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Entreprises

Un impact colossal de près de 320 milliards pour l’industrie aéronautique !

L’Airports Council International (ACI) World et l’International Air Transport Association (Iata) qui représente quelque 290 compagnies aériennes assurant 82% du trafic aérien mondial, ont déclaré que l’état actuel de l’industrie mondiale du transport aérien risque de perdre des millions d’emplois.

L’industrie aéronautique, qui contient 65,5 millions d’emplois dans le monde, dont 10,5 millions de personnes employées dans les aéroports et les compagnies aériennes, et contribue pour 2,7 billions de dollars à l’activité économique mondiale, prendra 3 ans pour revenir au rythme normal d’avant pandémie, selon les organismes mondiaux de l’aviation.

Tim Clark, président d’Emirates Airline, et Tony Douglas, CEO d’Etihad Aviation Group, ont déclaré que 85% des compagnies aériennes mondiales risquaient de devenir insolvable et que sans les aides des Etats, elles pourraient faire faillite pour fin 2020.

L’Association internationale du transport aérien précise que les compagnies aériennes mondiales pourraient perdre 314 milliards de dollars en termes de ventes de billets en 2020, soit une baisse de 55% par rapport à 2019, en raison de Covid-19, avec une demande susceptible de s’écrouler dans les mois à venir.

Rien qu’en Europe, la perte analysée a augmenté depuis le premier rapport de IATA et est passée à 89 milliards de dollars, et la demande de passagers devrait être de 55% inférieure aux niveaux de 2019.

Le ton de l’IATA n’est pas plus optimiste pour l’Afrique, où les compagnies aériennes de la région pourraient perdre 6 milliards de dollars de revenus passagers par rapport à 2019, soit 2 milliards de plus que prévu au début du mois.

L’association estime qu’environ 25 millions d’emplois dans l’aviation, le tourisme et tout ce qui y est lié sont menacés dans la crise actuelle. Les compagnies aériennes dépenseront environ 61 milliards de dollars de liquidités au cours du seul deuxième trimestre, la demande chutant de 80% tout en affichant une perte trimestrielle de 39 milliards de dollars.

Pour l’IATA, il est « essentiel que les différents Etats puissent agir vite pour venir en aide et minimiser ces dommages financier découlant sur un impact économique considérable.

Par Hamza NAQI

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Economie Monde

État d’urgence au Japon et plan de soutien immense pour l’économie face au Covid-19 !

Le gouvernement japonais va déclarer dès aujourd’hui l’état d’urgence pendant un mois dans plusieurs régions du pays où les cas de COVID-19 sont en forte hausse, dont Tokyo et Osaka.

Le premier ministre du Japon, Shinzo Abe, a annoncé ce lundi 6 avril un package d’aide d’un montant gigantesque équivalent à 108 trillions de Yen, soit environ 917 milliards d’Euros.

En effet, ce montant colossal correspond à près de 20% du PIB du Pays du soleil levant.

À l’heure actuelle, le pays semble bien gérer la pandémie, avec « seulement » 3654 cas confirmés, dont 73 morts, dans un pays avec une population atteignant près de de 130 millions d’habitants.

Ceci est d’autant plus admirable lorsqu’on sait que le Japon à la population la plus vieille du monde, avec 32% de la population ayant plus de 60 ans, soit presque une personne sur trois.

Comme nous le savons, le COVID-19 touche davantage les plus vieux et on peut donc conclure que les mesures japonaises semblent porter leurs fruits.

Le Japon a, dès le début de la pandémie, instauré un confinement strict, avec la fermeture de la majorité des ports et aéroports. Nous rappelons que la discipline légendaire du peuple japonais est en partie responsable pour le succès de cette gestion, le peuple japonais obéis notamment à la lettre aux mesures de distanciations sociales et de confinement.  

Cependant ces mesures ont un impact économique considérable sachant que beaucoup d’entreprises ont cessé leurs activités et que beaucoup d’industries, comme notamment celle de l’aviation, sont à l’arrêt.

C’est pourquoi le gouvernement a décidé de dédier 917 milliards d’euros en guise de mesures de soutien à la population en vue de limiter au maximum les dégâts économiques.

Ce package inclut plusieurs dizaines de milliards d’euros en aides liquides aux familles et aux petites entreprises très fortement touchées par le chômage et la fermeture de leurs enseignes respectivement.

Le reste de l’aide se traduira par des prêts sans intérêts et des allègements fiscaux aux entreprises. Ces aides peuvent à long-terme même être bénéfiques au Japon qui souffre de déflation ou de taux d’inflation trop bas pour assurer une croissance économique saine.

L’espoir est de pouvoir stimuler une reprise rapide » au second semestre…

PHOTO: AFP par Getty Image

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Economie Nos analyses

Quelles sont les répercussions du coronavirus sur nos sociétés ?

Le contexte actuel affole les différents gouvernements qui anticipent même le risque d’une crise PLUS GRAVE que celles déjà vécues qui viendra frapper l’économie mondiale de plein fouets ! Plusieurs conséquences sont à déplorer au niveau mondial:

  1. Chômage de masse mondial
  2. Situation d’urgence sociale
  3. Baisse drastique de l’activité
  4. Krach boursier
  5. Perte de confiance des investisseurs

Les économistes répondent à cette question de deux manières différentes :

  • Dans un premier temps, les économistes abordent les problèmes sociétaux et économiques auxquelles font face les populations.

Une augmentation du chômage que nous pouvons constater à travers le monde. Selon l’Organisation International du Travail (OIT), la crise économique provoquée par le virus pourrait détruire prêt de 25 millions d’emplois dans le monde. L’ensemble des secteurs d’activités sont touchés et par conséquent les entreprises vivent une situation inédite.

Par exemple, aux Etats-Unis, le nombre de nouvelles demandes hebdomadaires se chiffre à 6,6 millions, soit le double de la semaine précédente.

Selon l’Association des économistes catholiques, le tissu social va souffrir. La crise aura inévitablement un impact sur les entreprises indépendantes et les commerces !

Une dépression de la demande et de l’offre déstabilise le système économique et cela est dû essentiellement à la mise à l’arrêt de certains secteurs d’activité.Les déficits budgétaires risquent de gonfler et les dettes publiques également.

  • Dans un second temps, les économistes nous parlent des problèmes structurels auxquels font face nos sociétés.

Selon le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, « Il y aura, dans l’histoire de l’économie mondiale, un avant et un après le coronavirus ». Notre système de production et notre système de santé doivent être organisés différemment à l’avenir.Les entreprises n’étaient pas préparées à ce type de crise et ont dû radicalement changer de comportement afin d’atténuer les conséquences.

Désormais les entreprises de services se dirigent vers le télétravail, et quant aux entreprises de production elles doivent envisager d’autres moyens !

==> Les pays asiatiques ont mieux géré la crise sanitaire !L’économiste belge, Étienne de Callataÿ, nous donne une réponse simple et claire, « les européens ont une hésitation à prendre des mesures qui aboutissent à restreindre certaines formes de liberté et d’autre part nous sommes dans des configurations politiques plus fragmentées où il est plus difficile de se mettre d’accord ».

Par Florenc Micaj

–> Pour en savoir plus à ce sujet, n’hésitez pas à réécouter la chronique ECO-RONA #6 (https://www.facebook.com/parlonsfinance.be/videos/2752379951715809/)