LWR9rz0B5_jWJo9zQZbgVIzLEtN8wMZi5qCPMc-5KxU
Catégories
Bourse Nos analyses

IG : Premiers pas sur la plateforme de trading pour débutants

Dans un contexte où les marchés financiers attirent de plus en plus de particuliers, la plateforme IG se présente comme un acteur de référence pour les investisseurs, débutants comme confirmés. Mais par où commencer ?

Cet article propose un tour d’horizon clair et structuré pour celles et ceux qui souhaitent faire leurs premiers pas sur IG.

IG, fondée en 1974 à Londres, s’est imposée comme l’une des plus grandes plateformes de trading en ligne au monde. Présente dans plusieurs dizaines de pays, elle est régulée par des autorités financières majeures telles que la Financial Conduct Authority (FCA) au Royaume-Uni.

Son expertise repose sur une offre diversifiée d’instruments financiers, une transparence tarifaire appréciée et un fort engagement envers l’accompagnement des utilisateurs. Qu’il s’agisse de particuliers débutants ou de traders expérimentés, IG met à disposition les outils nécessaires pour évoluer dans un environnement sécurisé et formateur.

Avant de commencer, cet article est sponsorisé par IG

👉 Inscrivez-vous sur IG dès aujourd’hui si vous souhaitez vous lancer ou approfondir vos connaissances en trading.

Ouvrir un compte : simplicité et accessibilité

L’ouverture d’un compte chez IG est conçue pour être rapide et fluide. L’utilisateur commence par remplir un formulaire en ligne avec ses informations personnelles et fiscales, puis il doit fournir une pièce d’identité et un RIB. Une fois ces documents vérifiés, le compte est généralement activé sous 24 heures.

Pour ceux qui souhaitent s’entraîner sans engagement, IG propose un compte démo permettant de tester les fonctionnalités de la plateforme dans des conditions réelles de marché.

Naviguer dans l’interface : prise en main progressive

Après la connexion, l’utilisateur accède à un tableau de bord intuitif qui lui donne un aperçu de ses positions, de son solde et de ses performances. Il peut accéder à une large liste de marchés incluant actions, devises, indices, matières premières, CFD et options.

Les graphiques sont personnalisables avec de nombreux indicateurs techniques, et la plateforme permet de créer des listes de favoris. Des alertes peuvent être configurées pour recevoir des notifications mobiles ou par email dès qu’un actif atteint un seuil de prix ou déclenche un signal technique.

Les utilisateurs peuvent organiser leur espace, créer des listes de favoris et choisir leur thème d’affichage (sombre ou clair).

Les utilisateurs peuvent organiser la plateforme selon leurs préférences, ajouter des favoris et configurer des alertes mobiles ou par email.

Formation intégrée : apprendre en toute autonomie

IG met à disposition une vaste gamme de ressources pédagogiques, accessibles même sans compte réel. IG Academy propose des modules de formation en ligne avec quiz et suivi de progression. Des vidéos explicatives, des podcasts et des articles d’analystes permettent de comprendre les marchés et les produits financiers. Cette approche permet aux utilisateurs de progresser à leur rythme, selon leur niveau de compétence.

  • Articles d’analystes, vidéos explicatives, podcasts
  • Ressources disponibles même sans compte réel

Cette approche permet à chacun de se former à son rythme, sans engagement financier initial.

Première opération : un passage à l’action encadré

L’utilisateur commence par choisir un actif comme une action, une devise ou un indice. Ensuite, il sélectionne le type d’ordre, que ce soit un ordre au marché, limite, ou encore un stop-loss et take-profit pour gérer son risque. Il définit ensuite son capital d’exposition, qui peut démarrer à partir de 10 euros.

Les ordres peuvent être passés via l’interface web d’IG, l’application mobile, ou encore via MetaTrader 4 ou ProRealTime pour les profils plus avancés.

Les opérations peuvent s’effectuer via la plateforme native d’IG ou par des interfaces tierces telles que MetaTrader ou ProRealTime.

Coûts et conditions : transparence et souplesse

IG ne facture ni frais d’ouverture ni de tenue de compte. Les utilisateurs ont accès à plus de 18 000 instruments financiers, et peuvent ajuster l’effet de levier selon leur profil. Tous les frais sont clairement indiqués sur la plateforme, dans une grille tarifaire accessible à tout moment.

Accompagnement personnalisé : bien entouré dès le départ

IG accompagne ses utilisateurs avec des webinaires réguliers, des tutoriels thématiques et un support client disponible même pour les comptes démo. Les alertes et notifications assurent un suivi actif et personnalisé via l’application mobile.

Conclusion

Avec son accessibilité, ses outils éducatifs complets et sa plateforme performante, IG offre un environnement idéal pour les débutants souhaitant se lancer en toute sécurité. Pour commencer, il est recommandé de créer un compte démo, de suivre un ou deux modules de l’IG Academy, puis de réaliser une première opération sur un actif simple avec un capital limité.

Conseil : commencez par créer un compte démo, suivez un ou deux modules IG Academy, puis effectuez une première opération sur un actif simple avec un faible capital.

Toute activité de trading comporte des risques élevés.

Catégories
Nos analyses

Qu’est-ce que le « spread » ?

Le spread est un concept incontournable pour tout investisseur ou trader. Qu’il s’agisse de négocier une paire de devises, un CFD sur indices ou encore une action cotée, ce petit écart entre deux prix peut avoir un grand impact sur vos performances. Comprendre le spread, c’est maîtriser un levier clé du trading, souvent sous-estimé.

Avant de commencer, cet article est sponsorisé par IG, un acteur incontournable du trading en ligne, reconnu pour sa plateforme solide, sécurisée et performante.

Inscrivez-vous sur IG dès aujourd’hui si vous souhaitez vous lancer ou approfondir vos connaissances en trading.

Définition simple du spread

En bourse ou en trading, le spread désigne l’écart entre le prix d’achat (bid) et le prix de vente (ask) d’un actif financier. Autrement dit, c’est la différence entre ce que les acheteurs sont prêts à payer et ce que les vendeurs demandent.

Spread = Ask – Bid

C’est un indicateur direct du coût de transaction implicite : acheter au prix ask puis revendre immédiatement au prix bid entraîne une perte équivalente au spread.

Un exemple pour bien comprendre

Prenons l’exemple d’un CFD sur l’indice CAC 40 :

  • Prix bid : 7 420 points
  • Prix ask : 7 422 points

Le spread est donc de 2 points. Cela signifie qu’un trade instantané dans les deux sens générerait une perte de 2 points, correspondant au coût d’entrée/sortie de position.

Chez IG, les spreads sont affichés en toute transparence et peuvent être serrés sur de nombreux marchés, en particulier sur les indices majeurs et les paires de devises liquides.

Pourquoi existe-t-il un spread ?

Le spread existe car il reflète plusieurs éléments :

  • La liquidité du marché : plus il y a d’ordres d’achat et de vente, plus le spread est réduit.
  • La volatilité : en période d’incertitude ou lors d’annonces économiques, les spreads peuvent s’élargir.
  • Le modèle économique du broker : certains, comme IG, intègrent leurs frais dans le spread sur certains marchés au lieu de facturer une commission.

Les teneurs de marché (market makers) assument un risque en proposant de la liquidité. Le spread compense ce risque et constitue une partie de leur rémunération.

Spread fixe ou variable ?

  • Spread fixe : reste constant, même lors d’événements de marché importants. Cela offre une meilleure prévisibilité mais peut être légèrement plus élevé.
  • Spread variable : évolue en fonction de l’offre et la demande. Il peut être très serré sur les marchés liquides, mais s’élargir ponctuellement.

IG propose des spreads variables compétitifs, notamment sur le Forex (à partir de 0,6 pip sur EUR/USD) et les indices (à partir de 1 point sur le DAX en heures de marché).

Pourquoi le spread est-il si important ?

Le spread est un élément clé du calcul des frais de trading. Il est particulièrement crucial pour :

  • Les scalpeurs ou traders intraday : qui multiplient les opérations et sont donc très sensibles aux coûts implicites.
  • Les traders sur CFD ou Forex : où le spread est souvent le principal ou unique frais.
  • Les investisseurs particuliers qui souhaitent comparer les conditions proposées par différentes plateformes.

Un spread réduit permet d’entrer et sortir du marché à moindres frais, ce qui améliore mécaniquement la rentabilité potentielle.

Comment surveiller et gérer le spread ?

  • Vérifiez les horaires de marché : les spreads sont souvent plus serrés pendant les heures de cotation principales.
  • Évitez les périodes très volatiles si vous souhaitez limiter les spreads variables (par exemple, annonces de la BCE ou publications macroéconomiques majeures).
  • Utilisez des ordres intelligents : chez IG, vous pouvez définir des niveaux d’exécution avec des ordres limités et stop garantis pour gérer plus efficacement votre exposition.

En conclusion

Le spread est bien plus qu’un simple écart de prix : c’est un levier de gestion des coûts, un indicateur de liquidité et un critère essentiel dans le choix de votre plateforme de trading.

Chez IG, tout est mis en œuvre pour offrir des spreads compétitifs, transparents et adaptés aux besoins des traders débutants comme expérimentés.

📲 Vous souhaitez commencer à trader avec un environnement fiable et professionnel ? Découvrez IG ici : https://bit.ly/3PUIWux

Toute activité de trading comporte des risques de perte. Il est important de bien comprendre les mécanismes avant de se lancer.

Catégories
Bourse Nos analyses

Le Day Trading : La stratégie préférée des investisseurs

Le day trading, ou trading intra journalier, est une pratique à la fois fascinante et intrigante. A l’origine réservée à une petite élite de traders professionnels travaillant pour d’énormes institutions, elle a véritablement évolué avec la démocratisation des plateformes de trading comme IG et l’utilisation généralisée d’outils d’analyse technique accessibles à tous.

Cet article est sponsorisé par IG. Si vous êtes intéressé par le day trading et que vous souhaitez commencer à trader avec une plateforme fiable et reconnue, inscrivez-vous sur IG dès aujourd’hui via ce lien. IG offre des outils d’analyse technique avancés et une interface conviviale pour vous aider à maximiser vos opportunités de trading.

Mais qu’est-ce qui se cache derrière cette activité spécifique qui promet de grandes récompenses, combinée à un risque important ?

Le day trading repose sur un principe simple : trader sur un intervalle de temps très court, parfois de quelques minutes. Il s’agit d’acheter à bas prix et de revendre à un prix plus élevé ou, dans le cas de la vente à découvert, à un prix inférieur. Les traders intrajournaliers cherchent à tirer profit de petites fluctuations que les investisseurs ordinaires pourraient considérer comme anodines, mais qui peuvent entraîner des gains conséquents.

Le premier atout du day trading est la faible exposition à la volatilité. Contrairement aux investisseurs à long terme, les traders intrajournaliers ne sont pas affectés par des événements nocturnes comme les fluctuations économiques ou les nouvelles inattendues non liées aux marchés.

Les cinq stratégies de day trading les plus utilisées

Le trend trading

Les traders de tendance sont les traders qui veulent gagner avec les mouvements directionnels des prix des actifs. Les traders achètent l’actif lorsque les prix augmentent et que la tendance est haussière et vendent lorsque les prix baissent et la tendance est baissière.

Source image : IG
Source image : IG

Lorsqu’un actif affiche une tendance haussière, caractérisée par des sommets de plus en plus élevés, un trader prend une position longue. Si l’actif est en tendance baissière, avec une série de creux toujours plus bas, le trader prend une position courte.

Ce type de trading implique généralement de maintenir une position ouverte aussi longtemps que la tendance se poursuit. Cependant, dans le day trading, toutes les positions doivent être fermées le même jour avant la fin de la séance.

Le swing trading

Le swing trading a pour objectif de profiter des fluctuations des prix à court terme, en partant du postulat que les marchés n’observent jamais une tendance linéaire.

Ainsi, les swing traders visent à tirer profit des mouvements de hausse comme des mouvements de baisse qui se produisent sur de très courtes périodes.

Comparé au trading de tendance, qui vise à détecter l’orientation du marché à long terme, le swing trading réduit la marge pour les retournements de l’orientation générale des prix. Par conséquent, le but du swing trader est de détecter ces basculements et de capitaliser sur des mouvements de marché réduits.

Source image : IG

Le scalping

Le scalping est une stratégie qui consiste à accumuler et multiplier les petits gains grâce à un taux de réussite élevé.

Elle repose sur l’idée qu’un trader peut réaliser un profit en accédant à un plus grand nombre d’opportunités avec une faible marge de profit par opportunité, plutôt qu’en prenant un nombre limité de positions et en laissant courir les bénéfices.

Cependant, cela requiert une grande discipline dans la sortie des positions, car les coûts de transaction peuvent rapidement réduire les bénéfices s’ils ne sont pas contrôlés. De nombreux scalpeurs ferment leurs positions avant la fin de la journée pour éviter que les frais de maintien de nuit n’entament leurs gains.

Source image : IG

Le retour à la moyenne

La stratégie de retour à la moyenne repose sur l’hypothèse simple selon laquelle les prix des actifs, ou un indicateur tel que le ratio prix/bénéfice, reviendront à leur moyenne après s’en être écartés.

Pour repérer ces opportunités de trading, les traders utilisent l’analyse technique, y compris les moyennes mobiles, pour identifier les actifs qui se sont manifestement déconnectés de leur tendance à la suite d’une performance récente. Ils s’attendent ensuite à ce que les cours corrigent pour revenir à leur moyenne actuelle.

Source image : IG

Les flux monétaires

Par ailleurs, l’indicateur de flux monétaire estime si un certain actif est en situation de surachat ou de survente en prenant en compte à la fois le volume des échanges et le prix, sans dépendre du dernier uniquement.

Il compare simplement le volume des ordres de la veille au volume journalier dans son ensemble, pour voir si le flux monétaire est favorable ou défavorable. Une lecture de 80 ou plus indique un surachat, ce qui peut être un point de vente. D’autre part, une lecture in situ à 20 ou moins indique une survente, ce qui peut être l’occasion d’acheter.

Source image : IG

En résumé, le day trading, autrefois réservé à une élite de traders professionnels, est désormais accessible à un public plus large grâce à la démocratisation des plateformes de trading et des outils d’analyse technique. Cette pratique intrigante offre des opportunités de gains conséquents en exploitant les petites fluctuations des marchés sur de courtes périodes.

Cependant, le day trading n’est pas sans risques et nécessite une solide compréhension des marchés, une tolérance au risque et une discipline rigoureuse. Les traders doivent être prêts à investir du temps dans leur formation et à tester différentes stratégies pour trouver celle qui leur convient le mieux.

Si vous êtes attiré par le day trading, n’oubliez pas que la prudence et la préparation sont vos meilleurs alliés pour naviguer dans ce monde complexe et potentiellement lucratif.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

Catégories
Bourse Economie Nos analyses

Le DAX 40 défie la récession : Pourquoi l’indice allemand surpasse ses rivaux européens en 2024

Le Dax allemand signe une progression remarquable depuis le début de l’année, alors que la conjoncture de la première économie de la zone euro s’avère maussade.

Le modèle allemand qui avait engrangé tant de succès dans les années 2000 et 2010 grâce à un accès à de l’énergie bon marché (gaz russe) et une économie tournée vers l’exportation de produits manufacturés (forte demande chinoise) montre ses limites. Les coûts de production ont monté, en raison notamment de la crise de l’énergie qui a montré la vulnérabilité du mix choisi (exposition excessive au gaz russe).

Dans le même temps, la Chine s’est renfermée sur elle-même à cause du Covid de 2020 à 2022 puis est arrivée la crise immobilière qui a fortement ralenti la demande intérieure du pays. En outre, la Chine qui tirait la demande de produits manufacturés est également devenu un concurrent de premier ordre.

Et, pourtant le DAX 40, le grand indice de la Bourse de Francfort, défie la gravité. Enchaînant les records, l’indice progresse de plus de 20% sur l’ensemble de 2024, alors que le CAC 40 perd 1,27%.

Certes, les tensions politiques en France liés à la dissolution de l’Assemblée nationale en juin et les incertitudes politiques qui ont suivi, pèsent dans la balance. La dissolution de l’Assemblée nationale en France, en juin dernier, avait provoqué d’importants remous à la Bourse de Paris. Le CAC 40, qui évoluait au-dessus des 8.000 points avant cet évènement politique majeur, n’a plus jamais approché de près ou de loin ce seuil.

La question de la dissolution et des risques politiques associés a été le premier déclencheur de sous-performance de l’indice. Le risque politique a pesé car le marché a, dès le mois de juin, redouté de voir des formations politiques radicales émerger avec des importants changements fiscaux. Ce risque n’a pas pesé qu’en juin mais tout au long de l’été.

Le marché n’a pas eu tort : si le risque de radicalité politique ne s’est pas concrétisé, la fiscalité a effectivement été modifiée. Avec le risque que des mesures prises temporairement pour réduire un déficit dégradé ne deviennent durables. L’actuel gouvernement avait par exemple décidé d’alourdir pendant deux années l’impôt sur les sociétés acquitté par les entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires en France.


C’est Trade Republic qui sponsorise ce contenu pour vous aider à prendre vos investissements en main alors inscrivez-vous en cliquant ici et investissez facilement ! 🥰


Néanmoins, l’Allemagne a également connu son moment « politique » cette année. De fait, le chancelier, Olaf Scholz, a révoqué le mercredi 7 novembre, le ministre des Finances, Christian Lindner, qui a été remplacé par Jörg Kukies, proche conseiller de Scholz.

Cette annonce a acté la fin de la coalition allemande « feu tricolore » qui regroupait les sociaux-démocrates (SPD) de Scholz, les écologistes et les libéraux (FDP) de Lindner. L’exécutif au pouvoir n’a ainsi plus de majorité au Parlement, réputé très puissant outre-Rhin.

Des tensions avaient émergé entre le FDP et le SDP autour de la constitution du Budget 2025 et la direction de la politique économique (en clair: faut-il relancer la croissance quitte à ne pas tenir l’équilibre budgétaire). Ce dans un contexte économique dégradé, puisque l’Allemagne peine à renouer avec la croissance, laissant désormais ses voisins tirer l’activité de la zone euro.

À la suite de cette décision, Olaf Scholz a appelé à un vote de confiance à la mi-janvier 2025. « S’il perdait ce vote, comme cela semble probable, il demanderait au président fédéral Steinmeier de dissoudre le parlement dans un délai de 21 jours. Dans le cas où le président dissoudrait le parlement, de nouvelles élections devraient être convoquées dans un délai de 60 jours« , explique UBS. Ce qui reviendrait donc à tenir des élections anticipées en mars.

Mais contrairement à la France, le risque politique mérite d’être relativisé. UBS note qu’au regard des sondages actuels, des coalitions traditionnelles (comme une grande coalition sociaux-démocrates-conservateurs) ont toutes les chances d’émerger. Alors que le parti d’extrême-droite AfD n’a que très peu de chance d’accéder au pouvoir.

De plus, ce bouleversement politique pourrait par ailleurs permettre à l’Allemagne d’obtenir plus de flexibilité sur la « règle d’or » ou « frein à l’endettement » qui limite fortement le déficit budgétaire, sauf en cas de détérioration importante de la conjoncture. Les deux partis qui devraient être amenés à former une coalition en février prochain se sont montrés ouverts à la révision de cette règle, même au sein du parti conservateur gardien du dogme du « Schwarze Null » (déficit budgétaire nul).

En d’autres termes, la crise politique allemande est vue d’un bon oeil par les marchés car elle pourrait, in fine, entraîner une hausse des investissements dans le pays.

« Il y a une ouverture sur une politique budgétaire. Une fois qu’il y aura une nouvelle coalition gouvernementale, peut-être il y aura-t-il une réflexion sur une révision constitutionnelle qui permettrait de sortir de ce frein à l’endettement qui se révèle complètement toxique« , a expliqué sur BFM Business ce jeudi Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa.  

« On se dirige vers la sortie de cette situation de blocage avec peut-être une élection en mars. Donc on va plutôt vers une clarification, au rythme des institutions allemandes« , a conclu l’économiste.

Cette différence de situation a politique a également joué un rôle dans l’arbitrage des portefeuilles des investisseurs, sachant que celle en Allemagne n’est arrivé qu’en novembre, alors que celle française date du mois de juin avec des risques plus élevés sur le plan fiscal et politique.

Mais cela n’explique pas tout. D’autant que le FTSE 100 (+7,65%), indice principal de la Bourse de Londres, et le SMI (+4,76%), celui de Zurich, les deux autres places fortes de la Finance en Europe, sont aussi distancés par le DAX 40.

Le premier élément de réponse n’a d’ailleurs rien de très complexe. Le DAX a bien résisté parce qu’il n’est pas vraiment lié à l’économie allemande. Selon les données de Goldman Sachs, seulement 18% des revenus des sociétés de l’indice sont générés en Allemagne. A titre de comparaison, le CAC 40 pourtant composé de sociétés très internationalisées, affiche un taux plus élevé, de 22,7% (de revenus générés en France).

La différence est certes, mais celle-ci se fait surtout sur le type de produits exportés. On a un cinquième du CAC 40 qui est représenté par le luxe et dont le plus grand marché est la Chine, or actuellement les ménages chinois ne privilégient pas l’achat de produits du luxe étant la situation économique de ceux-ci depuis la crise immobilière et la répression du gouvernement sur les sociétés technologiques.

Le luxe ne bénéficie pas non plus de la résilience de l’économie américaine soutenu par les dépenses à la consommation des ménages qui sont devenus plus sélectifs dans leurs achats à cause de l’inflation.

Ainsi, l’Allemagne qui a une pondération des secteurs plus diversifiés dans son indice, est lui aussi exposé à la Chine, mais moins que le CAC 40. Il est davantage exposé aux Etats-Unis, où les indicateurs macroéconomiques sont au beau fixe, alors l’indice profite bien mieux de la conjoncture actuelle américaine.

« Les Etats-Unis sont le premier marché à l’exportation des entreprises allemandes, derrière la France et, dorénavant, loin devant la Chine », confirme l’experte en analyse macroéconomique Véronique Riches-Flores. La Chine représente moins de 6 % des exportations allemandes contre près de 11 % pour les Etats-Unis.

Même si l’élection de Donald Trump, avec les risques de guerre commerciale tous azimuts, peut inquiéter, elle est vue d’un bon oeil, car un dollar fort favorise les entreprises exportatrices européennes. Depuis fin septembre, l’euro (proche de 1,06 dollar lundi) a perdu plus de 5 % face au dollar.

« Ce qu’entrevoient les marchés sont probablement les effets stimulants que pourrait avoir la politique de Trump sur la demande américaine adressée aux entreprises allemandes, plutôt que les conséquences négatives, plus incertaines et plus lointaines, des taxes à venir à l’importation », explique l’experte en analyse macroéconomique. D’autant que les entreprises chinoises risquent d’être bien plus pénalisées par le bras de fer à venir que les groupes allemands

En effet, Wall Street est en pleine effervescence depuis le début de l’année et encore plus depuis l’élection de Donald Trump, impatiente de voir arriver les baisses d’impôts, les dérégulations et l’énergie bons marchés promis par Trump, ce qui pourrait profiter à des entreprises comme Deutsche Telekom, SAP ou Allianz.

Au-delà de cette exposition faible à l’Allemagne, plusieurs poids lourds du DAX 40 connaissent une année faste. Des facteurs sectoriels spécifiques peuvent avoir contribué à sa surperformance, étant donné le poids plus important des valeurs de croissance. En effet, nous trouvons plusieurs valeurs qui ont réalisé des performances stratosphériques cette année. Goldman Sachs les appelle les « Sept Magnifiques allemandes ».

On retrouve, l’éditeur de logiciels professionnels SAP, l’assureur Allianz, le réassureur Muchich Re, le groupe pharmaceutique Merck, Siemens Energy, spécialisé dans les centrales électriques et les énergies renouvelables, le conglomérat industriel présent dans l’armement Rheinmetall, et l’opérateur télécoms Deutsche Telekom.  

Nous avons Siemens et Rheinmetall qui ont grimpé respectivement jusqu’à aujourd’hui de 321% et 105%. Dans le même temps, SAP SE, la plus grande entreprise en termes de capitalisation boursière du DAX, a progressé de 76% dans un contexte de reprise mondiale des valeurs technologiques.

Siemens Energy a profité de la mégatendance de l’électrification de l’économie. De plus, l’entreprise a par ailleurs enchaîné les bonnes publications (18,5% de croissance sur le dernier trimestre publié) et renforcé son bilan, en vendant pour 3 milliards d’euros d’actifs. « Le marché de l’électricité reste solide, entraînant des volumes et des prix élevés dans les divisions ‘Grid’ (réseaux électriques) et ‘Gas’. Dans le même temps, le redressement de Gamesa (la division d’énergies renouvelables, NDLR) semble être en bonne voie« , juge Deutsche Bank.

De son côté Rheinmetall (+70%), qui fournit des blindés à l’armée allemande, continue d’être la valeur défense préférée des investisseurs en Europe, portée par les tensions géopolitiques.  

Concernant SAP, la société a publié de très bons résultats cette année, et est exposée à deux thématiques porteuses à savoir l’intelligence artificielle (IA) et l’informatique dématérialisée (cloud). L’entreprise s’est d’ailleurs réorganisée en début d’année pour se concentrer sur l’essor de l’IA. Or, on rappelle que la tendance de l’intelligence artificielle a été extrêmement bénéfique pour les entreprises technologiques.

Par ailleurs, même en dehors des « Sept Magnifiques » cités par Goldman Sachs, d’autres groupes affichent de belles progressions dans le DAX 40. Citons Adidas (+31,1%), qui taille des croupières à son rival Nike et a relevé plusieurs fois ses objectifs 2024, le motoriste aéronautique MTU (+64,3%) qui bénéficie de la dynamique de ses services d’après-vente, ou les banques Deutsche Bank (+35,8%) et Commerzbank (+39,5%).

En revanche, lorsqu’on voit le CAC 40 avec ses poids du luxe, et de l’industrie, on retrouve des performances plus dispersées. Tout d’abord, pour le luxe, nous avons LVMH qui perd 12% cette année, Kering, -38%, l’Oréal, -22% et seulement Hermès qui prend +18%. Ensuite pour l’industrie, nous avons TotalEnergies qui perd -11,82%, Sanofi qui prend seulement +1,34%, Sanofi à +1,35% et pour la finance, BNP Paribas perd -5,79%.

D’ailleurs, le luxe français représente représente environ 20% de la pondération totale du CAC 40 a été heurté de plein fouet par la morosité de l’économie chinoise, la Chine étant un marché important pour le secteur (avec environ 30% des revenus). Cela a particulièrement pesé sur LVMH et L’Oréal, deux des trois plus importantes capitalisations boursières du CAC 40, qui ont tous deux publié des croissances inférieures aux attentes au troisième trimestre.

Les acteurs du luxe ont aussi, plus récemment, pu être pénalisés à la fois par les mesures de relance décevantes de la Chine et par les craintes liées aux surtaxes douanières voulues par Donald Trump.

« L’éventualité de tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine pourrait encore affaiblir le sentiment des consommateurs chinois et compliquer le redressement macroéconomique de la Chine, ce qui constituerait un risque pour la reprise du secteur du luxe« , a souligné UBS, la semaine dernière.

Autre impasse gagnante du gestionnaire : le secteur automobile, où il est largement sous-investi, Stellantis (Peugeot, Chrysler, Fiat…) ayant vu son cours de Bourse dégringoler de plus de 40 % depuis janvier.

Lorsqu’on voit ces performances de marché, on comprend directement la divergence entre les deux indices qui représentent les deux plus grandes économies européennes.

Catégories
Cryptomonnaies Nos analyses

Crypto time: Gros plan sur le Tether (USDT)

La semaine dernière, le rallye haussier, du cours du bitcoin, jusqu’à son nouveau sommet de marché, a bénéficié à beaucoup d’investisseurs, sur les bourses d’échanges de l’argent numérique. Cette semaine, l’équipe de ParlonsFinance (PF) vous propose de plonger au cœur d’une pièce virtuelle, qui garantit la liquidité, et l’équilibre sur les plateformes de négoce de cryptomonnaies, le jeton stable ou Stablecoin Tether (USDT). 

L’histoire de Tether 

Tether (sigle : USDT) est communément associé à un jeton numérisé stable qui se couple à une devise fiduciaire classique. Les fluctuations de sa valeur se calquent à la variation de cours de l’unité monétaire (euro, dollars, yen, etc.) à laquelle il s’apparie. Les prémices de la cyberdevise démarrent en 2012, lorsque J. R. Willet, un programmeur en informatique publie un Livre blanc, qui décrit la possibilité d’implémenter de nouvelles pièces dématérialisées à partir du protocole de bitcoin. Par la suite, il aida à installer cette trouvaille sur Mastercoin, une devise virtuelle rattachée à la Mastercoin Foundation, plus tard, rebaptisé Omni Foundation. Ensuite, l’algorithme de Mastercoin deviendra celui de Tether. Le cyberactif, initialement nommé « Realcoin », fut développé en 2014, par l’initiative de Brook Pierce, Reeve Collins, et Craig Sellar, dans une startup qui est basée à Santa Monica, aux États-Unis. Par comparaison à d’autres crypto qui expérimentent beaucoup de fluctuations de cours, la cotation du Tether ne diffère quasiment jamais. Enfin, Tether Limited, la société qui émet les jetons USDT, partage un directeur général avec la bourse d’échanges, Bitfinex. 

Comprendre les spécificités techniques du Tether 

Par analogie, à d’autres actifs cryptographiques, le Tether utilise la technologie d’une blockchain pour opérer ses transactions. C’est une pièce électronique de la famille des crypto stables communément désignée par le nom stablecoins. Selon le site officiel Tether, « il se garantit à 100 %, par une réserve de fonds fiduciaire de l’unité économique à laquelle il se lie. » La cybermonnaie convertit les espèces en USDT, afin d’attacher la valeur de l’avoir digital au cours des devises nationales comme le dollar américain, l’euro ou encore le yen japonais. Les nouveaux jetons mis en circulation ne sont pas minés, mais « frappés » par Tether Ltd.

À quoi sert le Tether ? 

Par sa constance de cours, le Tether permet aux investisseurs de protéger leurs capitaux contre l’incertitude substantielle du marché des pièces numériques. C’est le cryptoactif stable ou stabelcoin le plus populaire, et il s’octroie même de substitut à l’argent traditionnel sur plusieurs bourses. Initialement, il fut conçu pour s’adosser à trois valeurs fiduciaires classiques : USTether, pour le dollar américain, EuroTether pour l’euro, et YenTether pour le yen japonais. Puisque la cotation de l’USDT, reproduit la fluctuation du cours de l’avoir auquel il s’apparie. Garder du Tether dans votre portefeuille, vous couvre de la volatilité habituelle du commerce des crypto. Si vous disposez de 1000 $ par exemple, vous pourrez les échanger contre 1000 USDT. Cela signifie que le jeton se négocie à 1 dollar sur toutes les plateformes et donc peut s’utiliser à la place d’un dollar. Cependant, dans la pratique, le prix a tendance à différer un peu. En outre, pour chaque pièce émise correspond un billet en réserve dans un rapport de 1 : 1 (ceci équivaut à un argument de vente important et un problème potentiel quand la cryptosphère se veut décentralisée et sans liens).

Controverse 

Au cours de ces dix dernières années, la compagnie Tether Limited a subi plusieurs polémiques. En novembre 2017, par exemple, la firme a déclaré une perte d’environ 31 millions de dollars de ses jetons numériques USDT, volés lors d’un piratage informatique de la plateforme. L’année suivante, elle connait un autre échec, car l’audit nécessaire pour garantir le maintien de la totalité des pièces en circulation USDT par des fonds effectifs n’a jamais eu lieu. En 2021, l’entreprise qui est accusée de manque de transparence, à tort ou à raison, éprouve des difficultés à gagner la confiance des investisseurs. Elle rencontre diverses critiques, notamment, par rapport à ses refus récurrents à réaliser un audit-comptable indépendant, de ses avoirs en réserve. Toutefois, en mars de cette année, l’état de ladite réserve a fait l’objet d’un rapport externe qui atteste de sa pleine édification. Pour autant, cela ne représente pas une révision au sens propre pour vérifier la justesse des chiffres. À l’heure actuelle, la devise stable controversée occupe régulièrement la première position au classement du stablecoin le plus employé sur les bourses d’échanges. Dès lors, les individus placent toujours leur loyauté soit dans Tether, soit dans l’établissement bancaire qui contrôle les fonds, ce qui potentiellement incarne un risque pour des fraudes futures.  

Plusieurs faits importants

  • Tether a démarré sous le nom de « RealCoin » en juillet 2014, les dirigeants de Tether Ltd ont rebaptisé le token « Tether » en novembre de la même année. 
  • Les premiers jetons USDT furent distribués le 6 octobre 2014.
  • En 2019, le Tether a dépassé le Bitcoin en matière de volume de négociation, avec le flux quotidien et mensuel le plus élevé de toutes les pièces virtuelles sur le marché. 

Résumé 

  • Le Tether (USDT) est un stablecoin, un type de cryptomonnaie qui vise à maintenir la stabilité des valorisations au sein du marché.
  • Le token s’utilise par les investisseurs d’actifs digitaux pour éviter l’extrême volatilité des autres devises virtuelles.
  • Les jetons Tether se négocient sous le symbole USDT.
  • À l’heure de la rédaction, le nombre total des pièces USDT en circulation s’élève à 71 milliards.

Cet aCet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

Catégories
Cryptomonnaies Nos analyses

Crypto : Au coeur du Litecoin

Dans notre rubrique, cette semaine, sur les devises virtuelles, nous vous proposons d’examiner l’une des cyberdevises pionnières de l’industrie, le Litecoin. En particulier, c’est un mois de septembre avantageux à la négociation du token, pour plusieurs investisseurs, sur les bourses d’échanges de cryptomonnaies. La pièce numérique s’est retrouvée au cœur de la controverse, lors d’une « fake news » qui a évoqué sa possibilité d’être accepté comme moyen de paiement chez le géant américain du retail, Walmart. L’annonce a propulsé en 20 minutes, son cours, à plus de 36 %, passant d’un prix unitaire de 175 à 238 dollars avant de redescendre aussi tôt. La société Walmart et la fondation Litecoin ont totalement démenti la nouvelle. 

Un peu d’histoire 

Litecoin (sigle : LTC) est une plateforme de paiements, code ouvert « open source », une monnaie numérique pair à pair, démarré en octobre 2011, grâce à l’initiative de Charlie Lee, un ancien employé de Google, et Coinbase. Le réseau qui est conçu dans un code source quasiment égal à celui de bitcoin permet d’effectuer des opérations rapides, sécurisé, et peu coûteux. Par analogie à la première des devises virtuelle jamais lancée, son algorithme de signature des échanges est beaucoup plus allégé. Il autorise de « miner » des blocs beaucoup plus vites, soit un temps nécessaire de 2 min et 30 secondes, contre 10 minutes, une cadence moyenne 4 fois supérieure. L’objectif de la plateforme consiste à réellement offrir les négociations de sa pièce dématérialisée au même degré qu’une monnaie transactionnelle. Le cyberjeton LTC est souvent comparé à de l’argent (métal) électronique, au même titre que le bitcoin est considéré comme de l’or électronique « the silver to bitcoin’s gold ». En effet, les deux cryptoactifs reposent sur un algorithme aux caractéristiques déflationniste qui restreint la production du nombre total de jetons à 84 millions, et 21millions d’unités. 

Les fondamentaux de Litecoin

Considéré comme le petit frère de bitcoin, le Litecoin a connu les prémices du marché des cyberdevises, c’est l’une des premières devises électroniques alternatives « altcoins ». Le réseau permet des paiements en ligne accessible aux individus et aux entreprises. Cependant, les échanges s’effectuent uniquement en cryptoactif dans un processus où seuls les détenteurs du portefeuille numérique de Litecoin profitent de ce système. Le mode de fonctionnement de cette plateforme s’apparente à celles d’autres cryptomonnaies, elle utilise le consensus, de la preuve de travail « Proof-of-Work » pour valider la chaîne de blocs. Le mineur reçoit 25 LTC à chaque opération, dans la procédure de signature de transfert. Chaque Litecoin est divisé en cent millions d’unités plus petitesdéfinies par huit décimales. Le système décentralisé et code ouvert de la blockchain permet de ne perdre aucune information.  

Les technologies Segregated Witness « Segwitt » & Atomic Swap

L’algorithme de Litecoin authentifie la chaîne de blocs, grâce au mécanisme de Segregated Witness « Segwitt », pour limiter l’accroissement des blocs orphelins formés en conséquence de la faible durée qui est accordé à leur acceptation. Un bloc orphelin se crée lorsque deux mineurs exploitent un bloc sur le même intervalle de temps. Par la suite, le réseau permet la coexistence des deux blocs pendant un temps certain, jusqu’à l’élimination d’un bloc.La seconde technologie de Litecoin se nomme Atomic Swap, ce mécanisme offre l’interopérabilité des plateformes, et donc l’échange de devises entre elles sans avoir à passer par une entité intermédiaire. 

Plusieurs faits importants concernant Litecoin

  • En 2018, Google ajoute le Litecoin à son outil de conversion de devise.
  • Les jetons n’ont pas fait l’objet de préallocation, la totalité des pièces litecoins a été « miné » naturellement.

La comparaison Litecoin vs Bitcoin

Litecoin

  • Le réseau de paiement a pour but de créer un bloc, toutes les deux minutes trente.
  • L’algorithme de signature confirme rapidement les opérations, et les frais de négociations sont infimes.
  • Les pièces LTC sont « minées » grâce au consensus de la preuve de travail « Proof-of-Work ».
  • Le taux d’émission de la monnaie suit une série géométrique qui diminue de moitié tous les 840 000 blocs, et la quantité totale de token est limité à 84 millions d’unités.
  • Les transactions sont enregistrées sur la chaîne de blocs Litecoin.
  • La plus petite unité de Litecoin s’appelle « Litoshi ».
  • Souvent, on nomme le Litecoin « Argent numérique ».

Bitcoin

  • L’algorithme du réseau de bitcoin crée un bloc environ toutes les dix minutes.
  • La pionnière des monnaies dématérialisées est capée à 21 millions de pièces.
  • La chaîne de blocs bitcoin approuve la suite du registre grâce au consensus de la preuve de travail « Proof-of-Work ».
  • On nomme la plus petite unité fonctionnelle sur la blockchain de bitcoin, « Satoshi ».
  • Le bitcoin est souvent considéré comme de « l’Or numérique ».

En résumé 

  • Le Litecoin est une plateforme de paiements, code ouvert « open source », une monnaie numérique pair à pair, démarré en octobre 2011, grâce à l’initiative de Charlie Lee.
  • Le jeton cryptographique dispose d’un code source quasiment identique à celui de bitcoin.
  • C’est la première cryptomonnaie alternative.
  • La plateforme permet des négoces de devises, rapides, sécurisés, et à moindres coûts. 
  • Le réseau utilise le consensus de la preuve de travail « Proof-of-Work », pour valider la chaîne de blocs.
  • À l’heure de la rédaction de cet article, le token occupe la 16e place, des plus grandes capitalisations, sur les bourses de commerce de pièce numérique, et s’échange à 152,13 dollars.

Cet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

Catégories
Cryptomonnaies Nos analyses

CRYPTO : gros plan sur Ripple

Cher lectorat, cette semaine dans la poursuite de notre « tour du monde » sur le marché des cryptos, nous vous proposons de démystifier la société controverse Ripple Labs et son jeton natif, le XRP. 

Les prémices de la société Ripple 

Ripple Labs (ticker crypto : XRP) est une société américaine fondée en 2012 par Chris Larsen et Jed McCaleb. C’est une plateforme qui a pour mission de simplifier les échanges monétaires internationaux pour les clients particuliers, les entreprises et les banques. La technologie sous-jacente de ce système s’apparente à la méthode de SWIFT. Cependant, pour le transfert de fonds transocéaniques (en temps réel), le versement se fait ici sans frais de correspondance qui y sont associés. Les paiements sont irréversibles, et il n’y a pas de rejet de débit, les opérations sont cryptées de bout en bout de sorte que les données restent anonymes et sécurisées tout au long du processus. Le XRP, quant à lui, est le jeton numérique natif de la structure RippleNet. Sa fonction primaire consiste à servir de pont monétaire lorsque l’échange direct entre deux paires de devises rarement négociées n’est pas disponible. L’algorithme d’orientation privilégie toujours le chemin le plus rapide et le moins coûteux. 

Quels sont les fondamentaux de l’XRP ? 

Le token cryptographique XRP sert d’intermédiaire lors des transactions dans le monde entier sur la plateforme de paiement numérique appelée RippleNet. Le réseau fonctionne par échange des devises d’un expéditeur vers un destinataire qui peut, in fine, convertir en temps réel les XRP en une monnaie fiduciaire différente. Contrairement au bitcoin ou l’ethereum, ces jetons n’ont pas été créés par le « minage », mais ont été « pré-minés » par les fondateurs et mis en circulation lors de la phase de lancement du projet. C’est le conseil d’administration de la société Ripple Labs et ses dirigeants qui détiennent la majorité des fonds. Cette spécificité inhérente de l’entreprise lui a été reprochée dans la sphère des cryptos. Néanmoins, elle est souvent appréciée par la plupart des établissements bancaires classiques, qui y voient un argument de stabilité financière. Le système est déjà utilisé par des institutions telles que Bank of America pour traiter les transferts internationaux. 

Aujourd’hui, la société Ripple connaît un succès grandissant, elle attire l’attention de plusieurs investisseurs et a conclu plusieurs partenariats sérieux notamment en Asie et en Australie. Sa méthode de paiement est la plus populaire pour effectuer des transferts transfrontaliers, par exemple en Extrême-Orient. La plateforme d’échange dispose d’un large réseau de distribution, et cela ne détériore pas sa sécurité, qui est l’une des meilleures parmi tous les actifs digitaux. Enfin, pour couronner le succès de cette structure, le XRP se classe à la septième position des plus grosses capitalisations boursières sur le marché des cryptos avec plus de 25 milliards de dollars US. Actuellement, le jeton se négocie à 0,6 $ (0,55 €). 

Bataille judiciaire interminable contre la Securities and Commission of Exchange (SEC)

En 2020, la Security and Commission of Exchange (SEC), l’un des deux plus gros régulateurs des marchés boursiers aux États-Unis, a intenté un procès contre la firme. Dans ses allégations, l’agence américaine accuse les dirigeants de la société Ripple Labs d’avoir levé plus de 1,3 milliard de dollars lors de la vente de valeurs mobilières sans licence, à savoir le XRP. Les patrons de Ripple se défendent sur ce choix de la SEC qui selon eux ne classe pas des actifs tel que le bitcoin ou ethereum dans la même catégorie. En effet, la SEC considère ces actifs comme suffisamment décentralisés pour ne pas être labélisés de « securities ». 

Dans cette affaire, il y a lieu de penser que le XRP présente toutes les caractéristiques d’une valeur mobilière puisque les 100 millions de jetons ont été générés en un seul coup. De plus, la majorité des fonds sont détenus par la société Ripple Labs et ses dirigeants.  

XRP vs Bitcoin : similarités et différences

Similarités

–       Les deux sont des cryptomonnaies échangeables qui utilisent la technologie de la cryptographie.

Différences 

–       Ripple est un système de paiement décentralisé qui garantit des opérations plus rapides que celles proposées par le Bitcoin ou l’Ethereum ; les transactions cryptographiques sont signées, libellées dans une devise fiduciaire différente ou dans la monnaie interne du réseau (XRP) ; 

–       Contrairement à bitcoin, les jetons de Ripple n’utilisent pas la technologie sous-jacente à la blockchain ; 

–       La plateforme Ripple est toujours détenue et exploitée par une entreprise privée.

En résumé 

Ripple souvent confondu avec sa cryptomonnaie native XRP est une société technologique lancée en 2012 par ses fondateurs Chris Larsen et Jed McCaleb. Son objectif consiste à simplifier les envois de fonds transfrontaliers entre les individus, les entreprises via RippleNet. Le jeton XRP sert d’intermédiaire lorsque l’échange direct entre des pairs de devises différentes n’est pas disponible. 

La Federal Reserve Bank of Boston a écrit : « l’adoption de réseaux distribués, tels que Ripple, peut aider l’industrie [bancaire] à réaliser un traitement plus rapide, ainsi que des gains d’efficacité pour les paiements internationaux et la correspondance bancaire ».

Cet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

Catégories
Banque & Finance Economie Nos analyses

Comment la Goldman Sachs a ruiné la Grèce : une tragédie en plusieurs actes.

À Athènes, ce 24 mai 1979, est signé au Zappeion le traité d’adhésion de la Grèce à la communauté européenne. Plus un choix symbolique que pragmatique, le gouvernement Karamanlis présente aux yeux de tous une Grèce affranchie de ses racines dictatoriales entretenues durant près de 7 ans par les colonels de la junte.

Drogué aux subventions européennes (30 milliards en 10 ans, soit 10% du PIB grec), le pays signa des deux mains le traité de Maastricht, celui-là même à l’origine des prémices de l’union économique et monétaire.

Alors que la corruption, le népotisme et le laxisme fiscal gangrenaient de l’intérieur le système politico-économique grec, mettant ainsi en exergue une incapacité systémique à faire converger ses indicateurs vers les critères de l’UEM, la Grèce affiche contre toute attente des résultats miraculeux ; le déficit public passe de 10% en 1995 à … 1,6% en 1999, faisant d’elle un candidat plus que convaincant à la monnaie unique.

De mal-aimé à enfant prodige, il n’y a visiblement qu’un pas. En à peine quelques années, tous les déficits s’étaient résorbés et, avec eux, les interrogations de ses partenaires.

Réformes structurelles d’assainissement, réformes conjoncturelles du moment ou politique d’austérité, le climat euphorique de l’époque éclipsait la manière pour ne se concentrer que sur les fins.

Par quel procédé le pays a-t-il pu équilibrer ses comptes publics ? La crise grecque, survenue 7 ans après l’adoption de l’euro, est-elle la conséquence différée d’une victoire à la Pyrrhus ? Quel a été le rôle joué par la Goldman Sachs tant dans la réussite que dans la faillite grecque ?

Résurgence de la Grèce antique

On ne l’attendait pas au-devant de la zone Euro, et pourtant elle y figure. Le 1er janvier 2001 signe le renouveau des années d’or de la Grèce. L’économie prospère et connait l’une des plus fortes croissances de la zone euro (4,3% en moyenne par an de 2000 à 2007). Les salaires dans la fonction publique ont plus que doublé alors que dans le même temps, les salaires en Allemagne augmentaient de 25%. L’emprunt est facilité par les coûts d’intérêts bas inhérents à la monnaie unique, permettant de surcroit une hausse de la demande intérieure et des investissements publics. À cette effervescence s’ajoute son succès au championnat d’Europe de football de 2004, et, la même année, Athènes est désignée ville organisatrice des Jeux olympiques. Malgré d’importantes dépenses, le déficit demeurait stable (moins de 2% en moyenne sur la période). Après tout, pourquoi douter ?

Rupture du trompe-l’œil

Malgré une présomption de bonne foi, un audit fut lancé sur les comptes publics grecs par l’organisme en charge de l’information statistique à l’échelle communautaire, Eurostat.

Une comptabilité peu rigoureuse en a découlé. En effet, certaines dépenses, principalement militaires (séquelles ottomanes), n’étaient enregistrées dans les comptes qu’une fois l’intégralité de la commande reçue. Si le pays prévoyait de se faire livrer 100 tanks, ce n’est qu’après la réception du 100ème que la dépense se retrouvait effectivement dans les comptes. Des milliards d’euros s’étaient volatilisés par une simple acrobatie comptable. L’affaire est classée sans suite.

C’est en arrivant au pouvoir, en octobre 2009, que le gouvernement socialiste de Georges Papandréou décide de lever le masque. La réalité des finances publiques est tout autre que celle enjolivée pendant des années par ses prédécesseurs; le déficit atteint les 12% du PIB, soit le double du chiffre officiel annoncé. L’illusion de confort et d’aisance dans laquelle le peuple grec fut plongé, et qui contrevenait en tout point à tous les principes fondamentaux de stabilité et d’équilibre, n’était que le corollaire du secret bien gardé de la prospérité grecque, celui de toute bonne dette publique (112% du PIB).

Opération Éole

C’est ainsi que fut baptisé, en hommage au dieu du vent grec Aeolus, l’opération visant à magnifier les comptes publics. Consciente de son incapacité à se souscrire aux critères draconiens de Maastricht, la Grèce fait appel à la sulfureuse mais néanmoins brillante banque d’affaire Goldman Sachs afin de maquiller ses comptes. Pour ce faire, la première banque conseil d’Athènes met en place un mécanisme financier consistant en la manipulation d’emprunts d’état libellés en monnaies étrangères, qu’on appelle communément un swap de devises. Il est habituel qu’un pays génère de la dette pour couvrir son déficit et assurer le paiement des intérêts et du principal arrivant à échéance, puis qu’il émette des obligations souveraines en euros pour couvrir le risque de change. En substance, rien d’illégal, plusieurs cas font jurisprudence. Le souci, c’est que la parité Drachme/euro fut fixée artificiellement, permettant ainsi au mandateur de camoufler tout un pan de sa dette. En ayant recours à un produit financier complexe, la banque rend également possible l’hypothèque des futures recettes de la Grèce, celles tirées essentiellement des taxes d’aéroport et de la loterie. De ce mécanisme, la Grèce aura sorti 2,8 milliards d’euros de dettes, soit assez pour continuer à emprunter auprès de la BCE. Selon Bloomberg, la Goldman Sachs aurait facturé à son client 600 millions d’euros en prestations de conseil, soit le montage financier, uniquement. Les intérêts, quant à eux, seront remboursés à hauteur de 400 millions d’euros par an, jusqu’en 2032.

La Goldman Sachs, sans foi ni loi

Suite à l’aggravation de la conjoncture économique engendrée par la crise financière de 2008, un climat anxiogène s’installe au sein des états et des marchés financiers. Les obligations grecques fluctuent au gré du vent et, avec elles, le sort de tout un peuple. La zone euro craint pour sa monnaie, les états membres une crise systémique.

Les agences de notation et les investisseurs sonnent le glas de la Grèce, tout cela en chœur. les premiers, en dégradant la solvabilité du pays, donnent matière aux seconds, principalement des fonds d’investissements, des banques et des fortunes privées, à se prémunir contre les défauts de crédit en investissant massivement sur des CDS (Credit Default Swap). Ces titres spéculatifs,dont la valeur est négativement corrélée au prix des obligations grecques, ne sont que la matérialisation boursière d’un pari sur la faillite hellénique. La Goldman Sachs se place en acteur cardinal du marché des CDS et agit comme un catalyseur du mouvement en conseillant ses clients d’acheter ces dérivés financiers, anticipant ainsi une hausse du prix desdits CDS, évidemment dans une affaire de conflit d’intérêts très claire. En coopération étroite avec la Goldman Sachs, la NBG (National Bank of Greece), dès lors principal dépositaire des fameux swaps de devises résultant du deal de 2001, créée une entité ad hoc de titrisation (titlos) impliquant la transformation des créances souveraines en titres financiers, et ce en vue d’utiliser ces swaps comme nantissement pour de nouveaux emprunts auprès de la BCE, de quoi se refinancer temporairement et retarder l’échéance de quelque peu.

La dette étant devenue insoutenable, la contrepartie pour adhérer à l’eldorado monétaire fantasmé par beaucoup s’est révélée trop importante pour un pays comme la Grèce, qui ne s’était finalement jamais mis en rang. Une responsabilité morale pèse, à juste titre, sur les protagonistes d’une scène dont l’issue n’avait in fine rien de théâtrale, dont les implications étaient bien réelles. Sur fond de sédition du monde de la finance sur la politique d’un état, la crise des dettes souveraines aura permis de mettre en lumière tant le manque de rigueur des contrôleurs européens que la démesure des représentants grecs du pouvoir exécutif.

Cet article a été rédigé par Youcef Nazim Tahari.

Catégories
Banque & Finance Nos analyses

Trouver la perle rare en bourse : le stock picking

Cette année, nous avons commencé une nouvelle aventure, celle de l’investissement en bourse. Celle-ci nous a poussés à faire des choix. Devions-nous opter pour un projet à court terme ou, au contraire, avons-nous les nombreuses années à venir comme horizon ? Et puisque chaque individu a sa personnalité propre, devions-nous choisir des actifs risqués ou garantis ? 

Si votre profil et votre stratégie vous ont amené à vous tourner vers les actions, alors vous devriez vous mettre à la recherche d’opportunités sur le marché. Mais comment faire ? Piocher quelques titres d’un secteur qui vous plaît ou jeter votre dévolu sur une entreprise en particulier ? Si vous êtes de ceux qui veulent trouver la perle rare, dans ce cas le stock picking est fait pour vous.

Qu’est-ce que le Stock picking ?

Le stock picking consiste à sélectionner des actions d’entreprises sur base d’une série de critères importants aux yeux d’un investisseur. 

L’entonnoir créé écarte les entreprises une à une avant d’arriver à une poignée de candidats potentiels. Là encore, l’acheteur (vendeur) devra analyser le prix qu’il est prêt à payer (demander) et celui affiché en bourse dans le but d’effectuer une plus-value.

Nous sommes ici dans une approche purement fondamentale, qui consiste à éplucher le bilan de l’entreprise afin d’en dégager des ratios et ainsi déterminer la vraie valeur de la société. En portant un regard plus « précis » sur les données, nous limitons l’influence des évènements macroéconomiques, comme les accords commerciaux ou l’annonce des banques centrales. 

Exemples d’éléments à analyser : 

  • Bilan de l’entreprise (balance sheet) —> situation d’une entreprise à l’instant T (généralement au 31/12)
  • Compte de résultat (income statement) —> affiche l’ensemble des charges et des recettes
  • Flux de trésorerie (cash-flow statement) —> détermine les mouvements et la disponibilité des liquidités

Exemples de ratios financiers à analyser : 

  • Le taux d’endettement (debt to equity) —> plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise a eu recours à de la dette pour financer sa croissance
  • Le cours/bénéfice (Price/earning) —> détermine le prix à payer par euro gagné par l’entreprise. Plus celui-ci est élevé, plus les investisseurs estiment que les bénéfices attendus valent la peine de payer cher. Certains secteurs ont un PER supérieur à d’autres (Tech > banques)
  • La capacité d’autofinancement (Price to cash-flow) —> proche du PER, ce ratio permet de connaître la capacité d’une entreprise à manœuvrer à partir de ses cash-flows. 
  • D’autres : Price to book, Debt to asset, capitalization totale.  

Exemples d’éléments externes à analyser : 

  • La stratégie de l’entreprise
  • Le management
  • Les brevets
  • Le respect (ou non) de la loi d’un pays où l’entreprise opère

Sans surprise, le stock picking n’est pas une science exacte et souligne des points positifs et négatifs. 

Ainsi, cette méthode de recherche permet aux adeptes de celle-ci d’avoir un aperçu rapide de la santé d’une entreprise. Puisqu’il s’agit de trouver une aiguille dans une botte de foin, l’analyste doit développer son propre « scanner à bonnes affaires ». Les résultats d’une telle approche peuvent s’avérer très fructueux.

Cependant, nous vous mettons en garde contre les décalages entre votre interprétation et la réalité. Les conclusions tirées par l’investisseur peuvent être éloignées de la valeur affichée en bourse. Après tout, le prix d’une action est le reflet de toutes les croyances des investisseurs à son sujet. D’autres pourraient être plus ou moins optimistes que vous sur l’avenir de l’entreprise. De même qu’un titre peut être déconseillé à l’achat sur un plan fondamental et avoir des signaux d’achat forts sur le plan technique.

Conclusion 

Que votre stratégie vise le court, moyen ou long terme, vous finirez par choisir un actif dans lequel vous aurez confiance. Ce choix sera basé sur une série de critères que vous aurez définis. Votre réussite dépendra du temps que vous consacrerez à peaufiner votre entonnoir, car rappelez-vous que les marchés regorgent de gagnants et de perdants, d’amateurs et de professionnels, de personnes sans aucune préparation et d’autres prêtes à partir à la chasse.  

« I want a company that’s simple. They don’t have to make seven brilliant decisions every six months to keep going. »

Peter Lynch
Catégories
Nos analyses

Qui est Jérôme Kerviel, le Trader connu pour avoir fait trembler la Société Générale ?

Dans notre série sur les personnes ayant fait l’actualité financière, nous revenons aujourd’hui sur l’un des traders les plus connus en France et qui a failli entraîner la chute d’un monument français, la Société Générale.

Cet homme n’est autre que Jérôme Kerviel …

👉 Qui est-il ?

Jérôme Kerviel est né le 11 janvier 1977 à Pont-l’Abbé (en Bretagne). Passionné par les chiffres, il entame des études d’économie et termine par un Master en management des opérations de marchés à l’Université Lyon II.

En 2000, il rejoint la division « Banque d’investissement » de la Société Générale, en tant que chargé de Middle Office. Son rôle est simple, il s’agit de vérifier que les transactions encodées par le Front Office (les traders) sont valides et les informations cohérentes. Une tâche répétitive que Kerviel cherchera à automatiser en créant des logiciels sur Excel.

Sa volonté d’exceller et d’agir rapidement permet à Jérôme de se différencier de ses pairs et d’être nommé assistant-trader en 2002. Bien que la nature de ses activités ne change pas (il continue à « matcher » les informations pour le compte des traders). Kerviel a désormais accès aux salles de marché.

👉 Apprenti trader

Début 2005, Jerôme Kerviel devient à son tour trader. Il négocie des produits dérivés, plus précisément des Turbo Warrant.

Rappel : Un warrant est un produit dérivé qui donne à son détenteur le droit, et non l’obligation, d’acheter ou vendre une quantité définie d’un actif financier à un prix et une période déterminés dans le contrat. (voir article sur les produits dérivés pour plus de détails).

Le courtier français doit cependant tenir compte d’une potentielle perte sur chaque pari. Pour cela, il souscrit une assurance qui couvrira les moins-values. On dit dans ce cas qu’il se « hedge ». Ainsi, toute prévision de hausse est couverte par un contrat d’assurance à la baisse, et vice-versa.

Cette activité pouvant rapidement dégénérer, la Société Générale fixe des règles pour chaque desk, voire pour chaque trader. Parmi celles-ci, on y retrouve la limite maximale à investir ainsi qu’une obligation de déboucler ses positions en fin de la journée.

👉 Un trader hors pair…

Un principe-clé du hedging est que chaque contrat d’assurance doit être associé à un produit dérivé. Or, il se peut que le produit dérivé soit clôturé (par l’activation du droit d’achat/vente), mais que le contrat d’assurance existe toujours. L’intérêt dans ce cas est de profiter de la compensation offerte par l’assurance sur un sous-jacent que nous ne détenons pas. C’est une forme de spéculation que l’on appelle « une prise de position ».

Jerôme Kerviel va très rapidement maîtriser les techniques associées à la spéculation et va prendre de plus en plus de risque, tant sur le montant mis en jeu que sur sa période de débouclage.

Ainsi, à l’été 2005, il pariera à la baisse sur les actions d’Allianz, ce qui portera ses fruits lors des attentats de Londres. En 2006, il empoche 28 millions d’euros de gains suite à une prise de position de 1 500 millions. En 2007, il récidive en réalisant un bénéfice exceptionnel de 1,5 milliard d’euros après avoir misé 30 milliards d’euros !

👉 … mais aussi hors-la-loi

Comment Kerviel a-t-il pu gagner autant d’argent sur ses positions ? Mais surtout, comment a-t-il pu miser autant sans être surveillé ? Avant de porter l’homme en gourou des marchés financiers, il a lieu de rappeler que la banque avait fixé des limites pour éviter les dérives de ses employés.

Pour ne pas attirer l’attention, le futur ex-trader, encodait de fausses transactions dans le système informatique, prenant le soin également de rédiger de faux mails. Les informations devant être vérifiées par le Middle Office, cela lui laissait le temps de déboucler ses positions.

👉 La Chute

En 2008, l’étau se resserre autour du courtier. Une enquête interne est menée suite à de nombreuses anomalies et la crise des subprimes pousse à la prudence sur le marché. Jérôme fut pris alors dans ce qu’il appelle lui-même « un engrenage » qui l’entraîna à miser plus pour gagner plus.

Sa dernière vision : parier sur une hausse du Dax en janvier 2008 pour un montant titanesque de 50 milliards d’euros (ce qui représente plus que la valeur des fonds propres de la banque !). Malheureusement pour lui, les marchés iront dans le sens contraire de ses prévisions et les 1,5 milliard d’euros gagnés l’année précédente seront rapidement perdus.

Kerviel sera au pied du mur et devra annoncer les sommes engagées à sa hiérarchie, qui pensait alors jusque-là le réprimander pour la dissimulation des 1,5 milliard gagnés…

Face à un tel danger, la Société Générale décide de déboucler en urgence les positions de son trader, et ce, au risque de mettre les marchés en alertes. Après des jours, la banque accuse une perte sèche de 5 milliards (6,5 milliards issus de la vente – 1,5 milliards de gains).

👉 La suite

Très vite, le coupable est désigné, c’est Jérôme Kerviel qui aurait agi seul et dans son propre intérêt. De son côté, le trader licencié reconnaît ses actes, mais refuse d’assumer seul. Selon lui, sa hiérarchie était au courant des pratiques et l’encourageait (il apporte des preuves de ses dires dans son livre l’engrenage [éditions Flammarion, 2010]).

L’affaire va très vite en justice et celle-ci condamne dans un premier temps Kerviel à rembourser 4,9 milliards d’euros ainsi qu’à une peine d’emprisonnement de 5 ans, dont 2 avec sursis. Au fil des procès, l’accusation change de visage et la Société Générale se voit supporter la majeure partie des pertes. Finalement, le natif de Bretagne devra à son ancien employeur la somme d’un million d’euros.

Aujourd’hui, Jérôme Kerviel s’est retiré des marchés financiers. Après avoir retrouvé un travail en tant que contrôleur de gestion, il s’est tourné vers l’écriture et les conférences. De son côté, la Société Générale a perdu de sa superbe. Avec un contexte économique défavorable au secteur, celle dont l’action valait encore 155 € en avril 2007 ne vaut plus aujourd’hui que 12 €… Une contre-performance que Jérôme aime rappeler sur Twitter.

Par Tim KAZKONDU