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Laetitia Zito : de la finance à la tête de Paymium, son regard sur 15 ans de révolution crypto

Laetitia Zito, directrice générale de Paymium, décrypte l’évolution des cryptomonnaies, la réglementation MiCA et l’avenir de Bitcoin en Europe.

Dans cet entretien accordé à Parlons Finance, Laetitia Zito revient sur son parcours, les défis de la réglementation MiCA, l’évolution du marché des cryptomonnaies, la stratégie de Paymium et le potentiel économique et sociétal de Bitcoin.

« Nous sommes passés d’une startup technologique à une entreprise financière »

Parlons Finance : Votre parcours est assez atypique. Comment êtes-vous passée d’une formation scientifique à la direction générale d’une plateforme spécialisée dans les cryptomonnaies ?

Laetitia Zito : Je suis chimiste de formation. J’ai commencé ma carrière dans un secteur très éloigné de la finance et des cryptomonnaies : l’événementiel musical. J’y ai passé treize ans, au sein d’une entreprise internationale qui m’a permis de beaucoup voyager.

C’est au cours de cette expérience que je me suis intéressée à la finance, jusqu’à reprendre mes études pour obtenir un master en finance d’entreprise et contrôle de gestion à l’ESSEC.

J’ai rejoint Paymium en octobre 2017 en tant que directrice administrative et financière. À l’époque, je connaissais encore assez peu l’univers des cryptomonnaies. Mais c’est un secteur qui suscite rapidement une véritable curiosité intellectuelle. Plus on apprend, plus on découvre l’étendue de ce qu’il reste à comprendre.

J’ai progressivement élargi mes responsabilités, notamment sur les questions réglementaires, avant de prendre la direction générale de Paymium en 2022.

Parlons Finance : Qu’est-ce qui vous a convaincue, dès 2017, que Bitcoin représentait une innovation suffisamment importante pour y consacrer votre carrière ?

Laetitia Zito : C’est avant tout ma rencontre avec Pierre Noizat, le fondateur de Paymium, qui a été déterminante.

J’avais entendu parler de Bitcoin auparavant, sans véritablement m’y intéresser. En découvrant le projet et en échangeant avec Pierre, j’ai compris que nous étions face à quelque chose de profondément nouveau.

Ce qui m’a séduite, c’est aussi la dimension alternative de cette technologie. Il ne s’agit pas de vouloir remplacer intégralement le système financier existant, mais de contribuer à développer d’autres possibilités, d’autres modèles.

Il y a une dimension presque militante dans cette démarche. Participer à la construction d’alternatives crédibles, qui présentent de véritables avantages, me semblait particulièrement intéressant.

Parlons Finance : Paymium existe depuis 2011 et fait partie des acteurs historiques du secteur. Pourtant, l’entreprise reste relativement discrète. Est-ce un choix stratégique ?

Laetitia Zito : Oui, cette discrétion correspond assez bien à notre positionnement.

Nous avons toujours privilégié la sécurité, la stabilité et la continuité de nos activités. Dans un secteur où certains acteurs ont connu des scandales retentissants, nous sommes restés concentrés sur notre métier et sur le développement de nos services.

Cela explique probablement pourquoi nous sommes moins présents médiatiquement que certaines grandes plateformes internationales.

Je le regrette parfois, car nous avons une histoire et une expertise à partager. Nous travaillons justement à renforcer notre visibilité.

Parlons Finance : Vous avez rejoint Paymium comme directrice financière avant d’en prendre la direction générale. En quoi cette première fonction vous a-t-elle préparée à diriger l’entreprise ?

Laetitia Zito : La direction financière offre une vision extrêmement transversale de l’entreprise. On intervient sur les systèmes informatiques, les fournisseurs, le support client, la gestion des risques et, naturellement, la pérennité financière.

À mon arrivée, nous étions moins de dix collaborateurs, contre environ vingt-cinq aujourd’hui. Il fallait donc être très polyvalent.

Je me suis également intéressée très tôt aux questions réglementaires, notamment avec l’arrivée de la loi Pacte, puis du statut PSAN et du règlement MiCA.

Avant même que nous disposions d’un directeur de la conformité, je portais une grande partie de ces sujets. Cette expérience m’a permis d’acquérir une compréhension globale de l’entreprise, indispensable pour exercer ensuite la direction générale.

« Aujourd’hui, Bitcoin touche le grand public, et plus seulement les passionnés de technologie »

Parlons Finance : Depuis votre arrivée en 2017, qu’est-ce qui a le plus changé dans l’écosystème des cryptomonnaies ?

Laetitia Zito : Deux transformations majeures me viennent à l’esprit.

La première concerne les entreprises elles-mêmes. À l’origine, nous étions avant tout des startups technologiques, portées par l’innovation. Aujourd’hui, avec MiCA, nous sommes devenus de véritables entreprises financières.

Cette évolution implique des changements profonds dans notre organisation, notre gouvernance et notre manière de travailler. La réglementation occupe désormais une place considérable et ralentit parfois notre capacité d’innovation.

La seconde transformation concerne les utilisateurs. En 2017, nos clients étaient principalement des passionnés de Bitcoin, souvent dotés d’une expertise technique très poussée. Leurs questions étaient complexes et nécessitaient une véritable maîtrise de la technologie.

Aujourd’hui, nous nous adressons à un public beaucoup plus large. Les questions portent davantage sur l’utilisation de la plateforme, la compréhension de Bitcoin ou le choix d’un portefeuille numérique. C’est le signe que Bitcoin est progressivement sorti d’un cercle d’initiés pour toucher le grand public.

Parlons Finance : Les banques et les investisseurs institutionnels s’intéressent désormais à Bitcoin. Comment percevez-vous cette arrivée de nouveaux acteurs ?

Laetitia Zito : Nous considérons que la concurrence est positive, car elle contribue à développer le marché et à démocratiser les usages.

Les banques commencent à proposer des services liés aux cryptomonnaies, même si leurs offres restent encore relativement limitées. La notoriété de Bitcoin est aujourd’hui largement installée. Près de 90 % des Français en ont entendu parler, mais la détention reste beaucoup plus faible.

Selon les chiffres que nous observons, environ 11 % des Français détiennent des cryptomonnaies, et leur poids dans le patrimoine global reste limité. Cela montre que nous sommes encore loin d’une adoption généralisée. Le potentiel de développement demeure considérable.

« MiCA a profondément transformé notre industrie »

Parlons Finance : Paymium a obtenu son agrément MiCA. Quelles perspectives cela ouvre-t-il pour l’entreprise ?

Laetitia Zito : Historiquement, Paymium est une plateforme française. Plus de 80 % de nos clients sont situés en France, le reste étant principalement réparti dans d’autres pays européens.

L’obtention de notre agrément MiCA en juin nous permet désormais de nous adresser à l’ensemble du marché européen. C’est une étape importante pour notre développement, même si elle s’accompagne d’exigences réglementaires particulièrement élevées.

Parlons Finance : Certains acteurs considèrent que la réglementation européenne freine le développement du secteur. Partagez-vous cette analyse ?

Laetitia Zito : Il faut distinguer deux choses.

Bitcoin a effectivement été conçu dans une logique décentralisée, sans frontières. Mais lorsqu’une entreprise fournit des services financiers, conserve des actifs pour le compte de tiers et gère des montants importants, elle doit assumer des responsabilités. On ne peut pas exercer ce type d’activité sans gouvernance claire ni garanties suffisantes.

L’exemple de Binance illustre cette problématique. C’est un acteur majeur du marché mondial, mais son développement a également été marqué par des difficultés réglementaires et des affaires judiciaires. Ces situations peuvent nuire à l’image de l’ensemble du secteur.

La réglementation est donc nécessaire pour établir un cadre de confiance, même si son application représente un défi considérable pour les entreprises.

Parlons Finance : Concrètement, qu’est-ce que MiCA a changé dans le fonctionnement de Paymium ?

Laetitia Zito : Pratiquement tout. MiCA impose une gouvernance renforcée, des dispositifs de contrôle des risques, des exigences de fonds propres, des procédures de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, ainsi qu’une séparation stricte entre les actifs de l’entreprise et ceux de ses clients.

Il faut également assurer une surveillance réglementaire permanente, renforcer les dispositifs de contrôle interne et sécuriser les systèmes d’information. À cela s’ajoute le règlement DORA, consacré à la résilience opérationnelle numérique et à la cybersécurité.

Ces obligations touchent toutes les fonctions de l’entreprise. Ce n’est pas simplement une mise en conformité juridique : c’est une transformation structurelle.

Parlons Finance : Quel a été le coût de cette transformation pour Paymium ?

Laetitia Zito : Nous estimons l’investissement nécessaire à l’obtention de l’agrément MiCA à environ un million d’euros.

Cela comprend les honoraires des conseils et des avocats, les développements informatiques, les adaptations organisationnelles et les opportunités auxquelles nous avons dû renoncer pendant cette période. Et ce montant ne comprend pas les coûts récurrents nécessaires au maintien de la conformité. Pour les petites structures, ces investissements représentent un obstacle considérable.

La France comptait environ 130 acteurs enregistrés comme PSAN. Aujourd’hui, nous n’en comptons plus qu’une trentaine, selon les chiffres que nous évoquons.

Certains ont cessé leurs activités, tandis que d’autres ont réorienté leur modèle économique vers des prestations purement technologiques. Cette évolution risque de réduire la diversité des acteurs présents sur le marché.

Parlons Finance : Pour un investisseur particulier, quelles garanties concrètes apporte un agrément MiCA ?

Laetitia Zito : Le particulier souhaite avant tout accéder facilement à ses investissements, avec un niveau de sécurité élevé.

Il ne connaît pas nécessairement toutes les subtilités de la réglementation. MiCA renforce la protection des clients, mais impose également davantage de formalités, notamment lors de l’identification et de l’ouverture d’un compte.

Son intérêt se situe aussi dans la solidité de l’écosystème financier. Pour développer des partenariats entre entreprises ou proposer des services à des institutions, il faut disposer d’un cadre réglementaire robuste.

C’est cette structuration qui permettra, à terme, de renforcer la confiance et de favoriser une adoption plus large.

« Pendant le confinement, nous avons vécu une période absolument historique »

Parlons Finance : Vous avez traversé plusieurs cycles de marché depuis 2017. Quel événement vous a particulièrement marquée ?

Laetitia Zito : Je garde un souvenir très fort du confinement de 2020.

Bitcoin avait connu une chute spectaculaire, jusqu’à environ 3 000 euros, alors même que nous devions réorganiser notre fonctionnement du jour au lendemain. Nous étions habitués à travailler ensemble au bureau et nous nous sommes retrouvés à distance, dans un contexte totalement inédit.

Parallèlement, l’activité sur notre plateforme a explosé. Nous avons enregistré des volumes de transactions très importants, accompagnés d’une forte augmentation des demandes clients.

Il fallait gérer simultanément la trésorerie, les opérations et l’afflux de nouveaux utilisateurs. Cette période a été particulièrement intense. Le cycle haussier qui a suivi, entre 2020 et 2022, a également été historique.

Je me souviens aussi de l’enthousiasme collectif lorsque Bitcoin atteignait de nouveaux records. Nous étions tous au bureau à suivre les cours, en attendant de voir si un nouveau sommet historique allait être franchi.

« Notre clientèle recherche une approche plus patrimoniale de Bitcoin »

Parlons Finance : Paymium a considérablement élargi son offre depuis sa création. Quels sont aujourd’hui vos principaux services ?

Laetitia Zito : Paymium est né en 2011 comme une place de marché permettant aux acheteurs et aux vendeurs de Bitcoin d’échanger directement via un carnet d’ordres.

Cette activité historique existe toujours, notamment sur la paire Bitcoin-euro. Nous avons progressivement développé d’autres services, notamment l’échange de cryptomonnaies sans carnet d’ordres, ainsi que des opérations de gré à gré, ou OTC, destinées aux clients qui souhaitent réaliser des transactions plus importantes.

Nous proposons également des achats récurrents, permettant aux utilisateurs d’investir progressivement. Nous avons développé un plan Bitcoin Famille, destiné aux parents qui souhaitent constituer une épargne en Bitcoin pour leurs enfants.

Enfin, nous avons lancé une activité en marque blanche et en marque grise, qui permet à d’autres acteurs financiers d’intégrer des services liés aux cryptomonnaies dans leurs propres offres.

Parlons Finance : Vous expliquez que votre clientèle est différente de celle des grandes plateformes internationales. Quelles sont ses particularités ?

Laetitia Zito : Notre clientèle est globalement plus âgée que la moyenne des investisseurs en cryptomonnaies.

Nous touchons principalement des personnes de 35 ans et plus, avec des montants investis relativement importants. Selon les études que nous avons consultées, une part significative des investisseurs en cryptomonnaies investit moins de 5 000 euros par an.

Chez Paymium, nos clients investissent en moyenne autour de 10 000 euros par an. Ils recherchent souvent une approche plus structurée, davantage orientée vers la constitution d’un patrimoine que vers la spéculation à court terme. Cela correspond assez bien à notre positionnement historique.

Parlons Finance : Cette orientation explique-t-elle votre choix de proposer un nombre limité de cryptomonnaies ?

Laetitia Zito : Absolument.

Nous avons fait le choix de sélectionner les actifs que nous proposons selon plusieurs critères. Nous disposons actuellement de douze cryptomonnaies et prévoyons d’élargir progressivement cette sélection à quinze.

Notre objectif n’est pas de proposer plusieurs centaines d’actifs, dont certains présentent des niveaux de risque et de complexité particulièrement élevés.

Les investisseurs qui souhaitent se positionner sur des cryptomonnaies plus spéculatives doivent posséder une connaissance approfondie du marché et être capables de suivre leurs positions très régulièrement.

Notre clientèle recherche plutôt une approche prudente, avec une sélection d’actifs plus restreinte. C’est également ce que nous observons chez les établissements financiers intéressés par nos solutions en marque blanche : ils souhaitent proposer quelques cryptomonnaies connues, sans multiplier inutilement les produits.

« Bitcoin est bien plus qu’un actif financier »

Parlons Finance : Quel conseil donneriez-vous à une personne qui ne s’est pas encore intéressée à Bitcoin ?

Laetitia Zito : Je lui conseillerais avant tout de se renseigner.

Au-delà de l’investissement, Bitcoin représente une innovation informatique et monétaire absolument passionnante. Pour la première fois, il est possible d’échanger de la valeur sur Internet de pair à pair, sans devoir nécessairement passer par un tiers de confiance.

C’est une rupture technologique majeure. Mais Bitcoin soulève également des questions philosophiques, économiques et sociétales fondamentales.

Qu’est-ce que la monnaie ? Pourquoi existe-t-il de l’inflation ? Comment fonctionne la création monétaire ? Quel rôle joue l’énergie dans le fonctionnement de Bitcoin ?

Ce sont des sujets passionnants, qui méritent d’être étudiés indépendamment de toute décision d’investissement.

Parlons Finance : Vous insistez beaucoup sur la dimension sociétale de Bitcoin. Pourquoi vous semble-t-elle aussi importante ?

Laetitia Zito : Parce que nous avons tendance à analyser Bitcoin depuis le confort de nos systèmes financiers occidentaux.

En France ou en Europe, nous disposons d’infrastructures bancaires et de systèmes de paiement relativement efficaces. Mais ce n’est pas le cas partout.

Dans certains pays, les populations sont confrontées à l’hyperinflation, à l’instabilité politique, à l’effondrement de leur système financier ou à des conflits armés. Dans ces situations, Bitcoin peut représenter une alternative importante.

Une personne contrainte de quitter son pays peut, par exemple, conserver l’accès à ses bitcoins grâce à une phrase de récupération composée de douze ou vingt-quatre mots.

Elle n’a pas besoin de transporter physiquement ses avoirs. C’est une caractéristique extraordinaire de cette technologie. Bitcoin est décentralisé, fonctionne sans dirigeant central et permet des transferts de valeur à l’échelle mondiale. C’est pour toutes ces raisons que je considère qu’il peut jouer un rôle sociétal majeur.

Parlons Finance : Pour terminer, quelles initiatives pourraient favoriser une utilisation plus concrète de Bitcoin dans la vie quotidienne ?

Laetitia Zito : Nous venons notamment de signer un partenariat avec la Coop Normandie-Picardie, qui permettra de verser en Bitcoin le cashback obtenu sur les achats.

C’est un exemple intéressant d’utilisation concrète, accessible à des consommateurs qui ne sont pas nécessairement familiers avec l’univers des cryptomonnaies.

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Linxea : frais, choix, conseil… que vaut-il vraiment ?

Avis Linxea : frais réduits, large choix de supports et accompagnement. Découvrez ce que propose le courtier avant d’investir.

Frais réduits, choix plus important de supports et parcours digitalisé : les épargnants disposent aujourd’hui de davantage d’alternatives pour investir.

Parmi les acteurs qui ont accompagné cette évolution, Linxea occupe une place particulière. Créé en 2001, le courtier en ligne revendique aujourd’hui 200 000 clients et plus de 6 milliards d’euros d’actifs confiés.

Mais au-delà des chiffres, que propose réellement Linxea ? Et quels sont les éléments à regarder avant d’y investir ?

Des frais qui constituent l’un de ses principaux arguments

C’est probablement le premier élément qui a contribué à la réputation de Linxea : la réduction des frais liés à l’épargne.

Sur ses contrats, Linxea affiche notamment 0 % de frais d’entrée, de versement et d’arbitrage en ligne, hors exceptions liées à certains supports. Les frais de gestion des unités de compte en gestion libre se situent quant à eux entre 0,50 % et 0,60 % par an, selon le contrat choisi.

Un élément loin d’être anecdotique lorsqu’on investit sur plusieurs décennies. Quelques dixièmes de pourcentage de frais supplémentaires chaque année peuvent finir par représenter une différence significative sur le capital final en raison de l’effet des intérêts composés.

Il faut néanmoins regarder au-delà des seuls frais du contrat : les supports sélectionnés peuvent eux-mêmes supporter leurs propres frais et certaines opérations sur des ETF, actions ou supports immobiliers peuvent également être facturées.

Assurance-vie, PER, ETF, SCPI… un catalogue particulièrement large

Le deuxième argument de Linxea réside dans la diversité de son offre.

Le courtier distribue plusieurs contrats d’assurance-vie et plans d’épargne retraite (PER), en partenariat avec différents assureurs tels que Spirica, Suravenir, Generali ou Apicil.

À l’intérieur de ces enveloppes, l’épargnant peut accéder, selon le contrat, à des fonds en euros mais également à des ETF, fonds d’investissement, SCPI, actions ou encore à certaines solutions de private equity.

Linxea Spirit 2, par exemple, donne accès à plus de 1 100 supports avec des frais de gestion annuels de 0,5 % sur les unités de compte. Linxea Avenir 2 en propose plus de 600 et peut être ouvert à partir de 100 euros.

L’intérêt est donc moins de chercher « le meilleur contrat Linxea » dans l’absolu que de sélectionner celui qui correspond réellement à ses objectifs, à son horizon d’investissement et aux supports recherchés.

Digital, mais pas uniquement

Autre particularité intéressante : Linxea revendique un modèle digital sans pour autant abandonner le conseil humain.

Les épargnants peuvent gérer leurs contrats en ligne, tandis que Linxea dispose également de conseillers pour accompagner ceux qui souhaitent être guidés. Pour des besoins patrimoniaux plus spécifiques, l’entreprise propose aussi un accompagnement par des conseillers en investissements financiers.

Alors, que vaut Linxea ?

Sur le papier, le positionnement est assez clair : combiner les tarifs d’un acteur en ligne, une architecture d’investissement relativement large et la possibilité de bénéficier d’un accompagnement humain.

Linxea peut ainsi être particulièrement intéressant pour l’épargnant qui souhaite davantage de choix et d’autonomie que dans une offre bancaire traditionnelle, sans nécessairement vouloir gérer l’intégralité de son patrimoine seul.

En savoir plus ici :

Mais les frais ne doivent jamais constituer l’unique critère de sélection. Avant de souscrire, il reste indispensable de comparer les contrats, les assureurs, les supports disponibles, les éventuels frais propres à ces supports et les risques associés.

Car en matière d’épargne, le meilleur contrat n’est pas forcément celui qui coûte le moins cher : c’est avant tout celui qui correspond à votre stratégie.

Cet article a été réalisé dans le cadre d’une collaboration commerciale avec Linxea. Les investissements en unités de compte présentent notamment un risque de perte en capital.

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Indonésie : le géant discret que j’ai voulu voir de près

Pourquoi je suis allé voir l’Indonésie de près

L’Indonésie est la première économie d’Asie du Sud-Est, la quatrième population mondiale, et pourtant elle reste quasi absente de nos conversations financières en Belgique. C’est précisément pour ça que je suis parti à Jakarta : comprendre sur le terrain comment fonctionne ce marché, ce qui le fait avancer et ce qui peut le faire trébucher.

Les chiffres, on peut les lire depuis Bruxelles. Ce qu’on ne peut pas lire, c’est la densité d’un quartier d’affaires comme Sudirman un mardi matin, la vitesse à laquelle les gens paient tout par QR code, ou le poids qu’une histoire coloniale continue d’avoir dans les institutions. Cet article retrace ce que j’ai vu, remis en perspective avec ce que disent les données.

Le pays en quelques repères

L’Indonésie, c’est environ 288 millions d’habitants répartis sur plus de 17 000 îles, mais une économie qui tourne d’abord autour d’une seule : Java. Au premier trimestre 2026, les provinces de Java pesaient à elles seules 57 % du PIB national, selon l’office statistique BPS.

À Jakarta, cette concentration se sent physiquement. Les embouteillages, les tours de bureaux, les centres commerciaux bondés en semaine : tout rappelle que la capitale économique absorbe une part disproportionnée de l’activité, même si le gouvernement pousse depuis plusieurs années le projet de nouvelle capitale administrative, Nusantara, sur l’île de Bornéo.

Trois ordres de grandeur à garder en tête :

  • Population : environ 288 millions d’habitants en 2026, avec une population jeune.
  • PIB par habitant : autour de 5 360 dollars en 2026, soit un pays à revenu intermédiaire qui continue de rattraper son retard.
  • Moteur principal : la consommation des ménages, qui représente environ 53 % du PIB.

L’héritage néerlandais : trois siècles et demi qui structurent encore l’économie

On ne comprend pas l’économie indonésienne sans remonter à la colonisation néerlandaise. Elle a façonné la géographie commerciale du pays, sa dépendance aux matières premières et même certaines de ses grandes banques actuelles.

  1. 1602 – la VOC. La Compagnie néerlandaise des Indes orientales est créée pour contrôler le commerce des épices. Elle est souvent présentée comme la première grande multinationale cotée de l’histoire.
  2. 1619 – Batavia. La VOC s’installe sur le site de l’ancienne Jayakarta et fonde Batavia, l’actuelle Jakarta. Le vieux quartier de Kota Tua en garde encore les traces architecturales.
  3. 1799 – l’État prend le relais. La VOC, en faillite, est dissoute. Ses possessions passent à l’État néerlandais : ce sont les Indes orientales néerlandaises.
  4. 1830 – le système des cultures forcées. Le cultuurstelsel oblige les paysans javanais à consacrer une partie de leurs terres à des cultures d’exportation (café, sucre, indigo). Les revenus renflouent massivement le Trésor néerlandais.
  5. 1942-1945 – l’occupation japonaise, qui met fin de fait au contrôle néerlandais.
  6. 17 août 1945 – l’indépendance est proclamée par Soekarno et Hatta. Les Pays-Bas ne la reconnaissent officiellement qu’en décembre 1949, après quatre ans de conflit.

Le clin d’œil belge. Le cultuurstelsel est introduit en 1830, l’année même de la révolution belge. Les Pays-Bas sortent alors d’une guerre coûteuse à Java et perdent en même temps nos provinces : l’exploitation de Java devient une manière de rétablir les finances publiques. Une partie de l’histoire économique indonésienne s’est donc jouée, indirectement, en parallèle de la nôtre.

Ce que j’en retiens pour aujourd’hui : un modèle longtemps construit sur l’exportation de matières premières brutes. C’est exactement ce que l’Indonésie essaie de casser depuis dix ans avec sa politique de transformation locale des minerais, dont je parle plus bas.

Le secteur bancaire : concentré, très rentable et encore largement public

Le système bancaire indonésien est dominé par quatre acteurs, dont trois sont contrôlés par l’État via le fonds souverain Danantara. Et plusieurs d’entre eux descendent directement d’institutions de l’époque coloniale.

Quelques filiations qui m’ont frappé :

  • Bank Indonesia, la banque centrale, est l’héritière de la De Javasche Bank fondée en 1828 sous administration néerlandaise, nationalisée après l’indépendance.
  • BRI remonte à 1895, à Purwokerto, dans le centre de Java. C’est aujourd’hui la grande banque du microcrédit et des PME.
  • Bank Mandiri est née en 1998, en pleine crise asiatique, de la fusion de quatre banques d’État. L’une d’elles, Bank Exim, descendait de la branche indonésienne de la Nederlandsche Handel-Maatschappij, fondée en 1824 par le roi Guillaume Ier, à l’époque où Bruxelles et La Haye partageaient encore la même couronne.

Les résultats du premier semestre 2026 montrent un secteur solide :

BanqueActionnaire de contrôleBénéfice net S1 2026 (IDR)Évolution sur un an
BRIÉtat (Danantara)31 180 milliards+17,5 %
Bank MandiriÉtat (Danantara)30 410 milliards+24,4 %
BCAPrivé29 540 milliards+1,8 %
BNIÉtat (Danantara)10 800 milliards+6,3 %

Sources : Bisnis.com, Indonesia Business Post.

Trois observations de terrain et de chiffres :

  • Mandiri tire la croissance, avec un encours de crédit en hausse de près de 20 % sur un an et un taux de créances douteuses sous 1 %.
  • BCA, la banque privée de référence, franchit pour la première fois le cap des 1 000 000 milliards de roupies de crédits, en s’appuyant sur une base de dépôts très bon marché. Sa croissance des bénéfices ralentit nettement.
  • Le paiement mobile est partout. Le standard national de QR code, QRIS, lancé par la banque centrale, est utilisé du centre commercial au petit vendeur de rue. Pour un Européen, le contraste avec notre usage encore très attaché à la carte est frappant.

Le point d’attention : la concentration. Quand l’État contrôle trois des quatre plus grandes banques via Danantara, la frontière entre logique commerciale et politique publique devient une vraie question pour un investisseur.

Forces économiques et avantages

La première force de l’Indonésie, c’est la régularité : une croissance autour de 5 % par an, trimestre après trimestre, portée par un immense marché intérieur.

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Au premier semestre 2026, l’économie a progressé de 5,45 % sur un an. Pour un pays européen, ce serait exceptionnel ; ici, c’est la norme depuis des années.

Ce que j’identifie comme les vrais avantages structurels :

  • Un marché intérieur massif. La consommation des ménages pèse environ 53 % du PIB. Les centres commerciaux de Jakarta pleins un jour de semaine ne sont pas une impression : c’est le moteur de l’économie.
  • La démographie. Une population jeune, de plus en plus urbaine et connectée, qui alimente la demande en crédit, en services financiers et en consommation numérique.
  • Le nickel et la stratégie de transformation locale. L’Indonésie produit environ 60 % du nickel extrait dans le monde, métal clé des batteries. En interdisant l’exportation de minerai brut, le pays a forcé les investisseurs, surtout chinois, à construire des fonderies sur place. Résultat : un excédent commercial ininterrompu pendant plus de 69 mois jusqu’au début 2026.
  • L’investissement qui accélère. L’investissement a progressé de 6,9 % sur un an au deuxième trimestre 2026, soutenu par l’immobilier commercial et les zones économiques régionales.
  • Le tourisme. L’hébergement et la restauration affichaient la plus forte croissance sectorielle au premier trimestre (+13 %). J’y reviendrai en détail dans l’article sur Bali.

En clair, c’est l’histoire coloniale inversée : le pays veut arrêter d’exporter des matières premières brutes pour capter lui-même la valeur ajoutée.

Les points de vigilance

La croissance est solide, mais la confiance des marchés s’est nettement dégradée en 2026. C’est le décalage le plus intéressant que j’ai ramené de ce voyage : une économie réelle qui tient, et une monnaie qui décroche.

  • La roupie au plus bas historique. Début juin 2026, elle a franchi le seuil symbolique de 18 000 roupies pour un dollar, perdant plus de 7 % depuis janvier. C’est la devise la plus faible d’Asie cette année. La guerre en Iran a fait flamber le pétrole, et l’Indonésie est importatrice nette.
  • Une banque centrale forcée de remonter ses taux. Bank Indonesia avait baissé son taux directeur jusqu’à 4,75 %. Elle a dû le remonter à 5,75 % pour défendre la roupie, et l’a maintenu à ce niveau lors de sa réunion des 22 et 23 septembre.
  • Des agences de notation plus prudentes. Moody’s en février puis Fitch en mars 2026 ont abaissé la perspective de la note souveraine à négative, en citant une politique économique jugée moins prévisible.
  • Une dépendance forte à la Chine. La Chine absorbe environ 92 % des exportations de nickel et contrôle une large part des capacités de raffinage installées dans le pays.
  • Des prévisions qui divergent. Pour 2026, l’OCDE table sur 4,7 % de croissance, la Banque asiatique de développement sur 5,2 %. L’écart dit bien l’incertitude sur la soutenabilité des dépenses publiques.

Pour un investisseur européen, le message est double : le potentiel de long terme est réel, mais le risque de change peut effacer une bonne partie du rendement à court terme.

Ce que je retiens

L’Indonésie est un marché qu’on ne peut plus ignorer, mais qu’il faut regarder avec les deux yeux ouverts. D’un côté, une croissance régulière, un secteur bancaire rentable et une stratégie industrielle claire. De l’autre, une monnaie fragile, une forte présence de l’État et une dépendance à un seul grand partenaire.

Ce déplacement confirme une conviction : pour parler sérieusement de marchés émergents à un public belge, il faut aller les voir. Les chiffres donnent la direction, le terrain donne le contexte. Et dans le cas de l’Indonésie, ce contexte commence souvent par une histoire que nous partageons, de près ou de loin, avec les Pays-Bas.

Dans le prochain article, je descends à Bali : une économie presque entièrement tournée vers le tourisme, avec ses forces et ses fragilités propres.

Sources

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Pourquoi attendre l’entrée en Bourse peut vous faire rater une grande partie de la croissance

Investir avant l’entrée en Bourse permet-il de profiter plus tôt de la croissance des entreprises ? SpaceX est restée privée pendant près de 24 ans. Anthropic a vu sa valorisation multipliée par près de 16 en quatorze mois. 

Ces exemples illustrent un phénomène de fond : une part importante de la création de valeur se déroule désormais loin des marchés cotés.

Des entreprises qui restent privées plus longtemps

Selon l’économiste Jay Ritter, de l’université de Floride, l’âge médian des entreprises américaines lors de leur introduction en Bourse est passé d’environ huit ans dans les années 1980 à douze ans en 2025.

Ces quatre années supplémentaires peuvent représenter une période décisive : développement du produit, conquête de nouveaux marchés, croissance des revenus et augmentation de la valorisation.

Pendant cette phase, les actions restent principalement détenues par les fondateurs, les salariés, les fonds de capital-risque et certains investisseurs fortunés.

Le grand public doit généralement attendre l’introduction en Bourse. Aujourd’hui, plus de 1 200 entreprises non cotées sont considérées comme des « licornes », c’est-à-dire valorisées à plus d’un milliard de dollars, selon CB Insights.

SpaceX et Anthropic : deux exemples spectaculaires

Fondée en 2002, SpaceX est restée privée jusqu’à son introduction en Bourse du 12 juin 2026.

L’opération l’a valorisée autour de 1 750 milliards de dollars, après une dernière valorisation privée estimée à environ 800 milliards de dollars fin 2025, selon Forge Global.

Pendant près de 24 ans, seuls les investisseurs ayant accès au marché privé pouvaient directement détenir des actions de l’entreprise. Lorsqu’elle est devenue accessible au grand public, SpaceX faisait déjà partie des sociétés les plus valorisées au monde.

Anthropic, l’entreprise derrière l’intelligence artificielle Claude, constitue un autre exemple.

Sa valorisation est passée de 61,5 milliards de dollars en mars 2025 à 380 milliards en février 2026, puis à 965 milliards en mai 2026.

Elle a ainsi été multipliée par près de 16 en quatorze mois, sans cotation en Bourse.

Cette progression ne correspond toutefois pas à un rendement automatiquement encaissé par tous les actionnaires. Pour transformer une valorisation en gain réel, il faut pouvoir revendre ses titres, bénéficier d’un rachat ou attendre une introduction en Bourse.

Comment fonctionne le private equity ?

Le capital-investissement, ou private equity, consiste à financer des entreprises qui ne sont pas cotées en échange d’une part de leur capital.

Ces entreprises organisent généralement plusieurs levées de fonds : amorçage, séries A, B, C, puis éventuellement des opérations de capital-développement ou de pré-IPO.

Lors de chaque tour, une nouvelle valorisation est négociée entre l’entreprise et un nombre limité d’investisseurs.

Si la société progresse, les nouveaux investisseurs peuvent accepter de payer plus cher. La valeur théorique des titres détenus par les premiers actionnaires augmente alors.

Mais une valorisation privée n’est pas un cours de Bourse. Elle résulte d’une négociation ponctuelle, peut intégrer des conditions préférentielles et peut également diminuer lors d’une levée suivante.

Tant qu’aucune revente n’a eu lieu, le gain reste théorique.

Le private equity est-il plus rentable que la Bourse ?

Selon la dernière étude de France Invest et EY, le capital-investissement français affichait à fin 2025 un taux de rendement interne net de 10,7 % par an sur dix ans, contre 9,5 % pour le CAC 40.

L’édition précédente, portant sur les données à fin 2024, faisait état d’un rendement net de 12,7 % par an, contre 8,9 % pour le CAC 40.

Ces moyennes masquent cependant d’importants écarts.

Certaines entreprises connaissent une croissance spectaculaire, tandis que d’autres stagnent ou font faillite. Quelques réussites peuvent ainsi concentrer une grande partie de la performance d’un fonds.

Le rendement potentiellement supérieur rémunère plusieurs contraintes : risque de perte, frais, information moins fréquente et argent immobilisé pendant plusieurs années.

Les performances moyennes du secteur ne constituent donc aucune garantie pour un investissement individuel.

Un marché historiquement réservé aux grandes fortunes

L’un des principaux obstacles reste l’accès.

Les opérations les plus recherchées sont généralement réservées aux fonds, aux investisseurs institutionnels et aux family offices.

En septembre 2026, le ticket nécessaire pour acquérir directement des actions Anthropic sur certaines opérations secondaires atteignait environ 25 millions de dollars, selon Fortune.

Les particuliers disposent rarement des montants, du réseau ou des structures juridiques nécessaires pour participer directement à ces transactions.

Akka.app veut démocratiser l’accès au non-coté

C’est sur ce constat que se positionne Akka.app, partenaire de cet article.

L’application sélectionne, analyse et négocie des investissements dans des entreprises technologiques non cotées pour les particuliers européens. Les investissements de ses membres sont ensuite regroupés dans des véhicules dédiés.

Akka revendique aujourd’hui une communauté de 4 000 investisseurs et propose environ deux investissements par mois, avec un ticket d’entrée minimum à partir de seulement 300 euros par entreprise.

Ses membres ont notamment pu accéder à des opérations portant sur Anthropic, Perplexity, Epic Games et Bolt.

L’application propose également un suivi du portefeuille, des contenus pédagogiques et un assistant A.I. appelé Daniel pour accompagner ses membres 24/7 sur tout type de questions autour du suivi de ses positions et des investissements à venir. 

Cette démocratisation ne supprime toutefois aucun des risques propres au non-coté.

Ce qu’il faut retenir

Une part croissante de la création de valeur se déroule avant l’entrée en Bourse.

SpaceX et Anthropic représentent des réussites spectaculaires, mais aussi exceptionnelles. À côté de ces entreprises, de nombreuses sociétés privées échouent ou ne trouvent jamais de possibilité de sortie satisfaisante.

Le capital-investissement peut contribuer à diversifier un portefeuille, mais il ne constitue pas une version systématiquement plus rentable de la Bourse.

La croissance n’a pas disparu. Elle a simplement changé d’adresse.

Avertissement

Cet article est réalisé en partenariat avec Akka. Il poursuit une finalité pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement.

Investir dans des entreprises non cotées comporte un risque de perte totale du capital, une faible liquidité et une incertitude importante sur la valorisation. Les sommes investies peuvent rester immobilisées pendant plusieurs années.

Avant toute décision, il convient d’effectuer ses propres recherches, de comprendre les frais et les conditions de sortie, et de conserver une épargne de précaution suffisante. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Sources

Jay Ritter, CB Insights, Forge Global, Anthropic, Reuters, Fortune, France Invest/EY, Finyear et AKKA.

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Gestion d’actifs : Waterloo Asset Management grandit

Plus de 130 comptes ouverts depuis le début de 2026, le cap du milliard d’euros d’actifs sous gestion qui se rapproche plus vite que prévu et une équipe qui continue de se renforcer.

Waterloo Asset Management poursuit son développement autour d’un modèle qui associe indépendance, gestion active et proximité. Entretien avec Jérémie Pulinx, cofondateur et administrateur, sur les choix qui font l’identité de cette maison.

Parlons Finance — Plus de 130 comptes ouverts depuis janvier. Que vous inspire cette dynamique ?

Jérémie Pulinx — Pour une maison à taille humaine comme la nôtre, c’est un signe de confiance très encourageant. Derrière chaque ouverture de compte, il y a une personne, une famille, parfois le patrimoine constitué au cours de toute une carrière. Nous mesurons ce que cette décision représente.

Cette dynamique s’appuie sur une entreprise qui s’est structurée. Nous connaissons une progression de notre chiffre d’affaires de plus de 15 % par an ces dernières années, une dynamique qui devrait encore s’accélérer cette année. Notre fonds Waterloo Global Flexible, récompensé en 2026 par L’Echo et De Tijd comme meilleur fonds flexible, dépasse aujourd’hui les 300 millions d’euros d’actifs sous gestion. Plus largement, la progression des actifs dans l’ensemble de nos fonds nous permet d’envisager de franchir le cap du milliard d’euros avant 2030, l’échéance que nous nous étions initialement fixée.

Je crois que notre développement traduit une attente assez simple : pouvoir confier son patrimoine à des professionnels expérimentés, comprendre leurs décisions et savoir à qui parler.

Parlons Finance — Vous revendiquez une gestion active et de conviction. Qu’est-ce que cela change concrètement ?

Jérémie Pulinx — Cela signifie que nous assumons des choix. Nous analysons l’environnement économique, la valorisation des entreprises et les risques, puis nous décidons de l’exposition que nous jugeons appropriée. Nous gardons la liberté de nous écarter des indices lorsque notre analyse le justifie.

Dans un secteur où une partie de l’offre tend à se standardiser, nous tenons à cette responsabilité. Une conviction peut conduire à renforcer une position, mais aussi à réduire le risque ou à renoncer à une opportunité dont le prix nous paraît excessif.

Cette liberté exige de la discipline. Une conviction doit pouvoir être discutée au sein du comité d’investissement, confrontée aux données et révisée lorsque les faits changent. C’est ainsi que nous concevons notre métier.

Parlons Finance — Vous dites souvent que vos clients veulent « un pilote dans l’avion ». Que recouvre cette image ?

Jérémie Pulinx — J’utilise volontiers l’image de l’aviation privée. On attend d’un équipage expérimenté qu’il prépare le trajet, surveille les conditions et adapte sa route pour éviter autant que possible les turbulences. Nos clients veulent savoir qu’une équipe suit leur portefeuille et prend des décisions lorsque l’environnement évolue.

Notre gestion flexible répond à cette attente. Elle vise à faire croître le capital sur la durée en accordant une attention centrale à la maîtrise de la volatilité. Elle peut adapter la place des actions, des obligations et des liquidités selon notre lecture des marchés.

Ce sont la construction du portefeuille, la diversification et l’ajustement des expositions qui encadrent nos convictions. Pour le client, l’enjeu est de pouvoir rester investi dans une stratégie dont il comprend les objectifs et les risques.

Parlons Finance — Votre comité d’investissement associe des professionnels des marchés et des universitaires. Quel bénéfice en tirez-vous ?

Jérémie Pulinx — Ce dialogue est une composante forte de notre modèle. Mikael Petitjean, professeur à l’UCLouvain et Chief Economist de Waterloo Asset Management, apporte notamment son expertise macroéconomique. Christophe Desagre, professeur de finance à l’ICHEC et responsable de la recherche quantitative, contribue au développement de nos modèles et à l’analyse des données. Leurs travaux nourrissent les échanges avec nos professionnels de marché, dont Frédéric Steinkuhler, responsable des investissements.

Cette proximité avec le monde académique nous permet également de proposer à des étudiants brillants des projets de recherche appliquée. Deux étudiants travaillent actuellement à l’amélioration de notre modèle quantitatif, en collaboration avec Mikael Petitjean et Frédéric Steinkuhler, dans le cadre des recherches dirigées par Christophe Desagre.

Nous y voyons une façon de faire progresser nos outils et de confronter notre expérience à de nouvelles approches. La recherche doit avoir une utilité concrète pour la gestion.

Parlons Finance — La gestion flexible occupe une place centrale chez vous. Quelles autres approches proposez-vous ?

Jérémie Pulinx — La gestion flexible peut constituer le cœur d’un portefeuille pour un client qui recherche une croissance de son patrimoine avec une attention particulière portée aux fluctuations. Pour les profils plus conservateurs, nous proposons également une gestion obligataire, qui vise à privilégier une exposition aux marchés de taux et à limiter la volatilité du portefeuille.

D’autres clients souhaitent une exposition plus dynamique. Notre gestion de conviction à vocation 100 % actions repose sur une sélection de titres individuels au sein d’un fonds. Elle vise à créer de la surperformance sur la durée, avec les risques et les fluctuations propres aux marchés d’actions.

Nous proposons également une gestion durable pour les clients qui souhaitent intégrer des critères d’investissement socialement responsable, ainsi qu’une gestion en ETF. Ces outils ont leur place dans notre offre : l’utilisation de supports indiciels peut parfaitement s’inscrire dans des décisions actives d’allocation.

Le point de départ reste toujours la situation du client, son horizon et sa capacité à accepter le risque. C’est à partir de là que nous construisons une solution cohérente.

Parlons Finance — Comment préserver une relation personnelle lorsque le nombre de clients augmente ?

Jérémie Pulinx — En faisant de la disponibilité un choix d’organisation. Nous veillons au nombre de relations suivies par chaque banquier privé et nous renforçons les équipes pour accompagner le développement de la maison.

Nos senior private bankers ont vingt à vingt-cinq ans d’expérience au minimum. Ils ont traversé différents cycles de marché et connaissent les questions qui se posent lorsqu’un patrimoine grandit, qu’une entreprise est cédée ou qu’une transmission se prépare. Cette expérience compte beaucoup dans la qualité du dialogue.

Le client doit pouvoir joindre quelqu’un qui connaît sa situation et qui prend le temps de lui répondre. Nous voulons conserver cette proximité à mesure que nous grandissons.

Parlons Finance — Quelles valeurs se traduisent le plus directement dans votre fonctionnement ?

Jérémie Pulinx — L’esprit d’équipe, la transparence et la passion de notre métier. Nous avons fait le choix d’objectifs communs, sans objectifs commerciaux individuels. Chacun doit pouvoir contribuer à la qualité du service, qu’il appartienne au comité d’investissement, à l’équipe de banquiers privés ou aux fonctions de support.

Cette culture favorise le partage des connaissances et la coopération. Nous voulons que les compétences circulent au bénéfice du client.

L’indépendance est également essentielle : elle nous donne la liberté de construire notre projet dans la durée. Et nous tenons à l’alignement des intérêts. Nous investissons nous-mêmes dans nos stratégies, comme le font une grande majorité de nos collaborateurs. Cet engagement personnel donne un sens très concret aux discussions que nous avons avec nos clients sur le risque et l’horizon d’investissement.

Parlons Finance — Cette culture explique-t-elle aussi l’intérêt de banquiers expérimentés pour votre maison ?

Jérémie Pulinx — C’est l’une des raisons qu’ils évoquent. Ils souhaitent exercer pleinement leur métier, avoir un rôle actif dans le développement de la société et entretenir une relation suivie avec leurs clients. Dans une structure comme la nôtre, leur expérience peut directement contribuer aux décisions et à la qualité du service.

Nous accordons aussi une place importante à la transmission. Des professionnels très expérimentés continuent à apporter leur connaissance des marchés, leur recul et leur sens de la relation. Nous souhaitons que les plus jeunes puissent bénéficier de ce savoir.

Pour nous, la responsabilité d’une entreprise se manifeste aussi dans la manière dont elle considère ses collaborateurs et valorise leurs compétences. L’expérience reste une ressource précieuse à chaque étape d’une carrière.

Parlons Finance — Vous insistez sur la simplicité. Comment se traduit-elle dans vos investissements et votre communication ?

Jérémie Pulinx — Nous privilégions des investissements liquides, compréhensibles et une diversification entre les secteurs de l’économie. La technologie peut offrir des opportunités, mais notre champ d’analyse couvre l’ensemble des activités économiques. Nous voulons que chaque investissement ait une justification claire dans le portefeuille.

Cette exigence se prolonge dans la communication. Nos clients doivent comprendre ce qu’ils détiennent, les risques qu’ils prennent et les raisons de nos arbitrages. Nous consacrons donc beaucoup de temps aux échanges individuels et aux analyses. Nous les aidons également dans leur planification patrimoniale, afin de mettre en perspective leurs investissements avec leurs objectifs à long terme, leur situation familiale, la transmission de leur patrimoine et leurs besoins futurs.

La confiance se construit aussi dans cette capacité à expliquer nos choix et à accompagner les clients dans les différentes étapes de leur vie patrimoniale, y compris lorsque les marchés deviennent plus difficiles.

Parlons Finance — Quelle est votre ambition pour les prochaines années ?

Jérémie Pulinx — Notre ambition est d’atteindre un milliard d’euros d’actifs sous gestion à l’horizon 2030, en renforçant l’équipe, la recherche et l’accompagnement des clients. Notre ancrage en Belgique francophone nous offre encore un potentiel de développement important.

Nous continuons à recruter des professionnels qui partagent cette conception du métier. La croissance nous donne les moyens d’investir dans nos compétences et nos outils ; elle doit se traduire par un service toujours plus attentif.

À une personne qui envisage de nous rejoindre, je conseillerais de venir rencontrer l’équipe. Choisir un gestionnaire, c’est aussi choisir les personnes à qui l’on confie ses décisions patrimoniales. Nous voulons qu’elle puisse comprendre notre manière de travailler et se faire sa propre conviction.

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Trading Contest SKEMA : les étudiants défient les marchés

Du 28 septembre au 9 octobre 2026, SKEMA Sophia Antipolis accueille le Trading Contest, organisé avec l’association Finance de SKEMA et Le Trading Français.

Pendant deux semaines, les étudiants de SKEMA Business School pourront découvrir concrètement le fonctionnement des marchés financiers à travers un programme combinant formation, accompagnement et compétition de trading.

La première semaine du Trading Contest SKEMA sera consacrée à la montée en compétences des participants. Plusieurs sessions pédagogiques et interventions permettront d’aborder l’analyse des marchés, les outils de trading, la gestion du risque, mais aussi les parcours et opportunités professionnelles dans l’univers de la finance.

La deuxième semaine laissera place à la compétition. Les étudiants de SKEMA disposeront de comptes dédiés afin de mettre en pratique les connaissances acquises dans un environnement encadré.

Des professionnels de la finance aux côtés des étudiants

Plusieurs intervenants viendront partager leur expertise et leur parcours avec les participants.

Pavel Horák, ATAS Platform Expert, accompagnera les étudiants dans la découverte d’ATAS et de ses outils dédiés notamment à l’analyse des volumes et de l’order flow.

Sami Belghaieb partagera son parcours en finance, son expérience internationale et les étapes qui lui ont permis de construire son parcours professionnel.

Hamza Naqi, fondateur de Parlons Finance, échangera avec les étudiants autour des marchés, de l’information financière et du rôle des médias spécialisés dans la démocratisation de la finance.

Jules Barbato, fondateur de Le Trading Français, interviendra également auprès des étudiants autour du trading, de la formation et de l’accompagnement des participants tout au long du programme.

Un écosystème de partenaires mobilisé

Le Trading Contest SKEMA réunira plusieurs acteurs de l’écosystème financier et technologique autour des étudiants :

ATAS, plateforme spécialisée dans l’analyse des volumes et de l’order flow.

Earn2Trade, qui accompagnera notamment le dispositif de compétition et les comptes mis à disposition des participants.

GW Trade, partenaire du programme.

Parlons Finance, média spécialisé dans la finance.

Et Le Trading Français, à l’initiative du programme aux côtés de l’association Finance de SKEMA.

Un talk show pour clôturer le Trading Contest SKEMA

La compétition se terminera le 9 octobre par une soirée de clôture et une remise des prix sur le campus de Sophia Antipolis.

Après la participation de Jérôme Kerviel lors de l’édition 2025, le Trading Contest SKEMA accueillera cette année Zarch, qui incarne Pierre Chartier, pour un talk show d’une heure.

Cette soirée viendra conclure deux semaines d’immersion dans les marchés financiers et offrira aux étudiants un dernier temps d’échange avec les intervenants et partenaires avant la remise des prix aux meilleurs participants.

Rendez-vous le 28 septembre pour le lancement du Trading Contest SKEMA . Lien de l’inscription : https://ltf-formation.funnel.metaforma.io/03ed817a47a75a7054d78ae25b0702f4

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Pétrole à 100 $ : la guerre en Iran secoue les marchés

Un fonds spécialisé dans le fret maritime gagne 3 600 % depuis janvier, porté par la guerre en Iran et la flambée des prix du pétrole.

Cette semaine, deux des goulets d’étranglement les plus surveillés du transport pétrolier mondial le détroit d’Ormuz et celui de Bab-el-Mandeb se sont retrouvés sous pression simultanément.

Résultat : le Brent a grimpé de 9,39 % et le WTI de 9,93 %. Mais l’indice de la peur (VIX), lui, a reculé. Voici pourquoi.

Les chiffres de la semaine

  • Pétrole Brent : 104,61 $ (+9,39 %)
  • Pétrole WTI : 100,05 $ (+9,93 %)
  • Or : 4 408,90 $ (+0,98 %)
  • Rendement du Trésor américain à 10 ans : 4,97 % (+4,56 %)
  • VIX (indice de la peur) : 15,84 (-3,06 %)
  • S&P 500 : 7 656,98 points (-0,38 %)
  • EUR/USD : 1,16 (-0,14 %)

Une guerre de six mois, une semaine d’escalade

Depuis environ six mois, un conflit armé oppose les États-Unis et Israël à l’Iran. Cette semaine a marqué une intensification nette.

Les forces américaines ont coulé cinq pétroliers iraniens ; en représailles, l’Iran a mené sa plus importante vague d’attaques depuis le début du conflit, visant une dizaine de navires près du détroit d’Ormuz.

Un navire y a été touché par un projectile non identifié, prenant feu et forçant l’évacuation de son équipage un incident confirmé par l’organisme britannique de sécurité maritime UKMTO.

La marine américaine maintient désormais un blocus qui perturbe sévèrement le trafic dans ce détroit, par lequel transite une part majeure du pétrole mondial.

À l’autre bout de la péninsule Arabique, les forces houthistes ont pris le contrôle du littoral yéménite de la mer Rouge et de l’île stratégique de Périm, qui commande le détroit de Bab-el-Mandeb un second point de passage critique pour le transport maritime.

L’Arabie saoudite a fermé son oléoduc Est-Ouest après une attaque de drone, privant le royaume d’une route de contournement pour exporter son pétrole sans transiter par le Golfe.

C’est la combinaison de ces deux fronts Ormuz et Bab-el-Mandeb qui explique l’ampleur de la hausse du pétrole cette semaine, ainsi que l’envolée des taux de fret maritime, qui ont atteint des records pour les pétroliers de grande capacité.

(L’impact spécifique de ce contexte sur les marchés asiatiques Inde, Corée du Sud est traité dans l’article dédié à l’Asie de cette semaine.)

Le rôle de la Chine, premier importateur mondial

La Chine module depuis plusieurs mois l’ampleur de la hausse du pétrole par son comportement d’achat : ses importations de brut sont tombées d’environ 11,5 millions de barils par jour en février à près de 6 millions en juin, avant de remonter à environ 7 millions en juillet-août, tout en puisant dans une réserve stratégique de plus d’un milliard de barils.

Une reprise des achats chinois à un rythme comparable à celui d’avant-guerre pourrait, selon CNBC, faire retester au pétrole ses plus hauts niveaux depuis le début du conflit.

Le lien avec l’inflation et les taux américains

L’inflation américaine dépasse désormais le seul facteur pétrolier : l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,4 % sur un mois (+3,4 % sur un an) et les prix à la production de 0,4 % également.

Le prix du diesel a atteint un record historique (+58 % sur un an) et plusieurs denrées agricoles récoltes en baisse de 20 % dans le Nebraska, viande de bœuf à des plus hauts pluriannuels contribuent à la hausse du coût de la vie.

La Réserve fédérale américaine se réunit les 15 et 16 septembre, avec une probabilité estimée entre 87 % et 90 % d’une hausse de ses taux directeurs.

Ce contexte éclaire la hausse du rendement du Trésor à 10 ans, à 4,97 %.

Point de pédagogie important : la variation de +4,56 % indiquée dans nos données est une variation relative du niveau du taux, pas une variation en points de pourcentage.

Un taux passant, par exemple, de 4,75 % à 4,97 % correspond à une hausse relative proche de 4,6 %, et non à une hausse de « 4,56 points » une nuance qui évite de surestimer l’ampleur du mouvement.

Le VIX en baisse : un paradoxe à nuancer

Malgré cette escalade militaire et ces craintes d’inflation, le VIX qui mesure la volatilité anticipée sur le S&P 500 a reculé de 3,06 % sur la semaine.

Deux lectures sont possibles, sans qu’aucune ne s’impose clairement.

D’une part, le conflit dure depuis six mois : les investisseurs actions américains ont pu, au fil des mois, intégrer progressivement ce risque dans leurs anticipations, de sorte qu’une nouvelle escalade aussi spectaculaire soit-elle pour le pétrole et le transport maritime n’entraîne plus la même réaction sur la volatilité anticipée des actions américaines, moins directement exposées que les secteurs de l’énergie ou du fret.

D’autre part, cette baisse du VIX pourrait tout aussi bien signaler que les investisseurs sous-estiment le risque que ce conflit continue de s’aggraver.

Les deux lectures restent défendables ; le lecteur doit garder cette incertitude à l’esprit plutôt que d’y voir une explication unique.

L’or, valeur refuge traditionnelle, ne progresse que de 0,98 % une hausse modeste par rapport au bond du pétrole, cohérente avec un climat de risque qui reste, pour l’instant, contenu sur les marchés actions et devises : le S&P 500 recule légèrement (-0,38 %) et l’EUR/USD reste quasi stable (-0,14 %).

Conclusion

Cette semaine illustre comment un conflit armé peut frapper certains segments du marché avec une intensité disproportionnée par rapport à d’autres : le pétrole et le transport maritime encaissent un choc majeur, tandis que les indicateurs de risque plus larges VIX, or, actions américaines restent, pour l’instant, relativement stables.

Deux échéances méritent d’être suivies dans les prochains jours : la décision de la Réserve fédérale les 15 et 16 septembre, et le comportement d’achat de la Chine, qui pourrait déterminer si le pétrole reteste ses plus hauts niveaux depuis le début du conflit.

Sources :

Reuters : Attaques contre les pétroliers iraniens et escalade dans le détroit d’Ormuz

The Guardian : Prise de l’île stratégique de Périm par les Houthis

Hellenic Shipping News : Hausse historique des taux de fret pétrolier

Pictet : Weekly Update du 14 septembre 2026

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BNP Paribas remporte trois Corbeilles en 2026

BNP Paribas remporte trois Corbeilles en 2026, récompensant la performance de ses fonds sur un et cinq ans, notamment en épargne salariale.

Lors de la 41e cérémonie des Corbeilles Mieux Vivre Votre Argent, organisée le 21 septembre 2026 à Paris, BNP Paribas a remporté trois distinctions récompensant la performance de ses gammes de fonds d’investissement.

Le groupe s’est notamment distingué dans les catégories « Banques de réseaux » et « Épargne salariale », qui évaluent les performances des gammes de fonds proposées aux clients particuliers et aux salariés.

Trois récompenses sur un an et cinq ans

BNP Paribas s’est vu attribuer :

  • La Corbeille d’Or, qui récompense la meilleure performance sur un an dans la catégorie « Banques de réseaux », avec 25 fonds notés.
  • La Corbeille Long Terme, qui distingue la meilleure performance sur cinq ans dans la catégorie « Banques de réseaux », avec 7 fonds notés.
  • La Corbeille Long Terme Épargne Salariale, qui récompense la meilleure performance sur cinq ans dans cette catégorie, avec 22 fonds notés. BNP Paribas remporte cette distinction pour la deuxième année consécutive.

Ces trois récompenses soulignent le travail des équipes de gestion de BNP Paribas Asset Management, mais aussi la sélection des solutions d’investissement réalisée pour les clients particuliers et les salariés, avec l’appui des expertises de BNP Paribas Wealth Management, de la banque de détail en France et de BNP Paribas Épargne & Retraite Entreprises.

Plusieurs fonds ont porté la performance

Plusieurs fonds ont particulièrement contribué à ce palmarès.

Banques de réseaux – sur cinq ans :

  • BNP Paribas Disruptive Technology : +108,11 %
  • BNP Paribas Responsible US Multi-Factor Equity : +79,88 %
  • BNP Paribas Smallcap Euroland Responsable C Classic : +31,32 %

Banques de réseaux – sur un an :

  • BNP Paribas Disruptive Technology : +45,83 %
  • Theam Quant Equity Eurozone Guru C EUR : +31,95 %
  • BNP Paribas Europe Environmental Solutions Classic : +28,97 %

Épargne salariale – sur cinq ans :

  • Multipar Solutions Environnement : +68,51 %
  • Multipar Actions Euro Bas Carbone : +61,05 %
  • Multipar Actions Socialement Responsable : +68,75 %

Les performances communiquées sont nettes pour les comptes-titres, c’est-à-dire après prélèvement des frais de gestion, et brutes pour les contrats d’assurance-vie.

Une chaîne d’expertise au service de l’épargne

La construction de l’offre repose sur plusieurs expertises complémentaires.

BNP Paribas Asset Management conçoit et gère des fonds sur différentes classes d’actifs, en s’appuyant sur son expertise en gestion et son analyse des marchés financiers.

BNP Paribas Wealth Management réalise une première analyse des solutions disponibles en fonction du contexte économique et des objectifs de performance.

Les équipes de la banque de détail affinent ensuite cette sélection afin de proposer aux clients des placements adaptés à leurs besoins, à leur horizon d’investissement et à leur profil.

Dans le domaine de l’épargne salariale, BNP Paribas Épargne & Retraite Entreprises contribue à la sélection et à la distribution de solutions d’investissement destinées aux salariés, notamment dans le cadre des dispositifs d’épargne mis en place par les entreprises.

Cette reconnaissance intervient dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques et les fluctuations des marchés financiers.

Elle coïncide également avec l’intégration récente d’AXA Investment Managers au sein de BNP Paribas Asset Management. Cette opération renforce l’offre du groupe dans plusieurs domaines, dont la transition énergétique, l’innovation technologique et la réindustrialisation.

Ce qu’il faut retenir

Avec trois Corbeilles remportées en 2026, BNP Paribas voit ses gammes de fonds distinguées à la fois dans la banque de détail et dans l’épargne salariale, sur des périodes de performance allant d’un à cinq ans.

Les Corbeilles récompensent ici la performance passée d’une gamme de fonds sur des périodes déterminées.

Pour l’épargnant, ce palmarès peut constituer un indicateur de qualité et de régularité. Il ne remplace toutefois ni l’analyse de son profil de risque, ni la diversification de ses placements, ni le choix d’un horizon d’investissement cohérent avec ses projets.

👉 Consultez les conditions d’attribution :

https://mabanque.bnpparibas/fr/epargner/fonds-investissement/nos-fonds-recompenses

Avertissement

Tout investissement soumis aux fluctuations des marchés peut varier à la baisse comme à la hausse et présente un risque de perte en capital, partielle ou totale. Avant d’investir, assurez-vous de détenir une épargne de précaution suffisante. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Source : BNP Paribas, communication relative aux Corbeilles Mieux Vivre Votre Argent 2026.

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Inflation persistante aux États-Unis : pourquoi les actions résistent

L’inflation américaine a de nouveau surpris à la hausse en août. Les prix à la consommation hors énergie et alimentation ont progressé de 0,3 % sur un mois, contre 0,2 % attendu, tandis que l’inflation totale a grimpé de 0,4 %.

Ces chiffres montrent que l’inflation reste plus persistante que prévu aux États-Unis et ravivent les interrogations sur la trajectoire des taux de la Réserve fédérale.

Sur le papier, cette statistique renforce l’argument d’une nouvelle hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale cette semaine. Pourtant, les marchés actions n’ont pas paniqué : le S&P 500 a terminé la semaine en hausse de 0,9 %.

Ce contraste entre une inflation qui déçoit et une Bourse qui tient bon n’a rien d’illogique une fois qu’on regarde d’où vient réellement cette inflation, et pourquoi les marchés actions ont, historiquement, une tolérance bien plus grande aux hausses de taux que ce que l’on croit souvent.

Une inflation qui ralentit… lentement, pas qui repart

Le détail des chiffres change beaucoup l’interprétation. Une bonne partie de la hausse vient de catégories volatiles : les prix des billets d’avion ont bondi de 2,7 % sur le mois, ceux des hôtels de 2,4 %. Les services de communication et d’éducation ont eux aussi augmenté fortement, tirés par une hausse inhabituelle des forfaits de téléphonie mobile, un mouvement que beaucoup d’économistes considèrent comme ponctuel plutôt que structurel.

Les composantes plus stables et plus surveillées, elles, restent au contraire relativement sages. Les loyers ont progressé de 0,2 %, tout comme les loyers imputés aux propriétaires, deux hausses inférieures aux tendances observées ces derniers mois. Sur un an, l’inflation sous-jacente a même légèrement reculé, passant de 2,5 % en juillet à 2,4 % en août.

Autrement dit, le ralentissement de l’inflation se poursuit, mais de façon inégale et plus lente que ce que les marchés espéraient, plutôt que de repartir de façon générale à travers l’économie. C’est une nuance importante : ce n’est pas la même histoire qu’un retour de l’inflation, et les marchés le savent.

Une leçon que les marchés actions ont déjà apprise

L’idée qu’une hausse de taux condamne automatiquement la Bourse est un raccourci que l’histoire dément régulièrement. Lors du « taper tantrum » de 2013, l’annonce d’un simple ralentissement des achats d’obligations par la Réserve fédérale avait fait bondir les taux longs américains en quelques semaines. Les marchés actions, après une correction rapide, avaient repris leur progression quelques mois plus tard, portés par une économie qui continuait de créer des emplois.

Fin 2018, un scénario inverse s’était produit : la Fed avait relevé ses taux quatre fois dans l’année, provoquant une chute brutale des actions américaines en décembre. Mais dès qu’elle avait suspendu ses hausses début 2019, la Bourse avait effacé ses pertes en quelques mois à peine.

Ce que ces épisodes montrent, c’est que ce qui compte vraiment pour les actions n’est pas le niveau des taux en lui-même, mais la capacité de l’économie et des entreprises à continuer de générer des bénéfices malgré des taux plus élevés. C’est précisément la question posée aujourd’hui.

Une économie américaine encore solide

Les chiffres de l’emploi plaident pour une économie qui peut encaisser des taux plus élevés sans basculer. Les créations d’emplois ont atteint 162 000 en août, très au-dessus des 55 000 attendus, tandis que le taux de chômage restait stable à 4,1 %. L’activité manufacturière américaine, de son côté, était en expansion pour un huitième mois consécutif.

Les propres modèles de la Réserve fédérale suggèrent qu’un resserrement supplémentaire de 50 points de base ne réduirait la croissance économique que de quelques dixièmes de point. Autrement dit, deux hausses de taux supplémentaires semblent tout à fait absorbables par une économie qui reste, pour l’instant, robuste.

Le vrai moteur : les bénéfices des entreprises

C’est là que se trouve la clé de la résistance des marchés actions. Les prévisions actuelles tablent sur une croissance des bénéfices du S&P 500 de 25 % en 2026 et de 14 % en 2027, tandis que les entreprises de la zone euro devraient croître de 15 % sur ces deux mêmes années.

Fait notable : cette dynamique ne repose plus uniquement sur les plus grandes valeurs technologiques. La croissance médiane des bénéfices des entreprises du S&P 500 atteint environ 14 %, portée aussi par l’industrie manufacturière, l’activité sur les marchés de capitaux et une consommation des ménages qui résiste. Cet élargissement rend la hausse des bénéfices plus solide, car elle ne dépend plus d’une poignée de sociétés.

Des bénéfices plus robustes réduisent mécaniquement la valorisation des actions par rapport à leurs profits, ce qui rend les marchés moins vulnérables à une correction provoquée uniquement par une remontée des taux. Quant à l’intelligence artificielle, elle continue de jouer un rôle de soutien structurel, avec une demande toujours forte pour les capacités de cloud et les infrastructures dédiées.

Ce que l’investisseur peut en retenir

L’inflation américaine n’est pas vaincue, mais elle ne s’emballe pas non plus. C’est cette nuance, plus que le chiffre brut, qui explique pourquoi les marchés actions continuent d’avancer malgré la perspective de nouvelles hausses de taux.

Pour un investisseur, la leçon rejoint celle de tous les grands épisodes de resserrement monétaire depuis trente ans : rester diversifié, sans dépendre excessivement d’un petit nombre de valeurs, tout en gardant une exposition aux thèmes de fond, comme l’intelligence artificielle, l’énergie et les ressources, ou les tendances démographiques de long terme, reste la meilleure façon de traverser ces phases sans s’exposer inutilement à un choc isolé.

SOURCES

• Bureau of Labor Statistics (BLS) – Consumer Price Index, août 2026

• Bureau of Labor Statistics (BLS) – Producer Price Index, août 2026

• Bureau of Labor Statistics (BLS) – Employment Situation, août 2026

• CME Group – CME FedWatch Tool

• Federal Reserve – projections économiques et modèles de politique monétaire

• Institute for Supply Management (ISM) – indices d’activité manufacturière

• Bloomberg, Factset – données de marché



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Bourse : l’Inde baisse, Séoul étend ses horaires

La Bourse indienne vient d’enchaîner une cinquième semaine de baisse consécutive, avec la pire semaine pour son secteur technologique depuis avril.

À Séoul, la Bourse s’apprête de son côté à devenir la première grande place asiatique à ouvrir une séance de cotation en soirée. Deux histoires bien différentes, sur fond d’un même contexte global : la guerre qui oppose depuis six mois les États-Unis et Israël à l’Iran continue de faire grimper le pétrole et les taux américains, deux facteurs qui pèsent sur l’ensemble de la région.

Ce qui s’est passé, chiffres à l’appui

  • Nikkei 225 (Japon) : 64 011,34 points (-3,33 %)
  • Hang Seng (Hong Kong) : 24 805,63 points (-2,07 %)
  • Shanghai Composite (Chine continentale) : 3 888,11 points (-2,31 %)
  • KOSPI (Corée du Sud) : 6 909,91 points (+1,08 %)
  • TAIEX (Taïwan) : 46 184,85 points (-1,63 %)
  • USD/JPY : 153,55 (-3,88 %)

Le Nikkei 225 rassemble 225 grandes entreprises cotées à Tokyo. Le Hang Seng regroupe les principales valeurs de Hong Kong, place financière qui sert souvent de porte d’entrée vers la Chine continentale.

Le Shanghai Composite représente le marché chinois continental, tandis que le KOSPI reflète la Bourse de Séoul, dominée par de grands groupes industriels et technologiques. Le TAIEX, à Taïwan, est quant à lui fortement exposé aux semi-conducteurs.

L’Inde, en première ligne face au pétrole

Le Sensex et le Nifty, les deux principaux indices indiens, ont terminé leur cinquième semaine consécutive de baisse, le secteur technologique signant sa pire semaine depuis avril.

La presse financière indienne attribue explicitement ce repli à la hausse du pétrole, à des rendements du Trésor américain proches de 5 % et aux ventes d’investisseurs étrangers.

Le mécanisme mérite d’être expliqué : l’Inde importe une large part du pétrole qu’elle consomme. Quand le prix mondial du baril grimpe, sa facture énergétique augmente mécaniquement.

Cela pèse sur sa balance commerciale et peut fragiliser sa devise : un canal de transmission classique entre un choc pétrolier mondial et les marchés d’un pays importateur net d’énergie.

La Corée du Sud teste une séance en soirée mais pas encore cette semaine

La Bourse de Séoul, le Korea Exchange, va étendre ses horaires de cotation jusqu’à 20 h à partir de lundi, pour environ 2 400 valeurs du KOSPI et du KOSDAQ.

La vente à découvert sera autorisée pendant cette séance étendue, tandis que les ETF en seront exclus dans un premier temps.

L’objectif est de faire chevaucher les horaires de cotation avec ceux des marchés européens afin d’attirer davantage d’investisseurs internationaux. Il s’agit d’une première parmi les grandes places asiatiques, dans la lignée d’une tendance mondiale vers un trading quasi permanent, déjà amorcée au Nasdaq et au NYSE.

Cette mesure entre en vigueur après la période couverte par les chiffres ci-dessus. Elle ne peut donc pas expliquer la hausse de 1,08 % du KOSPI cette semaine.

Le mouvement s’inscrit plutôt dans une tendance plus large : l’indice reste en hausse de 64 % depuis le début de l’année 2026, malgré un recul de 22 % depuis son pic de juillet.

La performance de la semaine ressemble ainsi davantage à un rebond ponctuel à l’intérieur d’une correction plus large qu’à un effet de l’annonce sur les horaires de cotation.

Diplomatie régionale : un dégel entre l’Inde et la Chine

Lors du 18ᵉ sommet des BRICS à New Delhi, le président chinois Xi Jinping a rencontré le Premier ministre indien Narendra Modi, à l’occasion de sa première visite en Inde depuis sept ans.

Les deux dirigeants se sont engagés vers une résolution de leur différend frontalier, plusieurs années après un affrontement meurtrier à leur frontière commune.

Xi Jinping a par ailleurs annoncé que la Chine prendrait la tête d’une coopération entre les pays des BRICS sur l’intelligence artificielle, un domaine dans lequel elle affiche des ambitions concurrentes de celles des États-Unis.

En toile de fond, une tension industrielle illustre cependant les enjeux commerciaux qui subsistent malgré ce dégel diplomatique.

Le gouvernement américain a averti le constructeur automobile Ford que son recours à une technologie de batteries provenant d’une entreprise chinoise constituait, selon lui, un risque pour la sécurité nationale.

Un rappel que la rivalité technologique sino-américaine reste vive, y compris dans des secteurs comme l’automobile électrique.

Comprendre USD/JPY : quand une baisse signifie un renforcement

USD/JPY exprime combien de yens sont nécessaires pour acheter un dollar.

Sa baisse de 3,88 % cette semaine, à 153,55, signifie que le dollar s’est déprécié face au yen : il faut désormais moins de yens pour obtenir un dollar.

Prenons un exemple.

Un investisseur convertissant 10 000 USD en yens au taux de début de semaine environ 159,7, déduit de la variation de -3,88 % aurait obtenu environ 1 597 000 JPY.

Au taux de fin de semaine de 153,55, ces mêmes 10 000 USD ne valent plus que 1 535 500 JPY, soit environ 61 500 JPY de moins.

Un yen plus fort pèse traditionnellement sur les grandes entreprises exportatrices japonaises, qui occupent une place importante dans le Nikkei. Leurs produits deviennent plus chers en devise étrangère et leurs revenus, une fois convertis en yens, diminuent.

Le yen est également traditionnellement recherché comme valeur refuge en période de tension internationale. Ce mécanisme est cohérent avec le climat géopolitique global du moment, sans qu’aucune source ne permette d’affirmer qu’il explique à lui seul le mouvement observé cette semaine.

Conclusion

Cette semaine confirme que les marchés asiatiques ne forment pas un bloc homogène.

L’Inde encaisse de plein fouet la hausse du pétrole, tandis que la Corée du Sud prépare une réforme structurelle de sa Bourse. Dans le même temps, la diplomatie sino-indienne se réchauffe alors que les tensions commerciales et technologiques sino-américaines persistent.

Reste désormais à observer, dans les prochaines semaines, si la séance en soirée coréenne parviendra effectivement à attirer les flux internationaux qu’elle vise et si l’Inde réussira à enrayer sa série de pertes hebdomadaires.

Sources :

Inde : cinquième semaine consécutive de baisse du Sensex/Nifty, pétrole au-dessus de 100 $ et pression sur les marchés

Corée du Sud : lancement de la séance après-Bourse jusqu’à 20 h

Xi Jinping–Narendra Modi : rencontre au sommet des BRICS à New Delhi

Ford et technologie chinoise de batteries