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XTB veut devenir n°1 en Europe : l’ambition assumée de son DG France pour 2026

Dans un marché de l’investissement en pleine transformation, XTB accélère son développement et ambitionne de devenir la première application d’investissement en Europe.

Présente dans plus de 15 pays, la plateforme multiplie les initiatives pour attirer une nouvelle génération d’épargnants.

Nous avons rencontré Daniel Gravier, Directeur Général de XTB France, qui partage avec nous sa vision, ses priorités et les ambitions du groupe pour 2026.

“Notre ambition est de devenir la première application d’investissement en Europe.”

Parlons Finance : Quelle est la vision de XTB pour les investisseurs européens en 2026 ?

Daniel Gravier :
« XTB a pour ambition de devenir la première application d’investissement en Europe. Nous travaillons à élargir notre base d’utilisateurs grâce à des campagnes marketing d’envergure, notamment avec notre ambassadeur Zlatan Ibrahimović.

Parallèlement, nous lançons régulièrement de nouveaux produits et nous améliorons en continu notre application. L’objectif est clair : offrir une expérience simple, fluide et sécurisée aux investisseurs. »

“Notre technologie propriétaire fait la différence.”

Parlons Finance : Qu’est-ce qui différencie XTB des autres plateformes du marché aujourd’hui ?

Daniel Gravier :
« Notre application est développée entièrement en interne. Cette technologie propriétaire nous permet d’être agiles, réactifs et très proches des attentes de nos utilisateurs.

Dans un secteur où la stabilité, la rapidité et la fiabilité sont essentielles, ce choix technologique constitue un véritable avantage compétitif.

Nous attachons également beaucoup d’importance à la proximité avec nos clients. C’est pour cela que nous avons ouvert un bureau en France dès 2010, afin d’être au plus près des investisseurs français. »

“Le PEA est un pilier stratégique pour XTB en France.”

Parlons Finance : Vous adaptez vos produits selon les pays. Quel exemple marquant pour la France ?

Daniel Gravier :
« Le PEA occupe une place centrale dans la stratégie patrimoniale des Français. Nous avons donc développé une offre performante et compétitive, incluant 0 % de commission sur les ordres éligibles.

Notre objectif est simple : permettre à chaque investisseur d’accéder facilement aux actions et ETF européens, sans friction, avec une plateforme intuitive. »

“Sécurité, fiabilité et proximité : nos priorités absolues.”

Parlons Finance : En tant que DG France, quelle est votre priorité pour renforcer la confiance des investisseurs ?

Daniel Gravier :
« La sécurité de nos systèmes et la fiabilité de nos outils sont absolument essentielles. Les investisseurs doivent pouvoir opérer en toute confiance, même lors des périodes de forte volatilité.

Mais la confiance repose aussi sur l’humain. Nos équipes locales en France accompagnent les utilisateurs au quotidien : prise en main de l’application, réponses rapides, sessions personnalisées si nécessaire. Nous voulons offrir un environnement sûr, accessible et transparent. »

“Les Européens n’ont jamais autant investi qu’aujourd’hui.”

Parlons Finance : Comment voyez-vous l’évolution de l’investissement en Europe ?

Daniel Gravier :
« Les Européens — et les Français en particulier — sont de plus en plus présents sur les marchés. Les ETF connaissent un véritable boom, l’intérêt pour les crypto-actifs reste soutenu, et les actions demeurent un pilier pour construire un portefeuille solide.

Le marché devient plus mature, plus diversifié, plus dynamique. Avec un immobilier moins attractif qu’auparavant, les solutions d’investissement financier gagnent en popularité.

Nous observons cette évolution chaque jour : l’appétit pour les ETF, les actions et les crypto ne cesse de croître. »

“La pédagogie financière fait partie de l’ADN de XTB.”

Parlons Finance : Quelle place occupe la pédagogie dans votre stratégie ?

Daniel Gravier :
« Elle est centrale. Les investisseurs veulent comprendre avant d’investir, et c’est normal. Pourtant, le niveau moyen de culture économique reste encore faible.

Nos équipes produisent quotidiennement des contenus pédagogiques : émissions, analyses, articles, vidéos, décryptages de l’actualité…

Nous accompagnons aussi directement nos utilisateurs dans la prise en main de l’application, parfois via des sessions individuelles. Depuis nos débuts, la pédagogie est au cœur de notre modèle. »

“XTB, là où votre argent travaille.”

Parlons Finance : Si vous deviez résumer XTB en une phrase ?

Daniel Gravier :
« XTB, là où votre argent travaille ! »

Conclusion

Vision ambitieuse, technologie propriétaire, proximité locale, pédagogie, sécurité : XTB se positionne comme un acteur solide et structuré pour accompagner la nouvelle génération d’investisseurs européens.

En 2026, Daniel Gravier entend bien poursuivre cette dynamique et imposer XTB comme la plateforme incontournable pour investir en Europe.

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Entretien avec Jérémie Pulinx – Waterloo AM, la maison indépendante qui avance vite

Dans un paysage financier dominé par les grandes banques internationales et la concentration croissante du secteur, certaines maisons indépendantes parviennent à tracer leur chemin avec succès. Waterloo Asset Management en fait partie.

Fondée avec une volonté d’ancrage local et une vision à long terme, cette société belgo-luxembourgeoise attire de plus en plus l’attention.

Nous avons rencontré Jérémie Pulinx, associé et figure clé du développement de la maison, pour comprendre ce qui fait la singularité de Waterloo Asset Management et quelles sont ses ambitions pour les prochaines années.

Parlons Finance : Waterloo Asset Management fait partie de ces maisons dont on entend de plus en plus parler. Comment expliquez-vous cette dynamique ?

Jérémie Pulinx :

Nous sommes une société belgo-luxembourgeoise indépendante, avec un ancrage historique à Waterloo, dans le sud de Bruxelles. Notre croissance moyenne est d’environ 20 % par an, portée par la confiance de nos clients et la performance régulière de nos fonds. Notre produit phare est notre gestion Flexible, qui a obtenu la note maximale de 5 étoiles Morningstar – une reconnaissance qui témoigne de notre rigueur et de la qualité de nos choix d’investissement.

Parlons Finance : Dans un secteur dominé par les grandes institutions, quel est votre positionnement ?

Jérémie Pulinx :

Nous croyons que la gestion de patrimoine doit rester un métier d’écoute et de discernement. Là où les grandes institutions bancaires se tournent vers la robotisation et la standardisation pour accroître leur marge, nous privilégions une approche fondée sur l’expérience humaine.

Notre comité d’investissement, qui réunit à la fois des chercheurs en finance académique et des professionnels de marché, incarne cette philosophie. Leur travail associe une analyse rigoureuse aux réalités concrètes des investisseurs. C’est cette combinaison – indépendante et pragmatique – qui fait notre différence.

Parlons Finance : On parle d’une expansion en cours ?

Jérémie Pulinx :

En effet, nous étudions actuellement l’ouverture d’un bureau à Knokke, afin de nous rapprocher de la clientèle entrepreneuriale et familiale du nord du pays. Ce marché est particulièrement dynamique et correspond bien à notre ADN.

Mais notre horizon est plus large. Nous préparons également une implantation à Paris d’ici 2026. L’objectif n’est pas de se disperser mais de répondre à une demande croissante pour une gestion indépendante, à la fois solide et proche des clients.

Parlons Finance : Et la suite ?

Jérémie Pulinx :

Notre ambition est claire : atteindre un milliard d’euros sous gestion d’ici 2030. Mais ce n’est pas une fin en soi. Ce qui nous motive, c’est la démonstration qu’il est possible de bâtir une maison de gestion solide, humaine et rentable, sans céder à la course à la standardisation.

Parlons Finance : Un mot de conclusion ?

Jérémie Pulinx :

La finance change, mais la confiance reste rare. C’est précisément là qu’un gestionnaire indépendant comme Waterloo Asset Management a son rôle à jouer : redonner un visage à la gestion de fortune, replacer la relation de confiance et la personnalisation au centre.

Waterloo Asset Management illustre la montée en puissance de maisons indépendantes capables de rivaliser avec les grands acteurs grâce à la performance, la proximité et l’écoute. Une trajectoire qui mérite d’être suivie, à l’heure où les investisseurs recherchent de plus en plus d’authenticité et de solidité dans la gestion de leur patrimoine.

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Banque & Finance En vedette Interviews experts Nos analyses Réglementation & Fiscalité

Affaire CumCum : Crédit Agricole CIB visé par le PNF

Le président du tribunal judiciaire de Paris a validé, le 8 septembre 2025, la Convention judiciaire d’intérêt public (CJIP) conclue entre le Crédit Agricole CIB et le Parquet National Financier dans l’affaire dite du « CumCum ».

Eléments de langage juridique sur cette procédure pénale particulière, relativement récente, applicable aux sociétés, dans le cadre d’une forme de « plaider-coupable ».

Selon l’enquête diligentée par le Parquet National Financier à l’encontre du Crédit Agricole dans le cadre de l’affaire « CumCum », certaines opérations de prêts-emprunts de titres et de dérivés sur actions auraient constitué des arbitrages de dividendes irréguliers.


L’enquête visait notamment des qualifications pénales de fraude fiscale et de blanchiment de fraude fiscale, au visa des articles 1741 du code général des impôts et 324-1 du code pénal.

Le montant total de l’amende établie et avalisée ce 8 septembre 2025 fut de 88, 25 millions d’euros. Cette convention, qui ne constitue pas une condamnation pénale mais une alternative aux poursuites, n’emporte aucune déclaration de culpabilité.


Il s’agit dès lors d’une innovation juridique française, s’inspirant du droit américain. C’est la raison pour laquelle cette procédure est souvent appréhendée avec intérêt par les entreprises poursuivies, souhaitant éviter un long procès aux conséquences incertaines.


Instaurée par la loi du 9 décembre 2016, la CJIP est définie comme une transaction judiciaire opposable aux personnes morales ayant commis des faits de corruption, trafic d’influence, fraude fiscale, infractions environnementales etc, selon les articles 41-1-2 et 41-1-3 du code de procédure pénale.

Elle permet d’imposer à la personne morale les obligations suivantes :

  • le versement d’une amende d’intérêt public au Trésor public, pouvant atteindre 30 % du chiffre
    d’affaires annuel,
  • la mise en œuvre d’un programme de mise en conformité d’une durée maximale de trois ans,
  • la réparation du préjudice causé à la victime.

Comme rappelé précédemment, cette mesure spéciale diffère d’une procédure répressive habituelle en ce qu’elle n’est pas une condamnation et, de facto, exclut les risques d’interdiction d’exercice et d’inscription au casier judiciaire.

Il est intéressant de noter que si cette banque a opté pour cette transaction, la reconnaissance de la faute semble certaine mais dans un contexte lui évitant un procès.


D’autres affaires similaires sont en cours d’enquête, aussi, il serait probable que cette décision entraîne des jurisprudences similaires.

Optimisation fiscale ou fraude ?

La Justice semble avoir tranché en l’absence de procès.

Sources :

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Et si 2025 était (enfin) l’année des small caps européennes ?

Alors que les marchés restent agités depuis plusieurs mois, les small caps européennes s’imposent comme les véritables bénéficiaires du contexte actuel.

Une analyse claire de ErasmusGestion.

Portées par un assouplissement monétaire, un euro plus fort, les perspectives d’ambitieux projets (défense européenne, plan de relance allemand) et une (légère) amélioration de la croissance économique pour 2025, elles surperforment les large caps de 6 % depuis mars. 

Leur caractère domestique les protège des frictions commerciales mondiales, et leurs valorisations, historiquement décotées de 20 à 30 %, offrent encore un potentiel de revalorisation significatif. 

Après des années difficiles pour les small caps, notre fonds phare, Erasmus Small Cap Europe, profite pleinement de ce rebond. Depuis sa création, il affiche une surperformance par rapport à son indice de référence, démontrant notre capacité à créer de la valeur sur ce segment de marché. 

Pourquoi ce rebond significatif ? 

Tout d’abord, les Small caps européennes se situent à des valorisations historiquement faibles, ce qui a favorisé une forte hausse en ce début d’année. Leur potentiel de croissance demeure significatif, notamment en comparaison avec les large caps, dont les valorisations sont relativement plus élevées, ce qui est historiquement une anomalie. 

Valorisation des Small Caps vs Large Caps en Europe 

Make Germany Great Again 

Ensuite, notre portefeuille est fortement exposé à l’Allemagne, avec plus de 22% investis dans ce pays. Le plan de relance massif annoncé par le gouvernement allemand a dynamisé les petites capitalisations locales, qui affichent une performance remarquable de 26 % depuis le début de l’année, contre seulement 12 % pour l’ensemble des small caps européennes sur la même période. 

Le retour en force de nombreux dossiers 

Enfin, le rebond d’Erasmus Small Cap Europe s’explique également par la performance de plusieurs dossiers à fort potentiel, tels que Theon et Bilendi, qui illustrent la dynamique de reprise des small caps européennes. 

Theon International 

Cet acteur spécialisé dans les systèmes de vision nocturne et thermique pour applications militaires, a enregistré une croissance exceptionnelle, avec un chiffre d’affaires de 352M€ en 2024, en hausse de 60% par rapport à l’année précédente, porté par une demande mondiale croissante pour ses technologies innovantes (ex. : l’écosystème A.R.M.E.D. pour la réalité augmentée). 

La hausse des budgets de défense en Europe renforce la dynamique de Theon International, qui s’appuie sur un carnet de commandes solide de 669 M€. Cette visibilité claire pour 2025 et 2026 est particulièrement appréciée par le marché, comme en témoigne la progression spectaculaire de 122 % de son cours de bourse depuis le début de l’année. 

Bilendi 

Dans un registre plus résilient, nous valorisons également Bilendi, un investissement de longue date dans notre portefeuille. Ce groupe français, acteur clé des services d’études de marché et de fidélisation, poursuit une transformation stratégique portée par une croissance externe soutenue. Sa trajectoire solide et sa capacité d’innovation en font un dossier attractif pour les années à venir. 

Pour l’exercice 2026, Bilendi ambitionne un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros, soit une croissance de 55% sur les deux prochaines années, assorti d’une marge EBITDA de 25 %, traduisant un potentiel de croissance significatif et prometteur pour les années à venir. 

Perspectives 

Grâce à des valorisations toujours attractives, un environnement macroéconomique porteur et des entreprises à fort potentiel comme Theon et Bilendi, nous sommes convaincus que le marché des small caps offre encore un important potentiel de croissance. 

Cette dynamique bénéficiera directement à Erasmus Small Cap Europe ainsi qu’à notre nouveau fonds fermé, EDL 2030, dont le lancement est prévu dans les prochaines semaines. Bien évidemment, l’investisseur doit rester pleinement attentifs aux opportunités et aux évolutions des marchés afin de maximiser la valeur pour son portefeuille. 

Par Aymeric Lang – Directeur de la Gestion chez ErasmusGestion

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« Le montage CumCum » : comprendre le mécanisme accusé de fraude fiscale en France

Une pratique d’arbitrage anciennement tolérée des banques d’investissement et gestionnaires d’actifs sur les dividendes devenue une infraction pénale en France ? Analyse juridique appliquée aux délits de fraude fiscale et de blanchiment de fraude fiscale.

Il sera ici question de l’étude du « CumCum » et non du « CumEx », qui est un autre montage plus sophistiqué.

Qualifiée par le Parquet national financier de fraude fiscale sur les dividendes perçus par les actionnaires étrangers, la pratique du CumCum, ancienne,est un montage fiscal proposé par certaines banques au profit de leurs clients, non-résidents français, afin de contourner l’impôt retenu à la source.

En pratique, si un investisseur non-résident au sens de l’article 4B du code général des impôts, perçoit des dividendes d’une société française, il verra son coupon prélevé d’un impôt.

C’est le code général des impôts qui prévoit cette taxation, autrement appelée retenue à la source.

Pour les personnes physiques, le taux retenu selon l’article 187 de ce même code est de 12,8%.

Pour les personnes morales et les résidents personnes physiques hors Union européenne, l’imposition est encore plus importante.

Le « CumCum » externe : en pratique, juste avant le versement du dividende, la banque opère pour le compte de son client non-résident français un échange temporaire, aussi appelé « swap », du titre concerné avec un détenteur résident d’un pays à faible fiscalité ou sous convention fiscale bilatérale avec la France.

Ce dernier, perçoit le dividende lors de son détachement et n’est pas ou très peu imposé.

Peu après, le titre et le coupon sont retournés à son propriétaire initial, sans que le rendement n’ait été prélevé.

Le bénéfice fiscal est ensuite réparti entre l’actionnaire et les banques ou contreparties ayant réalisé l’opération.

Le « CumCum » interne : est le même système que le précédent mais le titre est directement échangé avec la banque, en France, du client non-résident.

Sans préjuger de l’issue judiciaire des affaires en cours afférentes à cette pratique, les banques concernées évoquant le fait qu’aucune règle n’interdise cette pratique, l’échange de titres étant par ailleurs permis, deux délits principaux fondant les poursuites sont à analyser :

  • La fraude fiscale (1),
  • Le blanchiment de cette fraude fiscale (2).
  1. La fraude fiscale, consacrée à l’article 1741 du code général des impôts, réprime quiconque s’étant frauduleusement soustrait ou ayant tenté de se soustraire frauduleusement à l’établissement ou au paiement total ou partiel des impôts visés dans la présente codification.

La fraude fiscale fait encourir un emprisonnement de cinq ans et une amende de 500 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction.

Ce texte, large, s’appliquerait donc selon le Parquet national financier, aux banques d’investissement ayant réalisé ces montages.

Il est à noter que la circonstance de fraude fiscale « aggravée », par la bande organisée notamment, initialement introduite par la loi Perben II de 2004, porte la peine encourue à sept ans d’emprisonnement et une amende de 3 000 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction.

  • Le blanchiment de fraude fiscale, encadré par les dispositions de l’article 324-1 du code pénal, modifié par la loi du 13 juin 2025, est le fait de :

« Faciliter, par tout moyen, la justification mensongère de l’origine des biens ou des revenus de l’auteur d’un crime ou d’un délit ayant procuré à celui-ci un profit direct ou indirect. Quels que soient les faits matériels qui le caractérisent, il est réputé occulte au sens de l’article 9-1 du code de procédure pénale.

Constitue également un blanchiment le fait d’apporter un concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit direct ou indirect d’un crime ou d’un délit. »

Le blanchiment est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende et du double en cas de blanchiment commis en bande organisée.

Il convient de noter que le blanchiment est toujours une infraction de conséquence visant à justifier de façon mensongère, d’apporter son concours à une opération de placement, de conversion ou de dissimulation du produit d’une infraction, quelle qu’elle soit (exemple : vol, escroquerie, abus de confiance, trafic de stupéfiants, fraude fiscale etc).

A ces deux infractions, les délits de faux et d’usage de faux, au sens des articles 441-1 et suivants du code pénal, peuvent aussi être retenus dans la prévention.

Optimisation fiscale ou fraude ?

La Justice tranchera.