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Bourse Pédagogie & concepts clés

Comment lire un graphique boursier sans se perdre ?

Les graphiques boursiers peuvent impressionner : courbes, bougies, volumes, supports, indicateurs…

Beaucoup abandonnent avant même d’avoir commencé. Pourtant, savoir lire un graphique est une compétence fondamentale pour comprendre l’évolution d’une action, d’un indice ou d’une crypto même si l’on ne souhaite pas devenir trader professionnel.

Dans cet article, on démystifie tout.

À quoi sert un graphique boursier ?

Un graphique n’est rien d’autre qu’une photo du marché dans le temps.
Il vous permet de répondre à 3 questions simples :

  • Est-ce que le prix monte ou baisse ?
  • Dans quelle dynamique ? (calme, volatile, stable…)
  • Où se situent les zones clés où les investisseurs achètent / vendent ?

Sans graphique → vous « subissez » les prix.
Avec graphique → vous les comprenez.

Le choix de l’échelle de temps

Avant même d’analyser un graphique, il faut choisir l’horizon temporel.
Ce choix change tout.

  • Journalier (1D) : idéal pour suivre une action au jour le jour
  • Hebdomadaire (1W) : donne la tendance de fond, utile pour les investisseurs long terme
  • Intraday (1h / 15m / 5m) : utilisé par les traders actifs

Exemple : une action peut sembler s’effondrer en 15 minutes, mais rester en tendance haussière sur 1 mois.
Morale : toujours regarder plusieurs horizons.

Ligne ou bougies japonaises : quoi choisir ?

Deux types d’affichage dominent :

Graphique en ligne

Une courbe simple, lisible → parfait pour comprendre la direction du prix.
Très bien pour les débutants.

Bougies japonaises (candlesticks)

Chaque bougie représente une bataille entre acheteurs et vendeurs :

  • corps vert (ou blanc) : prix en hausse
  • corps rouge (ou noir) : prix en baisse
  • mèches : extrêmes atteints durant la période

Les bougies montrent plus d’informations : sentiment du marché, volatilité, retournements éventuels.

Comprendre le volume (souvent ignoré)

Le volume, ce sont les quantités échangées.
Pourquoi c’est essentiel ?

  • Hausse avec volume → mouvement solide, soutenu par beaucoup d’investisseurs
  • Hausse sans volume → rebond fragile
  • Baisse avec volume → panique, capitulation
  • Baisse sans volume → simple respiration du marché

Beaucoup de débutants oublient cet indicateur… pourtant il donne la confiance du marché.

Supports et résistances : les zones clés

Un graphique n’est pas qu’une courbe : ce sont aussi des niveaux psychologiques.

  • Support = zone où le prix rebondit souvent (beaucoup d’acheteurs)
  • Résistance = zone où le prix bloque souvent (vendeurs nombreux)

Les investisseurs long terme repèrent ces niveaux pour acheter à meilleur prix plutôt que « au hasard ».

La tendance, votre meilleur allié

Une règle de base simple mais déterminante :

“La tendance est votre amie.”

  • Tendance haussière → sommets et creux de plus en plus hauts
  • Tendance baissière → sommets et creux de plus en plus bas
  • Range → prix qui stagnent entre deux niveaux

Erreur classique du débutant : vouloir prédire un retournement.
L’investisseur efficace observe d’abord, agit ensuite.

Ce qu’il faut éviter absolument

  • Lire le graphique sans contexte économique
  • Prendre une décision sur un seul horizon de temps
  • Croire qu’un indicateur « prédit » l’avenir
  • Acheter juste parce que « ça a déjà beaucoup baissé »

Le graphique est un outil d’analyse, pas une boule de cristal.

Méthode simple en 30 secondes

Pour analyser rapidement un graphique :

  • Regardez l’horizon (1D / 1W / 1M)
  • Identifiez la tendance (montée / baisse / stagnation)
  • Repérez supports & résistances
  • Vérifiez le volume
  • Seulement ensuite tirez une conclusion

Exemple concret : lire un graphique sur Zonebourse

Prenons un cas réel : l’action LVMH (MC) sur Zonebourse.com, un site très utilisé par les investisseurs francophones.

Lorsque vous ouvrez la fiche d’une action :

Vous voyez immédiatement :

  • le graphique en bougies japonaises
  • le volume sous la courbe
  • la possibilité de changer l’unité de temps (1 jour, 1 semaine, 1 mois)
  • la zone « Supports / Résistances » calculée automatiquement
  • et parfois la tendance de fond (neutre / haussière / baissière)

Comment analyser rapidement ce graphique ?

Sur LVMH, par exemple (scénario fictif illustratif) :

  • En hebdomadaire, la tendance montre une série de sommets décroissants → tendance affaiblie
  • Un support apparaît autour de 670€ (zone où le prix a rebondi plusieurs fois)
  • Une résistance se situe vers 750€ (zone où le marché bloque)
  • Les volumes augmentent sur les séances baissières → signe que les ventes sont faites par des investisseurs convaincus

En tant qu’investisseur long terme, ce que cela signifie :

  • Acheter au milieu d’un mouvement sans repère → risqué
  • Observer si le prix tient le support à 670€ → zone potentiellement intéressante
  • Attendre un retour au-dessus de 750€ avec volume → signal de regain de force haussière

Zonebourse devient donc un outil pédagogique pour visualiser les niveaux clés et comprendre le comportement du marché, même sans être expert.

Conclusion : le graphique n’est pas réservé aux experts

Lire un graphique boursier, c’est apprendre à lire une histoire :
celle de l’offre et de la demande au fil du temps.

Pas besoin d’être trader pour en tirer de la valeur. Même en investissement long terme, comprendre les zones clés et la tendance peut vous éviter d’acheter au mauvais moment… et vous aider à rester serein face à la volatilité.

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Bourse En vedette Investissement & Stratégies

Analyser une action comme un pro !

Analyser une action est l’étape la plus importante avant d’investir en Bourse. Pourtant, c’est aussi celle que beaucoup de particuliers négligent, se limitant souvent aux “tendances du moment”, aux conseils d’amis ou aux performances passées.

En réalité, analyser une action revient à répondre à trois questions simples :
👉 Qu’est-ce que j’achète ?
👉 À quel prix ?
👉 Et pourquoi maintenant ?

Pour cela, il existe deux grandes approches complémentaires : l’analyse fondamentale et l’analyse technique. Chacune apporte une perspective différente et indispensable pour prendre de bonnes décisions. Même les traders spécialisés utilisent une des deux méthodes


Pourquoi analyser une action ?

Analyser une action va vous permettre de :
✔️ Comprendre la vraie valeur d’une entreprise (LVMH, Airbus etc.)
✔️ Identifier si une action est sous-évaluée ou surévaluée
✔️ Évaluer les risques et les opportunités
✔️ Choisir les bons moments d’achat et de vente
✔️ Construire une stratégie d’investissement solide et cohérente

En résumé : analyser vous permettra à termes de reprendre le contrôle. Investir sans analyser, c’est jouer au hasard surtout si vous souhaitez faire du stock picking.


L’analyse fondamentale : comprendre la vraie valeur d’une entreprise

L’analyse fondamentale vise à estimer la valeur intrinsèque d’une action, c’est-à-dire ce qu’elle vaut réellement, indépendamment des fluctuations de marché à court terme.
Elle s’intéresse à la santé financière, la stratégie, le secteur et le contexte économique général.

Que vous faut-il donc analyser ?

a) Les états financiers
  • Chiffre d’affaires : croissance stable ou en décélération ?
  • Bénéfices (net et opérationnel) : solides ou volatils ?
  • Cash-flow : l’entreprise génère-t-elle réellement du cash ?
  • Bilan : dette, actifs, liquidités.
b) Les ratios financiers

Ces indicateurs transforment des données brutes en signaux d’investissement.

  • PER (Price/Earnings) : mesure la valorisation.
  • P/B (Price/Book) : compare le prix à la valeur comptable.
  • ROE (Return on Equity) : rentabilité des capitaux propres.
  • Debt/Equity : niveau d’endettement.
  • Free Cash Flow : capacité à financer ses projets.

Chaque ratio doit être comparé :
➡️ au secteur
➡️ aux concurrents
➡️ à l’historique de l’entreprise

c) L’analyse du secteur et de la concurrence
  • L’entreprise gagne-t-elle des parts de marché ?
  • A-t-elle un avantage concurrentiel ?
  • Le secteur est-il cyclique, innovant, réglementé ?
d) Le contexte macroéconomique
  • Taux d’intérêt
  • Inflation
  • Cycle économique
  • Évolutions politiques ou géopolitiques

L’objectif final : comparer la valeur réelle estimée de l’entreprise avec son prix en Bourse. Si la valeur est supérieure au prix : l’action peut être sous-évaluée → potentielle opportunité.


L’analyse technique : comprendre le comportement du marché

Contrairement à l’analyse fondamentale, l’analyse technique ne s’intéresse pas aux finances de l’entreprise.
Elle étudie le prix, les volumes et le comportement des investisseurs pour anticiper l’évolution du cours.

🔍 Les éléments clés

a) Les graphiques
  • Tendance haussière ou baissière
  • Supports & résistances
  • Canaux, figures, retournements
b) Les volumes

Un mouvement de prix + un volume important = signal renforcé.

c) Les indicateurs techniques
  • RSI : surachat / survente
  • MACD : momentum
  • Moyennes mobiles : tendance
  • Chandeliers japonais : psychologie du marché

👉 L’analyse technique répond à la question :
“Quand entrer ? Quand sortir ?”

Elle est particulièrement utile pour :
✔️ optimiser le timing
✔️ éviter d’acheter trop haut
✔️ sécuriser des profits
✔️ gérer le risque


Fondamentale vs Technique : faut-il choisir ?

Pas du tout.
Les professionnels utilisent les deux.

Analyse fondamentale = QUOI acheter (et à quel prix)

Vision long terme, compréhension de l’entreprise, identification des opportunités.

Analyse technique = QUAND acheter (et quand vendre)

Timing, gestion du risque, lecture du marché.

Les deux se complètent parfaitement.


Quels outils utiliser pour analyser une action ?

ZoneBourse est l’un des rares outils qui combine analyse fondamentale + analyse technique au même endroit.

Indispensable pour analyser une action de A à Z. Et par ailleurs, nous avons négocié pour vous un prix attractif valable QUE si vous passez par ce lien:

🎁 Réduction exceptionnelle sur ZoneBourse (réservée à nos lecteurs)


Conclusion

Analyser une action est une compétence essentielle pour investir intelligemment. Maîtriser les bases de l’analyse fondamentale et technique vous permettra de :

✔️ éviter les erreurs coûteuses
✔️ mieux comprendre le marché
✔️ construire un portefeuille solide
✔️ identifier les meilleures opportunités au bon moment

Investir, ce n’est pas deviner. C’est analyser, comprendre… puis agir.

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Banque & Finance

Le journal de trading : votre miroir, votre coach, votre arme de progression

Le journal de trading est l’un des outils les plus sous-estimés par les traders débutants, et pourtant, il constitue un levier fondamental pour progresser durablement sur les marchés.

Loin d’être un simple carnet de bord, c’est un véritable miroir de vos choix, un coach silencieux, et une archive stratégique qui vous aidera à transformer vos erreurs en leviers de croissance.

Avant de commencer, cet article est sponsorisé par IG, un acteur incontournable du trading en ligne, reconnu pour sa plateforme solide, sécurisée et performante.

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Pourquoi trader avec un journal ?

Parce que l’humain a naturellement tendance à réinventer une version des faits plus flatteuse pour son ego. Ce qui génère l’illusion de compétence. L’ego est important pour la confiance en soi, mais n’est pas un très bon conseiller.

Absence de faits, besoin de justifications, subjectivité maladive. Les faits, les chiffres, le recul.

De quoi faire preuve d’humilité, afin de pouvoir gérer un capital financier sans qu’il ne vous possède. « Il est minuit et je ne veux pas me coucher, je trade. » Ce n’est pas une raison.

Quelles informations écrire dans un journal ?

Un journal de trading n’est pas que des chiffres, il doit être une sorte de clé qui nous ouvre les raisons de chaque décision. Cela se résume aux informations suivantes.

  • Tout d’abord, la date et l’heure du trade, l’actif tradé, l’unité de temps, puis la stratégie utilisée. Il est essentiel d’enregistrer le nom, par exemple, breakout, pullback, SMC, etc.
  • Puis la raison de l’entrée : signal technique, contexte fondamental, sentiment de marché, etc., ensuite, le Stop-Loss, Take Profit, et la gestion du risque appliquée.

En plus des éléments précédents, une autre compréhension doit être ajoutée par écrit. En d’autres termes, après le trade, vous devrez également écrire pourquoi les choses se sont passées comme elles se sont passées, ainsi que votre humeur pendant le trade : stress, fatigue, confiance, etc. En fin de compte, ces informations vous aideront à analyser votre comportement global et votre discipline.

Les bénéfices à long terme

A long terme, un journal bien tenu devient une base de données exceptionnellement précieuse, et tout cela est centré sur vous. Il révèle ce que vous faites bien, ce que vous faites mal et vous permet donc de documenter ce que vous faites réellement.

En gérant ses propres statistiques de performance, on cesse de se baser sur le sentiment et la conjecture et on commence à essayer de préciser : le sentiment devient la connaissance. Une telle expérience aide au renforcement de la confiance, car aucune décision n’est prise sur la base d’informations provenant de sa propre expérience et non sur la base des intuitions incertaines et des avis des autres.

Ainsi…

Dans un monde où savoir se maîtriser est aussi utile que savoir maîtriser le marché, le journal de trading est un précieux allié. Il ne vous assure pas le succès, mais il vous empêche de répéter vos erreurs. Il vous oriente, vous révèle, vous cadre. Surtout, il vous rend meilleur, plus conscient, plus rigoureux et plus professionnel.

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Et si vous voulez en savoir plus sur le trading, d’autres articles éducatifs sont présents sur notre site. Voici les épisodes déjà publiés 👇

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Toute activité de trading comporte des risques élevés.

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Analyse technique vs. analyse fondamentale : faut-il vraiment choisir son camp ?

Dans l’univers du trading, deux grandes approches coexistent depuis toujours : l’analyse technique et l’analyse fondamentale. Chacune a ses partisans, ses outils, ses logiques, et ses horizons temporels.

Mais doit-on obligatoirement tracer une frontière entre elles ? Ou peut-on, au contraire, profiter de leur complémentarité ?

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L’analyse technique : le langage des graphiques

L’analyse technique repose sur l’observation des données de marché passées — essentiellement les prix et les volumes — pour anticiper les mouvements futurs. Elle part du principe que tout ce qui peut être connu est déjà intégré dans le prix : actualités, émotions, attentes…

Parmi les outils les plus utilisés :

  • Les chandeliers japonais : pour visualiser la psychologie des acheteurs et vendeurs.
  • Les supports et résistances : zones-clés où un retournement est possible.
  • Les indicateurs techniques : RSI, MACD, moyennes mobiles, bandes de Bollinger, etc.

Cette approche est particulièrement prisée par les traders de court terme, car elle permet de réagir rapidement à un marché en constante évolution. Elle demande une forte réactivité et une rigueur en matière de gestion du risque.

L’analyse fondamentale : la valeur au cœur de l’investissement

L’analyse fondamentale, de son côté, s’intéresse aux facteurs économiques, financiers et géopolitiques susceptibles d’influencer la valeur intrinsèque d’un actif.

Elle s’appuie sur plusieurs éléments :

  • Les résultats financiers d’une entreprise (chiffre d’affaires, bénéfices, dette…)
  • Les perspectives de croissance sectorielle ou macroéconomique
  • Les politiques monétaires et fiscales, ainsi que les indicateurs économiques (inflation, emploi, taux d’intérêt…)

Cette approche est privilégiée par les investisseurs de long terme, en particulier dans les domaines des actions, des obligations ou des devises.

Deux approches, deux temporalités

Les critiques sont fréquentes d’un camp à l’autre :

  • Les partisans de l’analyse technique reprochent à l’analyse fondamentale sa lenteur à réagir face aux mouvements de marché.
  • Les fondamentalistes, eux, jugent l’analyse technique parfois déconnectée des réalités économiques.

Alors, faut-il choisir son camp ?

La réponse dépend surtout de votre profil de trader :

  • 🎯 Vous tradez à court terme ? L’analyse technique est probablement votre alliée.
  • 📈 Vous investissez à long terme ? L’analyse fondamentale devient incontournable.

Mais dans un monde où les marchés réagissent autant aux chiffres qu’aux émotions, une approche hybride peut offrir une réelle valeur ajoutée. Un trader ou investisseur averti saura tirer parti des deux outils : analyser les fondamentaux pour identifier une opportunité, puis valider ou ajuster son entrée grâce à l’analyse technique.

Exemple concret

Prenons l’exemple d’une entreprise technologique cotée :

  • En analyse fondamentale, on observe une croissance régulière du chiffre d’affaires, un bon niveau de rentabilité et une position solide sur son marché. → Signal positif.
  • En analyse technique, l’action vient de franchir une résistance importante avec un volume élevé. → Signal d’entrée.

C’est en combinant les deux approches que l’on peut maximiser ses chances de succès. Ainsi, opposer analyse technique et analyse fondamentale est souvent réducteur. Dans la pratique, leur complémentarité peut devenir un atout stratégique majeur.

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Passer des ordres en bourse

As-tu quelques minutes pour comprendre comment optimiser ses ordres en bourse ?

Beaucoup de personnes font l’erreur de croire que la bourse est un marché unique centralisé à une seule adresse, Wall Street. Ils ont doublement tort.

Premièrement, parce que la bourse est avant tout un lieu où se rencontrent l’offre et la demande, plus particulièrement de produits financiers. De ce fait, il existe de multitudes de places boursières dès lors qu’on y retrouve une personne prête à vendre un produit et une autre prête à l’acheter.

Deuxièmement, bien que Wall Street soit un lieu emblématique de la finance mondiale, il ne représente pas la totalité des transactions enregistrées dans le monde. Certes, le New York Stock Exchange (NYSE) et le Nasdaq pèsent pour près de 41 milliards de dollars de capitalisation boursière sur les 89,5 recensés en 2020 (source : World Federation of Exchange).

Un investisseur qui souhaite diversifier son portefeuille va sélectionner des titres répartis sur différents continents et fuseaux horaires. Cela dit, il lui sera très difficile de participer à toutes les séances (il est 1h du matin lorsque la bourse de Tokyo ouvre). Mais alors, comment faire pour passer acheter ou vendre en votre absence ? Cela est possible grâce à l’automatisation des ordres et l’intermédiaire de courtiers.

Le rôle du courtier

Le rôle du courtier est de faciliter les transactions, trouver preneur, et ce, même si le marché est en hausse ou en baisse (c’est le fameux discours du mentor de Jordan Belfort dans « Le loup de Wall Street »). Il appliquera deux règles de priorité, le prix (l’ordre le plus proche de la valeur de l’actif) et le temps (s’il y a deux ordres de même valeur, c’est le premier arrivé qui sera traité).

Pour son activité, le market maker, qui est souvent une institution financière, prendra une commission sur chaque opération.

Le carnet d’ordres

Avant de poser un ordre, quel qu’il soit, vous devez vous assurer qu’une autre personne dans le monde souhaite se séparer ce même actif, c’est ce qu’on appelle la liquidité. Plus un titre est « liquide », plus il est facile à échanger. À l’inverse, si l’engouement est faible, et donc moins liquide, alors il aura du mal à changer de mains.

Le carnet d’ordres regroupe les ordres d’achat et de ventes des investisseurs

Les différents types d’ordre

Les ordres sont des instructions données par le trader au marché. Ils reprennent différents critères comme le type (achat ou vente), la quantité et le prix. Voici une petite liste non exhaustive des ordres en bourse :

  • À prix limité : Il s’agit d’un ordre d’achat (buy limit) ou de vente (sell limit), qui sera exécuté à un prix déterminé au préalable. Son objectif est de donner aux investisseurs la possibilité de choisir le montant (minimal ou maximal) appliqué. 
  • À tout prix : Dans ce cas, vous souhaitez acheter/vendre un actif à tout prix, peu importe la demande de la contrepartie. De ce fait, vous prenez le risque d’accepter des propositions plus coûteuses. 

    Exemple : Vous envisagez d’acheter 100 actions ParlonsFinance à tout prix. Un vendeur propose 25 actions à 51 €, un autre 35 à 52 € et un dernier 50 à 53 €. Vous aurez fait l’acquisition à des tarifs différents pour répondre à votre demande de 100 actions. 
  • Au prix du marché : Cet ordre permet d’acheter au « meilleur » prix proposé par le marché (la première offre, souvent très proche du prix réel de l’actif). Son inconvénient est qu’il ne s’active uniquement au meilleur prix, rien d’autre. Cela ne vous garantit pas une exécution complète de votre demande. 

    Exemple : je veux 100 actions PF au prix du marché. Le premier vendeur m’en propose 25 à 51 €. J’en aurai 25 sur 100 puisque les autres offres sont plus chères. 
  • Tout ou rien : comme son nom l’indique, cet ordre ne s’enclenche que si l’unique condition est remplie (prix et quantité). Cela vous permet de garder le contrôle sur le prix d’achat/vente. S’il n’y a pas de contrepartie, l’ordre reste en suspens jusqu’à sa prochaine tentative. 

Certains ordres, appelés « à déclenchement », ne peuvent être exécutés que s’ils remplissent des conditions précises :

  1. À l’achat
  • Le Buy stop est un ordre d’achat (long), qui sera exécuté si le prix fixé est atteint. Anticipant une remontée des cours, il doit être placé au-dessus du prix actuel.
  • Le Buy limit part du principe que le cours va remonter après avoir chuté quelque temps. Dans ce cas, vous devez placer votre ordre au-dessous du niveau actuel, afin de profiter de l’effet « rebond ».

2. À la vente

  • Le sell stop ou stoploss est un ordre de vente qui sera exécuté si le prix de l’actif baisse en dessous d’un seuil. Il vous permet de minimiser vos pertes lorsque le marché se déplace dans la direction opposée à votre trade.

Exemple : je mets un Stoploss à 80 % de la valeur de mon titre, afin de me garantir une moins-value maximale de 20 % en cas de baisse des marchés.

Cependant, une forte volatilité peut mettre en difficulté votre stoploss. Si le prix chute brutalement, il se pourrait que l’ordre soit exécuté à un tarif encore plus faible que celui déterminé initialement. Pour éviter cela, les traders peuvent faire appel au stop limit, qui constitue une deuxième soupape de sécurité située à une limite plus basse.

  • À l’opposé, le sell limit ou take profit vous sert à planifier une porte de sortie à un niveau précis et garantit l’encaissement de bénéfices. Utilisez ce type d’ordre si vous anticipez un renversement du marché.

    Le stoploss et takeprofit sont très appréciés sur le marché du Forex (devises), car ils permettent aux traders de préciser le taux auquel ils souhaitent fermer leurs positions.
Les différents ordres à déclenchements

Conclusion

Les meilleurs financiers vous le diront, maîtriser ses ordres est essentiel pour réussir sur le long terme. Que vous soyez un professionnel du trading ou que vous fassiez cela comme hobby, vous devez savoir quand entrer et quand sortir d’un trade. Nous avons abordé les principaux ordres, mais il en existe bien d’autres, comme les ordres séquences, alternatifs ou triples.

Enfin, dans un monde qui ne dort jamais, l’informatique apporte une aide cruciale qui fait toute la différence entre se coucher plus riche ou se réveiller plus pauvre (ou les deux le temps d’une nuit).

Article rédigé par Timur Kazkondu et Florenc Micaj (équipe Parlons Finance)

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Une vie, Bernard Madoff

As-tu quelques minutes pour connaître l’un des escrocs les plus célèbres de Wall Street, celui qui avait la technique la plus sophistiquée jamais élaborée à ce jour, l’américain Bernard Madoff ?

Il y a des noms qui entrent dans l’Histoire pour différentes raisons. Que ce soit pour la création d’un empire comme Napoléon, une invention qui changera le quotidien de nombreux citoyens comme Gutenberg, une entreprise qui révolutionnera le monde comme Bill Gates ou une découverte qui sauvera des millions d’êtres humains comme Pasteur. 

À leur opposé, certains noms sont restés dans la mémoire collective pour des raisons bien douloureuses. Leurs auteurs, parfois convaincus d’agir pour « le bien de tous », ont laissé des traces profondes sur leur entourage. 

Parmi eux se trouve un homme qui causera la faillite de nombreuses familles, le financier Bernard Madoff. 

La création du mythe

Bernard Lawrence Madoff est né le 29 avril 1938 dans le Queens aux États-Unis. Avant de croiser le chemin de la finance, il commença comme installateur de systèmes d’arrosage puis comme maître nageur sur Long Island. Voyant son frère Ralph travailler comme agent de change, Bernard se lança en tant que courtier de petites valeurs mobilières (penny stocks). Il fonda par la suite sa société, la Bernard L. Madoff Investment securities LLC. 

Ce que l’on oublie de Madoff c’est qu’il était également un visionnaire. Il a très rapidement compris que l’informatique serait incontournable dans les transactions financières et constituerait un atout majeur pour quiconque s’y intéresserait. De ce fait, il contribua à l’essor du NASDAQ, indice qui reprend les entreprises technologiques les plus importantes des États-Unis. C’est à cette période que le natif du Queens se construisit un réseau de personnes appartenant à la haute finance. La confiance qu’il suscita chez ses pairs lui permit d’accéder à un poste d’exception, président du NASDAQ en 1990. 

Adulé de toutes parts, reconnu comme un financier hors pair, donnant de nombreuses conférences sur ses techniques de management, Bernard Madoff était à l’apogée de sa carrière. Et pourtant, dans l’ombre une escroquerie d’une ampleur gigantesque tournait un plein régime. Un danger connu sous le nom de « pyramide de Ponzi ».

Qu’est-ce qu’une pyramide de Ponzi ?

(Extrait de notre article dédié)

« Le fraudeur, au sommet de la pyramide, sollicite un premier investisseur pour une affaire. Pour éveiller sa curiosité, il lui promet un rendement important en peu de temps (ex. doubler la mise). L’investisseur décide alors de verser 1000 $, en espérant recevoir 2000 $ dans un an. Le fraudeur, s’il veut respecter son engagement, doit trouver 1000 $ d’ici douze mois. Puisqu’il ne les réinjecte pas (ou très peu) en bourse, il incite d’autres personnes à rejoindre sa pyramide.

L’argent récolté par les derniers sert à rembourser les intérêts des premiers, et ainsi de suite. Dès lors, on se retrouve dans un système où la croissance est exponentielle, ce qui sera l’une des causes de son effondrement. 

Ce système ne s’arrête que lorsqu’un grand nombre de personnes souhaite, en même temps, sortir du fonds. Les premiers chanceux seront remboursés et les derniers constateront qu’il ne leur reste plus rien. Une autre raison peut être le manque de personne à recruter. Puisque de nouvelles arrivées sont nécessaires pour maintenir la pyramide en place, il arrive un moment où le nombre requis dépasse la totalité des habitants sur notre planète ».

Le fonds d’investissement de Madoff reposait sur ce même principe. Les clients recevaient des taux d’intérêt qu’aucun autre Hedge fund ne pouvait prétendre. Peu importe les performances de la bourse, la Madoff Investment securities affichait des résultats impressionnants. 

Pour tenir sur la durée, le financier devait sans cesse trouver de nouveaux capitaux. De confession juive, Madoff démarcha d’abord d’autres membres de sa communauté résidant à Palm Beach (lors de parties de golf ou de dîners mondains). Par la suite, ce sont des célébrités qui se sont manifestées suivies d’entreprises et d’institutions financières. La technique de Bernie fut de refuser systématiquement les propositions, jugées « trop faibles », ce qui créera chez les potentiels clients une frustration de ne pas faire partie de l’élite. 

Un maître nageur qui coula ses clients

Si cette pyramide a pu tenir autant de temps, c’est parce qu’elle était gérée aussi sérieusement qu’un « vrai » fonds de gestion. Durant des années, les clients recevaient de faux rapports reprenant l’ensemble des transactions effectuées par la société. Personne ne se questionnait sur une probable supercherie sauf quelques traders et journalistes qui mirent en garde le gendarme américain de la bourse, la SEC, en vain.  

En 2008, la crise financière des subprimes créa chez de nombreux clients le besoin de récupérer leurs capitaux, mais Madoff ne pouvait répondre à une telle demande. Pour cause, la plupart des sommes reçues servaient à payer les intérêts des placements, d’autres à rembourser les premiers demandeurs, le restant à l’usage personnel de Madoff. Au total, le préjudice s’élèverait à 65 milliards de dollars. 

Voyant l’étau se serrer dangereusement, Bernard avoua à ses fils l’arnaque. Il fut arrêté par le FBI et plaida coupable en 2009. La sentence fut donnée à titre d’exemple, 150 années d’emprisonnement. En prison, Madoff était à la fois protégé et menacé par ses codétenus. Certains journalistes rapportaient qu’il avait le monopole sur le chocolat suisse et devait porter un gilet pare-balle lors de ses promenades. 

Source : Kathy Willens/AP/SIPA

Conclusion 

Madoff est décédé le 14 avril 2021 dans sa prison en Caroline du Nord. Il restera dans l’histoire comme un homme dont le succès fut construit sur une série de mensonges et pour qui l’enrichissement personnel passe par l’appauvrissement de ses proches. Sa famille fut traquée pour les clients, à tel point que son fils Mark se suicida et que son épouse se résigna à vendre tous ses biens. Aujourd’hui, très peu de choses restent du fonds Madoff, beaucoup n’ont pu récupérer leur argent. La vie de cet homme nous rappelle qu’une bulle, aussi grosse soit-elle, finit toujours par exploser. 

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Les différentes peurs à éviter à tout prix !

L’investissement repose sur deux éléments-clés : l’argent et la psychologie. 

Pour le premier, c’est assez simple. Soit vous avez assez d’argent et vous pouvez investir, soit vous n’en avez pas et vous devez épargner pour commencer. Et même s’il est possible d’emprunter pour acheter et revendre par la suite, cela implique obligatoirement d’être en possession de liquidités.

Pour la psychologie, c’est plus délicat. Pour vous éviter d’être submergé émotionnellement par les marchés financiers, certains experts recommandent de garder une attitude « froide ». De prendre tout événement positif ou négatif comme une information supplémentaire à traiter. Toute bonne ou mauvaise opération comme un résultat à encoder. 

Or, est-il réellement possible de ne rien ressentir ? Bien sûr que non. Chaque individu transporte avec lui un bagage sentimental dont il ne peut se défaire. L’investisseur impulsif qui achète tout ce qui lui passe sous les yeux ou le trader défensif qui repousse toujours au lendemain sont deux individus qui succombent à leurs émotions. 

Si certaines d’entre elles sont perçues comme des qualités (voir les qualités d’un trader), d’autres, plus particulièrement la peur, peuvent amener l’investisseur à prendre de mauvaises décisions. 

FOMO (Fear of Missing Out)

Le FOMO, ou la peur de rater quelque chose, représente la crainte de voir les autres prendre du plaisir en votre absence. Cette peur pousse l’individu à se montrer quasi omniprésent. 

Les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram ou Twitter maîtrisent parfaitement ce concept et en jouent. C’est la raison pour laquelle de nombreux utilisateurs passent des heures à « scroller » leur écran, à la recherche de la dernière publication. 

Impact sur le trading ? Le FOMO entraîne le trader à acheter toutes les actions qui ont attiré son attention. Bien que peu convaincu par certaines d’entre elles, il se dit qu’il sera présent en cas de remontée. Les dangers à long terme sont de constituer un portefeuille de titres pris au hasard, la difficulté à anticiper les variations de cours et une baisse de rendement liée à de nombreux achats/ventes. 

Le FOBO (Fear of a Better Option)

Une variante du FOMO est le FOBO, ou la peur d’une meilleure solution. Dans ce cas, l’individu fait face à de nombreuses alternatives qui le rendent indécis et l’empêchent de choisir. Il se questionne sans cesse sur les conséquences d’un mauvais choix. La pression est d’autant plus importante lorsque ceux-ci l’engagent sur une longue période. 

Cette peur crée la paralysie. À force de réfléchir, les opportunités défilent et sont gâchées. 

Impact sur le trading ? Le FOBO peut rapidement toucher les nouveaux investisseurs qui souhaitent construire leur portefeuille. Face aux dizaines de milliers de titres, le novice pourrait passer des centaines d’heures à analyser sans prendre une décision. Il doit développer son propre filtre de sélection afin d’atteindre une poignée de candidats intéressants.  

Loss Aversion 

L’aversion à la perte est une peur bien plus contraignante, car elle empêche toute initiative de la part de l’individu. Ce concept fut développé par les chercheurs Tversky et Kahneman (que nous vous avons déjà présenté) qui démontrèrent la différence d’impact entre une perte et un gain sur l’esprit humain. 

Selon cette étude, une personne préférerait éviter la perte plutôt qu’obtenir un gain d’une même somme (le niveau de satisfaction perdu serait plus élevé que le niveau de satisfaction gagné). C’est ce raisonnement qui empêche de nombreux hommes et de femmes à passer à l’action, les laissant sur la ligne de départ de l’aventure entrepreneuriale. C’est aussi lui qui nourrit notre cerveau de scénarios d’échecs. 

Impact sur le trading ? L’aversion à la perte peut entraîner deux conséquences. La première est la prolifération d’épargnants, trop frileux de risquer une partie de leur salaire, se contentant du maigre taux que leur propose le compte d’épargne. La seconde est la rétention d’actifs nocifs dans un portefeuille tout simplement pour tenter de récupérer la mise de départ.

Cette peur touche particulièrement de nombreux novices, qui n’osent pas se lancer avant d’avoir totalement calculé leur potentielle moins-value. Trop focalisés sur les pertes, ils en oublient les gains. 

Opportunity cost 

Le coût d’opportunité représente les bénéfices qui auraient pu être enregistrés si l’on avait pris une autre décision que celle que nous avons prise. Autrement dit, il détermine ce que l’on a « sacrifié » en renonçant à ce choix. 

Dans notre quotidien, nous sommes souvent confrontés à mesurer ce coût sans nous en rendre compte. Acheter un chargeur de téléphone à 1,99 € peut nous paraître plus intéressant à court terme, mais le remplacer tous les 6 mois coûtera plus cher qu’un chargeur à 14,99 €. Dans un autre registre, l’émission « à prendre ou à laisser » illustre à merveille ce concept. Les candidats ne sachant pas ce qui se cache dans leur boîte doivent constamment évaluer le poids de leur décision. 

Impact sur le trading ? De nombreux courtiers s’appuient sur les coûts d’opportunités pour motiver leurs clients à investir. Ainsi, le rendement actualisé des 10 dernières années vous indique ce que vous avez renoncé en refusant d’investir (bien que les résultats du passé ne soient pas représentatifs de l’avenir).

Conclusion 

Je terminerai cet article sur une citation de l’entrepreneur américain, Robert Kiyosaki, qui disait ceci : « la plus grande cause des difficultés financières de l’Homme est la peur de perdre de l’argent ». Nous ne pouvons qu’adhérer à ses propos. La peur est un ennemi qui nous ronge de l’intérieur, plus elle est grande, plus elle nécessitera de ressources pour la vaincre.

Les plus célèbres financiers de notre époque sont ceux qui ont pu transformer ce handicap en une force. Ils sont de ceux qui croient en l’expression « qui ne tente rien n’a rien ».

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Dénicher les meilleurs fonds d’investissement en une page

Si vous souhaitez investir, mais que vous n’avez pas beaucoup de temps à consacrer à la recherche de titres prometteurs, à la lecture de bilans ou à l’analyse des variations des cours de bourse, alors peut-être devriez-vous songer à confier cette tâche à quelqu’un d’autre. 

La création d’un portefeuille, un suivi régulier et la recherche d’un rendement intéressant seront les principaux objectifs des gestionnaires d’actifs. 

Cependant, bien que les fonds d’investissement aient l’avantage de pouvoir contenir une multitude d’actifs, comment les différencier ? Comment comparer leurs performances ou leur stratégie ? Comment savoir si votre choix a porté ses fruits ? Certains sites, dont le célèbre Morningstar, proposent de répertorier et noter une large gamme de fonds.

Analyse d’un fonds d’investissement

La méthode de notation de Morningstar est basée sur les convictions de ses analystes. Bien entendu, chaque société peut apporter un regard différent sur un même fonds.  

Important : Le fonds Comgest Growth Europe EUR I Dis est présenté uniquement à titre d’exemple. Ce choix ne reflète en rien l’opinion de Parlons Finance et ne constitue en aucun cas un conseil d’achat ou de vente de notre part. Il revient à vous de faire votre propre analyse et vos choix. 

  1. L’en-tête
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La lecture d’une fiche récapitulative (Fund facts en anglais) commence par le nom du fonds. Celui-ci donne déjà quelques indices à l’acheteur sur la stratégie d’investissement proposée. Dans notre exemple, l’accent sera porté sur les actions de croissance (Growth) européennes (Europe) dont les intérêts annuels seront distribués (Dis).

Morningstar attribue deux notes : 

  • La première donne une vue globale (Négative — Neutre — Bronze — Silver — Gold) et repose sur une analyse qualitative et prospective des fonds.
  • La seconde propose une cotation étoilée (1 à 5) qui représente la performance d’un fonds par rapport à ses semblables, en tenant compte du risque et des coûts. Seuls 10 % des fonds obtiennent la note maximale. 

Afin de comparer ce qui est comparable, il est nécessaire de regrouper les différents fonds en fonction de leur indice de référence, de leur benchmark et de la catégorie d’actifs. 

L’indice de référence comporte plusieurs actions représentatives d’un marché et donne une vue d’ensemble de sa performance journalière (ex : le CAC40 est composé de 40 entreprises qui représentent globalement le marché français). 

Le Benchmark, quant à lui, sert d’élément comparateur au fonds d’investissement. Celui-ci est souvent un indice, un secteur, voire un autre fonds. 

Enfin, la catégorie permet de cibler les actifs choisis dans le fonds (ex : Europe ou US, actions ou obligations, grandes ou petites capitalisations, croissance ou valeur) 

Un exemple pour illustrer nos propos : le fonds AQUA compare les poissons se trouvant dans les eaux européennes (indice de référence), en mer Méditerranée (benchmark) et pesant plus de 2 kg (la catégorie). 

2. Objectif et performances

Chaque gestionnaire propose un objectif d’investissement unique pour ses fonds. Celui-ci doit permettre aux analystes de comprendre la manière et les moyens mis en place pour obtenir des résultats satisfaisants. Un objectif « vague » (ex : entreprises européennes de croissance) donne au gestionnaire une meilleure flexibilité pour répondre aux attentes. À l’inverse, certains objectifs sont tellement précis (ex : dégager une croissance supérieure à celle des GAFA sur une période de 3 ans) qu’ils ne laissent que peu de marge de manœuvre. 

Sur la partie droite de l’image, vous trouverez les différentes performances annuelles ou trimestrielles. Celles-ci comparent le fonds avec son indice et sa catégorie. Attention aux fonds qui n’ont jamais pu « battre » leur indice depuis un long moment. 

De l’autre côté, plusieurs indicateurs mathématiques et statistiques vous donneront la mesure du risque pris : 

  • L’Alpha : détermine si le fonds surperforme ou sous-performe son indice de référence. Si > 1, alors le fonds fait mieux que son indice. 
  • Le Beta : détermine si la valeur du fonds varie plus/moins que son indice de référence (volatilité). Si > 1, le fonds amplifie davantage les fluctuations que son indice. 
  • R carré : détermine le niveau de corrélation entre le rendement du fonds et celui de son indice (de 0 à 100). À 100 %, les fluctuations du fonds seront parfaitement corrélées à l’indice. 
  • Ratio d’information : une autre mesure de la surperformance (sousperformance) du fonds par rapport à son indice. 
  • Tracking error : détermine le niveau de liberté que prend le gestionnaire par rapport à son indice. Plus il est élevé, plus il s’éloigne de son indice. 
  • Ratio de Sharpe : détermine si la rentabilité du fonds justifie un niveau de risque plus élevé que son indice. Si ce ratio se situe entre 0 et 1, alors la rentabilité ne couvre pas le niveau de risque pris. Au-delà de 1, le rendement rémunère suffisamment l’excès de risque.
  • Volatilité : liée au bêta, elle donne une idée de l’ampleur des variations d’un fonds. Plus elle est élevée, plus les hausses et les baisses du titre seront importantes. 
  • Risque 3,5, 10 ans : lié au Beta et à la volatilité, il donne une idée du style agressif ou défensif du fonds. 

3. Secteurs et régions

Un fonds peut contenir plusieurs types d’actifs de nature différente (actions, obligations, produits dérivés, liquidités, matières premières) au sein d’un seul « pool ». Ainsi, notre fonds fictif Parlons Finance Equities comporterait majoritairement des actions. Parlons Finance global bonds sera orienté obligations et Parlons Finance global Mix intégrerait toutes sortes d’actifs. 

Les liquidités donnent aux courtiers la possibilité de réagir aux mouvements du marché. Un niveau de liquidités bas est un signal d’alarme. Les capitaux étant pleinement investis, le manager n’aura pas d’autres choix que de vendre en cas de retournement des marchés. 

Les actions sont différenciées sur de nombreux points : 

  • Leur taille : allant de micro à géante, elle se réfère généralement au nombre d’employés et à la capitalisation totale 
  • Le style : indique le type d’évolution de l’entreprise. Croissance (axé sur une augmentation rapide du cours), value (axé sur une progression cyclique avec possibilité de sous-évaluation du marché) ou mixte 
  • Leur zone géographique : une grande diversification implique une sélection de titres de nationalités différentes

Le comportement boursier de certains titres a permis une classification selon les secteurs :

  • Cycliques : ces titres sont fortement influencés par le contexte macro-économique, comme la politique monétaire, les taux d’intérêt ou les relations diplomatiques. On y retrouve les matériaux de base, les produits de consommation non essentiels (consumer discretionary), les services financiers et l’immobilier. 
  • Sensibles : moins impactés par les événements d’ordres mondiaux, ces titres suivent les cycles économiques dans leur ensemble. On y retrouve les services de télécoms, d’énergie, les industries et la technologie.
  • Défensifs : Ces titres ont une progression qui leur est propre. Ils ne sont pas corrélés aux autres secteurs, car leur utilisation est constante. Nous retrouvons les produits de première nécessité (consumer staples), les soins de santé et les services publics. 

Les obligations, quant à elles, se distinguent par leur type (bons d’état ou obligations d’entreprises), leur rating (AAA jusque D), leur duration ou leur catégorie (High Yield, investment grade, spéculatif)

Généralement, les dix positions les plus importantes du fonds sont référencées. Ceux-ci peuvent changer lors d’une rotation sectorielle opérée par le marché. 

4. Le management

Toutes les informations à savoir sur la société de gestion et son manager sont indiquées en bas de chaque fiche. 

La gestion d’un portefeuille demande un savoir-faire de qualité et une équipe de traders regroupés sous la tutelle d’un talentueux gérant. Un manager dont le fonds a surperformé le marché reçoit le respect de ses pairs et un juteux bonus. 

Parmi les derniers points d’attention, il y a les frais d’entrée et de gestion, la nature du fonds (UCITS* = OPCVM**), sa politique de distribution des intérêts, son code ISIN***, son éligibilité pour un PEA**** et le capital minimum requis pour investir. 

  1. Conclusion 

Choisir le « bon » fonds d’investissement n’est pas si simple, tant les différences sont nombreuses et les compétences humaines importantes. Cependant, apprendre à analyser une fiche d’information vous aidera à trouver votre propre style de gestion. Avec plus de 120 000 fonds dans le monde, il en existe bien un qui saura concilier vos attentes et un rendement satisfaisant. 

*UCITS = Undertaking for Collective Investments in Transferable Securities 

**OPCVM = Organisme de placement collectif en valeurs mobilières

***ISIN = International Securities Identification Numbers

****PEA = Plan d’Epargne en Actions 

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Trouver la perle rare en bourse : le stock picking

Cette année, nous avons commencé une nouvelle aventure, celle de l’investissement en bourse. Celle-ci nous a poussés à faire des choix. Devions-nous opter pour un projet à court terme ou, au contraire, avons-nous les nombreuses années à venir comme horizon ? Et puisque chaque individu a sa personnalité propre, devions-nous choisir des actifs risqués ou garantis ? 

Si votre profil et votre stratégie vous ont amené à vous tourner vers les actions, alors vous devriez vous mettre à la recherche d’opportunités sur le marché. Mais comment faire ? Piocher quelques titres d’un secteur qui vous plaît ou jeter votre dévolu sur une entreprise en particulier ? Si vous êtes de ceux qui veulent trouver la perle rare, dans ce cas le stock picking est fait pour vous.

Qu’est-ce que le Stock picking ?

Le stock picking consiste à sélectionner des actions d’entreprises sur base d’une série de critères importants aux yeux d’un investisseur. 

L’entonnoir créé écarte les entreprises une à une avant d’arriver à une poignée de candidats potentiels. Là encore, l’acheteur (vendeur) devra analyser le prix qu’il est prêt à payer (demander) et celui affiché en bourse dans le but d’effectuer une plus-value.

Nous sommes ici dans une approche purement fondamentale, qui consiste à éplucher le bilan de l’entreprise afin d’en dégager des ratios et ainsi déterminer la vraie valeur de la société. En portant un regard plus « précis » sur les données, nous limitons l’influence des évènements macroéconomiques, comme les accords commerciaux ou l’annonce des banques centrales. 

Exemples d’éléments à analyser : 

  • Bilan de l’entreprise (balance sheet) —> situation d’une entreprise à l’instant T (généralement au 31/12)
  • Compte de résultat (income statement) —> affiche l’ensemble des charges et des recettes
  • Flux de trésorerie (cash-flow statement) —> détermine les mouvements et la disponibilité des liquidités

Exemples de ratios financiers à analyser : 

  • Le taux d’endettement (debt to equity) —> plus ce ratio est élevé, plus l’entreprise a eu recours à de la dette pour financer sa croissance
  • Le cours/bénéfice (Price/earning) —> détermine le prix à payer par euro gagné par l’entreprise. Plus celui-ci est élevé, plus les investisseurs estiment que les bénéfices attendus valent la peine de payer cher. Certains secteurs ont un PER supérieur à d’autres (Tech > banques)
  • La capacité d’autofinancement (Price to cash-flow) —> proche du PER, ce ratio permet de connaître la capacité d’une entreprise à manœuvrer à partir de ses cash-flows. 
  • D’autres : Price to book, Debt to asset, capitalization totale.  

Exemples d’éléments externes à analyser : 

  • La stratégie de l’entreprise
  • Le management
  • Les brevets
  • Le respect (ou non) de la loi d’un pays où l’entreprise opère

Sans surprise, le stock picking n’est pas une science exacte et souligne des points positifs et négatifs. 

Ainsi, cette méthode de recherche permet aux adeptes de celle-ci d’avoir un aperçu rapide de la santé d’une entreprise. Puisqu’il s’agit de trouver une aiguille dans une botte de foin, l’analyste doit développer son propre « scanner à bonnes affaires ». Les résultats d’une telle approche peuvent s’avérer très fructueux.

Cependant, nous vous mettons en garde contre les décalages entre votre interprétation et la réalité. Les conclusions tirées par l’investisseur peuvent être éloignées de la valeur affichée en bourse. Après tout, le prix d’une action est le reflet de toutes les croyances des investisseurs à son sujet. D’autres pourraient être plus ou moins optimistes que vous sur l’avenir de l’entreprise. De même qu’un titre peut être déconseillé à l’achat sur un plan fondamental et avoir des signaux d’achat forts sur le plan technique.

Conclusion 

Que votre stratégie vise le court, moyen ou long terme, vous finirez par choisir un actif dans lequel vous aurez confiance. Ce choix sera basé sur une série de critères que vous aurez définis. Votre réussite dépendra du temps que vous consacrerez à peaufiner votre entonnoir, car rappelez-vous que les marchés regorgent de gagnants et de perdants, d’amateurs et de professionnels, de personnes sans aucune préparation et d’autres prêtes à partir à la chasse.  

« I want a company that’s simple. They don’t have to make seven brilliant decisions every six months to keep going. »

Peter Lynch
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DISNEY est durement frappé par la crise … mais en profite avec Disney+ !

DISNEY a annoncé un chiffre d’affaires du premier trimestre supérieur à celui de l’année précédente. En revanche, les bénéfices ont chuté puisque la pandémie a impacté plusieurs segments d’activité les plus performants de la société.

  • Bénéfice par action (ajusté): 60 cents contre 86 cents estimés, 1,61 $ sur un an
  • Chiffre d’affaires: 18,01 milliards de dollars contre 17,68 milliards de dollars estimés
  • Le titre de la société perdait 2,74% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse à New York.

«L’impact de COVID-19 et les mesures visant à empêcher sa propagation affectent nos segments de plusieurs façons, notamment dans les parcs, les expériences et les produits où nous avons fermé nos parcs à thème et magasins de détail, suspendu les croisières et les visites guidées des navires de croisière et a connu des perturbations de la chaîne d’approvisionnement », selon le communiqué de la société.

Le roi de « l’entertainement » estime à 1,4 milliard de dollars l’impact négatif de la crise sanitaire et économique sur ses activités, dont 1 milliard rien qu’avec les parcs d’attraction et croisières, segment représentant 30% des recettes.

C’est également logique lorsque l’on pense aux fermetures des frontières, au confinement et à la réticence des gens qui ne veulent ou ne peuvent plus voyager ou emmener leur famille dans un endroit bondé, la fréquentation des parcs nationaux de Disney, estimée à 83 millions de visiteurs en 2019, a bel et bien diminué fortement en 2020.

Des mesures ont été prises par la CFO, Christine McCarthy, qui a déclaré aux analystes que la société renoncerait au paiement du dividende semestriel prévu pour juillet. Ce qui permettra de préserver 1,6 milliards de dollars en cash, supposant que le dividende était resté constant à 88 cents par action.

Disney prévoit aussi de voir ses dépenses en capital baisser de 400 millions de dollars par rapport à l’année passée.

Quid de la production ?

La pandémie a également eu un impact sur le segment de production audiovisuelle. Cette unité a tout de même connu un chiffre d’affaires en hausse de 20% par rapport à l’année précédente pour atteindre 2,54 milliards de dollars, tandis que le résultat d’exploitation a baissé de 13% pour atteindre 466 millions de dollars.

En ce qui concerne le service de streaming de Disney, Dinsey +, et le service de streaming sportif ESPN+, ont démontré une activité positive avec une énorme quantité de nouveaux abonné(e)s au cours du dernier trimestre, profitant ainsi du confinement et concurrencer davantage le géant du streaming Netflix.

ESPN+ a vu son nombre d’abonné(e)s augmenter de 20%, atteignant 7,9 millions de personnes, tandis que la société a précisé que Disney + avait su engranger plus de 54,5 millions d’abonné(e)s cette semaine. Rappelons que ce service n’a été lancé que très récemment aux Etats-Unis.

Les actions de Disney ont baissé d’environ 30% pour l’année à ce jour jusqu’à la clôture de mardi, sous-performant par rapport à la baisse de 11% du marché dans son ensemble. Malgré tout Mickey garde le sourire…

Par Hamza NAQI