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Le point sur les marchés: Politique monétaire et résultats d’entreprise

Politiques monétaires

  • BCE : La Banque centrale européenne a annoncé une baisse de ses taux d’intérêt cette semaine. Cette décision intervient après une longue période de taux élevés destinés à lutter contre l’inflation. Le taux directeur a été réduit de 25 points de base, passant à 3,75 %. Cette mesure vise à stimuler l’activité économique alors que les indicateurs montrent un ralentissement de la croissance en zone euro​.

  • Fed : La Réserve fédérale américaine continue de suivre une politique monétaire restrictive, maintenant les taux dans une fourchette de 5,25 % à 5,5 %. Les marchés anticipent cependant une pause dans les hausses de taux, les indicateurs d’inflation aux États-Unis montrant des signes de stabilisation​.

Résultats des entreprises

  • Technologie : Les résultats trimestriels d’entreprises comme Microsoft et Google ont montré des performances solides, notamment grâce à une augmentation de la demande pour leurs services de cloud. Les actions de Microsoft ont gagné environ 2 % après la publication de ses résultats.
  • Énergie : TotalEnergies a affiché un chiffre d’affaires en hausse grâce aux prix élevés du pétrole. Les actions ont progressé de 1,26 %, clôturant à 60,16 €. En revanche, certaines entreprises comme L’Oréal ont connu une baisse, liée à des perspectives de ventes plus faibles pour le dernier trimestre​.

Matières premières et énergies

  • Pétrole : Les prix du pétrole brut WTI ont fluctué autour de 70,85 $ le baril, en hausse de 0,65 %. Le Brent a également progressé, atteignant 74,59 $ le baril (+0,50 %). Ces mouvements reflètent les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les inquiétudes concernant l’offre de l’OPEP+​
  • Gaz naturel : Les prix ont augmenté de 1,27 %, s’établissant à 2,397 $ par MMBtu, principalement en raison de l’anticipation d’une demande plus élevée pendant la saison hivernale et de perturbations possibles dans l’approvisionnement en Europe​.

Les marchés émergents

  • Monnaies : Le renforcement du dollar a pesé sur les devises des marchés émergents, notamment le peso mexicain et la livre turque, qui ont perdu respectivement 0,5 % et 0,8 % cette semaine. Cela s’explique par la poursuite des politiques monétaires restrictives aux États-Unis, qui attirent les capitaux vers les actifs en dollars​.
  • Marchés boursiers : Les indices boursiers de certains pays émergents, comme le Brésil (Bovespa) et l’Inde (Sensex), ont montré des performances mitigées. Tandis que le Bovespa a gagné 0,4 % cette semaine, le Sensex a reculé de 0,3 %, principalement en raison de la volatilité des matières premières et des inquiétudes sur la croissance mondiale​.
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Qu’est-ce qu’une « obligation » ?

La dernière fois, nous avons abordé les actions dans notre série sur les bases de la finance. Aujourd’hui, nous allons aborder les obligations.

Une autre manière pour les entreprises de lever des capitaux est l’émission d’obligations. Dans ce cas, l’investisseur achète une obligation à son émetteur (l’entreprise) qui lui promet de rembourser son capital à l’échéance.

De plus, pour le remercier de lui avoir prêté de l’argent, l’émetteur verse des intérêts réguliers, appelés coupons. L’obligation peut être vue comme une sorte de prêt réglementé.

Ainsi, une obligation peut se différencier d’une autre sur plusieurs éléments :

  • Sa nature : Obligation d’État (émis par des États), bon de caisse (émis par une banque), Obligation structurée (émis par des entreprises ou des banques)
  • Sa durée : l’échéance d’une obligation est connue (ex. : 6 ans)
  • Sa devise : Euro ou autres devises
  • Le marché : l’obligation peut être achetée directement à l’entreprise (marché primaire) ou à une personne qui la détient (marché secondaire)
  • Son coupon : il s’agit de l’intérêt versé par l’émetteur. Il est toujours exprimé en pourcentage du nominal (ex. : 5 % de 100 € = 5 €).
  • Son taux d’intérêt : il dépend directement des taux fixés par la BCE. Il permet de savoir si une obligation apportera un rendement satisfaisant.
  • Son prix : Le prix d’une obligation n’est pas toujours égal à 100 %. Il est le reflet des éléments repris ci-dessus. De plus, tous les investisseurs ne seront pas d’accord sur le prix d’une obligation.

Quels sont les avantages ?

  • Idéal pour les personnes qui souhaitent récupérer leur capital à l’échéance.
  • Idéal pour diversifier et sécuriser son portefeuille sur la durée.
  • L’entreprise ne dilue pas son actionnariat lorsqu’elle émet des obligations.
  • Variété d’émetteurs comme les pays, les banques et les entreprises.
  • Prise de risque plus faible…

Quels sont les désavantages ?

  • … mais prise de risque quand même, comme le risque de faillite de l’émetteur. Ainsi, prêter à la Grèce ne présente pas le même risque que de prêter à l’Allemagne.
  • Rendement souvent plus faible que le marché des actions.

Il existe une multitude d’obligations aux caractéristiques particulières. Certaines, par exemple, peuvent être converties en actions, d’autres sont à taux variables. Les notes structurées possèdent un mécanisme de protection du capital et d’intérêts variables.

Frais et Fiscalité ?

  • Une commission de courtage (qui dépend du montant ainsi que la durée restante de l’obligation)
  • Un précompte mobilier de 30 % sur les coupons (sauf si la vente se fait avant l’échéance sur le marché primaire)
  • Une taxe sur les opérations boursières (0,12 % si la vente se réalise sur le marché secondaire)

En Belgique, il est possible de souscrire des obligations en passant par des organismes financiers. L’investisseur qui investit en obligation souhaite avant tout protéger son capital ou diversifier un portefeuille existant.