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Pétrole à 100 $ : la guerre en Iran secoue les marchés

Un fonds spécialisé dans le fret maritime gagne 3 600 % depuis janvier, porté par la guerre en Iran et la flambée des prix du pétrole.

Cette semaine, deux des goulets d’étranglement les plus surveillés du transport pétrolier mondial le détroit d’Ormuz et celui de Bab-el-Mandeb se sont retrouvés sous pression simultanément.

Résultat : le Brent a grimpé de 9,39 % et le WTI de 9,93 %. Mais l’indice de la peur (VIX), lui, a reculé. Voici pourquoi.

Les chiffres de la semaine

  • Pétrole Brent : 104,61 $ (+9,39 %)
  • Pétrole WTI : 100,05 $ (+9,93 %)
  • Or : 4 408,90 $ (+0,98 %)
  • Rendement du Trésor américain à 10 ans : 4,97 % (+4,56 %)
  • VIX (indice de la peur) : 15,84 (-3,06 %)
  • S&P 500 : 7 656,98 points (-0,38 %)
  • EUR/USD : 1,16 (-0,14 %)

Une guerre de six mois, une semaine d’escalade

Depuis environ six mois, un conflit armé oppose les États-Unis et Israël à l’Iran. Cette semaine a marqué une intensification nette.

Les forces américaines ont coulé cinq pétroliers iraniens ; en représailles, l’Iran a mené sa plus importante vague d’attaques depuis le début du conflit, visant une dizaine de navires près du détroit d’Ormuz.

Un navire y a été touché par un projectile non identifié, prenant feu et forçant l’évacuation de son équipage un incident confirmé par l’organisme britannique de sécurité maritime UKMTO.

La marine américaine maintient désormais un blocus qui perturbe sévèrement le trafic dans ce détroit, par lequel transite une part majeure du pétrole mondial.

À l’autre bout de la péninsule Arabique, les forces houthistes ont pris le contrôle du littoral yéménite de la mer Rouge et de l’île stratégique de Périm, qui commande le détroit de Bab-el-Mandeb un second point de passage critique pour le transport maritime.

L’Arabie saoudite a fermé son oléoduc Est-Ouest après une attaque de drone, privant le royaume d’une route de contournement pour exporter son pétrole sans transiter par le Golfe.

C’est la combinaison de ces deux fronts Ormuz et Bab-el-Mandeb qui explique l’ampleur de la hausse du pétrole cette semaine, ainsi que l’envolée des taux de fret maritime, qui ont atteint des records pour les pétroliers de grande capacité.

(L’impact spécifique de ce contexte sur les marchés asiatiques Inde, Corée du Sud est traité dans l’article dédié à l’Asie de cette semaine.)

Le rôle de la Chine, premier importateur mondial

La Chine module depuis plusieurs mois l’ampleur de la hausse du pétrole par son comportement d’achat : ses importations de brut sont tombées d’environ 11,5 millions de barils par jour en février à près de 6 millions en juin, avant de remonter à environ 7 millions en juillet-août, tout en puisant dans une réserve stratégique de plus d’un milliard de barils.

Une reprise des achats chinois à un rythme comparable à celui d’avant-guerre pourrait, selon CNBC, faire retester au pétrole ses plus hauts niveaux depuis le début du conflit.

Le lien avec l’inflation et les taux américains

L’inflation américaine dépasse désormais le seul facteur pétrolier : l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,4 % sur un mois (+3,4 % sur un an) et les prix à la production de 0,4 % également.

Le prix du diesel a atteint un record historique (+58 % sur un an) et plusieurs denrées agricoles récoltes en baisse de 20 % dans le Nebraska, viande de bœuf à des plus hauts pluriannuels contribuent à la hausse du coût de la vie.

La Réserve fédérale américaine se réunit les 15 et 16 septembre, avec une probabilité estimée entre 87 % et 90 % d’une hausse de ses taux directeurs.

Ce contexte éclaire la hausse du rendement du Trésor à 10 ans, à 4,97 %.

Point de pédagogie important : la variation de +4,56 % indiquée dans nos données est une variation relative du niveau du taux, pas une variation en points de pourcentage.

Un taux passant, par exemple, de 4,75 % à 4,97 % correspond à une hausse relative proche de 4,6 %, et non à une hausse de « 4,56 points » une nuance qui évite de surestimer l’ampleur du mouvement.

Le VIX en baisse : un paradoxe à nuancer

Malgré cette escalade militaire et ces craintes d’inflation, le VIX qui mesure la volatilité anticipée sur le S&P 500 a reculé de 3,06 % sur la semaine.

Deux lectures sont possibles, sans qu’aucune ne s’impose clairement.

D’une part, le conflit dure depuis six mois : les investisseurs actions américains ont pu, au fil des mois, intégrer progressivement ce risque dans leurs anticipations, de sorte qu’une nouvelle escalade aussi spectaculaire soit-elle pour le pétrole et le transport maritime n’entraîne plus la même réaction sur la volatilité anticipée des actions américaines, moins directement exposées que les secteurs de l’énergie ou du fret.

D’autre part, cette baisse du VIX pourrait tout aussi bien signaler que les investisseurs sous-estiment le risque que ce conflit continue de s’aggraver.

Les deux lectures restent défendables ; le lecteur doit garder cette incertitude à l’esprit plutôt que d’y voir une explication unique.

L’or, valeur refuge traditionnelle, ne progresse que de 0,98 % une hausse modeste par rapport au bond du pétrole, cohérente avec un climat de risque qui reste, pour l’instant, contenu sur les marchés actions et devises : le S&P 500 recule légèrement (-0,38 %) et l’EUR/USD reste quasi stable (-0,14 %).

Conclusion

Cette semaine illustre comment un conflit armé peut frapper certains segments du marché avec une intensité disproportionnée par rapport à d’autres : le pétrole et le transport maritime encaissent un choc majeur, tandis que les indicateurs de risque plus larges VIX, or, actions américaines restent, pour l’instant, relativement stables.

Deux échéances méritent d’être suivies dans les prochains jours : la décision de la Réserve fédérale les 15 et 16 septembre, et le comportement d’achat de la Chine, qui pourrait déterminer si le pétrole reteste ses plus hauts niveaux depuis le début du conflit.

Sources :

Reuters : Attaques contre les pétroliers iraniens et escalade dans le détroit d’Ormuz

The Guardian : Prise de l’île stratégique de Périm par les Houthis

Hellenic Shipping News : Hausse historique des taux de fret pétrolier

Pictet : Weekly Update du 14 septembre 2026

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Bourse : l’Inde baisse, Séoul étend ses horaires

La Bourse indienne vient d’enchaîner une cinquième semaine de baisse consécutive, avec la pire semaine pour son secteur technologique depuis avril.

À Séoul, la Bourse s’apprête de son côté à devenir la première grande place asiatique à ouvrir une séance de cotation en soirée. Deux histoires bien différentes, sur fond d’un même contexte global : la guerre qui oppose depuis six mois les États-Unis et Israël à l’Iran continue de faire grimper le pétrole et les taux américains, deux facteurs qui pèsent sur l’ensemble de la région.

Ce qui s’est passé, chiffres à l’appui

  • Nikkei 225 (Japon) : 64 011,34 points (-3,33 %)
  • Hang Seng (Hong Kong) : 24 805,63 points (-2,07 %)
  • Shanghai Composite (Chine continentale) : 3 888,11 points (-2,31 %)
  • KOSPI (Corée du Sud) : 6 909,91 points (+1,08 %)
  • TAIEX (Taïwan) : 46 184,85 points (-1,63 %)
  • USD/JPY : 153,55 (-3,88 %)

Le Nikkei 225 rassemble 225 grandes entreprises cotées à Tokyo. Le Hang Seng regroupe les principales valeurs de Hong Kong, place financière qui sert souvent de porte d’entrée vers la Chine continentale.

Le Shanghai Composite représente le marché chinois continental, tandis que le KOSPI reflète la Bourse de Séoul, dominée par de grands groupes industriels et technologiques. Le TAIEX, à Taïwan, est quant à lui fortement exposé aux semi-conducteurs.

L’Inde, en première ligne face au pétrole

Le Sensex et le Nifty, les deux principaux indices indiens, ont terminé leur cinquième semaine consécutive de baisse, le secteur technologique signant sa pire semaine depuis avril.

La presse financière indienne attribue explicitement ce repli à la hausse du pétrole, à des rendements du Trésor américain proches de 5 % et aux ventes d’investisseurs étrangers.

Le mécanisme mérite d’être expliqué : l’Inde importe une large part du pétrole qu’elle consomme. Quand le prix mondial du baril grimpe, sa facture énergétique augmente mécaniquement.

Cela pèse sur sa balance commerciale et peut fragiliser sa devise : un canal de transmission classique entre un choc pétrolier mondial et les marchés d’un pays importateur net d’énergie.

La Corée du Sud teste une séance en soirée mais pas encore cette semaine

La Bourse de Séoul, le Korea Exchange, va étendre ses horaires de cotation jusqu’à 20 h à partir de lundi, pour environ 2 400 valeurs du KOSPI et du KOSDAQ.

La vente à découvert sera autorisée pendant cette séance étendue, tandis que les ETF en seront exclus dans un premier temps.

L’objectif est de faire chevaucher les horaires de cotation avec ceux des marchés européens afin d’attirer davantage d’investisseurs internationaux. Il s’agit d’une première parmi les grandes places asiatiques, dans la lignée d’une tendance mondiale vers un trading quasi permanent, déjà amorcée au Nasdaq et au NYSE.

Cette mesure entre en vigueur après la période couverte par les chiffres ci-dessus. Elle ne peut donc pas expliquer la hausse de 1,08 % du KOSPI cette semaine.

Le mouvement s’inscrit plutôt dans une tendance plus large : l’indice reste en hausse de 64 % depuis le début de l’année 2026, malgré un recul de 22 % depuis son pic de juillet.

La performance de la semaine ressemble ainsi davantage à un rebond ponctuel à l’intérieur d’une correction plus large qu’à un effet de l’annonce sur les horaires de cotation.

Diplomatie régionale : un dégel entre l’Inde et la Chine

Lors du 18ᵉ sommet des BRICS à New Delhi, le président chinois Xi Jinping a rencontré le Premier ministre indien Narendra Modi, à l’occasion de sa première visite en Inde depuis sept ans.

Les deux dirigeants se sont engagés vers une résolution de leur différend frontalier, plusieurs années après un affrontement meurtrier à leur frontière commune.

Xi Jinping a par ailleurs annoncé que la Chine prendrait la tête d’une coopération entre les pays des BRICS sur l’intelligence artificielle, un domaine dans lequel elle affiche des ambitions concurrentes de celles des États-Unis.

En toile de fond, une tension industrielle illustre cependant les enjeux commerciaux qui subsistent malgré ce dégel diplomatique.

Le gouvernement américain a averti le constructeur automobile Ford que son recours à une technologie de batteries provenant d’une entreprise chinoise constituait, selon lui, un risque pour la sécurité nationale.

Un rappel que la rivalité technologique sino-américaine reste vive, y compris dans des secteurs comme l’automobile électrique.

Comprendre USD/JPY : quand une baisse signifie un renforcement

USD/JPY exprime combien de yens sont nécessaires pour acheter un dollar.

Sa baisse de 3,88 % cette semaine, à 153,55, signifie que le dollar s’est déprécié face au yen : il faut désormais moins de yens pour obtenir un dollar.

Prenons un exemple.

Un investisseur convertissant 10 000 USD en yens au taux de début de semaine environ 159,7, déduit de la variation de -3,88 % aurait obtenu environ 1 597 000 JPY.

Au taux de fin de semaine de 153,55, ces mêmes 10 000 USD ne valent plus que 1 535 500 JPY, soit environ 61 500 JPY de moins.

Un yen plus fort pèse traditionnellement sur les grandes entreprises exportatrices japonaises, qui occupent une place importante dans le Nikkei. Leurs produits deviennent plus chers en devise étrangère et leurs revenus, une fois convertis en yens, diminuent.

Le yen est également traditionnellement recherché comme valeur refuge en période de tension internationale. Ce mécanisme est cohérent avec le climat géopolitique global du moment, sans qu’aucune source ne permette d’affirmer qu’il explique à lui seul le mouvement observé cette semaine.

Conclusion

Cette semaine confirme que les marchés asiatiques ne forment pas un bloc homogène.

L’Inde encaisse de plein fouet la hausse du pétrole, tandis que la Corée du Sud prépare une réforme structurelle de sa Bourse. Dans le même temps, la diplomatie sino-indienne se réchauffe alors que les tensions commerciales et technologiques sino-américaines persistent.

Reste désormais à observer, dans les prochaines semaines, si la séance en soirée coréenne parviendra effectivement à attirer les flux internationaux qu’elle vise et si l’Inde réussira à enrayer sa série de pertes hebdomadaires.

Sources :

Inde : cinquième semaine consécutive de baisse du Sensex/Nifty, pétrole au-dessus de 100 $ et pression sur les marchés

Corée du Sud : lancement de la séance après-Bourse jusqu’à 20 h

Xi Jinping–Narendra Modi : rencontre au sommet des BRICS à New Delhi

Ford et technologie chinoise de batteries

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Données économiques de la semaine

Après une semaine marquée par une forte correction sur les marchés, une série de publications économiques majeures pourraient influencer la direction des indices.

Dès mardi 11 mars, les JOLTS Job Openings seront scrutés de près aux États-Unis, offrant un aperçu de la demande sur le marché du travail. Les attentes sont légèrement supérieures au mois précédent, ce qui pourrait alimenter les spéculations sur la solidité de l’emploi et l’orientation de la politique monétaire de la Fed.

Le rendez-vous clé de la semaine sera mercredi 12 mars, avec la publication du Core CPI et du CPI (inflation) aux États-Unis. Une inflation plus faible que prévu pourrait raviver les attentes de baisses de taux, tandis qu’un chiffre plus élevé pourrait renforcer le discours restrictif de la Fed.

En parallèle, la décision de la Banque du Canada (BoC) sur ses taux d’intérêt sera particulièrement attendue, avec un consensus anticipant une réduction à 2,75 %, contre 3,00 % précédemment.

Jeudi 13 mars, les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ainsi que l’indice des prix à la production (PPI) seront au centre de l’attention. Ces chiffres permettront d’affiner les prévisions sur l’évolution de l’inflation et l’état du marché du travail américain.

Enfin, vendredi 14 mars, l’attention se portera sur les chiffres de la croissance au Royaume-Uni (GDP MoM de janvier) et l’évolution de l’inflation en Allemagne (CPI MoM de février), des indicateurs importants pour évaluer la santé économique de la zone euro.

Fusions-acquisitions

Plusieurs opérations d’envergure arrivent à échéance cette semaine-là. Notamment, la société technologique QXO Inc. a prolongé jusqu’au 10 mars 2025 son offre publique d’achat en numéraire sur Beacon Roofing Supply au prix de 124,25 $ par action. QXO indique avoir déjà obtenu les autorisations antitrust nécessaires aux États-Unis et au Canada et se dit prête à finaliser l’acquisition une fois l’offre expirée.

De même, le géant industriel Emerson Electric a lancé une offre pour racheter la part du capital qu’il ne détient pas encore dans le logiciel AspenTech, à 265 $ par action, offre recommandée unanimement par le conseil spécial d’AspenTech. Cette offre expire également le 10 mars et doit recueillir la majorité des actions minoritaires pour aboutir. Si elle réussit, Emerson consolidera le contrôle total d’AspenTech, sinon, l’entreprise restera cotée avec Emerson comme actionnaire majoritaire

Marchés de l’énergie et matières premières

Aucun sommet de l’OPEP n’est programmé cette semaine-là, mais le marché pétrolier sera attentif à la publication du rapport mensuel de l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie) aux alentours du 13 mars, ainsi qu’au rapport mensuel de l’OPEP. Ces rapports pourraient ajuster les prévisions de demande ou d’offre de pétrole pour 2025, influençant les cours du brut.

Par ailleurs, aux États-Unis, on entrevoit la fin de la saison hivernale : les stocks de gaz naturel publiés le 13 mars seront examinés pour anticiper la situation d’approvisionnement hors période de chauffe.

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Le Point sur les Marchés : élections américaines et performances des géants des semi-conducteurs

Cette semaine, les marchés financiers ont été animés par deux événements majeurs : l’élection présidentielle américaine et les gains spectaculaires de certaines grandes entreprises technologiques, notamment Nvidia, AMD, et Intel.

Examinons de plus près ces développements et leur impact sur les marchés.

Victoire de Donald Trump aux élections américaines

Donald Trump a remporté l’élection présidentielle de 2024 face à Kamala Harris, soutenu par une majorité républicaine au Sénat. Cette victoire pourrait influencer les marchés de plusieurs manières. Trump est souvent perçu comme pro-business, ce qui signifie que des politiques fiscales favorables aux entreprises et une réduction des réglementations pourraient être à l’ordre du jour.

Toutefois, l’incertitude demeure sur la manière dont sa politique commerciale pourrait affecter les relations avec des pays comme la Chine, un marché important pour l’industrie technologique.

Nvidia – N°1

Au cours des cinq derniers jours, Nvidia a vu son action progresser de 10,52 %, atteignant 148,88 USD. Cette hausse est liée à la forte demande en technologies d’intelligence artificielle et aux investissements croissants dans les centres de données.

L’administration Trump pourrait offrir un contexte économique propice à des investissements technologiques aux États-Unis, ce qui serait avantageux pour Nvidia.

AMD

L’action AMD a progressé de 3,78 % pour atteindre 149,82 USD. AMD continue de profiter de la demande accrue pour les puces destinées aux ordinateurs et aux serveurs, ainsi que de la concurrence croissante avec Intel. La politique de Trump pourrait bénéficier à AMD en stimulant la production locale, grâce à des avantages fiscaux ou des incitations pour les entreprises américaines.

Intel

Intel se distingue avec une hausse de 13,94 % sur les cinq derniers jours, portant son action à 26,23 USD. Cette performance impressionnante pourrait s’expliquer par des attentes positives concernant une politique américaine favorable à l’industrie nationale.

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Le Point sur les Marchés: Indices et événements majeurs de la semaine

Indice de la Fed de Dallas

L’indice de la Fed de Dallas, qui mesure l’activité manufacturière au Texas, sera publié le lundi 28 octobre. Bien qu’il s’agisse d’un indicateur régional, il donne un aperçu de la santé de l’industrie manufacturière, un secteur clé de l’économie américaine. Une baisse pourrait signaler un ralentissement industriel plus large, susceptible de freiner les indices boursiers ou de renforcer les anticipations de baisse de taux par la Fed​

Indice des prix immobiliers et rapport JOLTS

Le 29 octobre, deux données importantes seront publiées :

  • Indice des prix immobiliers de la FHFA : Cet indicateur, qui suit les prix des maisons résidentielles, donne des indications sur la demande des consommateurs et la santé du marché immobilier américain. Une hausse pourrait renforcer la confiance des consommateurs et des investisseurs.
  • Enquête JOLTS sur les offres d’emploi : Publié par le Bureau des statistiques du travail, le rapport JOLTS est essentiel pour suivre le nombre de postes vacants. Une augmentation pourrait refléter une pénurie de main-d’œuvre, signalant une possible pression à la hausse sur les salaires et une inflation persistante. Cela pourrait influencer les décisions de la Fed et créer de la volatilité sur les marchés des actions et des obligations​

PIB préliminaire du T3 aux États-Unis

L’un des événements les plus surveillés de la semaine sera la publication, le 30 octobre, de la première estimation du PIB américain pour le troisième trimestre. La croissance économique est une indication directe de la vigueur de l’économie. Un chiffre plus fort que prévu pourrait amener les investisseurs à anticiper des hausses de taux supplémentaires, impactant les actions technologiques et augmentant potentiellement les rendements obligataires, tandis qu’un ralentissement pourrait avoir l’effet inverse​

Dépenses des ménages et indice PCE

Le rapport du 31 octobre sur les revenus et dépenses des ménages inclura le PCE (Personal Consumption Expenditures), indicateur d’inflation préféré de la Fed. Ce chiffre est scruté de près car il influence directement les prévisions de politique monétaire. Une hausse marquée de l’indice PCE pourrait renforcer l’anticipation d’une politique monétaire restrictive, augmentant la pression sur les actions et renforçant le dollar. À l’inverse, un chiffre modéré pourrait offrir un répit aux marchés

Rapport sur l’emploi américain et taux de chômage

Le rapport sur l’emploi, attendu le 1er novembre, est toujours un événement majeur. Il inclut les emplois non agricoles et le taux de chômage. Si le marché du travail montre des signes de ralentissement, cela pourrait apaiser les craintes inflationnistes et détendre les conditions du marché. Cependant, un marché de l’emploi trop solide pourrait maintenir les pressions inflationnistes et alimenter les spéculations sur une nouvelle hausse de taux, impactant les obligations et les actions en conséquence​

Inflation de la zone euro

Enfin, les données d’inflation de la zone euro, publiées le 31 octobre, fourniront des indications cruciales pour les investisseurs européens. Une inflation au-dessus des prévisions pourrait augmenter les attentes de hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui pourrait affecter l’euro et les indices boursiers européens. À l’inverse, une inflation modérée pourrait rassurer les marchés et favoriser la hausse des actions

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Le Point sur les Marchés: Indicateurs clés et acquisition par BlackRock

La semaine du 20 au 27 octobre 2024 s’annonce cruciale pour les marchés financiers, avec des événements clés qui pourraient influencer l’économie mondiale et les grandes entreprises. Voici les principales informations à surveiller.

Résultats d’entreprises influentes

Le calendrier des résultats d’entreprises pour cette semaine comprend plusieurs poids lourds :

  • Tesla (23 octobre 2024) : Tous les yeux seront rivés sur Tesla, qui publiera ses résultats trimestriels après la clôture des marchés. Les investisseurs se concentreront sur les ventes de véhicules, notamment en Chine, ainsi que sur les marges bénéficiaires et les projets d’énergie solaire et de stockage d’énergie. Le secteur des véhicules électriques étant très compétitif, Tesla devra démontrer sa capacité à maintenir ses marges malgré la pression sur les prix.
  • Procter & Gamble (23 octobre 2024) : Ce géant des biens de consommation publiera ses résultats avant l’ouverture des marchés. La demande pour ses produits de première nécessité, comme les produits d’hygiène et de soin personnel, sera scrutée de près afin de mesurer l’impact d’une possible réduction des dépenses des ménages.
  • SAP (21 octobre 2024) et Logitech (21 octobre 2024) : Ces entreprises technologiques présenteront leurs résultats après la clôture des marchés. Pour SAP, la croissance dans le cloud computing sera un indicateur clé, tandis que Logitech devra prouver que la demande pour ses équipements informatiques reste solide malgré le ralentissement du télétravail​

Indicateurs économiques clés

Les investisseurs et les analystes surveilleront plusieurs indicateurs économiques majeurs cette semaine :

  • Rapport sur les stocks de pétrole brut (23 octobre 2024) : Les chiffres hebdomadaires des stocks de pétrole brut aux États-Unis seront publiés, influençant directement le cours du pétrole. Toute variation significative pourrait entraîner une volatilité sur les marchés énergétiques.
  • PMI manufacturières et des services (24 octobre 2024) : Les indices PMI pour l’Europe, en particulier l’Allemagne et la France, ainsi que pour les États-Unis, offriront une vision d’ensemble de l’activité économique dans les secteurs manufacturier et des services. Les indices PMI sont des baromètres avancés de l’activité économique et sont particulièrement suivis dans un contexte de ralentissement global.
  • Balance commerciale japonaise (25 octobre 2024) : Le Japon publiera ses données sur les exportations et les importations, un indicateur essentiel pour évaluer la santé économique du pays et l’impact des échanges internationaux, notamment en Asie​.

Acquisitions

Plusieurs annonces d’acquisitions et décisions judiciaires sont attendues cette semaine :

  • BlackRock devrait finaliser l’acquisition de Global Infrastructure Partners, une opération majeure qui permettra à BlackRock de renforcer sa présence dans le domaine des infrastructures mondiales. Cette acquisition, attendue depuis plusieurs mois, devrait entraîner des répercussions importantes sur les marchés financiers​.
  • L’acquisition de Tempur Sealy par Mattress Firm continue d’être examinée par la Federal Trade Commission pour d’éventuelles préoccupations antitrust. Une décision pourrait intervenir cette semaine, ce qui aurait un impact direct sur le secteur du commerce de détail.
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Le point sur les marchés: Politique monétaire et résultats d’entreprise

Politiques monétaires

  • BCE : La Banque centrale européenne a annoncé une baisse de ses taux d’intérêt cette semaine. Cette décision intervient après une longue période de taux élevés destinés à lutter contre l’inflation. Le taux directeur a été réduit de 25 points de base, passant à 3,75 %. Cette mesure vise à stimuler l’activité économique alors que les indicateurs montrent un ralentissement de la croissance en zone euro​.

  • Fed : La Réserve fédérale américaine continue de suivre une politique monétaire restrictive, maintenant les taux dans une fourchette de 5,25 % à 5,5 %. Les marchés anticipent cependant une pause dans les hausses de taux, les indicateurs d’inflation aux États-Unis montrant des signes de stabilisation​.

Résultats des entreprises

  • Technologie : Les résultats trimestriels d’entreprises comme Microsoft et Google ont montré des performances solides, notamment grâce à une augmentation de la demande pour leurs services de cloud. Les actions de Microsoft ont gagné environ 2 % après la publication de ses résultats.
  • Énergie : TotalEnergies a affiché un chiffre d’affaires en hausse grâce aux prix élevés du pétrole. Les actions ont progressé de 1,26 %, clôturant à 60,16 €. En revanche, certaines entreprises comme L’Oréal ont connu une baisse, liée à des perspectives de ventes plus faibles pour le dernier trimestre​.

Matières premières et énergies

  • Pétrole : Les prix du pétrole brut WTI ont fluctué autour de 70,85 $ le baril, en hausse de 0,65 %. Le Brent a également progressé, atteignant 74,59 $ le baril (+0,50 %). Ces mouvements reflètent les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les inquiétudes concernant l’offre de l’OPEP+​
  • Gaz naturel : Les prix ont augmenté de 1,27 %, s’établissant à 2,397 $ par MMBtu, principalement en raison de l’anticipation d’une demande plus élevée pendant la saison hivernale et de perturbations possibles dans l’approvisionnement en Europe​.

Les marchés émergents

  • Monnaies : Le renforcement du dollar a pesé sur les devises des marchés émergents, notamment le peso mexicain et la livre turque, qui ont perdu respectivement 0,5 % et 0,8 % cette semaine. Cela s’explique par la poursuite des politiques monétaires restrictives aux États-Unis, qui attirent les capitaux vers les actifs en dollars​.
  • Marchés boursiers : Les indices boursiers de certains pays émergents, comme le Brésil (Bovespa) et l’Inde (Sensex), ont montré des performances mitigées. Tandis que le Bovespa a gagné 0,4 % cette semaine, le Sensex a reculé de 0,3 %, principalement en raison de la volatilité des matières premières et des inquiétudes sur la croissance mondiale​.
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Le point sur les marchés: Mise à jour sur l’inflation et impact

Chaque mois, Statistique Canada publie une mise à jour cruciale sur l’inflation à travers son Indice des prix à la consommation (IPC). Cet indicateur reflète les changements de prix des biens et services que les ménages canadiens achètent régulièrement, offrant un aperçu essentiel de l’évolution du coût de la vie.

Importance des données sur l’inflation

L’IPC est un outil fondamental pour mesurer l’inflation, c’est-à-dire la variation des prix dans l’économie. Lorsque les prix augmentent, cela érode le pouvoir d’achat des consommateurs. Par conséquent, ces données sont essentielles pour évaluer le coût de la vie et la capacité de consommation des Canadiens. Une hausse des prix entraîne une augmentation des coûts pour les ménages, qui peuvent alors modifier leur comportement d’achat. Cela a un effet en cascade sur l’économie, car la consommation représente une part importante du Produit intérieur brut (PIB) du pays.

Impact sur les entreprises et les marchés

L’inflation affecte directement les entreprises. Lorsque les prix augmentent, les entreprises doivent faire face à des coûts plus élevés pour les matières premières et les salaires. Elles peuvent alors être contraintes d’augmenter leurs prix, ce qui pourrait réduire la demande et peser sur leurs profits. D’un autre côté, si les entreprises choisissent d’absorber ces coûts sans répercuter les hausses sur les consommateurs, leurs marges bénéficiaires pourraient être comprimées.

De plus, l’inflation influence la politique monétaire. La Banque du Canada surveille de près ces données pour ajuster les taux d’intérêt. Si l’inflation est trop élevée, la Banque peut augmenter les taux d’intérêt pour freiner la demande, tandis qu’une inflation faible peut inciter à des taux plus bas pour stimuler l’économie.

Enjeux pour les consommateurs et l’économie

Pour les consommateurs, les hausses de prix peuvent signifier une réévaluation de leur budget. Les ménages doivent arbitrer entre les biens et services essentiels et les dépenses discrétionnaires. Cette dynamique influence directement le marché de la consommation et, par extension, les revenus des entreprises dans différents secteurs.

Enfin, les marchés financiers réagissent souvent aux nouvelles concernant l’inflation. Les marchés boursiers peuvent devenir plus volatils à mesure que les investisseurs anticipent les réactions des banques centrales, tandis que les marchés obligataires sont fortement impactés par les attentes en matière de taux d’intérêt.

Marché de l’immobilier à suivre au Canada

Le 16 octobre 2024, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) publiera ses données sur les mises en chantier au Canada, un indicateur clé de la santé du marché immobilier. Une hausse des nouvelles constructions reflète une demande solide en logements, soutenant les entreprises du secteur de la construction et des matériaux. À l’inverse, une baisse pourrait signaler un ralentissement économique. Ces données sont cruciales pour les secteurs du bâtiment, des matériaux et des prêts hypothécaires, car elles influencent directement la demande et les investissements futurs

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Le Point sur les Marchés: Résumé des principaux événements

Cette semaine, les marchés boursiers ont affiché des performances positives. Comme à chaque fin de semaine, nous faisons le point sur les principaux événements qui ont marqué les marchés financiers.

  • Le Nasdaq a clôturé à 18 282,05 points, avec une hausse de 151,63 points (0,84 %) depuis cinq jours.
  • Le S&P 500 a atteint 5 780,05 points, en augmentation de 42,57 points (0,74 %).
  • Le CAC 40 a progressé de 76,72 points (1,03 %) pour s’établir à 7 541,59 points
  • L’Euro Stoxx 50 a gagné 50,14 points (1,02 %), clôturant à 4 970,34 points​.

Sanofi et la vente de son unité de santé grand public

Sanofi, le groupe pharmaceutique français, est en passe de conclure un accord pour la vente de son unité de santé grand public à la société américaine de capital-investissement Clayton Dubilier & Rice (CD&R) pour environ 15 milliards d’euros (16,4 milliards de dollars). Cette vente s’inscrit dans la stratégie de Sanofi de recentrer ses ressources sur le développement de nouveaux médicaments, renforçant ainsi ses capacités dans son cœur de métier.

Le logo de Sanofi. /Photo prise le 30 septembre 2023/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Faillite de J&J dans le secteur du talc

Concernant Johnson & Johnson, l’affaire de la faillite de la société dans le secteur du talc reste au Texas, malgré des tentatives de « forum-shopping ». Cette situation souligne les complexités juridiques entourant les litiges relatifs au talc, un produit qui a été au cœur de nombreuses controverses et plaintes concernant des risques pour la santé​.

Projet de Loi de Finances pour 2025

Le 10 octobre 2024, le gouvernement a présenté son projet de loi de finances pour 2025, qui comprend plusieurs mesures affectant le secteur de la construction. Les détails précis de ces mesures n’ont pas encore été largement rapportés, mais elles visent généralement à stimuler l’investissement et à soutenir la transition vers des pratiques de construction plus durables. Ces initiatives pourraient influencer positivement le marché de la construction en France, particulièrement en période de ralentissement économique.

Alourdissement de la fiscalité sur les locations Airbnb

Le 10 octobre 2024, le gouvernement français a présenté son projet de budget pour 2025, introduisant des changements notables dans la fiscalité des locations meublées non professionnelles (LMNP). L’abattement fiscal de 71 % actuellement en vigueur sera réduit à 50 %, ce qui entraînera une augmentation significative des impôts pour les propriétaires de logements loués sur des plateformes comme Airbnb.

Cette réforme vise à encourager la mise à disposition de logements pour la location longue durée, en réponse à la crise du logement. Par exemple, un propriétaire louant sa résidence principale à Paris pour 20 nuits par an à 250 euros par nuit verrait ses revenus imposables passer de 1 450 à 2 500 euros, augmentant ainsi son impôt total de 654 à 1 128 euros​.

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Le Point sur les Marchés: Résultats des banques et marché du travail britannique

Les grandes banques américaines, dont JPMorgan Chase, Wells Fargo, et Citigroup, sont sur le point d’annoncer leurs résultats financiers pour le troisième trimestre 2024, ce qui fournira un aperçu essentiel de la santé de l’économie et du secteur bancaire.

  • JPMorgan Chase publiera ses résultats le 13 octobre. Les analystes s’attendent à ce que la banque continue de bénéficier des taux d’intérêt élevés, qui augmentent ses revenus d’intérêts nets. En 2023, elle avait déjà enregistré des revenus nets de 42,4 milliards de dollars pour le deuxième trimestre, grâce à la hausse des taux​
  • Citigroup dévoilera ses résultats le 15 octobre, avec des prévisions d’un bénéfice par action (BPA) ajusté de 1,32 dollar et des revenus nets de 19,8 milliards de dollars pour ce trimestre​)
  • Wells Fargo publiera ses résultats le 11 octobre, avec des attentes d’un BPA de 1,28 dollar et des revenus de 20,4 milliards de dollars

Le marché du travail britannique : un indicateur clé pour la Banque d’Angleterre

Mardi, le Royaume-Uni publiera ses dernières statistiques sur le marché du travail, ce qui apportera des éléments cruciaux pour la Banque d’Angleterre dans ses décisions de politique monétaire. Actuellement, le taux de chômage s’établit à 4,1 % pour la période de mai à aout 2024. Ce chiffre montre une légère augmentation par rapport aux niveaux plus bas observés au début de l’année. On attend cependant de nouvelles données le 15 octobre​

Le principal indicateur qui pourrait influencer la prochaine décision de la Banque d’Angleterre est la croissance des salaires. En septembre 2024, la croissance des salaires dans le secteur privé, qui est actuellement de 7,7 % en glissement annuel, a légèrement ralenti à 7,0 %​

Cependant, cette pression salariale demeure plus forte que dans d’autres économies comme la zone euro ou les États-Unis, ce qui pourrait maintenir l’inflation à des niveaux préoccupants. L’augmentation prévue du salaire minimum de 9,8 % en avril 2024 va également ajouter une pression inflationniste supplémentaire​

L’emploi a connu une légère baisse, avec 59 000 emplois de moins en août 2024, mais une hausse de 0,4 % par rapport à l’année précédente. Cette tendance montre une certaine volatilité sur le marché du travail, avec des signes de modération dans la croissance de l’emploi​

Les investisseurs surveilleront donc de près ces données, car une hausse plus forte des salaires ou une détérioration de l’emploi pourrait inciter la Banque d’Angleterre à maintenir, voire augmenter, ses taux d’intérêt élevés, au risque de freiner encore la croissance économique​.