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Actualité Economie Entreprises

Près de 70 000 entreprises ont fait faillite en France en 2025. Un record historique !

Après plusieurs années d’aides massives pour soutenir l’économie pendant la pandémie, la France entre dans une nouvelle phase. Le temps du « quoi qu’il en coûte » est terminé.

Entre prêts garantis par l’État, reports de charges et dispositifs de soutien, l’État français a mobilisé près de 240 milliards d’euros pour éviter un effondrement de l’activité. À cela s’ajoute une hausse d’environ 1 000 milliards d’euros de la dette publique depuis la crise sanitaire.

Ces mesures ont permis d’éviter une vague immédiate de faillites et de préserver une grande partie du tissu économique. Mais trois ans après la fin du Covid, les effets secondaires apparaissent. 

Nombre de défaillances (cumul sur les douze derniers mois), décembre 1991 à août 2025

L’évolution des défaillances d’entreprises en Europe montre clairement ce phénomène. Après une chute pendant la pandémie, liée aux aides publiques massives, les faillites repartent fortement à la hausse à partir de 2022 pour atteindre un niveau supérieur à celui d’avant crise.

La fin du « quoi qu’il en coûte »

Pendant la pandémie, de nombreuses entreprises ont survécu grâce aux aides publiques. Les prêts garantis par l’État, les reports de charges ou encore l’activité partielle ont permis de maintenir en vie une grande partie de l’économie.

Mais ces dispositifs étaient temporaires. Depuis 2023, les échéances de remboursement se multiplient et les moratoires prennent fin. Une grande partie des prêts garantis par l’État a déjà été remboursée, obligeant les entreprises à fonctionner sans soutien exceptionnel.

Pour certaines structures déjà fragiles avant la crise, cette transition agit comme un révélateur des difficultés accumulées.

Une vague de faillites historique

Avec près de 70 000 cessations de paiement en 2025, la France dépasse les niveaux observés lors de plusieurs crises économiques récentes.

La vague touche différents types d’entreprises. Les PME installées depuis plus de quinze ans sont particulièrement exposées dans des secteurs comme l’industrie, la construction ou la restauration. Les très petites entreprises et certaines activités de services sont également fragilisées.

Dans plusieurs secteurs, la hausse des défaillances a été particulièrement marquée.

Des tensions de trésorerie croissantes

Au-delà des faillites, de nombreuses entreprises rencontrent aujourd’hui des difficultés financières. Une part importante des dirigeants de PME et de TPE déclare faire face à des problèmes de trésorerie.

La hausse des coûts de l’énergie, des transports ou de certaines matières premières a pesé sur les marges. Dans le même temps, la consommation ralentit et l’accès au crédit devient plus coûteux.

Lorsque la trésorerie se dégrade, les entreprises retardent souvent le paiement de leurs fournisseurs. Ce phénomène peut créer un effet domino et fragiliser l’ensemble de la chaîne économique.

Une économie plus prudente

La situation actuelle se caractérise par un paradoxe. L’inflation ralentit mais la croissance reste faible.

Les ménages privilégient l’épargne de précaution face aux incertitudes économiques et politiques. De leur côté, les entreprises hésitent à investir dans un contexte de crédit plus cher et de visibilité limitée.

L’argent reste présent dans l’économie mais circule moins rapidement.

La disparition des entreprises zombies

Une partie des faillites peut aussi s’expliquer par la disparition progressive des entreprises zombies.

Ce terme désigne des entreprises qui survivent grâce à des conditions financières favorables ou à des aides publiques malgré une rentabilité insuffisante. Pendant la crise sanitaire, ces structures ont pu prolonger leur activité grâce aux dispositifs de soutien.

Avec la fin de ces aides et la hausse des taux d’intérêt, certaines ne parviennent plus à maintenir leur équilibre financier.

La destruction créatrice

Ce phénomène s’inscrit dans une dynamique décrite par l’économiste Joseph Schumpeter : la destruction créatrice.

Les crises provoquent la disparition des entreprises les moins productives, libérant des ressources pour de nouvelles activités plus innovantes. Ce processus peut être douloureux à court terme, mais il contribue aussi au renouvellement du tissu économique.

Une économie plus résiliente qu’il n’y paraît

Malgré ces chiffres élevés, les faillites doivent être replacées dans une perspective plus large. Chaque année, plus d’un million de nouvelles entreprises sont créées en France.

Une grande partie des disparitions correspond à des fermetures naturelles d’activité. Au total, les défaillances représentent une part relativement limitée des entreprises actives.

La période actuelle apparaît donc davantage comme une phase d’ajustement après plusieurs années de soutien exceptionnel que comme un effondrement de l’économie française.

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Actualité Macro

L’Italie détrône le Japon et devient le 4ᵉ exportateur mondial

Une performance historique qui relance le débat sur la compétitivité européenne

L’Italie vient de franchir un cap majeur dans l’histoire économique récente de l’Europe.

En 2024 puis en 2025, la valeur de ses exportations a dépassé celle du Japon, propulsant officiellement la péninsule au quatrième rang mondial des puissances exportatrices. Une performance désormais reconnue par l’OCDE, après une première validation par l’Organisation mondiale du commerce.

Il s’agit d’un tournant symbolique et stratégique pour un pays qui, il y a encore une décennie, occupait seulement la septième place mondiale.

Une ascension rapide et inattendue

Selon les données publiées par l’OCDE, les exportations italiennes — exprimées en dollars courants et corrigées des effets saisonniers — ont dépassé celles du Japon dès le troisième trimestre 2025.
Cette progression s’inscrit dans une trajectoire de long terme : depuis 2015, l’Italie a régulièrement gagné des parts de marché à l’international, malgré un environnement économique souvent défavorable.

Aujourd’hui, l’Italie se positionne derrière :

  1. la Chine
  2. les États-Unis
  3. l’Allemagne

… et devance désormais le Japon, longtemps considéré comme un modèle industriel mondial.

Les ressorts du modèle exportateur italien

Contrairement à certaines économies très concentrées sur quelques grands groupes, la force de l’Italie repose sur un tissu dense de PME industrielles, souvent familiales, très spécialisées et fortement tournées vers l’export.

Les principaux moteurs de cette performance sont :

  • les machines-outils et équipements industriels,
  • l’automobile et les composants mécaniques,
  • l’agroalimentaire et les boissons,
  • les biens manufacturés à forte valeur ajoutée,
  • le luxe et le design.

Ce modèle privilégie la qualité, la différenciation et la montée en gamme plutôt que la production de masse, ce qui permet à l’Italie de rester compétitive malgré des coûts de production plus élevés que dans certaines économies émergentes.

Un succès fragilisé par la question monétaire

Ce succès à l’export ne masque pas les inquiétudes croissantes des autorités italiennes.
Rome s’alarme de la force de l’euro, jugée pénalisante face à un dollar plus faible, notamment sur le marché américain.

Le ministre italien des Affaires étrangères a publiquement appelé la Banque centrale européenne à envisager une baisse des taux d’intérêt, voire une reprise de rachats d’actifs, afin de soutenir la compétitivité des exportateurs européens.

Selon l’organisation patronale italienne Confindustria, l’Italie pourrait perdre jusqu’à 16 à 17 milliards d’euros d’exportations par an vers les États-Unis, en particulier dans les secteurs des machines-outils, des boissons et de l’automobile, si l’écart euro/dollar continue de se creuser.

Un signal fort pour l’Europe industrielle

La performance italienne envoie un message clair :
l’industrie européenne reste capable de rivaliser à l’échelle mondiale, à condition de s’appuyer sur :

  • l’innovation,
  • la spécialisation,
  • la montée en gamme,
  • et un environnement macroéconomique cohérent.

Elle pose aussi une question centrale pour l’Union européenne :
peut-on défendre une industrie forte avec une monnaie durablement surévaluée ?

Conclusion

En devenant le quatrième exportateur mondial, l’Italie confirme son retour parmi les grandes puissances économiques.
Mais ce succès met également en lumière les limites du cadre monétaire actuel et les arbitrages difficiles entre stabilité des prix, politique monétaire et compétitivité industrielle.

Le cas italien pourrait bien devenir un laboratoire pour l’avenir de la politique économique européenne.

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Bourse Entreprises Nos analyses

Atos en crise : Comment le géant technologique peut-il se réinventer ?

L’action Atos traverse actuellement une période mouvementée, marquée par des défis majeurs et des ajustements stratégiques décisifs. La situation financière de l’entreprise a suscité de nombreuses interrogations sur sa capacité à se redresser à court terme, notamment dans un contexte de restructuration et de difficultés économiques.

1. Capitalisation et chiffres clés

Au 5 septembre 2024, Atos SE affiche une capitalisation boursière de 79,48 millions d’euros, soit une chute de près de 90 % sur un an. Ce déclin dramatique reflète en partie des retards contractuels et un environnement économique difficile. Le prix par action a atteint 0,72 €, à la suite d’une perte nette de 1,9 milliard d’euros au premier semestre 2024, en raison de dépréciations d’actifs et d’une baisse des ventes​

Trade Republic

Atos gère une dette significative de 5,87 milliards d’euros, contre une trésorerie limitée à 767 millions d’euros. Ces indicateurs financiers fragiles sont accompagnés d’une marge bénéficiaire de -47,15 % et d’un flux de trésorerie libre négatif de -1,58 milliard d’euros, accentuant la pression sur l’entreprise​.

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2. Volatilité et révisions stratégiques (2024-2027)

L’action Atos subit une volatilité liée à plusieurs révisions stratégiques pour la période 2024-2027. Les performances récentes montrent un recul de 4 % des revenus, atteignant environ 9,7 milliards d’euros pour 2024, tandis que la marge opérationnelle est révisée à 2,4 %, en baisse par rapport aux attentes​ en cours inclut la renégociation de la dette, des réductions de coûts et un programme de recapitalisation prévu pour fin 2024.

Cette phase a provoqué des hésitations chez les investisseurs quant à l’évolution des revenus à court terme. Cependant, Atos anticipe une reprise progressive à partir de 2026, avec une croissance prévue de 9,1 % dans ses segments Cloud et Digital​

3. Incertitudes à court terme

La dilution des actionnaires, une conséquence de la restructuration, inquiète les investisseurs, car elle pourrait affecter la valeur de l’action à court terme. Cependant, l’entreprise espère une stabilisation financière d’ici 2027, après la mise en œuvre de son plan de redressement​

4. Nos recommandations

La prudence reste de mise à court terme, la dette élevée et les pertes cumulées pèsent lourdement sur la capacité de redressement. Nous recommandons d’adopter une attitude négative à court terme. Cependant, le plan de refinancement de 1,82 milliard d’euros pourrait offrir un répit si les initiatives de transformation réussissent​

À suivre…


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Bourse Nos analyses

Qu’est-ce qu’un Krach Boursier ?

Le terme « krach boursier » évoque souvent des images de panique financière, de fortunes effondrées et de récessions économiques sévères. Mais qu’est-ce qu’un krach boursier exactement, et comment se produit-il ?

Dans cet article, nous allons explorer les mécanismes sous-jacents d’un krach boursier, ses causes, ses effets, et quelques exemples historiques pour mieux comprendre ce phénomène complexe.

Tout d’abord, il faut savoir qu’un krach boursier est une chute soudaine et significative des cours des actions sur un marché boursier. Cette baisse rapide des prix résulte généralement d’une panique parmi les investisseurs, conduisant à une vente massive et précipitée des actions. Les krachs boursiers sont souvent le reflet de déséquilibres économiques, de bulles spéculatives ou de crises de confiance.

Quelles sont les causes des Krachs Boursiers ?

1. Bulles spéculatives

Les bulles spéculatives se forment lorsque les prix des actifs, tels que les actions, augmentent de manière démesurée par rapport à leur valeur intrinsèque (Ex. NVIDIA, Apple). Lorsque les investisseurs réalisent que les prix sont surévalués, une vente massive peut s’ensuivre, provoquant un krach.

2. Facteurs économiques

Des indicateurs économiques faibles, comme une baisse du PIB, une hausse du chômage ou des problèmes dans le secteur bancaire, peuvent déclencher un krach boursier. Lorsque l’économie montre des signes de faiblesse, la confiance des investisseurs peut s’effriter rapidement.

C’est ce que nous avons connu récemment puisque jeudi dernier, la Bourse de New York a chuté à la suite d’indicateurs américains qui suscitent de l’inquiétude sur les perspectives de la première économie mondiale.

3. Événements exogènes

Des événements imprévus, tels que des catastrophes naturelles, des conflits ou des pandémies, peuvent provoquer une onde de choc sur les marchés financiers, entraînant une vente massive des actifs.

Le conflit actuel opposant Israël à l’Iran ou encore celui opposant la Russie à l’Ukraine laisser planer une crainte générale sur les marchés poussant les investisseurs à privilégier les actifs plutôt défensifs tel que l’or.

4. Facteurs psychologiques

La psychologie des investisseurs joue un rôle crucial dans les krachs boursiers. La panique et la peur peuvent mener à des ventes précipitées, tandis que l’avidité et l’euphorie peuvent conduire à des bulles spéculatives.

Conséquences des Krachs Boursiers

Récession

Un krach boursier peut entraîner une récession économique, marquée par une contraction du PIB, une baisse de la production industrielle et une augmentation du chômage. Lorsque les marchés chutent, les entreprises peuvent réduire leurs investissements et leurs dépenses, ce qui entraîne une diminution de l’activité économique globale.

Augmentation du chômage

La chute des marchés boursiers peut forcer les entreprises à réduire leurs effectifs pour couper les coûts, menant à une hausse du chômage. Le manque d’opportunités d’emploi peut à son tour réduire la consommation, aggravant la récession.

Réduction des investissements

Les krachs boursiers peuvent réduire la confiance des investisseurs, les incitant à limiter leurs investissements. Cela peut freiner le développement des entreprises et ralentir l’innovation, impactant négativement la croissance économique à long terme.

Tensions sociales et politiques

La détérioration de la situation économique peut entraîner des tensions sociales et politiques. L’augmentation du chômage et des inégalités peut conduire à des manifestations, des grèves et une instabilité politique, compliquant encore la reprise économique.

Exemples historiques de Krachs Boursiers

1. Le Krach de 1929

L’un des krachs boursiers les plus célèbres est celui de 1929, qui a marqué le début de la Grande Dépression. Une combinaison de spéculation excessive, de faiblesse économique et de panique a conduit à une chute spectaculaire des marchés boursiers.

2. Le Krach de 1987

Connu sous le nom de « Lundi noir« , le krach de 1987 a vu le Dow Jones chuter de plus de 22 % en une seule journée. Les causes incluent des programmes de trading automatisés et une perte de confiance soudaine.

3. La Crise Financière de 2008

La crise financière de 2008, déclenchée par l’effondrement du marché immobilier et des produits dérivés adossés à des hypothèques, a entraîné un krach boursier mondial et une récession profonde.

4. Le Krach du COVID-19

En 2020, la pandémie de COVID-19 a déclenché un krach boursier mondial, connu sous le nom de krach du COVID-19. La pandémie a provoqué une incertitude économique massive, des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et une diminution de la demande mondiale.

Les krachs boursiers sont des événements complexes résultant de multiples facteurs économiques, psychologiques et exogènes. Comprendre ces mécanismes peut aider les investisseurs à mieux naviguer dans les eaux turbulentes des marchés financiers. Bien qu’il soit impossible de prévoir avec précision quand le prochain krach se produira, une connaissance approfondie de l’histoire et des causes des krachs passés peut offrir des indices précieux pour se préparer aux éventualités futures.

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Fiscalité Immobilier

Le taux de TVA passe de 21% à 6 % pour la démolition et reconstruction en Belgique !

Le cabinet du ministre des Finance Vincent Van Peteghem a approuvé le taux de TVA à 6% pour la démolition et la reconstruction. La mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2021 pour une durée de 2 ans.

Aujourd’hui, le taux de 6% est seulement appliqué dans 32 villes et communes en Belgique. Tandis que partout ailleurs, c’est la TVA à 21% qui est d’application.

Mais bonne nouvelle pour les concernés … A partir de 2021, ce taux de 6% sera étendu sur tout le territoire mais pour une durée limitée et sera d’application pendant 2ans, du 01/01/2021 au 31/12/2022.

Toutefois, pour bénéficier de ce taux réduit, il y aura plusieurs conditions à respecter :

  • Habitation unique occupée par le propriétaire : Ce dernier ne devra posséder aucune autre habitation en pleine propriété par contre il ne sera pas pris en considération le fait de posséder un autre logement dont on aurait hérité, dont on aurait copropriétaire, nu copropriétaire ou usufruitier.
  • La surface autorisée de l’habitation à reconstruire ne pourra jamais dépasser 200m².
  • Le constructeur ou l’acheteur devra être domicilié pendant une période de 5ans

Si ces critères ne sont pas respectés, l’avantage fiscal devra être remboursé.

Aussi, la nouvelle réglementation s’appliquera aussi sur la vente sur plan par les promoteurs immobilier. Dans ce cas, le promoteur devra faire contresigner la déclaration par l’acquéreur et la soumettre à l’administration compétente dés qu’elle devient imposable à savoir à la remise des clés et après que les travaux soient achevés.

« Cette baisse de la TVA pourrait ainsi également compenser partiellement le surcoût lié à la lenteur actuelle des procédures d’octroi de permis de bâtir« , selon Olivier Carrette, administrateur délégué de l’Union professionnelle du Secteur de l’Immobilier (UPSI).

Par NAQI Adil

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Bourse Nos analyses

La nouvelle souche du coronavirus découverte au Royaume-Uni pourrait-elle devenir le déclencheur d’un nouveau Krach ?

Les investisseurs perdent confiance à cause de la nouvelle découverte inquiétante d’une nouvelle souche de coronavirus apparue au Royaume-Uni concomitamment à la perspective d’un « no deal » sur le Brexit.

Les marchés américains n’ont pas encore ouvert à l’heure de la rédaction de cet article mais les marchés européens ont baissé solidement, impactés par la crainte de la propagation incontrôlée de la nouvelle souche de coronavirus au Royaume-Uni.

L’ironie est qu’en pleine période de Brexit, c’est l’Union européenne qui met à l’écart le Royaume-Uni …

L’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Turquie, la France, la Belgique ou encore le Canada ont suspendu ces dernières heures les vols et trains en provenance du Royaume-Uni en vue de faire barrage à la propagation de la nouvelle souche de coronavirus détectée dans le pays et qui serait à 70% plus contagieuse que la première version connue jusqu’alors.

Notons qu’elle a également été détectée dans d’autres pays et pourraient rapidement devenir virale si une fermeture des frontières et la limitation de la circulation ne sont pas vite imposées…

Voici les différents secteurs à risque:

  • Pétrolier
  • Transport
  • Tourisme/Loisirs
  • Automobile
  • Banque
  • Energie

En effet, les cours du pétrole ont cédé plus de 4% 📉 en raison de l’anticipation des investisseurs quant aux restrictions sanitaires et au ralentissement de la demande d’hydrocarbures.

Du côté des compagnies aériennes, IAG, la maison-mère de British Airways et d’Iberia chute de 16% 📉 à Londres, Lufthansa décroche de 7% 📉 à Francfort alors que les low-cost easyJet et Ryanair abandonnent respectivement 15% 📉 et 6% 📉.

En ce début de semaine, les marchés européens ont ouvert en baisse du fait du contexte actuel lié à la crise sanitaire.

Indices nationaux

  • À Paris 🇫🇷, l’indice CAC 40 a perdu 2,39% 📉 à 5.396 points, un plus bas depuis le 13 novembre
  • L’indice Bel 20 chute de 3,2% à 3.539,90 points 📉
  • À Francfort, le Dax cède 2,25% 📉
  • À Londres, le FTSE recule de 0,93% 📉, la chute du sterling limitant les pertes de l’indice

Indices européens

  • L’indice EuroStoxx 50 🇪🇺 de la zone euro lâche 2,22% 📉
  • Le FTSEurofirst 300 🇪🇺 perd 1,82% 📉
  • Le Stoxx 600 🇪🇺 baisse de 1,99% 📉

Les marchés US ouvrent à 15h30 (heures de Bruxelles) et il est attendu que Wall Street ouvre en nette baisse puisque la propagation d’une nouvelle souche du coronavirus en Angleterre est devenu l’obsession principale des investisseurs passant devant l’accord sur un plan de relance de l’économie américaine.

Dans ce contexte, le Premier Ministre britannique Boris Johnson, qui a décrété samedi à plus de 16 millions d’Anglais un reconfinement pour endiguer la propagation de l’épidémie, tiendra une réunion d’urgence pour évoquer les questions de transport international.

Il est à noter que la semaine risque d’être chahutée en raison des fêtes de Noël. Les places boursières (Euronext, Londres) fermeront plus tôt ce jeudi 24 décembre.

Si la nouvelle souche tend à se développer et à se propager de la même manière que ce que l’on a connu lors des deux dernières vagues, nous pourrions nous retrouver dans la même situation de Krach boursier vécu en mars 2020.

La mise en quarantaine de pays entiers ayant causé la baisse des productions et de la consommation pétrolière avait aussi engendré un choc pétrolier. De plus, le krach était lié au ralentissement général de l’activité économique simultanément à la baisse de la production chinoise.

Par NAQI Hamza.

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Economie Nos analyses

Analysons un peu l’évolution du PIB Mondial durant cette crise !

A la sortie du confinement, nous avons pu remarquer un léger rebond de l’activité économique mondiale puisqu’en effet l’ensemble de l’activité a pu reprendre tout en respectant certaines mesures de sécurité !

Cependant, cette reprise a été de courte durée car les mesures annoncées dernièrement, notamment la fermeture des commerces et le couvre-feu, laissent entendre un second confinement !

Ces mesures se mettent en place un peu partout dans le monde et il est certain qu’elles engendreront des conséquences dramatiques sur la croissance de l’économie mondiale. Nous pouvons ajouter à cela l’incertitude qui plane sur la durée du deuxième confinement et l’évolution de la pandémie.

Le PIB mondial a connu un choc important depuis le mois de mars et la crise s’est faite ressentir dans l’ensemble de l’activité économique. Le futur est donc difficile à prévoir.

Selon le rapport de IRES (Institut de recherches économiques et sociales), il est difficile d’obtenir des prévisions fiables de l’évolution du PIB mondial. En effet, la mise en place d’hypothèses pertinentes dans le calcul des prévisions du PIB est rendu complexe car la situation sanitaire n’est pas stable. Néanmoins, nous avons récoltés les prévisions réalisées par certaines institutions afin d’avoir une vue générale sur ce qui nous attend.

Au début du mois d’octobre, le FMI a annoncé une baisse de la croissance du PIB mondial (-4,4 %) moins marquée que celle de la zone euro (-8,3 %), similaire à celle des Etats-Unis (-4,3 %), mais très éloignée de la croissance positive en Chine (+1,9 %) pour 2020.

Dans un ancien rapport de la Banque Mondiale, il apparaît que si nous subissons une nouvelle vague de pandémie ou que les mesures de confinement reprennent, le PIB mondial pourrait alors se contracter de 8 % (au de lieu de 4,4 % prévu par le FMI).

Par contre, les prévisions sur la croissance du PIB mondial pour 2021 sont plutôt positives d’après la Commission européenne et l’OCDE. En effet, un rebond de l’économie mondiale est prévu en 2021.

  • Selon les perspectives économiques de l’OCDE de septembre 2020, l’activité économique mondiale se redressera en 2021 d’environ 5%.
  • Un rebond à +5,1% est envisagé pour le PIB de la zone euro. En ce qui concerne les États-Unis, l’OCDE s’attend à un rebond de +4,0%.
  • Pour la Chine, les prévisions de croissance pour 2021 vont au-delà des 8 %.

Selon Ayhan Kose, directeur de la division Perspectives de Développement à la Banque mondiale, l’épisode que nous traversons entraîne des révisions à la baisse des projections mondiales de croissance d’une ampleur sans précédent. Et si l’on se fie à ce qui s’est produit par le passé, on peut s’attendre à des risques de détérioration encore plus importants.

Bruno Colmant, CEO de Degroof Petercam, nous délivre un regard plus optimiste sur l’évolution de l’activité économique. Selon le CEO, la reprise économique ne sera pas immédiate mais progressive tout au long de l’année prochaine. Il ajoute que seule la demande pourra nous sortir de la crise. La consommation des ménages et des entreprises fera la différence pour relancer l’économie.

Cela rejoint le dernier rapport de la commission européenne, dans lequel il est mentionné que le mécanisme d’investissement doit être stimulé afin de limiter les dommages économiques et favoriser la reprise. Cependant, cet objectif ne sera pas facile à atteindre car nous constatons depuis le mois de mars une forte diminution de la consommation et de l’investissement.

En effet, le comportement des ménages et des entreprises a radicalement changé ces derniers mois. Nous avons pu observer une forte préférence pour l’épargne chez les ménages et une baisse de l’investissement chez les entreprises.

Selon vous, comment évoluera l’activité économique mondiale ?

Par Florenc MICAJ

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Immobilier Nos analyses

Qu’est-ce que la Valorisation Immobilière ?

Il n’échappe à personne qu’une part importante des richesses du monde, qu’elles soient entre les mains de personnes physiques, morales ou d’organismes publics, se compose de biens immobiliers !

Cette ressource crée un besoin, celui d’une évaluation plus ou moins précise. L’objectif principal d’une valorisation immobilière est d’aider à prendre des décisions raisonnées portant sur les biens immobiliers. Le plus souvent, c’est la valeur vénale ou locative que l’on recherche.

De manière générale, cela permet aux acheteurs éventuels à formuler une offre ou aux vendeurs éventuels à déterminer des prix de vente acceptables. Aussi, cela permet de définir la valeur de gage proposée pour un prêt hypothécaire.

De plus, la valorisation immobilière est une science aléatoire influencée par plusieurs facteurs dus à l’activité humaine. Souvent, les facteurs influençant la valorisation immobilière sont soit sociaux, soit économiques, soit politique, soit dû à l’environnement où se trouvent le bien et enfin psychologique.

  1. Facteurs sociaux : par exemple la densité de population, …
  2. Facteurs économiques : par exemple le marché de l’emploi, …
  3. Facteurs politiques : par exemple une guerre ou un trouble lié a la politique de délocalisation des entreprises, …
  4. Facteurs extérieurs : environnement, mobilité, école, commerces, …
  5. Facteurs psychologiques : faculté de persuasion, …

Aussi, pour une bonne valorisation immobilière, il est important de prendre en considération des éléments d’appréciation que ce soit des éléments favorables ou défavorable comme les surfaces, la localisation, l’état du bien, etc…

Il existe des façons différentes d’établir la valeur d’un bien immobilier dont les plus coutumes sont :

  1. Points de comparaison : cette méthode consiste à comparer le bien à des transactions déjà effectuées sur des biens équivalents en nature et en localisation à une date la plus proche possible de la date de valorisation.
  2. Taux de capitalisation : Cette méthode consiste à prendre en considération le revenu locatif annuel déduit de toutes les charges multiplier par cent pour le diviser par le pourcentage de capitalisation souhaité.
  3. Valeur intrinsèque : Cette méthode consiste à prendre en considération la valeur à neuf du bien moins la vétusté. La vétusté est la constatation de l’usure ou des désordres subit par l’immeuble. Elle représente la moins-value réelle subie par un immeuble depuis la date de sa construction en raison de son âge et de son entretien au moment de la valorisation.

La valorisation immobilière, c’est aussi le fait de donner de la plus-value à un bien grâce aux techniques du « home staging ». Il s’agit de techniques développés aux USA puis au Canada et qui nous sont ensuite arrivées. L’objectif est d’aider les candidats acquéreurs à se projeter dans les lieux et à favoriser le coup de cœur.

Pour finir, la vente ou l’achat d’un bien immobilier est conditionnée par une multitude d’éléments objectifs et subjectifs. Il ne faut surtout pas oublier que c’est d’abord avant tout le public qui fait la valeur vénale d’un bien immobilier et non pas l’expert ou l’agent immobilier et surtout ne pas hésiter à faire appel à un professionnel afin qu’il puisse vous épauler et vous aiguiller dans vos démarches.

Par Adil NAQI

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Banque & Finance Nos analyses

L’asymétrie d’information : Quand la confiance et la peur se mélangent !

L’être humain est bien des choses… Il est avant tout un être sociable, qui interagit avec ses semblables et les aide pour ne pas se sentir seul. Il est également un être vivant qui ressent, et parfois succombe, à de nombreuses émotions.

Enfin, c’est un être intelligent qui a compris et exploité le monde qui l’entoure, dans un but précis d’amélioration de sa qualité de vie.

Fin 2019, nous étions très loin d’imaginer que, dans les mois à venir, un petit virus venu de Chine enlèverait de nombreuses vies, forcerait des millions de gens à s’enfermer chez eux, pousserait des gouvernements à prendre des décisions exceptionnelles, mettrait en lumière de larges failles de notre système économique ainsi que bien d’autres points que nous aurions préféré ne jamais connaître.

Dans un climat où les interactions sociales sont réduites, où la peur est renforcée, où les richesses créées s’évaporent, de nombreuses pistes ont été envisagées pour remonter la pente. Parmi celles-ci, il y a celle du crédit.

👉 Le terme « crédit » vient du verbe latin « credere », qui signifie « croire », « confier en prêt », ou « avoir confiance ». La forme de crédit la plus répandue dans nos sociétés est le prêt.

De quoi est composé le crédit ?

L’emprunteur : Il s’agit d’une personne ou une entreprise qui aimerait se lancer dans un projet qui améliorera sa qualité de vie ou celle de son entreprise. Cependant, elle ne possède pas immédiatement des fonds nécessaires à la réalisation de son projet. Pour ce faire, elle part à la recherche d’un financement

  • Le prêteur : il s’agit d’un organisme ou une personne, qui dispose de liquidités à prêter.
  • Les intérêts : Le prêteur cherche à ce que l’opération lui soit aussi bénéfique. Après tout, il prend un risque en mettant à disposition une partie de son capital à quelqu’un dont il ne connaît que peu de choses. Il demandera alors un remboursement avec intérêts pour couvrir ce risque. Cet intérêt prendra en compte la capacité financière de l’emprunteur et les autres crédits en cours.
  1. S’il s’agit d’une entreprise, son bilan comptable sera pris en compte, tout comme la qualité du management en place ou les opportunités de croissance.
  2. S’il s’agit d’un pays, d’autres points seront analysés comme la politique budgétaire, la création de richesse (PIB) ou la solidité de la monnaie locale.

Lorsque l’emprunteur est une personne physique, une banque peut se charger de vérifier la solvabilité de son client. Lorsqu’il s’agit de grandes entreprises ou d’États, les prêteurs s’en remettent aux analyses fournies par les agences de notation (ex. Moody’s, S&P, Fitch)

La durée : Le prêteur aura peut-être besoin de cet argent à l’avenir, il veillera donc à ne pas s’engager sur une très longue période.

Le monde d’aujourd’hui ne serait pas celui que l’on connaît si les prêteurs n’accordaient leur consentement qu’aux personnes « sûres à 100 % » et si les emprunteurs refusaient de payer le prix « du risque pris ». Ce compromis a permis aux sociétés modernes d’évoluer.

👉 C’est lorsque l’emprunteur et le prêteur discutent d’un éventuel prêt que les émotions humaines interviennent. Le premier souhaitant susciter la confiance chez le second apporte des éléments qui démontrent une solidité financière et une gestion « bon père de famille ».

À l’opposé, la crainte d’accorder un crédit à une personne insolvable pousse le prêteur à prendre de nombreuses précautions (comme mettre en hypothèque la maison achetée).

Lorsqu’une des deux parties dispose d’informations que l’autre n’a pas, on parle alors d’asymétrie d’information. Un vendeur pourrait omettre l’existence de vices cachés et un emprunteur pourrait gonfler ses chiffres pour favoriser son dossier.

Dans ces cas, une bataille psychologique s’engage entre la confiance et la peur. Toutes informations objectives et vérifiables permettent à l’un ou l’autre de prendre le dessus. Finalement, l’accord trouvé sera le reflet du sentiment dominant dans la relation.

A-t-on accordé ce prêt à 2% parce que l’on a confiance dans le projet de l’emprunteur ? Ou a-t-on défini que 2% seraient une juste rémunération pour un projet comportant quelques risques ? Tout est dans la formule que l’on utilisera pour définir le deal.

En ces temps compliqués, l’apocalypse économique n’a pu être évitée que parce que l’on a fait appel à l’un des principes fondamentaux de l’être humain, la solidarité. Les banques, centrales ou classiques, ont fourni aux entreprises les liquidités nécessaires pour maintenir leurs activités et les emplois. Les milliards d’euros accordés, en urgence, sous forme de prêt, montre un état d’esprit : nous avons préféré avoir confiance en l’autre, plutôt que d’en avoir peur.

Par Timur Kazkondu

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ANALYSE: Le Liban, un pays qui replonge dans l’instabilité !

L’explosion d’hier soir, très impressionnante, survenue au port de Beyrouth par où transitent près de 80% des importations, ayant fait presque 100 morts, a remis en lumière la situation du pays du Cèdre.

En plus d’une crise économique profonde et de la pandémie de COVID-19, les libanais subissent depuis des années une grave instabilité politique, qui mine considérablement le développement du pays.

Entre la fin de la guerre civile en 1990 et le retrait syrien de 2005, le pays a été placé de facto sous un régime de semi-protectorat orchestré par son puissant voisin, la Syrie, qui garantissait un (relatif) équilibre communautaire (il y’a 40% de chiites, 30% de sunnites, 30% de chrétiens, à peu près), mais le régime syrien a aussi laissé transiter et s’implanter des groupes armés comme le Hezbollah.

Ce parti chiite dispose d’une branche armée très puissante, soutenue par l’Iran, qui peut ainsi prendre pied à la frontière de son ennemi juré, Israël.

Cela a déclenché une violente guerre pendant un mois en 2006 durant laquelle le mouvement chiite a repoussé les israéliens et a acquis un certain prestige. Il s’est donc durablement implanté à la fois sur le plan militaire, mais aussi sur le plan politique.

Et face à la poussée iranienne en Syrie, Israël craint de se retrouver encerclé par Téhéran et ses alliés. Un cauchemar pour l’Etat hébreu. Face aux provocations répétées du mouvement armé, Benyamin Netanyahu a menacé a plusieurs reprises d’agir sur le sol libanais. D’autant que le dirigeant israélien est enlisé dans une crise politique profonde qui bloque le pays depuis plus d’un an.

La Syrie et ses ennuis

Même si elle semble écartée pour l’instant, il a vite circulé l’hypothèse d’un attentat terroriste. Pays se prévalant d’une immense tradition d’ouverture, terre de poètes (Khalil Gibran), ou de chanteurs de musiques orientales (Faïrouz) ou islamiques (Maher Zain).

Mais le Liban a subi le contrecoup du terrible conflit qui ravage la Syrie depuis plus de 9 ans. Car les sunnites libanais, même modérés, ont éprouvés un sentiment de sympathie vis-à-vis du sort de leurs cousins syriens. Dans le flux de réfugiés se trouvaient des prédicateurs, des combattants, qui ont instigué au Liban une vision de la religion plus radicale, plus conservatrice, notamment à Tripoli, ou sévissaient des prédicateurs assez radicaux, exilés par Damas.

Une économie chancelante

La troisième thèse, celle d’un accident, d’une explosion d’un entrepôt où était stockées 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium depuis 6 ans sans mesure de sécurité, semble aussi une possibilité réelle. Elle illustre la décrépitude des infrastructures industrielles du pays.

Il faut dire que des années d’instabilités politiques et sociales ont laissé l’économie en ruine alors que le Liban était longtemps considéré, avec Beyrouth comme place financière, comme une sorte de « Suisse du Proche-Orient« .

Mais les divers conflits ont fait fuir les investisseurs – et les touristes qui auparavant se pressaient sur la plages du pays, notamment les français, puisque les libanais sont (et restent) francophones et francophiles, héritage du mandat français entre les deux guerres mondiales. Illustration aussi par les liens personnels de nombreuses personnalités, Léa Salamé (française mais née à Beyrouth et fille d’un politique local), Carlos Ghosn, le chanteur Louis Chedid ou le boxeur Ali Hallab.

Mais les touristes et les investisseurs sont partis. Et les infrastructures en ont sévèrement pâti. D’autant que, contrairement à ses voisins arabes le pays n’a pas de pétrole et peu de ressources naturelles, vivant quasi exclusivement de l’aide de ses alliés (Iran, Syrie, mais aussi France), et des envois d’argent de l’importante diaspora libanaise. Une diaspora qui a encore fait montre d’une solidarité dont le pays aura bien besoin après cette catastrophe.

Par Amaury Dubois