Catégories
Entreprises Success story

Next Innov 2025 : La Banque Populaire Rives de Paris met à l’honneur les entrepreneurs qui transforment le monde.

Dans un contexte de transformation profonde des modèles économiques, sociaux et environnementaux, la Banque Populaire Rives de Paris a célébré l’innovation engagée lors de la 3e édition de son concours Next Innov.

Organisé en partenariat avec Maddyness, média référent dans l’univers des start-up, cet événement a réuni au siège de la banque, dans le 13e arrondissement de Paris, l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial francilien : porteurs de projets, dirigeants de PME, investisseurs, experts et partenaires institutionnels. L’objectif était clair : distinguer les entreprises qui, par leur vision et leur audace, dessinent les contours d’un futur plus durable, plus technologique et plus responsable.

Véritable temps fort de l’accompagnement à l’innovation dans la région, Next Innov est devenu au fil des années bien plus qu’un concours. Il incarne une philosophie d’action portée par la Banque Populaire Rives de Paris : croire en la capacité des entrepreneurs à inventer des solutions concrètes face aux grands défis contemporains, et leur offrir les moyens de réussir. Que ce soit sur le plan technologique, environnemental ou organisationnel, les projets mis à l’honneur en 2025 ont tous en commun d’apporter une réponse originale à des besoins réels de la société.

Lors de cette édition, quatre entreprises ont été récompensées pour la qualité de leur proposition de valeur, leur ancrage dans la réalité du terrain et leur potentiel de transformation. Le jury, présidé par Denis Couderchet (Directeur Banque de Financement et d’Investissement de la BPRI), était composé de figures reconnues du monde économique et entrepreneurial, parmi lesquelles Maxime Eduardo (Naboo), Jean Gatignol (Tyrex Cyber), Florence Jasmin (PEXE), Manuelle Schneider (CCI Essonne) et Sophie Magné (BPRI). Après une phase de présélection rigoureuse et plusieurs auditions, les lauréats ont été désignés dans quatre catégories emblématiques.

Luniwave : l’écologie comportementale au service de l’hôtellerie : 

Lauréate du Prix de l’Engagement Durable, l’entreprise Luniwave, fondée par Léonard Grynfogel, propose une réinvention en profondeur de la transition écologique dans le secteur hôtelier. Son ambition : démontrer qu’il est possible de concilier rentabilité économique, confort client et réduction de l’empreinte environnementale. À travers deux innovations phares – LuniShowe et GreenMile – l’entreprise s’appuie sur les sciences comportementales pour responsabiliser les clients sans les contraindre.

LuniShower, système connecté installé dans les salles de bain d’hôtel, permet à l’utilisateur de fixer un objectif de consommation d’eau et de suivre en temps réel sa performance, avec un bilan visuel et une incitation éthique (chaque litre économisé pouvant être converti en don à une ONG). GreenMiles complète le dispositif avec un système de fidélisation écologique : en renonçant à certaines habitudes énergivores, les clients cumulent des points échangeables contre des avantages. Cette approche positive transforme chaque séjour en acte de contribution à la transition écologique.

E-Sensia : l’intelligence artificielle au service du diagnostic vital : 

Avec le Prix Start-u, le jury a récompensé E-Sensia pour son projet E.C.H.O, porté par le Dr Jean-Baptiste Perney. Dans un monde où chaque seconde compte, en particulier lors des appels d’urgence médicale, l’entreprise propose une avancée révolutionnaire : une IA capable d’analyser en temps réel la voix des appelants pour détecter les signaux de détresse vitale. Formé sur une base de 35 millions d’appels couplés à des diagnostics médicaux, l’algorithme peut prévenir jusqu’à 80 % des erreurs de tri vital.

Déjà déployée dans plus de 30 SAMU en France et chez SOS Médecins, la solution permet d’augmenter la fiabilité des régulations médicales et de sauver des vies en facilitant une prise de décision rapide et informée. E-Sensia développe aussi des outils d’aide à la régulation vocale et vidéo pour les centres d’appels médicaux à l’international. Un projet technologique à fort impact sociétal, soutenu dès ses débuts par la Banque Populaire Rives de Paris, qui incarne parfaitement la convergence entre innovation, santé et éthique.

Vertuo : la végétalisation urbaine autonome comme réponse au défi climatique :

La PME Vertuo, dirigée par Baptiste Laurent, s’est vue remettre le Prix PME/ETI Innovante pour sa solution de végétalisation urbaine sans arrosage. Partant du constat que les villes sont de plus en plus confrontées aux îlots de chaleur, Vertuo a développé une technologie brevetée de récupération et redistribution passive de l’eau de pluie. Celle-ci permet aux végétaux de se développer sur des toitures, trottoirs ou zones minérales sans irrigation artificielle ni entretien fréquent.

Les résultats sont saisissants : baisse de température de plusieurs degrés, amélioration de la qualité de l’air, réduction des coûts pour les collectivités. Cette innovation écologique et pragmatique séduit déjà de nombreuses métropoles et aménageurs publics. En soutenant Vertuo, la Banque Populaire Rives de Paris valorise une approche concrète de l’innovation verte, résolument tournée vers l’impact à grande échelle.

Diffly : comprendre enfin pourquoi une vente réussit ou échoue :

Enfin, le Prix Coup de cœur du public a été attribué à Diffly, fondée par Julien Cohen-Roussey. L’entreprise propose une solution SaaS de win-loss analysis, directement intégrée aux CRM des entreprises B2B. En combinant questionnaires clients, entretiens qualitatifs et analyse automatisée des données via IA, Diffly permet aux directions commerciales et marketing d’identifier les causes réelles d’un succès ou d’un échec commercial.

Résultat : une stratégie mieux ciblée, un taux de conversion amélioré, et une compréhension plus fine des attentes clients. Plébiscitée par plus de 1800 votants, Diffly incarne une innovation utile et opérationnelle, à la croisée de la performance commerciale et de l’intelligence stratégique.

Une banque engagée aux côtés de ceux qui innovent :

En organisant Next Innov, la Banque Populaire Rives de Paris confirme son rôle de partenaire de confiance des entrepreneurs. Plus qu’un financeur, elle se positionne comme un acteur engagé, capable de proposer un accompagnement personnalisé, de détecter les potentiels et de soutenir les ambitions. À travers ses équipes dédiées à l’innovation, elle finance, conseille et valorise les entreprises à chaque étape de leur développement.

Next Innov est à l’image de cette dynamique : un lieu d’échanges, de rencontres, mais aussi d’opportunités concrètes. Il reflète l’ambition de la banque de contribuer activement à l’émergence d’une économie résiliente, inclusive et durable.

En mettant à l’honneur des projets comme ceux de Luniwave, E-Sensia, Vertuo ou Diffly, la Banque Populaire Rives de Paris donne un signal fort : le changement viendra de celles et ceux qui osent, qui expérimentent et qui s’engagent. Le concours Next Innov 2025 n’est pas une simple récompense : c’est une déclaration d’avenir.

Catégories
Entreprises Success story

Une Discussion Approfondie avec Maxime Deuse, Co-Fondateur de DEUSE

Dans cette interview, Maxime partage son parcours inspirant et nous plonge dans l’histoire fascinante de la création de l’entreprise DEUSE, qu’il a fondée avec son frère jumeau. Ensemble, ils ont déjà laissé leur empreinte en développant des applications de renom, notamment celle du Grand Prix de Spa, et travaillent actuellement sur un projet passionnant en partenariat avec Pairi Daiza.

Parlons Finance est ravi d’aller à la rencontre de Maxime Deuse pour découvrir les coulisses de leur succès entrepreneurial et en apprendre davantage sur leur vision unique dans le domaine de la technologie et de l’innovation. Cette interview promet d’offrir un aperçu captivant de l’univers de DEUSE et de ses réalisations exceptionnelles.

  1. Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer comment vous êtes devenu entrepreneur dans l’IT, le développement, etc.? Qu’est-ce qui vous a motivé à collaborer plutôt que d’intégrer de grandes entités déjà en place?

Salut, je suis Maxime Deuse, l’un des fondateurs de DEUSE, une entreprise spécialisée dans les services technologiques fondée en 2016. Depuis que nous avons 13 ans, nous étions obnubilés par le développement informatique. Mon frère jumeau et moi avons tous deux étudié l’ingénierie civile à l’université de Liège. Julien Deuse s’est spécialisé dans le « software engineering » via l’obtention d’un master en ingénieur civil en électronique ainsi qu’un master en Management à la KUL. Pour ma part (Maxime Deuse), je me suis dirigé vers un master d’ingénieur de gestion à la HEC Liège avec une spécialisation en « Performance and Control ».

C’est à ce moment que nous avons décidé de nous immiscer dans le monde du développement en lançant une plateforme internationale proposant des mangas coréens traduits en anglais qui s’est tout de suite imposée comme précurseur du Webtoon en Europe. Nous avons rencontrés un grand succès avec + de 100.000 lecteurs mensuels et nous avions attiré l’œil d’un entrepreneur de la Silicon Valley qui nous a fait une offre que l’on ne pouvait refuser…

Suite à cette aventure enrichissante, nous avons décidé de lancer DEUSE, notre objectif était de résoudre des problèmes informatiques pour des entreprises, qu’elles soient grandes ou petites. Nous avons commencé en travaillant sur une variété de projets, du développement web à la création d’interfaces et de logiciels. Au fil du temps, notre entreprise a pris de l’ampleur, nous avons embauché un premier développeur et un gestionnaire de projet pour mieux suivre nos projets. Aujourd’hui, notre équipe compte 39 collaborateurs.

  • Comment est-ce que vous vous êtes attribué les responsabilités ?

En ce qui concerne la répartition des responsabilités, je me concentre sur le marketing et les aspects commerciaux, bien que j’aie dû toucher à un peu de tout au début. Mon frère, Julien Deuse, prend en charge l’aspect production, c’est-à-dire le développement, la gestion des équipes et les projets en général.

  • Quel type de services propose DEUSE ?

Nos ingénieurs confectionnent des outils digitaux sur mesure tels que des applications mobiles, des plateformes web et des logiciels de gestion pour tous types d’entreprises.

En gros, nous développons des applications adaptées aux activités et aux besoins de chacun mais nous pouvons également développer des plateformes, des logiciels tel que des ERP ou des CRM pour aider dans la gestion d’entreprise ou encore des fonctionnalités uniques dans le cadre du commerce électronique.

  • Pouvez-vous partager avec nous certains défis que vous avez rencontrés en créant et dirigeant votre entreprise ?

Lorsque nous avons lancé notre entreprise, nous avons rencontré plusieurs défis passionnants. L’un des premiers était le manque de ressources pour obtenir un espace de bureau professionnel afin d’accueillir nos clients et notre équipe. Heureusement, nous avons pu adhérer à un incubateur de start-ups, le Venture Lab, l’incubateur relié à l’université de Liège, qui nous a fourni un espace de travail et un coaching professionnel. Les experts juridiques qui nous ont accompagnés nous ont été précieux.

Une fois sortis de l’incubateur, nous avons été confrontés à l’opérationnel intensif, ce qui nous a éloignés de la gestion stratégique. Nous avons décidé d’intégrer un administrateur indépendant pour nous aider à fixer des objectifs et à définir notre direction. De plus, nous avons internalisé la comptabilité pour mieux gérer notre croissance rapide. Cette gestion financière interne nous a permis de prendre des décisions éclairées et de surveiller la rentabilité de près.

Nous avons également dû repenser notre structure organisationnelle pour accompagner notre croissance future et assurer une rétention efficace. Sur les 45 personnes que nous avons embauchées depuis le début, 39 sont toujours avec nous. Cela montre que nous avons réussi à mettre en place une organisation solide.

  • Comment votre entreprise reste-t-elle au fait des dernières tendances technologiques ?

Pour rester au fait des dernières tendances technologiques, il faut savoir d’emblé que nous sommes hyper passionnés par le numérique et nous mettons en place des projets pilotes en interne pour explorer des domaines tels que la réalité virtuelle, la blockchain et l’intelligence artificielle.

De plus, notre expérience antérieure avec une startup de bandes dessinées numériques coréennes nous a exposés à des concepts technologiques avant-gardistes. Et pour bénéficier à la fois de visibilité et rester informés des dernières tendances, nous sponsorisons également des événements et des conférences dans lesquelles nous participons activement ou pas.

  • Comment voyez-vous l’avenir de l’IT et du développement d’applications pour les PME? Quelles innovations ou évolutions majeures prévoyez-vous ?

En ce qui concerne l’avenir de l’IT et du développement d’applications pour les PME, je pense que la personnalisation des solutions est essentielle. Il existe un avantage concurrentiel à intégrer des processus spécifiques plutôt que d’adopter un ERP standardisé.

  • Pouvez-vous donner quelques chiffres clés sur la croissance de l’entreprise ? Quels sont vos objectifs d’ici 5 ans et vos perspectives économiques ?

En ce qui concerne nos finances, l’année dernière, nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros, et nous prévoyons d’atteindre 3 millions d’euros cette année.

Notre modèle de croissance consiste à doubler notre taille tous les deux ans, et nous nous concentrons sur des projets intellectuellement stimulants plutôt que sur la pure rentabilité.

  • Comment recrutez-vous des talents ?

Le recrutement de talents est essentiel pour notre entreprise. Notre bonne réputation personnelle nous a beaucoup aidés, et nous avons constaté que nous n’avions pas trop de difficultés à trouver de nouveaux collaborateurs, que ce soit à Hasselt, Liège, ou Bruxelles.

Nous disposons d’un pool d’acquisition de talents bien réparti. Toutefois, nous avons remarqué une pénurie de talents à Bruxelles. Notre image de marque est un atout, et nous avons une philosophie de formation sur le tas, ainsi que des avantages comme des journées de team building.

Cependant, nous avons constaté que le télétravail à temps partiel peut être un défi pour maintenir les talents que nous attirons, car, selon moi, il peut affecter l’esprit d’équipe et la cohésion dans l’équipe. De plus, il peut nuire au bon management des projets, réduire la rentabilité et ralentir le développement sachant que nous ne sommes pas une entreprise de consulting mais d’experts pour lesquels le résultat se compte par projet.

  • Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs et aux dirigeants de PME pour maximiser les avantages des solutions IT dans leur entreprise ?

Mon conseil pour les entrepreneurs et les dirigeants de PME est d’adopter une approche pragmatique. Commencez par des étapes simples, en vous concentrant d’abord sur la digitalisation de vos processus commerciaux et internes pour améliorer la performance.

  • Un dernier mot pour encourager nos lecteurs qui désirent initier et piloter un projet dans l’IT?

« N’hésitez pas à avancer de manière pragmatique. Choisissez un périmètre de projet, avancez étape par étape, et chaque petit pas vous rapprochera du succès. Bonne chance à vous !« 

Maxime Deuse, co-fondateur de DEUSE

Nous espérons que cet article vous a plu et nous vous promettons bien d’autres belles rencontres avec des entrepreneurs et des acteurs de la finance qui nous inspireront par leurs histoires, aventures et conseils. Notre projet est de partir à la rencontre des meilleurs dans leur domaine pour vous offrir un aperçu unique de leurs parcours, des défis auxquels ils ont été confrontés et des leçons qu’ils ont apprises en chemin. Restez à l’affût de nos prochaines publications, car nous avons hâte de vous partager ces récits captivants qui pourront vous guider et vous motiver dans votre propre parcours entrepreneurial.

Catégories
Entreprises Success story

Leïla Maidane : Du monde de la finance à l’univers de la tech, un parcours atypique qui inspire !

Pour commencer cette série de présentations d’entrepreneurs à succès, nous avons l’honneur et la joie immense d’avoir rencontré Leïla Maidane. Jeune et pleine de vitalité, elle nous raconte son parcours, de la finance à la Tech !

Des débuts en quête de sens

En 2010, elle se lance dans des études d’ingénieure commerciale à la Solvay Business School. Après quelques mois, elle réalise rapidement que leur méthode d’apprentissage ne lui correspond pas et décide alors de quitter la Belgique pour poser ses valises à Londres ! Elle s’inscrit à la London Metropolitan Business School pour suivre un bachelier en Business International & Finance.

A son arrivée dans la ville, elle trouve rapidement un travail en tant que serveuse dans un bar à desserts pendant la journée, puis le soir dans un « private dining » où se retrouvent des personnes influentes dans le monde des affaires. Après quelques mois et afin de gagner un revenu plus convenable dans une ville considérée comme l’une des plus chères où vivre, elle propose ses services en tant qu’assistante comptable ce qui lui permettra de lâcher le job dans le bar à desserts et lancer des projets comme des événements “open mic” dans son université, ou encore “Urban Show” qui propose des services de Marketing Digital pour les artistes musicaux émergents.

Une fois diplômée, elle décide de rentrer en Belgique et entame une carrière en tant que recruteuse dans le domaine informatique, puis en tant que consultante en transformation digitale. Après 5 années en tant que salariée à travailler sur des projets d’ampleur internationale, elle s’ennuie et décide d’explorer une autre voie que celle de la consultance, sans réellement savoir vers où cette quête la mènera.

Elle choisit alors de retourner au Maroc, son pays d’origine, pour s’imprégner et visiter le sud. C’est là-bas qu’elle rencontre une communauté de femmes désireuses de développer une coopérative pour subvenir aux besoins de leur famille, mais qui manquent de moyens et d’outils.

La création de l’ASBL Femmes Fières

Ce voyage lui donne l’idée de prendre les devants en contactant des entreprises en Belgique, de collecter des fonds et de lancer un projet d’apiculture et de tapis berbères avec des partenaires locaux. Il s’agit d’un projet social qui confirme sa volonté de s’y investir davantage. Ce projet lui permettra notamment de mettre son expertise digitale au service des femmes qu’elle soutient à travers son ASBL. Femmes Fières prend petit à petit de l’ampleur et se positionne dans l’écosystème entrepreneurial bruxellois en 2019 comme leader dans la formation aux outils digitaux pour les femmes entrepreneures.

La mission de Leïla à travers Femmes Fières ? Accélérer la croissance des entreprises lancées par les femmes grâce à la technologie. L’innovation se trouvant au cœur de son ADN, Leïla décide notamment de lancer le 1er festival bruxellois pour sensibiliser les jeunes entrepreneurs aux technologies, le #SoShe Festival, afin de faire de Bruxelles la capitale de l’entrepreneuriat innovant. Pour sa 2ème édition en Décembre 2022, le festival a accueilli +/- 600 personnes. 

La rencontre avec Ibrahim Ouassari, fondateur de MolenGeek

Quelques années plus tard, elle rencontre Ibrahim Ouassari, connu pour le développement de MolenGeek dont le succès est rapidement devenu international comptant sur le soutien des géants du numérique tel que Microsoft ou encore Google. Ensemble, elle poursuit un chemin enrichissant en tant que change manager puis comme responsable des opérations de l’ASBL et lui permet de se structurer pour progresser.

Avec BeGreator, Leila s’attaque au sexisme et à la discrimination à l’emploi

Aujourd’hui, Leila peut se vanter d’être devenue plus sage et forte grâce à toutes ses expériences passées. Avec 7.000€ mis de côté, elle décide de lancer BeGreator, une start-up technologique qui vise à accroître la visibilité des jeunes talents ayant un parcours académique non traditionnel au cours du processus d’embauche, afin d’offrir à ces personnes davantage d’opportunités de montrer leur potentiel et d’attirer les employeurs.

Afin de démarrer la phase de R&D, elle lève des fonds auprès d’Innoviris la première année, ce qui lui permettra de mettre sur pied une première ébauche de l’application et démarrer la prospection client. Elle continuera de lever des fonds en 2022 afin de continuer le développement de la plateforme et proposer de nouvelles fonctionnalités.

Que propose BeGreator concrètement ?

Une plateforme où les talents peuvent passer des tests de compétences, avoir un parcours de formation en lien avec leurs ambitions de carrière, développer leur réseau professionnel et être contacté par des entreprises intéressées dans leur profil. Elle permet également aux entreprises d’adopter un recrutement plus éthique et inclusif grâce à une approche centrée autour des compétences et un suivi sur la diversité de leurs talents. 

BeGreator peut être fière de collaborer avec de grands noms tels que Microsoft, Orange et l’université d’ingénierie ECAM en Belgique.

Un dernier mot pour encourager nos lecteurs qui désirent initier et piloter un projet ?

La première étape en tant qu’entrepreneur est de se demander si on crée un projet parce qu’il correspond à nos valeurs et nous donne de l’énergie, ou simplement pour avoir la liberté. Si on n’a pas trouvé de sens, peu importe le projet, peu importe le statut et la flexibilité, on s’épuisera rapidement.

Leila Maidane, CEO de BeGreator

Nous espérons que cet article vous a plu et nous vous promettons bien d’autres belles rencontres avec des entrepreneurs et des acteurs de la finance qui nous inspireront par leurs histoires, aventures et conseils. Notre projet est de partir à la rencontre des meilleurs dans leur domaine pour vous offrir un aperçu unique de leurs parcours, des défis auxquels ils ont été confrontés et des leçons qu’ils ont apprises en chemin. Restez à l’affût de nos prochaines publications, car nous avons hâte de vous partager ces récits captivants qui pourront vous guider et vous motiver dans votre propre parcours entrepreneurial.

Catégories
Nos analyses

Investir#3: La création de son portefeuille

Dans les articles précédents, nous avions jugé bon de vous rappeler les principales notions utiles à la compréhension des marchés financiers ainsi que les questions à se poser avant d’investir.

Si vous faites partie des personnes ayant les ressources suffisantes et une bonne raison de vous lancer, vous pouvez enfin envisager la construction de votre portefeuille.  

Celle-ci démarrera avec le choix des actifs qui composeront votre « panier ». Ils peuvent être sélectionnés sur base de nombreux critères, mais nous nous focaliserons sur trois que nous pensons essentiels : le rendement attendu, la diversification et le temps nécessaire à la gestion. 

1) Le rendement attendu

Il existe sur les marchés de nombreux produits financiers dont la rémunération varie. Souvenez-vous que le rendement va de pair avec le risque ! Dès lors, allez-vous opter pour des actions, plus risquées, mais plus rentables, ou des obligations, plus sécurisées, mais moins rémunératrices ? Analysons d’abord le rendement de ces deux piliers de l’investissement.

L’intérêt des actions négociées en bourse tient avant tout dans la plus-value que vous pourrez réaliser si le marché valorise le titre à la hausse. L’annonce de bonnes nouvelles, comme des résultats supérieurs aux attentes, est un exemple de ce qui peut faire bouger le prix. De plus, l’entreprise peut également verser une partie de ses bénéfices sous forme de dividendes, ce qui sera pour vous une double récompense. À l’inverse, une mauvaise année sera synonyme de baisse sur les marchés ou d’absence de dividendes. Si vous vous lancez sur ce terrain, soyez lucide sur la valorisation affichée, tout particulièrement si le prix de l’action décolle sans avoir de réelles explications. 

Astuce : Une bulle se forme lorsque le titre s’échange à une valeur de plus en plus excessive par rapport à sa valeur intrinsèque. Si celle-ci double en l’espace d’une semaine, demandez-vous si l’entreprise a réellement de quoi justifier les attentes. Si la réponse est négative, agissez avec précaution.

Les obligations, quant à elles, apportent une stabilité dans votre portefeuille. Certaines entreprises ont besoin de liquidités pour se développer, mais ne souhaitent pas diluer l’actionnariat à la tête. Pour cela, elles émettent des obligations avec une promesse de remboursement à l’échéance suivie d’une rémunération fixe ou variable. Pour vous, les performances boursières importent peu, seule la capacité de l’entreprise à vous honorer sa dette compte. Cependant, le risque zéro n’existe pas et vous devrez choisir avec parcimonie à qui prêter. Le taux d’intérêt, qui déterminera le rendement de votre obligation, dépendra du taux sans risque et de la prime de risque. 

Sources: NYU Stern School of Business (données), The balance (graphique)

Le graphique ci-dessus compare les rendements du marché des actions (S&P 500) et du marché obligataire (entreprises au rating Baa) depuis 1928. Nous pouvons constater que les deux actifs répondent aux attentes. Le marché des actions, très volatil, permet de gains plus élevés en période de croissance économique, mais accuse également de lourdes pertes en période de récession (comme en 2000 et 2008). De son côté, les obligations garantissent un rendement plus faible, mais plus stable que les actions. Celles-ci peuvent aussi chuter lors de grandes crises (1929).

2) La diversification

L’expression « ne pas mettre tous les œufs dans le même sac » prend tout son sens lorsque l’on souhaite constituer son portefeuille. Diversifier est la règle de base pour éviter un impact significatif d’une poignée de positions. 

Cette répartition ne porte pas uniquement sur les catégories d’actifs (actions, obligations, matières premières, options, etc.), mais également sur les sous-catégories de chaque produit financier. Par exemple, vous pourriez investir 50 % de vos liquidités dans des actions, elles-mêmes réparties dans plusieurs thèmes (technologies, soins de santé, marchés émergents, etc.). Une petite partie peut être consacrée à des actifs plus « exotiques » comme les cryptomonnaies ou produits dérivés. 

Les gestionnaires de fonds utilisent ce principe pour créer leurs portefeuilles. Ils les répartissent en trois grandes catégories, dont la dénomination peut varier d’un organisme à une autre. 

Un portefeuille défensif, ou conservateur, prônera avant tout la sécurité tout en prenant un minimum de risque. Il sera composé en grande partie d’obligations, ira chercher du rendement grâce aux actions et laissera une partie en liquidités, pour assurer la stabilité.

Un portefeuille équilibré, ou balancé, visera une proportion 50-50 entre les principaux actifs. Il pourra pencher en faveur des actions lorsque le marché est haussier ou en faveur des obligations lorsque le marché subit une correction. Cette flexibilité doit pouvoir être possible avec une certaine réserve de liquidités.

Enfin, le portefeuille dynamique, ou de croissance, se focalisera sur un rendement supérieur. Pour cela, il intégrera une grande partie d’actions tout en maintenant une partie obligataire.

Bien que votre choix dépende avant tout de votre sensibilité au risque, votre âge peut également être un critère de sélection. Les plus jeunes peuvent se permettre d’investir en action, car leur horizon leur permet d’effacer les éventuelles pertes subies. À l’inverse, les personnes âgées, dont les revenus se sont stabilisés, favoriseront la perception de coupons réguliers et voudront limiter les surprises. 

3) Le temps consacré à la gestion

Vous l’aurez compris, faire fructifier votre épargne vous demandera des ressources, des connaissances, mais surtout du temps. Vous devrez déterminer la période que vous consacrerez à la gestion de votre portefeuille et trouver un équilibre entre votre vie actuelle et votre nouvelle vie d’investisseur. 

Disons-le tout de suite, si vous n’avez ni le temps ni l’envie de suivre vos investissements régulièrement, déléguez cette tâche à un professionnel, comme un conseiller financier ou un gestionnaire de fonds. Ces derniers proposeront leurs services en contrepartie d’une rémunération fixe ou variable (frais d’entrée, frais de gestion, commissions de surperformance, etc.) et chercheront à remplir un objectif de rendement selon votre profil. 

Attention : Confier la gestion à un tiers ne garantit ni une performance positive ni une sécurité en tout temps ! Restez donc attentif à ce qui se passe et faites un bilan régulièrement. 

Cependant, si vous souhaitez être à la manœuvre, un emploi du temps chargé par le travail ou les études vous privera de nombreuses opportunités. Vous devrez dans ce cas choisir des produits financiers qui ne réclameront pas votre présence à tout moment. 

Les actions offrent une rémunération décente à ceux qui savent garder leurs positions sur du long terme. Cependant, certains favoriseront l’achat ou la vente de titres sur un laps de temps plus court (une journée, une heure, une minute, etc.). Ces « day traders » peuvent trouver leur bonheur sur les places boursières du monde, ouvertes à différents moments de la journée. 

Astuce : Pour les résidents belges, voici les plages horaires des principales bourses du monde : 

  • L’Euronext et la London Stock Exchange : de 9h à 17h30
  • Le NYSE et NASDAQ : de 15h30 à 22h
  • Le Tokyo Stock Exchange : de 1h à 7h
  • La Shanghai Stock Exchange : de 2h30 à 8h 
  • De plus, l’achat ou la vente d’actions peut se prolonger grâce à des horaires étendus. 

Construire son portefeuille ne peut se faire sans réflexion. Chaque personne possède une personnalité qu’elle se doit de respecter et il est inutile de vouloir griller des étapes. L’investisseur novice doit avant tout apprendre à gérer les actifs présents dans son panier et maîtriser les risques inhérents à chacun. Il devra également garder une logique dans ses choix (doit-on vendre toutes ses obligations sous prétexte que le prix du Bitcoin flambe ?). Enfin, il devra surtout accepter que tout ne se passe pas comme il l’a prévu et prendre ces contrecoups comme ils le sont, un apprentissage.

Catégories
Economie Nos analyses

Qu’est-ce que représente l’Union des Marchés de Capitaux (UMC) ?

L’UCM est un projet européen dont l’objectif est de mettre en place des prêts non bancaires (hors institutionnels, hedge funds, fonds de pension …) et d’apporter d’autres moyens de financement au travers des marchés de capitaux, en particulier pour l’infrastructure et les PME.

La crise de 2008 avaient déjà démontré que les banques étrangères réduisaient le plus vite possible leur présence en dehors de leurs frontières nationales en période de crise, ce qui complexifie le renouvellement des prêts des entreprises et des ménages qui les avaient contractés auprès de ces banques…

L’objectif de l’UCM est d’impliquer aussi bien les investisseurs institutionnels tels que les fonds de pension et les assurances mais aussi les ménages dans le financement de l’économie réelle, et de réduire le rôle des banques classiques en vue de stimuler la croissance en Europe.

C’est aussi un moyen de poursuivre le processus d’intégration européenne en harmonisant le cadre règlementaire des marchés financiers au niveau européen.

Pour ce faire, la Commission européenne a créé un Forum de haut niveau de l’UCM dont le but est de proposer des recommandations politiques pour les futures actions de l’UMC afin de garantir que les citoyens et les entreprises puissent accéder aux marchés des capitaux dans toute l’UE dans des conditions égales et indépendamment de leur position géographique

En mai 2019, les ministres des finances français, allemand et néerlandais avaient signé un projet commun, préconisant une plus grande intégration des marchés des capitaux en Europe. Ils ont mis l’accent sur le changement climatique et technologique, ainsi que sur le Brexit, en faisant de la nécessité d’un marché des capitaux bien conçu pour l’UE un enjeu stratégique urgent. 

« À l’heure actuelle, nous avons 27 marchés nationaux des capitaux qui ne sont ni pleinement développés ni pleinement intégrés. C’est particulièrement important dans la perspective du Brexit, étant donné que le centre financier de l’Europe va quitter le marché unique », selon Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne chargé des questions économiques, jeudi 23 septembre.

En effet, Bruxelles veut promouvoir le financement par fonds propres comme alternative au financement bancaire, en particulier pour les PME. À cet égard, elle envisagera de demander aux banques d’orienter les PME vers d’autres sources de financement lorsqu’elles refusent un prêt.

Par Hamza NAQI

Catégories
Banque & Finance Nos analyses

L’asymétrie d’information : Quand la confiance et la peur se mélangent !

L’être humain est bien des choses… Il est avant tout un être sociable, qui interagit avec ses semblables et les aide pour ne pas se sentir seul. Il est également un être vivant qui ressent, et parfois succombe, à de nombreuses émotions.

Enfin, c’est un être intelligent qui a compris et exploité le monde qui l’entoure, dans un but précis d’amélioration de sa qualité de vie.

Fin 2019, nous étions très loin d’imaginer que, dans les mois à venir, un petit virus venu de Chine enlèverait de nombreuses vies, forcerait des millions de gens à s’enfermer chez eux, pousserait des gouvernements à prendre des décisions exceptionnelles, mettrait en lumière de larges failles de notre système économique ainsi que bien d’autres points que nous aurions préféré ne jamais connaître.

Dans un climat où les interactions sociales sont réduites, où la peur est renforcée, où les richesses créées s’évaporent, de nombreuses pistes ont été envisagées pour remonter la pente. Parmi celles-ci, il y a celle du crédit.

👉 Le terme « crédit » vient du verbe latin « credere », qui signifie « croire », « confier en prêt », ou « avoir confiance ». La forme de crédit la plus répandue dans nos sociétés est le prêt.

De quoi est composé le crédit ?

L’emprunteur : Il s’agit d’une personne ou une entreprise qui aimerait se lancer dans un projet qui améliorera sa qualité de vie ou celle de son entreprise. Cependant, elle ne possède pas immédiatement des fonds nécessaires à la réalisation de son projet. Pour ce faire, elle part à la recherche d’un financement

  • Le prêteur : il s’agit d’un organisme ou une personne, qui dispose de liquidités à prêter.
  • Les intérêts : Le prêteur cherche à ce que l’opération lui soit aussi bénéfique. Après tout, il prend un risque en mettant à disposition une partie de son capital à quelqu’un dont il ne connaît que peu de choses. Il demandera alors un remboursement avec intérêts pour couvrir ce risque. Cet intérêt prendra en compte la capacité financière de l’emprunteur et les autres crédits en cours.
  1. S’il s’agit d’une entreprise, son bilan comptable sera pris en compte, tout comme la qualité du management en place ou les opportunités de croissance.
  2. S’il s’agit d’un pays, d’autres points seront analysés comme la politique budgétaire, la création de richesse (PIB) ou la solidité de la monnaie locale.

Lorsque l’emprunteur est une personne physique, une banque peut se charger de vérifier la solvabilité de son client. Lorsqu’il s’agit de grandes entreprises ou d’États, les prêteurs s’en remettent aux analyses fournies par les agences de notation (ex. Moody’s, S&P, Fitch)

La durée : Le prêteur aura peut-être besoin de cet argent à l’avenir, il veillera donc à ne pas s’engager sur une très longue période.

Le monde d’aujourd’hui ne serait pas celui que l’on connaît si les prêteurs n’accordaient leur consentement qu’aux personnes « sûres à 100 % » et si les emprunteurs refusaient de payer le prix « du risque pris ». Ce compromis a permis aux sociétés modernes d’évoluer.

👉 C’est lorsque l’emprunteur et le prêteur discutent d’un éventuel prêt que les émotions humaines interviennent. Le premier souhaitant susciter la confiance chez le second apporte des éléments qui démontrent une solidité financière et une gestion « bon père de famille ».

À l’opposé, la crainte d’accorder un crédit à une personne insolvable pousse le prêteur à prendre de nombreuses précautions (comme mettre en hypothèque la maison achetée).

Lorsqu’une des deux parties dispose d’informations que l’autre n’a pas, on parle alors d’asymétrie d’information. Un vendeur pourrait omettre l’existence de vices cachés et un emprunteur pourrait gonfler ses chiffres pour favoriser son dossier.

Dans ces cas, une bataille psychologique s’engage entre la confiance et la peur. Toutes informations objectives et vérifiables permettent à l’un ou l’autre de prendre le dessus. Finalement, l’accord trouvé sera le reflet du sentiment dominant dans la relation.

A-t-on accordé ce prêt à 2% parce que l’on a confiance dans le projet de l’emprunteur ? Ou a-t-on défini que 2% seraient une juste rémunération pour un projet comportant quelques risques ? Tout est dans la formule que l’on utilisera pour définir le deal.

En ces temps compliqués, l’apocalypse économique n’a pu être évitée que parce que l’on a fait appel à l’un des principes fondamentaux de l’être humain, la solidarité. Les banques, centrales ou classiques, ont fourni aux entreprises les liquidités nécessaires pour maintenir leurs activités et les emplois. Les milliards d’euros accordés, en urgence, sous forme de prêt, montre un état d’esprit : nous avons préféré avoir confiance en l’autre, plutôt que d’en avoir peur.

Par Timur Kazkondu