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DISNEY est durement frappé par la crise … mais en profite avec Disney+ !

DISNEY a annoncé un chiffre d’affaires du premier trimestre supérieur à celui de l’année précédente. En revanche, les bénéfices ont chuté puisque la pandémie a impacté plusieurs segments d’activité les plus performants de la société.

  • Bénéfice par action (ajusté): 60 cents contre 86 cents estimés, 1,61 $ sur un an
  • Chiffre d’affaires: 18,01 milliards de dollars contre 17,68 milliards de dollars estimés
  • Le titre de la société perdait 2,74% lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse à New York.

«L’impact de COVID-19 et les mesures visant à empêcher sa propagation affectent nos segments de plusieurs façons, notamment dans les parcs, les expériences et les produits où nous avons fermé nos parcs à thème et magasins de détail, suspendu les croisières et les visites guidées des navires de croisière et a connu des perturbations de la chaîne d’approvisionnement », selon le communiqué de la société.

Le roi de « l’entertainement » estime à 1,4 milliard de dollars l’impact négatif de la crise sanitaire et économique sur ses activités, dont 1 milliard rien qu’avec les parcs d’attraction et croisières, segment représentant 30% des recettes.

C’est également logique lorsque l’on pense aux fermetures des frontières, au confinement et à la réticence des gens qui ne veulent ou ne peuvent plus voyager ou emmener leur famille dans un endroit bondé, la fréquentation des parcs nationaux de Disney, estimée à 83 millions de visiteurs en 2019, a bel et bien diminué fortement en 2020.

Des mesures ont été prises par la CFO, Christine McCarthy, qui a déclaré aux analystes que la société renoncerait au paiement du dividende semestriel prévu pour juillet. Ce qui permettra de préserver 1,6 milliards de dollars en cash, supposant que le dividende était resté constant à 88 cents par action.

Disney prévoit aussi de voir ses dépenses en capital baisser de 400 millions de dollars par rapport à l’année passée.

Quid de la production ?

La pandémie a également eu un impact sur le segment de production audiovisuelle. Cette unité a tout de même connu un chiffre d’affaires en hausse de 20% par rapport à l’année précédente pour atteindre 2,54 milliards de dollars, tandis que le résultat d’exploitation a baissé de 13% pour atteindre 466 millions de dollars.

En ce qui concerne le service de streaming de Disney, Dinsey +, et le service de streaming sportif ESPN+, ont démontré une activité positive avec une énorme quantité de nouveaux abonné(e)s au cours du dernier trimestre, profitant ainsi du confinement et concurrencer davantage le géant du streaming Netflix.

ESPN+ a vu son nombre d’abonné(e)s augmenter de 20%, atteignant 7,9 millions de personnes, tandis que la société a précisé que Disney + avait su engranger plus de 54,5 millions d’abonné(e)s cette semaine. Rappelons que ce service n’a été lancé que très récemment aux Etats-Unis.

Les actions de Disney ont baissé d’environ 30% pour l’année à ce jour jusqu’à la clôture de mardi, sous-performant par rapport à la baisse de 11% du marché dans son ensemble. Malgré tout Mickey garde le sourire…

Par Hamza NAQI

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Tout savoir sur l’envolée de l’action Netflix en pleine période de crise !

Netflix a connu une hausse spectaculaire dans un contexte de ralentissement économique lié au coronavirus. Les investisseurs espèrent, cherchent et désirent cibler de nouvelles actions épargnées par la pandémie, c’est certainement le cas de l’action Netflix !

En effet, Netflix devra bientôt publier ses résultats financiers du premier trimestre de l’exercice 2020 à la fin de la séance boursière du mardi 21 avril et nous aurons sûrement une ruée vers l’action.

Faisons le point de la situation :

Netflix est actuellement la plus grande firme de streaming TV au monde avec plus de 165 millions d’utilisateurs de par le monde. L’action a également pu bénéficier de la pandémie du Coronavirus, au côté de l’action Amazon qui a également connu un plus haut mais également Zoom Video et pleins d’autres actions typiquement axées sur une économie « casanière ».

Mais il faut bien sûr noter que Netflix doit également faire face à une concurrence accrue de nouveaux entrants tel que Apple TV ou encore Disney+, qui a déjà dépassé la barre de 50 millions d’abonnés payants alors qu’il n’est encore disponible que dans 14 pays.

Au dernier trimestre, Netflix avait annoncé attendre plus de 7 millions de nouveaux utilisateurs payant au premier trimestre 2020.

Actuellement, la capitalisation boursière a touché des plafonds records atteignant 190 milliards de dollars. En effet, depuis le 16 mars, l’action Netflix a bondi de plus de 40% et n’a pas senti une once de dégât depuis les mesures de confinement imposées à des milliards de personnes dans le monde.

Cours de l’action Netflix

« Les gens sont en train de regarder beaucoup plus Netflix », selon Ted Sarandos, responsable mondial des contenus chez Netflix, sur CNN.

Plusieurs éléments expliquent cela. Tout d’abord, le fait qu’il n’y ait plus d’événement sportif permet Netflix de prendre le relais mais également le fait que les salles de cinéma soient fermées jouent aussi en faveur de Netflix.

L’action Netflix fait ainsi partie de la catégorie « Stay at home » et profite pleinement du confinement pour continuer d’apporter des jours heureux aux investisseurs.

Par exemple, Bank of America vient ainsi de réhausser son objectif de cours pour l’action de Netflix, passant ainsi de 426 à 460 dollars. Un niveau qui porterait la capitalisation boursière du groupe à plus de 200 milliards.

Le comble est d’apprendre que le géant du streaming TV vient tout juste de dépasser la valorisation du géant américain du pétrole, ExxonMobil, évalué à 166 milliards de dollars ayant connu une baisse liée à la crise du coronavirus impactant la demande (consommation) de pétrole.

Rappelons qu’en 2013, ExxonMobil était la première entreprise en termes de capitalisation …

Par Hamza NAQI