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Bitcoin : Comment profiter de la baisse ? 

Bitcoin traverse une période de correction : après son record d’octobre 2025 à 126 000 $, il évolue désormais autour des 63 000 $. Un chiffre frappant, mais qui mérite d’être remis en contexte. 

Cette baisse est loin d’être une première. Bitcoin a connu des corrections plus sévères (-82 % en 2017, -76 % en 2021), toujours suivies de nouveaux records. Rien ne garantit qu’il en sera de même cette fois, mais ces précédents expliquent pourquoi les investisseurs positionnés sur le temps long perçoivent ces phases de baisse comme un point d’entrée, plutôt que comme un signal d’alarme.   

Autre évolution notable : si, depuis plusieurs années déjà, bitcoin permet de générer des rendements, ces solutions étaient jusqu’alors assez complexes. Désormais, des produits plus accessibles sont disponibles, et permettent à tout investisseur de générer des intérêts sur ses BTC. C’est l’un des sujets du jour, avec un autre investissement crypto trop souvent sous-estimé : les stablecoins.   

Bitcoin, un « or numérique » volatil  

La comparaison entre Bitcoin et l’or n’est pas gratuite : BTC est rare, décentralisé, et de plus en plus utilisé comme réserve de valeur en période d’incertitude monétaire.   

Simplement, tandis que l’or est un actif millénaire, bitcoin, lui, n’a que 17 ans. Alors, sa volatilité, bien que décroissante, demeure nettement supérieure à celle de l’or. Et c’est cet écart de maturité qui alimente les réticences de nombreux investisseurs. Rappelons néanmoins que la capitalisation du BTC le place parmi les 15 actifs les plus valorisés au monde.  

  

  Bitcoin se positionne à la 14e place des actifs les plus capitalisés.   

Bitcoin dans un portefeuille diversifié   

Pour la grande majorité des investisseurs, BTC n’a pas vocation à constituer le socle d’un patrimoine. C’est un actif de diversification. Une part mesurée de BTC dans un portefeuille global permet de profiter de ses performances, sans être considérablement impacté par ses corrections.  

Historiquement, bitcoin était nettement décorrélé des marchés boursiers, américains notamment. Depuis l’arrivée des ETF Spot en 2024, cette corrélation fluctue. Cependant, bitcoin étant un actif d’une nature nouvelle, il peut être corrélé à certains actifs par périodes, puis à d’autres. 

In fine, on observe que BTC suit une trajectoire qui lui est propre, c’est pourquoi le réduire à une corrélation ponctuelle avec tel ou tel actif n’est pas réellement éclairant.   

C’est, entre autres, cette spécificité qui pousse des acteurs institutionnels comme BlackRock, Morgan Stanley ou Bank of America d’y consacrer 5 à 10 % d’un portefeuille global.  

Corrélation entre les principaux actifs du 1er janvier 2020 au 1er juin 2026 (source : Ark Invest)    

Comparaison des performances sur 3, 5 et 10 ans de bitcoin, du S&P500, de l’or, du pétrole et des bons du Trésor américain (Sources : Curvo) 

Et les autres cryptomonnaies ?  

Les altcoins (toutes les cryptomonnaies hors bitcoin), bien qu’ils suivent la plupart du temps les mouvements de prix du BTC, sont nettement moins capitalisés, d’où leurs variations d’autant plus importantes. En cela, ils constituent presque une classe d’actif à part entière, encore plus risquée. C’est pourquoi ils restent généralement déconseillés aux investisseurs à la recherche d’une première exposition aux crypto-actifs.  

Investir en BTC, sans se laisser piéger par sa volatilité : adopter le bon horizon   

Les données historiques le démontrent : investir à long terme est la stratégie la plus payante. Selon une étude de Bitwise, l’un des principaux gestionnaires de cryptoactifs, ces 16 dernières années, 99,3 % des investissements qui ont détenu leur BTC durant 3 ans ont été rentables.  

Comme le démontre le schéma, la probabilité de perte augmente chaque fois que la durée de détention baisse.  Autrement dit, le temps long est la condition la plus importante pour enregistrer une plus-value.    

 Ce constat justifie une approche simple et largement documentée pour la plupart des classes d’actifs : l’investissement programmé, ou DCA (Dollar-Cost Averaging).  

Acheter un montant fixe de BTC à intervalle régulier, plutôt que d’essayer d’anticiper le meilleur moment d’achat. Cette approche présente trois avantages :  

  • Lisser son prix d’achat moyen dans le temps ;  
  • Investir de façon passive, sans surveiller le marché en continu ;  
  • Limiter les décisions émotionnelles, souvent contre-productives sur un actif volatil.  

Bitcoin génère désormais des revenus   

Historiquement, il n’existe que deux façons de « gagner » du Bitcoin : la première est de faire du minage, la deuxième est de revendre pour enregistrer une plus-value.  

Aujourd’hui, le marché des cryptoactifs a considérablement évolué et gagné en maturité. Un système financier s’est progressivement structuré autour de bitcoin, notamment des services permettant d’optimiser sa détention, plutôt que de simplement attendre une plus-value à la revente.  

Certains de ces services sont aujourd’hui bien établis (ce qui ne signifie pas pour autant qu’ils sont sans risques) et particulièrement intéressants pour les détenteurs de long terme qui ne souhaitent pas vendre. Ils permettent d’amortir les phases de baisse, et d’augmenter ses gains sur les phases de hausse. 

Comment les rendements sont-ils générés ?   

Ces rendements sont issus du lending, c’est-à-dire le prêt de BTC à des tiers emprunteurs, via une plateforme intermédiaire. C’est ce que propose Meria.   

Des revenus crypto sans volatilité : les stablecoins  

Souvent méconnus, les stablecoins sont des cryptomonnaies qui répliquent la valeur d’un actif, le plus souvent le dollar. C’est le cas de l’USDC, le stablecoin le plus capitalisé.   

L’intérêt des stablecoins réside précisément dans leur stabilité, et dans leur capacité à générer des rendements, lorsqu’ils sont investis via les mêmes mécanismes de prêt évoqués plus haut, offrant des rendements parfois plus attractifs que les livrets d’épargne classiques.  

Naturellement, cet écart de rendement s’explique par leur nature différente : pas de garantie de l’État, risque de contrepartie, ou de perte de parité. Comme pour tout investissement, l’essentiel reste alors de choisir un tiers régulé et de confiance, transparent sur les mécanismes derrière l’offre proposée. C’est le cas de Meria, qui vous permet de gagner jusqu’à 7 % sur vos USDC.    

  

Concrètement : construire votre stratégie selon votre profil  

Une fois ces principaux mécanismes compris, reste la question concrète : comment structurer une allocation crypto adaptée à votre profil ?  

Voici 3 approches simples, pour des objectifs différents :   

  • Bitcoin (BTC) : construire votre position progressivement, avec un horizon long terme, et profiter de rendements passifs ;  
  • Stablecoins (USDC) : générer un rendement régulier, tout en évitant la volatilité, et en gardant une poche de liquidité pour saisir des opportunités de marché ; 
  • Mandat de gestion : déléguer l’allocation et l’arbitrage de vos positions à des professionnels qui suivent le marché au quotidien, selon un profil de risque défini en amont.  

Une approche n’exclue pas l’autre : il est par exemple envisageable de combiner une base en bitcoin détenue sur le long terme, une poche stablecoin pour la partie « rendement passif » de votre portefeuille, et un mandat de gestion pour la partie que vous souhaitez piloter plus activement.   

Un paramètre essentiel : investir sur une plateforme régulée  

Depuis le 1er juillet, le règlement européen Markets in Crypto-Assets (MiCA) impose aux plateformes d’investissement l’obtention de l’agrément Prestataire de Services sur Crypto-Actifs (PSCA).   

Meria, plateforme d’investissement en cryptomonnaies fondée en 2017, et qui accompagne plus de 150 000 investisseurs particuliers et professionnels, a obtenu son agrément auprès de l’AMF (n°A2026-020).   

Sur Meria, vous pouvez dès à présent générer jusqu’à 2 % de rendements sur vos BTC et jusqu’à 7 % sur vos stablecoins, ou déléguer votre portefeuille via un mandat de gestion.   

Et surtout, vous entretenir avec un conseiller gratuitement et sans engagement, avant tout investissement.    

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Article rédigé en partenariat avec Meria  

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Que vérifier avant d’ouvrir un compte sur un exchange ? (Avec Bybit)

Avant d’ouvrir un compte sur un exchange crypto, il est essentiel de vérifier la sécurité, les frais, la régulation et la liquidité.

Ouvrir un compte sur une plateforme de cryptomonnaies est aujourd’hui très simple. En quelques minutes, un utilisateur peut créer un accès, déposer des fonds et commencer à acheter des actifs numériques comme le Bitcoin ou l’Ether.

Ces plateformes, appelées exchanges, jouent un rôle central dans l’écosystème crypto.

Un exchange est tout simplement une plateforme d’échange qui permet d’acheter, vendre ou échanger des cryptomonnaies contre d’autres actifs, comme des euros ou des dollars. Il s’agit de l’équivalent d’une place de marché financière, mais dédiée aux actifs numériques.

C’est par ce type de service que la majorité des utilisateurs accèdent aujourd’hui à la crypto. Mais derrière cette facilité d’accès, tous les exchanges ne se valent pas. Certains sont encadrés et sécurisés, d’autres présentent des niveaux de risque plus élevés. Avant d’y déposer de l’argent, plusieurs points doivent donc être analysés avec attention.

La régulation et le cadre légal de la plateforme

Le premier élément à vérifier est le cadre réglementaire dans lequel opère l’exchange. Une plateforme régulée dans une juridiction reconnue offre généralement un niveau de protection plus élevé pour l’utilisateur. Cela implique des obligations en matière de transparence, de lutte contre le blanchiment et de protection des fonds clients.

En Europe, certaines plateformes sont enregistrées auprès d’autorités financières nationales ou opèrent via des entités conformes aux règles locales. Cela ne garantit pas l’absence totale de risque, mais cela réduit fortement les zones d’incertitude.

À l’inverse, un exchange non régulé ou basé dans une juridiction opaque peut poser des problèmes en cas de litige, de blocage de compte ou de faillite. La régulation est donc un premier filtre essentiel, car elle détermine le niveau de recours possible pour l’utilisateur en cas de problème.

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Avant d’investir, prenez le temps de comparer la sécurité, les frais et les fonctionnalités proposées par chaque plateforme.

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La sécurité des fonds et des infrastructures

Le deuxième point concerne la sécurité. Dans l’univers crypto, les exchanges sont des cibles fréquentes de piratage. Il est donc important de comprendre comment la plateforme protège les fonds des utilisateurs.

Les bonnes pratiques incluent généralement le stockage d’une grande partie des actifs en cold storage, c’est-à-dire hors ligne, ainsi que l’utilisation de systèmes d’authentification forte comme le 2FA.

Certaines plateformes vont plus loin en publiant des preuves de réserves ou en mettant en place des assurances contre les pertes liées à des incidents techniques.

Un autre aspect à surveiller est l’historique de la plateforme. Un exchange ayant déjà subi des failles majeures ou des problèmes de retrait doit être analysé avec prudence. La sécurité ne repose pas uniquement sur la technologie, mais aussi sur la gestion globale du risque.

Les frais, la transparence et la structure des coûts

Les frais sont souvent sous-estimés lors de l’ouverture d’un compte, alors qu’ils ont un impact direct sur la performance à long terme. Un exchange peut afficher des frais de trading faibles, mais compenser par des coûts cachés sur les dépôts, les retraits ou les conversions.

Il est donc important d’analyser la structure complète des frais : frais de transaction, frais de spread, frais de retrait et éventuels frais liés aux conversions entre cryptomonnaies et monnaies fiat.

La différence entre deux plateformes peut sembler faible à court terme, mais devenir significative avec un usage régulier. La transparence est également un indicateur important. Une plateforme qui affiche clairement ses coûts inspire généralement plus de confiance qu’un exchange dont la structure tarifaire est complexe ou peu lisible.

La liquidité et la qualité d’exécution des ordres

Un autre critère souvent négligé est la liquidité. Elle correspond à la capacité d’un exchange à exécuter des ordres rapidement, sans écart important entre le prix affiché et le prix réel d’exécution.

Sur une plateforme peu liquide, un utilisateur peut subir un slippage important, c’est-à-dire un décalage entre le prix attendu et le prix obtenu. Ce phénomène est particulièrement visible lors de mouvements de marché importants ou sur des cryptomonnaies moins échangées.

La liquidité est donc un facteur clé de qualité d’exécution. Elle reflète aussi indirectement le niveau d’activité de la plateforme et la confiance des utilisateurs. La manière dont ces plateformes évoluent et se différencient devient ainsi un élément central pour comprendre l’avenir de l’écosystème crypto en Europe.

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Seul Bitcoin performe ? Comment se positionner sur le marché crypto à deux vitesses 

Alors que bitcoin a de nouveau dépassé les 106 500 dollars, le marché des cryptomonnaies demeure fragmenté. En dehors du BTC, la grande majorité des cryptomonnaies affiche des performances nettement inférieures, avec des valorisations stagnantes ou en progression marginale.

Alors, dans ce marché à deux vitesses, comment construire une allocation stratégique qui permette de capter la croissance de plusieurs crypto-actifs, tout en prenant compte des risques associés à leur degré respectif de volatilité ?  

  1. La hausse du bitcoin, de 75 000 à 105 000 dollars  

Commençons par un bref état des lieux du marché.  

Mai a débuté sous de bons auspices, porté par une reprise du prix du bitcoin, passé de 75 000 à plus de 106 500 dollars, s’approchant de son précédent sommet historique (109 00 dollars en janvier dernier). 

L’Ether (ETH) a quant à lui gagné 1 000 dollars en trois semaines. Mais malgré cette hausse, ETH reste loin de son record de 4 800 dollars atteint en novembre 2021. Toujours est-il, ce retour dans le vert insuffle un regain d’optimisme chez les investisseurs.  

Quant au reste des cryptomonnaies, que l’on appelle les « altcoins » (« cryptomonnaies alternatives » en français), une petite partie d’entre elles a également progressé, mais dans des proportions bien plus modestes. En effet, la progression globale n’est pas suffisante pour évoquer une véritable « altseason », cette phase de marché où les altcoins surpassent bitcoin. C’est justement le sujet que nous analyserons aujourd’hui.  

La dominance du bitcoin dépasse désormais les 63 %, un nouveau plus haut dans ce cycle. Cela signifie que bitcoin représente à lui seul 63 % de la valorisation totale du marché des cryptomonnaies.  

Progression de la dominance du bitcoin 

Autrement dit, le BTC est encore largement privilégié par les investisseurs. Et pour cause, Bitcoin ayant enregistré les meilleures performances ces derniers mois voire années, les investisseurs voient peu de raisons de prendre davantage de risques en s’exposant à d’autres cryptomonnaies, qui plus est si cela ne leur permet pas d’obtenir davantage de gains.  

  1. Les raisons derrière la hausse des cryptomonnaies 

Il n’y a pas une seule raison, mais plutôt un faisceau d’indices qui nous livre un début d’explication.  

La baisse des tensions entre la Chine et les États-Unis  

D’abord bien sûr, l’accalmie entre la Chine et les États-Unis. Pour les 90 prochains jours, les taxes ont été respectivement réduites : de 145 % à 30 % pour les taxes américaines sur les produits chinois, et de 125 % à 10 % pour les taxes chinoises sur les produits américains. Les marchés traditionnels comme le marché crypto ont réagi positivement à l’annonce de cette trêve.  

Les avancées réglementaires aux États-Unis  

La clarification de la régulation américaine penche en faveur des cryptomonnaies. En particulier, le projet de loi GENIUS Act consacré aux stablecoins, présenté récemment, vise à encadrer leur émission. Un cadre qui pourrait faciliter l’utilisation de ces cryptomonnaies stables de plus en plus plébiscitées par les géants de la finance eux-mêmes comme Mastercard, Visa, PayPal, Société Générale, et bien d’autres.  

L’entrée en fonction d’un président de la SEC favorable aux cryptomonnaies 

Le 21 avril 2025, Paul Atkins a officiellement pris la tête de la Securities and Exchance Commission (SEC), s’engageant à faire des USA « le lieu le plus sûr au monde pour investir et faire des affaires ». Durant son mandat, Atkins devra notamment se prononcer sur plusieurs dizaines de demandes d’ETFs crypto. Des réponses positives pourraient être des catalyseurs pour les cryptomonnaies concernées, parmi lesquelles XRP, SOL, LIT, et bien d’autres.  

L’ensemble de ces nouvelles positives s’est traduit par des flux nets entrant positifs sur les ETFs bitcoin, signalant l’intérêt renforcé des investisseurs institutionnels pour cet actif.  

Évolution des flux sur les ETF Bitcoin depuis janvier 2024 

Coinglass  

Pourtant, à l’heure actuelle, le marché des cryptomonnaies reste fragmenté. En dehors de bitcoin, la majorité des cryptomonnaies affichent des performances bien plus modestes.  

Cette dynamique soulève une question essentielle : pourquoi les altcoins — toutes les cryptomonnaies autres que Bitcoin — peinent-ils à suivre le rythme, alors même que les conditions semblent favorables à un bull run ? 

  1. Pourquoi les autres cryptomonnaies ne performent-elles pas ?  

Le fonctionnement du marché crypto   

Rappelons que, comme sur les marchés actions, les cryptomonnaies sont hiérarchisées selon leur capitalisation : high cap, mid cap, low cap. Aujourd’hui, bitcoin est le crypto-actif le plus capitalisé, le plus liquide et le moins volatil. Il est le seul à bénéficier d’une véritable confiance de la part des institutionnels et concentre donc une part écrasante de la demande.  

Derrière lui, l’ETH, deuxième cryptomonnaie la plus capitalisée du marché, convainc beaucoup d’investisseurs également, notamment en raison de son rôle central dans l’écosystème blockchain. Rappelons en effet que la blockchain Ethereum est la fondation indispensable à bien des projets construits sur celle-ci. Pourtant, contrairement aux cycles précédents, ETH ne surperforme pas BTC. Et les altcoins, eux, restent encore plus en retrait.  

Cette faible performance surprend, car historiquement, les marchés haussiers étaient marqués d’un schéma identifiable : Bitcoin initiait le mouvement, suivi par Ethereum, puis par une phase d’euphorie sur les altcoins — communément appelée « altseason ». Ce schéma semble aujourd’hui s’être interrompu. 

Schéma historique d’une « altseason » :  
Quand et comment la liquidité se répartit sur les différents articles 

Trois raisons significatives à la sous-performance des altcoins  

La dominance de Bitcoin : Avec une dominance supérieure à 63 %, Bitcoin accapare la majorité de la capitalisation totale du marché. Or, historiquement, une véritable « altseason » n’a eu lieu que lorsque cette domination recule, libérant des flux vers des actifs plus risqués. 

La concentration des flux institutionnels sur les ETFs : Les investissements institutionnels, bien que croissants, se concentrent sur les actifs pour lesquels les véhicules réglementés — tels que les ETF — existent. Ce biais favorise mécaniquement Bitcoin, et dans une moindre mesure Ethereum.  

De surcroît, investir via des ETFs ne permet pas une agilité aussi importante que celle dont bénéficient les investisseurs interagissant directement via leur propre portefeuille directement sur la blockchain. En d’autres termes, les réallocations sont limitées via les ETF.  

Une offre démesurée par rapport à la demande : Depuis 2024, le nombre de cryptomonnaies en circulation (plus de 44 millions, toutes blockchains confondues) dépasse très largement la demande qui, elle, reste limitée. Le marché regorge de projets, souvent concurrents sur un même segment d’usage.

La demande n’étant pas aussi importante, cette abondance ne permet pas à chaque token de se valoriser. Seuls quelques projets tirent leur épingle du jeu, et les autres peinent à capter la liquidité nécessaire à leur croissance. 

Évolution du nombre de cryptomonnaies depuis 2021 

Les quelques altcoins qui parviennent bel et bien à tirer leur épingle du jeu sont la plupart du temps les plus capitalisés au sein d’une même « narrative ».  

Une narrative, dans le jargon crypto, désigne un sous-segment de l’écosystème rassemblant des projets axés sur un même cas d’usage ou une même problématique. 

  1. Seuls les leaders de quelques narratives performent 

Parmi les altcoins, seuls les leaders des segments les plus porteurs — ou « narratives » — enregistrent une performance significative. Les narratives les plus profitables ont tendance à évoluer au fil des cycles de marché, mais tandis que certaines sont passagères, d’autres sont plus établies et continuent de se développer depuis plusieurs années.  

Voici quelques exemples de narratives structurantes qui concentrent la majeure partie de la demande : 

  • La finance décentralisée (DeFi) : en expansion constante depuis 2019, elle ambitionne de recréer l’infrastructure financière traditionnelle sur la blockchain.  
    (La DeFi représente 118 milliards de dollars de capitalisation) 
  • La tokenisation d’actifs réels (RWA) : elle permet de représenter des actifs du monde réel — immobilier, actions, matières premières, etc. — sur la blockchain, favorisant ainsi l’efficacité et le suivi des transactions. 
    (Les RWA représentent 41,7 milliards de dollars de capitalisation) 
  • Les stablecoins : ces cryptomonnaies indexées sur des devises fiat connaissent une croissance continue depuis 2020. Leur capitalisation est passée de 14 milliards à plus de 240 milliards de dollars en cinq ans. 
  • L’intelligence artificielle appliquée à la blockchain : une tendance émergente depuis 2021, avec un fort potentiel spéculatif et technologique. 
    (L’IA représente 29,8 milliards de dollars de capitalisation) 

Dans chacun de ces secteurs, seuls les projets les plus robustes — ceux disposant d’un produit fonctionnel, d’un avantage compétitif clair et d’une traction utilisateur réelle — parviennent à attirer durablement des capitaux. 

Ce bref état des lieux des altcoins nous permet de constater qu’à l’heure actuelle, il semble moins risqué pour un investisseur de se concentrer sur le.s vainqueur.s d’une narrative porteuse, plutôt que sur les plus petites capitalisations. Du moins, pour un investisseur qui souhaite diversifier son portefeuille.  

  1. Quelle stratégie adopter pour diversifier un portefeuille au-delà de BTC et ETH  ? 

Comme pour toute classe d’actif, le degré de diversification d’un portefeuille dépend avant tout du profil de l’investisseur concerné et de son aversion au risque. Vous l’aurez compris, moins une cryptomonnaie est capitalisée, plus ses variations sont importantes, donc plus le risque de perte en capital l’est également.  

Voici quelques pistes pour orienter une allocation stratégique : 

Bitcoin est désormais perçu comme une réserve de valeur émergente. Le BTC se prête à une approche d’investissement long terme et passive, par exemple via des achats récurrents (stratégie DCA – dollar cost averaging). En cela, Bitcoin est la cryptomonnaie qui s’adresse à la plupart des profils investisseurs.  

Ether, bien que volatil, conserve un potentiel technologique significatif. Il peut être un actif stratégique à moyen terme, mais sa place dans un portefeuille doit être pondérée selon le profil de risque de son détenteur.  

Lesaltcoins sont davantage des opportunités d’investissement à court et à moyen terme. Leur forte volatilité implique une gestion active : sélection rigoureuse des projets, surveillance des flux, prises de bénéfices régulières. L’objectif est de maximiser l’exposition aux tendances porteuses tout en restant attentif aux risques liés à la volatilité. 

Enfin, quelle que soit la nature de l’actif, il convient de rappeler que les corrections font partie intégrante du cycle de marché. Une gestion prudente — sécurisation progressive des plus-values, rééquilibrage de portefeuille, et réactivité lors des phases de baisse — reste indispensable.  

  1. Conclusion : vers une transformation structurelle du marché des cryptomonnaies  

Le marché crypto entre dans une phase de maturité : les flux institutionnels s’intensifient, les cadres réglementaires s’éclaircissent, et la logique auparavant essentiellement spéculative cède peu à peu la place à une gestion d’allocation raisonnée. Dans ce nouvel environnement, Bitcoin s’impose comme un actif stratégique, de plus en plus perçu comme une réserve de valeur émergente.

Même avec une faible pondération, il peut légitimement intégrer un portefeuille diversifié. À l’inverse, les altcoins requièrent une approche plus tactique et sélective, car seuls quelques projets solides, positionnés sur des narratives porteuses, attirent durablement le capital. Désormais, plus qu’un simple pari sur la technologie, investir dans ces plus petites cryptomonnaies exige une lecture fondamentale du risque, des usages et des flux. 


Article rédigé par Meria  

Meria est une plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin. Meria vous permet d’acheter, d’échanger et d’investir vos cryptomonnaies afin de générer des rendements passifs et réguliers. Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016). 

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Crypto: Gros plan sur le Cardano

Cette semaine à la poursuite de notre « tour du monde » sur le marché des crypto, nous vous proposons l’analyse de la blockchain Cardano, et de sa pièce numérique native, ADA.

Cet actif a suscité beaucoup d’intérêt auprès des investisseurs grâce à son explosion haussière mi-2021. Cette performance de plus de 1000 % a hissé la cyberdevise à la troisième place des plus grandes capitalisations boursières sur les plateformes de commerce des cryptomonnaies !

L’origine de Cardano

Propulsée en 2017 par Charles Hoskinson, l’un des co-fondateurs de la blockchain Ethereum et Bitshares ; Cardano (thicker : ADA) est une plateforme de contrat intelligent hautement évolutive et efficiente sur le plan énergétique. La blockchain fut lancée grâce aux résultats de plusieurs années de recherches entrepris par une communauté indépendante de scientifiques et d’ingénieurs, pour résoudre des problèmes existants sur le marché des cryptomonnaies : lenteur,  rigidité, et évolutivité. Pour atteindre cet objectif, le réseau déploie un consensus innovant de la preuve de participation « Proof-of-Stake (PoS) » nommée Ouroboros.

Ce processus permet aux détenteurs du jeton natif de Cardano, ADA, de disposer d’un algorithme beaucoup moins énergivore et plus évolutif. Par comparaison à la blockchain Bitcoin, ce système de vérification, ne nécessite pas des ressources de calcul du monde réel pour générer la chaîne des blocs. Enfin, le réseau améliore la notion de la preuve de participation en introduisant le concept d’époques et de valideur ou « slotleader ». La plateforme Cardano est nommée d’après Jérôme Cardan, un illustre mathématicien, et la cryptomonnaie native, ADA, est baptisée d’après Ada Lovelace, une célèbre pionnière de la science informatique.

Quels sont les aspects techniques de Cardano ?

Le code source de Cardano est développé grâce au langage de programmation Haskell. Tandis que le contrat intelligent est déployé à l’aide du langage de programmation Plutus. Ces deux langages de cryptage sont fonctionnels et hautement sécurisés, par une vérification explicite. Contrairement à la plupart des monnaies numériques, le protocole particulier du token ADA ne suit pas de « livre blanc ».

Il se base sur des principes de conception destinés à résoudre des problèmes existants sur d’autres plateformes : évolutivité, interopérabilité et conformité réglementaire. Pour cela, Cardano est souvent considéré comme une blockchain de troisième génération, car elle dispose d’une technologie qui synthétise les avantages de Bitcoin et Ethereum.

Comprendre le «processus de la validation Ouroboros» 

La procédure de validation Ouroboros subdivise séquentiellement le temps en périodes appelées époques. Ces époques sont divisées en créneaux de 20 secondes. Par la suite, le valideur est désigné par le réseau au cours d’un intervalle de temps, de telle sorte qu’il ne puisse accepter qu’un seul bloc. Cela signifie que la durée de production des blocs est d’environ 20 secondes.

« Quelles sont les conditions requises pour être le valideur ?»

Pour devenir le valideur, la détention d’un investissement d’au moins % sur le réseau Cardano est requise. On nomme les personnes éligibles, les électeurs. Plus ces votants disposent de participation importante sur la plateforme, plus ils ont une chance d’être éligibles comme valideur lors d’un créneau. Quand un bloc n’est pas correctement signé lors d’un créneau, le valideur devra attendre sa réélection. 

En quoi consiste le plan de route de Cardano ?

Le plan de route de Cardano est le résumé du développement de la blockchain, organisé en cinq étapes distinctes appelées « ères » : Byron, Shelley, Goguen, Basho et Voltaire. Chacune des ères équivaut à l’implémentation de nouvelles fonctionnalités de la plateforme, et elles seront livrées à travers plusieurs mises à jour du code. Bien que les ères soient livrées séquentiellement, le travail à effectuer pour réaliser chacune d’entre elles se déroule en parallèle, grâce à la recherche, au prototypage, et l’harmonisation des différentes phases.

  • Byron : Cette ère correspond à la première étape du développement de Cardano. Elle a permis l’achat et la vente de la cryptodevise native du réseau, ADA.
  • Shelley : Cette mise à jour permet à la plateforme de disposer du consensus de la preuve de participation (PoS). Les détenteurs du token peuvent alors placer leur jeton directement ou déléguer la responsabilité de participation à quelqu’un d’autre.
  • Goguen : Actuellement, le réseau se situe dans l’ère Goguen. L’objectif principal de cette ère est le déploiement de la fonctionnalité de contrat intelligent « smartcontracts ».
  • Basho : À ce stade, la plateforme deviendra évolutive et introduira des fonctionnalités de chaînes latérales « sidechain » et l’interopérabilité.
  • Voltaire : C’est l’étape finale du développement de Cardano. Lors de cette mise à niveau, l’ensemble du réseau migrera vers une plateforme décentralisée et entièrement autonome.

La comparaison Cardano vs Bitcoin

Cardano

  • Plateforme de contrat intelligent hautement évolutive, développée grâce à une roadmap organisée en cinq étapes.
  • Le réseau utilise la preuve de participation « Proof-of-Stake » pour valider la chaîne de blocs.
  • La cryptodevise native, ADA, ne suit pas de « livre blanc ». Elle est capée à 45 milliards d’unités. 
  • La technologie sous-jacente de Cardano permet de résoudre des problèmes existants sur le marché des cryptomonnaies.

Bitcoin

  • Pionnière des cryptomonnaies. Le token est capé à 21 millions d’unités.
  • L’actif numérique utilise le consensus de la preuve de travail « Proof-of-Work » pour valider la chaîne des blocs.

Quelques faits importants concernant Cardano

  • En 2017, IOHK, l’entreprise derrière Cardano, a aidé l’université d’Édimbourg à lancer la Blockchain Technology Laboratory.
  • En date du 29 avril 2021, Cardano dévoile un partenariat avec le gouvernement éthiopien afin de connecter et identifier près de 5 millions d’étudiants.
  • La blockchain Cardano est toujours en développement, et elle déploiera ce mois de septembre 2021, la technologie de contrats intelligents grâce à la mise à jour Alonzo.

En résumé

  • Cardano est l’une des plus grandes capitalisations boursières sur le marché des cryptomonnaies, lancée par Charles Hoskinson.
  • Le consensus Ouroboros améliore la preuve de participation en introduisant le concept d’époques et valideur ou « slotleader ».
  • Le jeton natif de Cardano est nommé ADA.
  • La plateforme est développée grâce au langage de programmation Haskell (pour son code source) et Plutus (pour ses contrats intelligents).
  • Les mises à jour de Cardano sont supervisées par des scientifiques, et divisées en cinq « ères » : Byron, Shelley, Goguen, Basho et Voltaire. Actuellement, nous nous situons dans l’ère Goguen.
  • Le token s’échange à 2,80 dollars, à l’heure de la rédaction de cet article.

« Le Bitcoin est une anarchie, et l’Ethereum est le royaume ultime. » Charles Hoskinson

Rédacteur: JEAN GOY