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Qu’est-ce qu’un Krach Boursier ?

Le terme « krach boursier » évoque souvent des images de panique financière, de fortunes effondrées et de récessions économiques sévères. Mais qu’est-ce qu’un krach boursier exactement, et comment se produit-il ?

Dans cet article, nous allons explorer les mécanismes sous-jacents d’un krach boursier, ses causes, ses effets, et quelques exemples historiques pour mieux comprendre ce phénomène complexe.

Tout d’abord, il faut savoir qu’un krach boursier est une chute soudaine et significative des cours des actions sur un marché boursier. Cette baisse rapide des prix résulte généralement d’une panique parmi les investisseurs, conduisant à une vente massive et précipitée des actions. Les krachs boursiers sont souvent le reflet de déséquilibres économiques, de bulles spéculatives ou de crises de confiance.

Quelles sont les causes des Krachs Boursiers ?

1. Bulles spéculatives

Les bulles spéculatives se forment lorsque les prix des actifs, tels que les actions, augmentent de manière démesurée par rapport à leur valeur intrinsèque (Ex. NVIDIA, Apple). Lorsque les investisseurs réalisent que les prix sont surévalués, une vente massive peut s’ensuivre, provoquant un krach.

2. Facteurs économiques

Des indicateurs économiques faibles, comme une baisse du PIB, une hausse du chômage ou des problèmes dans le secteur bancaire, peuvent déclencher un krach boursier. Lorsque l’économie montre des signes de faiblesse, la confiance des investisseurs peut s’effriter rapidement.

C’est ce que nous avons connu récemment puisque jeudi dernier, la Bourse de New York a chuté à la suite d’indicateurs américains qui suscitent de l’inquiétude sur les perspectives de la première économie mondiale.

3. Événements exogènes

Des événements imprévus, tels que des catastrophes naturelles, des conflits ou des pandémies, peuvent provoquer une onde de choc sur les marchés financiers, entraînant une vente massive des actifs.

Le conflit actuel opposant Israël à l’Iran ou encore celui opposant la Russie à l’Ukraine laisser planer une crainte générale sur les marchés poussant les investisseurs à privilégier les actifs plutôt défensifs tel que l’or.

4. Facteurs psychologiques

La psychologie des investisseurs joue un rôle crucial dans les krachs boursiers. La panique et la peur peuvent mener à des ventes précipitées, tandis que l’avidité et l’euphorie peuvent conduire à des bulles spéculatives.

Conséquences des Krachs Boursiers

Récession

Un krach boursier peut entraîner une récession économique, marquée par une contraction du PIB, une baisse de la production industrielle et une augmentation du chômage. Lorsque les marchés chutent, les entreprises peuvent réduire leurs investissements et leurs dépenses, ce qui entraîne une diminution de l’activité économique globale.

Augmentation du chômage

La chute des marchés boursiers peut forcer les entreprises à réduire leurs effectifs pour couper les coûts, menant à une hausse du chômage. Le manque d’opportunités d’emploi peut à son tour réduire la consommation, aggravant la récession.

Réduction des investissements

Les krachs boursiers peuvent réduire la confiance des investisseurs, les incitant à limiter leurs investissements. Cela peut freiner le développement des entreprises et ralentir l’innovation, impactant négativement la croissance économique à long terme.

Tensions sociales et politiques

La détérioration de la situation économique peut entraîner des tensions sociales et politiques. L’augmentation du chômage et des inégalités peut conduire à des manifestations, des grèves et une instabilité politique, compliquant encore la reprise économique.

Exemples historiques de Krachs Boursiers

1. Le Krach de 1929

L’un des krachs boursiers les plus célèbres est celui de 1929, qui a marqué le début de la Grande Dépression. Une combinaison de spéculation excessive, de faiblesse économique et de panique a conduit à une chute spectaculaire des marchés boursiers.

2. Le Krach de 1987

Connu sous le nom de « Lundi noir« , le krach de 1987 a vu le Dow Jones chuter de plus de 22 % en une seule journée. Les causes incluent des programmes de trading automatisés et une perte de confiance soudaine.

3. La Crise Financière de 2008

La crise financière de 2008, déclenchée par l’effondrement du marché immobilier et des produits dérivés adossés à des hypothèques, a entraîné un krach boursier mondial et une récession profonde.

4. Le Krach du COVID-19

En 2020, la pandémie de COVID-19 a déclenché un krach boursier mondial, connu sous le nom de krach du COVID-19. La pandémie a provoqué une incertitude économique massive, des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et une diminution de la demande mondiale.

Les krachs boursiers sont des événements complexes résultant de multiples facteurs économiques, psychologiques et exogènes. Comprendre ces mécanismes peut aider les investisseurs à mieux naviguer dans les eaux turbulentes des marchés financiers. Bien qu’il soit impossible de prévoir avec précision quand le prochain krach se produira, une connaissance approfondie de l’histoire et des causes des krachs passés peut offrir des indices précieux pour se préparer aux éventualités futures.

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Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Trouver la perle rare en bourse : le stock picking

Cette année, nous avons commencé une nouvelle aventure, celle de l’investissement en bourse. Celle-ci nous a poussés à faire des choix. Devions-nous opter pour un projet à court terme ou, au contraire, avons-nous les nombreuses années à venir comme horizon ? Et puisque chaque individu a sa personnalité propre, devions-nous choisir des actifs risqués ou garantis ? 

Si votre profil et votre stratégie vous ont amené à vous tourner vers les actions, alors vous devriez vous mettre à la recherche d’opportunités sur le marché. Mais comment faire ? Piocher quelques titres d’un secteur qui vous plaît ou jeter votre dévolu sur une entreprise en particulier ? Si vous êtes de ceux qui veulent trouver la perle rare, dans ce cas le stock picking est fait pour vous.

Qu’est-ce que le Stock picking ?

Le stock picking consiste à sélectionner des actions d’entreprises sur base d’une série de critères importants aux yeux d’un investisseur. 

L’entonnoir créé écarte les entreprises une à une avant d’arriver à une poignée de candidats potentiels. Là encore, l’acheteur (vendeur) devra analyser le prix qu’il est prêt à payer (demander) et celui affiché en bourse dans le but d’effectuer une plus-value.

Nous sommes ici dans une approche purement fondamentale, qui consiste à éplucher le bilan de l’entreprise afin d’en dégager des ratios et ainsi déterminer la vraie valeur de la société. En portant un regard plus « précis » sur les données, nous limitons l’influence des évènements macroéconomiques, comme les accords commerciaux ou l’annonce des banques centrales. 

Exemples d’éléments à analyser : 

  • Bilan de l’entreprise (balance sheet) —> situation d’une entreprise à l’instant T (généralement au 31/12)
  • Compte de résultat (income statement) —> affiche l’ensemble des charges et des recettes
  • Flux de trésorerie (cash-flow statement) —> détermine les mouvements et la disponibilité des liquidités

Exemples de ratios financiers à analyser : 

  • Le taux d’endettement (debt to equity) —> plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise a eu recours à de la dette pour financer sa croissance
  • Le cours/bénéfice (Price/earning) —> détermine le prix à payer par euro gagné par l’entreprise. Plus celui-ci est élevé, plus les investisseurs estiment que les bénéfices attendus valent la peine de payer cher. Certains secteurs ont un PER supérieur à d’autres (Tech > banques)
  • La capacité d’autofinancement (Price to cash-flow) —> proche du PER, ce ratio permet de connaître la capacité d’une entreprise à manœuvrer à partir de ses cash-flows. 
  • D’autres : Price to book, Debt to asset, capitalization totale.  

Exemples d’éléments externes à analyser : 

  • La stratégie de l’entreprise
  • Le management
  • Les brevets
  • Le respect (ou non) de la loi d’un pays où l’entreprise opère

Sans surprise, le stock picking n’est pas une science exacte et souligne des points positifs et négatifs. 

Ainsi, cette méthode de recherche permet aux adeptes de celle-ci d’avoir un aperçu rapide de la santé d’une entreprise. Puisqu’il s’agit de trouver une aiguille dans une botte de foin, l’analyste doit développer son propre «scanner à bonnes affaires ». Les résultats d’une telle approche peuvent s’avérer très fructueux.

Cependant, nous vous mettons en garde contre les décalages entre votre interprétation et la réalité. Les conclusions tirées par l’investisseur peuvent être éloignées de la valeur affichée en bourse. Après tout, le prix d’une action est le reflet de toutes les croyances des investisseurs à son sujet. D’autres pourraient être plus ou moins optimistes que vous sur l’avenir de l’entreprise. De même qu’un titre peut être déconseillé à l’achat sur un plan fondamental et avoir des signaux d’achat forts sur le plan technique.

Conclusion 

Que votre stratégie vise le court, moyen ou long terme, vous finirez par choisir un actif dans lequel vous aurez confiance. Ce choix sera basé sur une série de critères que vous aurez définis. Votre réussite dépendra du temps que vous consacrerez à peaufiner votre entonnoir, car rappelez-vous que les marchés regorgent de gagnants et de perdants, d’amateurs et de professionnels, de personnes sans aucune préparation et d’autres prêtes à partir à la chasse.  

« I want a company that’s simple. They don’t have to make seven brilliant decisions every six months to keep going. »

Peter Lynch
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La nouvelle souche du coronavirus découverte au Royaume-Uni pourrait-elle devenir le déclencheur d’un nouveau Krach ?

Les investisseurs perdent confiance à cause de la nouvelle découverte inquiétante d’une nouvelle souche de coronavirus apparue au Royaume-Uni concomitamment à la perspective d’un « no deal » sur le Brexit.

Les marchés américains n’ont pas encore ouvert à l’heure de la rédaction de cet article mais les marchés européens ont baissé solidement, impactés par la crainte de la propagation incontrôlée de la nouvelle souche de coronavirus au Royaume-Uni.

L’ironie est qu’en pleine période de Brexit, c’est l’Union européenne qui met à l’écart le Royaume-Uni …

L’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Turquie, la France, la Belgique ou encore le Canada ont suspendu ces dernières heures les vols et trains en provenance du Royaume-Uni en vue de faire barrage à la propagation de la nouvelle souche de coronavirus détectée dans le pays et qui serait à 70% plus contagieuse que la première version connue jusqu’alors.

Notons qu’elle a également été détectée dans d’autres pays et pourraient rapidement devenir virale si une fermeture des frontières et la limitation de la circulation ne sont pas vite imposées…

Voici les différents secteurs à risque:

  • Pétrolier
  • Transport
  • Tourisme/Loisirs
  • Automobile
  • Banque
  • Energie

En effet, les cours du pétrole ont cédé plus de 4% 📉 en raison de l’anticipation des investisseurs quant aux restrictions sanitaires et au ralentissement de la demande d’hydrocarbures.

Du côté des compagnies aériennes, IAG, la maison-mère de British Airways et d’Iberia chute de 16% 📉 à Londres, Lufthansa décroche de 7% 📉 à Francfort alors que les low-cost easyJet et Ryanair abandonnent respectivement 15% 📉 et 6% 📉.

En ce début de semaine, les marchés européens ont ouvert en baisse du fait du contexte actuel lié à la crise sanitaire.

Indices nationaux

  • À Paris 🇫🇷, l’indice CAC 40 a perdu 2,39% 📉 à 5.396 points, un plus bas depuis le 13 novembre
  • L’indice Bel 20 chute de 3,2% à 3.539,90 points 📉
  • À Francfort, le Dax cède 2,25% 📉
  • À Londres, le FTSE recule de 0,93% 📉, la chute du sterling limitant les pertes de l’indice

Indices européens

  • L’indice EuroStoxx 50 🇪🇺 de la zone euro lâche 2,22% 📉
  • Le FTSEurofirst 300 🇪🇺 perd 1,82% 📉
  • Le Stoxx 600 🇪🇺 baisse de 1,99% 📉

Les marchés US ouvrent à 15h30 (heures de Bruxelles) et il est attendu que Wall Street ouvre en nette baisse puisque la propagation d’une nouvelle souche du coronavirus en Angleterre est devenu l’obsession principale des investisseurs passant devant l’accord sur un plan de relance de l’économie américaine.

Dans ce contexte, le Premier Ministre britannique Boris Johnson, qui a décrété samedi à plus de 16 millions d’Anglais un reconfinement pour endiguer la propagation de l’épidémie, tiendra une réunion d’urgence pour évoquer les questions de transport international.

Il est à noter que la semaine risque d’être chahutée en raison des fêtes de Noël. Les places boursières (Euronext, Londres) fermeront plus tôt ce jeudi 24 décembre.

Si la nouvelle souche tend à se développer et à se propager de la même manière que ce que l’on a connu lors des deux dernières vagues, nous pourrions nous retrouver dans la même situation de Krach boursier vécu en mars 2020.

La mise en quarantaine de pays entiers ayant causé la baisse des productions et de la consommation pétrolière avait aussi engendré un choc pétrolier. De plus, le krach était lié au ralentissement général de l’activité économique simultanément à la baisse de la production chinoise.

Par NAQI Hamza.