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Qu’est-ce qu’un trust ?

Le trust est un concept juridique anglo-saxon qui intrigue autant qu’il fascine. Largement utilisé dans les pays de Common Law comme les États-Unis, le Royaume-Uni ou le Canada, il est parfois mal compris dans les pays de droit civil, comme la France ou la Belgique.

Pourtant, ce mécanisme peut s’avérer extrêmement puissant dans des stratégies de gestion de patrimoine, de protection d’actifs ou de transmission.

Dans cet article, nous vous expliquons simplement ce qu’est un trust, à quoi il sert, qui l’utilise… et pourquoi il suscite parfois la méfiance des autorités fiscales.

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C’est quoi, un trust ?

Un trust est un dispositif juridique par lequel une personne (appelée le settlor ou constituant) transfère des biens ou des droits à une autre personne (le trustee) pour qu’elle les gère dans l’intérêt d’un ou plusieurs bénéficiaires (appelés beneficiaries), selon des règles définies dans un document : le trust deed.

Il repose donc sur une relation de confiance entre ces trois acteurs.

Trois parties composent toujours un trust :

  1. Le Settlor (constituant) : celui qui crée le trust et y place les actifs
  2. Le Trustee : une personne ou une société qui administre les actifs selon les objectifs fixés
  3. Le Bénéficiaire : celui ou ceux qui profiteront des revenus ou du capital du trust

Comment fonctionne un trust ?

Le trust permet de séparer la propriété juridique des actifs de leur utilisation économique :

  • Le trustee détient légalement les actifs (il en est le propriétaire juridique)
  • Les bénéficiaires reçoivent les fruits ou les biens (propriétaires économiques)
  • Le settlor n’en est plus légalement propriétaire, même s’il peut garder un certain contrôle selon le type de trust

C’est cette dissociation entre propriété juridique et économique qui fait du trust un outil à la fois souple, discret et stratégique.

À quoi sert un trust ?

Les objectifs peuvent être multiples :

1. Transmettre un patrimoine

Un trust permet d’organiser la succession à long terme, avec une grande flexibilité, notamment dans les familles recomposées ou internationales.

2. Protéger des actifs

En cas de litige, divorce, faillite ou instabilité politique, les biens placés dans un trust sont séparés du patrimoine personnel du constituant.

3. Gérer des fonds pour des mineurs ou des personnes vulnérables

Le trust permet de désigner un gestionnaire de confiance jusqu’à un certain âge ou sous certaines conditions.

4. Optimiser fiscalement

Certains trusts peuvent être utilisés pour différer ou réduire l’imposition, bien que cela dépende fortement des juridictions et soit très encadré voire surveillé dans certains pays.

Les différents types de trust

Il existe plusieurs catégories de trusts, selon leur usage et leur structure :

  • Revocable vs Irrevocable Trust : le premier peut être modifié par le constituant, le second ne peut plus être changé une fois constitué
  • Discretionary Trust : le trustee choisit la répartition entre les bénéficiaires
  • Fixed Trust : les règles de répartition sont clairement définies
  • Living Trust : actif du vivant du constituant
  • Testamentary Trust : activé après la mort, selon un testament

Le trust est-il légal en France ou en Belgique ?

Le trust n’existe pas dans les droits civils français ou belge, mais il peut y être reconnu dans certaines conditions, notamment dans un cadre international.
Les autorités fiscales exigent une transparence totale dès lors qu’un résident français ou belge est impliqué dans un trust étranger (déclaration obligatoire, régime fiscal spécifique, etc.).

Depuis plusieurs années, les trusts sont scrutés de près par les administrations fiscales, en raison de leur potentiel d’évasion fiscale. C’est pourquoi leur utilisation nécessite une expertise juridique et fiscale pointue.

En résumé

Le trust est un outil complexe mais puissant, à condition de l’utiliser dans un cadre légal et stratégique. Il permet de protéger, gérer et transmettre un patrimoine avec souplesse, notamment à l’international.

S’il est peu utilisé dans les pays de droit civil, il reste un levier incontournable dans les stratégies patrimoniales sophistiquées, en particulier pour les familles internationales, les entrepreneurs ou les investisseurs à la recherche de stabilité et de confidentialité.

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 Les fonds fermés : un outil méconnu pour optimiser ses investissements

Dans l’univers de la gestion d’actifs, on entend beaucoup parler de fonds ouverts, comme les OPCVM ou les ETF, accessibles à tout moment par les investisseurs. En revanche, les fonds fermés restent largement méconnus du grand public, alors qu’ils peuvent représenter une véritable opportunité stratégique dans certaines situations patrimoniales.

Alors, qu’est-ce qu’un fonds fermé ? Comment fonctionne-t-il ? Et surtout, dans quel cas l’utiliser intelligemment dans son portefeuille d’investissement ? ErasmusGestion nous accompagne dans l’analyse de ces fonds, encore peu connus, mais aux qualités particulièrement attractives.

Qu’est-ce qu’un fonds fermé ?

Un fonds fermé est un véhicule d’investissement collectif qui se distingue par une caractéristique essentielle : il n’est accessible aux souscriptions que pendant une période limitée, généralement lors de son lancement. 

Une fois cette période clôturée, le capital est figé et les parts ne peuvent plus être achetées ou rachetées à volonté, sauf parfois sur un marché secondaire.

Cela diffère radicalement d’un fonds ouvert, qui permet aux investisseurs d’entrer et sortir librement à tout moment.

Comment ça fonctionne ?

  • Phase de souscription : Le fonds collecte des capitaux sur une période donnée (de quelques semaines à quelques mois).
  • Période d’investissement : Une fois la levée de fonds terminée, le gestionnaire déploie les capitaux selon une stratégie définie.
  • Blocage des capitaux : Les fonds sont investis pour une durée déterminée, souvent 5 à 10 ans. Les investisseurs ne peuvent pas récupérer leur mise avant l’échéance (sauf cession exceptionnelle).
  • Liquidation ou revente : À la fin de la durée de vie, les actifs sont liquidés et les plus-values redistribuées aux investisseurs.

Ce type de structure est fréquemment utilisé dans le private equity, l’immobilier, la dette privée ou les infrastructures.

Quels avantages ?

1. Vision long terme

Le blocage du capital permet aux gérants d’adopter une stratégie d’investissement à long terme, sans la contrainte des rachats à court terme. Cela favorise des décisions plus rationnelles et des investissements moins volatils, offrant un avantage significatif par rapport aux fonds ouverts, où les choix des clients peuvent perturber la gestion.

2. Accès à des actifs illiquides

Les fonds fermés permettent d’investir dans des classes d’actifs moins liquides mais potentiellement plus rentables : Micro entreprises, PME cotées et non cotées, projets immobiliers, dettes privées, infrastructures durables…

3. Potentiel de rendement supérieur

En acceptant un horizon plus long et une certaine immobilisation, l’investisseur peut bénéficier d’une prime d’illiquidité souvent mieux rémunérée que les produits classiques.

4. Discipline et décorrélation

Le capital bloqué limite les décisions émotionnelles. De plus, les actifs sous-jacents, souvent décorrélés des marchés financiers, offrent une diversification attrayante.

Comme illustré ci-dessous, un investisseur sous-performe en moyenne le marché de 3 à 4 points par an, et davantage sur un fonds. En général, il investit au plus haut dans un marché haussier et cède à la panique en vendant au plus bas, cherchant à timer le marché.

Quels inconvénients ?

1. Manque de liquidité

Le capital est bloqué pendant plusieurs années, ce qui nécessite une bonne planification de son allocation d’actifs.

Toutefois, cela n’est pas surprenant. Comme le dit l’adage, sur les marchés, il faut regarder plus que loin à court-terme pour espérer les battre.

2. Accès parfois réservé aux investisseurs avertis

Certains fonds fermés exigent des tickets d’entrée élevés ou sont réservés à des réseaux de distribution privés. Toutefois, à l’image du private equity, les tickets d’entrée des fonds fermés devraient diminuer dans les années à venir.

3. Valorisation moins fréquente

Contrairement aux fonds ouverts, cotés en temps réel, les fonds fermés ont une valorisation moins fréquente, rendant le suivi des performances plus complexe. Comparés au private equity, ils offrent toutefois une meilleure transparence aux clients, puisque c’est la valeur de marché qui est prise en compte sur la performance.

Pour qui sont faits les fonds fermés ?

Les fonds fermés s’adressent à :

  • Des investisseurs patients à la recherche de rendement à long terme.
  • Ceux qui souhaitent diversifier leur portefeuille sur les marchés cotés.
  • Des investisseurs ayant déjà sécurisé une partie liquide de leur patrimoine et souhaitant explorer des supports à horizon long.

Ils peuvent aussi être intégrés dans une stratégie de transmission patrimoniale, via l’assurance-vie, le PER, ou le PEA dans une logique de rendement différé.

En gros

Longtemps réservés aux institutionnels ou aux très grandes fortunes, les fonds fermés gagnent peu à peu en accessibilité, notamment grâce à la démocratisation du private equity et à l’essor des plateformes fintech.

S’ils comportent des contraintes, ils peuvent s’avérer être un outil puissant pour ceux qui souhaitent diversifier leur portefeuille sur les marchés cotés et non cotés.


Article rédigé en collaboration avec ErasmusGestion, une société de gestion de portefeuille indépendante agréée par l’Autorité des Marchés Financiers.

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Amundi : Un leader européen à la conquête des marchés mondiaux

Amundi, leader incontesté de la gestion d’actifs en Europe, se démarque par sa forte présence dans l’Union européenne et sa volonté d’étendre ses activités à l’échelle mondiale. Avec plus de 2 300 milliards d’euros sous gestion, dont 800 milliards dans des investissements responsables, Amundi s’affirme comme un acteur clé du secteur.

Pourtant, derrière ces chiffres impressionnants, l’entreprise fait face à des défis stratégiques et des opportunités significatives. Pour mieux se rendre compte de la taille de cette entreprise dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler, voici quelques chiffres :

  • CA de 3,2 milliards d’euros et bénéfice de 1,2 milliard
  • 5 500 collaborateurs
  • Présente dans 40 pays sur 6 continents
  • Environ 5 300 fonds tous confondus
  • 12,3 milliards d’euros de capitalisation boursière
  • Dans le top 10 des gestionnaires d’actifs mondiaux

I. Une forte implantation européenne et des ambitions mondiales

Bien qu’Amundi soit solidement implantée en Europe, avec 46 % de son activité en France et 10 % en Italie grâce à l’acquisition de Pioneer, l’entreprise poursuit une stratégie d’expansion à l’international. La présence d’Amundi en Asie, notamment en Chine et en Inde via des joint-ventures, offre un potentiel de croissance conséquent.

Cette diversification géographique, bien qu’encore limitée hors d’Europe, laisse présager de nouvelles opportunités dans les régions émergentes, qui manquent parfois de solutions d’épargne.

II. La diversification comme levier de croissance externe

Amundi se distingue par la diversification de ses activités. En effet, la société propose une large gamme de services, couvrant la gestion active (53 %), la gestion passive (15 %) et les actifs réels et alternatifs. Cette diversification est soutenue par des acquisitions stratégiques, comme celle de Lyxor (pour améliorer la gamme d’ETF), augmentant ainsi sa position sur les marchés passifs et alternatifs.

Amundi semble bien positionnée pour continuer sa croissance, petit à petit, en faisant face aux géants américains sans broncher.

III. Une rentabilité solidement exposée à la volatilité du marché

Les performances financières d’Amundi reflètent une croissance notable. Le chiffre d’affaires a augmenté de 16,7 % par an en moyenne, et le bénéfice par action a suivi cette tendance avec une hausse de 8,1 % par an. Cependant, ces performances sont liées aux conditions du marché, et notamment aux commissions de surperformance qui, comme en 2020 et 2022, peuvent entraîner des variations importantes d’une année sur l’autre.

Le dividende par action, en revanche, demeure un point fort d’Amundi. Depuis son introduction en bourse en 2015, le dividende a constamment augmenté, un signal fort de l’attention que porte l’entreprise à ses actionnaires. Le rendement actuel, proche de 7 %, place Amundi parmi les entreprises offrant un revenu stable et attractif.

Attention tout de même, aucun dividende n’a été versé en 2019 suite à une interdiction de la BCE.

IV. Les bons signes : marchés émergents

Les perspectives de croissance d’Amundi reposent en grande partie sur trois facteurs clés. Tout d’abord, l’indexation de ses commissions sur les performances des bourses mondiales, en constante progression (7 à 10 % par an), garantit une source de revenus durable. Ensuite, l’expansion dans les pays émergents, particulièrement en Chine et en Inde, représente un relais de croissance crucial.

Ces marchés sont encore peu pénétrés et bénéficient d’une classe moyenne en pleine expansion. Enfin, les acquisitions stratégiques, comme celles de Pioneer, Lyxor ou plus récemment de Victory Capital, offrent à Amundi une opportunité de renforcer sa position sur des segments clés et d’étendre son portefeuille.


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V. Les risques : une dépendance aux marchés financiers volatils

Malgré ces perspectives prometteuses, Amundi reste exposée à certains risques, principalement liés aux fluctuations des marchés financiers. La baisse des commissions de surperformance, comme observée en 2022, peut peser sur les résultats, entraînant une déception des investisseurs.

À court terme, cela pourrait affecter la valorisation du titre. Toutefois, avec une volatilité plus faible que celle du marché (un écart-type inférieur à 20 % contre 28-30 % pour le marché), Amundi apparaît comme une valeur relativement stable, un atout dans des périodes de forte incertitude.

La concurrence de BNP Paribas AM peut également peser sur ses parts de marché, notamment après le rachat d’Axa IM, qui a augmenté les encours de la première banque française.

VI. Une valorisation attrayante malgré une légère sous-évaluation

Actuellement, la valorisation d’Amundi est clairement attrayante. Le PER (Price to Earnings Ratio) est d’environ 10 fois les bénéfices attendus pour 2023 et 2024, en dessous de sa moyenne historique de 13. Ce niveau relativement bas suggère une potentielle sous-évaluation du titre.

Combiné à une croissance moyenne des bénéfices de 8 % par an et à un rendement proche de 7 %, cela laisse envisager un retour moyen de 15 % par an pour les investisseurs, dividendes réinvestis.

Conclusion

Amundi est une institution financière française solide, aussi bien sur le plan du développement Corporate que pour les particuliers cherchant une entreprise offrant de beaux dividendes et une certaine stabilité. Cependant, en tant qu’acteur au cœur des marchés financiers, elle est également exposée aux secousses ou aux crises qui affectent ces derniers.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Le Point sur les Marchés: Résumé des principaux événements

Cette semaine, les marchés boursiers ont affiché des performances positives. Comme à chaque fin de semaine, nous faisons le point sur les principaux événements qui ont marqué les marchés financiers.

  • Le Nasdaq a clôturé à 18 282,05 points, avec une hausse de 151,63 points (0,84 %) depuis cinq jours.
  • Le S&P 500 a atteint 5 780,05 points, en augmentation de 42,57 points (0,74 %).
  • Le CAC 40 a progressé de 76,72 points (1,03 %) pour s’établir à 7 541,59 points
  • L’Euro Stoxx 50 a gagné 50,14 points (1,02 %), clôturant à 4 970,34 points​.

Sanofi et la vente de son unité de santé grand public

Sanofi, le groupe pharmaceutique français, est en passe de conclure un accord pour la vente de son unité de santé grand public à la société américaine de capital-investissement Clayton Dubilier & Rice (CD&R) pour environ 15 milliards d’euros (16,4 milliards de dollars). Cette vente s’inscrit dans la stratégie de Sanofi de recentrer ses ressources sur le développement de nouveaux médicaments, renforçant ainsi ses capacités dans son cœur de métier.

Le logo de Sanofi. /Photo prise le 30 septembre 2023/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Faillite de J&J dans le secteur du talc

Concernant Johnson & Johnson, l’affaire de la faillite de la société dans le secteur du talc reste au Texas, malgré des tentatives de « forum-shopping ». Cette situation souligne les complexités juridiques entourant les litiges relatifs au talc, un produit qui a été au cœur de nombreuses controverses et plaintes concernant des risques pour la santé​.

Projet de Loi de Finances pour 2025

Le 10 octobre 2024, le gouvernement a présenté son projet de loi de finances pour 2025, qui comprend plusieurs mesures affectant le secteur de la construction. Les détails précis de ces mesures n’ont pas encore été largement rapportés, mais elles visent généralement à stimuler l’investissement et à soutenir la transition vers des pratiques de construction plus durables. Ces initiatives pourraient influencer positivement le marché de la construction en France, particulièrement en période de ralentissement économique.

Alourdissement de la fiscalité sur les locations Airbnb

Le 10 octobre 2024, le gouvernement français a présenté son projet de budget pour 2025, introduisant des changements notables dans la fiscalité des locations meublées non professionnelles (LMNP). L’abattement fiscal de 71 % actuellement en vigueur sera réduit à 50 %, ce qui entraînera une augmentation significative des impôts pour les propriétaires de logements loués sur des plateformes comme Airbnb.

Cette réforme vise à encourager la mise à disposition de logements pour la location longue durée, en réponse à la crise du logement. Par exemple, un propriétaire louant sa résidence principale à Paris pour 20 nuits par an à 250 euros par nuit verrait ses revenus imposables passer de 1 450 à 2 500 euros, augmentant ainsi son impôt total de 654 à 1 128 euros​.

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Investir #5 : Les 5 qualités d’un bon trader

Derrière chaque investisseur se cache une personnalité unique, avec ses qualités et ses défauts. Certaines d’entre elles peuvent vous aider à réussir sur les marchés financiers tandis que d’autres seront les causes de vos éventuels échecs. 

Si pour investir vous devez avant tout respecter votre profil et une stratégie, vous devez également apprendre à cerner votre personnalité. Êtes-vous émotif(ve) ? De nature stressée ? Pouvez-vous facilement accepter que les choses ne se passent pas comme prévu ? Votre mental vous permet-il d’encaisser les coups ? Ce sont des questions à se poser lorsque l’on veut entrer dans un univers aussi compétitif que celui de l’investissement. 

👉 Les grands traders de ce monde, au parcours professionnel et social différent, se ressemblent néanmoins sur quelques traits de caractère qui leur sont très profitables. Parlons Finance vous propose son top 5 de ces qualités :

5. Être pragmatique

Un trader sérieux doit garder un recul suffisant sur ce qu’il se passe sur les marchés financiers. Il ne tombe pas dans l’euphorie généralisée qui l’entraînerait à prendre de plus en plus de risques. Il sait « séparer le bon grain de l’ivraie ». Son opinion est forgée par un mélange d’expériences personnelles, de chiffres concrets, de recherches empiriques et d’analyses d’experts (auxquelles il accordera une importance moyenne).  

 > Cette qualité vous permettra de vous questionner sur l’augmentation soudaine et rapide de la valeur d’un titre en bourse ou sur les promesses exagérées faites par des vendeurs. 

4. Rester concentré(e)

De nos jours, nous sommes noyés sous l’information continue qui nous entoure. Entre les réseaux sociaux, les forums, et les chaînes d’informations, l’investisseur doit pouvoir rester concentré sur sa tâche. Si vous vous sentez débordé(e), mieux vaut alors vous accorder une pause plutôt que de disperser votre énergie. S’il est difficile de garder son attention durant toute une journée, cela l’est encore plus sur toute une année. De ce fait, beaucoup de grands courtiers s’offrent des vacances pour recharger les batteries.

> Cette qualité vous permettra d’aller droit au but et d’atteindre plus rapidement vos objectifs. Puisque votre concentration diminue au fil du temps, vous devez mettre à profit ces moments en ne vous laissant pas perturber par votre environnement. 

3. Gérer ses émotions

Investir sur certains produits financiers, comme les actions ou les produits dérivés, peut très vite mettre vos nerfs à rude épreuve. La hausse (baisse) soudaine des bourses peut entraîner une vague d’euphorie (panique) généralisée à laquelle vous devez rester prudent. Le bon trader doit pouvoir gérer ses émotions dans les moments où son portefeuille sera secoué. Votre égo doit également être contenu, il n’a pas sa place sur les marchés financiers. 

> Cette qualité vous permettra d’éviter d’agir sous des émotions extrêmes comme la colère, la tristesse ou l’euphorie, qui ne vous apporteront que peu de bénéfices. À l’inverse, nous ne vous recommandons pas de faire preuve d’alexithymie (c’est la difficulté à exprimer des émotions), car chacun dispose d’une structure émotionnelle solidement ancrée impossible à supprimer. Trouvez votre équilibre.  

2. Trouvez votre équilibre 

Dans toutes nos recommandations, il est question d’équilibre. Celui entre les capitaux que vous pouvez investir ou garder, les risques que vous pouvez prendre ou non, les émotions que vous devez contenir ou exploiter, l’équilibre que vous devez avoir entre votre vie privée et professionnelle. Investir s’apparente à un travail que l’on termine à la fin de la journée. Vos yeux ne doivent pas rester rivés sur les cours de bourse. De nombreux gourous de la finance pratiquent la méditation pour leur permettre de se déconnecter des marchés et apaiser leur esprit. 

> Cette qualité doit vous aider à comprendre ceci : L’argent ne dort jamais, il n’en a pas besoin, vous si. À ne vouloir rien manquer des marchés financiers, vous passerez sûrement à côté de beaucoup d’autres choses importantes à votre vie. 

1. Maintenir une discipline

Réussir sur les marchés financiers n’est pas une chose aisée, bien que les apparences puissent parfois montrer le contraire. De nombreux professionnels vous diront que pour performer dans ce domaine, un bon trader doit avoir un plan et s’y tenir fermement. Le manque de discipline est caractérisé par une prise soudaine de décisions risquées, comme l’ajout d’actifs très volatils ou le refus de couper une position baissière. 

La persévérance fait également partie d’une discipline de fer. Vous essuierez sûrement des échecs dans votre carrière, mais cela doit être pris comme une leçon et une opportunité de vous améliorer. Comparez-vous à des sportifs de haut niveau, une bonne prestation ne vous dispense pas de vous entraîner le lendemain. 

> Cette qualité nous semble être la plus importante, car elle nécessite un travail continu. La réussite d’un trader tient à sa capacité à appliquer encore et encore les mêmes techniques, à respecter son plan et garder la tête froide. 

➡️ Voici, à nos yeux, les cinq qualités les plus utiles à développer si vous souhaitez investir votre argent. Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive et il en existe beaucoup d’autres que nous n’avons pas citées, comme la patience ou la curiosité. Et vous, que pensez-vous de notre top ? Avez-vous d’autres qualités à recommander ?