Catégories
Cryptomonnaies Nos analyses

Seul Bitcoin performe ? Comment se positionner sur le marché crypto à deux vitesses 

Alors que bitcoin a de nouveau dépassé les 106 500 dollars, le marché des cryptomonnaies demeure fragmenté. En dehors du BTC, la grande majorité des cryptomonnaies affiche des performances nettement inférieures, avec des valorisations stagnantes ou en progression marginale.

Alors, dans ce marché à deux vitesses, comment construire une allocation stratégique qui permette de capter la croissance de plusieurs crypto-actifs, tout en prenant compte des risques associés à leur degré respectif de volatilité ?  

  1. La hausse du bitcoin, de 75 000 à 105 000 dollars  

Commençons par un bref état des lieux du marché.  

Mai a débuté sous de bons auspices, porté par une reprise du prix du bitcoin, passé de 75 000 à plus de 106 500 dollars, s’approchant de son précédent sommet historique (109 00 dollars en janvier dernier). 

L’Ether (ETH) a quant à lui gagné 1 000 dollars en trois semaines. Mais malgré cette hausse, ETH reste loin de son record de 4 800 dollars atteint en novembre 2021. Toujours est-il, ce retour dans le vert insuffle un regain d’optimisme chez les investisseurs.  

Quant au reste des cryptomonnaies, que l’on appelle les « altcoins » (« cryptomonnaies alternatives » en français), une petite partie d’entre elles a également progressé, mais dans des proportions bien plus modestes. En effet, la progression globale n’est pas suffisante pour évoquer une véritable « altseason », cette phase de marché où les altcoins surpassent bitcoin. C’est justement le sujet que nous analyserons aujourd’hui.  

La dominance du bitcoin dépasse désormais les 63 %, un nouveau plus haut dans ce cycle. Cela signifie que bitcoin représente à lui seul 63 % de la valorisation totale du marché des cryptomonnaies.  

Progression de la dominance du bitcoin 

Autrement dit, le BTC est encore largement privilégié par les investisseurs. Et pour cause, Bitcoin ayant enregistré les meilleures performances ces derniers mois voire années, les investisseurs voient peu de raisons de prendre davantage de risques en s’exposant à d’autres cryptomonnaies, qui plus est si cela ne leur permet pas d’obtenir davantage de gains.  

  1. Les raisons derrière la hausse des cryptomonnaies 

Il n’y a pas une seule raison, mais plutôt un faisceau d’indices qui nous livre un début d’explication.  

La baisse des tensions entre la Chine et les États-Unis  

D’abord bien sûr, l’accalmie entre la Chine et les États-Unis. Pour les 90 prochains jours, les taxes ont été respectivement réduites : de 145 % à 30 % pour les taxes américaines sur les produits chinois, et de 125 % à 10 % pour les taxes chinoises sur les produits américains. Les marchés traditionnels comme le marché crypto ont réagi positivement à l’annonce de cette trêve.  

Les avancées réglementaires aux États-Unis  

La clarification de la régulation américaine penche en faveur des cryptomonnaies. En particulier, le projet de loi GENIUS Act consacré aux stablecoins, présenté récemment, vise à encadrer leur émission. Un cadre qui pourrait faciliter l’utilisation de ces cryptomonnaies stables de plus en plus plébiscitées par les géants de la finance eux-mêmes comme Mastercard, Visa, PayPal, Société Générale, et bien d’autres.  

L’entrée en fonction d’un président de la SEC favorable aux cryptomonnaies 

Le 21 avril 2025, Paul Atkins a officiellement pris la tête de la Securities and Exchance Commission (SEC), s’engageant à faire des USA « le lieu le plus sûr au monde pour investir et faire des affaires ». Durant son mandat, Atkins devra notamment se prononcer sur plusieurs dizaines de demandes d’ETFs crypto. Des réponses positives pourraient être des catalyseurs pour les cryptomonnaies concernées, parmi lesquelles XRP, SOL, LIT, et bien d’autres.  

L’ensemble de ces nouvelles positives s’est traduit par des flux nets entrant positifs sur les ETFs bitcoin, signalant l’intérêt renforcé des investisseurs institutionnels pour cet actif.  

Évolution des flux sur les ETF Bitcoin depuis janvier 2024 

Coinglass  

Pourtant, à l’heure actuelle, le marché des cryptomonnaies reste fragmenté. En dehors de bitcoin, la majorité des cryptomonnaies affichent des performances bien plus modestes.  

Cette dynamique soulève une question essentielle : pourquoi les altcoins — toutes les cryptomonnaies autres que Bitcoin — peinent-ils à suivre le rythme, alors même que les conditions semblent favorables à un bull run ? 

  1. Pourquoi les autres cryptomonnaies ne performent-elles pas ?  

Le fonctionnement du marché crypto   

Rappelons que, comme sur les marchés actions, les cryptomonnaies sont hiérarchisées selon leur capitalisation : high cap, mid cap, low cap. Aujourd’hui, bitcoin est le crypto-actif le plus capitalisé, le plus liquide et le moins volatil. Il est le seul à bénéficier d’une véritable confiance de la part des institutionnels et concentre donc une part écrasante de la demande.  

Derrière lui, l’ETH, deuxième cryptomonnaie la plus capitalisée du marché, convainc beaucoup d’investisseurs également, notamment en raison de son rôle central dans l’écosystème blockchain. Rappelons en effet que la blockchain Ethereum est la fondation indispensable à bien des projets construits sur celle-ci. Pourtant, contrairement aux cycles précédents, ETH ne surperforme pas BTC. Et les altcoins, eux, restent encore plus en retrait.  

Cette faible performance surprend, car historiquement, les marchés haussiers étaient marqués d’un schéma identifiable : Bitcoin initiait le mouvement, suivi par Ethereum, puis par une phase d’euphorie sur les altcoins — communément appelée « altseason ». Ce schéma semble aujourd’hui s’être interrompu. 

Schéma historique d’une « altseason » :  
Quand et comment la liquidité se répartit sur les différents articles 

Trois raisons significatives à la sous-performance des altcoins  

La dominance de Bitcoin : Avec une dominance supérieure à 63 %, Bitcoin accapare la majorité de la capitalisation totale du marché. Or, historiquement, une véritable « altseason » n’a eu lieu que lorsque cette domination recule, libérant des flux vers des actifs plus risqués. 

La concentration des flux institutionnels sur les ETFs : Les investissements institutionnels, bien que croissants, se concentrent sur les actifs pour lesquels les véhicules réglementés — tels que les ETF — existent. Ce biais favorise mécaniquement Bitcoin, et dans une moindre mesure Ethereum.  

De surcroît, investir via des ETFs ne permet pas une agilité aussi importante que celle dont bénéficient les investisseurs interagissant directement via leur propre portefeuille directement sur la blockchain. En d’autres termes, les réallocations sont limitées via les ETF.  

Une offre démesurée par rapport à la demande : Depuis 2024, le nombre de cryptomonnaies en circulation (plus de 44 millions, toutes blockchains confondues) dépasse très largement la demande qui, elle, reste limitée. Le marché regorge de projets, souvent concurrents sur un même segment d’usage.

La demande n’étant pas aussi importante, cette abondance ne permet pas à chaque token de se valoriser. Seuls quelques projets tirent leur épingle du jeu, et les autres peinent à capter la liquidité nécessaire à leur croissance. 

Évolution du nombre de cryptomonnaies depuis 2021 

Les quelques altcoins qui parviennent bel et bien à tirer leur épingle du jeu sont la plupart du temps les plus capitalisés au sein d’une même « narrative ».  

Une narrative, dans le jargon crypto, désigne un sous-segment de l’écosystème rassemblant des projets axés sur un même cas d’usage ou une même problématique. 

  1. Seuls les leaders de quelques narratives performent 

Parmi les altcoins, seuls les leaders des segments les plus porteurs — ou « narratives » — enregistrent une performance significative. Les narratives les plus profitables ont tendance à évoluer au fil des cycles de marché, mais tandis que certaines sont passagères, d’autres sont plus établies et continuent de se développer depuis plusieurs années.  

Voici quelques exemples de narratives structurantes qui concentrent la majeure partie de la demande : 

  • La finance décentralisée (DeFi) : en expansion constante depuis 2019, elle ambitionne de recréer l’infrastructure financière traditionnelle sur la blockchain.  
    (La DeFi représente 118 milliards de dollars de capitalisation) 
  • La tokenisation d’actifs réels (RWA) : elle permet de représenter des actifs du monde réel — immobilier, actions, matières premières, etc. — sur la blockchain, favorisant ainsi l’efficacité et le suivi des transactions. 
    (Les RWA représentent 41,7 milliards de dollars de capitalisation) 
  • Les stablecoins : ces cryptomonnaies indexées sur des devises fiat connaissent une croissance continue depuis 2020. Leur capitalisation est passée de 14 milliards à plus de 240 milliards de dollars en cinq ans. 
  • L’intelligence artificielle appliquée à la blockchain : une tendance émergente depuis 2021, avec un fort potentiel spéculatif et technologique. 
    (L’IA représente 29,8 milliards de dollars de capitalisation) 

Dans chacun de ces secteurs, seuls les projets les plus robustes — ceux disposant d’un produit fonctionnel, d’un avantage compétitif clair et d’une traction utilisateur réelle — parviennent à attirer durablement des capitaux. 

Ce bref état des lieux des altcoins nous permet de constater qu’à l’heure actuelle, il semble moins risqué pour un investisseur de se concentrer sur le.s vainqueur.s d’une narrative porteuse, plutôt que sur les plus petites capitalisations. Du moins, pour un investisseur qui souhaite diversifier son portefeuille.  

  1. Quelle stratégie adopter pour diversifier un portefeuille au-delà de BTC et ETH  ? 

Comme pour toute classe d’actif, le degré de diversification d’un portefeuille dépend avant tout du profil de l’investisseur concerné et de son aversion au risque. Vous l’aurez compris, moins une cryptomonnaie est capitalisée, plus ses variations sont importantes, donc plus le risque de perte en capital l’est également.  

Voici quelques pistes pour orienter une allocation stratégique : 

Bitcoin est désormais perçu comme une réserve de valeur émergente. Le BTC se prête à une approche d’investissement long terme et passive, par exemple via des achats récurrents (stratégie DCA – dollar cost averaging). En cela, Bitcoin est la cryptomonnaie qui s’adresse à la plupart des profils investisseurs.  

Ether, bien que volatil, conserve un potentiel technologique significatif. Il peut être un actif stratégique à moyen terme, mais sa place dans un portefeuille doit être pondérée selon le profil de risque de son détenteur.  

Lesaltcoins sont davantage des opportunités d’investissement à court et à moyen terme. Leur forte volatilité implique une gestion active : sélection rigoureuse des projets, surveillance des flux, prises de bénéfices régulières. L’objectif est de maximiser l’exposition aux tendances porteuses tout en restant attentif aux risques liés à la volatilité. 

Enfin, quelle que soit la nature de l’actif, il convient de rappeler que les corrections font partie intégrante du cycle de marché. Une gestion prudente — sécurisation progressive des plus-values, rééquilibrage de portefeuille, et réactivité lors des phases de baisse — reste indispensable.  

  1. Conclusion : vers une transformation structurelle du marché des cryptomonnaies  

Le marché crypto entre dans une phase de maturité : les flux institutionnels s’intensifient, les cadres réglementaires s’éclaircissent, et la logique auparavant essentiellement spéculative cède peu à peu la place à une gestion d’allocation raisonnée. Dans ce nouvel environnement, Bitcoin s’impose comme un actif stratégique, de plus en plus perçu comme une réserve de valeur émergente.

Même avec une faible pondération, il peut légitimement intégrer un portefeuille diversifié. À l’inverse, les altcoins requièrent une approche plus tactique et sélective, car seuls quelques projets solides, positionnés sur des narratives porteuses, attirent durablement le capital. Désormais, plus qu’un simple pari sur la technologie, investir dans ces plus petites cryptomonnaies exige une lecture fondamentale du risque, des usages et des flux. 


Article rédigé par Meria  

Meria est une plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin. Meria vous permet d’acheter, d’échanger et d’investir vos cryptomonnaies afin de générer des rendements passifs et réguliers. Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016). 

Catégories
Bourse Nos analyses

Le Multiple de Buffett : Comment savoir si une action est sous-évaluée ?

Lorsqu’il s’agit d’investir en bourse, l’une des questions clés est de savoir si une action est sous-évaluée ou surévaluée. Parmi les nombreux indicateurs utilisés par les investisseurs, le « Multiple de Buffett » est un outil simple mais puissant pour évaluer le marché dans son ensemble et identifier les opportunités d’investissement. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Qu’est-ce que le Multiple de Buffett ?

Le Multiple de Buffett, ou ratio capitalisation boursière sur PIB, est un indicateur précieux pour évaluer la valorisation globale d’un marché. Bien que son utilisation soit principalement macroéconomique, certains investisseurs l’adaptent pour analyser des actions individuelles en comparant la capitalisation boursière d’une entreprise à des indicateurs sectoriels pertinents.

Le Multiple de Buffett, popularisé par Warren Buffett lui-même, se calcule ainsi :

Multiple de Buffett = Capitalisation boursière totale des actions cotées / Produit Intérieur Brut (PIB)

Cet indicateur compare la valeur totale de toutes les actions d’un marché à la taille de l’économie. L’idée est que si la valeur totale du marché dépasse significativement le PIB, le marché est probablement surévalué.

Comment interpréter le Multiple de Buffett ?

  • < 75 % : Le marché est sous-évalué. C’est potentiellement le moment d’acheter.
  • Entre 75 % et 90 % : Le marché est correctement évalué.
  • Entre 90 % et 115 % : Le marché est légèrement surévalué.
  • > 115 % : Le marché est surévalué, ce qui pourrait indiquer un risque accru de correction.

Merci Trade Republic qui sponsorise ce contenu pour vous aider à prendre vos investissements en main alors inscrivez-vous en cliquant ici et investissez facilement comme nous ! 🥰


Application au marché des actions individuelles

Bien que le Multiple de Buffett soit conçu pour évaluer un marché entier, certains investisseurs l’utilisent pour analyser des actions individuelles en comparant leur capitalisation boursière à des indicateurs économiques liés à leur secteur, comme les revenus ou les bénéfices prévus.

Par exemple, en 2000, avant l’éclatement de la bulle internet, le Multiple de Buffett atteignait des niveaux historiquement élevés, suggérant une surévaluation du marché. Cette observation a conduit des investisseurs avisés à adopter une approche plus prudente, évitant des pertes substantielles lors de la correction du marché.

De plus, en 2008, lors de la crise financière, le Multiple de Buffett indiquait une sous-évaluation significative du marché. Des investisseurs, y compris Warren Buffett lui-même, ont profité de cette situation pour acquérir des actions à des prix attractifs, ce qui a conduit à des gains substantiels lors de la reprise économique.

Exemple pratique :

Supposons qu’une entreprise ait une capitalisation boursière de 50 milliards d’euros et réalise un chiffre d’affaires annuel de 25 milliards d’euros. Son Multiple de Buffett serait :

Multiple = 50 / 25 = 2

Si ce ratio est supérieur à la moyenne du secteur ou à ses performances passées, l’entreprise peut être considérée comme surévaluée. Inversement, un ratio inférieur pourrait signaler une opportunité d’achat.

Les limites du multiple de Buffett

Bien que cet indicateur soit utile, il présente certaines limites :

  • Contexte économique : Une forte croissance économique peut justifier un multiple élevé.
  • Taux d’intérêt : Des taux bas peuvent pousser les valorisations à la hausse sans que le marché soit forcément surévalué.
  • Nature sectorielle : Certains secteurs (comme la tech) peuvent afficher des ratios élevés par nature.

Le Multiple de Buffett reste un outil précieux pour évaluer les valorisations globales du marché ou d’une action spécifique. S’il ne remplace pas une analyse financière complète, il peut servir de signal d’alerte lorsque les marchés semblent excessivement élevés ou offrent des opportunités d’achat attractives.

A noter : Associez toujours cet indicateur à d’autres critères fondamentaux, tels que le ratio cours/bénéfice (PER), le rendement des dividendes ou la croissance des bénéfices, pour affiner votre stratégie d’investissement.

Catégories
Cryptomonnaies

Le Bitcoin pourrait bientôt atteindre le sommet historique de 100.000$ suite à l’élection de Donald Trump

Le Bitcoin a récemment franchi la barre des 90 000 dollars, atteignant ainsi un sommet historique. Cette hausse spectaculaire coïncide avec la réélection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, événement qui a considérablement influencé les marchés financiers et le secteur des cryptomonnaies.

L’impact de l’élection de Donald Trump sur le Bitcoin

La victoire de Donald Trump a eu un effet immédiat sur le cours du Bitcoin. Dès l’annonce de sa réélection, la cryptomonnaie a connu une augmentation significative, dépassant les 75 000 dollars et poursuivant son ascension jusqu’à atteindre 90 000 dollars.

Cette réaction du marché s’explique par les positions pro-cryptomonnaies affichées par Trump durant sa campagne. Il a notamment promis de faire des États-Unis la « capitale mondiale du Bitcoin et des cryptomonnaies » et de créer une réserve stratégique de Bitcoin ​​.

Réactions des marchés financiers

Outre le Bitcoin (<– lien pour lire l’histoire du BTC), les marchés financiers ont également réagi positivement à l’élection de Donald Trump. La Bourse de New York a ouvert en forte hausse, avec le Dow Jones et le S&P 500 atteignant de nouveaux records ​​. Les actions de sociétés liées aux cryptomonnaies, telles que Coinbase et Robinhood Markets, ont également enregistré des gains notables ​​.

Perspectives pour les investisseurs

Cette hausse du Bitcoin offre des opportunités intéressantes pour les investisseurs. Cependant, il est essentiel de considérer les éléments suivants :

  • Volatilité : Malgré cette augmentation, le Bitcoin reste un actif volatil. Les investisseurs doivent être prêts à faire face à des fluctuations de prix importantes.
  • Réglementation : Bien que Donald Trump ait exprimé son soutien aux cryptomonnaies, le cadre réglementaire pourrait évoluer. Il est donc crucial de rester informé des développements législatifs.
  • Diversification : Comme pour tout investissement, il est recommandé de diversifier son portefeuille pour minimiser les risques.

Le franchissement du seuil des 90 000 dollars par le Bitcoin, en lien avec l’élection de Donald Trump, marque une étape significative dans l’histoire des cryptomonnaies. Cette situation offre des perspectives intéressantes pour les investisseurs, tout en rappelant l’importance de la prudence et de la diversification dans toute stratégie d’investissement.​​

Catégories
Bourse Nos analyses

Le Point sur les Marchés : Semaine du 9 septembre 2024

La semaine du 9 septembre 2024 a été particulièrement difficile pour les principaux indices boursiers mondiaux. En France, le CAC 40 a montré des signes de faiblesse, chutant de près de 4 % sur la semaine précédente.

Après un léger rebond en début de semaine, l’indice a fini à 7 425 points, marquant une hausse de 1 % au vendredi​. Malgré cette reprise, la volatilité reste élevée et les investisseurs demeurent prudents face à l’incertitude des politiques monétaires à venir, notamment en raison des décisions de la Banque centrale européenne.

Aux États-Unis, les indices ont également souffert. Le Nasdaq, composé principalement d’actions technologiques, a enregistré une baisse de 3,5 % sur la semaine. Le S&P 500 a reculé de 4,25 %, atteignant son plus bas niveau depuis plusieurs mois, influencé par la publication des chiffres de l’inflation qui pourraient pousser la Réserve fédérale à maintenir des taux d’intérêt élevés plus longtemps que prévu​

Cette baisse généralisée sur les marchés s’explique par une combinaison de facteurs, dont la hausse des prix de l’énergie et l’incertitude économique mondiale, notamment en Chine, où la demande en matières premières reste faible.

L’action de la semaine

Alphabet (GOOGLE)
  • Capitalisation boursière : 1.900 milliards de dollars
  • Variation hebdomadaire : -3,18 USD
  • Cours de l’action : 154,23 USD

Cette semaine, Google fait face à des turbulences majeures sur plusieurs fronts juridiques et financiers. Le 9 septembre 2024, le géant de la technologie a vu le lancement d’un procès antitrust de grande envergure aux États-Unis. Cette affaire, intentée par le ministère de la Justice et une coalition d’États, accuse Google d’abuser de sa position dominante sur le marché de la publicité en ligne.

L’objectif est de limiter son contrôle sur les technologies publicitaires, une action que Google considère comme une menace pour l’innovation et un frein pour les petites entreprises, soulignant les conséquences négatives potentielles sur l’écosystème digital​.

Simultanément, en Europe, Alphabet a subi un autre revers juridique. Le 10 septembre 2024, la Cour de justice de l’Union européenne a confirmé l’amende de 2,4 milliards d’euros imposée à Google pour avoir favorisé son propre service de comparaison de prix dans les résultats de recherche, au détriment de la concurrence.

Cette décision clôt un litige de longue date avec la Commission européenne, qui avait déjà imposé cette sanction en 2017. Le rejet du recours de Google par la Cour réaffirme que ces pratiques enfreignent les règles de concurrence du marché unique européen​.

Recommandation

Malgré les récents défis juridiques, ses fondamentaux, comme la diversification de ses revenus à travers ses segments publicitaires, cloud, et ses innovations en intelligence artificielle, jouent en sa faveur. La plupart des analystes maintiennent des recommandations d’achat, ce qui reflète une confiance dans ses perspectives à long terme.

Cependant, les incertitudes entourant le procès antitrust et la concurrence accrue dans certains segments (comme le cloud face à Microsoft et Amazon) peuvent représenter des risques à court terme.

Catégories
Banque & Finance Nos analyses

Qu’est-ce qu’une IPO, ou plutôt une introduction en Bourse ?

C’est dans les différentes Bourses mondiales que séchangent les parts de capital d’une entreprise et nous entendons souvent parler d’IPO dans les journaux économiques et financiers sans en savoir exactement la signification, les différents types d’IPO ou encore la manière dont cela se prépare.

Dans cet article, nous allons vous expliquer la notion de Initial Public Offering, traduit par « Introduction en bourse » en français qui n’est autre qu’une opération financière qu’une société X réalise en vue d’ouvrir son capital et de lever des fonds en échange d’actions vendues aux investisseurs intéressés.

Une IPO ne se fait pas en 1 jour ou encore en un mois, c’est dans la majorité des cas une longue paire de manches avec ses difficultés propres qui nécessite énormément de ressources pour sa réalisation.

Il existe en effet plusieurs marchés boursiers sur lesquels une société peut réaliser son entrée en Bourse tel que New York Stock Exchange (NYSE) ou encore Euronext qui détient la bourse de Paris, d’Amsterdam ou encore celle de Bruxelles.

Par exemple, la société Alibaba est entrée au New York Stock Exchange (NYSE) en 2014 et a réussi à lever plus de 20 milliards de dollars.

Les avantages d’une IPO :

  • Lever des capitaux propres permettant son développement ;
  • Acquérir/augmenter sa notoriété/visibilité ;
  • Offrir une liquidité aux actionnaires actuels ;
  • Diminuer le coût du capital ;
  • Rendre les stock-options plus attractives du fait de la liquidité des actions ;
  • Faciliter le financement de futures acquisitions en permettant de les payer en actions.

Les inconvénients d’une IPO :

  • Les différents coûts inhérents tel que les coûts juridiques, comptables et de marketing important liés à l’IPO
  • L’obligation de rendre publiques des informations financières et commerciales de l’entreprise
  • Énormément de travail en amont pour le management
  • Une société admise à la cotation sur un marché public peut faire l’objet d’une OPA ou d’une OPE et être rachetée.
  • Surveillance des autorités de marché

Comment se prépare-t-on à une IPO :

A un moment donné de sa vie, une entreprise fait face à un choix crucial de développement car il s’agit d’une étape importante dans son évolution mais aussi dans ses ambitions de rayonnements que ce soit à l’international ou pas.

Préalablement à sa prise de décision, l’entreprise se doit d’observer le marché qui, selon elle, serait le plus apte pour s’y introduire. Prenons le cas de Euronext qui est la principale place boursière de la zone euro représentant plusieurs milliers de milliards d’euros en capitalisation !

Après s’être renseigné sur le marché boursier le plus prometteur et le plus en ligne avec les ambitions de l’entreprise, il lui est important de s’entourer et de se faire accompagner de plusieurs conseillers d’affaires (banque d’investissement, experts-comptables, avocats et autres).

Ensuite, la société doit enfin préparer sa candidature via une « due diligence » qui permettra d’identifier les risques financiers, juridiques, fiscaux de la société. L’objectif de ces vérifications est notamment d’ajuster le prix de cession de la cible. Dans le cadre d’un IPO, cela aidera à fixer la valeur des titres introduits en bourse.

L’entreprise devra également veiller à accroître sa visibilité au maximum avant de lancer l’IPO lui permettant d’acquérir des investisseurs renseignés et intéressés d’investir.

En espérant que cet article vous ait plu, nous vous invitons à nous rejoindre sur nos différentes plateformes (Facebook, LinkedIn…) où nous publierons un deuxième article qui portera sur les différents types d’IPO qui existent.

Par NAQI Hamza.

Catégories
Banque & Finance Bourse Nos analyses

Qu’entendent les financiers et investisseurs par « Market Timing » ?

Beaucoup d’investisseurs vous le diront : « investir en bourse est simple, il suffit d’acheter l’action quand son prix est au plus bas et la revendre quand il est au plus haut ».

Cependant, cette stratégie, aussi basique qu’elle puisse paraître, est très difficile à mettre en œuvre. Chercher le moment opportun pour acheter ou vendre s’appelle « le Market timing ».

Le market timing consiste à analyser plusieurs indicateurs liés à l’instrument financier que l’on veut acheter ou vendre. Parmi les éléments étudiés, on y retrouve par exemple le prix, les volumes d’échange ou encore les bénéfices futurs. Cela implique l’utilisation de l’analyse technique et fondamentale (voir article « analyse technique vs analyse fondamentale »).

Concrètement, l’objectif est de répondre à la question suivante « est-ce le bon moment ? ».

Les conclusions tirées du Market Timing n’étant valables qu’à un instant précis, il est difficile d’être performant sur une longue durée. Pourtant, entrer dans un marché à certains moments de l’année peut s’avérer très significatif sur la rentabilité d’un investissement pour celui qui sait profiter des fortes variations du marché.

Quelques belles opportunités ont vu le jour ces derniers temps : le cours de change de la devise anglaise suite à l’annonce des résultats de vote dans le pays ou la reprise des marchés dès le début de l’année 2019.

Enfin, d’autres stratégies viennent s’opposer au market timing, dont une en particulier appelée « buy and hold ». Celle-ci consiste en l’achat d’une action, peu importe le moment choisi, et de la garder assez longtemps (quelques années) pour obtenir une performance supérieure au market timing. Cette technique demande patience et sang-froid et un peu de flair. 🙂

Le market timing est une méthode qui requiert de la précision et de la rapidité, ce qui est possible de nos jours grâce au trading à haute fréquence. Cependant, l’investissement à long terme reste une valeur sûre pour celui qui veut profiter de belles performances.

Comme Warren Buffet l’a dit un jour, “If you aren’t thinking about owning a stock for 10 years, don’t even think about owning it for 10 minutes.”

Warren Buffet – Investisseur boursier américain