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Le LBO : comment racheter une entreprise avec sa propre dette ?

Effet de levier, holding de reprise, dette senior : voici le décryptage d’un mécanisme aussi puissant que risqué.

Il existe une opération financière qui fascine et dérange à parts égales : le LBO, ou Leveraged Buyout. En français, on appelle cela private equity, ou rachat par effet de levier. D’abord, l’idée consiste à racheter une entreprise en lui faisant financer elle-même son acquisition.

Ainsi, l’acheteur apporte une mise initiale limitée, emprunte le reste, et la cible rembourse la dette grâce aux profits générés. Comprendre le LBO, c’est comprendre une logique qui structure une large partie du capitalisme contemporain. Cela explique à la fois des succès stories et des faillites retentissantes.

Le principe : faire travailler le levier

Un leveraged buyout est une opération par laquelle un investisseur réalise l’acquisition d’une entreprise en se finançant pour partie en dette. Le financement partiel en dette permet à l’investisseur de maximiser le rendement du capital qu’il investit.

Prenons un exemple simple. Un fonds veut racheter une entreprise valorisée à 100. Il y investit 30 de ses propres fonds et emprunte 70. Cinq ans plus tard, l’entreprise a généré suffisamment de trésorerie pour rembourser la dette. Le fonds revend l’entreprise 130, soit un gain de 100 sur une mise de 30. Son capital a plus que triplé, alors que la valeur de l’entreprise n’a crû que de 30 %.

C’est l’effet de levier : l’endettement amplifie mécaniquement le rendement des capitaux propres investis.

Dans les conditions actuelles du marché, le levier financier peut atteindre, voire légèrement dépasser, cinq fois l’excédent brut annuel de l’entreprise. Autrement dit, une entreprise dégageant 20 millions d’EBITDA peut se retrouver portant jusqu’à 100 millions de dette d’acquisition. Tout l’enjeu est ensuite qu’elle génère suffisamment de cash pour honorer ses échéances sans mettre en péril son activité.

La structure : une holding au cœur du montage

Le LBO ne fonctionne pas en direct. Il passe par la création d’une société holding (souvent appelée NewCo) spécialement constituée pour l’opération. Le rachat est effectué par cette holding qui utilise l’endettement pour acquérir les titres de la société cible et en prendre le contrôle.

Concrètement, le fonds d’investissement apporte ses capitaux propres dans la holding. La holding emprunte le solde auprès de banques ou d’investisseurs spécialisés, puis rachète les titres de la cible. Une fois l’acquisition réalisée, la cible remonte ses bénéfices vers la holding, sous forme de dividendes, qui s’en sert pour rembourser la dette. L’acheteur n’emprunte donc jamais en son nom propre : la dette est logée dans la structure, ce qui protège les actionnaires au-delà de leur mise initiale.

Ce montage génère par ailleurs un avantage fiscal.

Les intérêts de la dette sont déductibles de l’impôt sur les sociétés de la holding.

De plus, le régime d’intégration fiscale permet, sous conditions, de consolider les résultats de la holding et de la cible.

La dette en couches : senior, mezzanine, unitranche

Tous les prêteurs ne se valent pas dans un LBO. La structuration de l’accord inclut plusieurs strates de dette, négociées pour garantir un montage financier optimal.

  • La dette senior est prioritaire : remboursée en premier en cas de difficulté, elle est donc moins risquée et moins chère. Elle représente généralement la part la plus importante du financement.
  • La dette mezzanine, subordonnée, supporte un risque plus élevé et se rémunère en conséquence par un taux d’intérêt plus fort, parfois assorti de bons de souscription d’actions.
  • La dette unitranche, plus récente, fusionne senior et mezzanine en un instrument unique, simplifiant la structure pour les opérations de taille intermédiaire.

La répartition entre fonds propres et dette varie selon les opérations et les conditions de marché. Le ratio d’endettement est généralement élevé, souvent compris entre 60 et 80 % de dettes et 20 et 40 % de capitaux propres. En période de taux bas, les prêteurs sont plus généreux et les leviers s’allongent. En période de resserrement monétaire, comme celui de 2022-2023, le coût de la dette augmente, les multiples se compriment, et certains montages deviennent intenables.

Qui fait un LBO, et sur quoi ?

Les acteurs du LBO sont principalement les fonds de private equity, des véhicules d’investissement qui lèvent des capitaux auprès d’institutionnels (fonds de pension, assureurs, family offices) pour les déployer dans des rachats d’entreprises non cotées. Si ces opérations étaient historiquement réservées aux investisseurs professionnels, il existe aujourd’hui différentes solutions permettant aux particuliers d’investir en private equity et de s’exposer au capital d’entreprises non cotées.

Mais il existe plusieurs variantes selon qui rachète :

  • Le MBO (Management Buyout) désigne le rachat de l’entreprise par son propre management, accompagné d’un fonds. C’est souvent le cas lors des cessions de filiales par des groupes industriels.
  • Le MBI (Management Buy-In) implique au contraire une équipe dirigeante extérieure qui vient prendre le contrôle avec l’appui d’un fonds.
  • L’OBO (Owner Buy-Out) permet à un dirigeant-actionnaire de monétiser une partie de son capital tout en restant aux commandes. C’est un mécanisme très prisé pour la transmission d’entreprises familiales.

Les entreprises matures et rentables représentent les meilleures cibles pour un LBO, avec des flux de trésorerie solides et stables dans le temps qui permettent une visibilité favorable pour rembourser la dette. On recherche donc des secteurs peu cycliques, des positions concurrentielles établies, et des besoins en investissement limités, pour que le cash généré aille en priorité rembourser les créanciers plutôt que financer des investissements lourds.

Deux exemples aux destins opposés

Hilton Hotels par Blackstone (2007). Le rachat du groupe hôtelier américain pour 26 milliards de dollars, en pleine euphorie du crédit, constitue l’un des LBO les plus étudiés de l’histoire.

La crise de 2008 a frappé de plein fouet le secteur touristique, et plusieurs partenaires financiers du deal, dont Lehman Brothers, ont fait faillite. Blackstone a néanmoins restructuré la dette avant la cessation de paiements, accompagné le management dans une refonte opérationnelle profonde et finalement revendu Hilton en réalisant une plus-value historique. Bloomberg a qualifié l’opération de « best LBO ever ».

La leçon : même dans un contexte catastrophique, un bon management et une gestion disciplinée de la dette peuvent sauver un LBO.

Vivarte et Camaïeu, le revers de la médaille. Camaïeu a subi deux LBO successifs en 2005 et en 2007. Le groupe Vivarte a suivi une trajectoire parallèle avec des montages LBO en 2004 et en 2007. Dans les deux cas, ces opérations ont créé un déséquilibre structurel profond accroissant leur probabilité de faillite.

Vivarte a accumulé jusqu’à 2,8 milliards d’euros de dette avant de frôler la disparition en 2017. Camaïeu a définitivement mis la clé sous la porte en 2022. Les LBO successifs ont repoussé l’échéance sans résoudre le problème de fond, et la moindre turbulence économique a suffi à provoquer l’effondrement.

Le marché du LBO aujourd’hui

Le private equity en France a investi 26 milliards d’euros en 2024, soit +16 % par rapport à 2023. Le rebond a été net après le coup de frein de 2022-2023.

Il est porté par la baisse progressive des taux directeurs et le retour des grandes opérations. À l’échelle mondiale, les transactions du secteur ont atteint près de 900 milliards de dollars en 2025, largement portées par les États-Unis. Selon France Invest, le capital-investissement français affiche un taux de rendement interne net de 12,4 % par an sur dix ans.

Mais le secteur fait face à un défi structurel : près d’un millier d’entreprises détenues par des fonds, valorisées chacune à plus d’un milliard d’euros, restent en portefeuille depuis plus de six ans, pour une valeur cumulée dépassant 3 000 milliards de dollars. Ce stock d’actifs non cédés pèse sur la liquidité du marché et oblige les fonds à innover dans leurs stratégies de sortie.

Ce que le LBO révèle du capitalisme contemporain

Le LBO cristallise, mieux que tout autre outil financier, la tension entre création de valeur et extraction de valeur. Quand il fonctionne, il permet à des entrepreneurs de transmettre leur entreprise, à des managers de prendre le contrôle de leur destin, et à des fonds de financer la croissance d’ETI qui n’auraient pas accès aux marchés financiers. Une étude portant sur près de 450 opérations de LBO françaises a identifié que la croissance de l’EBITDA est responsable de deux tiers de la création de valeur, ce qui réfute l’idée que le LBO se résumerait à de l’ingénierie financière.

Quand il échoue, il laisse des entreprises exsanguëes, incapables d’investir, vulnérables aux chocs économiques. Les contraintes liées au remboursement de la dette d’acquisition ont privé Toys’R’Us des ressources nécessaires au financement de ses investissements à long terme. Il n’a pu ainsi négocier le virage du numérique et a perdu de précieuses parts de marché au profit d’Amazon.

La vérité est qu’un LBO n’est ni bon ni mauvais en soi. C’est un outil puissant, dont le résultat dépend de la qualité de la cible, de la discipline du montage et de la solidité de l’équipe dirigeante. Comme tous les leviers, il amplifie autant les succès que les échecs.

Sources

  • Société Générale, Lexique financier — Acquisition à effet de levier (LBO)
  • Banque de France, Fiche thématique — Les montages à effet de levier LBO
  • France Invest / EY, Étude annuelle sur la création de valeur dans le capital-investissement français (2024)
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En vedette Entreprises Success story

Alicia facilite la prospection commerciale des PME belges

Deux entrepreneurs du Hainaut lancent une plateforme de prospection automatisée qui simplifie la prospection commerciale des PME, TPE et indépendants.

Le constat est connu mais rarement résolu : les outils de prospection commerciale performants sont pensés pour les grandes équipes, avec des coûts et une complexité qui excluent de facto les TPE, PME et indépendants. C’est ce vide qu’Aurélien lue et Florian Taulet ont décidé de combler en lançant Alicia, une solution SaaS de prospection automatisée, opérationnelle dès le premier jour, sans formation préalable.

Les deux hommes viennent d’horizons différents mais parfaitement complémentaires. Aurélien Luz, consultant en optimisation et développement d’entreprises et d’idées, a régulièrement été confronté dans le cadre de missions pour ses clients à l’absence d’outils adaptés aux petites structures pour identifier et approcher des prospects qualifiés.

Florian Taulet, ingénieur de gestion formé à l’UCLouvain FUCaM Mons et fondateur de Systemia (Meta Ads, Google Ads, SEO, tunnels de vente), apporte la maîtrise des mécanismes d’acquisition digitale et de conversion. Début 2025, en comparant leurs galères respectives autour d’une table, ils décident de s’associer.

Ce que fait la plateforme

Alicia automatise l’intégralité du cycle de prospection en cinq étapes : configuration du profil commercial, connexion de l’agenda (Calendly, avec Google Agenda et Outlook en roadmap), import ou identification automatique de prospects, lancement des campagnes d’emailing personnalisé avec tri et relances automatiques via IA, et transmission des rendez-vous qualifiés à l’utilisateur.

L’intelligence artificielle opère en coulisses pour qualifier les leads et personnaliser les séquences l’utilisateur n’en voit que le résultat : un agenda qui se remplit sans intervention manuelle. L’humain n’entre en jeu qu’au moment du rendez-vous, avec l’historique complet des échanges entre Alicia et le prospect.

Un modèle tarifaire délibérément accessible

Trois formules sont disponibles : Starter à 97,50 €/mois pour les indépendants et solopreneurs, Commercial à 175,50 €/mois pour les petites équipes (la plus souscrite au lancement), et Pro à 497,25 €/mois pour les équipes en croissance, avec LinkedIn et WhatsApp en intégration prochaine.

Un Starter Pack unique (achat one-shot, non récurrent) est requis à l’activation, actuellement proposé à -50 % au lancement. Remise de 20 % sur les formules annuelles.

« Notre conviction, c’est qu’une PME de cinq personnes doit pouvoir prospecter aussi efficacement qu’une grande équipe commerciale. Sans budget à cinq chiffres par an », affirme Florian Taulet.

Un marché belge, une ambition européenne

La plateforme cible en priorité les indépendants, solopreneurs et PME du marché belge francophone. Les premiers utilisateurs rapportent un résultat net : là où ils consacraient 90 % de leur temps à chercher des prospects, ils passent désormais ce même temps en rendez-vous avec des gens déjà intéressés.

Dans les prochains mois, LinkedIn, WhatsApp, Gmail et Outlook rejoindront la plateforme, avant une expansion progressive au-delà des frontières belges.

« Ce problème est universel. Chaque marché a ses indépendants et PME qui n’ont pas les bons outils pour vendre. C’est là qu’on veut aller », souligne Aurélien Luz.

Alicia : www.alic-ia.be

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Entreprises

Apple poursuit OpenAI : une bataille judiciaire qui pourrait redessiner la guerre de l’intelligence artificielle

La rivalité entre les géants de la technologie franchit un nouveau cap.

Apple a déposé une plainte devant un tribunal fédéral en Californie contre OpenAI, accusant l’entreprise d’avoir obtenu illégalement des secrets industriels afin d’accélérer le développement de ses futurs produits d’intelligence artificielle.

Au-delà du simple litige juridique, cette affaire illustre l’intensification de la compétition autour de l’IA, où les enjeux ne se limitent plus aux performances des modèles, mais concernent également la propriété intellectuelle, le recrutement des talents et les technologies matérielles de demain.

Les accusations d’Apple

Selon la plainte, Apple estime qu’OpenAI aurait mis en place une stratégie visant à récupérer des informations confidentielles en recrutant plusieurs anciens employés occupant des postes stratégiques.

L’entreprise affirme notamment qu’un ancien vice-président aurait transféré des documents internes avant son départ. D’autres ex-salariés sont également accusés d’avoir conservé des appareils appartenant à Apple ou d’avoir continué à accéder au réseau interne afin de récupérer des données sensibles.

Apple considère que ces informations auraient pu être utilisées pour accélérer le développement des futurs appareils d’intelligence artificielle d’OpenAI.

Si ces accusations étaient confirmées devant les tribunaux, elles pourraient constituer une violation majeure des règles protégeant les secrets industriels.

Un retournement de situation inattendu

L’affaire surprend d’autant plus que les deux entreprises entretenaient récemment une relation de partenariat.

Lors de la présentation d’Apple Intelligence, Apple avait choisi d’intégrer ChatGPT dans son écosystème afin d’offrir certaines fonctionnalités d’IA à ses utilisateurs.

Mais les relations entre les deux groupes se seraient progressivement détériorées.

Le climat s’est notamment tendu après l’acquisition par OpenAI de io Products, la startup fondée par Jony Ive — l’ancien directeur du design d’Apple à l’origine de l’iPhone, de l’iPad et de nombreux produits emblématiques de la marque.

Cette opération, valorisée à près de 6,5 milliards de dollars, marque clairement les ambitions d’OpenAI dans le développement de matériel dédié à l’intelligence artificielle.

Pour Apple, voir son ancien designer emblématique collaborer avec un concurrent direct constitue déjà un défi stratégique. Les accusations de vol de secrets industriels donnent désormais une dimension judiciaire à cette rivalité.

Ce que demande Apple

Dans sa plainte, Apple réclame notamment :

  • l’interdiction pour OpenAI d’utiliser les informations considérées comme confidentielles ;
  • la restitution ou la destruction des données concernées ;
  • des dommages et intérêts, dont le montant n’a pas été rendu public.

Comme dans toute procédure civile de ce type, ces accusations devront désormais être examinées par la justice, et OpenAI aura l’occasion de présenter sa défense.

Un risque supplémentaire avant l’introduction en Bourse d’OpenAI

Cette procédure intervient à un moment particulièrement sensible.

OpenAI prépare son introduction en Bourse, une opération qui devrait être l’une des plus importantes de l’histoire récente du secteur technologique.

Même si cette plainte ne remet pas nécessairement en cause le projet d’IPO, un contentieux de cette ampleur pourrait alimenter les interrogations des investisseurs concernant les risques juridiques, la gouvernance et la protection de la propriété intellectuelle.

Les marchés financiers accordent généralement une attention particulière à ce type de litige lorsqu’une entreprise s’apprête à être cotée.

Une guerre technologique qui change de terrain

L’intelligence artificielle est devenue l’un des principaux champs de bataille entre les grandes entreprises technologiques.

Après une première phase marquée par la course aux modèles de langage, puis par la compétition autour des infrastructures et des semi-conducteurs, une nouvelle dimension apparaît : celle des brevets, des secrets industriels et du recrutement des meilleurs talents.

Les entreprises ne cherchent plus uniquement à développer l’IA la plus performante. Elles tentent également de protéger leur savoir-faire, leurs innovations et leurs équipes.

Cette affaire entre Apple et OpenAI pourrait ainsi devenir l’un des dossiers juridiques les plus suivis du secteur technologique dans les prochains mois.

En conclusion

Quelle que soit l’issue de la procédure, ce procès illustre une réalité : la concurrence autour de l’intelligence artificielle s’intensifie à tous les niveaux.

Innovation, propriété intellectuelle, talents, matériel informatique et désormais tribunaux : la bataille ne se limite plus aux performances des modèles d’IA.

Pour les investisseurs comme pour l’ensemble de l’industrie technologique, cette affaire rappelle que dans la nouvelle économie de l’intelligence artificielle, les actifs les plus précieux ne sont pas uniquement les algorithmes, mais également les connaissances, les données et le capital humain.

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Banque & Finance En vedette Entreprises

Mozzeno passe un cap avec 450 M€ de crédits

Bruxelles, 29 mai 2026 – Longtemps perçue comme un acteur alternatif du crédit, mozzeno change aujourd’hui de catégorie.

La fintech belge approche désormais des 450 millions d’euros de crédits octroyés, dont 110 millions réalisés sur les 12 derniers mois, ouvre son modèle au courtage en crédit et lance le mozzeno Collaborative Fund avec Securex Vie.

Ces trois développements marquent une accélération nette de la croissance de mozzeno et confirment son installation durable parmi les acteurs majeurs du crédit en Belgique.

1. Près de 450 millions d’euros octroyés : la croissance s’accélère fortement

mozzeno approche des 450 millions d’euros de crédits octroyés depuis son lancement commercial en 2017. Plus significatif encore, 110 millions d’euros ont été réalisés au cours des 12 derniers mois, traduisant une forte accélération de l’activité.

Cette croissance s’appuie sur un modèle désormais solidement installé sur le marché : des taux compétitifs, une expérience de crédit entièrement digitalisée, et un accompagnement humain structurant.

Chez mozzeno, l’ensemble du parcours de crédit s’effectue à distance, depuis la demande jusqu’à la signature. L’utilisation de solutions comme itsme®, la carte d’identité électronique et la connexion bancaire via l’open banking permet de faciliter la communication des informations et justificatifs à fournir par l’emprunteur.

Cette automatisation accélère l’analyse des dossiers et réduit progressivement les délais de mise à disposition des fonds, tout en maintenant la qualité des analyses et contrôles réalisés.

Cette capacité à faciliter et fluidifier le crédit explique en grande partie la progression observée ces 12 derniers mois et la position de mozzeno comme référence du crédit digital en Belgique.

« Le volume atteint est important, mais l’évolution récente l’est encore plus. Réaliser 110 millions d’euros en un an montre que le marché répond fortement à notre approche. Le potentiel reste très élevé », explique Xavier Laoureux, co-fondateur de mozzeno.

2. mozzeno ouvre son modèle au courtage en crédit

Dans cette dynamique de croissance, mozzeno ouvre désormais son modèle au courtage en crédit.

Les courtiers partenaires peuvent proposer à leurs clients l’accès aux prêts mozzeno tout en s’appuyant sur une plateforme digitale conçue pour accélérer le traitement des dossiers.

Cette ouverture permet à la fois de diversifier les canaux d’acquisition de mozzeno et d’offrir à un public plus large d’emprunteurs les avantages de son approche, tout en confirmant le rôle central du courtier dans le conseil et la relation client.

3. Avec Securex Vie, mozzeno lance un nouveau fonds d’investissement en crédits

mozzeno lance également le mozzeno Collaborative Fund, un fonds de branche 23 développé avec Securex Vie.

Ce fonds permet à davantage d’investisseurs d’accéder à l’univers du financement mozzeno et d’investir indirectement dans l’économie réelle, avec un potentiel de rendement à long terme, via une solution assurantielle encadrée.

Là où l’investissement indirect dans les prêts sous-jacents implique habituellement une gestion active — notamment la sélection des séries de Notes — le fonds simplifie l’accès : la sélection et la diversification sont assurées par mozzeno, tandis que Securex encadre la structure du produit.

En pratique, mozzeno et Securex prennent en charge l’ensemble du dispositif, rendant l’investissement plus accessible sans en modifier la nature économique.

Une nouvelle phase de développement

Ces trois développements — accélération des volumes, ouverture au courtage et nouvelle solution d’investissement — traduisent une même ambition : poursuivre une croissance structurée et continuer à faire évoluer les standards du crédit en Belgique.

mozzeno a démontré la capacité de son modèle à s’imposer à grande échelle. Le marché belge du crédit offre encore un important potentiel de développement, que la fintech entend continuer à adresser.

À propos de mozzeno

Fondée en 2015, mozzeno est une fintech belge spécialisée dans le crédit digital. Elle combine une plateforme technologique performante et un accompagnement humain structuré. À ce jour, mozzeno a permis l’octroi de près de 450 000 000 € .

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Actualité En vedette Entreprises

AI Sisters accompagne les entreprises dans l’IA

En moins de trois ans, l’intelligence artificielle générative est passée du statut de curiosité technologique à celui d’outil incontournable dans de nombreuses entreprises.

Derrière cette transformation, certains acteurs ont su se positionner très tôt. C’est notamment le cas d’AI Sisters, une société française fondée par Emma et Chloé Pariente, deux sœurs qui ont fait de l’intelligence artificielle leur spécialité bien avant que le sujet ne devienne omniprésent.

Aujourd’hui, leur entreprise accompagne aussi bien des PME que de grands groupes dans leur transition vers l’intelligence artificielle, avec une ambition simple : aider les organisations à tirer concrètement profit de ces nouveaux outils.

Une aventure née avec l’arrivée de ChatGPT

Le déclic remonte à novembre 2022.

À l’époque, Emma Pariente travaille dans l’univers du digital après un parcours à l’ESCP et plusieurs expériences en Private Equity et en fusions-acquisitions. Attirée depuis toujours par les nouvelles technologies et l’entrepreneuriat, elle avait déjà lancé une première agence digitale spécialisée dans les sites web et les applications.

Lorsque ChatGPT est rendu accessible au grand public, elle comprend immédiatement le potentiel de l’outil.

Rapidement, elle l’intègre dans son quotidien professionnel : rédaction de propositions commerciales, marketing, communication, tâches administratives ou encore recherches documentaires. Les gains de productivité sont considérables.

De son côté, sa sœur Chloé évolue déjà dans l’univers de l’intelligence artificielle et du machine learning. Elle travaille alors dans un grand hôpital où elle participe à des projets d’intégration de l’IA dans différents services.

Le besoin est évident.

Les entreprises veulent comprendre cette technologie, mais peu savent réellement comment l’utiliser.

Les deux sœurs décident alors de lancer AI Sisters.

Former, conseiller et développer

L’entreprise s’est construite autour d’un constat simple : l’adoption de l’IA ne se résume pas à l’achat d’un abonnement à ChatGPT.

Pour créer de la valeur, il faut former les équipes, identifier les bons cas d’usage et mettre en place des solutions adaptées à chaque organisation.

AI Sisters accompagne ainsi les entreprises de A à Z.

La société intervient d’abord sur la sensibilisation et la formation des collaborateurs. Séminaires, conférences, programmes d’acculturation, conduite du changement : l’objectif est d’aider les équipes à comprendre les possibilités offertes par l’intelligence artificielle.

Ensuite vient la partie plus technique.

Sous l’impulsion de Chloé, AI Sisters dispose d’un laboratoire interne capable de développer des agents IA, des tableaux de bord intelligents ou encore des outils sur mesure répondant à des problématiques métier précises.

L’entreprise propose également des consultants spécialisés qui interviennent directement chez les clients afin d’accompagner les projets au quotidien.

Des grands groupes parmi les clients

En seulement quelques années, AI Sisters a réussi à convaincre plusieurs grandes entreprises françaises et internationales.

Parmi les références citées figurent notamment La Poste, Havas ou encore TotalEnergies.

Au total, plus de 700 entreprises ont déjà été accompagnées.

La société revendique également avoir formé ou sensibilisé près de 50.000 personnes aux usages de l’intelligence artificielle.

Un développement particulièrement rapide qui s’explique par l’explosion de la demande.

« Nous étions parmi les premiers acteurs spécialisés sur le sujet en France », explique Emma Pariente.

Alors que de nombreux cabinets de conseil généralistes se sont progressivement intéressés à l’IA, AI Sisters a fait le choix de se concentrer exclusivement sur cette thématique.

Une croissance spectaculaire

Installée à Paris mais active à l’international, l’entreprise compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs en interne.

Autour de ce noyau central gravite également un vaste réseau de consultants et de formateurs spécialisés dans différents domaines : ressources humaines, marketing, finance, juridique ou encore opérations.

Pour 2026, AI Sisters prévoit un chiffre d’affaires d’environ 4,5 millions d’euros.

Une performance qui s’inscrit dans une dynamique de forte croissance puisque l’entreprise affirme avoir doublé, voire triplé son activité chaque année depuis sa création.

Les ambitions sont désormais tournées vers l’internationalisation et la croissance externe.

« L’IA ne va pas tout automatiser »

Contrairement à certaines idées reçues, Emma Pariente ne croit pas à un futur où tout serait entièrement automatisé.

Selon elle, les grandes entreprises recherchent avant tout des outils capables d’améliorer la productivité des équipes, sans pour autant remplacer l’humain.

Cette vision se retrouve également dans l’approche d’AI Sisters.

Malgré son positionnement technologique, l’entreprise conserve une forte dimension humaine avec de nombreuses formations réalisées en présentiel et un accompagnement souvent très personnalisé.

« L’objectif n’est pas de remplacer les collaborateurs mais de leur permettre de travailler plus efficacement. »

Comment débuter avec l’intelligence artificielle ?

Pour les personnes qui n’ont pas encore adopté l’IA, Emma Pariente recommande une approche progressive.

Selon elle, le meilleur moyen de comprendre ces outils est de commencer par les utiliser dans sa vie personnelle.

Préparer un voyage, organiser son quotidien, rédiger un message ou obtenir rapidement des informations : les usages sont déjà nombreux.

Une fois ce premier réflexe acquis, les applications professionnelles viennent naturellement.

Le parcours d’adoption ressemble souvent à ceci :

  • Découverte et utilisation dans la vie quotidienne.
  • Recherche d’aide sur des tâches simples au travail.
  • Automatisation de certaines analyses ou comparaisons.
  • Création de processus avancés avec des agents IA.
  • Intégration complète de l’IA dans l’ensemble des activités.

Une progression qui s’observe aujourd’hui dans la plupart des organisations.

Faut-il faire confiance à l’IA pour investir ?

L’un des sujets qui revient régulièrement concerne l’investissement.

De plus en plus d’épargnants demandent à ChatGPT ou à d’autres modèles d’analyser une entreprise, une action ou un marché.

Pour Emma Pariente, l’important n’est pas tant de savoir si l’on doit faire confiance à l’IA, mais plutôt comment on l’utilise.

Elle rappelle qu’un investisseur reçoit souvent des documents préparés par des banques d’affaires ou des entreprises elles-mêmes, dont l’objectif est naturellement de présenter les projets sous leur meilleur jour.

L’IA peut alors servir d’outil complémentaire permettant de confronter différentes sources, d’identifier des risques ou encore de challenger certaines hypothèses.

Autrement dit, l’intelligence artificielle ne remplace pas l’analyse humaine, mais elle peut considérablement l’enrichir.

Une révolution qui ne fait que commencer

Trois ans après l’arrivée de ChatGPT, l’intelligence artificielle générative continue de transformer les méthodes de travail dans tous les secteurs.

Pour Emma et Chloé Pariente, nous n’en sommes encore qu’au début.

Si les outils deviennent de plus en plus performants, le véritable défi réside désormais dans leur adoption par les entreprises et leurs collaborateurs.

Une mission qu’AI Sisters entend bien poursuivre, alors que l’IA s’impose progressivement comme l’une des grandes révolutions technologiques de notre époque.

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En vedette Entreprises Fiscalité

Abby Intelligence : l’assistant IA des indépendants

Après plusieurs années marquées par la digitalisation accélérée du travail indépendant, les attentes des freelances et micro-entrepreneurs évoluent rapidement.

Entre obligations administratives croissantes, facturation électronique et besoin de pilotage en temps réel, les indépendants recherchent désormais des outils capables de simplifier concrètement leur quotidien.

C’est dans ce contexte qu’Abby, start-up française spécialisée dans la gestion tout-en-un pour indépendants, annonce le lancement d’Abby Intelligence, un assistant IA directement intégré à sa plateforme.

Pensé comme un véritable copilote numérique, Abby Intelligence permet aux utilisateurs de créer des documents, réaliser leurs déclarations fiscales et sociales ou encore analyser leur activité, simplement en langage naturel, sans quitter leur espace Abby.

Comment est née l’idée d’intégrer une intelligence artificielle directement au cœur de la plateforme Abby ?


Les indépendants passent encore beaucoup trop de temps sur des tâches administratives qui n’apportent pas directement de valeur à leur activité. Notre objectif avec Abby Intelligence est donc simple : rendre toute cette gestion quasiment invisible pour que les utilisateurs puissent se concentrer sur leur métier.

Nous avons conçu cette IA comme un assistant du quotidien, capable de comprendre le contexte de chaque indépendant et d’agir directement dans son environnement de travail.

Concrètement, comment fonctionne Abby Intelligence ?


Abby Intelligence repose sur deux briques complémentaires. La première, le Spotlight, accessible via le raccourci CMD + K, permet de naviguer instantanément dans l’ensemble des données de son compte et d’obtenir des réponses rapides sans interrompre son flux de travail.

La seconde est une interface conversationnelle plus avancée qui permet d’effectuer des actions directement en langage naturel : créer une facture, générer un document, réaliser une déclaration URSSAF, TVA ou impôts, ou encore analyser son activité et sa situation administrative.

L’idée est vraiment de permettre à l’utilisateur de dialoguer avec sa gestion comme il le ferait avec un collaborateur.

Qu’est-ce qui différencie Abby Intelligence des assistants IA généralistes ?

La grande différence, c’est l’intégration native à l’écosystème Abby. Contrairement aux outils IA classiques, il n’est pas nécessaire d’exporter des données, de copier-coller des informations ou de reformuler ses demandes. Abby Intelligence accède directement, en temps réel, aux données du compte utilisateur pour fournir des réponses contextualisées et immédiatement actionnables.

Cette approche nous permet d’aller beaucoup plus loin dans l’automatisation et la personnalisation de l’expérience.

Quels sont aujourd’hui les principaux usages observés chez les indépendants ?

Les utilisateurs souhaitent avant tout gagner du temps et obtenir des réponses immédiates. Parmi les cas d’usage les plus fréquents : consulter son chiffre d’affaires, identifier les factures en attente, suivre ses clients, comprendre ses obligations selon son statut ou encore préparer ses déclarations administratives plus sereinement.

Le système de @mention permet également de contextualiser rapidement une demande pour obtenir des réponses encore plus précises.

Quelle est votre vision de l’évolution des outils dédiés aux indépendants dans les prochaines années ?

Nous pensons que les outils de gestion vont devenir de véritables copilotes intelligents. Les indépendants attendent désormais des plateformes capables non seulement de centraliser leur activité, mais aussi d’anticiper leurs besoins, de simplifier les démarches administratives et de leur apporter du conseil personnalisé en temps réel.

Avec l’arrivée de la facturation électronique et l’évolution constante des obligations réglementaires, l’intelligence artificielle va devenir un levier essentiel pour rendre l’entrepreneuriat plus accessible.

“Notre ambition est claire : faire d’Abby le meilleur allié de l’indépendant au quotidien. Abby Intelligence, c’est la promesse que la complexité administrative ne sera plus un frein à l’entrepreneuriat. Nous l’avons conçu pour qu’il soit le ChatGPT de la facturation électronique.”
— Nicolas Lespinasse

Abby Intelligence sera déployé progressivement auprès des utilisateurs à partir du 25 mai 2026.

Présentation vidéo :
Découvrir Abby Intelligence

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Actualité Economie Entreprises

IA : un entrepreneur défend les emplois qualifiés

Le marché du travail des jeunes diplômés connaît une contraction mesurable et continue. En France, environ 17 % des diplômés de grandes écoles se retrouvent sans emploi quelques mois après leur sortie, en hausse rapide sur les dernières années.

Dans le même temps, près de 70 % des entreprises déclarent réduire leurs recrutements de profils juniors, et une large majorité anticipe une baisse supplémentaire liée à l’automatisation des tâches d’entrée de carrière.

Cette dynamique est particulièrement visible dans les secteurs traditionnellement ciblés par les écoles de commerce et d’ingénieurs. Entre 2023 et 2025, les recrutements de cadres dans l’IT reculent d’environ 21 %, avec une baisse de 20 % des offres pour développeurs et de 26
% pour les chefs de projet. Chez les moins de 30 ans, l’emploi diminue de 7,4 % dans l’IT et de 3,7 % dans le conseil. Le taux de chômage des 15–24 ans atteint 21,5 %, soit un niveau structurellement élevé par rapport au reste de la population active.

En parallèle, les coûts de formation continuent d’augmenter. Intégrer une grande école de commerce en France ou à l’international représente souvent un investissement total compris entre 150 000 et 300 000 euros, en incluant frais de scolarité et coût d’opportunité. Le retour sur investissement devient plus incertain lorsque l’accès au premier emploi se contracte.

Le facteur déterminant de cette évolution est l’intégration rapide de l’intelligence artificielle dans les processus de travail.

Claude, développé par Anthropic, illustre particulièrement ce changement. Les derniers modèles ne se limitent plus à assister les équipes. Ils exécutent directement des tâches complètes : analyse de documents, rédaction de notes stratégiques, synthèse de données, structuration de présentations, production de livrables.

Ce sont précisément les missions historiquement confiées aux juniors.

Le modèle économique change alors de structure. Une entreprise peut désormais produire ces livrables sans recruter de profils en phase d’apprentissage. Le coût marginal devient quasi nul, et la vitesse d’exécution augmente fortement. Le besoin de juniors, qui servaient
principalement de force d’exécution et de formation, se réduit mécaniquement.

Avec l’arrivée des nouveaux modèles de Claude et des agents IA plus autonomes, ce mouvement ne fait que s’amplifier. Les systèmes deviennent capables d’enchaîner des tâches complexes, d’intégrer des outils externes et de produire des résultats exploitables sans supervision constante.

Le déplacement ne touche donc plus uniquement les tâches simples,
mais progressivement les premiers niveaux d’analyse et de production intellectuelle.

Dans ce contexte, le point d’entrée sur le marché du travail se fragilise. Les entreprises recrutent moins de profils débutants, tout en maintenant une exigence élevée en termes d’autonomie immédiate. Le système se reconfigure autour d’un paradoxe : moins de formation interne, mais plus d’exigence à l’entrée.

Certaines structures choisissent pourtant de maintenir une logique différente.

C’est le cas de Clarifié, fondée par Lorenzo de Blegiers, qui continue d’intégrer des profils juniors dans ses équipes malgré la généralisation de ces outils. J’y ai été recruté à 18 ans, sans expérience préalable, dans un cadre où la logique de formation reste centrale. Dans cette
même dynamique, l’entreprise ne s’arrête pas à un cas isolé : Lorenzo de Blegiers recherche actuellement d’autres profils juniors issus de grandes écoles, notamment pour des fonctions en finance (business plan, analyse) ainsi que pour des rôles en marketing.

Ce positionnement reste minoritaire. La majorité du marché s’oriente vers une optimisation immédiate de la productivité via l’IA, en réduisant les postes nécessitant un apprentissage long.

Les écoles de commerce comme HEC Paris, ESSEC Business School, ESCP Business School ou Sciences Po continuent de former des cohortes importantes de diplômés, mais leur insertion dépend de plus en plus de la capacité des entreprises à maintenir des rôles d’entrée dans un environnement fortement automatisé.

La question centrale devient alors moins technologique qu’organisationnelle : la suppression progressive des emplois juniors est-elle une optimisation temporaire, ou une transformation
durable du modèle de formation des compétences ?

Avec l’accélération des modèles comme Claude, la réponse semble se déplacer vers la seconde hypothèse.

Par Pierre Cotteau de Simencourt

Sources :

L’insertion professionnelle des diplômés des grandes écoles en baisse : « Quand le marché de l’emploi est plus difficile, on recrute moins de jeunes »

L’essentiel sur… le chômage 

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Air Liquide et Airgas : détails de l’acquisition

Le jugement des délits d’initiés semble changer d’échelle. Jugée le mois dernier par la 32ème chambre correctionnelle du Tribunal judiciaire de Paris, cette affaire fit grand bruit sur la place.

Un réseau d’initiés aurait utilisé une information privilégiée transmise par un banquier d’affaires à plusieurs traders, selon laquelle la société Airgas était sur le point d’être acquise par Air Liquide.

Nous sommes en 2015. Achetés 95 dollars, par le biais notamment de CFD (contracts for difference), les titres étaient revendus 143 dollars, quelques minutes après l’annonce de la fusion et la hausse du cours.

Une enquête était ouverte

Pendant dix ans, les enquêteurs ont mobilisé des moyens peu utilisés en matière boursière, comme les écoutes téléphoniques, les captations de données informatiques et des actes techniques habituellement réservés à la criminalité organisée.

Cette évolution dans la collecte des preuves peut s’expliquer par la sophistication des abus de marché : dimension internationale, utilisation de messageries cryptées, sociétés écrans, approches corruptrices subtiles etc.

Les peines prononcées jusqu’à 3 ans d’emprisonnement avec mandat d’arrêt et 30 millions d’euros d’amende – témoignent bien du virage pris par les autorités de poursuite, puis par les juges du siège.

Ces dernières ne se limitent plus au champ administratif et privilégient la voie pénale

La saisine du Parquet national financier par les agents de l’Autorité des marchés financiers (AMF) France devenant courante.

En effet, depuis la loi du 21 juin 2016 relative aux abus de marché, les infractions boursières ne sont plus seulement appréhendées comme des manquements réglementaires, mais bel et bien comme de véritables infractions pénales complexes nécessitant des moyens d’enquête spécialisés.

La question qui restera en suspens sera toujours le juste équilibre entre efficacité répressive et respect des droits de la Défense.

Le Cabinet David Decharron conseille et assiste les auteurs d’infractions pénales boursières et réglementaires.

Sources :

L’AMF salue de premières décisions pénales dans le cadre d’une affaire de réseaux d’initiés

Airgas/Air Liquide: trois ans de prison requis à l’encontre d’un trader jugé pour délit d’initié

Procès pour délit d’initiés : deux traders et un gestionnaire de fortune condamnés jusqu’à trois ans de prison ferme et 30 millions d’euros d’amende

Procès Airgas : un « coiffeur », un « cow-boy », des traders et des dizaines de millions d’euros de gains

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Zaion acquiert Dydu et accélère sa stratégie dans l’IA agentique

À quelques mois d’une nouvelle phase d’accélération du marché de l’intelligence artificielle appliquée à la relation client, Zaion annonce l’acquisition de Dydu, spécialiste des agents conversationnels.

Premier constat : les attentes du marché ont profondément évolué. Les entreprises ne se contentent plus d’automatiser quelques interactions, elles cherchent désormais à unifier l’ensemble de leur relation client, quel que soit le canal utilisé.

L’intégration de Dydu permet à Zaion d’élargir sa plateforme et de couvrir à la fois les interactions vocales, les échanges écrits via le web ou les messageries, ainsi que les environnements mobiles. Cette convergence répond à un besoin clé : simplifier des écosystèmes souvent fragmentés et offrir une expérience cohérente aux utilisateurs. L’enjeu n’est donc plus uniquement technologique, mais organisationnel.

Une étape structurante dans la croissance de Zaion

Au-delà de la complémentarité technologique, cette acquisition marque un véritable changement d’échelle pour Zaion. L’entreprise franchit un cap avec un chiffre d’affaires récurrent combiné dépassant les 10 millions d’euros, seuil stratégique pour une plateforme B2B à forte intensité technologique.

Cette nouvelle dimension s’accompagne d’un portefeuille d’une centaine de clients et d’une équipe d’environ cent experts. Elle ouvre également la voie à des synergies commerciales et produit, notamment via la vente croisée des solutions et l’accélération des déploiements à grande échelle. Dans cette dynamique, Zaion affiche une ambition claire : atteindre la rentabilité d’ici l’été 2026 tout en renforçant sa position sur le marché européen.

L’un des apports majeurs de cette opération réside dans la complémentarité des expertises. D’un côté, Zaion s’est historiquement imposé sur le canal vocal et les environnements critiques. De l’autre, Dydu a développé un savoir-faire reconnu dans les agents conversationnels écrits et les outils no-code.

Le rapprochement des deux entités permet aujourd’hui de proposer une plateforme unifiée, capable de gérer l’ensemble des interactions client au sein d’une architecture cohérente. Cette unification facilite le déploiement, améliore la lisibilité des parcours utilisateurs et simplifie le pilotage des dispositifs de relation client.

Une approche industrielle de l’IA agentique

Au-delà de l’annonce, Zaion défend une vision spécifique de l’intelligence artificielle. Contrairement à une approche centrée uniquement sur la puissance des modèles de langage, l’entreprise met en avant l’importance de l’orchestration.

La performance repose ici sur la capacité à combiner différentes briques technologiques, en mobilisant les bons modèles selon les cas d’usage. Cette approche hybride permet d’optimiser les performances tout en maîtrisant les coûts, mais aussi d’améliorer l’expérience utilisateur et de garantir une meilleure gestion des données. L’IA devient ainsi un système organisé et industrialisé, plutôt qu’un simple outil expérimental.

Dans un contexte de dépendance croissante aux technologies étrangères, la souveraineté s’impose comme un critère déterminant pour les grandes entreprises, en particulier dans les secteurs régulés.

Zaion s’inscrit pleinement dans cette dynamique en proposant des solutions développées et opérées en France, avec une maîtrise de ses choix technologiques et une attention particulière portée à la sécurité des données. Le soutien d’investisseurs tels que 115K, PRO BTP, Fortino Capital et Truffle Capital vient renforcer la crédibilité de ce positionnement et soutenir l’émergence d’un acteur européen de référence.

Une transformation en profondeur de la relation client

Cette acquisition illustre une évolution plus large du marché : le passage d’une IA expérimentale à une IA véritablement opérationnelle. L’automatisation des demandes simples permet de recentrer l’intervention humaine sur les situations complexes, améliorant à la fois l’efficacité et la qualité de service.

Ce modèle hybride transforme en profondeur la relation client, en apportant plus de fluidité, une meilleure gestion des volumes et une optimisation des coûts. Il ne s’agit plus seulement d’innover, mais de structurer durablement les opérations.

Si l’IA agentique peut encore sembler technique, elle constitue surtout un levier de transformation pour les entreprises. En unifiant leurs outils et en automatisant une partie de leurs interactions, elles peuvent gagner en productivité, améliorer l’expérience client et renforcer la sécurité de leurs données.

Pour Zaion, cette acquisition ne se limite donc pas à une opération de croissance externe. Elle s’inscrit dans une ambition plus large : faire de l’IA un outil concret, fiable et pleinement intégré aux enjeux métiers.

Une étape supplémentaire vers une relation client plus intelligente, plus fluide et mieux maîtrisée.

Franz Fodéré, Président-Fondateur de Zaion, et Mathieu Changeat, Co-Fondateur de Dydu, reviennent sur les enjeux et les ambitions de leur rapprochement

« L’acquisition de Dydu constitue une étape décisive dans notre stratégie. Elle nous permet de franchir un cap majeur en proposant une plateforme d’IA agentique véritablement multicanale, aux standards des grandes entreprises. En combinant nos expertises, nous renforçons notre capacité à accompagner les grandes organisations dans l’industrialisation de l’IA agentique, avec des exigences fortes de sécurité, conformité et souveraineté. Notre approche reste guidée par une conviction : automatiser sans déshumaniser, en plaçant l’humain au cœur de la transformation de la Relation Client. »


Amaury Lelong, Directeur Général de Zaion :


« Porté par l’essor de l’IA agentique et les enjeux de souveraineté, le marché attend des solutions conçues et opérées en Europe, couvrant le maximum de cas d’usage et s’appuyant sur un large éventail de briques technologiques, sans compromis sur la performance, la sécurité et la sobriété. Le rapprochement entre Zaion et Dydu répond à cette attente en
combinant profondeur technologique et capacité d’industrialisation. »


Mathieu Changeat, Co-Fondateur de Dydu :


« Ce rapprochement est une formidable opportunité de créer des synergies immédiates. En intégrant les innovations du Lab Zaion à notre produit, nous décuplons ses capacités tout en préservant nos engagements fondamentaux de souveraineté et de sobriété numérique. L’alliance de nos technologies étend considérablement le champ des possibles pour nos
projets respectifs. La réunion de nos équipes forme un collectif élargi, doté de compétences hautement complémentaires, pour offrir un accompagnement d’excellence à l’ensemble de nos clients. »


À propos de Zaion


Zaion est le spécialiste français de l’IA agentique pour la Relation Client.
Sa mission : aider les entreprises à optimiser leurs interactions clients grâce à une technologie spécialisée et souveraine. Sa plateforme, conçue pour les environnements critiques des grandes entreprises, permet d’automatiser les interactions clients et d’assister les conseillers en temps réel, avec un haut
niveau d’exigence en matière de sécurité, de conformité et de performance.
Site web : www.zaion.ai


À propos de Dydu


Depuis 2009, Dydu propose une plateforme intuitive à destination des professionnels pour concevoir en toute autonomie des agents conversationnels intelligents : chatbot, voicebot, callbot. Ses solutions s’appuient sur la compréhension du langage naturel et l’intelligence artificielle pour alléger le quotidien des équipes tout en améliorant la satisfaction des utilisateurs. Dydu compte parmi ses clients de nombreuses entreprises du CAC 40 et du SBF 120.

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Actualité Economie Entreprises

Près de 70 000 entreprises ont fait faillite en France en 2025. Un record historique !

Après plusieurs années d’aides massives pour soutenir l’économie pendant la pandémie, la France entre dans une nouvelle phase. Le temps du « quoi qu’il en coûte » est terminé.

Entre prêts garantis par l’État, reports de charges et dispositifs de soutien, l’État français a mobilisé près de 240 milliards d’euros pour éviter un effondrement de l’activité. À cela s’ajoute une hausse d’environ 1 000 milliards d’euros de la dette publique depuis la crise sanitaire.

Ces mesures ont permis d’éviter une vague immédiate de faillites et de préserver une grande partie du tissu économique. Mais trois ans après la fin du Covid, les effets secondaires apparaissent. 

Nombre de défaillances (cumul sur les douze derniers mois), décembre 1991 à août 2025

L’évolution des défaillances d’entreprises en Europe montre clairement ce phénomène. Après une chute pendant la pandémie, liée aux aides publiques massives, les faillites repartent fortement à la hausse à partir de 2022 pour atteindre un niveau supérieur à celui d’avant crise.

La fin du « quoi qu’il en coûte »

Pendant la pandémie, de nombreuses entreprises ont survécu grâce aux aides publiques. Les prêts garantis par l’État, les reports de charges ou encore l’activité partielle ont permis de maintenir en vie une grande partie de l’économie.

Mais ces dispositifs étaient temporaires. Depuis 2023, les échéances de remboursement se multiplient et les moratoires prennent fin. Une grande partie des prêts garantis par l’État a déjà été remboursée, obligeant les entreprises à fonctionner sans soutien exceptionnel.

Pour certaines structures déjà fragiles avant la crise, cette transition agit comme un révélateur des difficultés accumulées.

Une vague de faillites historique

Avec près de 70 000 cessations de paiement en 2025, la France dépasse les niveaux observés lors de plusieurs crises économiques récentes.

La vague touche différents types d’entreprises. Les PME installées depuis plus de quinze ans sont particulièrement exposées dans des secteurs comme l’industrie, la construction ou la restauration. Les très petites entreprises et certaines activités de services sont également fragilisées.

Dans plusieurs secteurs, la hausse des défaillances a été particulièrement marquée.

Des tensions de trésorerie croissantes

Au-delà des faillites, de nombreuses entreprises rencontrent aujourd’hui des difficultés financières. Une part importante des dirigeants de PME et de TPE déclare faire face à des problèmes de trésorerie.

La hausse des coûts de l’énergie, des transports ou de certaines matières premières a pesé sur les marges. Dans le même temps, la consommation ralentit et l’accès au crédit devient plus coûteux.

Lorsque la trésorerie se dégrade, les entreprises retardent souvent le paiement de leurs fournisseurs. Ce phénomène peut créer un effet domino et fragiliser l’ensemble de la chaîne économique.

Une économie plus prudente

La situation actuelle se caractérise par un paradoxe. L’inflation ralentit mais la croissance reste faible.

Les ménages privilégient l’épargne de précaution face aux incertitudes économiques et politiques. De leur côté, les entreprises hésitent à investir dans un contexte de crédit plus cher et de visibilité limitée.

L’argent reste présent dans l’économie mais circule moins rapidement.

La disparition des entreprises zombies

Une partie des faillites peut aussi s’expliquer par la disparition progressive des entreprises zombies.

Ce terme désigne des entreprises qui survivent grâce à des conditions financières favorables ou à des aides publiques malgré une rentabilité insuffisante. Pendant la crise sanitaire, ces structures ont pu prolonger leur activité grâce aux dispositifs de soutien.

Avec la fin de ces aides et la hausse des taux d’intérêt, certaines ne parviennent plus à maintenir leur équilibre financier.

La destruction créatrice

Ce phénomène s’inscrit dans une dynamique décrite par l’économiste Joseph Schumpeter : la destruction créatrice.

Les crises provoquent la disparition des entreprises les moins productives, libérant des ressources pour de nouvelles activités plus innovantes. Ce processus peut être douloureux à court terme, mais il contribue aussi au renouvellement du tissu économique.

Une économie plus résiliente qu’il n’y paraît

Malgré ces chiffres élevés, les faillites doivent être replacées dans une perspective plus large. Chaque année, plus d’un million de nouvelles entreprises sont créées en France.

Une grande partie des disparitions correspond à des fermetures naturelles d’activité. Au total, les défaillances représentent une part relativement limitée des entreprises actives.

La période actuelle apparaît donc davantage comme une phase d’ajustement après plusieurs années de soutien exceptionnel que comme un effondrement de l’économie française.