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Été haussier pour les cryptomonnaies : euphorie ou intégration durable ? 

Alors que la période estivale marque traditionnellement une accalmie sur les marchés financiers, l’été 2025 déroge à la règle. L’activité est soutenue, portée par une dynamique haussière historique amorcée par Bitcoin, suivi d’Ethereum et de plusieurs altcoins.

L’accélération de l’intérêt institutionnel témoigne de la consolidation du secteur des crypto-actifs. L’enthousiasme est palpable, et les investisseurs semblent agir avec de plus en plus de certitude. Pourtant, certains signaux doivent toujours être regardés de prêt pour anticiper une éventuelle correction. C’est ce que nous vous proposons d’analyser dans cet article, en croisant actualités, indicateurs et signaux faibles de potentiels mouvements à moyen terme. 

1. Bitcoin à 123 120 $ : le nouveau record qui porte le marché 

Le 14 juillet, le prix du Bitcoin a atteint un nouveau sommet historique : 123 120 dollars. Soit une progression deplus de 88 % sur un an. Depuis, le bitcoin se stabilise autour des 115 000 dollars.  

Loin d’être un épiphénomène, cet ATH s’inscrit dans la dynamique soutenue par des flux institutionnels constants, catalysés par la montée en puissance des ETFs Bitcoin Spot, en particulier de l’ETF IBIT deBlackRock qui dépasse désormais les 84 milliards de dollars sous gestion

Cet essor de l’investissement institutionnel dans Bitcoin confirme son statut d’actif à part entière, désormais intégré dans des enveloppes réglementées.  

Ce mouvement se confirme aussi auprès des entreprises cotées en Bourse qui poursuivent leur stratégie d’accumulation pour se constituer une trésorerie en BTC. 

Outre les entreprises américaines emblématiques telles que Strategy₿ (anciennement MicroStrategy), Metaplanet ou Tesla, deux entreprises françaises majeures illustrent cette stratégie d’ampleur : Sequans CommunicationsetCapital – anciennement The Blockchain Group – qui figurent désormais aux 22e et 27e rangs des 30 premières entités cotées détentrices de Bitcoin. 

➡️ À quoi peut-on s’attendre désormais ? 

Si cette adoption à grande échelle se poursuit, contribuant à la réduction de l’offre de bitcoin, le BTC pourrait maintenir sa trajectoire haussière. Cela étant dit, ce qui peut s’apparenter à un emballement ne doit pas occulter d’éventuelles corrections ponctuelles, notamment en cas de retournement macroéconomique, de hausse des taux ou d’importantes prises de profits.  

2. Ethereum performe et rejoint les trésoreries d’entreprise à son tour  

Longtemps resté dans l’ombre de Bitcoin, l’Ether (ETH) a de nouveau performé, atteignant 3 934 dollars, soit une progression de + 40,5 % en 30 jours. Ce rebond a notamment été alimenté par : 

  • Des flux massifs vers les ETFs Ethereum Spot, avec des journées record à 726 et 534 millions les 16 et 23 juillet ; 
  • L’accumulation d’ETH par les Ethereum Treasury Companies, ces entreprises qui investissent massivement leur trésorerie en Ether.  

Parmi elles, SharpLink Gaming se distingue : l’entreprise détient déjà 280 700 ETH  – près d’un milliard de dollars – et a récemment recruté Joseph Chalom, ex-responsable des cryptomonnaies chez BlackRock. Une décision qui illustre une volonté claire : faire de l’ETH un actif de trésorerie structurant à long terme. 

De son côté, The Ether Machine prévoit également de détenir plus de 400 000 ETH, tout en capitalisant sur le staking et le restaking, pour générer un rendement passif. 

➡️ À quoi peut-on s’attendre concernant les ETF Ethereum ? 

L’intégration du staking au sein des ETFs ETH est très attendue. Déjà demandée par BlackRock, elle permettrait de couplerperformance de l’ETH et revenus passifs réguliers obtenus via le placement de ces derniers. Ce changement renforcerait significativement la pertinence d’inclure cet ETF dans les stratégies de diversification patrimoniale.  

3. Aux États-Unis : un cadre législatif structurant et un tournant patrimonial à venir ? 

En pleine « Crypto Week » courant juillet, les États-Unis ont adopté trois lois majeures : 

  • Le GENIUS Act, qui encadre l’émission des stablecoins (cryptomonnaies stables adossées au dollar ou autre monnaie fiduciaire) ainsi que les réserves associées. 
  • Le Digital Asset Market Clarity Act, qui redistribue les rôles entre SEC et CFTC, afin d’éviter les contentieux passés.  
  • L’Anti-CBDC Surveillance State Act, qui interdit l’émission d’une monnaie numérique de banque centrale. 

Enfin, un projet de décret en discussion viserait à autoriserl’intégration des crypto-actifs dans le principal plan d’épargne retraite, le plan 401(k), aux côtés des métaux précieux et du private equity. La concrétisation de cette mesure consacrerait la reconnaissance des cryptomonnaies comme instruments d’épargne long terme

➡️ À quoi peut-on s’attendre aux États-Unis puis en Europe ?  

Les États-Unis prennent une avance considérable. Et si actuellement, l’Europe suit un chemin également réglementé, mais plus restrictif, il est légitime d’anticiper que la dynamique américaine puisse initier des discussions similaires de notre côté de l’Atlantique. 

4. Altcoins : reprise confirmée ou faux départ ? 

La dominance du BTC est passée sous les 62 %, pouvant indiquer que les investisseurs réinvestissent leurs capitaux précédemment consacrés au bitcoin sur d’autres cryptomonnaies alternatives, les « altcoins », à plus faible capitalisation et donc à plus fort potentiel de croissance. Rappelons bien entendu que parmi les plus de 40 millions de cryptomonnaies actuellement sur le marché, toutes ne se valent pas, mais que les plus importantes du top 100 et des secteurs les plus porteurs enregistrent à nouveau des performances notables ces 30 derniers jours : 

  • Les cryptomonnaies liées à l’Intelligence artificielle : + de 30 milliards de dollars de capitalisation ; 
  • Les projets liés à la Finance décentralisée (DeFi) : près de 146 milliards de dollars, au-delà des sommets de 2022 ;  
  • La tokenisation des actifs du monde réel (RWA) : 49 milliards de dollars, avec un engouement croissant des banques et fonds d’investissement. 

Les cryptomonnaies du top 10 affichent de fortes hausses également ces 30 derniers jours :  

  • Dogecoin (DOGE) : + 23,3 % 
  • XRP (Ripple) : + 35,1 % 
  • Cardano (ADA) : + 27,4 % 
  • Binance Coin (BNB) : + 15,4 %, atteignant un nouvel ATH à 860 $
  • Solana (SOL) : + 10,1 %, porté par l’attente d’un ETF Solana 

Ce graphique réalisé par Kaiko, société française spécialisée dans l’analyse de données du marché crypto, illustre l’évolution des cours du Bitcoin, des dix principales cryptomonnaies en termes de liquidité et de capitalisation (KT10) ainsi que du S&P500. Il met en évidence les épisodes de surperformance des principaux altcoins par rapport au Bitcoin, et surtout l’écart croissant entre les cryptomonnaies et l’indice boursier le plus tradé au monde. 

Certaines hausses invitent toutefois à la prudence  

La récente hausse du XRP illustre l’importance d’observer les signaux faibles en période d’euphorie. Dernièrement, le cofondateur de Ripple (XRP), Chris Larsen, a vendu 50 millions de tokens, contribuant à une correction d’environ 20 %. De quoi susciter des interrogations sur les intentions des fondateurs, lesquelles pourraient avoir un impact direct sur l’évolution du XRP. 

À cela s’ajoute le mécanisme de token unlock mensuel : chaque mois, 1 milliard de tokens jusqu’alors bloqués sont débloqués (unlockés), permettant aux détenteurs de les vendre s’ils le souhaitent. Bien qu’une partie serve à assurer les frais de l’entreprise, cela alimente des craintes de potentielles manipulations des cours. 

➡️ À quoi peut-on s’attendre pour XRP ?  

Deux principaux scénarios se dessinent pour XRP, l’un étant plus favorable à une hausse du cours que l’autre. L’approbation d’un ETF XRP pourrait générer un second souffle haussier. À l’inverse, de nouvelles ventes des fondateurs pourraient peser durablement sur le cours. 

5. Les Français sont prêts à intégrer les cryptomonnaies à leur patrimoine ? 

Face à de tels mouvements haussiers, principalement menés par l’adoption des acteurs institutionnels, se pose la question de l’adoption par les investisseurs particuliers. Pour y répondre, Kraken a mené une étude révélant que 64 % des Français qui ne détiennent pas encore de cryptomonnaies envisagent un premier achat. 

Parmi les signaux les plus intéressants : 

  • 31 % des Français interrogés détiennent déjà des cryptomonnaies ; 
  • 35 % investiraient une rentrée d’argent imprévue de 1 000 € en cryptomonnaies ; 
  • 34 % souhaitent intégrer les cryptomonnaies à leur stratégie d’épargne ou de préparation à la retraite.  

Ce troisième point corrobore la perspective d’investissement long terme qui accompagne désormais les achats de cryptomonnaies, bien au-delà de la spéculation à court terme.  

6. Après un an et demi de structuration du marché crypto : que doit-on attendre ?  

Sans conteste, l’approbation des ETFs Bitcoin Spot en janvier 2024 a marqué un tournant. En favorisant l’arrivée d’acteurs institutionnels, elle a profondément transformé la structure du marché, désormais plus stable — en particulier pour le BTC, qui ne cesse de s’apprécier.  

Face à ce marché de plus en plus mature, certains analystes sonnent déjà la fin des cycles explosifs à forte volatilité, marqués par les fameux bull run et bear market de la décennie passée. Selon ces analystes optimistes, ces derniers mois annonceraient une tendance haussière durable sur le long terme.  

Toutefois, à court terme, ces scénarios optimistes ne doivent pas occulter les risques de corrections qui demeurent, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, comme sur tout marché, les investisseurs historiques peuvent prendre leur profit, entraînant des variations du cours. Le récent mouvement de 80 000 BTC, après 14 ans d’inactivité du portefeuille qui les détenait, pourrait en être un exemple. 

Aussi, l’éventuel retour de tensions géopolitiques pourrait sonner la fin de cet effet d’euphorie et le retour du sentiment de peur, tant vis-à-vis des conflits en cours, que vis-à-vis des droits de douane dont les négociations sont toujours en cours entre les USA et l’Europe et l’Asie. Par ailleurs, la très attendue baisse des taux de la part de la Fed a une nouvelle fois été repoussée par Jerome Powell, qui n’a pas insisté sur sa possibilité en septembre, ce qui pourrait également perturber les marchés. Enfin, il est de bon ton de rappeler que plusieurs semaines haussières s’ensuivent généralement d’une respiration à court terme.  

Lecontexte reste donc favorable à une intégration croissante du bitcoin et d’autres cryptomonnaies majeures dans les stratégies patrimoniales, mais ne doit en aucun cas faire oublier la nécessité de faire preuve de prudence. 

Article rédigé par Meria   

Meria est une plateforme d’investissement en cryptomonnaies française leader depuis sa création en 2017 par Owen Simonin. Meria vous permet d’acheter, d’échanger et d’investir vos cryptomonnaies afin de générer des rendements passifs et réguliers. Meria est une société française, enregistrée PSAN auprès de l’AMF (E2021-016).  

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Qu’est-ce que le « spread » ?

Le spread est un concept incontournable pour tout investisseur ou trader. Qu’il s’agisse de négocier une paire de devises, un CFD sur indices ou encore une action cotée, ce petit écart entre deux prix peut avoir un grand impact sur vos performances. Comprendre le spread, c’est maîtriser un levier clé du trading, souvent sous-estimé.

Avant de commencer, cet article est sponsorisé par IG, un acteur incontournable du trading en ligne, reconnu pour sa plateforme solide, sécurisée et performante.

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Définition simple du spread

En bourse ou en trading, le spread désigne l’écart entre le prix d’achat (bid) et le prix de vente (ask) d’un actif financier. Autrement dit, c’est la différence entre ce que les acheteurs sont prêts à payer et ce que les vendeurs demandent.

Spread = Ask – Bid

C’est un indicateur direct du coût de transaction implicite : acheter au prix ask puis revendre immédiatement au prix bid entraîne une perte équivalente au spread.

Un exemple pour bien comprendre

Prenons l’exemple d’un CFD sur l’indice CAC 40 :

  • Prix bid : 7 420 points
  • Prix ask : 7 422 points

Le spread est donc de 2 points. Cela signifie qu’un trade instantané dans les deux sens générerait une perte de 2 points, correspondant au coût d’entrée/sortie de position.

Chez IG, les spreads sont affichés en toute transparence et peuvent être serrés sur de nombreux marchés, en particulier sur les indices majeurs et les paires de devises liquides.

Pourquoi existe-t-il un spread ?

Le spread existe car il reflète plusieurs éléments :

  • La liquidité du marché : plus il y a d’ordres d’achat et de vente, plus le spread est réduit.
  • La volatilité : en période d’incertitude ou lors d’annonces économiques, les spreads peuvent s’élargir.
  • Le modèle économique du broker : certains, comme IG, intègrent leurs frais dans le spread sur certains marchés au lieu de facturer une commission.

Les teneurs de marché (market makers) assument un risque en proposant de la liquidité. Le spread compense ce risque et constitue une partie de leur rémunération.

Spread fixe ou variable ?

  • Spread fixe : reste constant, même lors d’événements de marché importants. Cela offre une meilleure prévisibilité mais peut être légèrement plus élevé.
  • Spread variable : évolue en fonction de l’offre et la demande. Il peut être très serré sur les marchés liquides, mais s’élargir ponctuellement.

IG propose des spreads variables compétitifs, notamment sur le Forex (à partir de 0,6 pip sur EUR/USD) et les indices (à partir de 1 point sur le DAX en heures de marché).

Pourquoi le spread est-il si important ?

Le spread est un élément clé du calcul des frais de trading. Il est particulièrement crucial pour :

  • Les scalpeurs ou traders intraday : qui multiplient les opérations et sont donc très sensibles aux coûts implicites.
  • Les traders sur CFD ou Forex : où le spread est souvent le principal ou unique frais.
  • Les investisseurs particuliers qui souhaitent comparer les conditions proposées par différentes plateformes.

Un spread réduit permet d’entrer et sortir du marché à moindres frais, ce qui améliore mécaniquement la rentabilité potentielle.

Comment surveiller et gérer le spread ?

  • Vérifiez les horaires de marché : les spreads sont souvent plus serrés pendant les heures de cotation principales.
  • Évitez les périodes très volatiles si vous souhaitez limiter les spreads variables (par exemple, annonces de la BCE ou publications macroéconomiques majeures).
  • Utilisez des ordres intelligents : chez IG, vous pouvez définir des niveaux d’exécution avec des ordres limités et stop garantis pour gérer plus efficacement votre exposition.

En conclusion

Le spread est bien plus qu’un simple écart de prix : c’est un levier de gestion des coûts, un indicateur de liquidité et un critère essentiel dans le choix de votre plateforme de trading.

Chez IG, tout est mis en œuvre pour offrir des spreads compétitifs, transparents et adaptés aux besoins des traders débutants comme expérimentés.

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Toute activité de trading comporte des risques de perte. Il est important de bien comprendre les mécanismes avant de se lancer.

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Entreprises

Un impact colossal de près de 320 milliards pour l’industrie aéronautique !

L’Airports Council International (ACI) World et l’International Air Transport Association (Iata) qui représente quelque 290 compagnies aériennes assurant 82% du trafic aérien mondial, ont déclaré que l’état actuel de l’industrie mondiale du transport aérien risque de perdre des millions d’emplois.

L’industrie aéronautique, qui contient 65,5 millions d’emplois dans le monde, dont 10,5 millions de personnes employées dans les aéroports et les compagnies aériennes, et contribue pour 2,7 billions de dollars à l’activité économique mondiale, prendra 3 ans pour revenir au rythme normal d’avant pandémie, selon les organismes mondiaux de l’aviation.

Tim Clark, président d’Emirates Airline, et Tony Douglas, CEO d’Etihad Aviation Group, ont déclaré que 85% des compagnies aériennes mondiales risquaient de devenir insolvable et que sans les aides des Etats, elles pourraient faire faillite pour fin 2020.

L’Association internationale du transport aérien précise que les compagnies aériennes mondiales pourraient perdre 314 milliards de dollars en termes de ventes de billets en 2020, soit une baisse de 55% par rapport à 2019, en raison de Covid-19, avec une demande susceptible de s’écrouler dans les mois à venir.

Rien qu’en Europe, la perte analysée a augmenté depuis le premier rapport de IATA et est passée à 89 milliards de dollars, et la demande de passagers devrait être de 55% inférieure aux niveaux de 2019.

Le ton de l’IATA n’est pas plus optimiste pour l’Afrique, où les compagnies aériennes de la région pourraient perdre 6 milliards de dollars de revenus passagers par rapport à 2019, soit 2 milliards de plus que prévu au début du mois.

L’association estime qu’environ 25 millions d’emplois dans l’aviation, le tourisme et tout ce qui y est lié sont menacés dans la crise actuelle. Les compagnies aériennes dépenseront environ 61 milliards de dollars de liquidités au cours du seul deuxième trimestre, la demande chutant de 80% tout en affichant une perte trimestrielle de 39 milliards de dollars.

Pour l’IATA, il est « essentiel que les différents Etats puissent agir vite pour venir en aide et minimiser ces dommages financier découlant sur un impact économique considérable.

Par Hamza NAQI