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Comment fonctionne une banque ?

Les banques sont des acteurs centraux de l’économie. Elles permettent de faire circuler l’argent, de financer des projets, de protéger les épargnes, mais leur fonctionnement reste parfois flou pour le grand public.

Découvrons ensemble comment fonctionne une banque, à quoi elle sert et comment elle gagne de l’argent.

1. Le rôle principal de la banque : l’intermédiaire financier

Une banque joue un rôle d’intermédiaire entre ceux qui ont de l’argent (les déposants) et ceux qui ont besoin d’argent (les emprunteurs). Elle collecte l’épargne de ses clients et la prête à d’autres sous forme de crédits. Ce mécanisme fait circuler l’argent et soutient l’activité économique.

Exemple : Une banque reçoit les dépôts de clients (livrets, comptes courants…) et utilise cet argent pour accorder un prêt immobilier à un couple souhaitant acheter un logement.

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2. Les activités principales d’une banque

  • Collecte de dépôts : comptes courants, comptes d’épargne, comptes titres.
  • Octroi de crédits : crédits immobiliers, à la consommation, aux entreprises.
  • Services de paiement : cartes bancaires, virements, prélèvements.
  • Gestion d’actifs : conseil et produits d’investissement (assurance-vie, bourse).
  • Change et produits dérivés : pour les entreprises ou les clients avertis.

3. Comment une banque gagne-t-elle de l’argent ?

  • La marge d’intérêt : elle prête à un taux plus élevé que celui auquel elle emprunte ou rémunère les dépôts. Cette différence constitue son revenu principal.
  • Les frais bancaires : frais de tenue de compte, commissions sur paiements, frais d’incidents…
  • La vente de produits financiers : placements, assurances, conseils personnalisés.

Exemple : Un client place 10 000 € sur un livret à 1 %. La banque prête cette somme à un entrepreneur à 4 %. La différence (3 %) représente une partie de sa marge.

4. Banque de détail vs banque d’investissement

  • Banque de détail : s’adresse aux particuliers et PME (crédits, épargne, paiement).
  • Banque d’investissement : intervient sur les marchés financiers, conseille les grandes entreprises (fusions-acquisitions, levée de fonds).

Certaines banques font les deux (ex : BNP Paribas, HSBC).

5. La réglementation bancaire

Les banques sont très encadrées par les autorités nationales (Banque de France, ACPR) et européennes (BCE). Elles doivent respecter des ratios de solvabilité, de liquidité, et prévenir les risques financiers (fraudes, blanchiment, cybermenaces).

Exemple : Après la crise de 2008, les exigences de fonds propres des banques ont été renforcées pour éviter un effondrement du système.

Une banque est bien plus qu’un simple endroit pour stocker son argent. Elle joue un rôle central dans l’économie en facilitant les flux financiers, en accompagnant les projets, en proposant des services utiles au quotidien. Comprendre son fonctionnement permet de mieux utiliser ses services… et de mieux gérer son propre argent.

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L’asymétrie d’information : Quand la confiance et la peur se mélangent !

L’être humain est bien des choses… Il est avant tout un être sociable, qui interagit avec ses semblables et les aide pour ne pas se sentir seul. Il est également un être vivant qui ressent, et parfois succombe, à de nombreuses émotions.

Enfin, c’est un être intelligent qui a compris et exploité le monde qui l’entoure, dans un but précis d’amélioration de sa qualité de vie.

Fin 2019, nous étions très loin d’imaginer que, dans les mois à venir, un petit virus venu de Chine enlèverait de nombreuses vies, forcerait des millions de gens à s’enfermer chez eux, pousserait des gouvernements à prendre des décisions exceptionnelles, mettrait en lumière de larges failles de notre système économique ainsi que bien d’autres points que nous aurions préféré ne jamais connaître.

Dans un climat où les interactions sociales sont réduites, où la peur est renforcée, où les richesses créées s’évaporent, de nombreuses pistes ont été envisagées pour remonter la pente. Parmi celles-ci, il y a celle du crédit.

👉 Le terme « crédit » vient du verbe latin « credere », qui signifie « croire », « confier en prêt », ou « avoir confiance ». La forme de crédit la plus répandue dans nos sociétés est le prêt.

De quoi est composé le crédit ?

L’emprunteur : Il s’agit d’une personne ou une entreprise qui aimerait se lancer dans un projet qui améliorera sa qualité de vie ou celle de son entreprise. Cependant, elle ne possède pas immédiatement des fonds nécessaires à la réalisation de son projet. Pour ce faire, elle part à la recherche d’un financement

  • Le prêteur : il s’agit d’un organisme ou une personne, qui dispose de liquidités à prêter.
  • Les intérêts : Le prêteur cherche à ce que l’opération lui soit aussi bénéfique. Après tout, il prend un risque en mettant à disposition une partie de son capital à quelqu’un dont il ne connaît que peu de choses. Il demandera alors un remboursement avec intérêts pour couvrir ce risque. Cet intérêt prendra en compte la capacité financière de l’emprunteur et les autres crédits en cours.
  1. S’il s’agit d’une entreprise, son bilan comptable sera pris en compte, tout comme la qualité du management en place ou les opportunités de croissance.
  2. S’il s’agit d’un pays, d’autres points seront analysés comme la politique budgétaire, la création de richesse (PIB) ou la solidité de la monnaie locale.

Lorsque l’emprunteur est une personne physique, une banque peut se charger de vérifier la solvabilité de son client. Lorsqu’il s’agit de grandes entreprises ou d’États, les prêteurs s’en remettent aux analyses fournies par les agences de notation (ex. Moody’s, S&P, Fitch)

La durée : Le prêteur aura peut-être besoin de cet argent à l’avenir, il veillera donc à ne pas s’engager sur une très longue période.

Le monde d’aujourd’hui ne serait pas celui que l’on connaît si les prêteurs n’accordaient leur consentement qu’aux personnes « sûres à 100 % » et si les emprunteurs refusaient de payer le prix « du risque pris ». Ce compromis a permis aux sociétés modernes d’évoluer.

👉 C’est lorsque l’emprunteur et le prêteur discutent d’un éventuel prêt que les émotions humaines interviennent. Le premier souhaitant susciter la confiance chez le second apporte des éléments qui démontrent une solidité financière et une gestion « bon père de famille ».

À l’opposé, la crainte d’accorder un crédit à une personne insolvable pousse le prêteur à prendre de nombreuses précautions (comme mettre en hypothèque la maison achetée).

Lorsqu’une des deux parties dispose d’informations que l’autre n’a pas, on parle alors d’asymétrie d’information. Un vendeur pourrait omettre l’existence de vices cachés et un emprunteur pourrait gonfler ses chiffres pour favoriser son dossier.

Dans ces cas, une bataille psychologique s’engage entre la confiance et la peur. Toutes informations objectives et vérifiables permettent à l’un ou l’autre de prendre le dessus. Finalement, l’accord trouvé sera le reflet du sentiment dominant dans la relation.

A-t-on accordé ce prêt à 2% parce que l’on a confiance dans le projet de l’emprunteur ? Ou a-t-on défini que 2% seraient une juste rémunération pour un projet comportant quelques risques ? Tout est dans la formule que l’on utilisera pour définir le deal.

En ces temps compliqués, l’apocalypse économique n’a pu être évitée que parce que l’on a fait appel à l’un des principes fondamentaux de l’être humain, la solidarité. Les banques, centrales ou classiques, ont fourni aux entreprises les liquidités nécessaires pour maintenir leurs activités et les emplois. Les milliards d’euros accordés, en urgence, sous forme de prêt, montre un état d’esprit : nous avons préféré avoir confiance en l’autre, plutôt que d’en avoir peur.

Par Timur Kazkondu

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Qu’est-ce que le secteur bancaire et financier ?

C’est seulement depuis le 19 ème siècle que le secteur bancaire a commencé à s’organiser en Europe. A mesure que l’économie progressait, la production était financée via des techniques financières élaborées mises en oeuvre par des institutions.

Après plusieurs dizaines d’années seulement, le système bancaire moderne a connu des améliorations avec les changements politiques, sociaux et économiques causés par la succession des crises et guerres.

Le système bancaire est un ensemble d’institutions et de mécanismes permettant le fonctionnement des banques et est l’un des composant principal du système financier, avec également les sociétés d’assurance ou encore les sociétés de bourse. Ce système financier fait partie intégrale de ce que les économistes appellent les « intermédiaires financiers ».

Parmi ceux-ci, les banques, aussi appelées établissements de crédit, sont les seules à posséder le pouvoir de création monétaire. En effet, chaque fois qu’une banque accorde un crédit, la quantité de monnaie en circulation dans l’économie augmente.

Ainsi, une des fonctions du système bancaire est de collecter l’épargne des agents économiques, ménages ou entreprises, qui possède une capacité de financement pour la distribuer aux agents ayant un besoin de financement qui se verront octroyer un crédit. De ce fait, ce secteur a pour principale activité, la transformation des dépôts à court terme en crédit octroyé à long terme.

Mais il faut également savoir que les banques ont également développée d’autres activités notamment via leur fonds de placement et de pension. Elles font également recours à la titrisation pour refinancer une partie de leurs encours de crédit et ainsi rendre leur bilan plus liquide. 

Voici les grandes catégories qui constituent une Banque:

 – Les activités de la banque de détail : Celle-ci s’adresse à la clientèle des particuliers, des professionnels et des entreprises. C’est un réseau d’agence, comme vous pouvez en voir partout. L’objectif est de collecter l’épargne pour financer l’économie. Elle s’occupe également de la gestion de moyens de paiement.

 – Les activités de la banque de financement et d’investissement (BFI): Les opérations financières comme les introductions en Bourse, les fusions acquisitions des sociétés, les émissions de titres ou de produits financiers et les opérations de vente et de trading sur les marchés constituent les activités spécifiques à la BFI.

En gros, cela représente plusieurs activités dédiées aux entreprises internationales et aux marchés financiers. Ces banques font parties de grands groupes bancaires universels mais elles ont leur organisation et leurs personnels propres. (BNP Paribas, Deutsche Bank, JP Morgan)

 – La gestion d’actifs qui est le segment responsable de la gestion des fonds de la clientèle et qui propose des placements aux investisseurs ou à la clientèle aisée, notamment pour la banque privée.

A noter qu’aujourd’hui plusieurs Fintechs tentent de supplanter les banques classiques en offrant les mêmes services mais de manière numérique et ambitionnent ainsi de prendre leur part de marché.

En effet, le progrès technologique offre des opportunités inattendues et permet de proposer des services différents. La transformation numérique est aujourd’hui une réalité incontournable que ce soit dans le secteur de la banque de détail ou dans celui de la banque de financement et d’investissement (BFI).

Ainsi, les grandes modifications des néo-banques passent par le comportement et les usages des clients mais aussi une restructuration profonde du modèle opérationnel des banques.

D’après un rapport[1] sur les Fintech les plus innovantes publié par KPMG, la Chine était le leader mondial des start-ups de la finance avec 9 Fintech représentées dans le classement total en 2017 et 3 en 2019.

2019 Fintech100: Leading Global fintech innovators (KPMG)

Les Fintech du Top 10 :

  1.           Ant Financial (Chine)
  2.           Grab (Singapour)
  3.           JD Digits (Chine)
  4.           GoJek (Indonésie)
  5.           Paytm (Inde)
  6.           Du Xaoman Financial (Chine)
  7.           Compass (Etats-Unis)
  8.           Ola (Inde)
  9.           Opendoor (Etats-Unis)
  10.          OakNorth (Royaume-Uni)

Il est devenu possible de consulter nos relevés bancaires en ligne, de faire des opérations de tous types ou encore de se voir octroyer un prêt, y compris sur notre mobile, et cela, sans délai. L’accès à l’information devient désormais instantané. Mais, il est également à noter que les équipes informatiques des banques ont de multiples enjeux à maitriser notamment pour rester compétitives. 

Il y a également de nombreuse start-up qui ont l’ambition de révolutionner la manière dont les consommateurs réalisent leurs paiements. Prenons l’exemple du géant américain Paypal, anciennement filiale d’eBay, qui a été l’un des premiers à bouleverser cet écosystème au début des années 2000 en proposant une plateforme de paiement en ligne afin de faciliter les transactions.

  • En effet, le premier enjeu est lié à l’accès aux données depuis n’importe quel périphérique. Il faut donc transformer en profondeur les infrastructures informatiques donc les données doivent avoir la faculté de se convertir sous un format unique et accessible au public. Ces données peuvent également être utilisées afin d’analyser les profils et besoins pour proposer des offres pertinentes au client tout en restant en conformité avec le RGPD, nous y reviendrons.
  • Le deuxième enjeu est lié à la cybersécurité. Les échanges des données, l’évolution rapide des technologies et l’usage des téléphones mobiles par les clients sont les principales inquiétudes des banques concernant la sécurité.
  • Le troisième enjeu est celui de la règlementation imposant aux établissements financiers d’exercer un contrôle permanent sur leurs données. Il leur est également obligé de s’assurer que les fournisseurs de services informatiques n’enferment pas les données.
  • Le dernier aspect à prendre en considération concerne la gestion des données dont la quantité augmente de manière considérable. En effet, l’analyse de ces données permet de d’améliorer l’interaction avec le client mais aussi le temps et la qualité des décisions. 

Par Hamza NAQI


[1]  Rapport international 2019 sur les Fintech les plus innovantes publié par KPMG et H2 Ventures

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Connaissez-vous la Banque Nationale de Belgique ? Nous vous l’expliquons brièvement

Depuis 1850, la Banque nationale est la banque centrale de la Belgique. Les missions dont s’acquitte la BNB sont généralement des missions d’intérêt général sur les plans tant belge qu’international.

La Banque est tout à la fois autorité et établissement financier, mais aussi entreprise.

Elle fait partie du Système européen de banques centrales et compose, avec les banques centrales des autres États membres de la zone euro et la Banque centrale européenne, l’Eurosystème.

Le statut et le fonctionnement de la Banque sont régis en grande partie par la législation belge spécifique, mais aussi par la réglementation de l’Union européenne.

Dans certains domaines, les règles communes s’appliquent également à elle (marchés publics, fiscalité, législation sociale, environnement, etc.).
Le capital est détenu à 50% par l’Etat belge et 50% est cotée sur le marché Euronext Brussels.

Organe de la BNB

  • Gouverneur: désigné par le Roi pendant 5 ans (mandat renouvelable)
  • Vice-Gouverneur: Subordonné au gouverneur
  • Directeurs: 5
  • Conseil de régence: responsable des questions générales, de la politique
  • Commission des sanctions: habilité à donner des amendes administratives

Missions de la BNB

  • Politique monétaire
  • Emission de billets
  • Centre d’études et d’information
  • Stabilité financière
  • Missions internationales
  • Services à l’Etat, au public et au secteur financier
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Comment les banques gagnent-elles de l’argent ?

Vous vous êtes surement déjà tous posé la question de savoir comment une banque gagne-t-elle de l’argent ? Ben, nous allons tenter de vous éclairer sur le sujet…

Déjà, vous devez savoir qu’il existe différents types de banques dont notamment les banques commerciales, centrales ou encore les banques d’affaires. En fonction du type de banque, les façons de gagner de l’argent peuvent varier.

D’ailleurs, la plupart des banques commerciales ou banques de détail facturent des frais pour les différents services qu’elles proposent à leurs clients. Les services vendus peuvent être des frais de cartes bancaires ou encore les frais de virements… Ces frais permettent donc aux banques de gagner de l’argent mais ça ne représente pas la plus grosse part des entrées.

Ce n’est pas tout car les banques gagnent aussi de l’argent en prêtant l’argent des déposants (vous et moi) sur lequel elle perçois un intérêt débiteur.

Concrètement, la banque utilise l’argent déposé par ses clients sur différents comptes épargne dans le but de prêter cet argent à d’autres clients qui paieront le prix du prêt.

La banque rémunère ainsi les clients qui ont déposés de l’argent à un certain taux d’intérêt pour les gratifier d’avoir déposé de l’argent.

Par ailleurs, la banque fait payer un taux d’intérêt supérieur aux clients à qui elle prête de l’argent. La différence entre ces deux taux d’intérêt représente la rémunération de la banque, ce qu’on appelle la « Marge d’intermédiation ».

D’autres parts, les banques d’investissement placent de l’argent sur les marchés financiers. Elles achètent des actions ou des obligations qu’elles revendent ensuite avec un bénéfice, dans le meilleur des cas.

Via ces mécanismes financiers et aux dividendes qu’elles perçoivent, les banques gagnent de l’argent.

Il existe également des banques d’affaires qui accompagnent les grandes entreprises. Celles-ci proposent par exemple des analyse comptable ou des conseils stratégiques et financiers via des calculs assez complexes.

Elles peuvent aussi accompagner les entreprises sur des projets de fusions-acquisitions (M&A). Pour tous ces services, les banques d’affaires touchent de l’argent en guise de rémunération.

Nous reviendrons sur la création monétaire réalisée par les banques via l’intérêt et le crédit octroyé dans un article futur …