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Bourse Nos analyses

La nouvelle souche du coronavirus découverte au Royaume-Uni pourrait-elle devenir le déclencheur d’un nouveau Krach ?

Les investisseurs perdent confiance à cause de la nouvelle découverte inquiétante d’une nouvelle souche de coronavirus apparue au Royaume-Uni concomitamment à la perspective d’un « no deal » sur le Brexit.

Les marchés américains n’ont pas encore ouvert à l’heure de la rédaction de cet article mais les marchés européens ont baissé solidement, impactés par la crainte de la propagation incontrôlée de la nouvelle souche de coronavirus au Royaume-Uni.

L’ironie est qu’en pleine période de Brexit, c’est l’Union européenne qui met à l’écart le Royaume-Uni …

L’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, la Turquie, la France, la Belgique ou encore le Canada ont suspendu ces dernières heures les vols et trains en provenance du Royaume-Uni en vue de faire barrage à la propagation de la nouvelle souche de coronavirus détectée dans le pays et qui serait à 70% plus contagieuse que la première version connue jusqu’alors.

Notons qu’elle a également été détectée dans d’autres pays et pourraient rapidement devenir virale si une fermeture des frontières et la limitation de la circulation ne sont pas vite imposées…

Voici les différents secteurs à risque:

  • Pétrolier
  • Transport
  • Tourisme/Loisirs
  • Automobile
  • Banque
  • Energie

En effet, les cours du pétrole ont cédé plus de 4% 📉 en raison de l’anticipation des investisseurs quant aux restrictions sanitaires et au ralentissement de la demande d’hydrocarbures.

Du côté des compagnies aériennes, IAG, la maison-mère de British Airways et d’Iberia chute de 16% 📉 à Londres, Lufthansa décroche de 7% 📉 à Francfort alors que les low-cost easyJet et Ryanair abandonnent respectivement 15% 📉 et 6% 📉.

En ce début de semaine, les marchés européens ont ouvert en baisse du fait du contexte actuel lié à la crise sanitaire.

Indices nationaux

  • À Paris 🇫🇷, l’indice CAC 40 a perdu 2,39% 📉 à 5.396 points, un plus bas depuis le 13 novembre
  • L’indice Bel 20 chute de 3,2% à 3.539,90 points 📉
  • À Francfort, le Dax cède 2,25% 📉
  • À Londres, le FTSE recule de 0,93% 📉, la chute du sterling limitant les pertes de l’indice

Indices européens

  • L’indice EuroStoxx 50 🇪🇺 de la zone euro lâche 2,22% 📉
  • Le FTSEurofirst 300 🇪🇺 perd 1,82% 📉
  • Le Stoxx 600 🇪🇺 baisse de 1,99% 📉

Les marchés US ouvrent à 15h30 (heures de Bruxelles) et il est attendu que Wall Street ouvre en nette baisse puisque la propagation d’une nouvelle souche du coronavirus en Angleterre est devenu l’obsession principale des investisseurs passant devant l’accord sur un plan de relance de l’économie américaine.

Dans ce contexte, le Premier Ministre britannique Boris Johnson, qui a décrété samedi à plus de 16 millions d’Anglais un reconfinement pour endiguer la propagation de l’épidémie, tiendra une réunion d’urgence pour évoquer les questions de transport international.

Il est à noter que la semaine risque d’être chahutée en raison des fêtes de Noël. Les places boursières (Euronext, Londres) fermeront plus tôt ce jeudi 24 décembre.

Si la nouvelle souche tend à se développer et à se propager de la même manière que ce que l’on a connu lors des deux dernières vagues, nous pourrions nous retrouver dans la même situation de Krach boursier vécu en mars 2020.

La mise en quarantaine de pays entiers ayant causé la baisse des productions et de la consommation pétrolière avait aussi engendré un choc pétrolier. De plus, le krach était lié au ralentissement général de l’activité économique simultanément à la baisse de la production chinoise.

Par NAQI Hamza.

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Economie Nos analyses

Qu’est-ce que représente l’Union des Marchés de Capitaux (UMC) ?

L’UCM est un projet européen dont l’objectif est de mettre en place des prêts non bancaires (hors institutionnels, hedge funds, fonds de pension …) et d’apporter d’autres moyens de financement au travers des marchés de capitaux, en particulier pour l’infrastructure et les PME.

La crise de 2008 avaient déjà démontré que les banques étrangères réduisaient le plus vite possible leur présence en dehors de leurs frontières nationales en période de crise, ce qui complexifie le renouvellement des prêts des entreprises et des ménages qui les avaient contractés auprès de ces banques…

L’objectif de l’UCM est d’impliquer aussi bien les investisseurs institutionnels tels que les fonds de pension et les assurances mais aussi les ménages dans le financement de l’économie réelle, et de réduire le rôle des banques classiques en vue de stimuler la croissance en Europe.

C’est aussi un moyen de poursuivre le processus d’intégration européenne en harmonisant le cadre règlementaire des marchés financiers au niveau européen.

Pour ce faire, la Commission européenne a créé un Forum de haut niveau de l’UCM dont le but est de proposer des recommandations politiques pour les futures actions de l’UMC afin de garantir que les citoyens et les entreprises puissent accéder aux marchés des capitaux dans toute l’UE dans des conditions égales et indépendamment de leur position géographique

En mai 2019, les ministres des finances français, allemand et néerlandais avaient signé un projet commun, préconisant une plus grande intégration des marchés des capitaux en Europe. Ils ont mis l’accent sur le changement climatique et technologique, ainsi que sur le Brexit, en faisant de la nécessité d’un marché des capitaux bien conçu pour l’UE un enjeu stratégique urgent. 

« À l’heure actuelle, nous avons 27 marchés nationaux des capitaux qui ne sont ni pleinement développés ni pleinement intégrés. C’est particulièrement important dans la perspective du Brexit, étant donné que le centre financier de l’Europe va quitter le marché unique », selon Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne chargé des questions économiques, jeudi 23 septembre.

En effet, Bruxelles veut promouvoir le financement par fonds propres comme alternative au financement bancaire, en particulier pour les PME. À cet égard, elle envisagera de demander aux banques d’orienter les PME vers d’autres sources de financement lorsqu’elles refusent un prêt.

Par Hamza NAQI

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Monde

Des négociations pour un plan de relance post-covid qui s’éternisent dans une Europe divisée !

Les 27 Etats européens se sont réunis tout le weekend pour négocier d’un nouveau plan de relance européen post-coronavirus après que l’épidémie ait fait 138 000 décès européens et a entraîné une contraction de l’économie estimée à 8,3% cette année.

Des négociations qui étaient censées durer seulement 2 jours… mais comme elles n’ont pas aboutit à un accord, les chef d’état doivent encore se rencontrer cet après-midi pour tenter de rallier le maximum de pays à la cause commune.

Qu’est-ce qui se négocie ?

En effet, les 27 états membres négocient un fonds qui serait doté d’une capacité d’emprunt de 750 milliards d’euros pour relancer une économie européenne confrontée à une forte récession. Ce fonds est adossé au budget à long terme de l’UE (2021-2027) de 1 074 milliards d’euros.

Les dernières discussions ont surtout porté sur la répartition des fonds consacrés aux subventions, par rapport à ce qui serait reversé aux Etats sous forme de prêts, de fait, remboursables. Les pays dits « frugaux » privilégient les prêts et prônent une diminution du volume global du plan.

En effet, tout le problème semble résider particulièrement auprès des pays dits « frugaux » de par leur santé économique plus avantagée. Ces pays sont les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, l’Autriche mais également la Finlande. Ces derniers semble réticents à l’idée de s’unir pour porter un plan de relance commun et coordonne leur position pour assurer leur opposition à un plan de relance qui .

Comme nous l’indiquions plus haut, l’Europe souffre d’une récession historique et la division au sein de l’Union risque de faire briser l’unité et l’ambition de mettre en oeuvre un plan massif de soutien à l’économie. A noter que ce dernier est récusé par les pays frugaux puisque qu’il profiterait avant tout aux pays du Sud comme l’Italie et l’Espagne, les plus impactés par l’épidémie.

Le président du Conseil européen, Charles Michel a déclaré: « La question est la suivante : les vingt-sept leaders, responsables devant les peuples européens sont-ils capables de bâtir de l’unité, de la confiance ? Ou bien, à travers une déchirure, présenterons-nous le visage d’une Europe faible, minée par la défiance ? »

Les chefs d’Etat devraient être prêts à s’accorder autour de 390 milliards d’euros de subventions et diminuer le montant des prêts compte tenu du montant total de l’enveloppe compris aux alentours de 750 milliards d’euros.

Il s’agit du plus long sommet des dirigeants de l’UE depuis celui de Nice en 2000 qui portait sur une révision des traités dans le cadre de l’élargissement à l’est (quatre jours et quatre nuits).

Par NAQI Hamza.

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Monde Nos analyses

Tout savoir sur l’exemplarité du Maroc dans sa gestion de la crise !

Le Maroc, habituellement discret sur la scène internationale, est sorti de l’ombre grâce à la lumière reflétée par sa gestion de crise jusqu’à en devenir un exemple ! Le pays a su combiner toutes ses forces à la fois financières, humaines mais aussi industrielles.

Ce pays d’Afrique du Nord a su faire parler de lui depuis que l’OMS a déclaré qu’il s’agissait bien d’une pandémie. En effet, le Maroc a pris des mesures sociales et économiques assez rapidement sans laisser la chance au virus de se propager violemment et a su mobiliser toute son industrie pour le combattre, notamment via la production de masque en quantité massive.

La réussite dans sa gestion de la crise est à la fois due aux expériences étrangères mais aussi àla modernisation et digitalisation des institutions marocaines qui étaient en cours.

L’audace et la réactivité du Royaume ont également été reflétées dans sa prise de décision rapide concernant l’intégration de la chloroquine dans les protocoles de soins hospitaliers puisque l’Etat a racheté toute la production locale de l’usine Sanofi et a tout de suite annoncé le port obligatoire du masque le 7 avril dernier, sans créer de longs débats portant sur la stratégie à suivre tel que nous pouvons le connaître dans certains de nos pays occidentaux.

Dans le même temps, pour affronter la crise sanitaire et économique, le Maroc a débloqué un budget de 3,2 milliards d’euros, soit 2,6% de son PIB. Nous savons également qu’un budget de 3 milliards d’euros prévu et octroyé par le FMI est également disponible, remboursable en 5 ans. Il s’agit du LPL, ligne de précaution et de liquidité, qui est un instrument conçu « pour servir d’assurance ou aider à résoudre les crises, et ce, dans un large éventail de situations ».

Qu’en est-il des masques, cheval de bataille du Maroc face à la crise ?

En effet, plus de 25 usines de textiles certifiées du pays ont mis la main à la patte pour permettre la fabrication puis la vente de plusieurs millions de masques chaque jour à un prix imposé par les autorités équivalent à seulement 7 cents l’unité.

Comme énoncé plus haut, une des mesures phares a été d’imposer le port du masque obligatoire depuis le 7 avril 2020. Ensuite, en à peine 5 jours, 13 millions de masques ont été distribués.

Alors que le Maroc produisait environ 1 million de masques, aujourd’hui il peut compter sur la production de plus de 7 millions d’unités par jour !

Ministre marocain de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy

Selon le ministre de l’Industrie, du Commerce de l’Economie verte et numérique, le pays ambitionne de porter sa production quotidienne à 8 millions de masques. Ce dernier a annoncé que « le Maroc a produit près de 100 millions de masques de protection qui ont été distribués sur les différents points de vente ».

La production est si abondante que le Maroc a prévu même de fournir certains pays avancés d’Europe, comme la France, beaucoup trop dépendante de la Chine.

Mais ce n’est pas tout !

Il y a encore d’autres éléments pour lesquels le Maroc se montre exemplaire puisqu’en à peine 15 jours, le pays a également pu mettre en place des hôpitaux de campagne avec l’armée portant le nombre de lits de réanimation de 1500 à 4000.

Le gel hydroalcoolique est fabriqué aussi sur place, et un respirateur artificiel a été mis au point par des entreprises aéronautiques nationales. Plusieurs centaines de ces appareils « 100% Maroc » sont ainsi en cours de fabrication. 

Nous pouvons également parler de la contribution des membres du gouvernement marocain qui ont décidé de donner un mois de leur salaire au fonds spécial covid-19, répondant ainsi à l’appel du roi Mohammed VI.

De plus, des mesures d’aides sociales ont été prévues et mises en place pour les travailleurs obligés de se mettre au chômage, avec une indemnité de 180 euros par mois soit à 75% du salaire minimum. Ces aides sont financées par un fonds spécial Covid-19 a été mis sur pied pour palier aux problèmes économiques et permettre une relance saine.

C’est ce fonds qui permet d’alléger la pression économique via un report des charges, des garanties et des prolongements de prêt ainsi qu’un soutien financier aux particuliers à hauteur de 75% du salaire minimum.

A la base, l’objectif de ce fonds était de récolter un milliard d’euros mais ce montant a été très vite dépassé suite à la générosité et aux dons de plusieurs acteurs privés et institutionnels et pourrait même bientôt dépasser 3% du PIB marocain, ce qui place le Maroc parmi les pays dont les plans de relance sont les plus prometteurs, au même niveau que certains pays européens.

Par ailleurs, le Maroc a été le premier pays africain à mettre en place une autre initiative d’aides à l’économie informelle, largement présente, à hauteur de 15% du PIB via une plateforme de déclaration en ligne ou par simple SMS.

Cependant, il est attendu que le Maroc ressorte de cette épreuve en faisant face à une crise économique et sociale qui s’annonce lourde à la fin du confinement. Les secteurs les plus cruciaux sont touchés notamment tourisme qui souffre depuis le 16 mars de la fermeture des frontières. Le PIB du pays pourrait se replier de plus de 3% cette année.

Comme partout ailleurs, le pays prépare son déconfinement qui devrait débuter à la fin du mois sacré de ramadan, soit le 22 mai.

Par Hamza NAQI

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Nos analyses

L’Europe peut-elle se montrer à la hauteur de la crise en voulant émettre une si gigantesque dette ?

Une question posée par l’ensemble des citoyens européens ! Cette question est tout à fait légitime dans ce contexte. La capacité de riposte de l’Union européenne, face à la crise, est remise en question car un problème évident apparaît, le manque d’efficacité des politiques européennes !

  • Quelle en est la cause ?

• Selon le journaliste Vincent Georis, spécialisé dans les questions européennes et internationales, La faiblesse de l’UE réside dans le peu de compétences que les États membres lui ont transféré.
• Notre système est défaillant au principe élémentaire d’assistance, selon le Vincent Georis. En effet nous observons un manque de solidarité des pays du Nord envers les pays du Sud, et cela dans une période où nous devrions être « unis ».
• Le député européen du PTB, Marc Botenga, remet en question les décisions européennes adoptées jusqu’ici. « L’EU devrait s’excuser pour des années d’austérité sur la santé »,selon Marc Botenga. Le manque de matériel hospitalier, dont nous faisons
face en Europe, est une conséquence direct de politiques européennes !

« Nous l’avons fait », s’est réjoui Mario Centeno, le président de l’Eurogroupe jeudi soir. Un plan de relance de 540 milliards d’euros a été conclu afin de faire face au choc économique du Covid-19, soutenir les services publics et les personnes mises au chômage temporaire. Un plan de relance que nous attendions, mais est-ce suffisant ?

Les pays du Sud veulent plus ! En effet la question délicate des « eurobonds », emprunt européen commun réclamé par les pays du Sud pour soutenir l’économie à plus long terme, n’a pas été tranchée jeudi. Nous sommes donc loin d’une Europe unifié !

Pour ce faire, l’UE pourrait financer un fonds de 1.500 milliards d’euros à partir d’emprunts garantis par les États membres, a évoqué mardi l’un des trois vice-présidents de la Commission européenne dans la presse allemande.

« On pourrait imaginer une telle enveloppe » dans le cadre de la « reconstruction » de l’économie européenne après la crise, a indiqué le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis

Quel est votre avis sur la question ?

Par Florenc Micaj

SOURCE PHOTO: Reuters/François Lenoir

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Economie

L’accord financier trouvé par l’Europe s’élève à 540 milliards d’euros !

Ce jeudi 9 avril, les ministres des finances des 19 états membres de la zone euro, nommé l’Eurogroup, ont trouvé un accord pour adresser les conséquences économiques du COVID-19, après de longues discussions en vidéo-conférence.

Cet accord a été trouvé dans un esprit de solidarité et de confiance mutuelle entre états membres. Il se divise en 3 piliers, et s’élève à un montant total de 540 milliards d’euros. Voici les trois piliers:

  1. Le premier vise les états membres
  2. Le second, les entreprises
  3. Le troisième, les employés

Néanmoins, les “coronabonds”, dont les débats ont créé une réelle remise en question de la solidarité européenne, ne seront pas utilisé pour combattre cette crise. Rappelons-le, le gouvernement néerlandais était strictement opposé à ceux-ci.

Le ministre des finances néerlandais, Wopke Hoekstra, réitère l’opposition du gouvernement néerlandais face aux “coronabonds”: “Nous n’étions pas en faveur, nous ne le sommes toujours pas et nous le serons jamais.”

Nous noterons aussi le rôle central des ministres des finances français et allemand, Bruno le Maire et Olaf Scholz, dans ces négociations intenses entre nord et sud.

La Commission Européenne a créé le programme de prêts financiers à hauteur de 100 milliards d’euros, nommé SURE. Ce programme vise à diminuer le risque de chômage à long terme. Ce fonds permettra aux états membres de financer les dépenses publiques pour préserver l’emploi.

Le fond d’urgence créé durant la crise de la dette souveraine de 2011, le Mécanisme Européen de Stabilité, a été mis à disposition pour les états membres à hauteur de 240 milliards d’euros. La Banque Européenne d’Investissement a créé fonds de 200 milliards d’euros, pour fournir de la liquidité aux PME. 

Ces 3 programmes réunis s’élèvent à un total de 540 milliards d’euros, et démontrent que les institutions européennes ne veulent pas répéter leur inaction durant la crise de 2008.

Les leaders européens tentent ainsi de démontrer que l’Europe est solidaire en temps de crise.

Par Wassim Essebane

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Banque & Finance Nos analyses

Comprendre ce qu’est l’Euronext, la bourse paneuropéenne transnationale

Vous connaissez sans doute quelques marchés où les transactions financières s’opèrent, comme le CAC40 en France, le BEL20 en Belgique ou le Dow Jones aux États-Unis. Cependant, il existe également une place (lieu où les échanges sont standardisés) qui regroupe plusieurs pays européens, c’est l’Euronext ou European New Exchange Technology.

Le 22 septembre 2000, la fusion des Bourses de Bruxelles, Paris et Amsterdam donne naissance à un nouveau marché européen, dont l’objectif est l’harmonisation des échanges au sein de l’Union suite à la création de la monnaie unique, l’Euro.

La société mère, Euronext NV, crée les filiales Euronext Paris, Euronext Bruxelles et Euronext Amsterdam, qu’elle détiendra à 100 %.

L’idée de proposer, sur un même marché, des produits financiers côtés habituellement sur des marchés différents séduit d’autres pays. Ainsi, les Bourses de Lisbonne, Dublin et d’Oslo rejoindront Euronext définitivement tandis que le New York Stock Exchange fusionnera avec en 2007 et sera revendu en 2013.

Les années suivantes, de nouveaux pourparlers seront entamés avec la Bourse italienne et allemande en vue d’un rapprochement avec le marché commun, mais sans succès.

Euronext se charge de la gestion des échanges sur ses différents marchés boursiers et de la gestion des produits financiers négociés, comme les actions, obligations, les ETF, les produits dérivés et les matières premières.

Elle crée également des plateformes d’échange basées sur différents thèmes comme les technologies, les grandes capitalisations ou le climat.

Face à la mondialisation de la Finance, des bureaux sont ouverts un peu partout à travers le monde, comme à Londres 🇬🇧, Hong Kong et New York pour faciliter les échanges et avoir un regard transcontinental.

Aujourd’hui, l’indice Euronext opère sur le marché de Bruxelles, Amsterdam, Paris, Londres, Dublin, Lisbonne et Olso sous le sigle ENX. Le siège stratégique se situe à Paris tandis que son siège social historique reste à Amsterdam. La société gère près de 1500 entreprises tandis que la capitalisation boursière de ses marchés atteint les 4 480 000 000 000€.

Par Timur Kazkondu

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Economie

Comprendre ce qu’est le Produit intérieur brut (PIB) – Partie 1

Pour connaître la situation économique d’un pays et la comparer avec ses voisins, il a fallu déterminer une formule mathématique identique pour tous. Celle-ci devait prendre en compte les acteurs les plus importants qui font tourner une économie.

Mais lesquels ? Qui représente au mieux la création de richesse d’un pays ? Les travailleurs ? Le Gouvernement ? Les entreprises ? Ces trois variables sont reprises dans le calcul du PIB, ou Produit Intérieur Brut.

👉 Le PIB détermine l’ensemble des produits et services finaux créé par un pays pendant une année. Sa formule est : C + I + G + (X – M), analysons chaque élément.

  • Le C représente la consommation des ménages, c’est-à-dire ce que les citoyens dépensent en un an.
  • le I représente les investissements des entreprises, dans des machines, des bâtiments.
  • le G représente la consommation du secteur public, donc de l’État

A ces trois éléments, nous devons ajouter les échanges réalisés par le pays avec le reste du monde. Ils sont représentés par le X et le M.

  • Le X représente les exportations vers d’autres pays, c’est-à-dire quand le pays vend ses produits aux autres
  • Le M représente les importations depuis d’autres pays, c’est-à-dire quand le pays achète les produits des autres.

C’est donc le total des dépenses et des investissements de ces acteurs qui donne une image annuelle de l’activité économique d’un pays. L’augmentation ou la diminution de ce total indique si un pays est en croissance ou en récession.

👉 En 2019, le PIB de la Belgique était de 473 milliards d’euros, en croissance de 1,4 % par rapport à 2018. Ce qui la classe comme la 11e économie du continent européen et la 23e au monde.

À titre de comparaison, le top 3 de l’Union européenne est composé de l’Allemagne (3 435 milliards €), la France (2 418 milliards €) et de l’Italie (1 787 milliards €).
Le Top 3 mondial est lui composé des États-Unis (19 139 milliards €), la Chine (11 530 milliards €) et le Japon (4 195 milliards €).

👉 Au vu de ces chiffres, nous pouvons souligner plusieurs points :

  • La croissance mondiale est tirée principalement par les États-Unis et la Chine.
  • Les échanges entre la Chine et les États-Unis sont fortement en faveur du premier, c’est la raison pour laquelle Donald Trump veut redéfinir les rapports commerciaux avec Pékin.
  • Le Coronavirus aura un impact important la croissance économique mondiale car l’ensemble des acteurs seront touchés par la fermetures des entreprises.
  • L’Italie est la 3e économie de l’UE, la quarantaine appliquée aura des répercussions sur la croissance européenne.

➡ Dans notre prochain post, nous verrons ensemble les mesures à adopter afin de relancer la croissance. De plus, nous parlerons d’une autre variable qui se joint régulièrement à l’analyse du PIB, la dette.

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Banque & Finance Economie

Vous voulez comprendre les taux d’intérêt négatif en quelques lignes ? Lisez ceci !

Depuis quelques mois, nous parlons constamment des taux t’intérêt négatifs et cela prend une ampleur légitime à l’égard de l’opinion publique. Nous avons décidé de vous expliquer en quoi ça consiste mais également pourquoi les taux sont si historiquement bas.

En effet, depuis toujours, le temps a représenté un coût. Autrement dit, l’intérêt est la somme perçue par le prêteur qui renonce temporairement à l’usage de son argent et préfère le dédier à un placement rémunérateur. Ainsi, le taux négatif est la négation de l’échelle de temps et de l’échelle des risques.

Normalement, c’est le prêteur qui vous demande de l’argent mais aujourd’hui c’est devenu littéralement l’inverse et c’est donc le prêteur qui vous rémunère pour prêter son argent.

Dans l’objectif de pouvoir stimuler l’inflation et la croissance, les banques centrales ont tout d’abord ramené leur taux directeur à zéro. Ensuite, certaines ont fini par prendre en compte et instaurer des taux d’intérêt négatifs. Cette pratique s’est progressivement généralisée, sauf pour les États-Unis, qui ont tendance à pencher pour le rehaussement de leurs taux directeurs.

Le maintien d’une politique de taux nul ou négatif est la dernière tactique des banques centrales disposent pour relancer l’économie. Ainsi, les institutions monétaires cherchent à relancer l’activité en incitant les banques à prêter aux entreprises et aux particuliers. Elles espèrent aussi que cette injection de liquidités soutiendra les prix et écartera le risque de déflation. De plus, cela permettra également aux ménages de consommer plus puisque l’argent qu’ils ont stocké ne rapporte plus grand chose.

Du côté des Etats, ça leur permettent d’emprunter à taux négatifs, ce qui réduit le coût de leur financement et le poids de leur dette.

Si les taux négatifs profitent aux emprunteurs, ils pénalisent en revanche les épargnants, à qui leurs placements rapportent de moins en moins. 

Les emprunts à taux négatifs pénalisent également les banques, dont ils rognent les marges, et les assureurs, qui doivent honorer les taux positifs de leurs produits à « revenus garantis » malgré la chute des rendements obligataires.

– Quid de la Belgique ?

Le ralentissement économique actuel préoccupe les Banques centrales (Fed et BCE) et toutes deux ont annoncé être prêtes à agir pour relancer l’économie. Cela signifie qu’elles sont prêtes à baisser leurs taux directeurs, les taux d’intérêt au jour le jour.

Notons tout d’abord que la Belgique n’est pas la seule concernée. La Suisse, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas empruntent également à taux négatifs. La Belgique suit donc la tendance de la baisse.

Le faible taux d’intérêt a également des conséquences pour le consommateur. C’est une bonne nouvelle pour ceux qui veulent emprunter. C’est une mauvaise nouvelle pour l’épargne. Le nombre de comptes d’épargne sur lesquels on gagne encore un rendement supérieur au minimum légal diminue chaque jour.

A noter que sur l’épargnant belge, ça n’a pas réellement d’impact puisqu’en Belgique une loi impose que le taux de rendement soit de minimum 0,11%.

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Economie

Bientôt la fin des coupures de 500 euros …

L’Allemagne et l’Autriche sont les derniers pays de la zone euro à avoir imprimer les billets de 500 jusqu’hier.

Ces pays ont ainsi cessé d’émettre des billets de 500 euros ce vendredi. Décision prise depuis 2016 par la Banque centrale européenne (BCE), la suppression du billet de 500 euros vise à lutter contre le financement du terrorisme, le blanchiment d’argent et la contrefaçon.

Peu utilisé, le billet de 500 euros n’est plus du tout imprimé par les banques centrales des pays de la zone euro.

Si l’Allemagne et l’Autriche ont continué d’en émettre jusqu’à aujourd’hui, c’était dans le but de favoriser « une transition en douceur ».

Il faut dire que l’argent liquide est encore largement utilisé dans ces deux pays. Selon une étude de la BCE, les Allemands et les Autrichiens réalisent respectivement 80 et 85% de leurs achats dans des commerces de proximité en liquide.

Ces coupures pourront toujours être utilisées et échangées pour encore quelque temps. Si ce délai est bien limité, la date de fin de circulation de ce billet n’a pas encore été fixée avec précision.

La fin des billets de 500 euros intervient alors que la BCE a progressivement lancé de nouvelles coupures de 5, 10, 20 et 50 euros ces dernières années.

Les deux derniers billets de la série « Europe » que sont les billets de 100 et 200 euros ont été présentés par la BCE en septembre 2018. Ils entreront en circulation le 28 mai prochain.