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De la Belgique à Bali : Flo Defort raconte sa nouvelle vie et les réalités de l’immobilier sur l’île

Partir vivre à Bali fait rêver. Y travailler, s’y installer et accompagner des investisseurs dans l’achat d’un bien demande aussi de comprendre les réalités du terrain.

Lors de notre séjour à Bali, nous avons rencontré Flo Defort. Belge, elle a quitté son pays pour l’Asie après un parcours dans le luxe, l’hospitality, l’événementiel et l’immobilier. Elle travaille aujourd’hui chez Bali Exception, où elle accompagne des investisseurs internationaux.

Nous avons parlé de son changement de vie, de son métier et des questions à se poser avant d’investir à Bali. Au fil de notre échange, Flo revient souvent sur la même idée : une belle villa peut séduire au premier regard, mais il faut prendre le temps d’examiner les chiffres, les droits acquis et les perspectives de revente.

Pour commencer, peux-tu nous raconter ton parcours et ce qui t’a menée jusqu’à Bali ?

Flo Defort : Mon parcours est assez transversal. Pendant mes études, j’ai déjà commencé à travailler dans des secteurs liés à l’expérience client, au luxe, à l’hospitality et à l’événementiel. J’ai notamment eu des expériences chez Quintessentially, Red Bull, Gucci à New York, avant de démarrer ma carrière professionnelle au Nikki Beach Marbella.

Une étape particulièrement importante a été la création de Claro Beach Club & Restaurant, que j’ai lancé avec mes parents en Espagne et que nous avons exploité pendant quatre ans.

Cette expérience m’a véritablement plongée dans l’entrepreneuriat. Il fallait gérer l’activité, l’équipe, les clients, les opérations quotidiennes et tous les imprévus qui accompagnent la gestion d’un établissement. Elle m’a surtout appris ce que signifie, concrètement, faire fonctionner un business.

J’ai ensuite poursuivi mon parcours en Belgique, dans l’immobilier, mais aussi dans l’hospitality et l’événementiel.

Avec le recul, mon activité actuelle à Bali s’inscrit assez naturellement dans la continuité de ces expériences. J’y retrouve l’immobilier, bien sûr, mais aussi la relation client, la négociation, le sens de l’expérience et un environnement très international.

En 2024, je ressentais une certaine lassitude vis-à-vis de la Belgique. J’avais envie de partir et de découvrir une nouvelle façon de vivre et de travailler en Asie.

Mon voyage a commencé par un mois de volontariat à Sumba, avant de me conduire à Bali pour quelques jours.

Ces quelques jours se sont finalement transformés en près de trois ans.

Je ne voulais toutefois pas rester uniquement parce que j’aimais la vie ici. Dès que j’ai envisagé de m’installer, je savais que je voulais travailler et construire quelque chose sur place.

C’est finalement la recherche d’un emploi qui a permis à tout le reste de s’aligner.

Pourquoi avoir choisi Bali plutôt qu’une autre destination en Asie ?

Flo : Au départ, je n’avais pas vraiment choisi Bali. J’avais surtout choisi l’idée de vivre en Asie.

Bali s’est imposée progressivement, grâce à sa qualité de vie, son climat, son environnement international et sa communauté très présente d’expatriés et d’entrepreneurs.

Mais il y avait aussi une raison très concrète : il fallait que je puisse travailler.

L’Indonésie reste un environnement particulier pour les expatriés. Les possibilités professionnelles dépendent notamment du secteur, du statut de résidence et du cadre juridique applicable.

L’immobilier, l’hospitality, le tourisme et certaines activités internationales correspondent naturellement à mon expérience.

Je connaissais déjà ces univers, mais je n’avais pas envie de retrouver les horaires très contraignants de la restauration ou de l’hôtellerie.

L’immobilier m’offrait une autonomie que je recherchais. Il y a énormément de travail derrière, mais le lien entre la performance, le réseau, la relation client et les revenus est relativement direct.

C’était un modèle professionnel qui me correspondait davantage.

Que fais-tu concrètement aujourd’hui à Bali ?

Flo : Je travaille aujourd’hui comme Sales Manager chez Bali Exception.

J’accompagne principalement des investisseurs internationaux, notamment des clients venus d’Europe, d’Australie et des États-Unis.

Mon travail ne consiste pas simplement à faire visiter des villas. Il s’agit d’abord de comprendre le projet du client, d’identifier les biens pertinents, d’organiser les visites, de négocier et d’accompagner la transaction de bout en bout.

Avec le temps, mon rôle s’est toutefois de plus en plus orienté vers le conseil.

Lorsqu’un investisseur arrive à Bali, il peut rapidement être séduit par une villa, une belle présentation ou un rendement annoncé.

En revanche, il ne connaît pas forcément les quartiers, les prix réels, les structures de détention, les leases, les réglementations, les coûts d’exploitation ou les risques liés au projet.

Mon rôle consiste donc à remettre les chiffres et la réalité derrière le projet.

Au fil des transactions que j’ai accompagnées, cette approche m’a permis de participer à plus de 15 millions de dollars de transactions.

Ce qui m’importe le plus, c’est que le client comprenne réellement ce qu’il achète, et pas seulement qu’il achète.

Pourquoi t’es-tu spécialisée dans l’immobilier ?

Flo : L’immobilier n’est pas un secteur que j’ai découvert à Bali. J’avais déjà une expérience dans ce domaine en Belgique.

Mais Bali m’a permis de réunir cette expertise avec tout ce que j’avais appris dans le luxe, l’hospitality, l’événementiel et l’entrepreneuriat.

Le modèle professionnel me correspond également davantage. Je ne voulais pas revenir à un système fondé sur des horaires fixes et une présence obligatoire dans un établissement.

Dans l’immobilier, l’autonomie est beaucoup plus grande. Mais cette liberté implique aussi d’être performant : on n’est pas rémunéré simplement parce qu’on est présent, mais parce que l’on apporte de la valeur et que l’on conclut des transactions.

C’est un fonctionnement qui me convient beaucoup mieux.

Investir à Bali : derrière les images, des marchés très différents

Au cours de notre conversation, nous avons aussi voulu savoir si Bali offrait encore de réelles opportunités immobilières. Pour Flo, tout commence par une question simple : de quel bien et de quel quartier parle-t-on exactement ?

Est-ce que l’immobilier à Bali est encore réellement intéressant aujourd’hui ?

Flo : Oui, mais il faut éviter de parler de « Bali » comme s’il s’agissait d’un marché unique.

Un bien situé à Canggu, Pererenan, Umalas, Seminyak, Bingin ou Uluwatu ne répond pas nécessairement aux mêmes logiques d’investissement.

Les prix, la demande locative, le type de clientèle, l’offre concurrente et les perspectives de revente peuvent être très différents d’une zone à l’autre.

Et surtout, le fait que Bali soit un marché attractif ne signifie pas que n’importe quel bien constitue un bon investissement.

Les prix ont fortement augmenté dans certaines zones et l’offre s’est considérablement développée.

Il faut donc être beaucoup plus sélectif.

Pour moi, la question n’est plus simplement : « Est-ce que Bali est un bon investissement ? »

La vraie question est : « Est-ce que ce bien précis, à ce prix précis, avec ce lease, cette localisation, cette réglementation et ces coûts, constitue un investissement cohérent ? »

La nuance est essentielle.

Je préfère un projet fondé sur des chiffres réalistes et une marge de sécurité solide à une villa magnifique affichant un ROI théorique de 15 %, mais dont le rendement s’effondre dès que l’on intègre les données réelles.

Quels rendements peut-on raisonnablement espérer une fois tous les frais déduits ?

Flo : C’est probablement l’un des sujets sur lesquels je constate le plus de confusion.

Lorsqu’on me présente un projet affichant un ROI de 12, 15 ou même 20 %, ma première question est toujours la même : « Net de quoi ? »

Le calcul prend-il en compte les commissions des plateformes de réservation, la gestion, le personnel, l’entretien, la piscine et le jardin, l’électricité, les réparations, les périodes sans locataire, les taxes et le renouvellement du mobilier ?

Et surtout, le prix d’achat utilisé correspond-il réellement au prix auquel le bien peut être acquis ?

Une villa peut afficher un rendement brut très séduisant et devenir beaucoup moins impressionnante une fois tous les coûts intégrés.

Je préfère donc raisonner en rendement net réaliste plutôt qu’en rendement marketing.

Il n’existe pas de rendement unique valable pour l’ensemble de Bali.

Tout dépend notamment du prix d’acquisition, de la durée restante du lease, de la localisation, du type de villa, du niveau de gestion, du taux d’occupation et du positionnement du bien.

À mes yeux, un investisseur devrait toujours demander à voir un scénario prudent, et pas uniquement la projection idéale.

Quelles sont les principales erreurs commises par les étrangers qui souhaitent investir à Bali ?

Flo : La première consiste à tomber amoureux du bien avant de regarder les chiffres.

La deuxième est de croire un ROI présenté dans une brochure sans vérifier la manière dont il a été calculé.

La troisième est de sous-estimer la dimension juridique.

À Bali, le juridique ne doit pas être traité comme une formalité de dernière minute. Il doit entrer dans la décision d’investissement dès le départ.

Il faut comprendre ce que l’on achète, combien de temps reste-t-il sur le lease, quelles sont les possibilités de renouvellement, qui détient réellement les droits, quelles autorisations sont disponibles et si l’usage prévu du bien correspond bien à la réglementation applicable.

Une autre erreur revient souvent chez les investisseurs européens, australiens ou américains : penser qu’ils pourront facilement financer leur acquisition grâce à un crédit bancaire.

Bali n’est généralement pas un marché où l’on arrive avec 20 % d’apport et où une banque finance tranquillement les 80 % restants, comme cela peut être le cas sur certains marchés occidentaux.

Le financement local pour les étrangers peut exister dans certaines situations, mais il reste beaucoup plus limité et spécifique.

Un investisseur étranger doit donc être préparé à devoir financer une part très importante, voire dans de nombreux cas la totalité de son acquisition, sur fonds propres.

Cela change complètement la manière d’analyser un investissement : le capital disponible, la liquidité et le coût d’opportunité des fonds deviennent des éléments centraux du calcul.

Autre idée reçue : croire que le vendeur proposera forcément un paiement échelonné sur deux, trois, cinq ans ou davantage.

Cela peut arriver dans certains projets ou certaines négociations, mais il ne faut pas le considérer comme acquis.

La capacité à financer directement l’acquisition fait partie du ticket d’entrée du marché.

Il faut également cesser de penser que Bali est encore « bon marché ».

Ce n’est plus nécessairement le cas, surtout dans les zones les plus recherchées.

Même chose pour l’achat-revente : ce n’est pas automatiquement facile.

Un bien peut sembler très liquide sur le papier et devenir beaucoup plus difficile à revendre si son prix d’achat était trop élevé, si le lease restant est court ou si le marché est saturé de biens similaires.

Enfin, il faut se méfier d’une autre idée reçue : acheter une villa destinée au daily rental simplement parce que Bali est une destination touristique.

Le marché évolue, et l’offre a énormément augmenté.

Ce qu’un acheteur étranger doit comprendre

La discussion nous a ensuite amenés sur un point que beaucoup d’Européens connaissent mal : à Bali, acheter une villa et détenir le terrain sur lequel elle se trouve ne veulent pas nécessairement dire la même chose.

On entend souvent qu’un étranger ne peut pas être pleinement propriétaire du terrain en Indonésie. Concrètement, qu’achète-t-on réellement ?

Flo : C’est un sujet essentiel, et pourtant souvent mal compris.

Un étranger ne peut pas simplement acheter un terrain en Hak Milik, c’est-à-dire le droit de propriété foncière réservé aux Indonésiens.

Il existe toutefois différentes structures et différents droits permettant aux étrangers de détenir ou d’utiliser certains biens, selon leur situation et les conditions applicables, notamment le Hak Pakai.

Dans la pratique du marché balinais, on rencontre aussi très fréquemment le leasehold.

Dans ce cas, on ne devient pas propriétaire du terrain. On obtient contractuellement le droit de l’utiliser pendant une durée déterminée, en échange d’un paiement.

C’est pourquoi je trouve dangereux de résumer la situation par : « Les étrangers ne peuvent pas acheter à Bali. »

La réalité est beaucoup plus nuancée.

Elle exige toutefois de comprendre précisément quel droit on acquiert, pour combien de temps, dans quelles conditions et avec quelles possibilités de renouvellement ou de revente.

Et surtout, il ne faut jamais reproduire un montage simplement parce qu’un autre investisseur affirme l’avoir fait.

Chaque structure doit être vérifiée avec les professionnels compétents et au regard de la réglementation applicable au moment de la transaction.

Les risques naturels peuvent-ils faire perdre de la valeur à un bien ou compliquer sa revente ?

Flo : Oui.

Bali reste exposée à différents risques naturels : séismes, activité volcanique, inondations ou encore érosion dans certaines zones.

Ces risques ne sont évidemment pas les mêmes partout et doivent donc faire partie de la due diligence.

Il faut examiner la localisation exacte du terrain, son accès, son environnement, son niveau par rapport aux routes et aux parcelles voisines, l’écoulement de l’eau, la proximité du littoral et l’évolution de la zone.

Un bien immobilier reste un actif physique.

Sa valeur dépend donc de la demande touristique, mais aussi de son emplacement et de la qualité réelle de son environnement.

C’est particulièrement important lorsqu’on pense à la revente.

Un investisseur ne doit pas seulement se demander : « Est-ce que je peux louer cette villa aujourd’hui ? »

Il doit aussi se demander : « Est-ce que quelqu’un voudra me l’acheter dans cinq, dix ou quinze ans ? »

As-tu une anecdote marquante qui illustre bien les particularités de l’immobilier à Bali ?

Flo : Il y en a une qui m’a particulièrement marquée.

J’ai accompagné un client lors de l’achat de sa première maison à Bali. Par la suite, il m’a fait confiance pour en acheter deux autres, alors qu’il n’était pas toujours sur place.

À un moment donné, il est même venu travailler dans la même agence.

Nous sommes finalement devenus de très bons amis.

Il a malheureusement dû rentrer chez lui après quelques mois pour des raisons personnelles, mais cette histoire m’a beaucoup touchée.

Elle illustre bien la relation de confiance qui peut se créer dans ce métier.

Lorsqu’une personne vous confie l’achat de sa première maison dans un pays étranger, puis revient vers vous pour ses investissements suivants, vous comprenez que votre rôle dépasse largement celui d’un simple intermédiaire.

C’est probablement ce que j’apprécie le plus dans mon métier : accompagner quelqu’un dans une décision qui représente souvent une somme importante et une véritable étape de vie.

Et si tu devais investir aujourd’hui avec ton propre argent ?

Flo : Aujourd’hui, je regarderais beaucoup plus attentivement le potentiel de location à moyen et long terme, et pas uniquement le daily rental.

Beaucoup de personnes qui investissent à Bali pensent immédiatement à une villa, à Airbnb, au prix à la nuit et au taux d’occupation.

Mais Bali a énormément changé.

De plus en plus de personnes ne viennent pas seulement pour une semaine de vacances. Certaines restent plusieurs mois, parfois plusieurs années, seules, en couple ou en famille.

Cela crée une demande différente, que j’étudierais attentivement dans le cadre d’un investissement.

Toutes les villas construites ces dernières années avec le daily rental comme unique stratégie ont également contribué à faire progresser fortement l’offre.

Lorsque l’offre progresse beaucoup plus vite que la demande sur certains segments, cela peut exercer une pression sur les prix à la nuit, les taux d’occupation et, par conséquent, les rendements.

Je chercherais donc un bien capable de fonctionner sur plusieurs marchés locatifs : le court terme, mais aussi le moyen et le long terme.

Pour moi, c’est une sécurité supplémentaire.

Je ne partirais surtout pas du principe que, parce que Bali est encore perçue comme une destination relativement abordable, son immobilier est automatiquement bon marché ou facile à revendre.

Je regarderais avant tout le prix que je paie, la qualité de l’emplacement, la durée du lease, la demande réelle et la possibilité de revendre le bien dans de bonnes conditions.

Parce qu’au fond, un investissement immobilier à Bali reste un investissement.

Le coucher de soleil est un bonus. Il ne doit jamais remplacer les chiffres.

En quittant Flo, c’est cette dernière phrase que nous avons retenue. Son parcours raconte une envie de changer de vie, puis le travail nécessaire pour construire quelque chose sur place. Et son regard sur l’immobilier balinais rappelle qu’une destination qui fait rêver mérite, elle aussi, une analyse rigoureuse avant d’y engager son argent.

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Lucas Maths réinvente le cahier de vacances

Fini le traditionnel cahier de vacances corné qui traîne au fond de la valise. Le célèbre créateur de contenus éducatifs Lucas Maths lance sa propre gamme de cahiers de vacances 100 % numériques.

L’objectif ? Couvrir l’intégralité du programme sans gâcher l’été des collégiens. Nous l’avons rencontré pour en parler. C’est le cauchemar de nombreux parents et élèves : comment maintenir le niveau scolaire pendant l’été sans transformer les vacances en punition ? Lucas Maths semble avoir trouvé la formule magique avec son tout nouveau concept de cahier de vacances digital, pensé pour accompagner les élèves jusqu’à leur entrée au lycée.

Le pari de l’efficacité : 6 semaines, 10 minutes par jour

Oubliez les longues heures passées à bloquer sur un exercice. La promesse de ce nouveau support est claire : la régularité plutôt que la quantité.

« L’idée est de déculpabiliser tout le monde, » nous confie Lucas Maths. « J’ai conçu ce cahier pour qu’il s’étale sur 6 semaines, à raison de seulement 10 minutes par jour. C’est le format parfait pour garder le cerveau actif sans empiéter sur le temps de repos et de loisirs. »

Pour maintenir l’attention, l’ouvrage adopte une structure dynamique et condensée. Chaque sujet ou notion est traité sur un format fixe de 4 pages, permettant à l’élève d’aller à l’essentiel sans se perdre.

100% du programme et des « passerelles » vers l’année suivante

Là où de nombreux supports se contentent de réviser l’année écoulée, Lucas Maths va plus loin en créant de véritables ponts vers la classe supérieure.

« Le but n’est pas seulement de cocher des cases. Ce cahier couvre bien sûr 100 % du programme de l’année qui vient de s’écouler pour consolider les bases, mais j’y ai surtout intégré des passerelles. On prépare doucement le terrain pour l’année suivante pour que la rentrée se fasse sans stress. »

Le 100% numérique : un choix stratégique et économique

En faisant le choix du tout-digital, Lucas s’affranchit des contraintes physiques. Le format PDF/numérique permet une disponibilité immédiate et, surtout, garantit l’absence totale de frais de port.

Côté prix, la stratégie est particulièrement bien pensée pour soutenir les familles lors du passage souvent angoissant au collège :

  • L’édition CM2 vers la 6ème est entièrement gratuite. « C’est une étape cruciale pour les enfants, je voulais que chaque élève puisse aborder le collège avec confiance, sans barrière financière, » explique le professeur.
  • Les éditions suivantes (6ème-5ème, 5ème-4ème, 4ème-3ème et 3ème-Seconde) sont proposées au tarif unique de 14,90 €.

Avec cette initiative, Lucas Maths prouve une fois de plus sa capacité à moderniser l’apprentissage et à répondre aux attentes concrètes des familles. Une chose est sûre : réviser cet été sera beaucoup moins douloureux.

Les cahiers de vacances digitaux de Lucas Maths sont disponibles dès aujourd’hui en ligne:

https://www.lucasmaths.com/pdv-cahiers-vacances-maths

Pierre Cotteau de Simencourt

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Retraite en France : pourquoi les Français doivent progressivement apprendre à compter davantage sur eux-mêmes

À l’occasion de l’Amundi World Investment Forum organisé par Amundi, nous avons échangé avec Catherine Leroy, Directrice Epargne Salariale et Retraite chez Amundi, afin de mieux comprendre les grands enjeux actuels autour de la retraite en France, mais aussi les différences avec la Belgique.

Pendant longtemps, les Français ont considéré que le système public de retraite serait le principal pilier de leur pension. Mais aujourd’hui, cette vision évolue progressivement.

Entre vieillissement démographique, augmentation de l’espérance de vie et tensions budgétaires croissantes, la question de la préparation individuelle de la retraite prend une place de plus en plus importante.

Un système public sous pression

Pour Catherine Leroy, le constat est clair : le système de retraite français reste central, mais il est aujourd’hui sous tension.

« Les Français ont longtemps considéré que le système public serait le premier contributeur à leur pension. Mais depuis quelques années, une prise de conscience s’opère progressivement. »

Le principal problème est démographique : il y a de plus en plus de retraités et relativement moins d’actifs pour financer le système. À cela s’ajoute une espérance de vie plus longue, ce qui signifie que les pensions doivent être versées plus longtemps.

Le Conseil d’Orientation des Retraites a d’ailleurs déjà alerté sur la dégradation progressive des finances du système dans les années à venir.

Dans ce contexte, Catherine Leroy estime qu’il devient essentiel d’accompagner cette prise de conscience collective, notamment auprès des plus jeunes générations.

Le PER : la montée en puissance de l’épargne retraite individuelle

La meilleure illustration de cette évolution est sans doute le succès du PER (Plan Épargne Retraite), lancé en 2019 dans le cadre de la loi Pacte.

Aujourd’hui :

  • près d’1 Français sur 4 possède un PER ;
  • environ 150 milliards d’euros d’encours ont déjà été accumulés.

Et la dynamique continue de s’accélérer.

Deux grandes catégories se développent fortement :

  • le PER individuel ;
  • le PER d’entreprise.

Selon Catherine Leroy, cette progression montre que les Français commencent progressivement à intégrer l’idée qu’il faudra compléter le système obligatoire par une épargne personnelle.

Les entreprises jouent désormais un rôle clé

Autre élément important : les entreprises deviennent progressivement des acteurs centraux dans la préparation de la retraite.

Participation, intéressement, partage de la valeur… de nombreux dispositifs peuvent désormais être orientés vers un PER.

« Environ 80 % des salariés considèrent aujourd’hui que leur entreprise a un rôle à jouer dans la préparation de leur retraite », explique Catherine Leroy.

Le sujet devient donc également stratégique pour les directions RH et les dirigeants.

Mais pour encourager davantage les entreprises, elle estime que le cadre fiscal et social doit rester stable et lisible afin de faciliter les projections à long terme.

Pourquoi commencer tôt change tout

L’un des messages les plus importants de cette interview concerne le temps.

« La retraite est probablement le seul projet de vie dont on est certain qu’il arrivera un jour. Pourtant, beaucoup de personnes commencent à s’y intéresser trop tard. »

Commencer tôt permet pourtant plusieurs avantages majeurs :

  • investir progressivement ;
  • verser des montants plus faibles ;
  • bénéficier de l’effet du temps et de la capitalisation ;
  • investir sur des horizons plus longs avec davantage d’exposition aux marchés financiers.

En clair : plus on commence jeune, plus l’effort financier peut être réduit.

Les jeunes s’intéressent davantage à l’investissement qu’on ne le pense

Contrairement à certaines idées reçues, Catherine Leroy estime que les jeunes générations sont loin d’être déconnectées des marchés financiers et des questions liées à la retraite.

« Les jeunes s’intéressent à l’investissement. Ils aiment comprendre les marchés et les mécanismes économiques. »

Le véritable enjeu serait donc surtout pédagogique : leur proposer des solutions simples, compréhensibles et adaptées à leurs objectifs qu’ils s’agissent de diversification ou de se préparer une retraite confortable.

L’éducation financière joue ici un rôle essentiel pour permettre aux nouvelles générations de prendre des décisions plus éclairées.

Le risque d’une baisse du niveau de vie à la retraite est réel

Pour Catherine Leroy, le risque est bien réel.

Aujourd’hui, le taux de remplacement — c’est-à-dire la différence entre le dernier salaire et la pension de retraite — tourne souvent autour de 50 à 60 %.

Concrètement, une personne gagnant 5.000 euros avant sa retraite pourrait percevoir environ la moitié une fois retraitée.

Et ce taux pourrait encore diminuer dans les années à venir si les déséquilibres démographiques persistent.

D’où l’importance, selon elle, de rééquilibrer :

  • la retraite obligatoire ;
  • et la retraite que chacun peut progressivement se constituer individuellement.

France vs Belgique : une différence importante autour du PER

La France et la Belgique font face à des problématiques assez similaires :

  • vieillissement de la population ;
  • pression sur les finances publiques ;
  • inquiétudes sur le financement futur des pensions.

Mais Catherine Leroy souligne une différence majeure : la France a réussi à structurer une véritable épargne retraite individuelle autour du PER.

En Belgique, il existe bien des mécanismes d’épargne pension, mais souvent avec :

  • des plafonds plus limités ;
  • des avantages fiscaux plus encadrés ;
  • moins de flexibilité ;
  • et une perception davantage orientée « produit fiscal » qu’« investissement ».

Selon elle, le PER a permis en France de “cristalliser” cette nécessité de construire progressivement une retraite complémentaire.

Autre avantage important : il existe des conditions de rachats sur le PER grâce auxquelles les fonds investis ne sont pas totalement bloqués jusqu’à la retraite, ce qui rend le produit plus souple et plus attractif.

Vers une retraite plus hybride

Finalement, l’un des grands enseignements de cette interview est que les modèles de retraite évoluent progressivement partout en Europe.

Le système public reste central, mais il ne suffira probablement plus à garantir à lui seul le même niveau de vie qu’auparavant.

L’avenir semble donc s’orienter vers un modèle plus hybride :

  • une retraite publique ;
  • complétée par une épargne individuelle ;
  • avec un rôle croissant des entreprises et de l’éducation financière.

Et plus cette préparation commence tôt, plus elle devient simple à mettre en place.

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« Tout miser sur la pension légale n’est plus le meilleur choix » : Olivier Brouwers (CEO de Amundi Belgium) met en garde sur l’avenir des retraites

À l’occasion de l’Amundi World Investment Forum, nous avons rencontré Olivier Brouwers, CEO d’Amundi Belgium, afin d’échanger sur l’état du système de retraite belge, les défis démographiques à venir et les solutions pour mieux préparer son avenir financier.

Entre vieillissement de la population, pression sur les finances publiques et nécessité d’investir plus tôt, Olivier Brouwers estime qu’il devient indispensable de compléter la pension légale par une stratégie d’investissement à long terme.

« Le système belge n’est pas en danger immédiat, mais il devra évoluer »

Comment décririez-vous aujourd’hui la situation du système de retraite belge et les principaux défis auxquels il est confronté ?

Olivier Brouwers :
Le système belge existe depuis très longtemps et il reste aujourd’hui solide. Mais comme dans beaucoup de pays européens, il est confronté à un défi démographique majeur.

Notre modèle repose principalement sur un système où la population active finance les pensions des retraités. Or, l’évolution démographique va progressivement à l’encontre de cet équilibre : la population vieillit tandis que la proportion de travailleurs actifs diminue.

Ce n’est pas un système qui est en danger immédiat, mais il devra évoluer, se compléter et se réinventer pour rester pérenne dans le temps.

Les quatre piliers de la retraite belge

Quels sont aujourd’hui les différents piliers de la retraite en Belgique ?

Olivier Brouwers :
En Belgique, nous pouvons résumer le système autour de quatre piliers.

Le premier pilier est la pension légale, à laquelle chaque Belge a droit en fonction de sa carrière et de son statut professionnel.

Le deuxième pilier concerne les pensions complémentaires mises en place par les employeurs. Ce système continue de se développer, mais il ne couvre pas encore l’ensemble du secteur privé et il existe encore de fortes disparités entre les catégories de travailleurs.

Le troisième pilier repose sur l’initiative individuelle, avec l’épargne-pension ou les assurances-vie bénéficiant d’avantages fiscaux. Mais les montants restent relativement limités.

Enfin, il y a le quatrième pilier, qui correspond à l’investissement à long terme réalisé de manière plus libre et plus personnelle.

« Tout miser sur la pension légale n’est plus le meilleur choix »

Les Belges épargnent-ils suffisamment pour compléter leur pension légale ?

Olivier Brouwers :
La pension légale reste un socle important et relativement protecteur, surtout pour les revenus les plus modestes. Le taux de remplacement est encore relativement confortable pour certains profils.

Mais pour les revenus moyens et élevés, l’écart entre le dernier salaire net et la pension peut devenir important. Beaucoup de personnes risquent de constater une baisse significative de leur niveau de vie au moment de la retraite.

C’est pourquoi tout miser sur la pension légale n’est plus le meilleur choix. Il devient essentiel de construire une épargne à long terme afin de préserver une qualité de vie comparable à celle de la période d’activité.

Une pression croissante sur les finances publiques

Le vieillissement de la population exerce une pression croissante sur les finances publiques. À quel point cette problématique est-elle préoccupante ?

Olivier Brouwers :
Cette problématique n’est pas nouvelle et elle est bien identifiée par les États.

L’augmentation des dépenses liées aux pensions, aux soins de santé et à l’assurance maladie est déjà intégrée dans les projections budgétaires futures. Mais cela reste un enjeu important pour la soutenabilité des finances publiques.

Le défi consiste surtout à maintenir un système pérenne sur le long terme. Cela passera probablement par différents ajustements : âge de départ à la retraite, durée de carrière ou encore évolution des montants.

« Il faut encourager les jeunes à investir très tôt »

Parlons Finance : Quels sont aujourd’hui les dispositifs les plus intéressants pour préparer sa retraite ?

Olivier Brouwers :
Au-delà des dispositifs fiscaux classiques, il faut surtout encourager les gens à investir tôt, régulièrement et même avec de petits montants.

L’éducation financière joue un rôle fondamental. Certains pays ont mis en place des systèmes très accessibles permettant aux jeunes de commencer à investir quelques euros par mois seulement. C’est ce type de culture qu’il faut développer davantage.

L’investissement à long terme reste probablement l’un des outils les plus puissants pour préparer sa retraite.

Le rôle d’Amundi

Quel rôle joue Amundi dans cette transition ?

Olivier Brouwers :
Amundi propose de nombreuses solutions d’investissement permettant de construire des portefeuilles diversifiés adaptés à différents horizons de placement et profils de risque.

Mais notre rôle ne s’arrête pas là. Nous avons aussi une responsabilité importante en matière d’éducation financière.

À travers nos partenariats avec les banques, les associations et différents acteurs du marché, nous essayons de sensibiliser davantage les investisseurs à l’importance de préparer leur avenir financier sur le long terme.

« Il n’est jamais trop tard pour commencer »

Quelles erreurs voyez-vous le plus souvent chez les personnes qui préparent leur retraite ?

Olivier Brouwers :
La plus grande erreur est probablement de penser qu’il est trop tard.

En réalité, il n’est jamais trop tard pour commencer à investir pour sa retraite, que l’on ait 30, 40 ou même 50 ans. Bien entendu, plus on commence tôt, plus l’impact est important grâce au temps et à la capitalisation.

Mais le plus important reste d’avoir une approche structurée et cohérente.

Trois actions concrètes avant 40 ans

Si vous deviez donner trois actions concrètes à mettre en place avant 40 ans pour préparer sa retraite, lesquelles seraient-elles ?

Olivier Brouwers :

  1. Mieux se connaître financièrement : comprendre son profil de risque, ses objectifs de vie et sa capacité d’épargne mensuelle.
  2. S’éduquer financièrement : prendre le temps de comprendre les mécanismes de l’investissement et du long terme.
  3. Mettre en place un plan structuré : développer une stratégie d’investissement adaptée à son profil et commencer le plus tôt possible.

“Faites-le ce soir ou demain matin”, ajoute-t-il avec le sourire.

Ce que la Belgique fait mieux que la France

Que fait la Belgique de mieux que la France sur les questions de retraite ?

Olivier Brouwers :
La Belgique dispose encore d’un système de deuxième pilier relativement performant, notamment via les fonds de pension et les assurances groupe.

De nombreuses entreprises mettent en place des mécanismes où les contributions de l’employeur doivent offrir un rendement minimum garanti aux employés, ce qui apporte une protection certaine. Il convient toutefois de nuancer cette approche : les véritables fonds de pension, dans une logique anglo-saxonne, ne garantissent pas de rendement minimum et disposent ainsi d’une plus grande liberté pour adopter une allocation d’actifs plus dynamique sur le long terme.

On observe aussi une tendance vers des fonds multi-employeurs permettant de mutualiser certains coûts opérationnels et réglementaires pour les plus petits acteurs.

Mais il reste encore du chemin à parcourir. L’un des grands défis sera probablement d’étendre davantage ces dispositifs à l’ensemble du secteur privé afin que chacun puisse bénéficier d’une véritable pension complémentaire.

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PEA : L’outil d’épargne le plus mal compris des français ? 

Avec plus de 7 millions de plans ouverts, le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est loin d’être un produit confidentiel. Pourtant, il reste largement sous-utilisé par rapport à d’autres solutions d’épargne comme le Livret A.

Alors que près de 470 milliards d’euros dorment encore sur les comptes courants des Français, le PEA apparaît comme un outil particulièrement intéressant pour investir sur le long terme tout en bénéficiant d’un cadre fiscal avantageux.

Pour mieux comprendre les freins, les opportunités et les évolutions autour du PEA, Parlons Finance a rencontré le Directeur France de XTB, Daniel Gravier. Ensemble, nous avons abordé les idées reçues, la fiscalité, les erreurs fréquentes des investisseurs ainsi que la vision de XTB pour démocratiser l’investissement en France.

Le PEA existe depuis longtemps, pourtant il reste peu utilisé. Pourquoi autant de Français passent encore à côté du PEA aujourd’hui ?

Avec environ 7,2 millions de plans ouverts en France, le PEA est loin d’être un outil délaissé par les épargnants.

Toutefois, la comparaison avec le Livret A reste frappante : le nombre de livrets ouverts est bien supérieur (58 millions de livrets), et surtout, le montant total des encours en 2024 sur le Livret A (432 milliards d’euros) écrase celui du PEA (114 milliards d’euros).

Un autre indicateur est particulièrement révélateur : selon les dernières données, les Français conservent 470 milliards d’euros qui ne sont absolument pas investis et qui dorment sur des comptes courants.

Le véritable frein ne réside donc pas dans le PEA lui-même, mais dans une problématique plus globale : le rapport complexe des Français à la gestion active de leur patrimoine.

Beaucoup pensent que le PEA est réservé aux investisseurs « experts ». Est-ce une idée reçue ? À qui s’adresse réellement le PEA ?

Absolument pas.

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est un outil accessible à tous, conçu pour encourager le plus grand nombre à investir dans des titres européens et ainsi soutenir l’économie réelle.

Il permet d’investir dès quelques euros sur des actions ou des ETF, et son utilisation ne nécessite pas forcément des connaissances techniques avancées.

L’investisseur reste autonome dans le choix de ses titres, qu’ils soient plus ou moins volatils selon son profil et ses objectifs.

Son principal atout demeure son avantage fiscal : après cinq ans de détention, les gains réalisés sont exonérés d’impôt sur le revenu.

Entre PEA, assurance-vie et compte-titres, comment expliquer simplement le rôle du PEA dans une stratégie d’investissement ?

Parmi ces trois enveloppes d’investissement, deux éléments sont essentiels : la fiscalité et les limites de dépôt.

L’assurance-vie et le PEA permettent toutes deux de bénéficier d’avantages fiscaux, que ce soit pour l’investissement ou la transmission patrimoniale.

Le PEA est toutefois plafonné à 150.000 euros de versements.

Le compte-titres offre quant à lui une liberté totale, sans plafond ni restriction particulière sur les actifs investissables.

Le PEA représente ainsi un excellent compromis : il combine la souplesse d’investissement d’un compte-titres avec une fiscalité avantageuse proche de celle de l’assurance-vie.

Pour de nombreux épargnants, il constitue un pilier incontournable dans la construction d’un patrimoine financier.

D’un point de vue fiscal, le PEA est souvent présenté comme très avantageux. Quels sont ses vrais atouts, mais aussi ses limites ?

Le principal avantage du PEA réside dans sa fiscalité.

Après cinq ans de détention, les gains réalisés, y compris les dividendes, sont exonérés d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux restent dus.

Un point souvent méconnu : le délai de cinq ans démarre à la date du premier versement et non à la date d’ouverture du compte.

Le dispositif comporte néanmoins certaines limites :

  • Un univers d’investissement restreint à des actifs éligibles.
  • Un plafond de versement fixé à 150.000 euros.

Malgré ces contraintes, le PEA demeure l’un des outils les plus efficaces pour investir sur le long terme.

Le PEA souffre parfois d’une image « rigide » ou « complexe ». Qu’est-ce qui freine concrètement les investisseurs ?

La principale difficulté concerne aujourd’hui le transfert d’un PEA existant entre deux établissements financiers.

En l’absence de délai réglementaire précis, les transferts peuvent parfois s’avérer longs et complexes.

Pour les nouveaux investisseurs, en revanche, l’ouverture d’un PEA est devenue relativement simple, notamment grâce aux plateformes en ligne qui ont largement simplifié les démarches.

XTB a lancé un PEA à 0 % de commission. Pourquoi ce choix ?

Le PEA existe depuis plus de trente ans et est déjà détenu par plusieurs millions de Français.

Pourtant, il reste encore largement sous-utilisé.

Face à ce constat, XTB a souhaité proposer une offre particulièrement compétitive afin de favoriser son adoption.

Cette stratégie semble porter ses fruits puisque plus de 10.000 nouveaux PEA ont été ouverts chez XTB un an seulement après son lancement.

L’objectif est clair : démocratiser l’investissement en bourse grâce à un produit simple, accessible et fiscalement attractif.

En quoi le PEA XTB se différencie-t-il des offres des banques traditionnelles ?

Le premier élément différenciant est sa tarification particulièrement compétitive.

XTB mise également sur une application intuitive permettant aux nouveaux investisseurs de naviguer facilement parmi les différents produits financiers.

L’entreprise met également en avant un accompagnement humain avec des équipes joignables par téléphone et la possibilité de rencontrer des conseillers dans ses bureaux parisiens.

Pour quelqu’un qui ouvre un PEA aujourd’hui, par où commencer ?

XTB ne fournit pas de conseils en investissement.

Toutefois, tout investisseur devrait commencer par définir ses objectifs personnels :

  • Les secteurs qui l’intéressent.
  • Les zones géographiques qu’il souhaite privilégier.
  • Son horizon d’investissement.
  • Son niveau de tolérance au risque.

L’essentiel reste de construire une diversification cohérente, basée sur de véritables convictions d’investissement.

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes commises par les particuliers ?

Selon XTB, la principale difficulté est psychologique.

De nombreux investisseurs imaginent que passer un premier ordre en bourse est compliqué.

Dans la réalité, l’opération est souvent aussi simple qu’effectuer un virement bancaire ou ajouter un bénéficiaire sur son compte.

La plupart des investisseurs réalisent ensuite que la difficulté était davantage mentale que technique.

Et beaucoup regrettent finalement de ne pas avoir commencé plus tôt.

Dans un contexte économique incertain, le PEA reste-t-il pertinent ?

Oui, plus que jamais.

Pour le Directeur France de XTB, le PEA demeure un outil incontournable dans toute stratégie patrimoniale de long terme.

Son avantage fiscal constitue à lui seul un argument majeur.

Mais il offre également une grande flexibilité : rien n’oblige l’investisseur à investir immédiatement l’intégralité de son capital.

Chacun peut avancer à son rythme et saisir les opportunités lorsque les conditions de marché lui paraissent favorables.

Conclusion

Alors que des centaines de milliards d’euros restent aujourd’hui non investis sur les comptes courants des Français, le PEA apparaît comme l’un des véhicules les plus efficaces pour préparer son avenir financier. Accessible, fiscalement avantageux et adapté à une stratégie de long terme, il reste pourtant méconnu ou mal compris par une grande partie de la population.

Comme le rappelle le Directeur France de XTB au cours de cet entretien, le plus difficile n’est souvent pas d’investir… mais de faire le premier pas.

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Zaion acquiert Dydu et accélère sa stratégie dans l’IA agentique

À quelques mois d’une nouvelle phase d’accélération du marché de l’intelligence artificielle appliquée à la relation client, Zaion annonce l’acquisition de Dydu, spécialiste des agents conversationnels.

Premier constat : les attentes du marché ont profondément évolué. Les entreprises ne se contentent plus d’automatiser quelques interactions, elles cherchent désormais à unifier l’ensemble de leur relation client, quel que soit le canal utilisé.

L’intégration de Dydu permet à Zaion d’élargir sa plateforme et de couvrir à la fois les interactions vocales, les échanges écrits via le web ou les messageries, ainsi que les environnements mobiles. Cette convergence répond à un besoin clé : simplifier des écosystèmes souvent fragmentés et offrir une expérience cohérente aux utilisateurs. L’enjeu n’est donc plus uniquement technologique, mais organisationnel.

Une étape structurante dans la croissance de Zaion

Au-delà de la complémentarité technologique, cette acquisition marque un véritable changement d’échelle pour Zaion. L’entreprise franchit un cap avec un chiffre d’affaires récurrent combiné dépassant les 10 millions d’euros, seuil stratégique pour une plateforme B2B à forte intensité technologique.

Cette nouvelle dimension s’accompagne d’un portefeuille d’une centaine de clients et d’une équipe d’environ cent experts. Elle ouvre également la voie à des synergies commerciales et produit, notamment via la vente croisée des solutions et l’accélération des déploiements à grande échelle. Dans cette dynamique, Zaion affiche une ambition claire : atteindre la rentabilité d’ici l’été 2026 tout en renforçant sa position sur le marché européen.

L’un des apports majeurs de cette opération réside dans la complémentarité des expertises. D’un côté, Zaion s’est historiquement imposé sur le canal vocal et les environnements critiques. De l’autre, Dydu a développé un savoir-faire reconnu dans les agents conversationnels écrits et les outils no-code.

Le rapprochement des deux entités permet aujourd’hui de proposer une plateforme unifiée, capable de gérer l’ensemble des interactions client au sein d’une architecture cohérente. Cette unification facilite le déploiement, améliore la lisibilité des parcours utilisateurs et simplifie le pilotage des dispositifs de relation client.

Une approche industrielle de l’IA agentique

Au-delà de l’annonce, Zaion défend une vision spécifique de l’intelligence artificielle. Contrairement à une approche centrée uniquement sur la puissance des modèles de langage, l’entreprise met en avant l’importance de l’orchestration.

La performance repose ici sur la capacité à combiner différentes briques technologiques, en mobilisant les bons modèles selon les cas d’usage. Cette approche hybride permet d’optimiser les performances tout en maîtrisant les coûts, mais aussi d’améliorer l’expérience utilisateur et de garantir une meilleure gestion des données. L’IA devient ainsi un système organisé et industrialisé, plutôt qu’un simple outil expérimental.

Dans un contexte de dépendance croissante aux technologies étrangères, la souveraineté s’impose comme un critère déterminant pour les grandes entreprises, en particulier dans les secteurs régulés.

Zaion s’inscrit pleinement dans cette dynamique en proposant des solutions développées et opérées en France, avec une maîtrise de ses choix technologiques et une attention particulière portée à la sécurité des données. Le soutien d’investisseurs tels que 115K, PRO BTP, Fortino Capital et Truffle Capital vient renforcer la crédibilité de ce positionnement et soutenir l’émergence d’un acteur européen de référence.

Une transformation en profondeur de la relation client

Cette acquisition illustre une évolution plus large du marché : le passage d’une IA expérimentale à une IA véritablement opérationnelle. L’automatisation des demandes simples permet de recentrer l’intervention humaine sur les situations complexes, améliorant à la fois l’efficacité et la qualité de service.

Ce modèle hybride transforme en profondeur la relation client, en apportant plus de fluidité, une meilleure gestion des volumes et une optimisation des coûts. Il ne s’agit plus seulement d’innover, mais de structurer durablement les opérations.

Si l’IA agentique peut encore sembler technique, elle constitue surtout un levier de transformation pour les entreprises. En unifiant leurs outils et en automatisant une partie de leurs interactions, elles peuvent gagner en productivité, améliorer l’expérience client et renforcer la sécurité de leurs données.

Pour Zaion, cette acquisition ne se limite donc pas à une opération de croissance externe. Elle s’inscrit dans une ambition plus large : faire de l’IA un outil concret, fiable et pleinement intégré aux enjeux métiers.

Une étape supplémentaire vers une relation client plus intelligente, plus fluide et mieux maîtrisée.

Franz Fodéré, Président-Fondateur de Zaion, et Mathieu Changeat, Co-Fondateur de Dydu, reviennent sur les enjeux et les ambitions de leur rapprochement

« L’acquisition de Dydu constitue une étape décisive dans notre stratégie. Elle nous permet de franchir un cap majeur en proposant une plateforme d’IA agentique véritablement multicanale, aux standards des grandes entreprises. En combinant nos expertises, nous renforçons notre capacité à accompagner les grandes organisations dans l’industrialisation de l’IA agentique, avec des exigences fortes de sécurité, conformité et souveraineté. Notre approche reste guidée par une conviction : automatiser sans déshumaniser, en plaçant l’humain au cœur de la transformation de la Relation Client. »


Amaury Lelong, Directeur Général de Zaion :


« Porté par l’essor de l’IA agentique et les enjeux de souveraineté, le marché attend des solutions conçues et opérées en Europe, couvrant le maximum de cas d’usage et s’appuyant sur un large éventail de briques technologiques, sans compromis sur la performance, la sécurité et la sobriété. Le rapprochement entre Zaion et Dydu répond à cette attente en
combinant profondeur technologique et capacité d’industrialisation. »


Mathieu Changeat, Co-Fondateur de Dydu :


« Ce rapprochement est une formidable opportunité de créer des synergies immédiates. En intégrant les innovations du Lab Zaion à notre produit, nous décuplons ses capacités tout en préservant nos engagements fondamentaux de souveraineté et de sobriété numérique. L’alliance de nos technologies étend considérablement le champ des possibles pour nos
projets respectifs. La réunion de nos équipes forme un collectif élargi, doté de compétences hautement complémentaires, pour offrir un accompagnement d’excellence à l’ensemble de nos clients. »


À propos de Zaion


Zaion est le spécialiste français de l’IA agentique pour la Relation Client.
Sa mission : aider les entreprises à optimiser leurs interactions clients grâce à une technologie spécialisée et souveraine. Sa plateforme, conçue pour les environnements critiques des grandes entreprises, permet d’automatiser les interactions clients et d’assister les conseillers en temps réel, avec un haut
niveau d’exigence en matière de sécurité, de conformité et de performance.
Site web : www.zaion.ai


À propos de Dydu


Depuis 2009, Dydu propose une plateforme intuitive à destination des professionnels pour concevoir en toute autonomie des agents conversationnels intelligents : chatbot, voicebot, callbot. Ses solutions s’appuient sur la compréhension du langage naturel et l’intelligence artificielle pour alléger le quotidien des équipes tout en améliorant la satisfaction des utilisateurs. Dydu compte parmi ses clients de nombreuses entreprises du CAC 40 et du SBF 120.

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Interview Parlons Finance – Xavier Belvaux, PDG de WeInvest France

Après plusieurs mois de turbulences, le marché immobilier français semble amorcer un tournant. Porté par la hausse rapide des taux d’intérêt, le secteur a connu une phase de correction marquée, affectant à la fois les prix et le volume des transactions.

Aujourd’hui, les signaux d’une stabilisation progressive se multiplient : les prix s’ajustent, les acquéreurs reviennent et les professionnels doivent repenser leurs modèles pour s’adapter à un environnement en mutation.

Dans ce contexte charnière, Parlons Finance a rencontré Xavier Belvaux, PDG de WeInvest France. Il revient sur l’état actuel du marché, décrypte les évolutions en cours et partage sa vision des transformations qui façonneront l’immobilier de demain.

Quel regard portez-vous sur l’état actuel du marché immobilier en France et selon vous, où en sommes-nous dans ce cycle ?

Le marché immobilier français sort d’une phase de correction liée à la remontée rapide des taux d’intérêt. Le pouvoir d’achat immobilier a fortement reculé, ce qui a mécaniquement ralenti les transactions.

Ce qu’on observe aujourd’hui, c’est un marché qui se rééquilibre progressivement : les prix se sont ajustés dans de nombreuses villes et les acquéreurs commencent à revenir, on retrouve côté ventes les standards de 2020.

Ce qui est une bonne nouvelle! Nous sortons d’une phase de correction, mais l’immobilier reste un marché profondément structurel en France.

Nous entrons probablement dans un nouveau cycle plus sain, moins spéculatif mais plus professionnel.

Vous prenez les rênes de WeInvest France à un moment charnière, celui de son
indépendance. Quelles sont vos ambitions pour cette nouvelle étape ?

Cette indépendance nous permet de clarifier notre ambition : construire en France une communauté immobilière moderne, entrepreneuriale et très ancrée dans les territoires.

Notre modèle repose sur une marque forte, un maillage territorial solide et une communauté d’entrepreneurs immobiliers accompagnés par des outils performants.

Notre ambition est simple : bâtir un réseau durable qui accompagne les transformations profondes du secteur de l’immobilier.

La fusion de BL Agents marque-t-elle une accélération stratégique ?

Oui, clairement. Le marché immobilier est en pleine transformation et les modèles évoluent rapidement, je souhaitais pouvoir répondre à tout type d’entrepreneurs qui souhaitent nous rejoindre.

Avec BL Agents, nous élargissons donc notre écosystème pour accueillir différents profils d’entrepreneurs immobiliers tout en partageant les mêmes outils et la même culture avec nos modèles d’agences immobilières.

Le marché immobilier se transforme et notre stratégie consiste à construire un écosystème capable d’accompagner cette mutation.

À horizon 5 à 10 ans, quelles tendances vont transformer le secteur ?

Trois tendances me paraissent évidentes.

  • D’abord, une professionnalisation accrue du métier avec des clients toujours plus exigeants et qui souhaitent avoir les réponses très rapidement “le conseil ultra personnalisé”.
  • Ensuite, l’hybridation des modèles entre agences physiques, réseaux et technologie.
  • Enfin, les dynamiques territoriales vont continuer d’évoluer avec le télétravail et les nouvelles mobilités.
  • Les réseaux qui réussiront demain seront ceux qui sauront allier technologie, ancrage local, culture entrepreneuriale et surtout écoute de leurs clients.
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Banque & Finance En vedette Interviews experts

Protégez-vous efficacement contre la fraude financière à l’ère du numérique – Interview de BNP Paribas

À l’ère du numérique, la fraude financière connaît une transformation profonde. Si les systèmes bancaires n’ont jamais été aussi sécurisés, les escroqueries se déplacent désormais en amont des transactions, exploitant la confiance des utilisateurs via les réseaux sociaux, les messages frauduleux ou les faux conseillers.

Phishing, usurpations d’identité, faux placements : les méthodes se multiplient et touchent aujourd’hui tous les profils. Dans ce contexte, la lutte contre la fraude devient un enjeu collectif impliquant banques, plateformes numériques et utilisateurs.

Pour mieux comprendre ces nouvelles menaces et les moyens de s’en protéger, Parlons Finance a interrogé Pierre Ruhlmann, Chief Operating Officer – Commercial, Personal Banking & Services chez BNP Paribas, qui décrypte les mécanismes actuels de la fraude financière et les réflexes essentiels pour réduire les risques.

Quand on parle de fraude financière aujourd’hui, de quoi parle-t-on exactement ?

La fraude financière ne se limite plus à un vol ou à une faille technique dans un système de paiement. Elle recouvre aujourd’hui des schémas variés, incluant notamment des tentatives d’ingénierie sociale, comme l’hameçonnage, les faux conseillers bancaires, les usurpations d’identité ou encore certaines escroqueries aux placements.

Ces modes opératoires exploitent la confiance des individus et peuvent intervenir en amont de la transaction bancaire. Ils concernent l’ensemble de l’écosystème numérique et nécessitent une vigilance renforcée de tous les acteurs.

Pourquoi a-t-on le sentiment que les arnaques explosent, alors même que les systèmes de sécurité n’ont jamais été aussi avancés ?

Ce n’est pas une simple impression : c’est la conséquence d’un basculement structurant.

Les établissements bancaires investissent de manière continue dans la prévention et la détection des opérations frauduleuses. Des dispositifs comme l’authentification forte sur les étapes clés des parcours de paiement, la surveillance des transactions, les mécanismes d’alerte et les écrans d’avertissement intégrés aux parcours clients contribuent à réduire la fraude dite « classique » sur les moyens de paiement.

Les derniers chiffres publiés par l’Observatoire de la Sécurité des Moyens de Paiement montrent d’ailleurs une atténuation de la fraude aux moyens de paiement, ce qui est encourageant.

Ce qui explose en revanche, ce sont les fraudes qui se produisent en amont, avant l’intervention des systèmes bancaires, via des contenus diffusés massivement sur Internet et des plateformes numériques. Là où un établissement bancaire peut réduire le risque technique, les plateformes continuent de faciliter l’exposition des utilisateurs à des contenus frauduleux, sans responsabilisation équivalente à celle des acteurs financiers.

Quelles sont les formes de fraude les plus fréquentes auxquelles les particuliers sont exposés aujourd’hui ?

Les schémas les plus fréquents aujourd’hui se situent précisément dans ces zones grises :

  • phishing et smishing ;
  • faux conseillers ou faux services officiels ;
  • faux investissements ou escroqueries aux placements ;
  • usurpations d’identité portées par des contenus sur réseaux sociaux et plateformes publicitaires.

Ce ne sont plus simplement des bugs de paiement : ce sont des arnaques élaborées qui utilisent les plateformes numériques comme vecteur principal de contact et de persuasion.

Existe-t-il des profils plus à risque, ou peut-on tous, à un moment donné, se faire piéger ?

Il n’existe aujourd’hui aucun profil totalement protégé face à la fraude. Elle peut concerner chacun d’entre nous.

Certains publics sont néanmoins plus fréquemment ciblés selon les modes opératoires : les jeunes adultes très présents sur les réseaux sociaux sont davantage exposés aux fausses opportunités d’investissement, tandis que les personnes plus âgées sont plus souvent visées par des fraudes téléphoniques ou des usurpations d’identité.

Mais la réalité, largement documentée par les autorités publiques, est que le niveau de sophistication atteint par les scénarios frauduleux permet désormais de tromper aussi des personnes informées et vigilantes. C’est précisément ce qui fait de la fraude un risque systémique du numérique, et non un problème individuel.

Quel rôle jouent le numérique et les réseaux sociaux dans la diffusion et la sophistication des fraudes ?

Nous ne pouvons plus discuter de fraude financière sans pointer le rôle central du numérique et des plateformes.

Des géants numériques ont pu laisser prospérer des contenus frauduleux parce qu’ils généraient aussi des revenus publicitaires. Par exemple, Meta a estimé que jusqu’à 10 % de ses revenus (soit environ 16 milliards de dollars en 2024) pouvaient provenir de publicités associées à des escroqueries ou des contenus illicites, et elle diffuse potentiellement 15 milliards d’annonces “à risque” par jour sur ses applications.

Comme le rappelle la Fédération bancaire française, la lutte contre la fraude ne peut pas reposer uniquement sur les banques. Des premières mesures ont été prises par les opérateurs téléphoniques, et d’autres acteurs, tels que les plateformes numériques et les hébergeurs de messagerie, ont également un rôle à jouer de façon opérationnelle pour prévenir et lutter contre la fraude conjointement.

Concrètement, comment les banques détectent-elles et bloquent-elles des tentatives de fraude au quotidien, souvent sans que les clients s’en rendent compte ?


Les banques renforcent en permanence leurs dispositifs de prévention et de détection. Elles s’appuient notamment sur :

  • la surveillance des transactions ;
  • des mécanismes d’authentification forte sur les étapes clés des parcours de paiement ;
  • des alertes envoyées aux clients, par exemple par SMS, en cas de suspicion d’opération illégitime ;
  • des écrans d’alerte spécifiques intégrés aux parcours de validation lorsque les circonstances de la transaction laissent suspecter une fraude ;
  • des équipes spécialisées dédiées à la lutte contre la fraude.

Lorsqu’un client signale avoir été victime d’une fraude, la situation est analysée au cas par cas dans les plus brefs délais afin de déterminer les circonstances et, le cas échéant, procéder au remboursement des opérations contestées dès lors que les conditions prévues par la réglementation en vigueur sont remplies.

Quels sont les signaux d’alerte que les particuliers devraient absolument apprendre à reconnaître ?

Il existe des signaux d’alerte simples mais absolument essentiels, sur lesquels les banques et la Fédération bancaire française alertent de manière constante.

Il s’agit notamment de toute demande urgente ou inhabituelle, de messages sollicitant des codes ou des identifiants personnels, d’offres présentées comme exceptionnellement attractives, ou encore de liens et de numéros non vérifiés, même lorsqu’ils semblent officiels.

Les autorités publiques, les banques et la Fédération bancaire française sont parfaitement unanimes sur ce point : aucun établissement bancaire ne demandera jamais à un client de communiquer des informations sensibles (codes, mots de passe ou validations) par téléphone, par SMS ou par e-mail.

C’est pourquoi la FBF, aux côtés des banques, mène des actions continues de sensibilisation du public. Mais ces messages de prévention doivent aujourd’hui être relayés beaucoup plus largement, notamment sur les plateformes numériques, qui sont devenues les principaux vecteurs de contact entre fraudeurs et victimes.

Peut-on réellement être protégé à 100 %, ou la fraude fait-elle partie des risques incompressibles du système ?

Aucune protection n’est absolue, mais cette absence de garantie ne doit pas justifier l’inaction ou l’impunité. C’est pourquoi la vigilance collective est essentielle. Les banques multiplient les campagnes de prévention et de sensibilisation à destination de leurs clients, via leurs sites, applications mobiles, réseaux sociaux et communications régulières par e-mail.

La profession bancaire, aux côtés de la Fédération bancaire française, mène également des campagnes de sensibilisation de grande ampleur pour rappeler les bons réflexes face aux tentatives de fraude.

Les fraudeurs exploitent des vecteurs humains et numériques qui ne sont pas uniquement sous le contrôle des banques. Tant que des plateformes génératrices de trafic lucratif pour des contenus controversés ne seront pas soumises à des obligations effectives de prévention, le risque systémique persistera et continuera d’être externalisé vers les victimes et les banques

Jusqu’où va la responsabilité du consommateur dans la protection de ses finances personnelles ?

La vigilance du consommateur est indispensable, mais elle s’inscrit dans une responsabilité partagée. Les banques renforcent leurs dispositifs de sécurité, informent et sensibilisent leurs clients, et analysent chaque situation signalée avec attention.

La lutte contre la fraude repose sur la mobilisation conjointe de l’ensemble des acteurs concernés.

Pour conclure, quel serait le conseil le plus simple et le plus efficace à donner à quelqu’un pour réduire drastiquement son risque de fraude ?

Simple mais essentiel : ne jamais répondre ou cliquer sur des messages non sollicités demandant des informations sensibles, et toujours vérifier via les canaux officiels de votre banque ou administration.

Et dans le moindre doute, rapprochez-vous de votre conseiller.

  • Pierre Ruhlmann, Chief Operating Officer – COO – CPBS
  • DG Commercial, Personal Banking & Services
  • BNP Paribas SA
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Economie En vedette Energie Interviews experts Macro Nos analyses

Comment le Venezuela pèse dans la guerre du baril utile

Le Venezuela dispose de la première réserve mondiale de pétrole, mais cela n’a jamais suffi à en faire une puissance énergétique au sens où l’entendent les marchés.

Dans l’économie réelle du pétrole, ce qui compte n’est pas la géologie mais le flux : la capacité à produire de manière continue, à stabiliser les opérations, à exporter, à encaisser des revenus, à investir, puis à recommencer. À cette aune, Caracas n’est pas un « géant endormi ». C’est un producteur structurellement contraint, dont la production oscille depuis plusieurs années autour de 0,9 à 1,1 million de barils par jour selon les sources et les périodes, très loin des 3,5 millions b/j atteints durant les décennies de gloire. Ce différentiel n’est pas accidentel ; il est le produit d’une dégradation industrielle profonde.

De la prise de ressources à la capture des systèmes

C’est précisément ce décalage entre réserves et production qui rend la séquence géopolitique actuelle plus intéressante qu’une lecture simpliste du type « ils interviennent pour le pétrole ». Il ne s’agit pas de s’emparer d’un pétrole qui coulerait déjà à plein régime. La vraie question est celle de savoir qui, demain, aura la main sur la reconstruction du flux : les infrastructures, les intrants critiques, les conditions d’export, la destination des barils, et donc la formation des prix et des marges industrielles. On n’est pas face à une opération sur un stock, mais à une tentative de reconfiguration d’un système pétrolier complet.

Janvier 2026 : un signal stratégique plus qu’un simple épisode coercitif

Les événements de début janvier 2026 mettent ce mécanisme à nu. Le fait que Nicolás Maduro ait rencontré une délégation chinoise quelques heures avant sa capture lors de l’intervention américaine confère à l’épisode une portée particulière. Ce moment fonctionne comme un signal stratégique, adressé autant à Pékin qu’à Caracas. La condamnation officielle chinoise importe moins que le précédent créé : un acte de coercition directe sur un État pétrolier du « Sud global » intervient dans une période où la compétition de puissance est déjà pleinement débridée.

Changer d’unité d’analyse : des réserves aux qualités de brut

Pour comprendre pourquoi le Venezuela est un nœud géoéconomique, il faut changer d’unité d’analyse. On parle trop des réserves et pas assez des qualités de brut et des architectures de raffinage. Le pétrole vénézuélien est lourd, visqueux et souvent sulfuré. Il intéresse avant tout des raffineries complexes, notamment sur la côte du golfe des États-Unis, historiquement conçues pour traiter des bruts lourds.

La révolution du shale américain a principalement ajouté des barils légers au système mondial, alors même qu’une partie importante des capacités de raffinage américaines reste optimisée pour des mélanges plus lourds. Dans cette configuration, le Venezuela n’est pas un simple fournisseur parmi d’autres : il joue le rôle de correcteur industriel.

Le paradoxe américain : l’abondance n’élimine pas le besoin

La conséquence est contre-intuitive. Un pays devenu premier producteur mondial de pétrole peut conserver un intérêt structurel pour du brut lourd importé. Il ne s’agit pas de dépendance énergétique au sens classique, mais de rendement des unités de raffinage, de composition des produits finis, de marges industrielles et, en dernière instance, d’inflation domestique et de politique intérieure.

Les raffineries américaines de la côte du golfe pourraient absorber davantage de brut vénézuélien. Une hausse de ces flux permettrait de réduire la dépendance à d’autres bruts lourds, notamment canadiens, tout en détournant des volumes aujourd’hui captés par la Chine. Mais ce « baril utile » n’existe pas sans condition.

Le verrou technique : diluants, logistique et permissions politiques

Le Venezuela ne peut pas exporter son extra-lourd de l’Orénoque comme un brut conventionnel. Il doit être dilué, allégé ou mélangé à l’aide de naphta, de condensats ou de pétroles plus légers pour produire des grades exportables comme le Merey. Ce détail technique est en réalité central. Il signifie que le pays n’est pas seulement dépendant d’investissements, mais aussi de chaînes logistiques complexes et de permissions politiques.

Le contrôle du pétrole vénézuélien passe donc par le contrôle des intrants et des autorisations, bien plus que par la simple possession des gisements.

Les sanctions comme ingénierie des flux

Dans ce contexte, la levée ou l’assouplissement des sanctions ne relève pas d’un geste moral ou humanitaire. Il s’agit d’un instrument de structuration des flux industriels. Washington l’a déjà montré en 2023-2024, en conditionnant un allègement temporaire à une trajectoire électorale avant de revenir en arrière.

Les restrictions imposées à l’action de Chevron dans les joint-ventures vénézuéliennes, via des licences limitées et des dispositifs de « wind down », illustrent la même logique : autoriser suffisamment pour garder la main, jamais assez pour libérer pleinement le système.

La réalité des volumes face aux projections

Oui, une levée durable des contraintes et un retour de capitaux pourraient faire remonter la production. Des estimations évoquent un retour vers 1,3 à 1,4 million de barils par jour en deux ans, et jusqu’à 2,5 millions b/j sur un horizon d’une décennie. Cela constituerait déjà un changement significatif à l’échelle de l’OPEP et des équilibres marginaux de prix.

Mais l’idée qu’il suffirait de quelques dizaines de milliards de dollars pour retrouver rapidement 3 millions b/j relève davantage du discours politique que de l’ingénierie pétrolière. Une telle remontée impliquerait une reconstruction sur plus de dix ans, avec des investissements colossaux et des risques juridiques, techniques, sociaux et sécuritaires considérables. Le Venezuela n’est pas un nouveau Guyana à montée rapide ; il est un chantier de réhabilitation systémique.

La vraie valeur stratégique : la destination des barils

Cette réalité ne diminue pas l’importance du Venezuela, elle la requalifie. Le pays n’est pas une promesse de volumes immédiats, mais une promesse de capacité industrielle future, donc un levier stratégique sur la décennie. En 2025, la Chine importait environ 470 000 barils par jour de brut vénézuélien, souvent via des circuits indirects, dont une partie servait au remboursement d’une dette encore supérieure à 10 milliards de dollars.

Si Washington reprend la main sur les conditions de production et de commercialisation, l’objectif n’est pas simplement d’ajouter du pétrole au marché mondial. Il s’agit de faire basculer des barils de la Chine vers l’Atlantique et de réduire la marge de manœuvre de Pékin sur un flux énergétique intégré à sa stratégie envers le « Global South ».

Chaînes contre chaînes : pétrole, terres rares et puissance

C’est ici que la comparaison avec les terres rares prend tout son sens. Les États-Unis disposent d’un avantage pétrolier non seulement par leur production, mais par leur capacité à transformer un brut étranger en atout industriel domestique compatible avec leur appareil de raffinage. La Chine, de son côté, conserve un levier structurel sur les minerais critiques grâce à sa domination des segments de transformation, de raffinage et de métallurgie.

L’affrontement n’est donc pas « pétrole contre terres rares », mais « contrôle des chaînes contre contrôle des chaînes ». Le Venezuela devient un terrain d’expérimentation d’une stratégie américaine plus offensive, proche d’une Monroe Doctrine modernisée, où la puissance s’exerce par la capture des nœuds de flux plutôt que par l’occupation territoriale.

Le signal politique et l’environnement régional

Enfin, la lecture strictement pétrolière ne doit pas écraser la dimension de signal politique. L’intervention américaine est observée à Pékin à travers le prisme des revendications territoriales et des analogies possibles, même si certains scénarios restent improbables à court terme. Le message implicite n’est pas seulement « nous voulons ce brut », mais « nous pouvons encore imposer une réarchitecture politique dans une zone que nous considérons comme stratégique ».

Cette dynamique s’inscrit dans un environnement régional déjà sous tension, notamment autour de l’Essequibo avec le Guyana, où l’énergie offshore devient elle-même un facteur de souveraineté disputée.

La guerre du pétrole est devenue une guerre de compatibilité

Au fond, le Venezuela n’est pas l’histoire d’un pays assis sur un trésor qu’on viendrait lui prendre. C’est l’histoire d’un système mondial où la puissance se mesure à la capacité de transformer des ressources en flux, des flux en marges, et des marges en souveraineté. Dans ce monde, l’arme décisive n’est pas toujours la possession géologique, mais la compatibilité industrielle.

Le brut vénézuélien n’est pas seulement un baril. C’est un composant d’un assemblage industriel américain. Et c’est précisément pour cela qu’il obsède Washington, à l’heure où la compétition avec la Chine se joue sur des chaînes complètes mêlant pétrole, raffinage, métaux critiques, logistique, finance, sanctions et normes.

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« Notre épargne s’empile mais nous nous appauvrissons », Aymeric Lang (Erasmus AM)

Dans cet article, avec Erasmus AM, nous allons faire un état des lieux de l’épargne des Français et montrer le coût d’opportunité gigantesque qui découle de sa sous-optimisation.

La bonne nouvelle ? Nous avons une belle marge de progression.

D’excellents épargnants, mais de piètres investisseurs

S’il y a bien un domaine dans lequel nous restons parmi les meilleurs mondiaux, c’est sur notre capacité à mettre de l’argent de côté. 18,7% de taux d’épargne, soit le deuxième meilleur niveau en Europe derrière l’Allemagne (19,2%).

Là où le bât blesse, c’est dans notre utilisation de la partie financière de cette épargne (hors immobilier).

Quelques chiffres et mise en perspective :

  • Les placements financiers au total s’élèvent à environ 6 500 milliards d’euros
  • Placements prudents : 3 710 milliards d’euros (57 % du total) dont :
    • Dépôts et placement monétaire : 2 150 milliards d’euros (33% du total)
    • Assurance-vie en euros : 1 560 milliards d’euros (24% du total)
  • Placements en actions (cotées et non cotées) : 2 500 milliards d’euros (38% du total)
  • Autres (titres de créances, fonds immobiliers) : 290 milliards (5% du total)

Le constat est sans appel : plus de la moitié de notre épargne est positionnée sur des placements à rendement visés en moyenne à peine supérieurs à l’inflation.

Nécessaire pour faire face aux éventuels coups durs ? Pas vraiment. Les conseillers financiers s’accordent à dire qu’il faut garder à disposition 3 à 6 mois de dépense en épargne sécurisée. Un ménage français dépense en moyenne autour de 33 000 euros (chiffres INSEE corrigés de l’inflation). En prenant 6 mois de dépense et 30 millions de ménage, nous obtenons environ 500 milliards d’euros à garder en épargne de précaution.  Pas 3 710 milliards.

Mais allons plus loin et comparons-nous à notre voisin Américain. En se basant sur les données de marché, nous obtenons la répartition suivante pour l’épargne aux Etats-Unis :

  • Placements prudents : 28%
  • Placements en actions (cotées et non cotées) : 65%
  • Autres : 7%

Quasiment du simple au double.

Maintenant, ajoutons un élément supplémentaire : le rendement espéré par classe d’actifs.

En se basant sur les données des 20 dernières années :

  • Placements prudents : environ 2% en moyenne
    • Livret A : 1,5% par an
    • Fonds euros : 3% par an
  • Placements en actions : 8% par an (CAC 40 dividendes réinvestis)

Soit un écart de près de 6% par an.

Pas étonnant que dans son rapport Mario Draghi constate que, depuis 2009, le patrimoine net des ménages européens n’a progressé “que” de 55 %, contre 151 % pour les ménages américains.

“Finance fiction”

Faisons l’hypothèse que nous devenions un pays d’investisseurs. Sans aller jusqu’à l’extrême américain, imaginons que la part de notre épargne investie en actions arrivait au niveau de nos voisins Suédois, Italiens ou Belges, soit 55%.

Le montant placé en actions passerait de 2 500 milliards d’euros à 3 600 milliards d’euros, avec un gain estimé de près de 70 milliards d’euros par an grâce aux 6% de performance supplémentaire.

Pour mettre ces 70 milliards en perspective, le Think Tank Terra Nova estime qu’il faudrait environ 100 milliards d’euros (le fameux « effort de 3 à 4.000 euros par ménage et par an ») pour stabiliser la dette française.

Autre effet bénéfique d’une épargne plus optimisée, le fameux effet richesse, particulièrement moteur aux Etats-Unis : lorsque la richesse des ménages s’accroît, la consommation augmente encore plus rapidement.

Les outils pour y parvenir

Bien que simplifiée à l’extrême, cette analyse n’est pas dénuée de sens : elle nous montre la marge de progression qui existe.

D’autant que nous disposons d’excellents outils d’investissements en France, à travers l’assurance vie, le PEA, le PEA-PME ou encore le PER, qui présentent des avantages fiscaux (après plusieurs années) qui permettent de correctement faire travailler son épargne dans le temps.

Mais est-ce que nous les utilisons correctement ?

Le constat est implacable : nous n’utilisons pas les bonnes enveloppes. Sur les 3 300 milliards d’euros placés par les Français, plus de 90 % dorment sur de l’épargne réglementée ou de l’assurance-vie, majoritairement en fonds euros.

L’anomalie est frappante : le PEA, pourtant le meilleur allié de l’investisseur long terme, ne représente qu’une miette du gâteau (3,6 %) et encore pire pour le PEA-PME qui représente seulement (0,1%).

Finalement, l’épargne réellement productive dépasse à peine le quart des encours. Ce déséquilibre est le fruit d’un manque d’éducation financière et d’une peur irrationnelle des marchés qu’il faut absolument déconstruire aujourd’hui.

Le PEA – PME : Oui avec de bons moteurs de performance

Nous venons de le voir, le PEA-PME est un échec total depuis son lancement, avec à peine 3 milliards d’euros de collecte. Pourtant, il ne manque pas d’intérêt et il a récemment été assoupli.

Ce petit frère du PEA a été lancé pour pouvoir investir dans les petites entreprises européennes, les poumons de l’activité économique. Il est plafonné à 225 000 euros depuis la loi Pacte et, comme son grand frère, après 5 ans de détention, l’imposition sur la plus-value se limite aux prélèvements sociaux.

Dans notre gamme de fonds, le fonds EDL 2030 s’intègre parfaitement sur cette enveloppe :

  • Il est composé d’actifs éligibles ELTIF* (Micro & Small caps Européennes cotées)
  • Il va exploiter à 100% le potentiel de croissance de la classe d’actif dans les 5 années à venir
  • Il est actuellement ouvert à la souscription, et fermera cet été. La date de fin de vie du fonds est fixée au 31/12/2030 soit 5 ans de détention.

À bientôt,

Aymeric LANG CFA – Directeur de la gestion Erasmus AM