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Pourquoi l’Europe séduit de plus en plus les investisseurs internationaux ?

Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes et une incertitude économique persistante, les investisseurs sont à la recherche de nouvelles opportunités pour sécuriser et faire fructifier leur capital. 

L’Europe, avec sa dynamique collective, ses réformes ambitieuses et sa volonté d’autonomie stratégique, se présente aujourd’hui comme une destination d’investissement particulièrement attractive.

L’équipe de Parlons Finance était à l’Amundi World Investment Forum, un rendez-vous qui rassemble les grands décideurs de la finance mondiale pour comprendre les nouvelles tendances économiques.

Valérie Baudson, Directrice Générale de Amundi

Nous vous proposons ici une analyse complète du regain d’intérêt pour l’Europe sur la scène mondiale, et des implications concrètes pour les investisseurs.

Les marchés financiers face aux défis géopolitiques et économiques

Depuis le début des années 2020, la montée des tensions entre grandes puissances, notamment entre les États-Unis et la Chine, pèse sur la croissance mondiale. Le protectionnisme américain, les incertitudes autour de la politique commerciale de Donald Trump et la moindre implication américaine dans la sécurité européenne poussent l’Union européenne à revoir ses priorités stratégiques.

À cela s’ajoute la montée du populisme dans plusieurs pays occidentaux, qui fragilise les institutions et alimente la volatilité politique. Dans ce climat, les marchés financiers sont chahutés, et la traditionnelle confiance dans le dollar comme valeur refuge est remise en question. La diversification devient une nécessité.

L’Europe, une force géopolitique et économique en quête d’autonomie

Face à ces bouleversements, l’Europe s’affirme comme un pôle de stabilité et de résilience. « La volonté de développer une autonomie stratégique, notamment dans les domaines de la défense, de l’énergie et de la technologie, est au cœur des priorités européennes », commente Pierre Blanchet, Responsable des Solutions d’Investissement Retail d’Amundi.

L’Allemagne, longtemps critiquée pour sa frilosité budgétaire, opère un tournant en engageant des dépenses publiques massives dans la défense et les infrastructures. La Banque centrale européenne, de son côté, adopte une posture plus lisible, ajustant sa politique monétaire dans un contexte d’inflation maîtrisée. L’euro, enfin, renforce progressivement son rôle dans les échanges internationaux.

Une rotation des investissements vers l’Europe

Après des années dominées par Wall Street, les flux d’investissements opèrent un retour vers les places européennes. Depuis janvier, le DAX allemand a enregistré une hausse de plus de 18 %, contre environ 4 % pour le S&P 500. 

Un changement de paradigme salué par Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi : « Les performances exceptionnelles du marché américain se sont atténuées. En revanche, les marchés européens suscitent un intérêt croissant. »

Ce regain d’attractivité s’explique par plusieurs facteurs : des valorisations plus raisonnables, une meilleure visibilité politique et monétaire, et des efforts d’investissement public dans des secteurs stratégiques. Les petites et moyennes capitalisations, en particulier, concentrent l’attention des investisseurs en quête de croissance durable.

Une stratégie européenne à construire

Mais pour transformer cet intérêt en dynamique durable, l’Europe doit aller plus loin. Enrico Letta plaide pour la création d’une Union de l’épargne et de l’investissement. L’objectif étant de fluidifier les flux de capitaux, créer un « passeport européen de l’investissement » et financer à l’échelle continentale les transitions technologiques et écologiques. Une échéance est même proposée : juillet 2027.

D’autres pistes émergent : encourager une immigration qualifiée pour répondre au vieillissement démographique, réformer le marché intérieur, et placer l’épargne dans des projets innovants. Cecilia Malmström, ancienne commissaire européenne, appelle à agir vite : « Nous savons ce qu’il faut faire. Si nous n’agissons pas maintenant, il sera trop tard. »

Un positionnement à reconsidérer pour les investisseurs

Diversifier vers l’Europe devient un choix stratégique, non plus par défaut, mais par conviction. Les secteurs de la défense, de l’énergie, de la tech et de la transition verte offrent des opportunités réelles. 

Pierre Blanchet conclut : « Le réveil de l’Europe et sa volonté de renforcer sa cohésion et son autonomie, sont une source d’optimisme pour les investisseurs »

Malgré tout, les risques demeurent : lenteur de mise en œuvre des réformes, tensions géopolitiques persistantes, chocs énergétiques ou technologiques. Mais dans un monde instable, l’Europe apparaît aujourd’hui comme un port d’ancrage solide et ambitieux.

En gros, nous sommes à un tournant historique

L’Europe est à un tournant. Si elle saisit cette occasion pour concrétiser son projet de puissance stratégique et économique, elle peut devenir une destination d’investissement majeure, au service d’une croissance durable et souveraine. Pour les investisseurs, intégrer l’Europe dans sa stratégie, c’est préparer l’avenir.

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Pourquoi les small caps offrent-elles un potentiel de croissance sous-estimé ?

Dans un contexte économique incertain, où les investisseurs recherchent à la fois performance et résilience, une classe d’actifs attire de plus en plus l’attention des gérants expérimentés : les small caps, ou petites capitalisations boursières. 

Longtemps perçues comme plus volatiles et risquées, elles cachent pourtant un potentiel de croissance souvent largement sous-estimé. Pourquoi ? Décryptage avec ErasmusGestion suite à l’interview du Directeur de la Gestion qui a eu beaucoup de succès.

Un univers peu connu mais riche en opportunités

Le segment des small caps regroupe des entreprises cotées de taille modeste, souvent positionnées sur des niches de marché ou des secteurs innovants. Elles se trouvent peu suivies par les analystes financiers et bénéficient d’une moindre couverture médiatique, ce qui crée des inefficiences de marché : leur valorisation peut être décorrélée de leur performance réelle.

Pour un investisseur averti, cela représente une opportunité d’acheter des entreprises de qualité à des prix attractifs !

Small Cap > Mid Cap > Large Cap

Historiquement, les small caps ont souvent surperformé les grandes capitalisations sur le long terme. Leur structure agile leur permet :

  • de croître plus rapidement,
  • de s’adapter aux changements du marché,
  • et d’innover avec plus de flexibilité.

De nombreuses success stories d’aujourd’hui — devenues des mid ou large caps — ont démarré comme de petites entreprises ambitieuses. Miser sur les small caps, c’est aussi investir dans les champions de demain.

Depuis 2022, le segment des small caps a connu des flux de sortie massifs et une dévalorisation importante, notamment sous l’effet des hausses de taux d’intérêt. Résultat : de nombreuses sociétés solides se retrouvent aujourd’hui sous-évaluées, alors même que leurs fondamentaux restent solides.

À l’heure où les taux se stabilisent et que les perspectives économiques ne peuvent que s’améliorer, les conditions sont donc réunies pour un retour en grâce de ce segment.

Exemples

Thermador Groupe – La small cap devenue une valeur solide du marché

Fondée en 1968, Thermador Groupe est une entreprise spécialisée dans la distribution de matériel pour le bâtiment, notamment dans les domaines du chauffage, de la plomberie et du pompage.

Pendant longtemps, c’était une small cap discrète, peu couverte par les analystes. Et pourtant…

  • En 2003, l’action Thermador valait environ 10 €.
  • Vingt ans plus tard, elle dépasse les 100 € (hors dividendes), soit une multiplication par 10, pour se stabiliser aujourd’hui aux alentours de 65 €.
  • Le groupe a versé des dividendes régulièrement et affiche une croissance rentable et continue.

Ce qui a fait sa force :

  • Un modèle économique simple, centré sur la distribution.
  • Une gestion prudente, sans dette excessive.
  • Une relation forte avec ses fournisseurs et clients.
  • Une transparence financière saluée par le marché.

C’est un exemple typique de small cap qui, grâce à une croissance saine et une gouvernance rigoureuse, a généré de la valeur sur le long terme.

Performance de Thermador sur 10 ans (dividende inclus)

Borregaard (Norvège) – Leader des produits chimiques biosourcés

Borregaard est spécialisée dans la transformation du bois en produits chimiques avancés et respectueux de l’environnement. Plus de 90 % de ses revenus proviennent de produits de substitution aux produits pétroliers, utilisés dans l’agriculture, la construction et les produits pharmaceutiques.

Les moteurs structurels de la croissance future – réglementation favorable, demande constante de produits durables – sont en place, faisant de Borregaard un leader dans le secteur des produits chimiques d’origine biologique

Performance de Borregaard sur 10 ans (dividende inclus)

Chez ErasmusGestion, la gestion de conviction est au centre de leur méthodologie. Le monde des small caps offre un terrain d’analyse fondamental exceptionnel, où le travail du gérant peut véritablement faire la différence. 

En rencontrant les dirigeants, en analysant les business models en profondeur, et en investissant sur le long terme, il est possible d’identifier des pépites avant qu’elles ne soient détectées par le marché.

Intégrer une poche small caps dans une allocation d’actifs permet non seulement de viser une surperformance potentielle, mais aussi de diversifier son exposition sectorielle et géographique. Ce segment est moins corrélé aux indices boursiers traditionnels, ce qui en fait un bon complément dans une stratégie équilibrée.

En conclusion

Trop souvent délaissées, les small caps méritent une place de choix dans la réflexion des investisseurs. À condition de bien les sélectionner, elles constituent une source d’opportunités uniques à long terme. Chez ErasmusGestion, l’approche rigoureuse et leur connaissance fine du tissu entrepreneurial européen leur permettent de capter cette croissance sous-estimée.

Par ErasmusGestion, en partenariat avec Parlons Finance

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Banque & Finance

Le journal de trading : votre miroir, votre coach, votre arme de progression

Le journal de trading est l’un des outils les plus sous-estimés par les traders débutants, et pourtant, il constitue un levier fondamental pour progresser durablement sur les marchés.

Loin d’être un simple carnet de bord, c’est un véritable miroir de vos choix, un coach silencieux, et une archive stratégique qui vous aidera à transformer vos erreurs en leviers de croissance.

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Pourquoi trader avec un journal ?

Parce que l’humain a naturellement tendance à réinventer une version des faits plus flatteuse pour son ego. Ce qui génère l’illusion de compétence. L’ego est important pour la confiance en soi, mais n’est pas un très bon conseiller.

Absence de faits, besoin de justifications, subjectivité maladive. Les faits, les chiffres, le recul.

De quoi faire preuve d’humilité, afin de pouvoir gérer un capital financier sans qu’il ne vous possède. « Il est minuit et je ne veux pas me coucher, je trade. » Ce n’est pas une raison.

Quelles informations écrire dans un journal ?

Un journal de trading n’est pas que des chiffres, il doit être une sorte de clé qui nous ouvre les raisons de chaque décision. Cela se résume aux informations suivantes.

  • Tout d’abord, la date et l’heure du trade, l’actif tradé, l’unité de temps, puis la stratégie utilisée. Il est essentiel d’enregistrer le nom, par exemple, breakout, pullback, SMC, etc.
  • Puis la raison de l’entrée : signal technique, contexte fondamental, sentiment de marché, etc., ensuite, le Stop-Loss, Take Profit, et la gestion du risque appliquée.

En plus des éléments précédents, une autre compréhension doit être ajoutée par écrit. En d’autres termes, après le trade, vous devrez également écrire pourquoi les choses se sont passées comme elles se sont passées, ainsi que votre humeur pendant le trade : stress, fatigue, confiance, etc. En fin de compte, ces informations vous aideront à analyser votre comportement global et votre discipline.

Les bénéfices à long terme

A long terme, un journal bien tenu devient une base de données exceptionnellement précieuse, et tout cela est centré sur vous. Il révèle ce que vous faites bien, ce que vous faites mal et vous permet donc de documenter ce que vous faites réellement.

En gérant ses propres statistiques de performance, on cesse de se baser sur le sentiment et la conjecture et on commence à essayer de préciser : le sentiment devient la connaissance. Une telle expérience aide au renforcement de la confiance, car aucune décision n’est prise sur la base d’informations provenant de sa propre expérience et non sur la base des intuitions incertaines et des avis des autres.

Ainsi…

Dans un monde où savoir se maîtriser est aussi utile que savoir maîtriser le marché, le journal de trading est un précieux allié. Il ne vous assure pas le succès, mais il vous empêche de répéter vos erreurs. Il vous oriente, vous révèle, vous cadre. Surtout, il vous rend meilleur, plus conscient, plus rigoureux et plus professionnel.

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Et si vous voulez en savoir plus sur le trading, d’autres articles éducatifs sont présents sur notre site. Voici les épisodes déjà publiés 👇

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Toute activité de trading comporte des risques élevés.

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Analyse technique vs. analyse fondamentale : faut-il vraiment choisir son camp ?

Dans l’univers du trading, deux grandes approches coexistent depuis toujours : l’analyse technique et l’analyse fondamentale. Chacune a ses partisans, ses outils, ses logiques, et ses horizons temporels.

Mais doit-on obligatoirement tracer une frontière entre elles ? Ou peut-on, au contraire, profiter de leur complémentarité ?

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L’analyse technique : le langage des graphiques

L’analyse technique repose sur l’observation des données de marché passées — essentiellement les prix et les volumes — pour anticiper les mouvements futurs. Elle part du principe que tout ce qui peut être connu est déjà intégré dans le prix : actualités, émotions, attentes…

Parmi les outils les plus utilisés :

  • Les chandeliers japonais : pour visualiser la psychologie des acheteurs et vendeurs.
  • Les supports et résistances : zones-clés où un retournement est possible.
  • Les indicateurs techniques : RSI, MACD, moyennes mobiles, bandes de Bollinger, etc.

Cette approche est particulièrement prisée par les traders de court terme, car elle permet de réagir rapidement à un marché en constante évolution. Elle demande une forte réactivité et une rigueur en matière de gestion du risque.

L’analyse fondamentale : la valeur au cœur de l’investissement

L’analyse fondamentale, de son côté, s’intéresse aux facteurs économiques, financiers et géopolitiques susceptibles d’influencer la valeur intrinsèque d’un actif.

Elle s’appuie sur plusieurs éléments :

  • Les résultats financiers d’une entreprise (chiffre d’affaires, bénéfices, dette…)
  • Les perspectives de croissance sectorielle ou macroéconomique
  • Les politiques monétaires et fiscales, ainsi que les indicateurs économiques (inflation, emploi, taux d’intérêt…)

Cette approche est privilégiée par les investisseurs de long terme, en particulier dans les domaines des actions, des obligations ou des devises.

Deux approches, deux temporalités

Les critiques sont fréquentes d’un camp à l’autre :

  • Les partisans de l’analyse technique reprochent à l’analyse fondamentale sa lenteur à réagir face aux mouvements de marché.
  • Les fondamentalistes, eux, jugent l’analyse technique parfois déconnectée des réalités économiques.

Alors, faut-il choisir son camp ?

La réponse dépend surtout de votre profil de trader :

  • 🎯 Vous tradez à court terme ? L’analyse technique est probablement votre alliée.
  • 📈 Vous investissez à long terme ? L’analyse fondamentale devient incontournable.

Mais dans un monde où les marchés réagissent autant aux chiffres qu’aux émotions, une approche hybride peut offrir une réelle valeur ajoutée. Un trader ou investisseur averti saura tirer parti des deux outils : analyser les fondamentaux pour identifier une opportunité, puis valider ou ajuster son entrée grâce à l’analyse technique.

Exemple concret

Prenons l’exemple d’une entreprise technologique cotée :

  • En analyse fondamentale, on observe une croissance régulière du chiffre d’affaires, un bon niveau de rentabilité et une position solide sur son marché. → Signal positif.
  • En analyse technique, l’action vient de franchir une résistance importante avec un volume élevé. → Signal d’entrée.

C’est en combinant les deux approches que l’on peut maximiser ses chances de succès. Ainsi, opposer analyse technique et analyse fondamentale est souvent réducteur. Dans la pratique, leur complémentarité peut devenir un atout stratégique majeur.

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Les femmes qui ont marqué l’histoire de la finance et de l’investissement

Un monde longtemps dominé par les hommes

La finance et l’investissement ont longtemps été des secteurs largement masculins, mais certaines femmes ont su briser les barrières et s’imposer comme des figures incontournables.

De Muriel Siebert, la première femme à siéger à la Bourse de New York, à Cathie Wood, célèbre pour sa vision audacieuse sur les technologies disruptives, ces pionnières ont façonné le monde financier et inspiré des générations d’investisseuses.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, si vous êtes intéressé par l’investissement et que vous souhaitez investir dans vos premiers actifs avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur Trade Republic dès aujourd’hui via notre lien ci-dessous.

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Dans cet article, nous mettons en lumière cinq femmes qui ont marqué l’histoire de la finance.

Muriel Siebert : la première femme de Wall Street

Première femme membre du NYSE (1967)

Muriel Siebert est une véritable pionnière. En 1967, elle devient la première femme à obtenir un siège à la Bourse de New York (NYSE), un exploit à une époque où le monde de la finance était exclusivement masculin. Elle a dû faire face à d’énormes obstacles, notamment trouver un sponsor masculin pour appuyer sa candidature.

En plus de son rôle au NYSE, elle a milité pour l’égalité des sexes dans la finance et a dirigé sa propre société de courtage, Muriel Siebert & Co., ouvrant la voie aux femmes dans le secteur.


Abigail Johnson : à la tête de l’un des plus grands fonds d’investissement

PDG de Fidelity Investments

Abigail Johnson incarne le leadership féminin dans la finance moderne. Héritière de Fidelity Investments, elle a su transformer la société et la moderniser en mettant un accent particulier sur les technologies financières et la gestion d’actifs numériques.

Elle dirige l’un des plus grands gestionnaires d’actifs au monde, avec plus de 4 500 milliards de dollars sous gestion. Son influence dépasse largement les frontières des États-Unis, et elle est régulièrement classée parmi les femmes les plus puissantes du monde.


Cathie Wood : l’investisseuse visionnaire

Fondatrice et PDG d’ARK Invest

Cathie Wood est une figure emblématique de l’investissement dans les technologies de rupture. Fondatrice d’ARK Invest, elle s’est spécialisée dans les innovations de pointe comme l’intelligence artificielle, la blockchain, la biotechnologie et les véhicules électriques.

Elle est connue pour ses prises de position audacieuses, notamment sur Tesla, Bitcoin et les biotechs. Malgré la volatilité de son fonds, elle a révolutionné l’approche des investissements thématiques et disruptifs.


Lubna Olayan : une femme influente dans la finance du Moyen-Orient

Ex-PDG d’Olayan Financing Company

Lubna Olayan est une figure majeure du monde des affaires au Moyen-Orient. Elle a dirigé Olayan Financing Company, une multinationale diversifiée basée en Arabie saoudite, et a été la première femme à rejoindre le conseil d’administration d’une banque saoudienne.

Elle est un symbole du leadership féminin dans un secteur financier encore marqué par des inégalités dans certaines régions du monde.


Geraldine Weiss : la “Dame des Dividendes”

Experte en investissement et première femme analyste financière influente

Dans les années 1960, la finance était encore un bastion masculin. Geraldine Weiss a trouvé une stratégie unique pour s’imposer : elle publiait sous un nom neutre, cachant son identité féminine.

Elle est reconnue pour avoir popularisé l’investissement axé sur les dividendes, une approche prudente et efficace qui reste encore aujourd’hui une stratégie privilégiée par de nombreux investisseurs.

Les femmes dans la finance aujourd’hui : un avenir prometteur

Si ces pionnières ont ouvert la voie, de nombreuses femmes continuent aujourd’hui à transformer la finance et l’investissement. On observe une montée en puissance des fonds d’investissement dirigés par des femmes, ainsi qu’un intérêt croissant pour l’investissement au féminin, avec des initiatives visant à encourager les femmes à prendre le contrôle de leurs finances.

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Le Point sur les Marchés: Semaine du 16 au 20 septembre 2024

Cette semaine a été riche en événements clés pour les marchés financiers, influencés par les décisions des banques centrales et les évolutions dans certains secteurs. Voici un récapitulatif détaillé des mouvements observés.

Marchés Européens

La Banque centrale européenne (BCE) a récemment abaissé son taux de dépôt de 3,75 % à 3,5 %, marquant un tournant dans sa politique monétaire. Cela a permis aux marchés européens de se stabiliser, avec le CAC 40 en hausse de 0,6 %, notamment soutenu par les performances des entreprises comme Safran et TotalEnergies Cependant, l’ambiance reste prudente en raison des perspectives économiques incertaines, et les investisseurs surveillent de près les futures décisions de la BCE.

Chute de Worldline

L’un des événements majeurs en Europe cette semaine a été la chute brutale de Worldline. L’entreprise spécialisée dans les paiements électroniques a vu ses actions plonger de 14,4 % après avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2024. Cette révision a provoqué une réaction négative des investisseurs, qui s’inquiètent de la concurrence accrue dans le secteur et des pressions économiques​. Cette baisse a freiné la performance générale du CAC 40, soulignant la vulnérabilité de certaines entreprises face à des perspectives économiques incertaines.

Marchés Américains

Aux États-Unis, l’attention reste concentrée sur la Réserve fédérale (Fed). Les spéculations sur une éventuelle pause dans les hausses des taux d’intérêt ont suscité un mélange d’espoir et de nervosité parmi les investisseurs. Les derniers chiffres de l’inflation, conformes aux attentes avec une hausse de 0,2 % en août, ont renforcé l’idée que la Fed pourrait temporiser sur de nouvelles augmentations de taux​.

Secteurs clés

  1. Technologie : Le secteur technologique continue d’être un pilier, soutenu par des entreprises comme Apple et Microsoft, qui profitent d’un contexte de taux d’intérêt plus stables. Cependant, la chute de Worldline met en évidence les défis auxquels certaines entreprises technologiques doivent faire face, en particulier dans les secteurs en mutation rapide comme celui des paiements électroniques​.
  1. Énergie : Les prix du pétrole continuent d’augmenter, dépassant les 90 dollars le baril, après l’annonce par l’OPEP+ de nouvelles réductions de production. Cela a boosté les actions des entreprises énergétiques telles que TotalEnergies, mais a également créé des tensions pour les industries fortement consommatrices d’énergie, ce qui pourrait affecter leurs marges à l’avenir​.

Perspectives

Les marchés restent focalisés sur les décisions à venir des grandes banques centrales, notamment la Fed, la Banque d’Angleterre, et la Banque du Japon, qui pourraient encore modifier le paysage économique mondial. Alors que la désinflation progresse, les attentes sont de plus en plus orientées vers un assouplissement de la politique monétaire, bien que les risques de récession, surtout aux États-Unis, restent faibles​.

En conclusion, cette semaine a été marquée par une tension entre l’optimisme prudent des investisseurs face à la baisse attendue des taux d’intérêt et les défis persistants auxquels certaines entreprises doivent faire face. Les investisseurs continuent de suivre de près les évolutions macroéconomiques et les résultats des grandes entreprises pour ajuster leurs stratégies.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Economie

L’économie américaine au plus mal après 10 années de croissance !

Le Département du commerce américain a publié un rapport dans lequel nous apprenons que l’économie américaine s’est contractée de près de 5% le premier trimestre 2020 alors que l’économie tourne en ralenti, plusieurs milliers d’entreprises ont fermé et que les demandes de chômage ont atteint des niveaux records.

Le PIB américain chute de 4,8% au premier trimestre en rythme annuel alors que la première économie mondiale a connu une décennie de croissance dont la croissance de 2,1% des 3 derniers mois de 2019.

La raison est simple et connue de tous. Il s’agit en effet du contexte actuel de la pandémie ayant poussé l’économie à ralentir considérablement. Cette crise a aussi eu pour conséquence une envolée sans précédent du chômage atteignant plus de 26 millions de personnes en 4 semaines sur une population active d’environ 165 millions.

Toutes les composantes de l’activité, à commencer par la consommation des ménages, qui représente les deux tiers de l’économie américaine, ont fortement reculé.

Les exportations ont, quant à elles, chuté de 8,7% et les importations de 15,3%.

Les chiffres publiés mercredi, qui s’ajoutent à l’explosion des inscriptions au chômage (plus de 26 millions en 5 semaines), pourraient augmenter la pression sur les Etats afin qu’ils redémarrent rapidement leur économie.

Ces chiffre du Trésor nous proviennent au même temps que la Réserve fédérale américaine (Fed) finit ses deux journées mensuelles de réunion ce mercredi. En deux fois, elle a baissé ses taux directeurs à un niveau compris entre 0% et 0,25% pour maîtriser la crise et injecter davantage de liquidité dans le marché.

 A noter que ce soir, le comité de politique monétaire de la FED se prononcera sur sa politique monétaire en publiant son communiqué officiel

Par Hamza NAQI

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Que représente le KIID, ou Key Investor Information Document ?

Pour les personnes qui ne souhaitent pas se satisfaire du maigre rendement qu’apporte le compte d’épargne actuellement, il existe une alternative qui passe par l’investissement en bourse. Celui-ci peut se faire au travers de plusieurs produits financiers comme les actions, les obligations ou les fonds (mélange d’actions et d’obligations), ce qui nous intéresse aujourd’hui.

Le fonctionnement et la gestion de fonds peuvent paraître flous pour certains. C’est pourquoi l’Union européenne a souhaité simplifier la compréhension des caractéristiques des fonds d’investissement vendus aux clients. L’ensemble des informations-clés est regroupé dans un document appelé KIID (Key Investor Information Document).

En 2012, le KIID est introduit en Belgique pour remplacer le prospectus simplifié. Il est composé de deux pages qui reprennent les principales caractéristiques d’un fonds d’investissement (ou OPCVM) comme l’objectif et la politique d’investissement, le profil de risque nécessaire, la classe de risque du produit, les frais liés au placement et les performances du fonds. Pour permettre une comparaison rapide et facile entre les fonds, l’Europe a imposé la standardisation du format du KIID dans toute l’union.

Depuis la crise financière de 2008, le secteur bancaire est tenu d’être plus transparent dans son fonctionnement et ses opérations. Les directives prises comme Bâle, Solvency ou MIFID ne cessent d’évoluer, ce qui est aussi le cas du KIID qui deviendra dorénavant le KID (Key Information Document).

Celui se distingue de son prédécesseur sur plusieurs points:

  • La première différence, et pas des moindres, concerne les produits financiers repris par ce nouveau document. Le KID englobera les fonds, mais également les assurances placements et les produits structurés.
  • Dans le KIID, les rendements du fonds présentés étaient ceux des dernières précédentes. Dans le KID, il s’agira de fournir des rendements futurs basés sur des scénarios (négatifs, neutres, optimistes).
  • Les frais qu’engendre l’investissement sont exprimés en pourcentage annuel dans le KIID. Un investisseur souhaitant récupérer son argent après un an aura une vue précise sur les frais grâce au KID.
  • Une durée de détention est recommandée pour l’investisseur.

L’introduction du nouveau document a été prévue pour fin 2019 — début 2020, et ce changement doit être opéré rapidement par les organismes financiers qui commercialisent les produits concernés.

La Finance est un domaine particulier où des principes simples sont habillés d’un langage technique. Mais l’époque où le client devait faire confiance « les yeux fermés » au flair de son conseiller est révolue. Celui-ci veut connaître, s’impliquer, se renseigner sur la manière dont son argent est géré.

L’ouverture de la Finance ne peut se faire que grâce à une communication transparente et une meilleure implication de chaque partie, et le KIID va dans ce sens.

Par Timur Kazkondu