bourse de Séoul, dominée par de grands groupes industriels et technologiques. Le TAIEX, à Taïwan, est quant à lui fortement exposé aux semi-conducteurs.
L’Inde, en première ligne face au pétrole
Le Sensex et le Nifty, les deux principaux indices indiens, ont terminé leur cinquième semaine consécutive de baisse, le secteur technologique signant sa pire semaine depuis avril.
La presse financière indienne attribue explicitement ce repli à la hausse du pétrole, à des rendements du Trésor américain proches de 5 % et aux ventes d’investisseurs étrangers.
Le mécanisme mérite d’être expliqué : l’Inde importe une large part du pétrole qu’elle consomme. Quand le prix mondial du baril grimpe, sa facture énergétique augmente mécaniquement.
Cela pèse sur sa balance commerciale et peut fragiliser sa devise : un canal de transmission classique entre un choc pétrolier mondial et les marchés d’un pays importateur net d’énergie.
La Corée du Sud teste une séance en soirée mais pas encore cette semaine
La Bourse de Séoul, le Korea Exchange, va étendre ses horaires de cotation jusqu’à 20 h à partir de lundi, pour environ 2 400 valeurs du KOSPI et du KOSDAQ.
La vente à découvert sera autorisée pendant cette séance étendue, tandis que les ETF en seront exclus dans un premier temps.
L’objectif est de faire chevaucher les horaires de cotation avec ceux des marchés européens afin d’attirer davantage d’investisseurs internationaux. Il s’agit d’une première parmi les grandes places asiatiques, dans la lignée d’une tendance mondiale vers un trading quasi permanent, déjà amorcée au Nasdaq et au NYSE.
Cette mesure entre en vigueur après la période couverte par les chiffres ci-dessus. Elle ne peut donc pas expliquer la hausse de 1,08 % du KOSPI cette semaine.
Le mouvement s’inscrit plutôt dans une tendance plus large : l’indice reste en hausse de 64 % depuis le début de l’année 2026, malgré un recul de 22 % depuis son pic de juillet.
La performance de la semaine ressemble ainsi davantage à un rebond ponctuel à l’intérieur d’une correction plus large qu’à un effet de l’annonce sur les horaires de cotation.
Diplomatie régionale : un dégel entre l’Inde et la Chine
Lors du 18ᵉ sommet des BRICS à New Delhi, le président chinois Xi Jinping a rencontré le Premier ministre indien Narendra Modi, à l’occasion de sa première visite en Inde depuis sept ans.
Les deux dirigeants se sont engagés vers une résolution de leur différend frontalier, plusieurs années après un affrontement meurtrier à leur frontière commune.
Xi Jinping a par ailleurs annoncé que la Chine prendrait la tête d’une coopération entre les pays des BRICS sur l’intelligence artificielle, un domaine dans lequel elle affiche des ambitions concurrentes de celles des États-Unis.
En toile de fond, une tension industrielle illustre cependant les enjeux commerciaux qui subsistent malgré ce dégel diplomatique.
Le gouvernement américain a averti le constructeur automobile Ford que son recours à une technologie de batteries provenant d’une entreprise chinoise constituait, selon lui, un risque pour la sécurité nationale.
Un rappel que la rivalité technologique sino-américaine reste vive, y compris dans des secteurs comme l’automobile électrique.
Comprendre USD/JPY : quand une baisse signifie un renforcement
USD/JPY exprime combien de yens sont nécessaires pour acheter un dollar.
Sa baisse de 3,88 % cette semaine, à 153,55, signifie que le dollar s’est déprécié face au yen : il faut désormais moins de yens pour obtenir un dollar.
Prenons un exemple.
Un investisseur convertissant 10 000 USD en yens au taux de début de semaine environ 159,7, déduit de la variation de -3,88 % aurait obtenu environ 1 597 000 JPY.
Au taux de fin de semaine de 153,55, ces mêmes 10 000 USD ne valent plus que 1 535 500 JPY, soit environ 61 500 JPY de moins.
Un yen plus fort pèse traditionnellement sur les grandes entreprises exportatrices japonaises, qui occupent une place importante dans le Nikkei. Leurs produits deviennent plus chers en devise étrangère et leurs revenus, une fois convertis en yens, diminuent.
Le yen est également traditionnellement recherché comme valeur refuge en période de tension internationale. Ce mécanisme est cohérent avec le climat géopolitique global du moment, sans qu’aucune source ne permette d’affirmer qu’il explique à lui seul le mouvement observé cette semaine.
Conclusion
Cette semaine confirme que les marchés asiatiques ne forment pas un bloc homogène.
L’Inde encaisse de plein fouet la hausse du pétrole, tandis que la Corée du Sud prépare une réforme structurelle de sa Bourse. Dans le même temps, la diplomatie sino-indienne se réchauffe alors que les tensions commerciales et technologiques sino-américaines persistent.
Reste désormais à observer, dans les prochaines semaines, si la séance en soirée coréenne parviendra effectivement à attirer les flux internationaux qu’elle vise et si l’Inde réussira à enrayer sa série de pertes hebdomadaires.
Après avoir réussi à s’imposer en France, Trade Republic poursuit son expansion en Europe et lance désormais son offre bancaire en Belgique.
La fintech allemande s’attaque désormais plus sérieusement à la Belgique, avec une offre adaptée au marché local et notamment l’arrivée d’un IBAN belge.
Il y a encore quelques années, Trade Republic était principalement connu comme un courtier allemand permettant d’acheter facilement des actions et des ETF depuis son smartphone.
Depuis, le chemin parcouru est considérable. En France, Trade Republic a progressivement réussi à se faire une place face aux banques traditionnelles et aux courtiers historiques, notamment grâce à une application simple, des frais réduits et la possibilité de mettre en place des plans d’investissement programmés à partir de petits montants.
La plateforme a également considérablement élargi son offre. Actions, ETF, obligations, carte bancaire, rémunération des liquidités… Trade Republic ne veut plus être uniquement l’application sur laquelle ses clients investissent en Bourse.
Son ambition est désormais de devenir un acteur beaucoup plus important dans la gestion quotidienne de leur argent. Après la France, c’est maintenant en Belgique que cette stratégie prend une nouvelle dimension.
Trade Republic passe à la vitesse supérieure en Belgique
La grande nouveauté pour les clients belges est l’arrivée d’un IBAN belge. Un changement important pour Trade Republic, qui adapte ainsi davantage son service au marché local.
Les utilisateurs belges peuvent désormais disposer d’un compte plus intégré à leur quotidien tout en conservant l’accès aux services d’investissement qui ont contribué au succès de la plateforme dans d’autres pays européens.
Si vous souhaitez découvrir plus en détail les services proposés par Trade Republic et consulter son offre, vous pouvez le faire directement via le lien ci-dessous :
Trade Republic veut ainsi reproduire une stratégie déjà observée en France : commencer par attirer les investisseurs avec une offre de courtage accessible, puis enrichir progressivement les services proposés.
3 % pour attirer de nouveaux clients belges
Pour accélérer son développement, Trade Republic accompagne également son offensive belge d’une offre destinée aux nouveaux clients.
Ces derniers peuvent bénéficier de 3 % d’intérêts sur leurs liquidités jusqu’à 50 000 euros. Les intérêts sont calculés quotidiennement et versés chaque mois.
Un argument qui permet à Trade Republic de ne plus seulement concurrencer les plateformes d’investissement, mais également les banques sur une partie de l’épargne de leurs clients.
Et le potentiel est important.
Selon Trade Republic, environ 90 milliards d’euros dorment actuellement sur les comptes courants belges sans générer d’intérêts. C’est précisément une partie de cet argent que la fintech souhaite attirer.
De courtier à véritable acteur bancaire
C’est probablement le changement le plus intéressant dans la trajectoire de Trade Republic. En quelques années, l’entreprise est passée d’un courtier en ligne spécialisé dans l’investissement à une plateforme proposant de plus en plus de services traditionnellement associés aux banques.
L’arrivée d’un IBAN local en Belgique s’inscrit directement dans cette évolution. Trade Republic met également en avant une meilleure intégration des spécificités fiscales belges, avec notamment la prise en charge automatique de certaines obligations liées aux transactions boursières.
L’objectif est simple : réduire au maximum les obstacles qui pourraient pousser un investisseur belge à préférer sa banque ou un courtier local.
Après la France, la Belgique
Le marché français a constitué une étape importante dans l’expansion européenne de Trade Republic.
La fintech y a réussi à construire sa notoriété et à séduire une nouvelle génération d’investisseurs avec une approche beaucoup plus simple de l’investissement.
La Belgique représente désormais un nouveau terrain de développement.
Et Trade Republic n’arrive plus avec la même proposition qu’à ses débuts.La fintech dispose aujourd’hui d’une offre beaucoup plus large mêlant investissement, épargne, paiements et services bancaires.
L’IBAN belge est donc bien plus qu’une simple nouveauté technique. Il symbolise surtout les ambitions grandissantes de Trade Republic en Europe.
Après avoir réussi à se faire une place en France, Trade Republic veut désormais reproduire la recette en Belgique.
Longtemps cantonnés à l’univers des cryptoactifs, les stablecoins intéressent désormais les banques, les géants des paiements et les grandes entreprises technologiques.
Le marché mondial a dépassé 300 milliards de dollars en 2026, contre moins de 10 milliards six ans plus tôt, selon Christine Lagarde. Près de 90 % de ce marché reste concentré entre deuxémetteurs, Tether et Circle, très majoritairement libellés en dollars. La question n’est donc plus seulement technologique : elle devient monétaire etgéopolitique. Qui contrôlera les infrastructures de la monnaie numérique de demain, les banques centrales, les banques commerciales ou les acteurs privés ?
Une nouvelle bataille autour du dollar numérique
Le marché s’est longtemps structuré autour de Tether (USDT) et de l’USDC de Circle, un émetteur créant un jeton adossé à des réserves censées en garantir la stabilité. Mais une nouvelle génération de projets change la donne : Open USD (OUSD), lancé en juin 2026 par Open Standard, réunit déjà plus de 140 entreprises, dont Visa, Mastercard, Stripe, BlackRock, Coinbase et Google.
Contrairement à un émetteur unique, Open USD fonctionne comme une infrastructure commune : la frappe et le rachat des jetons sont gratuits, et l’essentiel des revenus des réserves est reversé aux partenaires. La bataille ne porte donc plus seulement sur la taille des stablecoins, mais sur la répartition de la valeur qu’ils génèrent.
Les banques centrales face à une nouvelle concurrence
Christine Lagarde reconnaît la croissance spectaculaire des stablecoins tout en pointant les risques pour la stabilité financière et la souveraineté monétaire, la BCE redoutant une «dollarisation numérique » de l’Europe.
Le mécanisme est simple : si particuliers et entreprises déplacent leurs liquidités des banques vers les stablecoins, les établissements bancaires perdent une source de financement, ce qui peut renchérir le crédit. La Banque des règlements internationaux (BRI) partage cette inquiétude : environ 98 % de la valeur des stablecoins est libellée en dollars,un facteur qui pourrait accentuer la dollarisation numérique dans certaines économies.
L’Europe cherche une troisième voie
Plutôt que d’interdire les stablecoins, l’Europe régule la monnaie privée via le règlement MiCA, qui impose aux émetteurs de constituer des réserves séparées et protégées, tout en développant sa propre monnaie publique numérique. La BCE vise une première émission de l’euro numérique en 2029, avec un projet pilote de 12 mois à partir de 2027 et 36 prestataires déjà sélectionnés. L’objectif n’est pas d’éliminer les solutions privées, mais de faire coexister monnaie publique et moyens de paiement privés, y compris via des transactions réglées en monnaie de banque centrale sur des infrastructures numériques (DLT).
Trois architectures en concurrence
Le stablecoin privé offre une infrastructure programmable et internationale, mais dépend de la qualité de ses réserves et de son cadre réglementaire. Le dépôt bancaire tokenisé conserve le lien avec le système bancaire tout en devenant numérique et programmable. La monnaie numérique de banque centrale, elle, reste une créance directe sur la banque centrale et pourrait servir d’ancre de confiance.
La BRI privilégie aujourd’hui les dépôts tokenisés pour les paiements courants, une manière de bénéficier de la tokenisation sans bouleverser les fondations du système monétaire existant.
Le véritable enjeu : qui captera la valeur ?
Les stablecoins ne sont plus de simples moyens de paiement : ils deviennent des infrastructures financières capables de générer des revenus, des commissions et des effets de réseau. Open USD pousse cette logique plus loin en redistribuant les revenus des réserves à l’écosystème qui contribue à son adoption.
La question n’est donc plus de savoir quel stablecoin est le plus utilisé, mais qui contrôlera l’infrastructure, les utilisateurs et les revenus de cette nouvelle économie monétaire numérique.
Vers une coexistence plutôt qu’une victoire absolue
Il serait prématuré d’annoncer la victoire des stablecoins ou celle des banques centrales. La BRI estimait le marché mondial à environ 315 milliards de dollars début avril 2026, mais leur usage réel dans les paiements du quotidien reste très inférieur à leurs volumes transactionnels globaux.
Le scénario le plus probable est celui d’une hybridation : les banques centrales fourniraient l’ancre monétaire, les banques commerciales conserveraient leur rôle dans le crédit, les stablecoins apporteraient des infrastructures programmables et transfrontalières, tandis que les entreprises technologiques assureraient la distribution.
Conclusion
La bataille des stablecoins ne se résume pas à un affrontement entre finance traditionnelle et cryptomonnaies : elle relance une question bien plus ancienne, celle du droit de créer et de contrôler la monnaie.
L’Europe défend sa monnaie publique numérique, les acteurs privés construisent des infrastructures mondiales autour du dollar, et les banques explorent les dépôts tokenisés. La prochaine révolution monétaire ne verra sans doute pas disparaître les banques centrales, mais les obligera à partager l’infrastructure monétaire avec des acteurs privés qu’elles n’avaient encore jamais eu à affronter à cette échelle. La véritable bataille ne sera peut-être pas celle du jeton le plus populaire, mais celle de l’infrastructure qui deviendra indispensable.
Pendant longtemps, pour les investisseurs français à la recherche de nouvelles opportunités au Moyen-Orient, Dubaï semblait être l’évidence. Mais une nouvelle destination commence à attirer les regards : la côte saoudienne de la mer Rouge.
Et 2026 pourrait bien être une année charnière.
Premier changement majeur : les étrangers peuvent désormais investir directement sur le marché financier saoudien. Depuis le 1er février 2026, l’Autorité saoudienne des marchés de capitaux a ouvert le marché principal à l’ensemble des catégories d’investisseurs étrangers.
Dans l’immobilier aussi, les règles ont changé. Depuis janvier 2026, les non-Saoudiens peuvent, sous certaines conditions et dans les zones autorisées, acquérir des biens immobiliers dans le Royaume.
Un changement de taille pour un pays qui cherche justement à attirer les capitaux internationaux.
Et parmi les projets qui incarnent cette ouverture, The Red Sea occupe une place particulière.
SHURA : ACHETER UNE RÉSIDENCE AU COEUR D’UN HÔTEL 5 ÉTOILES
Au cœur de The Red Sea, Shura Island est appelée à devenir la vitrine internationale de cette nouvelle côte saoudienne.
L’île s’étend sur 4,2 km² et doit réunir 11 resorts de luxe, 305 résidences, une marina de 154 anneaux, un parcours de golf insulaire et une importante offre de restaurants, de commerces et de loisirs.
Mais le concept est peut-être plus intéressant encore pour un investisseur : il ne s’agit pas simplement d’acheter une villa dans un nouveau quartier résidentiel.
Certaines résidences sont directement associées à de grandes marques hôtelières internationales. Les propriétaires bénéficient ainsi d’un environnement et de services qui rappellent davantage ceux d’un palace que ceux d’une résidence classique.
Shura, Résidences Four Seasons
À Shura, les premières résidences développées avec SLS proposent par exemple des villas de plage d’une à quatre chambres, avec piscine privée à débordement, terrasses et espaces pensés pour prolonger la vie intérieure vers l’extérieur.
Et autour de chez soi, tout est pensé comme une véritable destination : restaurants, boutiques, golf, activités nautiques, marina et expériences hôtelières.
L’idée est simple : acheter son propre pied-à-terre tout en conservant l’expérience et les services d’un hôtel ultra-luxe.
Et Shura n’est que le début.
DE SLS À FOUR SEASONS, UNE COLLECTION DE RÉSIDENCES ULTRA-LUXE
Red Sea Global développe au total 28 hôtels et plus de 1600 propriétés résidentielles sur The Red Sea et AMAALA.
Le portefeuille rassemble certaines des marques les plus prestigieuses de l’hôtellerie, du bien-être et du lifestyle international.
À AMAALA, les résidences sont notamment associées à Clinique La Prairie, Rosewood, Nammos, Six Senses, Equinox, Four Seasons et Jayasom.
Certaines sont même présentées comme des premières mondiales : Clinique La Prairie, Nammos et Equinox y développent leurs toutes premières résidences au monde.
Autrement dit, l’investissement ne porte plus uniquement sur des mètres carrés.
Il porte sur un écosystème de services, d’expériences et de marques.
AMAALA : QUAND L’IMMOBILIER DEVIENT UNE EXPÉRIENCE DE BIEN-ÊTRE
Plus au nord, AMAALA pousse encore plus loin cette logique.
La destination est construite autour de trois baies, avec une approche entièrement tournée vers le bien-être, la longévité, le sport et l’art de vivre. Sa première phase doit comprendre 349 résidences, intégrées à un ensemble de resorts et d’expériences.
L’ambition est de transformer le séjour en véritable mode de vie.
On y retrouve par exemple un Yacht Club, une marina de 116 places, des installations de bien-être, des expériences sportives et nautiques, mais aussi des infrastructures dédiées à la longévité et à la santé.
AMAALA accueille notamment les premières résidences au monde de Clinique La Prairie, spécialiste de la longévité, ainsi que celles de Equinox, marque américaine emblématique du fitness haut de gamme, et de Nammos, référence internationale du lifestyle et de la restauration.
Le principe est donc assez éloigné de celui d’une résidence secondaire traditionnelle.
On achète un lieu de vie, mais aussi l’accès à un univers.
Golf, yacht, gastronomie, plage, sport, spa, médecine préventive, fitness, restauration et conciergerie : tout est conçu pour être accessible depuis la résidence.
ET SI LA MER ROUGE ÉTAIT LE PROCHAIN DUBAÏ ?
Red Sea Global assume d’ailleurs lui-même la comparaison avec Dubaï.
Le groupe estime que l’opportunité actuelle peut rappeler celle d’un achat immobilier à Dubaï au début des années 2000, avec une différence majeure : une offre beaucoup plus limitée et exclusive.
La demande internationale semble déjà suivre.
Depuis l’ouverture du marché immobilier aux non-Saoudiens, Red Sea Global affirme avoir enregistré une hausse de 20 % du nombre d’acheteurs internationaux. À AMAALA, les acheteurs saoudiens et internationaux représentent désormais respectivement 90 et 10 % des acquisitions.
Et la clientèle vient du monde entier : pays du Golfe, Royaume-Uni, Europe, États-Unis et Asie.
PARIS-SHURA : TROIS VOLS PAR SEMAINE DÈS DÉCEMBRE
Reste un obstacle historique pour une destination aussi éloignée : l’accès.
Là encore, 2026 marque un tournant.À partir de décembre 2026, un vol direct reliera Paris à l’aéroport international de la mer Rouge. La compagnie beOndopérera trois vols par semaine, à bord d’appareils de la famille Airbus A320, avec une expérience premium et des sièges entièrement plats.Depuis Paris, le trajet est annoncé autour de 5 h 30, avec seulement une heure de décalage horaire avec la France.Un détail loin d’être anodin pour une clientèle européenne : la mer Rouge saoudienne devient accessible le temps d’un vol direct, sans correspondance à Riyad ou Dubaï.
UN PARI SUR UNE NOUVELLE ARABIE SAOUDITE
Derrière ces résidences ultra-luxueuses se joue finalement un pari beaucoup plus large.
Celui d’une Arabie saoudite qui cherche à devenir une puissance mondiale du tourisme, de l’immobilier et des services haut de gamme.
The Red Sea and Amaala fonctionne déjà avec de l’électricité produite à 100 % à partir de sources renouvelables et compte notamment plus de 1,1 million de panneaux photovoltaïques et plus de 1 900 MWh de capacité de stockage par batteries.
Les projets sont également conçus pour accueillir des habitants à l’année, et pas uniquement des touristes de passage, avec des infrastructures de santé et d’éducation prévues pour accompagner le développement des communautés résidentielles.
Pour les investisseurs, le pari est donc double : profiter de l’ouverture progressive d’un marché encore jeune et miser sur la naissance d’une nouvelle destination mondiale.
L’immobilier de la mer Rouge ne cherche pas seulement à vendre des villas.
Il cherche à vendre une nouvelle manière de vivre et peut-être, pour les premiers investisseurs, une place dans la prochaine grande destination du Moyen-Orient.
La nouvelle place forte de l’investissement au Moyen-Orient ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer. Mais entre l’ouverture aux capitaux étrangers, l’accès des non-Saoudiens à l’immobilier et l’arrivée d’un vol direct depuis Paris, la côte saoudienne devient clairement difficile à ignorer.