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Pourquoi attendre l’entrée en Bourse peut vous faire rater une grande partie de la croissance

Investir avant l’entrée en Bourse permet-il de profiter plus tôt de la croissance des entreprises ? SpaceX est restée privée pendant près de 24 ans. Anthropic a vu sa valorisation multipliée par près de 16 en quatorze mois. 

Ces exemples illustrent un phénomène de fond : une part importante de la création de valeur se déroule désormais loin des marchés cotés.

Des entreprises qui restent privées plus longtemps

Selon l’économiste Jay Ritter, de l’université de Floride, l’âge médian des entreprises américaines lors de leur introduction en Bourse est passé d’environ huit ans dans les années 1980 à douze ans en 2025.

Ces quatre années supplémentaires peuvent représenter une période décisive : développement du produit, conquête de nouveaux marchés, croissance des revenus et augmentation de la valorisation.

Pendant cette phase, les actions restent principalement détenues par les fondateurs, les salariés, les fonds de capital-risque et certains investisseurs fortunés.

Le grand public doit généralement attendre l’introduction en Bourse. Aujourd’hui, plus de 1 200 entreprises non cotées sont considérées comme des « licornes », c’est-à-dire valorisées à plus d’un milliard de dollars, selon CB Insights.

SpaceX et Anthropic : deux exemples spectaculaires

Fondée en 2002, SpaceX est restée privée jusqu’à son introduction en Bourse du 12 juin 2026.

L’opération l’a valorisée autour de 1 750 milliards de dollars, après une dernière valorisation privée estimée à environ 800 milliards de dollars fin 2025, selon Forge Global.

Pendant près de 24 ans, seuls les investisseurs ayant accès au marché privé pouvaient directement détenir des actions de l’entreprise. Lorsqu’elle est devenue accessible au grand public, SpaceX faisait déjà partie des sociétés les plus valorisées au monde.

Anthropic, l’entreprise derrière l’intelligence artificielle Claude, constitue un autre exemple.

Sa valorisation est passée de 61,5 milliards de dollars en mars 2025 à 380 milliards en février 2026, puis à 965 milliards en mai 2026.

Elle a ainsi été multipliée par près de 16 en quatorze mois, sans cotation en Bourse.

Cette progression ne correspond toutefois pas à un rendement automatiquement encaissé par tous les actionnaires. Pour transformer une valorisation en gain réel, il faut pouvoir revendre ses titres, bénéficier d’un rachat ou attendre une introduction en Bourse.

Comment fonctionne le private equity ?

Le capital-investissement, ou private equity, consiste à financer des entreprises qui ne sont pas cotées en échange d’une part de leur capital.

Ces entreprises organisent généralement plusieurs levées de fonds : amorçage, séries A, B, C, puis éventuellement des opérations de capital-développement ou de pré-IPO.

Lors de chaque tour, une nouvelle valorisation est négociée entre l’entreprise et un nombre limité d’investisseurs.

Si la société progresse, les nouveaux investisseurs peuvent accepter de payer plus cher. La valeur théorique des titres détenus par les premiers actionnaires augmente alors.

Mais une valorisation privée n’est pas un cours de Bourse. Elle résulte d’une négociation ponctuelle, peut intégrer des conditions préférentielles et peut également diminuer lors d’une levée suivante.

Tant qu’aucune revente n’a eu lieu, le gain reste théorique.

Le private equity est-il plus rentable que la Bourse ?

Selon la dernière étude de France Invest et EY, le capital-investissement français affichait à fin 2025 un taux de rendement interne net de 10,7 % par an sur dix ans, contre 9,5 % pour le CAC 40.

L’édition précédente, portant sur les données à fin 2024, faisait état d’un rendement net de 12,7 % par an, contre 8,9 % pour le CAC 40.

Ces moyennes masquent cependant d’importants écarts.

Certaines entreprises connaissent une croissance spectaculaire, tandis que d’autres stagnent ou font faillite. Quelques réussites peuvent ainsi concentrer une grande partie de la performance d’un fonds.

Le rendement potentiellement supérieur rémunère plusieurs contraintes : risque de perte, frais, information moins fréquente et argent immobilisé pendant plusieurs années.

Les performances moyennes du secteur ne constituent donc aucune garantie pour un investissement individuel.

Un marché historiquement réservé aux grandes fortunes

L’un des principaux obstacles reste l’accès.

Les opérations les plus recherchées sont généralement réservées aux fonds, aux investisseurs institutionnels et aux family offices.

En septembre 2026, le ticket nécessaire pour acquérir directement des actions Anthropic sur certaines opérations secondaires atteignait environ 25 millions de dollars, selon Fortune.

Les particuliers disposent rarement des montants, du réseau ou des structures juridiques nécessaires pour participer directement à ces transactions.

Akka.app veut démocratiser l’accès au non-coté

C’est sur ce constat que se positionne Akka.app, partenaire de cet article.

L’application sélectionne, analyse et négocie des investissements dans des entreprises technologiques non cotées pour les particuliers européens. Les investissements de ses membres sont ensuite regroupés dans des véhicules dédiés.

Akka revendique aujourd’hui une communauté de 4 000 investisseurs et propose environ deux investissements par mois, avec un ticket d’entrée minimum à partir de seulement 300 euros par entreprise.

Ses membres ont notamment pu accéder à des opérations portant sur Anthropic, Perplexity, Epic Games et Bolt.

L’application propose également un suivi du portefeuille, des contenus pédagogiques et un assistant A.I. appelé Daniel pour accompagner ses membres 24/7 sur tout type de questions autour du suivi de ses positions et des investissements à venir. 

Cette démocratisation ne supprime toutefois aucun des risques propres au non-coté.

Ce qu’il faut retenir

Une part croissante de la création de valeur se déroule avant l’entrée en Bourse.

SpaceX et Anthropic représentent des réussites spectaculaires, mais aussi exceptionnelles. À côté de ces entreprises, de nombreuses sociétés privées échouent ou ne trouvent jamais de possibilité de sortie satisfaisante.

Le capital-investissement peut contribuer à diversifier un portefeuille, mais il ne constitue pas une version systématiquement plus rentable de la Bourse.

La croissance n’a pas disparu. Elle a simplement changé d’adresse.

Avertissement

Cet article est réalisé en partenariat avec Akka. Il poursuit une finalité pédagogique et ne constitue pas un conseil en investissement.

Investir dans des entreprises non cotées comporte un risque de perte totale du capital, une faible liquidité et une incertitude importante sur la valorisation. Les sommes investies peuvent rester immobilisées pendant plusieurs années.

Avant toute décision, il convient d’effectuer ses propres recherches, de comprendre les frais et les conditions de sortie, et de conserver une épargne de précaution suffisante. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Sources

Jay Ritter, CB Insights, Forge Global, Anthropic, Reuters, Fortune, France Invest/EY, Finyear et AKKA.

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Banque & Finance Nos analyses

Qu’est-ce qu’une IPO, ou plutôt une introduction en Bourse ?

C’est dans les différentes Bourses mondiales que séchangent les parts de capital d’une entreprise et nous entendons souvent parler d’IPO dans les journaux économiques et financiers sans en savoir exactement la signification, les différents types d’IPO ou encore la manière dont cela se prépare.

Dans cet article, nous allons vous expliquer la notion de Initial Public Offering, traduit par « Introduction en bourse » en français qui n’est autre qu’une opération financière qu’une société X réalise en vue d’ouvrir son capital et de lever des fonds en échange d’actions vendues aux investisseurs intéressés.

Une IPO ne se fait pas en 1 jour ou encore en un mois, c’est dans la majorité des cas une longue paire de manches avec ses difficultés propres qui nécessite énormément de ressources pour sa réalisation.

Il existe en effet plusieurs marchés boursiers sur lesquels une société peut réaliser son entrée en Bourse tel que New York Stock Exchange (NYSE) ou encore Euronext qui détient la bourse de Paris, d’Amsterdam ou encore celle de Bruxelles.

Par exemple, la société Alibaba est entrée au New York Stock Exchange (NYSE) en 2014 et a réussi à lever plus de 20 milliards de dollars.

Les avantages d’une IPO :

  • Lever des capitaux propres permettant son développement ;
  • Acquérir/augmenter sa notoriété/visibilité ;
  • Offrir une liquidité aux actionnaires actuels ;
  • Diminuer le coût du capital ;
  • Rendre les stock-options plus attractives du fait de la liquidité des actions ;
  • Faciliter le financement de futures acquisitions en permettant de les payer en actions.

Les inconvénients d’une IPO :

  • Les différents coûts inhérents tel que les coûts juridiques, comptables et de marketing important liés à l’IPO
  • L’obligation de rendre publiques des informations financières et commerciales de l’entreprise
  • Énormément de travail en amont pour le management
  • Une société admise à la cotation sur un marché public peut faire l’objet d’une OPA ou d’une OPE et être rachetée.
  • Surveillance des autorités de marché

Comment se prépare-t-on à une IPO :

A un moment donné de sa vie, une entreprise fait face à un choix crucial de développement car il s’agit d’une étape importante dans son évolution mais aussi dans ses ambitions de rayonnements que ce soit à l’international ou pas.

Préalablement à sa prise de décision, l’entreprise se doit d’observer le marché qui, selon elle, serait le plus apte pour s’y introduire. Prenons le cas de Euronext qui est la principale place boursière de la zone euro représentant plusieurs milliers de milliards d’euros en capitalisation !

Après s’être renseigné sur le marché boursier le plus prometteur et le plus en ligne avec les ambitions de l’entreprise, il lui est important de s’entourer et de se faire accompagner de plusieurs conseillers d’affaires (banque d’investissement, experts-comptables, avocats et autres).

Ensuite, la société doit enfin préparer sa candidature via une « due diligence » qui permettra d’identifier les risques financiers, juridiques, fiscaux de la société. L’objectif de ces vérifications est notamment d’ajuster le prix de cession de la cible. Dans le cadre d’un IPO, cela aidera à fixer la valeur des titres introduits en bourse.

L’entreprise devra également veiller à accroître sa visibilité au maximum avant de lancer l’IPO lui permettant d’acquérir des investisseurs renseignés et intéressés d’investir.

En espérant que cet article vous ait plu, nous vous invitons à nous rejoindre sur nos différentes plateformes (Facebook, LinkedIn…) où nous publierons un deuxième article qui portera sur les différents types d’IPO qui existent.

Par NAQI Hamza.