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Investir en Asie : les grandes tendances 2026–2030

L’Asie s’impose progressivement comme le centre de gravité de l’économie mondiale.

Pourtant, pour les investisseurs, la région reste ambivalente : forte croissance, transformations structurelles profondes, mais performances boursières historiquement décevantes. 

Comprendre les dynamiques à l’œuvre est essentiel pour dépasser les narratifs et construire une allocation pertinente.

Intelligence artificielle : un pivot stratégique majeur

Depuis le “moment DeepSeek” en janvier 2025, la Chine a accéléré sa stratégie d’autonomie technologique. L’intelligence artificielle est désormais au cœur de son plan quinquennal 2026–2031.

Ce repositionnement s’accompagne d’investissements massifs en recherche et développement et d’un soutien étatique accru. Selon Goldman Sachs, le secteur technologique asiatique pourrait enregistrer une croissance des bénéfices d’environ 15% sur l’année à venir.

Au-delà des chiffres, l’enjeu est géopolitique : réduire la dépendance aux technologies occidentales et développer un écosystème domestique compétitif. Cette dynamique redonne de l’intérêt aux valeurs technologiques asiatiques, notamment en Chine.

Semi-conducteurs : une chaîne de valeur sous tension

Les semi-conducteurs constituent le cœur du système technologique mondial. L’Asie y occupe une position dominante.

Taïwan, avec TSMC, contrôle plus de 50% du marché des puces avancées. La Corée du Sud, à travers Samsung et SK Hynix, domine le segment des mémoires. Dans ce contexte, la rivalité entre les États-Unis et la Chine transforme profondément la chaîne de valeur.

Les États-Unis ont lancé le CHIPS Act pour relocaliser une partie de la production, tandis que la Chine mobilise des dizaines de milliards de dollars pour développer ses capacités domestiques. Cette recomposition favorise l’émergence de nouveaux centres industriels, notamment au Vietnam et en Malaisie.

Le résultat est une fragmentation progressive de l’écosystème technologique mondial.

Relocalisation industrielle : la montée en puissance de “China+1”

Face aux tensions géopolitiques et aux contraintes de production, les multinationales adoptent une stratégie dite “China+1”. L’objectif n’est pas de quitter la Chine, mais de diversifier les chaînes d’approvisionnement.

Le Vietnam apparaît comme l’un des principaux bénéficiaires de cette dynamique, avec une croissance de 6,8% en 2025 et un afflux d’investissements étrangers dans l’électronique. L’Inde, de son côté, capitalise sur ses incitations industrielles (PLI scheme) pour attirer des acteurs majeurs comme Apple ou Samsung.

Cette évolution marque le passage d’un modèle centré sur la Chine à un système industriel asiatique plus distribué.

Classe moyenne et transition énergétique : des tendances structurelles

L’Asie concentre environ 60% de la population mondiale et constitue le principal moteur de la croissance de la classe moyenne globale. Cette dynamique soutient la consommation intérieure et renforce l’attractivité de nombreux marchés domestiques.

Parallèlement, la région joue un rôle central dans la transition énergétique. La Chine est aujourd’hui le premier marché mondial des véhicules électriques, représentant près de 60% des ventes en 2025, et le premier producteur d’énergie solaire.

Des groupes comme BYD, CATL ou LONGi Green Energy s’imposent comme des leaders mondiaux dans leurs secteurs respectifs. Ces acteurs structurent les chaînes de valeur de demain, au-delà du seul marché asiatique.

Les marchés à surveiller : au-delà des évidences

L’Inde est souvent présentée comme la prochaine grande opportunité. Toutefois, cette attractivité se reflète déjà dans les valorisations, avec des multiples supérieurs à ceux de la Chine.

D’autres marchés pourraient surprendre les investisseurs.

Le Vietnam combine forte croissance, industrialisation rapide et sous-représentation dans les indices internationaux. L’Indonésie, avec ses 280 millions d’habitants, bénéficie d’une expansion rapide de sa classe moyenne et d’un positionnement stratégique en Asie du Sud-Est.

Enfin, bien que hors Asie au sens strict, l’Arabie saoudite attire l’attention dans le cadre de sa stratégie Vision 2030, avec une ouverture progressive de son marché financier et une transformation économique ambitieuse.

Comment s’exposer facilement aux ETF ?

Pour investir sur l’Asie de manière diversifiée, les ETF constituent une solution simple et efficace. Leur achat nécessite de passer par une plateforme d’investissement.

Pour s’exposer facilement à l’Asie, les ETF restent la solution la plus simple et efficace : un ETF MSCI Emerging Markets (EMIM / EIMI) permet une diversification large avec une forte exposition à l’Asie, un ETF MSCI Emerging Markets Asia offre un focus plus direct sur la région (Chine, Inde, Corée), tandis qu’un ETF MSCI India (INDA) constitue un pari plus ciblé sur la croissance indienne.

L’idée n’est pas de choisir “le meilleur”, mais de combiner intelligemment diversification et conviction.

Aujourd’hui, certaines plateformes permettent d’ouvrir un compte en ligne en quelques minutes, sans frais, et d’accéder à une large sélection d’ETF.

En passant par ce lien, vous pouvez bénéficierez du CTO le moins cher du marché !

Selon les offres en cours, un avantage comme une action offerte peut être proposé à l’ouverture.

Un paradoxe persistant : croissance forte, performance limitée

Malgré ces fondamentaux favorables, les marchés actions asiatiques ont historiquement sous-performé. Sur les quinze dernières années, le MSCI Asia Pacific ex Japan a progressé d’environ 60%, contre plus de 300% pour le MSCI World.

Ce décalage s’explique en partie par des facteurs structurels : gouvernance d’entreprise parfois fragile, interventions réglementaires, dilution des actionnaires ou encore allocation inefficiente du capital.

Depuis 2025, plusieurs éléments suggèrent toutefois une inflexion. L’émergence de nouvelles technologies, les politiques de relance en Chine et des valorisations plus attractives (environ 13 fois les bénéfices contre 22 fois pour le S&P 500) redonnent de l’intérêt à la région.

Le risque du “piège narratif”

L’idée selon laquelle “le XXIe siècle sera asiatique” circule depuis plusieurs décennies. Pourtant, elle ne s’est pas traduite systématiquement en performance boursière.

Le principal écueil consiste à confondre croissance du PIB et rendement pour l’actionnaire. Une économie peut croître rapidement sans que les investisseurs en bénéficient pleinement.

Cette distinction est essentielle pour éviter les biais d’investissement et construire une exposition cohérente.

Conclusion : une exposition mesurée et disciplinée

Ignorer l’Asie aujourd’hui revient à se détourner d’une part majeure de l’économie mondiale. À l’inverse, s’y exposer sans discernement expose au risque de déception.

Une approche équilibrée consiste à intégrer la région de manière progressive et diversifiée, notamment via des ETF, en évitant les paris concentrés. À titre indicatif, une allocation de 10 à 15% pour un portefeuille important, ou de 5 à 10% pour un capital plus modeste, peut constituer une base de réflexion.

L’Asie ne se résume ni à une promesse de croissance illimitée, ni à un mirage. Elle représente un espace d’opportunités complexes, où la sélection, la discipline et la compréhension des dynamiques locales seront déterminantes pour les investisseurs.

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Analyse générale des tendances financières de l’année 2020

L’année 2020 restera inoubliable sur bien des aspects. Qui aurait cru que nous ferions notre entrée dans cette décennie par une crise sanitaire majeure suivie d’un krach boursier ?

Car oui, nous pouvons parler de « krach » tant l’impact a été rapide et violent. L’ensemble des secteurs d’activité a été perturbé par la propagation du virus, tout particulièrement l’activité économique et les marchés boursiers.

Parlons Finance vous a partagé les informations majeures prises tout au long de l’année et vous propose aujourd’hui une rétrospective des douze mois qui nous ont précédés. Celle-ci retracera les moments importants de 2020 et conclura par des projections pour 2021. 

Premier trimestre 

Avant d’entamer la nouvelle année, faisons le point sur l’année 2019 qui fut un très bon cru boursier. Les marchés avaient clôturé l’année 2019 sur des records exceptionnels.

Le CAC 40 progressa de plus de 26 % par rapport à 2018, soit sa meilleure année depuis 20 ans !

Le DAX prit plus de 25 % et le Bel20 22 %. De l’autre côté de l’Atlantique, le S&P 500 clôturait sur une progression de plus 28 %, contre 22 % pour l’indice Dow Jones et une envolée de 34 % pour le Nasdaq composite.

Cela ne semblait pas s’arrêter tout de suite puisque le FMI estimait que la croissance du PIB mondial atteindrait 3,4 % en 2020, tirée en partie par les pays émergents.

Cependant, certains économistes tirèrent la sonnette d’alarme. Pour eux, cette hausse continue ne pouvait que terminer sur une surchauffe, puis un renversement de l’économie. De plus, bien que cette année fut positive pour les marchés, elle n’a pas effacé les incertitudes qui y régnaient telles que les tensions sino-américaines et le Brexit. Celles-ci seraient toujours présentes en 2020 et il faudra composer avec. 

La véritable question que les analystes financiers se posaient n’était pas si une crise devait arriver prochainement, mais bien quand celle-ci pointerait le bout de son nez.

Les indices boursiers connaissent, depuis le troisième trimestre de l’année 2019, une hausse continue et atteignent des niveaux records en février 2020. Des records historiques sont atteints le 19 février 2020 et cela présageait une correction boursière à venir. Ce que l’on redoutait arriva, et le responsable était quelque chose que peu de personnes avaient vu venir, un virus. 

Tout commença la semaine du 24 février 2020 lorsque les marchés boursiers entamèrent une baisse généralisée. L’annonce de la pandémie du coronavirus au début du mois de février sema la panique sur les marchés et les investisseurs se sont mis à vendre en masse leurs positions. Cela eut pour conséquence une diminution sans précédent du cours des actifs et de la valeur des indices.

Les indices boursiers connurent une baisse historique entre le 19 février et le 24 mars 2020, moment où les cours commencèrent à repartir à la hausse. Le Dow Jones chuta de 30 % durant cette période, le S&P 500 céda plus de 34 % et le Nasdaq perdit plus de 25 %. Du côté européen, l’indice CAC 40 plongea de 40 % et le Stoxx 600 dégringola de plus de 30 %.

En Asie, les pertes furent également exceptionnelles. À Hongkong, le Hang Seng subit une baisse de 23 % et à Tokyo, le Nikkei 225 perdit près de 30 %. Cette période, courte mais intense, marquera l’Histoire de la bourse à tout jamais.

L’Europe devint, au mois de mars, le principal foyer de la pandémie de Covid-19 et des mesures de confinement furent adoptées partout sur le territoire européen. Confrontés à la hausse exponentielle du nombre de contaminations dans le monde et aux confinements massifs, les marchés chutèrent les uns après les autres.

Redoutant l’évolution de la pandémie aux États-Unis, la Banque centrale américaine (Fed) décida le 15 mars d’abaisser son taux à 0-0,25 % et d’injecter 700 milliards de dollars. La semaine suivante, la Fed annonça l’ajout de 500 milliards de dollars supplémentaires pour assurer une liquidité suffisante.

La BCE annonça à son tour le 19 mars un plan d’achat de dettes de 750 milliards d’euros afin de soutenir l’économie européenne dans cette période.

Deuxième trimestre

Suite au plan d’urgence de la BCE, les marchés européens repartirent à la hausse. La Fed joua également un rôle important dans le regain de confiance des investisseurs. Les politiques monétaires expansionnistes ont directement contribué à apaiser les tensions sur les marchés boursiers. 

Pendant ce temps, l’heure était à la réorganisation pour les entreprises encore en activité. Pour certaines d’entre elles, le télétravail fut un véritable challenge, les forçant à imaginer de nouvelles solutions rapidement (rendez-vous online, cours à distance, point de collecte, ventes sur les réseaux sociaux), tandis que pour d’autres, le télétravail accéléra un processus déjà existant. Pour de nombreux Belges, leurs journées furent rythmées par des cours en ligne, des consultations uniquement sur rendez-vous ou des coups de fil interminables. 

Cependant, tout le monde ne fut pas logé à la même enseigne. Alors que le secteur de l’HoReCa, du tourisme et des loisirs subirent de lourdes pertes et l’impossibilité d’ouvrir pleinement, d’autres profitèrent du confinement généralisé pour augmenter leurs ventes ou abonnements. Parmi elles, Amazon présentait fin mars une performance de +10 % depuis son pic de février. Hellofresh, qui jusque-là stagnait autour des 25 €, vit son cours atteindre les 53 € fin juin. 

De manière plus globale, le redressement de Wall Street et des marchés européens se confirma au printemps et fut accéléré en été lors de l’annonce de la réouverture de l’économie. Un nouveau plan d’achat de dettes de 600 milliards fut annoncé par la BCE le 4 juin.

Cela vint s’ajouter aux 750 milliards d’euros (plan PEPP) d’euros annoncés à la mi-mars et aux 300 milliards d’euros annoncés précédemment (plan dit PSPP). Au total, la BCE aura injecté plus de 1 600 milliards d’euros dans l’économie. 

Troisième trimestre 

L’été fut en demi-teinte. Tout d’abord, nous cherchions ardemment des signes de réconfort, tant sur le plan humain que sur le plan économique. La courbe des contaminations continua de baisser, ce qui a permis un premier dé-confinement et un retour à une vie « presque normale ». Pour les secteurs fortement touchés, l’été fut l’occasion inespérée de renflouer les caisses ou tout simplement sortir la tête de l’eau. 

Ensuite, nous avions également besoin de connaître l’impact du Covid-19 sur l’économie mondiale. De nombreuses économies tombèrent en récession après l’annonce de baisses record de leur PIB au second trimestre (Belgique -12 %, Allemagne -10 %, Royaume-Uni -20 %, France -13,8 %). De son côté, Xi Jinping pouvait déjà porter un regard vers l’avenir, son pays affichant un PMI (« Purchasing Manager’s Index ») en croissance et un insolant +11,7 % au PIB du second trimestre.

Nous pouvons constater, à travers le graphique ci-dessous, que la relance de l’activité économique chinoise comparée aux pays avancés et au reste du monde fut bien plus rapide. Les prévisions réalisées par le FMI montrent que le taux de croissance de la Chine continuera à être nettement supérieur au reste du monde.

PIB mondial trimestriel 

L’accumulation de bonnes nouvelles fit place à un excès d’optimisme, de confiance et de prise de risque. Alors que nous pensions en avoir terminé avec le coronavirus, l’augmentation du nombre de cas en Europe nous ramena à la réalité. Les tentatives, bien que bienveillantes mais parfois maladroites, des gouvernements (qui se souvient des fameux codes couleur ?) amenèrent à un constat douloureux : seul un vaccin pouvait nous débarrasser du cauchemar.  

Quatrième trimestre

La dernière ligne droite fut marquée par l’annonce d’un second confinement, alors qu’en Chine l’épidémie fut contrôlée et la locomotive chinoise fut relancée. Les contaminations en masse et les décès en hausse chaque semaine forcèrent les gouvernements à confiner la population pour une deuxième fois. Ces nouvelles mesures de confinement semèrent de nouveau le doute sur les perspectives de relance de l’activité économique. 

L’annonce du second confinement fut mal acceptée par les investisseurs. Les répercussions sur les marchés se firent ressentir dès la semaine suivante à Wall Street et en Europe. Ce second confinement sonna la fin d’une bonne dynamique entamée sur les marchés boursiers depuis le début du deuxième trimestre. 

Aux États-Unis, les indices boursiers clôturèrent l’année sur une belle performance. Le Nasdaq composite gagna plus de 43 % depuis le début de l’année, soit une meilleure performance qu’en 2019, et le S&P 500 et le Dow Jones affichèrent respectivement 15,5 % et 6,6 % le 31 décembre. En Europe, les résultats à la clôture furent plutôt négatifs. Le Bel20 termina sur une baisse de 8 %, le FTSE 100 céda 14 %, le CAC 40 perdit plus de 6 % et le DAX prit plus de 3 %. 

Prévisions pour l’année 2021

Que peut-on prévoir pour 2021 ? Bien entendu, l’année 2020 n’emporte pas avec elle les incertitudes qu’elle a créées. Voici quelques points d’attention. 

  • Le Covid-19 est toujours présent, et les scientifiques regarderont d’un œil attentif la mutation venue du Royaume-Uni. La crainte à court terme est l’apparition d’une troisième vague et ses conséquences sur l’économie.
  • L’accord sur le Brexit conclu dans les derniers instants de l’année permet de nous éviter une série d’incertitudes sur les futurs échanges économiques entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Ce n’est pas un « Hourra » de victoire, mais bien un « ouf » de soulagement. 
  • Une reprise de l’inflation, c’est-à-dire l’augmentation généralisée des prix à la consommation, est prévue pour les prochaines années. Selon le FMI, Les États-Unis profiteraient d’une hausse plus importante (2,8 %) que la Chine (2,7 %) et la zone euro (0,98 %). Cette augmentation s’explique entre autres par la reprise de la consommation des ménages, après une longue période de privation. Les marchés émergents continueront de profiter de la bonne lancée chinoise. 
  • Joe Biden deviendra officiellement président le 20 janvier 2021. Quelques inconnues subsistent encore, le nouveau Président aura-t-il le contrôle du Sénat et/ou de la Chambre des représentants ? Quel seront ses rapports avec la Chine et le Royaume-Unis ? Quelle politique de relance adoptera-t-il ?
  • Concernant les devises, l’Or pourrait poursuivre son ascension si les inquiétudes liées au Covid persistaient. Rappelons que le métal jaune est considéré comme une valeur refuge et un investissement contre l’inflation. Le dollar, qui a beaucoup cédé face à l’euro, pourrait rester bas afin de favoriser la relance (coût de l’emprunt faible, augmentation des exportations). Enfin, le Bitcoin continuera son ascension. Si certains spécialistes visent un objectif de cours à 60 000 $ d’ici la fin de l’année, l’objectif sous-jacent de 1 000 000 $ paraît à la fois fou et possible. 

Conclusion

Osons le dire, 2020 restera dans l’Histoire comme une année noire. Si en bourse de nombreuses opportunités ont pu être réalisées, le bilan humain et social que nous avons dû payer n’en valait pas la peine. Une année est passée et nous sommes encore loin d’en avoir terminé avec le coronavirus, loin d’avoir retrouvé notre liberté, loin de pouvoir nous projeter sereinement vers l’avenir.

2020 a créé un monde nouveau, un monde que nous devrons connaître et maîtriser rapidement. Cependant, nous pouvons entrevoir une lueur d’espoir provoquée par les efforts de l’Union européenne, l’apparition de vaccins efficaces, l’adaptation des citoyens à leur nouveau mode de vie. 

Parlons Finance vous souhaite à toutes et à tous une bonne année, et nous vous promettons d’être présent en 2021 pour vous dévoiler l’actualité économique de premier plan et du contenu de qualité. Prenez soin de vous.  

Par Timur KAZKONDU et Florenc MICAJ

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Economie Nos analyses

Analysons un peu l’évolution du PIB Mondial durant cette crise !

A la sortie du confinement, nous avons pu remarquer un léger rebond de l’activité économique mondiale puisqu’en effet l’ensemble de l’activité a pu reprendre tout en respectant certaines mesures de sécurité !

Cependant, cette reprise a été de courte durée car les mesures annoncées dernièrement, notamment la fermeture des commerces et le couvre-feu, laissent entendre un second confinement !

Ces mesures se mettent en place un peu partout dans le monde et il est certain qu’elles engendreront des conséquences dramatiques sur la croissance de l’économie mondiale. Nous pouvons ajouter à cela l’incertitude qui plane sur la durée du deuxième confinement et l’évolution de la pandémie.

Le PIB mondial a connu un choc important depuis le mois de mars et la crise s’est faite ressentir dans l’ensemble de l’activité économique. Le futur est donc difficile à prévoir.

Selon le rapport de IRES (Institut de recherches économiques et sociales), il est difficile d’obtenir des prévisions fiables de l’évolution du PIB mondial. En effet, la mise en place d’hypothèses pertinentes dans le calcul des prévisions du PIB est rendu complexe car la situation sanitaire n’est pas stable. Néanmoins, nous avons récoltés les prévisions réalisées par certaines institutions afin d’avoir une vue générale sur ce qui nous attend.

Au début du mois d’octobre, le FMI a annoncé une baisse de la croissance du PIB mondial (-4,4 %) moins marquée que celle de la zone euro (-8,3 %), similaire à celle des Etats-Unis (-4,3 %), mais très éloignée de la croissance positive en Chine (+1,9 %) pour 2020.

Dans un ancien rapport de la Banque Mondiale, il apparaît que si nous subissons une nouvelle vague de pandémie ou que les mesures de confinement reprennent, le PIB mondial pourrait alors se contracter de 8 % (au de lieu de 4,4 % prévu par le FMI).

Par contre, les prévisions sur la croissance du PIB mondial pour 2021 sont plutôt positives d’après la Commission européenne et l’OCDE. En effet, un rebond de l’économie mondiale est prévu en 2021.

  • Selon les perspectives économiques de l’OCDE de septembre 2020, l’activité économique mondiale se redressera en 2021 d’environ 5%.
  • Un rebond à +5,1% est envisagé pour le PIB de la zone euro. En ce qui concerne les États-Unis, l’OCDE s’attend à un rebond de +4,0%.
  • Pour la Chine, les prévisions de croissance pour 2021 vont au-delà des 8 %.

Selon Ayhan Kose, directeur de la division Perspectives de Développement à la Banque mondiale, l’épisode que nous traversons entraîne des révisions à la baisse des projections mondiales de croissance d’une ampleur sans précédent. Et si l’on se fie à ce qui s’est produit par le passé, on peut s’attendre à des risques de détérioration encore plus importants.

Bruno Colmant, CEO de Degroof Petercam, nous délivre un regard plus optimiste sur l’évolution de l’activité économique. Selon le CEO, la reprise économique ne sera pas immédiate mais progressive tout au long de l’année prochaine. Il ajoute que seule la demande pourra nous sortir de la crise. La consommation des ménages et des entreprises fera la différence pour relancer l’économie.

Cela rejoint le dernier rapport de la commission européenne, dans lequel il est mentionné que le mécanisme d’investissement doit être stimulé afin de limiter les dommages économiques et favoriser la reprise. Cependant, cet objectif ne sera pas facile à atteindre car nous constatons depuis le mois de mars une forte diminution de la consommation et de l’investissement.

En effet, le comportement des ménages et des entreprises a radicalement changé ces derniers mois. Nous avons pu observer une forte préférence pour l’épargne chez les ménages et une baisse de l’investissement chez les entreprises.

Selon vous, comment évoluera l’activité économique mondiale ?

Par Florenc MICAJ

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L’économie américaine au plus mal après 10 années de croissance !

Le Département du commerce américain a publié un rapport dans lequel nous apprenons que l’économie américaine s’est contractée de près de 5% le premier trimestre 2020 alors que l’économie tourne en ralenti, plusieurs milliers d’entreprises ont fermé et que les demandes de chômage ont atteint des niveaux records.

Le PIB américain chute de 4,8% au premier trimestre en rythme annuel alors que la première économie mondiale a connu une décennie de croissance dont la croissance de 2,1% des 3 derniers mois de 2019.

La raison est simple et connue de tous. Il s’agit en effet du contexte actuel de la pandémie ayant poussé l’économie à ralentir considérablement. Cette crise a aussi eu pour conséquence une envolée sans précédent du chômage atteignant plus de 26 millions de personnes en 4 semaines sur une population active d’environ 165 millions.

Toutes les composantes de l’activité, à commencer par la consommation des ménages, qui représente les deux tiers de l’économie américaine, ont fortement reculé.

Les exportations ont, quant à elles, chuté de 8,7% et les importations de 15,3%.

Les chiffres publiés mercredi, qui s’ajoutent à l’explosion des inscriptions au chômage (plus de 26 millions en 5 semaines), pourraient augmenter la pression sur les Etats afin qu’ils redémarrent rapidement leur économie.

Ces chiffre du Trésor nous proviennent au même temps que la Réserve fédérale américaine (Fed) finit ses deux journées mensuelles de réunion ce mercredi. En deux fois, elle a baissé ses taux directeurs à un niveau compris entre 0% et 0,25% pour maîtriser la crise et injecter davantage de liquidité dans le marché.

 A noter que ce soir, le comité de politique monétaire de la FED se prononcera sur sa politique monétaire en publiant son communiqué officiel

Par Hamza NAQI

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Comprendre ce qu’est le Produit Intérieur Brut (PIB) – Partie 2

Pour rappel, le PIB détermine l’ensemble des produits et services finaux créé par un pays pendant une année, ou la valeur totale de production de richesse d’un pays.

Sa formule est : C + I + G + (X – M). * C = la consommation des ménages, c’est-à-dire ce que les citoyens dépensent en un an.

  1. I = les investissements des entreprises, dans des machines, des bâtiments.
  2. G = la consommation du secteur public, donc de l’État
  3. X = les exportations vers d’autres pays, c’est-à-dire quand le pays vend ses produits aux autres
  4. M = les importations depuis d’autres pays, c’est-à-dire quand le pays achète les produits des autres.

L’augmentation ou la diminution de ce total indique si l’économie d’un pays est en croissance ou se rétracte. En 2019, le PIB de la Belgique était de 473 milliards d’euros, en croissance de 1,4% par rapport à 2018.

👉 Pour pouvoir soutenir la croissance économique, plusieurs actions peuvent être entreprises, en voici quelques exemples :

  • La consommation des ménages peut être stimulée grâce à une augmentation du pouvoir d’achat, dont l’augmentation salariale est un exemple.
  • Pour que les entreprises puissent investir dans leur développement, il faut leur en donner les moyens. Pour cela, une réduction des charges peut être envisagée.
  • Les gouvernements peuvent mener une politique budgétaire plus rigoureuse, pour éviter de recourir à l’emprunt pour financer son développement. Cela peut passer par une augmentation des revenus issus des impôts ou une diminution des dépenses dans certains secteurs.
  • La gestion de la devise locale peut avoir un impact sur les exportations et importations. Dévaluer une monnaie (lorsque c’est possible) peut relancer l’activité exportatrice d’un pays.

👉 Bien que la croissance du PIB soit un but à atteindre, ce n’est pas aussi simple. Chaque acteur a son objectif, les ménages veulent maximiser leur pouvoir d’achat, les entreprises générer plus de profits, les gouvernements obtenir un excédent budgétaire et valoriser les échanges à travers le monde. Et pourtant, il est possible de coordonner ces volontés propres vers une croissance économique nationale.

C’est l’État qui fournit ce travail à travers une politique budgétaire, monétaire et une politique des revenus. Le Gouvernement prend des décisions, à court ou long terme, pour répondre à la situation économique de son pays. Le gel des salaires sera, par exemple, une mesure à court terme pour ralentir une inflation galopante tandis que l’investissement dans des formations d’avenir constitue une mesure qui portera ses fruits que des années plus tard.

👉 Ces investissements peuvent être financés par les recettes que perçoit l’État. Mais lorsque cela n’est pas suffisant, il est nécessaire de passer par un emprunt. Dans la plupart des pays, le recours à la dette est inévitable, surtout en période de crise. Cette dette peut être obtenue en s’adressant aux banques ou aux investisseurs (en émettant des obligations).

La dette publique fait souvent l’objet d’une comparaison avec la richesse créée, on parle alors de dette par rapport au PIB (Dette/PIB, exprimé en pourcentage). Pour la Belgique, ce taux est de 103% en 2019, tandis qu’elle est de 132% pour l’Italie, 182% pour la Grèce, 79% pour les États-Unis et 238% pour le Japon.

D’autres pays ont une meilleure gestion de leur dette comme la Russie (16%), le Luxembourg (23%) ou l’Arabie saoudite (17%). Ce taux d’endettement public a une influence sur la confiance qu’ont les investisseurs qui se posent des questions quant à la solvabilité ou le respect d’un pays envers ses engagements. Ainsi, prêter à l’Allemagne ou à la Grèce ne représente pas le même risque aux yeux du monde.

Dans les moments de crise, la Banque Centrale européenne aide financièrement les pays en achetant une partie de leur dette. De ce fait, les gouvernements disposent d’argent frais pour soutenir l’économie locale et prêter aux ménages et entreprises.

➡ Le PIB est un outil utile, mais ne résout pas tout. La richesse créée par un pays ne peut être comparée à de l’argent « liquide » et penser que la dette peut être remboursée en utilisant le PIB annuel n’est pas correct. Il s’agit de donner une indication sur ce qu’un pays est capable de générer en une année, tant en termes de dépenses que de revenus.

L’État a le pouvoir de relancer son économie, mais ses fonds ne sont pas illimités, c’est la raison pour laquelle elle doit emprunter… quitte à créer un déficit qui agira négativement sur la croissance du PIB.

Par Timur Kazkondu