Dans cet article, avec Erasmus AM, nous allons faire un état des lieux de l’épargne des Français et montrer le coût d’opportunité gigantesque qui découle de sa sous-optimisation.
La bonne nouvelle ? Nous avons une belle marge de progression.
D’excellents épargnants, mais de piètres investisseurs
S’il y a bien un domaine dans lequel nous restons parmi les meilleurs mondiaux, c’est sur notre capacité à mettre de l’argent de côté. 18,7%de taux d’épargne, soit le deuxième meilleur niveau en Europe derrière l’Allemagne (19,2%).
Là où le bât blesse, c’est dans notre utilisation de la partie financière de cette épargne (hors immobilier).
Quelques chiffres et mise en perspective :
Les placements financiers au total s’élèvent à environ 6 500 milliards d’euros
Placements prudents : 3 710 milliards d’euros (57 % du total) dont :
Dépôts et placement monétaire : 2 150 milliards d’euros (33% du total)
Assurance-vie en euros : 1 560 milliards d’euros (24% du total)
Placements en actions (cotées et non cotées) : 2 500 milliards d’euros (38% du total)
Autres (titres de créances, fonds immobiliers) : 290 milliards (5% du total)
Le constat est sans appel : plus de la moitié de notre épargne est positionnée sur des placements à rendement visés en moyenne à peine supérieurs à l’inflation.
Nécessaire pour faire face aux éventuels coups durs ? Pas vraiment. Les conseillers financiers s’accordent à dire qu’il faut garder à disposition 3 à 6 mois de dépense en épargne sécurisée. Un ménage français dépense en moyenne autour de 33 000 euros (chiffres INSEE corrigés de l’inflation). En prenant 6 mois de dépense et 30 millions de ménage, nous obtenons environ 500 milliards d’euros à garder en épargne de précaution. Pas 3 710 milliards.
Mais allons plus loin et comparons-nous à notre voisin Américain. En se basant sur les données de marché, nous obtenons la répartition suivante pour l’épargne aux Etats-Unis :
Placements prudents : 28%
Placements en actions (cotées et non cotées) : 65%
Autres : 7%
Quasiment du simple au double.
Maintenant, ajoutons un élément supplémentaire : le rendement espéré par classe d’actifs.
En se basant sur les données des 20 dernières années :
Placements prudents : environ 2% en moyenne
Livret A : 1,5% par an
Fonds euros : 3% par an
Placements en actions : 8% par an (CAC 40 dividendes réinvestis)
Soit un écart de près de 6% par an.
Pas étonnant que dans son rapport Mario Draghi constate que, depuis 2009, le patrimoine net des ménages européens n’a progressé “que” de 55 %, contre 151 % pour les ménages américains.
“Finance fiction”
Faisons l’hypothèse que nous devenions un pays d’investisseurs. Sans aller jusqu’à l’extrême américain, imaginons que la part de notre épargne investie en actions arrivait au niveau de nos voisins Suédois, Italiens ou Belges, soit 55%.
Le montant placé en actions passerait de 2 500 milliards d’euros à 3 600 milliards d’euros, avec un gain estimé de près de 70 milliards d’euros par an grâce aux 6% de performance supplémentaire.
Pour mettre ces 70 milliards en perspective, le Think Tank Terra Nova estime qu’il faudrait environ 100 milliards d’euros (le fameux « effort de 3 à 4.000 euros par ménage et par an ») pour stabiliser la dette française.
Autre effet bénéfique d’une épargne plus optimisée, le fameux effet richesse, particulièrement moteur aux Etats-Unis : lorsque la richesse des ménages s’accroît, la consommation augmente encore plus rapidement.
Les outils pour y parvenir
Bien que simplifiée à l’extrême, cette analyse n’est pas dénuée de sens : elle nous montre la marge de progression qui existe.
D’autant que nous disposons d’excellents outils d’investissements en France, à travers l’assurance vie, le PEA, le PEA-PME ou encore le PER, qui présentent des avantages fiscaux (après plusieurs années) qui permettent de correctement faire travailler son épargne dans le temps.
Mais est-ce que nous les utilisons correctement ?
Le constat est implacable : nous n’utilisons pas les bonnes enveloppes. Sur les 3 300 milliards d’euros placés par les Français, plus de 90 % dorment sur de l’épargne réglementée ou de l’assurance-vie, majoritairement en fonds euros.
L’anomalie est frappante : le PEA, pourtant le meilleur allié de l’investisseur long terme, ne représente qu’une miette du gâteau (3,6 %) et encore pire pour le PEA-PME qui représente seulement (0,1%).
Finalement, l’épargne réellement productive dépasse à peine le quart des encours. Ce déséquilibre est le fruit d’un manque d’éducation financière et d’une peur irrationnelle des marchés qu’il faut absolument déconstruire aujourd’hui.
Le PEA – PME : Oui avec de bons moteurs de performance
Nous venons de le voir, le PEA-PME est un échec total depuis son lancement, avec à peine 3 milliards d’euros de collecte. Pourtant, il ne manque pas d’intérêt et il a récemment été assoupli.
Ce petit frère du PEA a été lancé pour pouvoir investir dans les petites entreprises européennes, les poumons de l’activité économique. Il est plafonné à 225 000 euros depuis la loi Pacte et, comme son grand frère, après 5 ans de détention, l’imposition sur la plus-value se limite aux prélèvements sociaux.
Dans notre gamme de fonds, le fonds EDL 2030 s’intègre parfaitement sur cette enveloppe :
Il est composé d’actifs éligibles ELTIF* (Micro & Small caps Européennes cotées)
Il va exploiter à 100% le potentiel de croissance de la classe d’actif dans les 5 années à venir
Il est actuellement ouvert à la souscription, et fermera cet été. La date de fin de vie du fonds est fixée au 31/12/2030 soit 5 ans de détention.
Qu’il est difficile, pour nous Français, d’imaginer que les choses sont nettement en train de s’améliorer en Europe. Alors que nous sommes englués dans nos querelles politiques, la croissance du Vieux continent s’accélère et les perspectives s’éclaircissent. Sur le plan boursier, cette amélioration devrait tirer dans son sillage le segment des petites et moyennes entreprises.
La France a un incroyable talent
Si nos politiques ont un talent, c’est bien celui de rendre le futur complètement illisible. Bien malin qui peut savoir où toutes ces manœuvres, ces tentatives de tirer la couverture à soi, ces propositions de mesures aussi « inventives » que farfelues vont nous mener.
La seule certitude c’est que ce manque de visibilité impacte l’économie dès aujourd’hui. Les décisions d’investissement sont, très logiquement, repoussées dans l’attente d’y voir plus clair. Cela se traduit dans les chiffres : l’activité manufacturière française reste en contraction au mois d’octobre, les commandes et la production reculent de nouveau. Les indicateurs PMI de la semaine dernière en font la démonstration.
Le PMI est un excellent indicateur de la santé économique : au-dessus de 50 il indique une expansion de l’activité dans les six prochains mois, en-dessous, une contraction.
Le PMI composite français est passé de 48,1 en septembre à 46,8 en octobre, bien en-dessous des attentes.
La croissance reflète logiquement ce marasme. Si le troisième trimestre a agréablement surpris (+0,5 %), elle s’explique principalement par un effet d’aubaine sur les exportations (aéronautique et défense). La consommation des ménages est en berne et l’épargne est au plus haut. Les économistes les plus optimistes attendent désormais une croissance de 0,7 % en France en 2025, soit un net ralentissement par rapport à 2024 (+1,2 %). Le tout avec une Banque Centrale accommodante et un déficit toujours largement supérieur à 5 %.
La locomotive allemande redémarre
Heureusement l’herbe est plus verte de l’autre côté du Rhin. C’est l’excellente nouvelle de ces derniers trimestres : l’Allemagne a décidé d’activer l’arme budgétaire et a annoncé un ambitieux plan de relance de plus de 1 000 milliards d’euros, destiné à renforcer ses infrastructures et ses capacités de défense.
Si les impacts principaux devraient se faire ressentir en Allemagne (et pour le reste de l’Europe) à partir de 2026, la croissance repart, notamment grâce aux prises de nouvelles commandes qui accélèrent.
L’indice PMI composite est de 53,8 et retrouve ses niveaux de mai 2023. Surtout, les données indiquent une accélération de la croissance du PIB : passant d’une décroissance au deuxième trimestre de 0,2 %, à une croissance de 0,5 % au troisième trimestre et l’anticipation d’une croissance de 1,2 % au quatrième trimestre.
Ce rebond de la première puissance économique de l’Europe devrait entraîner tout le continent.
Les Cochons contre-attaquent
Souvenez-vous de l’acronyme PIIGS (Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne), volontairement méprisant, qui avait été utilisé pour regrouper les mauvaises élèves de la fin des années 2000.
Ces pays étaient enfoncés dans une crise profonde, avec des déficits records et une croissance en berne. Ils étaient regardés de haut par les locomotives françaises et allemandes de l’époque, leurs travailleurs étaient jugés « paresseux et corruptibles ».
Quinze ans plus tard, la situation est tout autre. Leur revanche est éclatante. La croissance annualisée entre 2018 et 2024 des PIGS a été en moyenne de 1,7 %, contre 1,1 % pour la France et 0,3 % pour l’Allemagne. Ce sont ces pays qui ont tiré la croissance de la zone euro ces dernières années et cela devrait de nouveau être le cas en 2025 et 2026.
Comment jouer le redémarrage de l’Europe en Bourse ?
Le redressement attendu de l’Allemagne, combiné au dynamisme des pays d’Europe du Sud, met fin à la plus longue phase de contraction du PMI manufacturier depuis la Seconde Guerre mondiale.
L’indicateur a passé plus de 3 ans (depuis juillet 2022) en-dessous de 50, donc en phase de contraction. Du jamais vu. Il est revenu à 50 au mois de septembre dernier.
Mais pourquoi est-ce important ?
Le PMI manufacturier européen est un excellent prédicteur de la performance relative des Small Caps par rapport aux Large Caps en Europe. Ces petites valeurs sont à la fois plus industrielles et davantage exposées à leur économie régionale que leurs grandes sœurs, beaucoup plus internationales.
La contre-performance des Small Caps ces dernières années s’explique donc très bien grâce à cet indicateur.
Investir dans les Small Caps européennes aujourd’hui, c’est donc investir dans une classe d’actifs qui :
A connu une surperformance historique par rapport aux autres classes d’actifs
A sous-performé ces trois dernières années en raison du ralentissement économique européen
Est pleinement exposée au rebond d’activité à venir
Offre une valorisation nettement inférieure à sa moyenne historique
Dans ce contexte, Erasmus AM, spécialiste des Small & Mid Caps européennes, lance Erasmus Dynamic Leaders 2030, un fonds fermé sur 5 ans, agréé ELTIF par l’AMF qui a pour vocation d’investir et d’accompagner les Small & Micro caps les plus prometteuses en Europe afin de permettre à ses clients de s’exposer, dès 20 000 euros, à la fois au rebond de la croissance européenne et à la revalorisation de cette classe d’actifs.
Un Webinaire de présentation destiné à tous sera animé par l’équipe de gestion le 17 Novembre prochain à midi : inscription sur ce lien.
L’Algérie, longtemps perçue uniquement à travers le prisme de sa rente pétrolière, amorce depuis quelques années une véritable transformation économique, diplomatique et régionale.
Située stratégiquement entre l’Europe, l’Afrique et le monde arabe, l’Algérie cherche aujourd’hui à redéfinir sa place dans le jeu mondial.
L’histoire économique de l’Algérie ne peut être comprise sans évoquer l’héritage de la colonisation. De 1830 à 1962, la France coloniale a structuré l’économie algérienne autour de ses propres intérêts : accaparement des terres agricoles, exploitation des ressources minières et marginalisation des populations locales dans les circuits économiques.
Cet héritage a laissé des traces profondes dans la structure sociale et économique du pays, notamment une dépendance aux exportations de matières premières, une désindustrialisation forcée et une faible autonomie productive.
Depuis l’indépendance, l’Algérie a cherché à reprendre le contrôle de ses ressources, à travers des politiques de nationalisation et de planification économique. Ces efforts se poursuivent aujourd’hui dans le contexte de la mondialisation, portés par une volonté claire de rompre avec le modèle extractiviste hérité de la période coloniale.
Le modèle économique algérien est longtemps resté basé sur les exportations d’hydrocarbures, qui représentent encore aujourd’hui environ 90 % des recettes extérieures. Mais la chute des prix pétroliers en 2014 a agi comme un électrochoc, forçant l’État à réfléchir à un modèle économique plus résilient.
Depuis, des efforts ont été entrepris pour développer d’autres secteurs clés :
L’agriculture : Avec plus de 8 millions d’hectares de terres cultivables, l’Algérie investit dans l’irrigation, les semences locales et les coopératives pour assurer une autosuffisance alimentaire durable.
L’innovation : Le gouvernement mise sur la jeunesse en facilitant la création d’entreprises innovantes, en développant des technopoles, en créant des fonds de soutien à l’innovation et en poursuivant la digitalisation progressive de l’administration.
L’industrie : Le tissu industriel est en pleine mutation, avec un retour de la production nationale dans des domaines comme l’agroalimentaire, le textile, ou encore la transformation des ressources minières.
Une politique d’investissement revisitée
Dans le cadre de l’ouverture progressive de l’Algérie à l’économie mondiale, divers obstacles réglementaires et structurels ont été levés. L’une des plus marquantes est l’abolition de la règle 51/49 %, qui limitait jusqu’à présent la part détenue par des capitaux étrangers dans les entreprises nationales.
Désormais, les investisseurs étrangers peuvent détenir la majorité des actions dans la plupart des secteurs. Des zones industrielles dédiées sont également créées, notamment dans le sud du pays, avec des avantages fiscaux et des infrastructures logistiques modernisées. Cette ouverture suscite un intérêt croissant de la part d’acteurs économiques étrangers, notamment chinois, turcs, qataris, émiratis et européens.
Un rôle régional affirmé
L’Algérie s’impose aujourd’hui comme une puissance régionale indépendante et médiatrice en Afrique du Nord et au Sahel. Elle joue un rôle déterminant dans plusieurs dossiers sensibles :
Mali : Participation aux Accords de paix d’Alger en 2015 ;
Libye : Promotion d’une solution politique indépendante des ingérences étrangères ;
Sahara occidental : L’Algérie soutient une solution basée sur le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, tandis que le Maroc revendique la souveraineté sur ce territoire.
Sa diplomatie, à la fois pacifique et ferme, renforce son poids au sein de l’Union africaine, où l’Algérie est l’un des membres les plus écoutés en matière de sécurité et de développement.
La relance de la diplomatie énergétique
La crise ukrainienne pousse l’Europe à diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz. Dans ce contexte, l’Algérie retrouve une place stratégique, grâce à ses gisements comme Hassi R’mel et ses pipelines transméditerranéens.
Des accords ont ainsi été renforcés avec l’Italie, via ENI, pour augmenter les volumes de livraison. Parallèlement, le réseau de transport gazier est modernisé pour garantir une meilleure fiabilité.
L’Algérie s’engage également dans la diversification énergétique, en développant des projets autour du solaire et de l’hydrogène vert, en partenariat avec des acteurs internationaux. L’objectif : transférer des savoir-faire et réussir une transition énergétique tout en renforçant sa souveraineté.
Carte des bassins sédimentaires de l’Algérie Source : Ministère de l’énergie d’Algérie
Les limites persistantes
Malgré ces avancées, plusieurs défis restent à relever. Le poids de l’économie informelle et la persistance de la bureaucratie freinent encore le plein potentiel du pays.
En dépit de la croissance des revenus hors hydrocarbures, l’économie demeure encore largement dépendante du secteur énergétique. De plus, la réforme des politiques publiques reste instable, impactant la gouvernance économique, l’efficacité administrative et l’amélioration du système éducatif.
Conclusion : La puissance algérienne de demain
L’Algérie ne peut se contenter de son rôle traditionnel de fournisseur d’énergie. Elle ambitionne de devenir une nation dynamique, pleinement investie dans son rôle économique, diplomatique et stratégique.
La puissance de l’Algérie est encore en construction, mais les fondations sont posées : une volonté politique affirmée, une jeunesse mobilisée et une ouverture modernisée dessinent les contours d’un nouveau chapitre.
Une nation déterminée à défendre ses intérêts, à capitaliser sur ses atouts et à s’imposer comme un acteur clé au Moyen-Orient et en Méditerranée.
Alors que nous entrons dans la nouvelle année, il est difficile d’être optimiste pour la zone euro du point de vue des investisseurs. La politique de celle-ci devient de plus en plus fragmentée et polarisée.
L’Allemagne pourrait se retrouver sans gouvernement stable au moins jusqu’aux élections de fin février, et la France pourrait devoir attendre 2027, date à laquelle le mandat du président Emmanuel Macron prendra fin.
La croissance est au point mort et le chômage devrait augmenter. L’économie est freinée par une réglementation trop lourde, des prix énergétiques élevés depuis la guerre en Ukraine en 2022, une démographie faible, une concurrence croissante dans le secteur manufacturier et l’incapacité à suivre le rythme des avancées technologiques chinoises et américaines.
Une grande partie du continent est aux prises avec un endettement excessif, alors même que les gouvernements sont sous pression pour augmenter considérablement les dépenses de défense.
Les prévisions du consensus tablent sur une croissance de seulement 1,1 % l’an prochain. Certains sont encore plus pessimistes : Bank of America table sur une croissance de seulement 0,9 % en 2025. Même si l’on part du principe que Donald Trump n’impose que des droits de douane modestes à l’Europe à son retour à la Maison Blanche, les risques pour la croissance sont largement orientés à la baisse, selon la dernière enquête de la Banque centrale européenne auprès d’économistes indépendants.
En outre, selon l’OCDE, la zone euro, elle, est à la peine. Sa croissance n’atteindra que 1,3 % en 2025 et 1,5 % en 2026 après 0,8 % cette année. En crise politique, la France et l’Allemagne enregistreront respectivement une hausse de leur PIB de 0,9 % et 0,7 % en 2025. L’OCDE a sérieusement revu à la baisse (-0,3 point par rapport à septembre) son pronostic.
Pour la France, « les efforts d’assainissement budgétaire qui seront déployés en 2025 et 2026 pèseront sur la croissance et neutraliseront en partie l’effet positif de l’assouplissement de la politique monétaire sur l’investissement résidentiel et celui des entreprises », avance l’Organisation. Côté Allemagne, « l’investissement privé se redressera progressivement, soutenu par l’épargne des entreprises et la baisse des taux d’intérêt, mais l’incertitude liée à l’action publique continuera de peser sur la confiance des investisseurs », commente l’institution.
En revanche, on anticipe une résilience continue de la croissance dans le Sud de l’Europe. La performance économique de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce a été remarquable cette année, soutenue par une croissance robuste des services (qui représentent une plus grande part de l’activité globale qu’au Nord), une immigration élevée (soutenant une forte croissance de l’emploi) et un soutien à l’investissement via le Fonds de Relance Européen.
Bien que les analystes s’attendent à un ralentissement de la croissance dans le Sud l’année prochaine, ces pays devraient mieux résister aux tensions commerciales et aux pressions concurrentielles de la Chine qu’au Nord.
Malgré ces difficultés, les données sur l’activité économique de la zone euro indiquent une croissance modeste mais positive. Les revenus réels (corrigés de l’inflation) devraient augmenter et l’épargne est élevée, deux éléments qui devraient soutenir les dépenses des ménages.
Ainsi, c’est la consommation des ménages qui devrait tirer cette modeste croissance, avec des augmentations de salaires qui permettent aux Européens de retrouver du pouvoir d’achat après la bouffée inflationniste provoquée par la crise énergétique.
De fait, la croissance des salaires négociés dans la zone euro a bondi à 5,42 % au troisième trimestre 2024, soit la plus forte hausse depuis le premier trimestre 1993, contre 3,54 % au deuxième trimestre, alors que l’inflation est tombée à 2,2% en novembre 2024, donc les salaires réels restent élevés.
Cette croissance des salaires est soutenue par la faiblesse du taux de chômage, en effet, en octobre, le taux de chômage de l’Union a touché un nouveau plus bas historique, à 6,3% de la population active, et devrait rester à ce niveau en 2025 et 2026 selon la Commission Européenne.
Par conséquent, selon les analystes, la consommation privée resterait le principal moteur de la croissance du PIB, soutenue par la forte progression de la rémunération du travail, elle-même alimentée par la hausse des salaires et le ralentissement de l’inflation. La progression de la consommation privée s’est probablement fortement accélérée au troisième trimestre 2024, en dépit du taux élevé d’épargne des ménages.
La croissance annuelle des dépenses des ménages devrait passer d’environ 0,8-0,9 % en 2023-2024 à 1,3 % en 2025-2026, avant de retomber légèrement en 2027 et revenir à la moyenne d’avant la pandémie de 1,2 %, selon la Banque Centrale Européenne.
La reprise de la consommation privée s’explique par une normalisation progressive du taux d’épargne des ménages et une hausse du revenu réel disponible, principalement en raison de la croissance toujours soutenue des salaires et de la forte progression des revenus hors travail (en particulier, les revenus du travail indépendant et des actifs financiers).
Même si la hausse du revenu réel devrait être modérée en 2025-2027, du fait de la dissipation des effets liés au rattrapage des salaires réels, la consommation privée devrait également bénéficier d’une légère baisse du taux d’épargne liée à la normalisation progressive du comportement de consommation.
Le taux d’épargne des ménages devrait rester élevé, reflétant des taux d’intérêt toujours hauts, quoiqu’en baisse, et des critères d’octroi toujours restrictifs, et diminuer progressivement sur l’horizon de projection, mais à un rythme plus lent qu’anticipé dans les projections de septembre 2024 de la BCE.
Un redressement de la confiance des consommateurs ainsi qu’un lissage de la consommation, c’est-à-dire une réaction différée des dépenses des ménages à l’augmentation du pouvoir d’achat, devraient également contribuer à la diminution progressive de l’épargne.
Bien que la hausse du taux d’épargne des ménages au premier semestre soit difficile à expliquer, on s’attend à une baisse progressive du taux d’épargne l’année prochaine, à mesure que les taux des dépôts diminuent et que le comportement d’épargne se normalise.
Par rapport aux projections de septembre 2024, la croissance de la consommation privée a été révisée à la hausse de 0,1 point de pourcentage pour 2024, traduisant une dynamique légèrement plus forte dans le contexte d’une croissance plus soutenue des revenus du travail, mais a été révisée à la baisse pour 2025 et 2026, de 0,1 et 0,2 point de pourcentage respectivement, reflétant largement une progression du taux d’épargne liée à la normalisation plus lente attendue du comportement de dépense des ménages.
Celle-ci a été révisée à la baisse aussi car la croissance lente du PIB devrait se traduire par un ralentissement du marché de l’emploi l’année prochaine. Le taux de chômage, qui s’élevait à 6,3 % en septembre, devrait augmenter l’année prochaine et atteindre 6,7 % début 2026 selon Goldman Sachs. Ainsi, cela engendrera un ralentissement de la croissance des salaires.
Qui plus est, l’incidence du resserrement antérieur de la politique monétaire sur la croissance devrait s’estomper sur l’horizon de projection, notamment grâce à la baisse continue des taux directeurs.Les effets des mesures de politique monétaire prises entre décembre 2021 et septembre 2023 continuent de se transmettre à l’économie réelle.
L’essentiel de ces effets modérateurs sur la croissance devrait cependant déjà s’être matérialisé. Après les abaissements des taux d’intérêt directeurs réalisés depuis juin 2024, et sur la base des anticipations des marchés relatives à la trajectoire future des taux d’intérêt à la date d’arrêté des projections, l’incidence négative du resserrement antérieur de la politique monétaire sur la croissance économique devrait s’amenuiser en 2025.
Bien que l’ampleur et l’évolution dans le temps de cette incidence négative restent très incertaines, celle-ci devrait s’être effacée d’ici à 2026, selon la Banque Centrale Européenne.
Par ailleurs, l’inflation est en baisse depuis l’été, et l’inflation globale et l’inflation sous-jacente devraient revenir à un taux durable de 2 % d’ici la fin de l’année prochaine, à mesure que l’inflation des services ralentit.
Les perspectives d’inflation restent toutefois particulièrement incertaines. Une dépréciation de l’euro pourrait indiquer des pressions inflationnistes plus fortes que prévu.
De plus, les mesures de rétorsion que prendraient les Européens en cas de hausse des droits de douane américains se traduiraient également par un peu plus d’inflation en zone euro. Cela viendrait aussi compliquer le travail de la BCE. Si on imagine une hausse de 10% des droits de douane européens sur les importations en provenance des Etats-Unis (2,2% du PIB), l’impact sur l’inflation de la zone euro pourrait être haussier d’environ 0,3% selon les analystes.
D’un autre côté, l’inflation pourrait être plus modérée dans un contexte de ralentissement du marché du travail et en cas de droits de douane américains plus élevés que prévu sur la Chine, ce qui pourrait inciter la Chine à vendre ses excédents de biens à prix réduits en Europe.
La croissance économique lente et la baisse de l’inflation vont probablement pousser la Banque centrale européenne à réduire ses taux d’intérêt. Selon les analystes, le taux neutre de la BCE se situe entre 1,5%-2%, et il pourrait être atteint dès l’automne de cette année.
Néanmoins, les nouvelles données disponibles suggèrent un léger ralentissement de la croissance du PIB de la zone euro à court terme, dans un contexte de forte incertitude.
Les indicateurs tirés d’enquêtes relatifs à l’activité, tels que l’indice des directeurs d’achat et les indicateurs de confiance des chefs d’entreprise et des consommateurs de la Commission européenne, demeurent faibles.
La plupart d’entre eux se sont encore repliés en novembre. Les données font état de différences persistantes entre les secteurs, avec un secteur manufacturier toujours très fragile (l’indice des directeurs d’achat relatif à l’activité dans ce secteur est ressorti à 45,1 en décembre). Il s’agit de la plus forte baisse de l’activité manufacturière en trois mois, prolongeant la séquence de contraction en cours depuis deux ans.
Les nouvelles commandes ont continué de baisser à un rythme soutenu, poussant les usines à réduire leur production au plus haut depuis la période correspondante de l’année précédente. La baisse de la production a eu lieu malgré une nouvelle diminution des arriérés de travail.
Par conséquent, la baisse de la demande de capacité a poussé les fabricants à réduire leurs effectifs, en particulier en Allemagne et en France, tandis que le bloc a enregistré une baisse agressive des achats.
Sur le front des prix, les charges liées aux coûts de production ont baissé pour le quatrième mois consécutif. Pour l’avenir, la confiance des fabricants quant à l’activité future reste modérée, bien qu’elle se soit améliorée par rapport au mois dernier.
Le secteur manufacturier est plombé par les coûts énergétiques. De fait, les prix de l’énergie ont chuté de manière significative par rapport à leur pic, mais les prix du gaz européen restent nettement supérieurs aux niveaux d’avant 2022 et sensiblement plus élevés qu’aux États-Unis.
Parallèlement, la Chine est devenue un concurrent majeur pour la production de biens européens, gagnant significativement des parts de marché dans les industries ayant subi des augmentations de coûts.
En revanche, l’activité dans les services a de nouveau rebondi en décembre, me HCOB Eurozone Services PMI a augmenté à 51,4 en décembre 2024, contre 49,5 en novembre, alors que les analystes s’attendaient à ce qu’il reste stable à 49,5, selon des estimations préliminaires. Les dernières données indiquent une nouvelle expansion de l’activité dans le secteur des services après une première contraction en dix mois en novembre. Les nouvelles commandes ont continué à diminuer à un rythme soutenu, bien qu’inférieur à celui du mois précédent.
Dans le même temps, le taux de croissance de l’emploi a presque stagné. Sur le front des prix, les charges d’entrée et de sortie ont connu une augmentation brutale et accélérée. Enfin, l’optimisme concernant les perspectives de production à 12 mois s’est renforcé.
Ainsi, dans l’ensemble, l’activité économique devrait progresser de 0,2 % au quatrième trimestre 2024, soit un rythme plus lent qu’au troisième trimestre, en raison du dénouement des facteurs ponctuels qui ont soutenu la croissance pendant l’été (tels que les Jeux olympiques de Paris), de la faiblesse de la confiance, du niveau élevé des incertitudes et des tensions géopolitiques.
Ensuite, nous avons également le retour de Trump le 20 janvier à la Maison Blanche et qui pourrait enclencher une nouvelle guerre commerciale avec l’Union Européenne. Dans le scénario, où ces tarifs sont effectifs, cela risque de peser significativement sur la croissance de la zone euro.
Bien que l’ampleur de ces tarifs reste très incertaine, une grande partie de l’impact négatif sur la croissance proviendra d’une incertitude accrue en matière de politique commerciale, plutôt que des hausses tarifaires elles-mêmes. Les indicateurs d’incertitude en matière de politique commerciale sont déjà en hausse.
L’incertitude liée à la politique commerciale US a commencé à monter, mais elle reste très contenue, si on la compare à la période de 2018-2019. Rappelons que les exportations européennes vers les Etats-Unis représentent 3,1% du PIB de la zone euro.
L’effet direct d’une hausse de 10% des droits de douane serait de l’ordre d’environ 0,1/0,2 pt de PIB selon les analystes. En termes de croissance économique, les pays européens les plus touchés seraient ceux dont les exportations vers les US en % du PIB sont les plus élevées (Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Suède). La France et l’Espagne seraient quant à elles peu touchées par des droits de douane uniformes.
Ensuite, il faut tenir compte des facteurs négatifs indirects en termes de croissance : la hausse des taux longs, la baisse de l’euro et les mesures de rétorsion prises par les Européens à l’égard des Américains.
Trump a mentionné une hausse généralisée de 10 % des droits de douane sur l’ensemble des importations américaines (incluant donc l’Europe). Il est toutefois probable que ces droits de douane soient négociés secteur par secteur, voire pays par pays, et que leur mise en place soit progressive.
En Europe, on peut imaginer un certain nombre de concessions politiques qui pourraient permettre de réduire ce taux de 10% (coopération contre la Chine, plus grande ouverture aux exportations américaines dans la défense et l’énergie).
De surcroît, la hausse encore plus forte du protectionnisme US à l’égard de la Chine (avec des droits de douane qui pourraient atteindre 60%) signifie que la politique mercantiliste de la Chine va désormais davantage cibler le marché domestique européen pour compenser les pertes subies sur le marché américain. Cela d’autant que les barrières à l’entrée sur le marché européen sont relativement faibles.
Par la suite, nous avons également la poursuite de la consolidation budgétaire en 2025, qui pourrait avoir un impact négatif sur la croissance de 0,5 point de pourcentage selon les analystes. En Allemagne, le frein constitutionnel à l’endettement continuera de restreindre la marge budgétaire, mais cela pourrait changer avec les nouvelles élections législatives au mois de février. En effet, les sondages actuels placent l’Union chrétienne-démocrate (CDU/CSU) en tête, laissant entrevoir une “grande coalition” (avec les sociaux-démocrates, SPD) comme scénario le plus probable, suivie d’une coalition “noire-verte” (avec les Verts).
Un accord sur le budget 2025 semble désormais improbable, ce qui pourrait entraîner une légère contraction budgétaire au premier semestre 2025, mais le nouveau gouvernement pourrait alors adopter un budget supplémentaire pour soutenir l’économie au second semestre.
Bien qu’un changement de gouvernement ouvre la voie à une politique budgétaire plus expansionniste, compte tenu de la marge budgétaire allemande, on s’attend à ce que les conservateurs n’approuvent que des mesures budgétaires limitées supplémentaires.
Ensuite, la France prévoit une importante correction budgétaire avec un objectif de déficit public à 5% en 2025 ; l’Italie a promis une consolidation budgétaire plus rapide que prévu, plaçant le ratio dette/PIB sur une trajectoire décroissante à partir de 2027. Les plans du gouvernement permettraient à l’Italie de sortir de la procédure de déficit excessif (PDE) en 2026 et de respecter les règles budgétaires européennes par la suite. Toutefois, la hausse des taux d’emprunt souverains réels et une croissance économique modérée compliqueront le respect des règles budgétaires à moyen terme.
Par la suite, l’Espagne devrait afficher un déficit plus important que prévu en raison des inondations à Valence, mais elle reste sur la voie d’une consolidation régulière conformément au plan triennal 2024.
Le soutien budgétaire via le Fonds de relance européen restera positif en 2025, mais cette impulsion ne sera pas suffisante pour compenser l’orientation restrictive des politiques budgétaires nationales.
Les perspectives structurelles de l’économie de la zone euro restent difficiles. En plus des coûts énergétiques élevés, des tensions commerciales et de la concurrence chinoise évoqués précédemment, l’Europe affiche une croissance décevante de la productivité et fait face à des vents contraires importants liés au vieillissement de la population.
En conséquence, on estime que la croissance potentielle de la zone euro s’établit à 1 %, contre 1,2 % historiquement.
D’ailleurs, ce pessimisme se reflète sur les marchés. Les actions européennes se négocient peut-être à des niveaux proches de leurs records, mais elles ont nettement sous-performé les actions américaines. L’indice Euro Stoxx 600 se négocie désormais avec une décote record de 40 % par rapport à l’indice S&P 500 sur la base des prévisions de bénéfices pour l’année prochaine.
Alors que les ménages américains n’ont jamais été aussi optimistes à l’égard des actions et que les gestionnaires de fonds américains n’ont jamais détenu moins de liquidités, les gérants de fonds mondiaux sont sous-pondérés en actions européennes et personne ne s’attend à ce qu’elles surperforment les autres marchés en 2025, selon la dernière enquête de Bank of America auprès des investisseurs.
Mais qu’est-ce qui pourrait bien se passer en Europe en 2025 pour sortir de cette morosité économique ?
La première solution immédiate serait que la BCE cesse de s’inquiéter de l’inflation et agisse résolument pour soutenir la croissance. Une réduction de son taux directeur à 1,5 % ou moins, contre 3 % actuellement, pourrait contribuer à restaurer la confiance dans les secteurs en difficulté, notamment l’immobilier et la construction, estime Gilles Moëc, économiste en chef du groupe Axa. Cela permettrait également de soutenir les projets de décarbonation à long terme et d’alléger une partie de la pression budgétaire sur les gouvernements.
Deuxièmement, une fin rapide de la guerre en Ukraine, dans des conditions que Kiev pourrait accepter, dissiperait l’un des nuages les plus sombres qui ont plané sur l’économie du continent au cours des deux ans et demi écoulés, en particulier si cela conduisait à une baisse des prix de l’énergie. La reconstruction de l’Ukraine et son intégration au marché unique de l’UE stimuleraient l’activité économique.
Un autre coup de pouce pourrait venir d’un assouplissement du frein à l’endettement allemand. Friedrich Merz, favori pour le poste de chancelier, pourrait pour l’instant exclure cette option, du moins jusqu’aux élections. Mais il est difficile de concilier l’engagement de son parti, l’Union chrétienne-démocrate, d’augmenter les dépenses de défense et de réduire les impôts sans emprunter davantage. Alors que tout le monde, d’Angela Merkel au président actuel de la Bundesbank, s’est désormais prononcé en faveur d’une réforme du frein à l’endettement, un assouplissement de la politique budgétaire semble probable.
En attendant, un programme déterminé de réformes du côté de l’offre pourrait faire augmenter la croissance allemande de 0,5 point de pourcentage l’année prochaine, estime Holger Schmieding, économiste en chef de la banque Berenberg.
Une autre bonne surprise pourrait être la mise en œuvre des recommandations récentes de Mario Draghi sur la manière de renforcer la compétitivité de l’UE. Les attentes sont actuellement faibles, notamment en raison de l’opposition à toute nouvelle émission de dette commune. Pourtant, une grande partie du programme de déréglementation de l’ancien Premier ministre italien ne nécessite pas de financement supplémentaire ni même de législation.
En outre, certains signes montrent que la résistance à l’émission de nouvelles dettes pour financer les dépenses de défense pourrait faiblir à mesure que l’Europe s’efforce d’assurer sa propre sécurité et de prévenir les menaces de droits de douane de Trump. Certains estiment que les réformes ne progresseront pas en Europe parce qu’il manque un leadership fort, notamment en France et en Allemagne.
D’autres, au contraire, comblent ce vide. La décision d’Ursula von der Leyen de se rendre au Brésil la première semaine de son nouveau mandat pour signer l’accord commercial UE-Mercosur, par exemple, a montré que la présidente de la Commission européenne ne craint pas de prendre des risques politiques pour parvenir à un accord qui est manifestement dans l’intérêt économique et géopolitique du bloc. Elle semble au moins reconnaître la gravité du moment et est prête à y faire face.
La Chine adoptera un ensemble de politiques « plus actives » pour accroître la demande intérieure en 2025, a déclaré le Politburo du pays, un organe décisionnel majeur du Parti communiste, à l’issue d’une réunion lundi.
Le développement intégré de la technologie et de l’industrie sera soutenu et les marchés immobiliers et boursiers seront stabilisés, selon l’agence de presse officielle Xinhua.
Le fort soutien exprimé lors de la réunion indique une détermination à soutenir la croissance économique de la Chine, car beaucoup s’attendaient à ce que la deuxième économie mondiale fixe son objectif de croissance du produit intérieur brut pour 2025 à environ 5 %, le même niveau de référence que cette année.
« Les principaux objectifs de développement économique et social tout au long de l’année seront atteints avec succès », peut-on lire dans le communiqué de synthèse de la réunion.
Selon le communiqué, la Chine mettra en œuvre une politique budgétaire « plus » proactive et une politique monétaire « modérément souple », un changement de rhétorique par rapport au terme « prudent », qui était auparavant un descripteur fréquent des perspectives de la politique de la banque centrale.
Selon une note de Huatai Securities, c’est la première fois depuis 2001 que les autorités chinoises utilisent le terme « plus actif » pour décrire la stratégie globale de leur politique budgétaire.
« Une politique budgétaire plus proactive et une politique monétaire suffisamment souple devraient être mises en œuvre, améliorant et affinant la boîte à outils politique, renforçant les ajustements contracycliques extraordinaires », a-t-il déclaré.
La nouvelle formulation de la politique monétaire marque le premier assouplissement de la politique monétaire depuis fin 2010, selon les annonces officielles lors des réunions du Politburo.
En effet, la banque centrale a défini cinq orientations politiques : « souple », « suffisamment souple », « prudente », « suffisamment serrée » et « serrée », avec une certaine flexibilité de chaque côté.
« La formulation de cette déclaration du Politburo est sans précédent », a déclaré Zhaopeng Xing, stratège senior chez Australia & New Zealand Banking Group, affirmant qu’elle prévoyait une forte expansion budgétaire, de fortes baisses de taux et des achats d’actifs. « Le ton de la politique montre une forte confiance face aux menaces de Trump », a-t-il ajouté, faisant référence à la promesse du président élu d’imposer un tarif de 60 % sur les exportations chinoises.
Le conclave du Politburo de décembre définit généralement l’ordre du jour de la Conférence centrale de travail économique qui définit les priorités pour l’année suivante, comme l’objectif annuel de croissance. Cette réunion doit commencer mercredi, a rapporté Bloomberg News la semaine dernière.
Bien que la Chine ait traversé plusieurs cycles de resserrement et d’assouplissement de sa politique monétaire ces dernières années, elle est restée fidèle à la caractérisation globale de politique « prudente » depuis 2011. À cette époque, les autorités se sont éloignées de la position précédente de « politique modérément souple » adoptée pendant la crise financière mondiale, afin de calmer l’inflation croissante.
Ce dernier départ reflète l’urgence d’accélérer le mode d’assouplissement adopté par la banque centrale après l’échec du boom post-pandémie attendu. Cette initiative a conduit la Banque populaire de Chine à réduire à plusieurs reprises les taux d’intérêt et à diminuer le montant des liquidités que les banques doivent mettre de côté dans leurs réserves, même si les autorités ont eu du mal à stimuler davantage l’emprunt.
Par conséquent, les marchés actions ont bondi et les obligations d’Etat chinoises ont progressé. Le rendement de référence à 10 ans a chuté d’environ 2 points de base à 1,935 %, un niveau historiquement bas. L’indice Hang Seng de Hong Kong a bondi de 2,8 % et les actions technologiques ont augmenté de 4,3 %.
La hausse des marchés obligataires a battu des records cette année et les rendements à long terme ont atteint de nouveaux plus bas en prévision des baisses de taux d’intérêt. Les rendements à dix ans ont baissé d’environ 70 points de base cette année.
« Cela devrait stimuler la croissance économique de la Chine l’année prochaine, car davantage de politiques budgétaires et monétaires seront mises en œuvre », a déclaré Ken Cheung, stratège en chef des devises asiatiques à la Mizuho Bank de Hong Kong.
Ces annonces interviennent en même temps que la publication des chiffres sur l’inflation à la consommation et la production. La croissance des prix à la consommation en Chine a été inférieure aux attentes en novembre, atteignant son plus bas niveau en cinq mois, reflétant une faiblesse économique persistante malgré le récent assouplissement de la politique monétaire, tandis que la déflation industrielle persistait, ce qui suggère que les récents efforts de Pékin pour soutenir une demande économique défaillante n’ont qu’un impact limité.
L’indice des prix à la consommation (IPC), une mesure clé de l’inflation, a augmenté de 0,2 % sur un an le mois dernier, ralentissant par rapport à une hausse de 0,3 % en octobre, a annoncé lundi le Bureau national des statistiques (NBS).
Ce chiffre est inférieur à la croissance de 0,4 % prévue par une enquête Bloomberg auprès des économistes.
Selon Dong Lijuan, statisticien du NBS, la baisse mensuelle plus rapide de l’IPC était principalement due à une baisse de 2,7 % des prix des denrées alimentaires liée aux conditions météorologiques.
Selon Dong Lijuan, statisticien du NBS, la baisse mensuelle plus rapide de l’IPC était principalement due à une baisse de 2,7 % des prix des denrées alimentaires liée aux conditions météorologiques.
Dans le secteur manufacturier, l’indice des prix à la production a chuté de 2,5% sur un an en novembre, soit une baisse plus lente que les 2,9% d’octobre et la baisse prévue de 2,8%, mais prolongeant les baisses sur 26 mois.
Le Parti communiste devrait tenir dans les prochains jours l’une de ses principales réunions annuelles de politique économique, la Conférence centrale de travail économique, et les analystes attendent avec impatience tout signe d’une initiative plus concertée pour relancer les dépenses des ménages.
« L’économie chinoise continue de flirter avec la déflation, soulignant l’insuffisance des mesures de relance prises jusqu’à présent pour restaurer la confiance du secteur privé, relancer la demande intérieure et remettre la croissance sur les rails », a déclaré Eswar Prasad, professeur à l’Université Cornell.
Il a déclaré que la conférence de travail offrait l’occasion au gouvernement de « présenter un ensemble plus large de mesures ciblées de relance budgétaire et de réforme » pour stimuler la croissance et réduire le risque de « consolidation des pressions déflationnistes ».
Les mesures de relance prises par Pékin au cours des derniers mois ont inclus des mesures monétaires pour stimuler le marché boursier, des baisses des taux d’intérêt pour les détenteurs de prêts hypothécaires et un assouplissement des restrictions sur l’achat de logements. Le gouvernement central a également annoncé un plan d’échange de dettes de 10 000 milliards de RMB (1 400 milliards de dollars) qui vise à permettre aux gouvernements locaux de rattraper les retards de paiement des salaires et des fournisseurs.
Mais un nombre croissant d’économistes et d’universitaires en Chine appellent à des efforts accrus pour augmenter les dépenses des ménages au-delà des programmes existants du gouvernement, qui se sont concentrés sur les subventions aux consommateurs pour qu’ils modernisent leurs appareils électroménagers ou achètent de nouveaux véhicules.
Certains espèrent que la Conférence centrale de travail économique se concentrera sur ces préoccupations, même si la réunion de haut niveau des dirigeants est plus susceptible d’indiquer l’orientation de la politique plutôt que d’inclure des annonces détaillées.
« Nous nous attendons à ce que les décideurs politiques manifestent une inquiétude croissante face aux vents contraires de la croissance et signalent de nouvelles mesures de relance pour stimuler la demande intérieure et stabiliser la croissance, en mettant davantage l’accent sur la consommation, la maîtrise des risques et la fabrication de haute technologie », ont déclaré les analystes de Goldman Sachs.
Entretien exclusif avec Elke, la ministre de la Mobilité Bruxelloise : Perspectives et investissements au cœur des réformes. Découverte de sa vision depuis son bureau panoramique à la Botanic Tower.
Madame la ministre, je suis ravi d’avoir l’opportunité de vous interroger sur votre rôle en tant que ministre de la Mobilité à Bruxelles et sur vos réalisations à ce poste. Pour commencer, pourriez-vous vous présenter à ceux qui souhaitent en apprendre davantage sur vous ?
Originaire de Ganshoren, je suis bruxelloise depuis l’âge de 18 ans, cela fait maintenant 25 ans désormais. Je suis mariée et mère de deux enfants.
Malgré sa proximité avec le centre-ville, Ganshoren est souvent sous-estimée. Ma carrière politique a débuté en 2009, lorsque j’ai été élue pour la première fois au parlement régional à l’âge de 29 ans. Je me suis spécialisée dans les domaines du logement, de l’économie, du travail et des affaires sociales. Après cinq ans au parlement bruxellois, j’ai également passé cinq années au parlement flamand, avec une spécialisation similaire axée sur le bien-être, la petite enfance, les personnes handicapées et les personnes âgées.
De retour au parlement bruxellois, je me suis sentie plus en phase avec l’âme bruxelloise, considérant que le parlement flamand était trop axé sur la Flandre. La diversité au parlement bruxellois me manquait. J’ai été nommée ministre de la Mobilité, la première partie néerlandophone après les élections avec Groen, étant tête de liste. Ce poste était totalement un choix réfléchi. à Bruxelles, nous pouvons vraiment faire mieux. Il y a un énorme potentiel dans ce domaine.
Pour moi, l’espace public représente la ville de Bruxelles que nous partageons. Je pense que actuellement, l’espace public est trop orienté vers le transport et les déplacements en voiture. Ce qui manque, ce sont les lieux de rencontre, de la végétalisation et les espaces partagés et collectifs. Bruxelles ne doit plus être vue comment une simple voie de passage mais véritablement comme une ville-salon.
J’aimerais transformer l’espace public en un lieu de rencontre où l’on se sent chez soi. C’est également une question sociale, car la plupart des Bruxellois n’ont ni jardin ni terrasse, et donc tout le monde devrait se sentir propriétaire de son espace public et de son quartier. Pour atteindre cet objectif, il est crucial de s’attaquer à la question de la mobilité. Beaucoup d’inégalités sont liées à la sécurité routière et à la qualité de l’air. C’est pourquoi j’ai travaillé avec détermination dans ce domaine depuis cinq ans.
Votre leadership et vos initiatives sont cruciaux dans la construction d’une ville plus accessible, durable et agréable à vivre pour tous ses habitants. Dans cette optique, j’aimerais maintenant vous interroger sur la priorité actuelle de votre administration en matière de mobilité et sur le grand plan que vous envisagez pour répondre aux défis de notre belle capitale.
Avec plaisir !
Le grand plan de mobilité à Bruxelles est le plan « GOOD MOVE« , souvent mal compris, notamment en ce qui concerne les plans de circulation dans les quartiers. Il comprend 50 actions, dont le plan de circulation dans les quartiers n’est qu’une partie. La mise en œuvre de ce plan a été particulièrement difficile à Schaerbeek et Anderlecht. Cependant, il est important de noter que cela ne représente qu’un cinquième du plan global. Il y a eu en effet une confusion citoyenne concernant le plan Good Move.
Nous pourrions certainement faire un bilan de la communication à ce sujet. En général, il s’agit de calmer la circulation dans les quartiers en dirigeant le trafic de transit vers les axes principaux. L’objectif est de créer des quartiers avec moins de pression automobile, moins de pollution de l’air et plus de sécurité routière, favorisant ainsi la vie sociale.
Dans le cadre de notre grand plan, nous travaillons à offrir des alternatives à la voiture individuelle, car il y a encore trop de gens qui en dépendent. Ces alternatives incluent :
La marche : en créant des trottoirs sécurisés et agréables, nous encourageons la marche, car la plupart des déplacements des citoyens sont de courte distance.
Le vélo : nous avons triplé le nombre de cyclistes en mettant en place 70 km de pistes cyclables, ce qui a attiré de nouveaux cyclistes.
Le transport en commun : nous avons augmenté de 15 % l’offre de transport en commun avec la STIB, qui reste très performante.
Les voitures partagées : nous encourageons cette alternative, notamment pour les familles, car posséder une voiture individuelle est coûteux. Toutes ces alternatives sont intégrées dans notre plan de mobilité, visant à garantir le droit à la mobilité pour tous les citoyens.
Quels sont vos incitants pour favoriser l’usage de ces alternatives ?
Nous commençons par les offrir.
Si nous construisons des pistes cyclables, les cyclistes viendront naturellement. Nous travaillons également à améliorer la sécurité routière pour que les parents et les enfants puissent se déplacer en toute sécurité. Nous avons déjà constaté une réduction de la vitesse moyenne sur les grands axes, ce qui contribue à une meilleure sécurité. Nous observons également des changements dans les modes de déplacement des Bruxellois.
La marche est devenue le premier mode de déplacement, la voiture a perdu sa première place au profit du vélo, et le transport en commun reste stable. Ces chiffres montrent que notre stratégie de diversification des modes de transport porte ses fruits.
Qu’en est-il des aides pour faciliter cette transition ?
Des subventions sont disponibles pour les entreprises et les particuliers afin d’encourager l’adoption d’alternatives à la voiture individuelle. Par exemple, des primes sont accordées pour l’achat de véhicules électriques ou le renvoi des plaques d’immatriculation. C’est la Prime Bruxell’Air. De plus, la mise en place de zones à faibles émissions contribue à réduire la pollution de l’air et à améliorer la qualité de vie des citoyens.
Madame la ministre, votre travail pour améliorer la mobilité dans notre capitale est important, et cela soulève des questions essentielles sur la gestion des ressources. Pourriez-vous nous éclairer sur le budget annuel alloué à la mobilité en région bruxelloise ?
Le budget de la mobilité représente environ 25 % du budget régional qui est de 6 milliards d’euros, soit près de 1,5 milliard d’euros par an, principalement destiné à la STIB (plus d’un milliard). Le restant est destiné à d’autres aspects de la mobilité.
Ce budget est crucial pour financer de nouveaux projets de transport en commun et la rénovation des infrastructures routières, notamment des tunnels. Concernant le budget de la STIB, il s’agit d’un côté d’investissement tel que de nouvelle ligne de tram et métro, l’achat de matériel roulant ou encore l’amélioration des dépôts. Mais il y a également le budget pour la gestion tel que le personnel ou encore les services de maintenance.
Tout est fait en propre service, nous n’avons pas de sous-traitant et ainsi, cela permet de favoriser notre place en tant que plus grand employeur de la région avec des conditions de travail dignes. Pour la mobilité, hors transport public, le plus grand coût est la gestion du réseau routier tel que les tunnels et ponts qui représentent des coûts énormément élevés s’agissant de la rénovation des tunnels.
Ainsi, tous les tunnels de Bruxelles sont assez vétustes et nous devons les rénover bien que cela puisse créer des nuisances et des chantiers, j’en suis consciente mais c’est nécessaire.
Pour le prochain tunnel Art-Belliard, nous parlons d’une enveloppe budgétaire de 160 millions d’euros pour les rénovations. Ces grands budgets sont nécessaires. Il y a effectivement d’autres éléments à prendre en considération mais nous aurions besoin de davantage de temps.
Comment évaluez-vous le retour sur investissements de vos investissements dans le cadre de votre mission ministérielle ?
Les investissements dans les transports en commun ont un retour sur investissement significatif. Chaque euro investi rapporte environ deux euros, créant de l’emploi, favorisant les déplacements et améliorant la qualité de l’air.
De plus, des villes favorisant la marche et le vélo contribuent au dynamisme économique local. Notez que la qualité d’air nous coûte 1400€ par Bruxellois par an. En effet, les gains sont très présents pour la ville notamment au niveau de la santé des citoyens. Un cycliste ça ne pollue pas, il est en meilleur santé et prend moins d’espace.
La ville « Salon » est une ville rentable, ce sont les personnes qui font leurs courses. Créer des villes où les gens veulent marcher et rouler à vélo puis faire ses courses favorise le commerce local. Créer des zones comme place miroir, c’est aussi un gain pour l’élément commercial. Il faut aussi noter que les embouteillages coûtent, il y a entre 4 et 8 milliards d’euros perdus au niveau belge que ce soit liés aux retards ou de la livraison.
Auriez-vous des résultats qui démontrent l’efficacité des plans mis en place à Bruxelles ?
Regardons les statistiques, qui montrent donc que Bruxelles se porte bien dans l’ensemble :
Un premier indicateur est la création d’entreprises qui a augmenté de près de 20 % au cours de ces dernières années par rapport à il y a dix ans. Depuis 2019, il y a eu 12 000 créations par an, malgré la Covid-19 et la crise énergétique. Entre 2009 et 2018, il y avait environ 10 500 créations par an.
Même si chaque faillite est, bien entendu, une faillite de trop, Bruxelles était la seule région du pays à connaître une baisse des faillites en 2023 par rapport à 2022. En 2023, on compte 1 711 déclarations de faillite, soit 5,19 % de moins que l’année précédente.
En résumé, nous avons observé une augmentation de 6,7 % du nombre total d’entreprises à Bruxelles entre 2019 et 2022, malgré les crises. Il n’y a jamais eu autant d’entreprises à Bruxelles.
Le projet Good Move a été fortement critiqué ces dernières années. Pouvez-vous revenir sur les objectifs principaux du plan et comment les mesurez-vous ?
Le plan Good Move vise à améliorer l’attractivité de Bruxelles et la qualité de vie. Nous évaluons chaque année les progrès réalisés dans la mise en œuvre des 50 actions prévues. Par exemple, dans le cadre des « quartiers apaisés », nous avons déjà constaté une réduction significative du trafic automobile et une augmentation de l’usage du vélo. Ces résultats témoignent de l’efficacité de notre approche.
De plus, nous avons gagné plus d’espaces à réaménager. À Bruxelles, nous avons déjà des exemples de réussites du plan Good Move comme la place Fernand Cocq ou encore la chaussée d’Ixelles qui ont été réaménagées et piétonnisées.
Les commerçants étaient très opposés et aujourd’hui, ils sont très satisfaits puisque les chiffres d’affaires ont vraiment augmenté. Le piétonnier est aussi un bel exemple malgré les enjeux de sécurité, de nouveaux commerces émergent et les dynamiques sont plus denses ! Ces exemples étaient très contestés mais aujourd’hui tout est enfin accepté et satisfaisant de par leur aspect agréable. Les chantiers sont difficiles mais la vie d’après est tellement mieux.
Parfois contestés, seriez-vous prête à revenir en arrière sur certains projets à l’avenir ?
Nous avons déjà dû faire marche arrière dans certains quartiers en raison du manque d’adhésion des citoyens locaux. Il est essentiel que les habitants se sentent concernés et impliqués dans les décisions qui les concernent. Le changement est souvent difficile, mais nous devons toujours écouter les préoccupations des citoyens.
Beaucoup de non-bruxellois(e)s transitent par les routes de la capitale et y utilisent les transports en commun. Faut-il faire participer financièrement les navetteurs non-bruxellois aux coûts de mobilité ?
Je propose deux solutions à cet égard.
Tout d’abord, il pourrait être envisagé que les impôts des navetteurs soient partiellement payés là où ils travaillent, ce qui permettrait de financer davantage Bruxelles. Il n’est pas logique que nos impôts soient payés là où on habite. À Berlin, une partie des impôts est payée au lieu de travail et pas au lieu du domicile. À Bruxelles, si on prend que 15% de l’impôt des navetteurs sont payés à Bruxelles et le reste là où ils habitent, nous aurions déjà refinancé Bruxelles. Et cela donnerait la responsabilité à Bruxelles de continuer à accueillir les navetteurs.
Ensuite, je soutiens l’idée d’une taxe kilométrique (SmartMove), qui pourrait prendre en compte l’utilisation réelle des routes et encouragerait les alternatives à la voiture individuelle. Actuellement, tout le monde paie une taxe sur la possession d’une voiture. Les Flamands en Flandre, les Wallons en Wallonie et les Bruxellois à Bruxelles. Si on supprime cette taxe de circulation et on la remplace par une taxe kilométrique, alors on verra combien de kilomètres vous roulez, à quel moment et avec quelle voiture, et ainsi nous pourrions prendre en considération si vous êtes une infirmière et que vous commencez votre shift à 5h, et qu’il n’y a pas de transports, on peut mettre votre compteur à 0. Mais si vous travaillez dans un bureau et vous passez de Simonis à Rogier, vous paierez un peu plus car les transports en commun pourraient vous offrir une alternative. Les axes les plus utilisés coûtent le plus cher et ils seraient aussi financés par un système d’usage qui est un système plus moderne. Il y a beaucoup d’opposition politique mais j’espère qu’on y aboutira.
Tous nos remerciements madame la ministre, malheureusement, nous aurions aimé aller davantage en profondeur mais manque de temps nous devrons remettre cela à plus tard. Beaucoup de succès et de réussite. À bientôt !
À Athènes, ce 24 mai 1979, est signé au Zappeion le traité d’adhésion de la Grèce à la communauté européenne. Plus un choix symbolique que pragmatique, le gouvernement Karamanlis présente aux yeux de tous une Grèce affranchie de ses racines dictatoriales entretenues durant près de 7 ans par les colonels de la junte.
Drogué aux subventions européennes (30 milliards en 10 ans, soit 10% du PIB grec), le pays signa des deux mains le traité de Maastricht, celui-là même à l’origine des prémices de l’union économique et monétaire.
Alors que la corruption, le népotisme et le laxisme fiscal gangrenaient de l’intérieur le système politico-économique grec, mettant ainsi en exergue une incapacité systémique à faire converger ses indicateurs vers les critères de l’UEM, la Grèce affiche contre toute attente des résultats miraculeux ; le déficit public passe de 10% en 1995 à … 1,6% en 1999, faisant d’elle un candidat plus que convaincant à la monnaie unique.
De mal-aimé à enfant prodige, il n’y a visiblement qu’un pas. En à peine quelques années, tous les déficits s’étaient résorbés et, avec eux, les interrogations de ses partenaires.
Réformes structurelles d’assainissement, réformes conjoncturelles du moment ou politique d’austérité, le climat euphorique de l’époque éclipsait la manière pour ne se concentrer que sur les fins.
Par quel procédé le pays a-t-il pu équilibrer ses comptes publics ? La crise grecque, survenue 7 ans après l’adoption de l’euro, est-elle la conséquence différée d’une victoire à la Pyrrhus ? Quel a été le rôle joué par la Goldman Sachs tant dans la réussite que dans la faillite grecque ?
Résurgence de la Grèce antique
On ne l’attendait pas au-devant de la zone Euro, et pourtant elle y figure. Le 1er janvier 2001 signe le renouveau des années d’or de la Grèce. L’économie prospère et connait l’une des plus fortes croissances de la zone euro (4,3% en moyenne par an de 2000 à 2007). Les salaires dans la fonction publique ont plus que doublé alors que dans le même temps, les salaires en Allemagne augmentaient de 25%. L’emprunt est facilité par les coûts d’intérêts bas inhérents à la monnaie unique, permettant de surcroit une hausse de la demande intérieure et des investissements publics. À cette effervescence s’ajoute son succès au championnat d’Europe de football de 2004, et, la même année, Athènes est désignée ville organisatrice des Jeux olympiques. Malgré d’importantes dépenses, le déficit demeurait stable (moins de 2% en moyenne sur la période). Après tout, pourquoi douter ?
Rupture du trompe-l’œil
Malgré une présomption de bonne foi, un audit fut lancé sur les comptes publics grecs par l’organisme en charge de l’information statistique à l’échelle communautaire, Eurostat.
Une comptabilité peu rigoureuse en a découlé. En effet, certaines dépenses, principalement militaires (séquelles ottomanes), n’étaient enregistrées dans les comptes qu’une fois l’intégralité de la commande reçue. Si le pays prévoyait de se faire livrer 100 tanks, ce n’est qu’après la réception du 100ème que la dépense se retrouvait effectivement dans les comptes. Des milliards d’euros s’étaient volatilisés par une simple acrobatie comptable. L’affaire est classée sans suite.
C’est en arrivant au pouvoir, en octobre 2009, que le gouvernement socialiste de Georges Papandréou décide de lever le masque. La réalité des finances publiques est tout autre que celle enjolivée pendant des années par ses prédécesseurs; le déficit atteint les 12% du PIB, soit le double du chiffre officiel annoncé. L’illusion de confort et d’aisance dans laquelle le peuple grec fut plongé, et qui contrevenait en tout point à tous les principes fondamentaux de stabilité et d’équilibre, n’était que le corollaire du secret bien gardé de la prospérité grecque, celui de toute bonne dette publique (112% du PIB).
Opération Éole
C’est ainsi que fut baptisé, en hommage au dieu du vent grec Aeolus, l’opération visant à magnifier les comptes publics. Consciente de son incapacité à se souscrire aux critères draconiens de Maastricht, la Grèce fait appel à la sulfureuse mais néanmoins brillante banque d’affaire Goldman Sachs afin de maquiller ses comptes. Pour ce faire, la première banque conseil d’Athènes met en place un mécanisme financier consistant en la manipulation d’emprunts d’état libellés en monnaies étrangères, qu’on appelle communément un swap de devises. Il est habituel qu’un pays génère de la dette pour couvrir son déficit et assurer le paiement des intérêts et du principal arrivant à échéance, puis qu’il émette des obligations souveraines en euros pour couvrir le risque de change. En substance, rien d’illégal, plusieurs cas font jurisprudence. Le souci, c’est que la parité Drachme/euro fut fixée artificiellement, permettant ainsi au mandateur de camoufler tout un pan de sa dette. En ayant recours à un produit financier complexe, la banque rend également possible l’hypothèque des futures recettes de la Grèce, celles tirées essentiellement des taxes d’aéroport et de la loterie. De ce mécanisme, la Grèce aura sorti 2,8 milliards d’euros de dettes, soit assez pour continuer à emprunter auprès de la BCE. Selon Bloomberg, la Goldman Sachs aurait facturé à son client 600 millions d’euros en prestations de conseil, soit le montage financier, uniquement. Les intérêts, quant à eux, seront remboursés à hauteur de 400 millions d’euros par an, jusqu’en 2032.
La Goldman Sachs, sans foi ni loi
Suite à l’aggravation de la conjoncture économique engendrée par la crise financière de 2008, un climat anxiogène s’installe au sein des états et des marchés financiers. Les obligations grecques fluctuent au gré du vent et, avec elles, le sort de tout un peuple. La zone euro craint pour sa monnaie, les états membres une crise systémique.
Les agences de notation et les investisseurs sonnent le glas de la Grèce, tout cela en chœur. les premiers, en dégradant la solvabilité du pays, donnent matière aux seconds, principalement des fonds d’investissements, des banques et des fortunes privées, à se prémunir contre les défauts de crédit en investissant massivement sur des CDS (Credit Default Swap). Ces titres spéculatifs,dont la valeur est négativement corrélée au prix des obligations grecques, ne sont que la matérialisation boursière d’un pari sur la faillite hellénique. La Goldman Sachs se place en acteur cardinal du marché des CDS et agit comme un catalyseur du mouvement en conseillant ses clients d’acheter ces dérivés financiers, anticipant ainsi une hausse du prix desdits CDS, évidemment dans une affaire de conflit d’intérêts très claire. En coopération étroite avec la Goldman Sachs, la NBG (National Bank of Greece), dès lors principal dépositaire des fameux swaps de devises résultant du deal de 2001, créée une entité ad hoc de titrisation (titlos) impliquant la transformation des créances souveraines en titres financiers, et ce en vue d’utiliser ces swaps comme nantissement pour de nouveaux emprunts auprès de la BCE, de quoi se refinancer temporairement et retarder l’échéance de quelque peu.
La dette étant devenue insoutenable, la contrepartie pour adhérer à l’eldorado monétaire fantasmé par beaucoup s’est révélée trop importante pour un pays comme la Grèce, qui ne s’était finalement jamais mis en rang. Une responsabilité morale pèse, à juste titre, sur les protagonistes d’une scène dont l’issue n’avait in fine rien de théâtrale, dont les implications étaient bien réelles. Sur fond de sédition du monde de la finance sur la politique d’un état, la crise des dettes souveraines aura permis de mettre en lumière tant le manque de rigueur des contrôleurs européens que la démesure des représentants grecs du pouvoir exécutif.
L’actualité économique regorge d’annonces plus ou moins importantes sur les entreprises. Certaines nous indiquent que la nouvelle coqueluche technologique cherche à franchir un cap grâce à une IPO, tandis que d’autres nous avertissent d’une bataille financière épique entre deux multinationales à coups d’OPA !
Découvrons ensemble ce qui se cache derrière ces termes.
1) Initial Public Offering (IPO)
Une entreprise qui souhaite se financer peut opter pour l’émission d’actions. Dans ce cas, elle proposera de vendre une partie du capital de son capital à des investisseurs (des particuliers, entreprises privées ou organismes publics), qui deviendront alors actionnaires. L’intérêt de ces derniers dépend de la taille et du potentiel de la start-up.
Dans un premier temps, ce sont les fondateurs de la société qui mobiliseront des capitaux à partir de leurs fonds propres. Lorsque ceux-ci ne sont plus suffisants, de premiers investisseurs externes manifestent leur intérêt, comme les Venture Capitalists. Enfin, une activité florissante et un besoin de croissance mèneront l’entreprise à franchir une nouvelle étape, celle de l’introduction en bourse.
L’introduction en bourse, ou Initial Public Offering en anglais, consiste donc à chercher de nouveaux fonds en faisant appel au public. On retrouve trois acteurs majeurs d’une IPO : l’entreprise qui fait appel, l’organisme financier qui s’occupe de la procédure, et les investisseurs. Chacun y trouve un intérêt.
La société acquiert du cash qu’elle pourra utiliser pour se développer, l’organisme financier démontre son talent et les investisseurs deviennent copropriétaires d’une entreprise en pleine croissance.
Une introduction en bourse est préparée avec beaucoup d’attention. De son annonce à son prix de départ, en passant par le respect d’une bonne répartition des titres, tout doit être réalisé correctement. Une mauvaise IPO est un signal très négatif envoyé au marché.
En 2020, la bourse américaine (NYSE – Nasdaq) a enregistré un nombre record d’IPOs avec 480 sociétés, ce qui est une augmentation de 106 % par rapport à 2019 (source : Stock Analysis). Le record d’introduction revient à la société pétrolière Saudi Aramco, qui a levé 29,5 milliards de dollars en décembre 2019.
2) Offre Publique d’Achat (OPA)
Pour devenir un géant dans son secteur d’activité, une entreprise devra faire face à une concurrence féroce, notamment sur les marchés financiers. À ce titre, une expression convient très bien à l’OPA : « manger ou être mangé ».
Une offre publique d’achat, ou Tender offer en anglais, est une technique de prise de contrôle d’une entreprise cotée en bourse. L’idée est d’acquérir les titres d’une entreprise en les rachetant à ses actionnaires, et ce, dans le but d’obtenir une position dominante.
Une OPA peut être amicale (la société visée accepte d’être rachetée) ou agressive (la société met alors en place des méthodes de contre-attaque). Dans les deux cas, l’élément qui fera céder les détenteurs est le rachat des actions à un prix plus élevé que sa valeur du marché.
Certaines OPA hostiles n’ont pour objectif que de changer le management en place ou absorber un rival gênant. C’est pour cela qu’une telle opération ne peut se faire sans l’aval des autorités des marchés financiers qui souhaitent éviter une perturbation du paysage économique. Par exemple, toute entreprise qui détient un certain pourcentage d’actions (30 % ou 50 % selon les places financières) doit dévoiler ses intentions concernant une potentielle prise de pouvoir.
Cette manière d’opérer est assez récente dans l’Histoire de la bourse. La première OPA a eu lieu en 1959 lorsque le banquier d’affaire Sigmund Warburg décida de s’adresser directement aux actionnaires de la société British Aluminium pour leur proposer de refuser la décision de fusion avec Alcoa – Reynolds et favoriser ainsi l’offre de Tube – Reynolds à un prix plus élevé.
Récemment en France, le groupe Vivendi a augmenté sa participation dans le groupe Lagardère, passant à 27%. Pour ce dernier, cette décision n’a rien d’anodin et laisserait entrevoir une future OPA qui, connaissant le caractère de son commanditaire Vincent Bolloré, sera loin d’être amicale.
Les investisseurs perdent confiance à cause de la nouvelle découverte inquiétante d’une nouvelle souche de coronavirus apparue au Royaume-Uni concomitamment à la perspective d’un « no deal » sur le Brexit.
Les marchés américains n’ont pas encore ouvert à l’heure de la rédaction de cet article mais les marchés européens ont baissé solidement, impactés par la crainte de la propagation incontrôlée de la nouvelle souche de coronavirus au Royaume-Uni.
L’ironie est qu’en pleine période de Brexit, c’est l’Union européenne qui met à l’écart le Royaume-Uni …
L’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Turquie, la France, la Belgique ou encore le Canada ont suspendu ces dernières heures les vols et trains en provenance du Royaume-Uni en vue de faire barrage à la propagation de la nouvelle souche de coronavirus détectée dans le pays et qui serait à 70% plus contagieuse que la première version connue jusqu’alors.
Notons qu’elle a également été détectée dans d’autres pays et pourraient rapidement devenir virale si une fermeture des frontières et la limitation de la circulation ne sont pas vite imposées…
Voici les différents secteurs à risque:
Pétrolier
Transport
Tourisme/Loisirs
Automobile
Banque
Energie
En effet, les cours du pétrole ont cédé plus de 4% 📉 en raison de l’anticipation des investisseurs quant aux restrictions sanitaires et au ralentissement de la demande d’hydrocarbures.
Du côté des compagnies aériennes, IAG, la maison-mère de British Airways et d’Iberia chute de 16% 📉 à Londres, Lufthansa décroche de 7% 📉 à Francfort alors que les low-cost easyJet et Ryanair abandonnent respectivement 15% 📉 et 6% 📉.
En ce début de semaine, les marchés européens ont ouvert en baisse du fait du contexte actuel lié à la crise sanitaire.
Indices nationaux
À Paris 🇫🇷, l’indice CAC 40 a perdu 2,39% 📉 à 5.396 points, un plus bas depuis le 13 novembre
L’indice Bel 20 chute de 3,2% à 3.539,90 points 📉
À Francfort, le Dax cède 2,25% 📉
À Londres, le FTSE recule de 0,93% 📉, la chute du sterling limitant les pertes de l’indice
Indices européens
L’indice EuroStoxx 50 🇪🇺 de la zone euro lâche 2,22% 📉
Le FTSEurofirst 300 🇪🇺 perd 1,82% 📉
Le Stoxx 600 🇪🇺 baisse de 1,99% 📉
Les marchés US ouvrent à 15h30 (heures de Bruxelles) et il est attendu que Wall Street ouvre en nette baisse puisque la propagation d’une nouvelle souche du coronavirus en Angleterre est devenu l’obsession principale des investisseurs passant devant l’accord sur un plan de relance de l’économie américaine.
Dans ce contexte, le Premier Ministre britannique Boris Johnson, qui a décrété samedi à plus de 16 millions d’Anglais un reconfinement pour endiguer la propagation de l’épidémie, tiendra une réunion d’urgence pour évoquer les questions de transport international.
Il est à noter que la semaine risque d’être chahutée en raison des fêtes de Noël. Les places boursières (Euronext, Londres) fermeront plus tôt ce jeudi 24 décembre.
Si la nouvelle souche tend à se développer et à se propager de la même manière que ce que l’on a connu lors des deux dernières vagues, nous pourrions nous retrouver dans la même situation de Krach boursier vécu en mars 2020.
La mise en quarantaine de pays entiers ayant causé la baisse des productions et de la consommation pétrolière avait aussi engendré un choc pétrolier. De plus, le krach était lié au ralentissement général de l’activité économique simultanément à la baisse de la production chinoise.
L’UCM est un projet européen dont l’objectif est de mettre en place des prêts non bancaires (hors institutionnels, hedge funds, fonds de pension …) et d’apporter d’autres moyens de financement au travers des marchés de capitaux, en particulier pour l’infrastructure et les PME.
La crise de 2008 avaient déjà démontré que les banques étrangères réduisaient le plus vite possible leur présence en dehors de leurs frontières nationales en période de crise, ce qui complexifie le renouvellement des prêts des entreprises et des ménages qui les avaient contractés auprès de ces banques…
L’objectif de l’UCM est d’impliquer aussi bien les investisseurs institutionnels tels que les fonds de pension et les assurances mais aussi les ménages dans le financement de l’économie réelle, et de réduire le rôle des banques classiques en vue de stimuler la croissance en Europe.
C’est aussi un moyen de poursuivre le processus d’intégration européenne en harmonisant le cadre règlementaire des marchés financiers au niveau européen.
Pour ce faire, la Commission européenne a créé un Forum de haut niveau de l’UCM dont le but est de proposer des recommandations politiques pour les futures actions de l’UMC afin de garantir que les citoyens et les entreprises puissent accéder aux marchés des capitaux dans toute l’UE dans des conditions égales et indépendamment de leur position géographique
En mai 2019, les ministres des finances français, allemand et néerlandais avaient signé un projet commun, préconisant une plus grande intégration des marchés des capitaux en Europe. Ils ont mis l’accent sur le changement climatique et technologique, ainsi que sur le Brexit, en faisant de la nécessité d’un marché des capitaux bien conçu pour l’UE un enjeu stratégique urgent.
« À l’heure actuelle, nous avons 27 marchés nationaux des capitaux qui ne sont ni pleinement développés ni pleinement intégrés. C’est particulièrement important dans la perspective du Brexit, étant donné que le centre financier de l’Europe va quitter le marché unique », selon Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne chargé des questions économiques, jeudi 23 septembre.
En effet, Bruxelles veut promouvoir le financement par fonds propres comme alternative au financement bancaire, en particulier pour les PME. À cet égard, elle envisagera de demander aux banques d’orienter les PME vers d’autres sources de financement lorsqu’elles refusent un prêt.