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Cryptomonnaies

Dons en crypto sujet d’avenir ?

On a longtemps vu la crypto comme un terrain de spéculation. Depuis quelques années, une autre histoire s’écrit en parallèle : celle du don. ONG, fondations, plateformes spécialisées, le secteur caritatif s’y met. Simple tendance, ou nouvelle manière de faire le bien ?


Deux mondes qui se parlaient peu

La philanthropie et la blockchain ne semblaient à priori avoir aucun point commun. D’un côté, une branche qui se fonde sur la confiance, la durée, le reçu fiscal. D’un autre côté, un univers technique, un peu sulfureux, et connu pour son instabilité. Et pourtant les ponts se multiplient.

La raison n’est pas seulement idéologique. C’est une donnée démographique. The Giving Block, indique que plus de 100 000 milliards de dollars seront transférés au cours des deux prochaines décennies, passant des baby-boomers aux générations suivantes. Mais ces nouveaux propriétaires de patrimoine sont souvent nés avec le numérique, parfois même avec les crypto-actifs. Une association qui veut encore compter dans vingt ans a tout intérêt à savoir recevoir un don en bitcoin aussi simplement qu’un virement.

Reste à comprendre ce que « donner en crypto » veut dire aujourd’hui. Car le geste a beaucoup évolué.

Ce qui se fait déjà, et ce n’est pas rien

Le premier grand test en grandeur nature date de 2022. Selon la société d’analyse Elliptic, dans les premiers jours de l’invasion russe, l’Ukraine et les ONG qui la soutenaient ont collecté plus de 50 millions de dollars en cryptomonnaies, provenant de plus de 100 000 dons. La leçon a fait son effet : si un réseau bancaire est saturé ou bloqué, une transaction crypto part en quelques minutes, sans frontière et sans autorisation à demander. C’est exactement ce qui rend l’outil utile dans les situations de crise.

Depuis, le mouvement s’est structuré. L’UNICEF a lancé son CryptoFund, capable de recevoir, conserver et redistribuer des dons en bitcoin (BTC) et en ether (ETH) sans repasser systématiquement par la monnaie classique. La Human Rights Foundation finance, via son Bitcoin Development Fund, des outils de liberté financière pour les militants sous régimes autoritaires. Des organisations comme OpenSats ou la plateforme Geyser soutiennent les logiciels libres et les projets communautaires directement en bitcoin. Côté français, la liste s’allonge : Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, le CCFD-Terre Solidaire, Asmae, ou encore l’UNICEF France acceptent désormais les dons en cryptomonnaies. Et des levées de fonds en crypto-actifs se sont déjà produits, comme celle de Planète Enfants et Développement qui a eu lieu dans l’année.

Surtout, la crypto-philanthropie ne se résume plus à « envoyer du bitcoin ». Plusieurs mécanismes cohabitent : les stablecoins, des jetons calés sur une monnaie réelle, souvent le dollar, pour envoyer une valeur stable sur le terrain ; le don de rendement, où l’on garde son capital et où l’on reverse les intérêts d’un placement (le staking) ; les fonds de dotation « on-chain », cousins des Donor-Advised Funds américains, où l’on place ses actifs avant de désigner peu à peu les causes à soutenir ; les NFT caritatifs ; ou encore l’aide programmable, où un contrat automatique (smart contract) débloque des fonds dès qu’une condition vérifiable est remplie.

Ces outils ne sont pas des gadgets. Un chiffre l’illustre bien : selon le rapport Aides, Charité et Philanthropie 2026 de l’association Blockchain for Good, l’utilisation de stablecoins pour acheminer de l’aide en Zone de guerre a divisé de 60 % les coûts et de 96 % les délais de transfert.

Sujet d’avenir, vraiment ?

Les volumes racontent une montée en puissance. The Giving Block a traité plus de 100 millions de dollars de dons crypto sur la seule année 2025, et plus de 300 millions depuis 2018. À l’échelle mondiale, les dons crypto pesaient environ 1 milliard de dollars en 2024 et pourraient atteindre 90 milliards cumulés d’ici 2035. Une prévision, pas une certitude, mais la pente est claire.

Le frein véritable n’est pas technologique, il est humain. En un mot, c’est la confiance. Tant que la crypto restera associée aux escroqueries et aux montagnes russes des cours dans l’imaginaire collectif, une partie des donateurs hésitera, et une partie des associations aussi. On y ajoute des questions très concrètes, notamment en France : un flou fiscal encore mal tranché sur le traitement des dons, des reçus fiscaux que tous les organismes ne délivrent pas pour la crypto, et des intermédiaires qui réintroduisent frais et vérifications d’identité.

La question n’est donc pas de savoir si l’outil fonctionne, il fonctionne. Elle est de savoir s’il deviendra un canal de financement banal, ou s’il restera l’apanage d’une minorité de donateurs initiés.

Pour comprendre le sujet : Blockchain for Good

Sur un thème aussi mouvant, un repère mérite d’être connu : l’association Blockchain for Good. Loi 1901, à but non lucratif, active depuis 2018, elle a un objet précis, documenter et analyser les projets à impact construits sur des blockchains publiques.

Ce qui la distingue, c’est le sérieux de la démarche. elle s’appuie sur un comité scientifique d’universitaires et de praticiens, avec des chercheurs de l’INRIA, de l’École polytechnique ou de l’Institut Louis Bachelier, et bénéficie du soutien de la chaire Blockchain de Polytechnique, de Bpifrance et de la Caisse des dépôts. Sa méthode se veut ouverte : les travaux sont publics, gratuits, et qui veut peut contribuer.

C’est de ce travail de fond que sortent ses rapports d’« acculturation », dont celui consacré en 2026 à l’aide, à la charité et à la philanthropie, l’une des rares sources francophones à cartographier le sujet sans le survendre. Pour qui veut creuser au-delà des gros titres, c’est un bon point de départ.


La crypto-philanthropie n’est ni un miracle ni une mode. C’est un outil qui fonctionne déjà, mais son avenir dépendra moins de la technologie que de quatre conditions très concrètes.

1. La clarté fiscale. En France, tant que le régime des dons en crypto n’est pas stabilisé et le reçu fiscal généralisé, l’avantage reste théorique pour beaucoup de donateurs. C’est le premier verrou à faire sauter.

2. La confiance du grand public. Chaque scandale crypto rejaillit sur les dons honnêtes. La normalisation du secteur conditionne celle du don : sans image apaisée, pas d’adoption large.

3. Le passage au « vrai » on-chain. Aujourd’hui, presque tous les dons sont reconvertis en euros dans la foulée. Les rares organisations qui conservent réellement des cryptos, diront si le modèle tient dans la durée.

Reste à savoir s’il deviendra un mode de financement banal ou l’apanage d’une minorité d’initiés. La réponse tient en un mot, celui qui manque encore : la confiance. Et elle, elle ne se code pas.

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Banque & Finance Cryptomonnaies

Stablecoin des banques : l’euro numérique face au dollar tokenisé

Vingt-et-une grandes banques, Crédit Agricole comprise, préparent un stablecoin. En dollars d’abord. L’euro, lui, attendra. La question de la souveraineté monétaire européenne ressurgit, au moment précis où la BCE peine encore à faire décoller son euro numérique.

Le 1er septembre, vingt-et-une institutions financières ont annoncé la création d’une société commune chargée d’émettre un stablecoin. Autour de la table : Bank of America, Citi, Goldman Sachs, Wells Fargo, Deutsche Bank, UBS, Santander, MUFG, Standard Bank… et Crédit Agricole. Cinq continents. La structure doit être constituée au second semestre 2026, le jeton lancé au premier semestre 2027.

Un détail commande la lecture de toute l’opération : ce stablecoin sera libellé en dollars. L’euro figure dans les plans, présenté comme la priorité suivante avant les autres devises du G7. Mais suivante, ça veut dire après. Et « après », en matière monétaire, c’est rarement un détail de calendrier.

Un dollar bancaire pour reprendre du terrain à Tether

Le projet ne sort pas de nulle part. Il prolonge une initiative discrète lancée en octobre 2025 par dix banques, qui examinaient déjà un jeton adossé 1:1 à des réserves. Le noyau a plus que doublé en un an. Signe que le sujet a quitté le laboratoire.

L’ambition est assumée : aller chercher Tether et Circle sur leur propre terrain. Les deux émetteurs concentrent l’essentiel d’un marché où le dollar règne presque sans partage. USDT pèse autour de 140 milliards de dollars, USDC une soixantaine. En face, les stablecoins en euros dépassent à peine 350 millions. L’écart n’est pas un retard, c’est un gouffre.

Les banques ciblent les paiements transfrontaliers, le règlement d’actifs numériques et des usages allant du gros institutionnel au détail, le tout sur des blockchains publiques. Elles affichent une conformité au GENIUS Act américain comme au règlement européen MiCA. La logique est défensive autant qu’offensive : si la monnaie tokenisée s’installe, autant que les banques en gardent un morceau plutôt que de laisser la place à des acteurs nés dans la crypto. 

Reste une inconnue de taille, et elle n’est pas tranchée. Un stablecoin accessible seulement via les guichets des banques membres, c’est de la plomberie interbancaire modernisée. Un jeton librement transférable sur des chaînes publiques, c’est une attaque frontale contre Tether. Le consortium n’a pas dit lequel des deux il construit. C’est pourtant là que se joue la portée réelle du projet

Le paradoxe français

Voir Crédit Agricole embarquer dans un consortium dollar-first a de quoi surprendre. La banque verte a pourtant déjà lancé EURXT, son propre stablecoin en euro. Elle joue donc sur les deux tableaux : un pied dans le dollar mondial, un pied dans l’euro régulé.

Ce grand écart, la place bancaire française le pratique en réalité collectivement. En décembre 2025, dix banques européennes, BNP Paribas en tête, se sont regroupées dans le consortium Qivalis pour lancer, cette fois, un stablecoin en euros. Résultat : les mêmes réseaux nourrissent en parallèle un projet dollar et un projet euro. Prudence stratégique ou dispersion ? Les deux, sans doute. Personne ne veut miser sur le mauvais cheval, et personne ne sait encore lequel gagnera.

Pour Paris, le malaise est réel. La ligne officielle plaide pour un euro numérique fort et des stablecoins euro made in Europe. Or les champions nationaux mettent leurs meilleurs ingénieurs sur un jeton en dollars, parce que c’est là qu’est la demande et là qu’est le marché.

L’euro numérique, toujours en salle d’attente

Face à ce dollar bancaire qui avance, où en est la réponse publique ? La BCE a bien un calendrier. Sélection des prestataires de paiement au premier trimestre 2026, puis un pilote de douze mois à partir du second semestre 2027. En juillet 2026, la banque centrale a retenu 36 acteurs pour cette phase de test, sur une cinquantaine de candidats. Côté français, un seul groupe figure dans la liste : BPCE.

L’émission grand public, elle, n’est pas espérée avant 2029. Et encore, sous condition : il faut d’abord que le règlement européen soit adopté. La commission ECON du Parlement a voté sa position le 23 juin 2026, ouvrant le trilogue avec le Conseil, pour un accord visé en fin d’année. Le texte prévoit une monnaie publique, garantie par la BCE, avec cours légal, plafonnée à un montant envisagé de 3 000 euros par personne. Ni cryptomonnaie, ni nouvel euro : une version numérique du billet.

Faites le calcul. Le stablecoin dollar des banques est annoncé pour début 2027. L’euro numérique, dans le meilleur des cas, pour 2029. Deux ans d’avance pour le dollar tokenisé, une éternité, dans un marché qui double tous les dix-huit mois.

Le contraste des doctrines vaut le détour. Le jour même où les eurodéputés faisaient avancer l’euro numérique, le Sénat américain votait, à 85 voix contre 5, pour interdire jusqu’à fin 2030 tout dollar numérique public. Washington ferme la porte à une monnaie de banque centrale et laisse le champ libre aux stablecoins privés. Bruxelles fait l’inverse. Deux continents, deux paris opposés.

Souveraineté : le mot que Paris répète

Derrière la technique, un enjeu que la Banque de France martèle depuis des mois. Aujourd’hui, 99 % des stablecoins sont libellés en dollars et émis hors d’Europe. Son gouverneur, Emmanuel Moulin, parle d’un « risque sérieux de dollarisation numérique et de privatisation de la monnaie », dans le prolongement de la ligne fixée par son prédécesseur François Villeroy de Galhau, pour qui la monnaie numérique de banque centrale reste un « levier d’affirmation de notre souveraineté ».

L’inquiétude n’a rien d’abstrait. L’Europe a déjà l’expérience de la dépendance : environ 61 % des paiements par carte de la zone euro transitent par des réseaux internationaux, et treize pays en dépendent entièrement. Le même scénario pourrait se rejouer avec la monnaie tokenisée, à une échelle bien supérieure. Certaines projections voient la capitalisation des stablecoins passer de quelques centaines de milliards à 2 000 milliards de dollars d’ici 2028. Si cette vague est à 99 % en dollars, c’est autant d’épargne et de flux européens qui s’adossent, en pratique, à la dette américaine.

La réponse française repose sur trois piliers : des dépôts bancaires tokenisés, des stablecoins en euros émis par des banques, et les infrastructures nécessaires à leur circulation, le tout articulé avec l’euro numérique. La Banque de France se positionne en catalyseur, non en émetteur. Elle se montre ouverte à la tokenisation, mais ferme face au dollar. Une posture cohérente, mais dont la mise en œuvre demeure lente.

Ce qu’il faut surveiller

Le consortium des 21 pose une équation simple et embarrassante. Des banques européennes, avec des capitaux et des clients européens, s’apprêtent à faire circuler du dollar tokenisé à grande échelle, pendant que l’alternative publique en euros reste à deux ans de son lancement le plus optimiste.

L’euro numérique n’a pas perdu la partie. Il ne l’a même pas encore commencée. C’est peut-être ça, le vrai problème : quand le coup d’envoi sera sifflé en 2029, le dollar bancaire aura déjà deux saisons dans les jambes.

Le point à suivre dans les prochains mois reste le modèle opérationnel du jeton des 21 banques. Circuit fermé entre établissements, ou monnaie qui circule librement sur les blockchains publiques ? De cette réponse dépend l’ampleur du défi posé à l’euro. Et la vitesse à laquelle Bruxelles devra, ou non, accélérer.

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Bitcoin : Comment profiter de la baisse ? 

Bitcoin traverse une période de correction : après son record d’octobre 2025 à 126 000 $, il évolue désormais autour des 63 000 $. Un chiffre frappant, mais qui mérite d’être remis en contexte. 

Cette baisse est loin d’être une première. Bitcoin a connu des corrections plus sévères (-82 % en 2017, -76 % en 2021), toujours suivies de nouveaux records. Rien ne garantit qu’il en sera de même cette fois, mais ces précédents expliquent pourquoi les investisseurs positionnés sur le temps long perçoivent ces phases de baisse comme un point d’entrée, plutôt que comme un signal d’alarme.   

Autre évolution notable : si, depuis plusieurs années déjà, bitcoin permet de générer des rendements, ces solutions étaient jusqu’alors assez complexes. Désormais, des produits plus accessibles sont disponibles, et permettent à tout investisseur de générer des intérêts sur ses BTC. C’est l’un des sujets du jour, avec un autre investissement crypto trop souvent sous-estimé : les stablecoins.   

Bitcoin, un « or numérique » volatil  

La comparaison entre Bitcoin et l’or n’est pas gratuite : BTC est rare, décentralisé, et de plus en plus utilisé comme réserve de valeur en période d’incertitude monétaire.   

Simplement, tandis que l’or est un actif millénaire, bitcoin, lui, n’a que 17 ans. Alors, sa volatilité, bien que décroissante, demeure nettement supérieure à celle de l’or. Et c’est cet écart de maturité qui alimente les réticences de nombreux investisseurs. Rappelons néanmoins que la capitalisation du BTC le place parmi les 15 actifs les plus valorisés au monde.  

  

  Bitcoin se positionne à la 14e place des actifs les plus capitalisés.   

Bitcoin dans un portefeuille diversifié   

Pour la grande majorité des investisseurs, BTC n’a pas vocation à constituer le socle d’un patrimoine. C’est un actif de diversification. Une part mesurée de BTC dans un portefeuille global permet de profiter de ses performances, sans être considérablement impacté par ses corrections.  

Historiquement, bitcoin était nettement décorrélé des marchés boursiers, américains notamment. Depuis l’arrivée des ETF Spot en 2024, cette corrélation fluctue. Cependant, bitcoin étant un actif d’une nature nouvelle, il peut être corrélé à certains actifs par périodes, puis à d’autres. 

In fine, on observe que BTC suit une trajectoire qui lui est propre, c’est pourquoi le réduire à une corrélation ponctuelle avec tel ou tel actif n’est pas réellement éclairant.   

C’est, entre autres, cette spécificité qui pousse des acteurs institutionnels comme BlackRock, Morgan Stanley ou Bank of America d’y consacrer 5 à 10 % d’un portefeuille global.  

Corrélation entre les principaux actifs du 1er janvier 2020 au 1er juin 2026 (source : Ark Invest)    

Comparaison des performances sur 3, 5 et 10 ans de bitcoin, du S&P500, de l’or, du pétrole et des bons du Trésor américain (Sources : Curvo) 

Et les autres cryptomonnaies ?  

Les altcoins (toutes les cryptomonnaies hors bitcoin), bien qu’ils suivent la plupart du temps les mouvements de prix du BTC, sont nettement moins capitalisés, d’où leurs variations d’autant plus importantes. En cela, ils constituent presque une classe d’actif à part entière, encore plus risquée. C’est pourquoi ils restent généralement déconseillés aux investisseurs à la recherche d’une première exposition aux crypto-actifs.  

Investir en BTC, sans se laisser piéger par sa volatilité : adopter le bon horizon   

Les données historiques le démontrent : investir à long terme est la stratégie la plus payante. Selon une étude de Bitwise, l’un des principaux gestionnaires de cryptoactifs, ces 16 dernières années, 99,3 % des investissements qui ont détenu leur BTC durant 3 ans ont été rentables.  

Comme le démontre le schéma, la probabilité de perte augmente chaque fois que la durée de détention baisse.  Autrement dit, le temps long est la condition la plus importante pour enregistrer une plus-value.    

 Ce constat justifie une approche simple et largement documentée pour la plupart des classes d’actifs : l’investissement programmé, ou DCA (Dollar-Cost Averaging).  

Acheter un montant fixe de BTC à intervalle régulier, plutôt que d’essayer d’anticiper le meilleur moment d’achat. Cette approche présente trois avantages :  

  • Lisser son prix d’achat moyen dans le temps ;  
  • Investir de façon passive, sans surveiller le marché en continu ;  
  • Limiter les décisions émotionnelles, souvent contre-productives sur un actif volatil.  

Bitcoin génère désormais des revenus   

Historiquement, il n’existe que deux façons de « gagner » du Bitcoin : la première est de faire du minage, la deuxième est de revendre pour enregistrer une plus-value.  

Aujourd’hui, le marché des cryptoactifs a considérablement évolué et gagné en maturité. Un système financier s’est progressivement structuré autour de bitcoin, notamment des services permettant d’optimiser sa détention, plutôt que de simplement attendre une plus-value à la revente.  

Certains de ces services sont aujourd’hui bien établis (ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils sont sans risques) et particulièrement intéressants pour les détenteurs de long terme qui ne souhaitent pas vendre. Ils permettent d’amortir les phases de baisse, et d’augmenter ses gains sur les phases de hausse. 

Comment les rendements sont-ils générés ?   

Ces rendements sont issus du lending, c’est-à-dire le prêt de BTC à des tiers emprunteurs, via une plateforme intermédiaire. C’est ce que propose Meria.   

Des revenus crypto sans volatilité : les stablecoins  

Souvent méconnus, les stablecoins sont des cryptomonnaies qui répliquent la valeur d’un actif, le plus souvent le dollar. C’est le cas de l’USDC, le stablecoin le plus capitalisé.   

L’intérêt des stablecoins réside précisément dans leur stabilité, et dans leur capacité à générer des rendements, lorsqu’ils sont investis via les mêmes mécanismes de prêt évoqués plus haut, offrant des rendements parfois plus attractifs que les livrets d’épargne classiques.  

Naturellement, cet écart de rendement s’explique par leur nature différente : pas de garantie de l’État, risque de contrepartie, ou de perte de parité. Comme pour tout investissement, l’essentiel reste alors de choisir un tiers régulé et de confiance, transparent sur les mécanismes derrière l’offre proposée. C’est le cas de Meria, qui vous permet de gagner jusqu’à 7 % sur vos USDC.    

  

Concrètement : construire votre stratégie selon votre profil  

Une fois ces principaux mécanismes compris, reste la question concrète : comment structurer une allocation crypto adaptée à votre profil ?  

Voici 3 approches simples, pour des objectifs différents :   

  • Bitcoin (BTC) : construire votre position progressivement, avec un horizon long terme, et profiter de rendements passifs ;  
  • Stablecoins (USDC) : générer un rendement régulier, tout en évitant la volatilité, et en gardant une poche de liquidité pour saisir des opportunités de marché ; 
  • Mandat de gestion : déléguer l’allocation et l’arbitrage de vos positions à des professionnels qui suivent le marché au quotidien, selon un profil de risque défini en amont.  

Une approche n’exclue pas l’autre : il est par exemple envisageable de combiner une base en bitcoin détenue sur le long terme, une poche stablecoin pour la partie « rendement passif » de votre portefeuille, et un mandat de gestion pour la partie que vous souhaitez piloter plus activement.   

Un paramètre essentiel : investir sur une plateforme régulée  

Depuis le 1er juillet, le règlement européen Markets in Crypto-Assets (MiCA) impose aux plateformes d’investissement l’obtention de l’agrément Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA).   

Meria, plateforme d’investissement en cryptomonnaies fondée en 2017, et qui accompagne plus de 150 000 investisseurs particuliers et professionnels, a obtenu son agrément auprès de l’AMF (n°A2026-020).   

Sur Meria, vous pouvez dès à présent générer jusqu’à 2 % de rendements sur vos BTC et jusqu’à 7 % sur vos stablecoins, ou déléguer votre portefeuille via un mandat de gestion.   

Et surtout, vous entretenir avec un conseiller gratuitement et sans engagement, avant tout investissement.    

CTA : 📞 Prendre rdv avec un conseiller Meria 

Article rédigé en partenariat avec Meria  

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Crypto time: Gros plan sur le Tether (USDT)

La semaine dernière, le rallye haussier, du cours du bitcoin, jusqu’à son nouveau sommet de marché, a bénéficié à beaucoup d’investisseurs, sur les bourses d’échanges de l’argent numérique. Cette semaine, l’équipe de ParlonsFinance (PF) vous propose de plonger au cœur d’une pièce virtuelle, qui garantit la liquidité, et l’équilibre sur les plateformes de négoce de cryptomonnaies, le jeton stable ou Stablecoin Tether (USDT). 

L’histoire de Tether 

Tether (sigle : USDT) est communément associé à un jeton numérisé stable qui se couple à une devise fiduciaire classique. Les fluctuations de sa valeur se calquent à la variation de cours de l’unité monétaire (euro, dollars, yen, etc.) à laquelle il s’apparie. Les prémices de la cyberdevise démarrent en 2012, lorsque J. R. Willet, un programmeur en informatique publie un Livre blanc, qui décrit la possibilité d’implémenter de nouvelles pièces dématérialisées à partir du protocole de bitcoin. Par la suite, il aida à installer cette trouvaille sur Mastercoin, une devise virtuelle rattachée à la Mastercoin Foundation, plus tard, rebaptisé Omni Foundation. Ensuite, l’algorithme de Mastercoin deviendra celui de Tether. Le cyberactif, initialement nommé « Realcoin », fut développé en 2014, par l’initiative de Brook Pierce, Reeve Collins, et Craig Sellar, dans une startup qui est basée à Santa Monica, aux États-Unis. Par comparaison à d’autres crypto qui expérimentent beaucoup de fluctuations de cours, la cotation du Tether ne diffère quasiment jamais. Enfin, Tether Limited, la société qui émet les jetons USDT, partage un directeur général avec la bourse d’échanges, Bitfinex. 

Comprendre les spécificités techniques du Tether 

Par analogie, à d’autres actifs cryptographiques, le Tether utilise la technologie d’une blockchain pour opérer ses transactions. C’est une pièce électronique de la famille des crypto stables communément désignée par le nom stablecoins. Selon le site officiel Tether, « il se garantit à 100 %, par une réserve de fonds fiduciaire de l’unité économique à laquelle il se lie. » La cybermonnaie convertit les espèces en USDT, afin d’attacher la valeur de l’avoir digital au cours des devises nationales comme le dollar américain, l’euro ou encore le yen japonais. Les nouveaux jetons mis en circulation ne sont pas minés, mais « frappés » par Tether Ltd.

À quoi sert le Tether ? 

Par sa constance de cours, le Tether permet aux investisseurs de protéger leurs capitaux contre l’incertitude substantielle du marché des pièces numériques. C’est le cryptoactif stable ou stabelcoin le plus populaire, et il s’octroie même de substitut à l’argent traditionnel sur plusieurs bourses. Initialement, il fut conçu pour s’adosser à trois valeurs fiduciaires classiques : USTether, pour le dollar américain, EuroTether pour l’euro, et YenTether pour le yen japonais. Puisque la cotation de l’USDT, reproduit la fluctuation du cours de l’avoir auquel il s’apparie. Garder du Tether dans votre portefeuille, vous couvre de la volatilité habituelle du commerce des crypto. Si vous disposez de 1000 $ par exemple, vous pourrez les échanger contre 1000 USDT. Cela signifie que le jeton se négocie à 1 dollar sur toutes les plateformes et donc peut s’utiliser à la place d’un dollar. Cependant, dans la pratique, le prix a tendance à différer un peu. En outre, pour chaque pièce émise correspond un billet en réserve dans un rapport de 1 : 1 (ceci équivaut à un argument de vente important et un problème potentiel quand la cryptosphère se veut décentralisée et sans liens).

Controverse 

Au cours de ces dix dernières années, la compagnie Tether Limited a subi plusieurs polémiques. En novembre 2017, par exemple, la firme a déclaré une perte d’environ 31 millions de dollars de ses jetons numériques USDT, volés lors d’un piratage informatique de la plateforme. L’année suivante, elle connait un autre échec, car l’audit nécessaire pour garantir le maintien de la totalité des pièces en circulation USDT par des fonds effectifs n’a jamais eu lieu. En 2021, l’entreprise qui est accusée de manque de transparence, à tort ou à raison, éprouve des difficultés à gagner la confiance des investisseurs. Elle rencontre diverses critiques, notamment, par rapport à ses refus récurrents à réaliser un audit-comptable indépendant, de ses avoirs en réserve. Toutefois, en mars de cette année, l’état de ladite réserve a fait l’objet d’un rapport externe qui atteste de sa pleine édification. Pour autant, cela ne représente pas une révision au sens propre pour vérifier la justesse des chiffres. À l’heure actuelle, la devise stable controversée occupe régulièrement la première position au classement du stablecoin le plus employé sur les bourses d’échanges. Dès lors, les individus placent toujours leur loyauté soit dans Tether, soit dans l’établissement bancaire qui contrôle les fonds, ce qui potentiellement incarne un risque pour des fraudes futures.  

Plusieurs faits importants

  • Tether a démarré sous le nom de « RealCoin » en juillet 2014, les dirigeants de Tether Ltd ont rebaptisé le token « Tether » en novembre de la même année. 
  • Les premiers jetons USDT furent distribués le 6 octobre 2014.
  • En 2019, le Tether a dépassé le Bitcoin en matière de volume de négociation, avec le flux quotidien et mensuel le plus élevé de toutes les pièces virtuelles sur le marché. 

Résumé 

  • Le Tether (USDT) est un stablecoin, un type de cryptomonnaie qui vise à maintenir la stabilité des valorisations au sein du marché.
  • Le token s’utilise par les investisseurs d’actifs digitaux pour éviter l’extrême volatilité des autres devises virtuelles.
  • Les jetons Tether se négocient sous le symbole USDT.
  • À l’heure de la rédaction, le nombre total des pièces USDT en circulation s’élève à 71 milliards.

Cet aCet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

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Crypto : gros plan sur Polkadot

De retour dans notre sphère des cryptomonnaies, cette semaine, nous vous suggérons d’étudier un protocole concurrent d’Ethereum, le Polkadot. Cette haute technologie qui dispose d’algorithmes « multichaîne » propose aux différentes blockchains d’échanger des informations arbitraires de manière complètement sécurisées. Le réseau qui, offre la possibilité, de créer des applications qui utilisent des données d’une chaîne de registre privé, sur une chaîne de registre publique, a séduit un grand nombre d’investisseurs dans leurs décisions d’achats. D’après la plateforme de nouvelles cryptographiques, Messari, le jeton virtuel (DOT) occupe la première position, au classement de devises alternatives les plus détenues, par les fonds de placement. 

La genèse de la plateforme Polkadot

Polkadot (sigle : DOT) est une plateforme dont la particularité permet aux blockchains de se lier, entrent-elles. La structure démarre en 2017, par l’initiative de Gavin Wood, co-fondateur et anciennement directeur technique d’Ethereum, chercheur chez Microsoft, et inventeur de l’illustre langage de programmation Solidity. Cette architecture qui est décentralisée et évolutive, fonctionne sur le consensus de la preuve d’enjeu « Proof-of-Stake ». Elle dispose d’un écosystème de chaîne parallèle et hétérogène, les « parachains » et « parathreads ». Ces maillons se connectent à la chaîne de relai principale, et par celle-ci, sont sécurisés. Elles peuvent également se lier à des structures externes grâce aux « ponts » qui permettent de se brancher à des réseaux comme bitcoin ou Ethereum. Le projet Polkadot s’appuie sur la Web3 Fondation, et la société Parity Technologies. Ces deux institutions implantées à Zoug, en Suisse, ont pour mission de rendre l’utilisation des logiciels décentralisés beaucoup plus accessible aux programmeurs. 

La face technique de Polkadot 

L’aménagement de la structure de Polkadot diffère de la plupart des réseaux cryptoactifs. L’algorithme permet de résoudre les divers problèmes techniques qui ont jusqu’à présent ralenti le développement de la technologie des pièces virtuelles. Il fonctionne sur le mécanisme de la preuve d’enjeu « Proof-of-Stake », et le système repose sur une boucle fondamentale de relai où passent toutes les opérations, et les échanges de données. À côté de cette sangle principale, il siège des chaînes autonomes parallèles, les « parachains » et « parathreads ». Les « parachains » apparaissent sous la forme de petits réseaux indépendants qui se greffent par séquence à la suite du registre de transaction centrale. Ces microréseaux sont régis par les « valideurs ». Les autres maillons latéraux de la chaîne sont nommés, les « parathreads ». Tout comme les « parachains », ces blockchains souveraines viennent se grossir à la structure majeure de la plateforme. Cependant, par analogie aux « parachains », elles ont la particularité de pouvoir accueillir plusieurs projets à la fois qui vont coexister sous la même fondation. Simplement, on peut associer les « parachains » et les « parathreads » à la souscription d’un serveur web où les « parachains » représenterait des serveurs dédiés, et les « parathreads », des serveurs mutualisés. Enfin, en se connectant à Polkadot, les créateurs peuvent protéger leur chaîne de blocs dès le premier jour.

Schéma de l’infrastructure de Polkadot. Source : cryptonews.com

Le rôle de la cryptodevise DOT

Le réseau de Polkadot emploie un système de pilotage sophistiqué. Les jetons DOT s’utilisent pour participer aux choix dans le mécanisme de gouvernance, notamment lors de dépôt de propositions, le scrutin et le cautionnement. Pour les délibérations, les détenteurs de fonds délèguent leurs pièces bloquées (leur voix) aux « valideurs » par la procédure du « staking ». Ce mécanisme permet de s’assurer que les électeurs qui possèdent le plus de fonds commandent toujours le réseau. Tous les verdicts se passent par le referendum avec des seuils de super-majorité adaptatifs et des votes d’approbation par lots. Par la suite, les individus qui ont légué leur droit de décision perçoivent un intérêt au prorata des sommes immobilisés.

Le réseau Kusama

Lancé en 2016, le réseau Kusama (sigle : KSM) permet de composer des fonctionnalités, publier, et préparer des programmes à venir sur la plateforme principale Polkadot. Les concepteurs y bénéficient de plus de souplesse lors de l’établissement de leurs projets. Ils peuvent abréger ou améliorer des parties de codes d’un logiciel, pour qu’in fine Polkadot accueille la version des applis finies. Contrairement à d’autres dispositifs d’essai, en aucun cas, l’algorithme de Kusama ne s’apparente à un « Testnet ». C’est bien au contraire, une entité autonome qui jouit d’une cryptomonnaie native, qui a une vraie valeur intrinsèque. 

La comparaison de Polkadot vs Ethereum

Polkadot 

  • La plateforme permet aux blockchains de se lier, entrent-elles.
  • Elle fonctionne grâce au mécanisme de la preuve d’enjeu « Proof-of-Stake ».
  • Le réseau est équipé d’une chaîne centrale, la chaîne de relai, et des boucles secondaires nommées « parachains » et « parathreads ».
  • Les jetons DOT s’utilisent dans le processus de gouvernance de la structure, pour les prises des décisions.
  • L’écosystème de Polkadot se sert de la blockchain Kusama comme un banc d’essai pour développer de nouveaux logiciels. 
  • La vitesse des opérations sur Polkadot se situe à 166,666 transactions par seconde (TPS).

Ethereum

  • La plateforme accepte aux programmeurs de développer des applications décentralisées, appelées « DApps ».
  • Dans sa première version, Ethereum utilise le consensus de la preuve de travail (la preuve d’enjeu PoS, remplacera ce mécanisme dans sa future mise à jour Ethereum2.0). 
  • Ethereum permet 15-20 TPS.

Des exemples de projets pertinents lancés sur Polkadot 

  • Ocean Protocol
  • Chainlink

Résumé

  • L’architecture de Polkadot a vu le jour en 2017 grâce à l’initiative de Gavin Wood, un ancien employé de Microsoft, co-fondateur d’Ethereum, et créateur du langage de programmation Solidity. 
  • Polkadot est une « crosschain » qui accepte de relier les différentes structures, entrent-elles, grâce aux « ponts ». Elle autorise des transferts pour diverses informations en toute sécurité.
  • Le réseau est équipé d’une boucle centrale, la chaîne de relai qui permet de valider des transactions, et des microréseaux secondaires nommés « parachains » et « parathreads ».
  • La cryptomonnaie native sur Polkadot se nomme DOT
  • À l’heure de la rédaction de cet article, Polkadot occupe la huitième place des plus grandes capitalisations boursières sur le marché des cryptomonnaies, totalisant 32,79 milliards de dollars. Le prix unitaire du DOT se situe à 33,11 dollars. 

Cet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

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Crypto: Gros plan sur le Cardano

Cette semaine à la poursuite de notre « tour du monde » sur le marché des crypto, nous vous proposons l’analyse de la blockchain Cardano, et de sa pièce numérique native, ADA.

Cet actif a suscité beaucoup d’intérêt auprès des investisseurs grâce à son explosion haussière mi-2021. Cette performance de plus de 1000 % a hissé la cyberdevise à la troisième place des plus grandes capitalisations boursières sur les plateformes de commerce des cryptomonnaies !

L’origine de Cardano

Propulsée en 2017 par Charles Hoskinson, l’un des co-fondateurs de la blockchain Ethereum et Bitshares ; Cardano (thicker : ADA) est une plateforme de contrat intelligent hautement évolutive et efficiente sur le plan énergétique. La blockchain fut lancée grâce aux résultats de plusieurs années de recherches entrepris par une communauté indépendante de scientifiques et d’ingénieurs, pour résoudre des problèmes existants sur le marché des cryptomonnaies : lenteur,  rigidité, et évolutivité. Pour atteindre cet objectif, le réseau déploie un consensus innovant de la preuve de participation « Proof-of-Stake (PoS) » nommée Ouroboros.

Ce processus permet aux détenteurs du jeton natif de Cardano, ADA, de disposer d’un algorithme beaucoup moins énergivore et plus évolutif. Par comparaison à la blockchain Bitcoin, ce système de vérification, ne nécessite pas des ressources de calcul du monde réel pour générer la chaîne des blocs. Enfin, le réseau améliore la notion de la preuve de participation en introduisant le concept d’époques et de valideur ou « slotleader ». La plateforme Cardano est nommée d’après Jérôme Cardan, un illustre mathématicien, et la cryptomonnaie native, ADA, est baptisée d’après Ada Lovelace, une célèbre pionnière de la science informatique.

Quels sont les aspects techniques de Cardano ?

Le code source de Cardano est développé grâce au langage de programmation Haskell. Tandis que le contrat intelligent est déployé à l’aide du langage de programmation Plutus. Ces deux langages de cryptage sont fonctionnels et hautement sécurisés, par une vérification explicite. Contrairement à la plupart des monnaies numériques, le protocole particulier du token ADA ne suit pas de « livre blanc ».

Il se base sur des principes de conception destinés à résoudre des problèmes existants sur d’autres plateformes : évolutivité, interopérabilité et conformité réglementaire. Pour cela, Cardano est souvent considéré comme une blockchain de troisième génération, car elle dispose d’une technologie qui synthétise les avantages de Bitcoin et Ethereum.

Comprendre le « processus de la validation Ouroboros » 

La procédure de validation Ouroboros subdivise séquentiellement le temps en périodes appelées époques. Ces époques sont divisées en créneaux de 20 secondes. Par la suite, le valideur est désigné par le réseau au cours d’un intervalle de temps, de telle sorte qu’il ne puisse accepter qu’un seul bloc. Cela signifie que la durée de production des blocs est d’environ 20 secondes.

« Quelles sont les conditions requises pour être le valideur ?»

Pour devenir le valideur, la détention d’un investissement d’au moins 2 % sur le réseau Cardano est requise. On nomme les personnes éligibles, les électeurs. Plus ces votants disposent de participation importante sur la plateforme, plus ils ont une chance d’être éligibles comme valideur lors d’un créneau. Quand un bloc n’est pas correctement signé lors d’un créneau, le valideur devra attendre sa réélection. 

En quoi consiste le plan de route de Cardano ?

Le plan de route de Cardano est le résumé du développement de la blockchain, organisé en cinq étapes distinctes appelées « ères » : Byron, Shelley, Goguen, Basho et Voltaire. Chacune des ères équivaut à l’implémentation de nouvelles fonctionnalités de la plateforme, et elles seront livrées à travers plusieurs mises à jour du code. Bien que les ères soient livrées séquentiellement, le travail à effectuer pour réaliser chacune d’entre elles se déroule en parallèle, grâce à la recherche, au prototypage, et l’harmonisation des différentes phases.

  • Byron : Cette ère correspond à la première étape du développement de Cardano. Elle a permis l’achat et la vente de la cryptodevise native du réseau, ADA.
  • Shelley : Cette mise à jour permet à la plateforme de disposer du consensus de la preuve de participation (PoS). Les détenteurs du token peuvent alors placer leur jeton directement ou déléguer la responsabilité de participation à quelqu’un d’autre.
  • Goguen : Actuellement, le réseau se situe dans l’ère Goguen. L’objectif principal de cette ère est le déploiement de la fonctionnalité de contrat intelligent « smartcontracts ».
  • Basho : À ce stade, la plateforme deviendra évolutive et introduira des fonctionnalités de chaînes latérales « sidechain » et l’interopérabilité.
  • Voltaire : C’est l’étape finale du développement de Cardano. Lors de cette mise à niveau, l’ensemble du réseau migrera vers une plateforme décentralisée et entièrement autonome.

La comparaison Cardano vs Bitcoin

Cardano

  • Plateforme de contrat intelligent hautement évolutive, développée grâce à une roadmap organisée en cinq étapes.
  • Le réseau utilise la preuve de participation « Proof-of-Stake » pour valider la chaîne de blocs.
  • La cryptodevise native, ADA, ne suit pas de « livre blanc ». Elle est capée à 45 milliards d’unités. 
  • La technologie sous-jacente de Cardano permet de résoudre des problèmes existants sur le marché des cryptomonnaies.

Bitcoin

  • Pionnière des cryptomonnaies. Le token est capé à 21 millions d’unités.
  • L’actif numérique utilise le consensus de la preuve de travail « Proof-of-Work » pour valider la chaîne des blocs.

Quelques faits importants concernant Cardano

  • En 2017, IOHK, l’entreprise derrière Cardano, a aidé l’université d’Édimbourg à lancer la Blockchain Technology Laboratory.
  • En date du 29 avril 2021, Cardano dévoile un partenariat avec le gouvernement éthiopien afin de connecter et identifier près de 5 millions d’étudiants.
  • La blockchain Cardano est toujours en développement, et elle déploiera ce mois de septembre 2021, la technologie de contrats intelligents grâce à la mise à jour Alonzo.

En résumé

  • Cardano est l’une des plus grandes capitalisations boursières sur le marché des cryptomonnaies, lancée par Charles Hoskinson.
  • Le consensus Ouroboros améliore la preuve de participation en introduisant le concept d’époques et valideur ou « slotleader ».
  • Le jeton natif de Cardano est nommé ADA.
  • La plateforme est développée grâce au langage de programmation Haskell (pour son code source) et Plutus (pour ses contrats intelligents).
  • Les mises à jour de Cardano sont supervisées par des scientifiques, et divisées en cinq « ères » : Byron, Shelley, Goguen, Basho et Voltaire. Actuellement, nous nous situons dans l’ère Goguen.
  • Le token s’échange à 2,80 dollars, à l’heure de la rédaction de cet article.

« Le Bitcoin est une anarchie, et l’Ethereum est le royaume ultime. » Charles Hoskinson

Rédacteur: JEAN GOY

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CRYPTO : gros plan sur Ripple

Cher lectorat, cette semaine dans la poursuite de notre « tour du monde » sur le marché des cryptos, nous vous proposons de démystifier la société controverse Ripple Labs et son jeton natif, le XRP. 

Les prémices de la société Ripple 

Ripple Labs (ticker crypto : XRP) est une société américaine fondée en 2012 par Chris Larsen et Jed McCaleb. C’est une plateforme qui a pour mission de simplifier les échanges monétaires internationaux pour les clients particuliers, les entreprises et les banques. La technologie sous-jacente de ce système s’apparente à la méthode de SWIFT. Cependant, pour le transfert de fonds transocéaniques (en temps réel), le versement se fait ici sans frais de correspondance qui y sont associés. Les paiements sont irréversibles, et il n’y a pas de rejet de débit, les opérations sont cryptées de bout en bout de sorte que les données restent anonymes et sécurisées tout au long du processus. Le XRP, quant à lui, est le jeton numérique natif de la structure RippleNet. Sa fonction primaire consiste à servir de pont monétaire lorsque l’échange direct entre deux paires de devises rarement négociées n’est pas disponible. L’algorithme d’orientation privilégie toujours le chemin le plus rapide et le moins coûteux. 

Quels sont les fondamentaux de l’XRP ? 

Le token cryptographique XRP sert d’intermédiaire lors des transactions dans le monde entier sur la plateforme de paiement numérique appelée RippleNet. Le réseau fonctionne par échange des devises d’un expéditeur vers un destinataire qui peut, in fine, convertir en temps réel les XRP en une monnaie fiduciaire différente. Contrairement au bitcoin ou l’ethereum, ces jetons n’ont pas été créés par le « minage », mais ont été « pré-minés » par les fondateurs et mis en circulation lors de la phase de lancement du projet. C’est le conseil d’administration de la société Ripple Labs et ses dirigeants qui détiennent la majorité des fonds. Cette spécificité inhérente de l’entreprise lui a été reprochée dans la sphère des cryptos. Néanmoins, elle est souvent appréciée par la plupart des établissements bancaires classiques, qui y voient un argument de stabilité financière. Le système est déjà utilisé par des institutions telles que Bank of America pour traiter les transferts internationaux. 

Aujourd’hui, la société Ripple connaît un succès grandissant, elle attire l’attention de plusieurs investisseurs et a conclu plusieurs partenariats sérieux notamment en Asie et en Australie. Sa méthode de paiement est la plus populaire pour effectuer des transferts transfrontaliers, par exemple en Extrême-Orient. La plateforme d’échange dispose d’un large réseau de distribution, et cela ne détériore pas sa sécurité, qui est l’une des meilleures parmi tous les actifs digitaux. Enfin, pour couronner le succès de cette structure, le XRP se classe à la septième position des plus grosses capitalisations boursières sur le marché des cryptos avec plus de 25 milliards de dollars US. Actuellement, le jeton se négocie à 0,6 $ (0,55 €). 

Bataille judiciaire interminable contre la Securities and Commission of Exchange (SEC)

En 2020, la Security and Commission of Exchange (SEC), l’un des deux plus gros régulateurs des marchés boursiers aux États-Unis, a intenté un procès contre la firme. Dans ses allégations, l’agence américaine accuse les dirigeants de la société Ripple Labs d’avoir levé plus de 1,3 milliard de dollars lors de la vente de valeurs mobilières sans licence, à savoir le XRP. Les patrons de Ripple se défendent sur ce choix de la SEC qui selon eux ne classe pas des actifs tel que le bitcoin ou ethereum dans la même catégorie. En effet, la SEC considère ces actifs comme suffisamment décentralisés pour ne pas être labélisés de « securities ». 

Dans cette affaire, il y a lieu de penser que le XRP présente toutes les caractéristiques d’une valeur mobilière puisque les 100 millions de jetons ont été générés en un seul coup. De plus, la majorité des fonds sont détenus par la société Ripple Labs et ses dirigeants.  

XRP vs Bitcoin : similarités et différences

Similarités

–       Les deux sont des cryptomonnaies échangeables qui utilisent la technologie de la cryptographie.

Différences 

–       Ripple est un système de paiement décentralisé qui garantit des opérations plus rapides que celles proposées par le Bitcoin ou l’Ethereum ; les transactions cryptographiques sont signées, libellées dans une devise fiduciaire différente ou dans la monnaie interne du réseau (XRP) ; 

–       Contrairement à bitcoin, les jetons de Ripple n’utilisent pas la technologie sous-jacente à la blockchain ; 

–       La plateforme Ripple est toujours détenue et exploitée par une entreprise privée.

En résumé 

Ripple souvent confondu avec sa cryptomonnaie native XRP est une société technologique lancée en 2012 par ses fondateurs Chris Larsen et Jed McCaleb. Son objectif consiste à simplifier les envois de fonds transfrontaliers entre les individus, les entreprises via RippleNet. Le jeton XRP sert d’intermédiaire lorsque l’échange direct entre des pairs de devises différentes n’est pas disponible. 

La Federal Reserve Bank of Boston a écrit : « l’adoption de réseaux distribués, tels que Ripple, peut aider l’industrie [bancaire] à réaliser un traitement plus rapide, ainsi que des gains d’efficacité pour les paiements internationaux et la correspondance bancaire ».

Cet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

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Cryptos : gros plan sur l’Ethereum

Dans notre premier article sur le tour du monde des cryptomonnaies, nous avions abordé le sujet de la Blockchain bitcoin et de la manière dont elle a suscité de l’intérêt pour toute une série de technologies. Aujourd’hui, nous vous proposons de plonger au cœur des altcoins (les cryptomonnaies alternatives), et plus particulièrement à la Blockchain Ethereum, la deuxième plus grosse capitalisation boursière sur le marché des cryptos.

Les origines d’Ethereum

L’Ethereum (ticker : « ETH ») est une blockchain publique, code ouvert ou « open source », présentée en 2013 par le programmeur Vitalik Buterin. Celle-ci fonctionne grâce au consensus de la preuve de travail appelé « proof-of-work ». La plateforme permet aux programmeurs de développer des applications décentralisées, appelées « DApps » (constituées par l’ensemble des contrats intelligents) dans un environnement de calcul, de programmation et de traitement informatique public et décentralisé.

De son côté, le contrat intelligent est un programme autonome qui fonctionne sur la blockchain Ethereum. Lorsqu’il est activé, le contrat permet d’exécuter automatiquement des opérations prévues, sans intervention humaine. Il est fréquemment utilisée dans des transactions financières, comme par exemple l’application automatique de termes d’une police d’assurance, l’établissement des baux de logement sans agent immobilier, ou encore lors de transferts d’argent. 

En contrepartie, les personnes qui contribuent et mettent à disposition de la blockchain leur puissance de calcul informatique perçoivent une rémunération appelée « GAS » (Gaz en français).

Aujourd’hui, l’écosystème Ethereum est florissant avec plus de 3 000 applications décentralisées alimentées par une forte communauté. De plus, la cryptomonnaie native du réseau (l’ether) figure à la première place du classement des capitalisations boursières en altcoins, affichant un montant de plus de 200 milliards de dollars en juillet 2021.

Les promesses d’Ethereum 2.0

Le succès de cette monnaie virtuelle implique également quelques contraintes. En effet, Le nombre grandissant d’applications décentralisées sur la blockchain Ethereum contribue à la lenteur du réseau et augmente les frais de transactions. Afin de régler ces problèmes, plusieurs programmeurs (dont Vitalik Buterin) ont amorcé un ensemble de mises à jour visant à augmenter la vitesse et améliorer la sécurité du réseau. Dans le cadre de ces mises à niveau, ils offrent la possibilité aux détenteurs d’ETH le droit de bloquer leurs fonds sur les plateformes d’échange pour aider à sécuriser le lancement du nouveau réseau Ethereum 2.0. En échange de leur participation, une récompense est prévue au prorata des sommes déposées, pour autant qu’elles n’ont pas été retirées avant un certain temps. 

Le graphique de prix, les statistiques de marchés pour l’Ethereum 2.0 seront similaires au marché précédent. Cette nouvelle version d’Ethereum remplacera le consensus de la preuve de travail ou « proof-of-work » par le consensus de la preuve d’enjeu ou « proof-of-stake ». 

Proof-of-stake = Le consensus de la preuve d’enjeu (proof-of-stake) est un mécanisme qui demande à l’utilisateur (nœuds du réseau) de prouver la possession d’une certaine quantité de cryptomonnaies concernées « leur participation » afin de valider des blocs supplémentaires dans la chaîne de bloc et de prétendre à une récompense. 

Bitcoin vs Ethereum : quelques similarités et différences 

Bien que les deux blockchains partagent plusieurs similarités, elles sont fondamentalement différentes. En voici quelques nues : 

Similarités

  • Les deux blockchains disposent d’une cryptomonnaie native utilisable comme moyen de paiement sur les différentes plateformes d’échange. 
  • Dans sa première version, la blockchain Ethereum tout comme son « aînée » Bitcoin, utilise le consensus de la preuve de travail (cette caractéristique est remplacée par la preuve d’enjeu dans sa mise à jour Ethereum2.0). 
  • Toutes les deux utilisent un système décentralisé d’ordinateurs qui partagent un registre cumulatif des transactions — la blockchain.
  • Pour valider les transactions et sécuriser leur réseau, elles s’appuient sur les membres de leur communauté (les mineurs). 

Différences 

  • Le nombre total de bitcoins est capé à 21 millions d’unités. Ce nombre est illimité pour l’Ethereum.
  • À la différence du Bitcoin dont le développement s’est focalisé sur l’aspect purement monétaire, le réseau Ethereum a vocation à déployer des contrats intelligents (smartcontracts) et des applications décentralisées appelées « DApps ».
  • Le temps de blocage pour valider une transaction est plus court sur l’Ethereum (quelques secondes) que sur le Bitcoin (quelques minutes). 

En résumé

L’Ethereum (ETH) est une blockchain publique et « open source » qui se caractérise par le consensus de la preuve de travail (« proof-of-work ») dans sa première version et par la preuve d’enjeu (« proof-of-stake ») dans sa nouvelle version 2.0. Elle permet aux programmeurs de développer des applications décentralisées, appelées « DApps » constituées par un ensemble des contrats intelligents. Aujourd’hui, l’écosystème Ethereum est florissant avec plus de 3 000 applications alimentées par une forte communauté et figure à la première place du classement des capitalisations boursières en altcoins.

Cet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

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Parlons Cryptos : gros plan sur la Blockchain bitcoin

Cet été, vous avez sûrement entendu parler du Bitcoin. Qu’il s’agisse de son rallye haussier (avec son pic à 63 000 dollars) puis baissier ou de sa légitimité en tant que moyen de paiement, il était au cœur de l’actualité financière. Peut-être que certains d’entre vous en possèdent déjà tandis que d’autres ont encore du mal à se faire une idée sur la légitimité de ce type d’investissement. Dans cet article, nous analysons pour vous la technologie derrière le Bitcoin et répondons aux questions fréquemment posées sur le net. Lisez jusqu’au bout, c’est passionnant !

Les origines du Bitcoin

Le Bitcoin (abrégé en « BTC ») est la première cryptomonnaie. Elle fut rendue publique le 31 octobre 2008 à la suite de la publication d’un livre blanc (bitcoin : A peer-to-peer Electronic Cash System) par une personne ou par un groupe au pseudonyme de Satoshi Nakamoto, dont l’identité n’a jamais pu être vérifiée. Ce livre blanc est disponible en ligne gratuitement sur le site internet de la monnaie digitale Bitcoin.org.

Le livre blanc du bitcoin est un document qui a pour but est de présenter un projet comme une STO [Security token offering], ou une Offre initiale d’échange [Initial exchange offering] sur une Blokchain. La nouvelle cryptomonnaie ou le token [soit la fonction et les mécanismes économiques proposés], le nombre de tokens à créer, l’équipe constituée, la roadmap, ainsi que la répartition prévue de l’utilisation des fonds y sont renseignés. 

Le premier bloc, le Bloc de Genèse ou « Genesis Block », a été miné par Satoshi Nakamoto lui-même le 3 janvier 2009. La plus petite unité du Bitcoin est le Satoshi et fonctionne sur la blockchain Bitcoin. Généralement, on différencie la cryptomonnaie de la Blockchain en l’écrivant par une lettre minuscule « b » alors que sa Blockchain s’écrit en lettre majuscule « B ». 

Depuis, la popularité de ce nouvel actif n’a cessé de croître quand plusieurs investisseurs ont réalisé son potentiel de réserve de valeur d’où le surnom d’« or numérique ». L’objectif du bitcoin est d’être une alternative à la monnaie fiduciaire classique, il permet de procéder à des transactions sans intermédiaires financiers et offre des coûts moins élevés que ceux des banques traditionnelles. 

Qu’est-ce que la Blockchain bitcoin ? 

La Blockchain bitcoin est une collection de blocs dans laquelle chaque bloc correspond à une transaction. Elle est assimilée à un grand livre ou à un registre ouvert et accessible (pour une blockchain publique, avec ou sans système de permission) ou privé/confidentiel (également avec ou sans système de permission), crypté (parfois anonymisé), immuable et infalsifiable, tout cela en une seule technologie ! Les blocs s’accumulent au fil du temps dans une configuration qui rend n’importe lequel d’entre eux consultable à tout moment. Lorsque la blockchain fonctionne sur le mécanisme du consensus, dit « preuve de travail » ou « Proof-of-Work » (PoW), les blocs sont validés par des nœuds du réseau appelés mineurs. Autrement dit, vous pouvez considérer la blockchain Bitcoin comme un grand registre où toutes les transactions sont, consultables à tout moment, validées et enregistrées définitivement par des nœuds du réseau.

Comprendre le processus de preuve de travail ou « Proof-of-Work » 

Le minage d’une cryptomonnaie ne correspond à rien au minage physique d’une ressource naturelle. Il s’apparente à un processus par le biais duquel des nœuds d’un réseau [les mineurs] vérifient chaque nouvelle transaction. Ensuite, les données sont ajoutées et stockées sur la Blockchain. La preuve de travail est un mécanisme où les mineurs, grâce à leur puissance de calcul informatique importante, sécurisent et valident des transactions sur la blockchain contre une rémunération dans la cryptomonnaie concernée. 

En résumé 

Le bitcoin est une monnaie numérique rendue publique fin 2008 par son créateur Satoshi Nakamoto ; il fonctionne grâce à la technologie de la Blockchain Bitcoin et se caractérise par le consensus de preuve de travail « proof-of-work » qui permet à des nœuds du réseau [les mineurs] de valider des transactions et de sécuriser le réseau à l’aide d’une grande puissance de calcul délivré par un ou plusieurs ordinateurs. Il a été créé comme alternative à la monnaie fiduciaire afin de permettre des transactions sans intermédiaires financiers et réduire les coûts. Il a gagné en succès en tant qu’investissement alternatif auprès des amoureux de la finance, lorsque ceux-ci ont compris son potentiel de réserve de valeur. 

Cet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi

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Parlons Cryptos : Top 10 des capitalisations boursières en 2021

La capitalisation boursière d’une société, qu’est-ce que c’est ?  

La capitalisation boursière d’une société est la valorisation au prix de marché de toutes ses actions en circulation. Elle correspond au prix qu’il faudrait payer pour acheter la totalité des actions de ladite société à leur cours de marché actuel. Elle prend en compte le volume de demande de ces actions. Pour les cryptomonnaies, la capitalisation boursière correspond simplement au prix d’achat de la crypto que multiplie la quantité mise en circulation.

Par exemple, pour un prix de $500 et une quantité mise en circulation de 1000 unités, la capitalisation boursière de la crypto s’élève à $500 000.

Le Top 10 de capitalisations boursières sur le marché des cryptos 

1. Bitcoin (BTC) – 579 milliards

2. Ethereum (ETH) – 203 milliards

3. Tether (USDT)– 62 milliards

4. Binance Coin (BNB) – 41 milliards 

5. Cardano (ADA) – 39 milliards 

6. Dogecoin (DOGE) – 30,7 milliards 

7. XRP (XRP) – 27 milliards 

8. USD Coin (USDC) – 25 milliards  

9. Polkadot (DOT) – 13 milliards 

10. Uniswap (UNI) – 8,9 milliards 

Source: coinmarketcap.com

1. Bitcoin

Sans surprise c’est le Bitcoin qui arrive en tête de ce classement des 10 premières capitalisations boursières des cryptos. Le bitcoin est la crypto-monnaie de référence et la plus échangée au monde, elle représente une part massive du marché des crypto-monnaies. C’est la première crypto-monnaie qui a été présentée au public et elle dispose donc de l’infrastructure la plus développée. Elle est souvent considérée comme un précurseur dans le monde des crypto-monnaies. Elle a créé une classe d’actifs alternatifs et peut être utilisée dans des stratégies de couverture de portefeuille, en particulier pendant les marchés turbulents.

2. Ethereum

Ethereum est une plateforme permettant de créer des applications décentralisées basées sur la technologie de la blockchain et des contrats intelligents ou « smartcontract ». Un contrat intelligent applique automatiquement les termes de l’accord sur la base d’un algorithme donné. La crypto-monnaie est cotée sous le symbole ETH et est utilisée pour payer divers frais et coûts sur le réseau Ethereum.

3. Tether

Tether est une crypto-monnaie basée sur la blockchain dont les cryptomonnaies en circulation sont adossées à un montant équivalent de monnaies fiduciaires traditionnelles, comme le dollar, l’euro ou le yen japonais, qui sont détenues sur un compte bancaire désigné. Les jetons Tether, les jetons natifs du réseau Tether, s’échangent sous le symbole USDT.

4. Binance Coin

Binance Coin est la crypto-monnaie émise sur la bourse d’échange et plateforme de trading Binance, elle se négocie sous le symbole BNB. Le Binance coin fonctionnait initialement sur la blockchain Ethereum avec la norme ERC 20, mais est depuis devenu la monnaie native de la chaîne Binance. Le nombre total de jetons Binance, est plafonné à maximum 200 millions de jetons BNB.

5. Cardano 

Cardano est une plateforme blockchain de troisième génération, décentralisée, de type proof-of-stake (PoS), conçue pour être une alternative plus efficace aux réseaux de type proof-of-work (PoW). La scalabilité, l’interopérabilité et la durabilité des réseaux PoW tels qu’Ethereum sont limitées par le fardeau de l’infrastructure que représentent les coûts croissants, la consommation d’énergie et la lenteur des transactions. Cardano répond à ces problématiques, elle a été fondée par Charles Hoskinson, cofondateur d’Ethereum. Le développement du projet est supervisé et encadré par la Fondation Cardano, basée à Zug en Suisse.

6. Dogecoin 

Le dogecoin (DOGE) est une crypto-monnaie pair-à-pair et open source. Elle est considérée comme un altcoin et une cryptomonnaie « meme » presque sarcastique. Lancé en décembre 2013, Dogecoin a pour logo l’image d’un chien Shiba Inu. Bien qu’elle ait été créée apparemment comme une blague, la blockchain de Dogecoin a tout de même du mérite. Sa technologie sous-jacente est dérivée du Litecoin. Les caractéristiques notables du Dogecoin, qui utilise un algorithme script, sont son faible prix et son offre illimitée.

7. XRP 

Ripple est une technologie qui sert à la fois de crypto-monnaie et de réseau de paiement numérique pour les transactions financières. Elle a été lancée pour la première fois en 2012 ; elle a été cofondée par Chris Larsen et Jed McCaleb. Le processus principal de Ripple est un système d’échange et de transfert d’actifs pour le règlement des paiements, similaire au système SWIFT pour les transferts internationaux d’argent et de titres, qui est utilisé par les banques et les intermédiaires financiers traitant entre les devises. 

Le jeton utilisé pour la crypto-monnaie est préminé et utilise le symbole ticker XRP. Ripple est le nom de la société et du réseau et XRP est le jeton de la crypto-monnaie. L’objectif du XRP est de servir de mécanisme d’échange intermédiaire entre deux monnaies ou réseaux.

8. USD Coin

U.S. Dollar Coin, ou USDC, est un stable coin basé sur Ethereum, lancé en septembre 2018. Ses politiques, y compris ses normes techniques et financières, sont gérées par un consortium appelé CENTRE, lancé par la société de paiement pair à pair Circle et la bourse de crypto-monnaies Coinbase. L’USDC représente la monnaie fiduciaire, ou monnaie gouvernementale, sur la blockchain. Il est remboursable sur une base de 1:1 en dollars américains, émis par des institutions financières réglementées.

9. Polkadot 

Polkadot est une crypto-monnaie unique de type proof-of-stake qui vise à assurer l’interopérabilité entre les autres blockchains. Son protocole est conçu pour connecter des blockchains avec et sans permission, ainsi que des oracles, afin de permettre aux systèmes de travailler ensemble sous un même toit. L’élément central de Polkadot est sa chaîne de relais qui permet l’interopérabilité de différents réseaux. Elle permet également de créer des « parachains », ou des blockchains parallèles avec leurs propres jetons natifs pour des cas d’utilisations spécifiques.

10. Uniswap 

Uniswap est un protocole financier décentralisé qui est utilisé pour échanger des cryptomonnaies. Uniswap est également le nom de l’entreprise qui a initialement construit le protocole Uniswap. Le protocole facilite les transactions automatisées entre les jetons de crypto-monnaies sur la blockchain Ethereum grâce à l’utilisation de contrats intelligents ou « smartcontract ». 

Cet article a été rédigé par Jean Goy Mbomasi