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Pourquoi la France participe aux Economics Olympiad


Depuis dix ans, six équipes françaises avaient déjà tenté d’obtenir leur validation auprès du comité économique olympique. Six dossiers. Six refus.

Quand nous avons décidé de monter cette candidature avec Paul du Pontavice, je savais que le chemin serait exigeant. Je m’appelle Pierre Cotteau de Simencourt, étudiant en première année du double diplôme entre Sciences Po Paris et Columbia University, et Chief of Staff dans une startup. Paul, lui, est également en première année de ce double diplôme et en poste dans un fonds d’investissement. Nous avons l’habitude de mener plusieurs chantiers de front.

Mais co-construire ce dossier et le faire valider reste l’un des défis les plus stimulants que nous ayons relevés ensemble. Cette année, le comité a dit oui. Ecolympiad FR devient la première délégation française de l’histoire à être officiellement reconnue. Dix ans d’attente, et enfin une délégation qui représentera la France.

Un constat simple : la France avait les talents, pas la scène.


Ce qui nous a poussés à lancer ce projet, Paul du Pontavice et moi, c’est une frustration que beaucoup partagent sans forcément la formuler : la France forme chaque année des jeunes exceptionnels en économie et en mathématiques, mais ne leur offre aucune vitrine internationale à la hauteur de leur niveau. Les olympiades d’économie représentent
exactement cette scène avec une compétition mondiale reconnue, sérieuse, qui réunit les meilleures délégations d’Asie, d’Europe et d’Amérique. Il était temps que la France en fasse partie. Deux étudiants convaincus qu’on n’attend pas d’avoir fini ses études pour construire quelque chose de sérieux.

Ce qu’on a mis en place : représenter la France en Chine, cet été.

Nous allons sélectionner 5 jeunes de moins de 20 ans pour composer l’équipe de France qui participera aux Olympiades en juillet à Suzhou, dans la région de Shanghai. L’intégralité des frais (transport, hébergement, logistique) est prise en charge par nos partenaires sponsors.
Être retenu pour représenter son pays dans une compétition économique internationale, c’est une expérience qui marque durablement un parcours, que ce soit sur un CV ou dans un dossier ParcoursSup. Les candidatures sont désormais closes et le niveau des dossiers reçus était au rendez-vous.

Un accompagnement sérieux, pas seulement un billet d’avion.

Les candidats retenus, 5 sélectionnés et un remplaçant, bénéficieront d’un weekend de préparation à Paris : visites d’institutions économiques majeures, sessions de travail avec notre professeur référent (ancien coach d’une délégation médaillée aux Olympiades de l’économie), et construction d’une vraie dynamique d’équipe. En parallèle, nous organiserons des conférences à travers toute la France en partenariat avec des acteurs économiques majeurs. L’objectif est de créer un environnement d’excellence, avant même le départ pour la Chine.

Et la suite ?


Ce projet ne s’arrête pas à l’été 2025. Nous construisons sur le long terme avec un réseau d’alumni actif, des événements, des rencontres professionnelles, et une communauté qui grandit à chaque édition. Nous restons par ailleurs ouverts aux partenariats sponsors pour les
entreprises souhaitant s’associer à ce projet et accompagner la prochaine génération d’économistes français.

En parallèle, je vous tiendrai informée de nos aventures et pour partagerai régulièrement mon regard sur l’actualité économique et financière sur ParlonsFinance.


À bientôt,
Pierre Cotteau de Simencourt

Crédit image : Rania Bouzenada

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Bourse Pédagogie & concepts clés

Comment lire un graphique boursier sans se perdre ?

Les graphiques boursiers peuvent impressionner : courbes, bougies, volumes, supports, indicateurs…

Beaucoup abandonnent avant même d’avoir commencé. Pourtant, savoir lire un graphique est une compétence fondamentale pour comprendre l’évolution d’une action, d’un indice ou d’une crypto même si l’on ne souhaite pas devenir trader professionnel.

Dans cet article, on démystifie tout.

À quoi sert un graphique boursier ?

Un graphique n’est rien d’autre qu’une photo du marché dans le temps.
Il vous permet de répondre à 3 questions simples :

  • Est-ce que le prix monte ou baisse ?
  • Dans quelle dynamique ? (calme, volatile, stable…)
  • Où se situent les zones clés où les investisseurs achètent / vendent ?

Sans graphique → vous « subissez » les prix.
Avec graphique → vous les comprenez.

Le choix de l’échelle de temps

Avant même d’analyser un graphique, il faut choisir l’horizon temporel.
Ce choix change tout.

  • Journalier (1D) : idéal pour suivre une action au jour le jour
  • Hebdomadaire (1W) : donne la tendance de fond, utile pour les investisseurs long terme
  • Intraday (1h / 15m / 5m) : utilisé par les traders actifs

Exemple : une action peut sembler s’effondrer en 15 minutes, mais rester en tendance haussière sur 1 mois.
Morale : toujours regarder plusieurs horizons.

Ligne ou bougies japonaises : quoi choisir ?

Deux types d’affichage dominent :

Graphique en ligne

Une courbe simple, lisible → parfait pour comprendre la direction du prix.
Très bien pour les débutants.

Bougies japonaises (candlesticks)

Chaque bougie représente une bataille entre acheteurs et vendeurs :

  • corps vert (ou blanc) : prix en hausse
  • corps rouge (ou noir) : prix en baisse
  • mèches : extrêmes atteints durant la période

Les bougies montrent plus d’informations : sentiment du marché, volatilité, retournements éventuels.

Comprendre le volume (souvent ignoré)

Le volume, ce sont les quantités échangées.
Pourquoi c’est essentiel ?

  • Hausse avec volume → mouvement solide, soutenu par beaucoup d’investisseurs
  • Hausse sans volume → rebond fragile
  • Baisse avec volume → panique, capitulation
  • Baisse sans volume → simple respiration du marché

Beaucoup de débutants oublient cet indicateur… pourtant il donne la confiance du marché.

Supports et résistances : les zones clés

Un graphique n’est pas qu’une courbe : ce sont aussi des niveaux psychologiques.

  • Support = zone où le prix rebondit souvent (beaucoup d’acheteurs)
  • Résistance = zone où le prix bloque souvent (vendeurs nombreux)

Les investisseurs long terme repèrent ces niveaux pour acheter à meilleur prix plutôt que « au hasard ».

La tendance, votre meilleur allié

Une règle de base simple mais déterminante :

“La tendance est votre amie.”

  • Tendance haussière → sommets et creux de plus en plus hauts
  • Tendance baissière → sommets et creux de plus en plus bas
  • Range → prix qui stagnent entre deux niveaux

Erreur classique du débutant : vouloir prédire un retournement.
L’investisseur efficace observe d’abord, agit ensuite.

Ce qu’il faut éviter absolument

  • Lire le graphique sans contexte économique
  • Prendre une décision sur un seul horizon de temps
  • Croire qu’un indicateur « prédit » l’avenir
  • Acheter juste parce que « ça a déjà beaucoup baissé »

Le graphique est un outil d’analyse, pas une boule de cristal.

Méthode simple en 30 secondes

Pour analyser rapidement un graphique :

  • Regardez l’horizon (1D / 1W / 1M)
  • Identifiez la tendance (montée / baisse / stagnation)
  • Repérez supports & résistances
  • Vérifiez le volume
  • Seulement ensuite tirez une conclusion

Exemple concret : lire un graphique sur Zonebourse

Prenons un cas réel : l’action LVMH (MC) sur Zonebourse.com, un site très utilisé par les investisseurs francophones.

Lorsque vous ouvrez la fiche d’une action :

Vous voyez immédiatement :

  • le graphique en bougies japonaises
  • le volume sous la courbe
  • la possibilité de changer l’unité de temps (1 jour, 1 semaine, 1 mois)
  • la zone « Supports / Résistances » calculée automatiquement
  • et parfois la tendance de fond (neutre / haussière / baissière)

Comment analyser rapidement ce graphique ?

Sur LVMH, par exemple (scénario fictif illustratif) :

  • En hebdomadaire, la tendance montre une série de sommets décroissants → tendance affaiblie
  • Un support apparaît autour de 670€ (zone où le prix a rebondi plusieurs fois)
  • Une résistance se situe vers 750€ (zone où le marché bloque)
  • Les volumes augmentent sur les séances baissières → signe que les ventes sont faites par des investisseurs convaincus

En tant qu’investisseur long terme, ce que cela signifie :

  • Acheter au milieu d’un mouvement sans repère → risqué
  • Observer si le prix tient le support à 670€ → zone potentiellement intéressante
  • Attendre un retour au-dessus de 750€ avec volume → signal de regain de force haussière

Zonebourse devient donc un outil pédagogique pour visualiser les niveaux clés et comprendre le comportement du marché, même sans être expert.

Conclusion : le graphique n’est pas réservé aux experts

Lire un graphique boursier, c’est apprendre à lire une histoire :
celle de l’offre et de la demande au fil du temps.

Pas besoin d’être trader pour en tirer de la valeur. Même en investissement long terme, comprendre les zones clés et la tendance peut vous éviter d’acheter au mauvais moment… et vous aider à rester serein face à la volatilité.

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Comment lire un bilan en 5 minutes

Dans cet article, nous revenons sur une compétence très essentielle pour tout investisseur ou même entrepreneur qui se respecte: comment lire un bilan comptable !

Voici un guide simple pour comprendre l’actif, le passif, les capitaux propres, les dettes, le goodwill et les ratios clés

Lire un bilan comptable n’est pas réservé aux spécialistes. Avec une méthode structurée, il est possible en quelques minutes de comprendre la situation financière réelle d’une entreprise, d’identifier ses forces et ses faiblesses, et d’éviter certaines erreurs d’analyse.

Ce guide propose une lecture simple et efficace du bilan, sans jargon excessif, afin d’en tirer rapidement les informations essentielles.

1. Le bilan : une photographie financière

Le bilan représente la situation financière d’une entreprise à une date précise, généralement à la fin d’un exercice comptable.

Il répond à une question centrale : comment l’entreprise est-elle financée et à quoi servent ces financements.

Structure fondamentale du bilan :

  • Actif : ce que l’entreprise possède
  • Passif : la manière dont ces éléments ont été financés

Principe clé à retenir :

  • Actif = Passif
    Toute ressource utilisée par l’entreprise provient soit de ses fonds propres, soit de dettes.

2. L’actif : ce que possède l’entreprise

L’actif regroupe l’ensemble des ressources nécessaires à l’activité.

Actifs immobilisés (long terme)

Éléments destinés à rester durablement dans l’entreprise :

  • Immobilisations corporelles : bâtiments, machines, équipements
  • Immobilisations incorporelles : logiciels, brevets, marques
  • Immobilisations financières : participations dans d’autres sociétés

Ces actifs traduisent la stratégie industrielle et la vision de long terme.

Actifs circulants (court terme)

Éléments à rotation rapide :

  • Stocks
  • Créances clients
  • Trésorerie et équivalents de trésorerie

Ils permettent d’évaluer la liquidité et la gestion du besoin en fonds de roulement.

3. Le passif : d’où vient l’argent

Le passif explique l’origine des ressources financières.

Capitaux propres

Ils représentent la part appartenant aux actionnaires :

  • Capital social
  • Réserves
  • Résultats accumulés

Des capitaux propres solides constituent un véritable matelas de sécurité et renforcent la crédibilité financière.

Dettes

Financements obtenus auprès de tiers :

  • Dettes financières (emprunts bancaires, obligations)
  • Dettes fournisseurs
  • Dettes fiscales et sociales

Un certain niveau d’endettement est normal, à condition qu’il reste compatible avec la capacité de l’entreprise à générer du cash.

Zonebourse, l’outil à utiliser pour analyser

ZoneBourse est l’un des rares outils qui combine analyse fondamentale + analyse technique au même endroit.

Indispensable pour analyser une entreprise de A à Z. Et par ailleurs, nous avons négocié pour vous un prix attractif valable QUE si vous passez par ce lien:

🎁 Réduction exceptionnelle sur ZoneBourse (réservée à nos lecteurs)

4. Le goodwill : un actif à analyser avec prudence

Le goodwill apparaît lors d’une acquisition, lorsque le prix payé dépasse la valeur comptable des actifs nets.

Il reflète notamment :

  • La valeur de la marque
  • La clientèle
  • Les synergies attendues

Points de vigilance :

  • Un goodwill élevé n’est pas négatif en soi
  • Il repose sur des hypothèses de croissance
  • En cas de contre-performance, il peut être déprécié et peser sur les capitaux propres

5. Les ratios clés pour une analyse rapide

Quelques ratios suffisent pour obtenir une première lecture pertinente.

Ratio de solvabilité :

  • Capitaux propres / Total du bilan
  • Permet d’évaluer la solidité financière

Endettement net :

  • Dettes financières – Trésorerie
  • Mesure le poids réel de la dette

Ratio de liquidité générale :

  • Actif circulant / Dettes à court terme
  • Évalue la capacité à faire face aux échéances immédiates

Fonds de roulement :

  • Capitaux permanents – Actifs immobilisés
  • Indique si les ressources stables financent correctement le long terme

Poids du goodwill :

  • Goodwill / Capitaux propres
  • Permet d’identifier une dépendance excessive aux actifs immatériels
6. Une méthode simple pour lire un bilan en 10 minutes

Lecture rapide en plusieurs étapes :

  • Observer la taille du bilan et son évolution dans le temps
  • Comparer capitaux propres et dettes
  • Analyser la trésorerie disponible
  • Examiner le niveau de goodwill et d’actifs incorporels
  • Calculer quelques ratios clés

Cette méthode permet d’identifier rapidement si l’entreprise est solide, équilibrée ou fragile.

7. Les limites du bilan

Le bilan ne doit jamais être analysé seul. Il doit être complété par :

  • Le compte de résultat, pour mesurer la rentabilité
  • Le tableau des flux de trésorerie, pour analyser la génération de cash
  • Le contexte sectoriel et macroéconomique
Conclusion

Lire un bilan, c’est comprendre l’architecture financière d’une entreprise. En maîtrisant quelques notions clés et une méthode simple, le bilan devient un outil accessible et indispensable pour toute analyse financière sérieuse, que ce soit pour investir, comparer des entreprises ou mieux comprendre leur stratégie.

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Les 10 indicateurs essentiels avant d’investir et comment les lire sur Zonebourse

Avant d’acheter une action, il est crucial de comprendre ce que dit réellement l’entreprise derrière le prix.

Grâce aux outils de Zonebourse, il est possible d’analyser rapidement les fondamentaux clés et de comparer une société à ses concurrents.

Voici les 10 indicateurs indispensables, simples, concrets, et utiles pour les investisseurs débutants comme avancés.


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PER – Price/Earnings Ratio

Ce que cela signifie : combien vous payez pour 1 € de bénéfice.

  • Un PER élevé = croissance anticipée
  • Un PER faible = valeur potentiellement sous-estimée

Sur ZoneBourse :
▶️ Onglet “Ratios” → colonne PER (exercice en cours et suivant).
Comparer avec : secteur, concurrents, historique.

ROE – Return on Equity

Ce que cela mesure : la rentabilité des fonds propres.
ROE = efficacité du management à créer de la valeur.

  • 15 % = excellent
  • 10–15 % = solide
  • < 10 % = souvent faible

Sur ZoneBourse :
▶️ “Fondamentaux” → Ratios de rentabilité.

Dette nette

Pourquoi c’est clé : une entreprise trop endettée devient vulnérable en période de hausse des taux.

À analyser avec :

  • capacité à rembourser (EBITDA)
  • ratio dette nette / EBITDA
  • évolution sur plusieurs années

Sur ZoneBourse :
▶️ “Bilan” → dette brute, trésorerie, dette nette.

Marges (opérationnelle & nette)

Ce qu’elles racontent : la capacité d’une entreprise à générer du profit.

  • Marge opérationnelle = efficacité opérationnelle
  • Marge nette = profit final

Sur ZoneBourse :
▶️ “Compte de résultats” → marges et évolutions.

FCF – Free Cash Flow (Flux de trésorerie disponible)

Indique : la capacité d’une entreprise à générer du cash réel.
Très utile pour : dividendes, rachats d’actions, réduction de dette.

Sur ZoneBourse :
▶️ “Flux de trésorerie” → Free Cash Flow + historique 10 ans.

Bêta (volatilité)

À quoi ça sert : mesurer la volatilité par rapport au marché.

  • Bêta > 1 = plus volatil que le marché
  • Bêta < 1 = plus stable
  • Bêta < 0 = valeur défensive (rare)

Sur ZoneBourse :
▶️ “Cours” → Indicateurs de volatilité.

Croissance du chiffre d’affaires

Une entreprise sans croissance à long terme perd en attractivité.

Regarder :

  • croissance passée
  • prévisions des analystes
  • comparaison avec le secteur

Sur Zonebourse :
▶️ “Prévisions des analystes” → consensus revenus.

Résultats par action (EPS)

Indicateur crucial : il montre la rentabilité par action.

  • EPS en hausse = bonne dynamique
  • EPS en chute = avertissement

Sur ZoneBourse :
▶️ “Consensus” → EPS historiques et prévisions.

Dividende & payout ratio

Pour les investisseurs “revenus”.

  • taux de rendement
  • historique des dividendes
  • payout ratio = part du bénéfice distribuée

Un payout trop élevé = risque de coupe.

Sur ZoneBourse :
▶️ “Dividendes” → historique + ratios.

Capitalisation & liquidité

Deux facteurs souvent négligés :

  • capitalisation = taille de l’entreprise
  • liquidité = facilité d’achat/vente

Indispensable pour éviter les “pièges à faible volume”.

Sur ZoneBourse :
▶️ “Cours” → volume moyen + market cap.

Zonebourse, l’outil à utiliser pour analyser

ZoneBourse est l’un des rares outils qui combine analyse fondamentale + analyse technique au même endroit.

Indispensable pour analyser une action de A à Z. Et par ailleurs, nous avons négocié pour vous un prix attractif valable QUE si vous passez par ce lien:

🎁 Réduction exceptionnelle sur ZoneBourse (réservée à nos lecteurs)

Conclusion : 10 indicateurs, une seule logique

Analyser une action ne doit pas être compliqué. Avec ZoneBourse, il suffit de suivre une grille de lecture simple :

  • Rentabilité (ROE, marges)
  • Valorisation (PER)
  • Solidité financière (dette, FCF)
  • Perspectives (croissance, EPS)
  • Stabilité (bêta, liquidité)

En quelques minutes, on obtient une vision claire et objective.

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IG accélère sur l’investissement grand public : une plateforme tout-en-un pour 2026

Depuis sa création en 1974, IG s’est imposé comme un acteur majeur du trading mondial, avec plus de 1,3 million de clients et une présence en France depuis 2007.

Coté à la Bourse de Londres, le groupe veut désormais aller plus loin : rendre l’investissement accessible à tous, du débutant au trader confirmé !

Un marché en pleine expansion

Selon le dernier rapport de l’AMF (octobre 2025), la France compte désormais 780 000 investisseurs actifs, soit une hausse de 23 % sur un an. L’intérêt pour les ETF et les actions ne cesse de croître, porté par une nouvelle génération d’investisseurs connectés et avides de solutions simples.

Un nouvel investisseur est né

Le profil de l’investisseur français a profondément changé : plus jeune, plus informé et davantage tourné vers les outils digitaux.

Près de 61 % souhaitent investir sur des ETF, 46 % sur les cryptomonnaies, et 36 % sur les actions. Cette diversification traduit une volonté claire : prendre le contrôle de son patrimoine, tout en recherchant transparence, autonomie et accompagnement.

C’est précisément sur ce terrain qu’IG se positionne, en combinant technologie, accessibilité et pédagogie.

IG mise sur l’expérience utilisateur

Pour répondre à cette demande, IG fait évoluer son offre autour d’une plateforme all-in-one, fluide et rapide :

  • 0 € de commission et pas de frais cachés
  • Achat fractionné et pas de droit de garde
  • Ouverture de compte en 2 minutes
  • Accès à plus de 17 000 valeurs (actions, ETF, matières premières, indices…)

L’accent est également mis sur les outils d’aide à la décision, avec l’intégration d’une veille marché alimentée par l’IA, d’un Marketwatch intelligent, et d’une analyse de sentiment multi-indicateurs.

Une stratégie axée sur la pédagogie

IG renforce son volet éducatif via IG Academy, ses webinaires hebdomadaires, son podcast et ses contenus réguliers sur YouTube et les réseaux sociaux.

Une approche cohérente avec la tendance actuelle : plus de 60 % des investisseurs français souhaitent des outils pédagogiques et des idées de stratégie avant d’investir.

Vers 2026 : démocratiser l’investissement

IG veut simplifier l’accès à la Bourse pour tous, dans un contexte de regain de confiance sur les marchés financiers. L’année 2026 s’annonce comme celle du tournant : moins de complexité, plus d’opportunités, et une plateforme pensée pour les particuliers.

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Réussir le changement en entreprise en 8 étapes

La rentrée est souvent synonyme de changements, y compris sur le lieu de travail. Quand on parle de “changement organisationnel”, on fait référence à une transition d’un état actuel vers un autre futur dans une organisation. [1] 

Ce changement peut concerner la structure de l’organisation, sa stratégie, ses politiques, ses technologies, sa culture ou encore ses procédures [2]. Du fait des évolutions par exemple technologiques comme l’utilisation de l’intelligence artificielle, économiques, démographiques ou encore politiques, les organisations sont souvent amenées à instaurer ces changements [1] . 

Qu’il soit planifié de longue date ou plus soudain, qu’il s’agisse d’un changement radical ou progressif, il nécessite une gestion efficace pour être mené à bien.  

Comprendre les résistances pour un changement efficace 

Lors de changements organisationnels, il est normal que les collaborateurs et collaboratrices qui seront touchées aient des préoccupations. Ces personnes peuvent passer par 7 différentes phases [3]. : 

  1. Aucune préoccupation : c’est le cas lorsque la personne ne se sent pas (encore) concernée par le changement 
  2. Préoccupation pour soi : elles concernent l’impact du changement sur la situation personnelle comme le travail, les responsabilités, le rôle etc… 
  3. Préoccupation à propos de l’organisation : la personne s’interroge sur la légitimité du changement et la capacité de la structure à changer. 
  4. Préoccupations centrées sur le changement : la personne s’interroge sur le changement en lui-même et son plan de réalisation. 
  5. Préoccupations sur sa propre adaptation : inquiétudes sur le soutien apporté pour s’adapter. 
  6. Préoccupations à propos de la collaboration avec les collègues. 
  7. Préoccupation sur l’amélioration continue du changement. 

Ces préoccupations peuvent par ailleurs évoluer dans le temps et toutes les personnes ne se trouvent pas toutes à la même phase en même temps. 

Les personnes qui expriment leurs préoccupations par rapport au changement sont souvent blâmées et accusées d’y résister. Cependant, ces préoccupations sont une ressource qu’il ne faut pas ignorer. C’est en effet un retour qui questionne tant sur la forme que sur le contenu du changement et peut amener à améliorer son implémentation. 

De plus, les oppositions ouvertes, le sabotage ou encore la rotation du personnel (turnover) sont des conséquences possibles d’un changement organisationnel mal géré.[1]  

Comment planifier et exécuter un changement organisationnel en 8 étapes ?  

D’après le professeur John Kotter d’Harvard Business School[4], les entreprises devraient suivre ces 8 étapes pour instaurer efficacement un changement organisationnel :  

  1. Créer un sentiment d’urgence : Les personnes sont plus susceptibles d’accepter un changement si elles comprennent pourquoi il est nécessaire. Par exemple, lorsque ce changement est lié à une concurrence accrue, à la réputation de l’entreprise ou à des évolutions du marché. 
  2. Former une coalition : Il est essentiel de s’appuyer sur des leaders ou des personnes influentes au sein de l’organisation. Leur engagement peut encourager les autres à adhérer au changement.  
  3. Développer une vision claire du changement : Une vision inspirante et alignée avec les valeurs de l’entreprise permet aux personnes de se projeter positivement dans l’avenir. Elle donne un sens au changement et motive les équipes à y contribuer. 
  4. Communiquer le plan de changement : La transparence est primordiale. Il faut expliquer clairement ce que le changement implique, quand il aura lieu et pourquoi il est mis en œuvre. Une bonne communication réduit les incertitudes et renforce la confiance. 
  5. Éliminer les obstacles : Même avant de lancer la transformation, il est important d’identifier et de lever les freins potentiels. Cela peut concerner des processus inefficaces, des résistances internes ou des ressources manquantes. 
  6. Créer des victoires rapides : Montrer des résultats concrets, même modestes, dès les premières étapes du changement permet de renforcer la motivation et la crédibilité des personnes qui portent le projet. Pour se faire, il peut être judicieux de diviser ce plan en phases pour mieux suivre les progrès.  
  7. Consolider les acquis en partageant les réussites, réévaluant le changement et réajuster si besoin. 
  8. Ancrer le changement dans la culture de l’entreprise : Une fois le changement instauré avec succès, il peut être intégré aux pratiques et aux valeurs de l’organisation. 

Les changements organisationnels peuvent générer des préoccupations et du stress chez les personnes concernées. Il est donc crucial de les soutenir tout au long du processus même après l’implémentation du changement. 

Sources

Abigail Alves, consultante psychologue du travail et doctorante en gestion spécialisée sur les sujets de l’autonomie, la diversité et le leadership au travail.

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Tu es jeune actif ? Voici les meilleurs placements à connaître !

En 2025, les taux d’emprunt se sont repliés par rapport à leurs pics, sans retrouver les niveaux ultra-bas des années 2010. Côté immobilier, les rendements bruts restent hétérogènes et la contrainte énergétique alourdit les budgets travaux ; côté Bourse, la diversification mondiale via ETF n’a jamais été aussi simple… mais la volatilité demeure. Alors, où mettre son prochain euro ?

Avant de plonger dans le sujet, un grand merci à notre sponsor Trade Republic pour son soutien 🤝 Vous aussi, rejoignez la plateforme dès aujourd’hui via notre lien ci-dessous et démarrez votre investissement.

Indispensable : sécurité & dettes

But : pouvoir encaisser un imprévu sans vendre tes investissements ni payer d’intérêts inutiles.
À faire tout de suite :

  1. Épargne de précaution (3 à 6 mois de dépenses) sur livrets défiscalisés, dans cet ordre :
    • LEP si tu es éligible (plafond 10 000 €) → 2,7 % au 1ᵉʳ août 2025 ;
    • puis Livret A/LDDS (plafonds 22 950 €/12 000 €) → 1,7 % au 1ᵉʳ août 2025 ;
    • Livret Jeune (< 25 ans) : intérêts exonérés, taux ≥ Livret A (fixé par la banque).
  2. Rembourser les crédits chers (conso, renouvelable) avant d’investir : leur coût réel dépasse souvent tout livret/obligataire.

1) L’argent « gratuit » de l’employeur (si dispo)

Pourquoi en priorité : l’abondement est un rendement immédiat.
Concrètement :

  • Verse au moins ce qui déclenche 100 % de l’abondement sur PEE/PER d’entreprise (PERECO).
  • PEE : sommes en principe bloquées 5 ans, nombreux cas de déblocage anticipé ; intéressement placé sur PEE exonéré d’IR dans certaines limites.
  • PERECO : abondement (souvent 100–300 % du versement, dans des plafonds légaux) et blocage jusqu’à la retraite (sauf cas de sortie).

2) Cœur de portefeuille : PEA + ETF en DCA

Objectif : faire croître le capital à frais bas, mécaniquement, sans y penser.
Comment :

  • Ouvre un PEA (ou PEA Jeune) et programme un DCA (virements mensuels).
  • Fiscalité : après 5 ans, retraits exonérés d’impôt sur le revenu (prélèvements sociaux dus).
  • Univers d’investissement : actions UE/EEE et fonds/ETF éligibles (≥ 75 % d’actions européennes ; les ETF « Monde »/US éligibles utilisent souvent une réplication synthétique).
    Règles simples d’allocation (exemple) :
  • Débutant·e : 100 % ETF Monde « PEA éligible ».
  • Intermédiaire : 80 % Monde (PEA) + 20 % Europe (PEA).
  • Tu veux un coussin « obligataire » ? Fais-le hors PEA (assurance-vie / compte-titres), car le PEA est réservé aux actions/OPCVM actions.

3) Assurance-vie (polyvalente : ETF/UC + fonds euros)

Pourquoi : enveloppe souple pour objectifs 3–10 ans, arbitrages internes, clause bénéficiaire.

  • Fiscalité : après 8 ans, abattement annuel sur les gains 4 600 € / 9 200 € (célibataire / couple), puis imposition au choix (PFU/barème).
  • Fonds euros : capital garanti, rendement variable selon l’assureur (utile comme poche défensive).

4) PER (optimisation fiscale si TMI élevée)

Pourquoi : déduction des versements du revenu imposable (plafond ≈ 10 % de tes revenus d’activité, plancher forfaitaire), en contrepartie d’un blocage jusqu’à la retraite (sauf sorties prévues par la loi).

À privilégier si TMI ≥ 30 % ou si abondement d’entreprise intéressant. (Sortie en capital imposable comme pension pour la part déduite.)

5) Pierre-papier (SCPI/OPCI/REITs) pour diversifier sans gérer

Intérêt : accès à l’immobilier avec petit ticket, gestion externalisée, possible via assurance-vie.
Vigilances : frais, revenus non garantis, valeur des parts qui varie, risque de liquidité documenté par l’AMF.

6) Immobilier locatif en direct (si ta situation est stable)

  • Atouts : effet de levier du crédit, loyers potentiellement indexés sur l’IRL, capacité à créer de la valeur (travaux, LMNP, colocation…).
  • Contexte 2025 : taux moyens autour de ~3,07 % (été 2025), en fort repli vs 2024 ; production de crédits en nette reprise.
  • Contraintes clés : frais d’acquisition élevés, aléas locatifs, encadrement des loyers dans de nombreuses communes, DPE G interdit à la location depuis le 01/01/2025 (travaux possibles).

7) Bonus à (très) haut ROI : toi

Formations, langues, code, certifs : sur 10 ans, c’est souvent le meilleur « placement » (hausse de revenus et d’employabilité).
(Et garde une épargne projets souple sur livrets si horizon < 2–3 ans.)

Combien investir, et où ? (3 modèles prêts à l’emploi)

Hypothèses : tu as un filet de sécurité en place ; tu vises un budget d’épargne 20 % de ton net (à adapter). Les montants sont mensuels.

A) Début de carrière / budget serré (ex. net 1 800 € → 360 € à épargner)

  1. PEA + ETF (DCA) : 200 €
  2. Assurance-vie (fonds euros + 1–2 ETF défensifs) : 100 €
  3. PEE/PERECO (si abondement) : 60 € (augmente en priorité si ta boîte abonde)

B) Profil standard (ex. net 2 500 € → 500 € à épargner)

  1. PEE/PERECO : jusqu’à l’abondement max (ex. 100 €)
  2. PEA + ETF : 300 €
  3. Assurance-vie (fonds euros/ETF obligataires) : 100 €

C) Imposée à 30 % ou + (ex. net 3 500 € → 700 € à épargner)

  1. PEE/PERECO : abondement plein (ex. 150 €)
  2. PER : 250 € (pour profiter de la déduction)
  3. PEA + ETF : 200 €
  4. Assurance-vie : 100 €

Astuce : dès que tu as une augmentation, monte automatiquement ton DCA (PEA/AV) de +10 % ; tu t’habitues sans douleur.

Checklists ultra-pratiques

Ouverture/paramétrage des enveloppes

  • PEA : virement mensuel auto, ETF éligible (TER bas, encours > 100 M€, réplication claire), réinvestissement des dividendes par défaut.
  • Assurance-vie : 1 fonds euros (poche défensive) + 2–3 UC (ETF larges) ; frais d’entrée 0 %, frais UC bas.
  • PER : versements en fin d’année pour optimiser la déduction (en respectant le plafond de ton avis d’IR).
  • PEE/PERECO : vérifie abondement et fonds proposés ; préfère les fonds indiciels quand c’est possible.

Immobilier : mini-canevas d’étude

  • Cash-flow net (loyers – charges – taxe foncière – assurance – gestion – vacance – intérêts – capital) ;
  • DPE et travaux (si étiquette F/G, plan de rénovation ou exclusion) ;
  • Encadrement des loyers et IRL applicables localement.

La « méthode en escalier » (toujours valable)

  1. Sécurité & dettes
  2. Abondement employeur
  3. PEA + ETF (DCA)
  4. Assurance-vie
  5. PER (si TMI élevée ou abondement)
  6. Pierre-papier
  7. Immo direct
    … puis rééquilibrage 1×/an (remettre les pourcentages cibles en vendant/achetant dans les enveloppes les plus fiscalement douces).
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Comment les think tanks influencent-ils la politique ?

Trois noms reviennent souvent dans les sphères d’influence : Brookings Institution, Heritage Foundation ou encore l’Institut Montaigne.

Ces organisations, appelées think tanks produisent rapports, tribunes, analyses économiques ou sociales, et sont omniprésentes dans les médias comme dans les coulisses du pouvoir. Derrière leur apparente neutralité intellectuelle se cache une véritable force politique, souvent bien plus influente qu’un parti minoritaire ou qu’un syndicat.

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Des idées aux lois : l’influence invisible

Un think tank ne rédige pas de lois, mais il fabrique les idées qui les inspirent. En fournissant des analyses « expertes » aux décideurs politiques, il contribue à définir ce qui est perçu comme une solution rationnelle ou nécessaire.

Cette influence est d’autant plus puissante qu’elle agit en amont : avant même que le débat politique ne commence. Aux États-Unis, la Heritage Foundation a joué un rôle clé dans l’élaboration du programme économique de Ronald Reagan dans les années 1980. Plus récemment, des think tanks comme l’American Enterprise Institute ont pesé dans les réformes fiscales ou les politiques de dérégulation.

En France, l’Institut Montaigne, souvent présenté comme modéré et libéral, propose régulièrement des réformes sur l’éducation, la santé ou le marché du travail, qui finissent par inspirer des politiques publiques. Quand Emmanuel Macron arrive à l’Élysée en 2017, plusieurs de ses conseillers viennent directement du monde des think tanks, notamment de Terra Nova ou de Montaigne.

Le pouvoir de ceux qu’on n’élit pas

Contrairement aux partis politiques ou aux syndicats, les think tanks ne sont soumis à aucun contrôle démocratique. Leurs experts ne sont pas élus, mais invités dans les médias, consultés par les ministères ou appelés à témoigner devant les assemblées.

Leur autorité repose sur leur capacité à produire des rapports solides, bien présentés, souvent appuyés par des chiffres… mais dont l’objectivité est parfois très relative. La question qui se pose est donc simple : qui finance ces idées ?

Une neutralité souvent illusoire

Beaucoup de think tanks se veulent indépendants, mais leurs sources de financement orientent inévitablement leurs travaux. Lorsqu’un institut est financé par de grandes entreprises, des banques ou des milliardaires, ses propositions tendent logiquement à refléter ces intérêts.

Le Cato Institute, par exemple, financé par les frères Koch magnats du pétrole aux États-Unis – défend des idées ultralibérales, opposées à toute régulation environnementale ou intervention de l’État. En Europe, certains think tanks sont également soutenus par des fonds privés ou même étrangers, ce qui soulève la question de leur réelle autonomie intellectuelle.

Même en France, où le financement est parfois plus opaque, plusieurs instituts reçoivent d’importants dons privés ou des subventions publiques. Les idées mises en avant comme la baisse des dépenses publiques ou la réforme du code du travail ne sont donc pas neutres : elles servent une vision économique bien spécifique.

Quand l’expertise devient un instrument politique

Tout comme les agences de notation transforment une analyse technique en pression politique, les think tanks utilisent leur statut d’expert pour peser sur l’opinion et sur les gouvernements. En période de crise, leurs voix sont souvent les premières que l’on entend dans les médias : on les consulte, on les cite, on leur donne la parole.

Mais derrière le vernis technique, leurs recommandations peuvent entraîner des choix lourds de conséquences : privatisations, réduction des dépenses sociales, baisse des impôts pour les plus riches, limitation du droit du travail. Autant de mesures qui changent concrètement la vie des citoyens, sans qu’ils aient été associés à leur élaboration.

Une influence difficile à réguler

Le problème est aussi structurel : comme le marché de la notation financière, le monde des think tanks est concentré et dominé par quelques grandes institutions. Un petit nombre d’organisations bien financées capte une large part de l’attention politique et médiatique.

Les think tanks alternatifs, progressistes ou écologistes comme l’Institut Rousseau, ATTAC ou le Shift Project peinent à émerger dans cet écosystème saturé. Pourtant, ce sont eux qui proposent d’autres grilles de lecture, d’autres priorités : plus sociales, plus écologiques, plus inclusives.

Les think tanks ne sont pas de simples laboratoires d’idées. Ce sont des acteurs politiques puissants, qui influencent directement les choix de société, sans jamais passer par les urnes. Leur pouvoir, souvent invisible, mérite d’être interrogé. Car à la fin, il faut se poser une question essentielle : ces idées servent-elles vraiment l’intérêt général, ou celui de ceux qui les financent ?

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Faut-il investir en Bourse ou dans l’immobilier ? Une étude surprenante (Immoweb)

L’étude Immoweb révèle des résultats surprenants sur 25 ans !

C’est un dilemme bien connu des épargnants et investisseurs : placer son argent dans la Bourse, avec ses rendements souvent plus rapides mais volatils, ou miser sur la brique, réputée plus stable et soutenue par l’effet de levier du crédit immobilier.

Immoweb, la plateforme incontournable de l’immobilier, a analysé la performance de ces deux options sur 25 ans, en comparant un investissement immobilier à un placement équivalent dans le BEL 20 GR (incluant les dividendes réinvestis).

Les principaux enseignements

  • Des frais d’entrée lourds pour l’immobilier
    En Belgique, acheter un bien implique environ 15 % de frais en plus du prix du bien (droits d’enregistrement et notaire).
    En comparaison, chaque euro placé en Bourse peut travailler immédiatement. Résultat : il faut en moyenne 4 ans et 7 mois pour que la valeur nette d’un bien couvre ces frais.
  • Un rattrapage progressif
    Malgré ce handicap initial, l’immobilier rattrape la Bourse au bout de 18 ans et 2 mois en moyenne dans les communes où il surpasse le marché boursier. Il faut de la patience mais bon, la patience, ça paie !
  • Un bilan contrasté selon les régions
    • Dans 17 communes sur 30 étudiées, l’immobilier a généré plus de richesse que la Bourse sur 25 ans. Une belle majorité !
    • À Bruxelles, par exemple, 14 communes (Saint-Josse, Schaerbeek, Anderlecht, etc.) ont battu la performance du BEL 20, grâce à des prix accessibles et une bonne progression des loyers.
    • À Anvers, la croissance annuelle des prix (+3,7 %) en fait la ville la plus performante.
    • En Wallonie, seule Liège dépasse le BEL 20, mais après 23 ans.
  • Des écarts bien écartés
    Au terme de 25 ans :
    • Dans les communes gagnantes, l’immobilier rapporte en moyenne 395 348 €, soit +15 % par rapport au BEL 20.
    • Dans les moins performantes, le patrimoine immobilier reste important (331 619 € en moyenne), mais environ –17 % par rapport à la Bourse.

L’immobilier, c’est surtout la puissance de l’effet de levier

Deux mécanismes expliquent la performance immobilière :

  • Les loyers aident à rembourser le crédit, augmentant progressivement la part nette de l’investisseur.
  • L’effet de levier du prêt : une hausse du prix du bien profite à l’ensemble de sa valeur, pas seulement à l’apport initial.

Bourse, ce sont surtout la flexibilité et la liquidité

Investir en Bourse, c’est :

  • Un accès immédiat à la performance, sans frais d’entrée élevés.
  • Une liquidité totale : vos parts peuvent être revendues en un clic, contrairement à l’immobilier.
  • Mais une volatilité plus forte et une dépendance aux cycles économiques.

Alors, que choisir ?

  • Immobilier : idéal pour ceux qui cherchent un actif tangible, capable de générer un patrimoine solide à long terme, à condition d’accepter les frais de départ et de bien choisir la localisation.
  • Bourse : plus adaptée aux investisseurs recherchant flexibilité, diversification et rendement immédiat, avec un horizon de placement de long terme pour lisser la volatilité.

En réalité, la réponse n’est pas binaire. Comme le montre l’étude, diversifier entre Bourse et immobilier reste souvent la meilleure stratégie pour combiner rendement, stabilité et sécurité.

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ETF, actions, immobilier : quelle stratégie débuter ?

Se lancer dans l’investissement peut sembler complexe. Entre les ETF, les actions en direct et l’immobilier, il est facile de se perdre. Pourtant, chaque option répond à des objectifs précis, avec ses avantages et ses contraintes.

Voici comment choisir selon son profil et son capital.

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Les ETF : la simplicité de la diversification

Les ETF (Exchange Traded Funds) sont des fonds indiciels cotés qui répliquent un indice comme le CAC 40, le S&P 500 ou le MSCI World. En un seul achat, ils permettent d’investir dans des dizaines voire des centaines d’entreprises.

Exemple concret :

  • Un ETF MSCI World vous donne accès à plus de 1 500 entreprises dans 23 pays développés.
  • Même avec 100 €, vous êtes exposé à Apple, Microsoft, Nestlé, Toyota, etc.

Avantages :

  • Diversification immédiate avec un petit capital.
  • Frais très faibles (souvent < 0,3 % par an).
  • Accessible dans un PEA, une assurance vie ou un compte-titres.
  • Idéal pour un investissement passif à long terme.

Limites :

  • Pas de surperformance individuelle (vous suivez l’indice).
  • La performance dépend entièrement du marché global choisi.

💡 Pour qui ?
Débutants cherchant à investir progressivement sans avoir à choisir eux-mêmes chaque entreprise. Parfait pour mettre en place un plan d’investissement programmé (ex. : 100 € par mois sur un ETF mondial).

Les actions en direct : miser sur des entreprises précises

Investir en actions en direct consiste à acheter les titres d’une entreprise pour profiter d’une éventuelle hausse de leur valeur et/ou de dividendes.

Exemple concret :

  • Vous achetez 50 actions TotalEnergies à 60 € → coût 3 000 €.
  • Si le cours monte à 70 €, votre plus-value est de 500 €.
  • Avec un dividende annuel de 3,5 €, vous recevez aussi 175 € par an.

Avantages :

  • Potentiel de gains supérieurs si vous choisissez les bons titres.
  • Dividendes réguliers, pouvant constituer un revenu passif.
  • Liberté de sélectionner vos secteurs favoris (tech, santé, énergie…).

Limites :

  • Risque plus élevé : une seule entreprise peut fortement chuter.
  • Demande du temps pour analyser et suivre les résultats.
  • Nécessite des connaissances en analyse fondamentale et technique.

💡 Pour qui ?
Investisseurs motivés à se former et à suivre l’actualité économique, prêts à assumer plus de volatilité.

L’immobilier est souvent considéré comme la base d’un patrimoine solide. Il peut prendre plusieurs formes :

  • Achat locatif (classique ou meublé)
  • SCPI (Société Civile de Placement Immobilier)
  • Crowdfunding immobilier (financement participatif de projets)

Exemple concret :

  • Achat d’un appartement à 150 000 € financé à 100 % par un crédit.
  • Loyer mensuel : 700 € → remboursement du prêt en grande partie par le locataire.
  • Valeur du bien qui peut augmenter dans le temps.

Avantages :

  • Revenus réguliers grâce aux loyers.
  • Effet de levier du crédit (vous investissez l’argent de la banque).
  • Actif tangible, souvent perçu comme plus stable que la bourse.

Limites :

  • Immobilisation importante du capital.
  • Gestion chronophage (ou frais si gestion déléguée).
  • Moins liquide : vendre prend du temps.

💡 Pour qui ?
Investisseurs avec un capital ou une capacité d’emprunt, cherchant des revenus passifs et une diversification hors marché boursier.

Comment prioriser quand on débute ?

Le choix dépend surtout de votre capital initial, votre tolérance au risque et votre horizon d’investissement.

  • Petit capital (< 5 000 €) : privilégier un ETF mondial pour diversifier immédiatement.
  • Capital intermédiaire (5 000 € – 50 000 €) : combiner ETF pour la base et quelques actions ciblées pour dynamiser la performance.
  • Capital élevé ou accès au crédit : intégrer progressivement l’immobilier locatif ou les SCPI pour diversifier les revenus.

Quelle que soit la stratégie, commencez petit, investissez régulièrement et laissez le temps jouer en votre faveur.

Conclusion

ETF, actions et immobilier ne sont pas des choix exclusifs : ils peuvent se compléter. Si vous êtes débutant, vous avez tout intérêt à commencer simple avec un ETF, à apprendre progressivement, puis à ajouter des actions ou de l’immobilier selon son évolution financière et ses objectifs.

L’investissement, ce n’est pas « choisir le bon produit une fois pour toutes », c’est mettre en place une stratégie évolutive, adaptée à votre vie et au marché.