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Donald Trump et l’Iran : Vers une nouvelle crise pétrolière ?

Le retour imminent de Donald Trump à la Maison Blanche a remis au premier plan l’essor des flux pétroliers iraniens, ainsi que la possibilité que le président élu tente à nouveau de fortement les réduire comme lors de son premier mandat.

En effet, en 2019, Trump avait mené une campagne de pression maximale, destinée à étouffer les exportations de l’Iran et, par là même, l’accès de Téhéran aux pétrodollars. Sous la direction de Joe Biden, les flux ont cependant explosé à nouveau, l’accent étant mis sur des politiques qui provoquent des frictions avec les expéditions iraniennes, mais ne les limitent pas afin de ne pas provoquer de hausse des prix du pétrole, notamment après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

La « politique de pression maximale » de Trump était une stratégie visant à restreindre le programme nucléaire iranien, limiter le soutien de l’Iran aux groupes militants et réduire son influence au Moyen-Orient. Cette politique reposait sur l’imposition de lourdes sanctions économiques, coupant l’Iran des systèmes financiers mondiaux et diminuant ses revenus d’exportation pétrolière.

Ainsi, l’objectif était de forcer l’Iran à renégocier l’accord nucléaire selon les conditions américaines, voire à cesser ses activités nucléaires.

Cet isolement économique a provoqué une forte chute des exportations de pétrole iranien, créant de graves conséquences économiques pour l’Iran.

Voici, les principaux impacts de la « politique de pression maximale » :

  • Impact sur l’Iran : Cette politique a lourdement impacté l’économie iranienne, causant inflation, dépréciation de la monnaie et hausse du chômage. Au lieu de mettre fin à son programme nucléaire, l’Iran a intensifié ses activités d’enrichissement, affirmant qu’il en avait le droit après le retrait des États-Unis du JCPOA.
  • Impact au Moyen-Orient : Cette politique a exacerbé les tensions régionales. L’Iran a renforcé son soutien à des groupes comme le Hezbollah et les Houthis au Yémen. Les risques de confrontation militaire ont augmenté, notamment après l’attaque de 2019 contre des installations pétrolières saoudiennes, pour laquelle les États-Unis ont tenu l’Iran pour responsable.
  • Impact sur les marchés mondiaux du pétrole : Les sanctions américaines ont fait baisser la production iranienne, poussant les États-Unis à coordonner avec leurs alliés pour compenser cette perte. Cependant, les prix du pétrole ont connu des fluctuations, et les tensions dans le Golfe, en particulier dans le détroit d’Ormuz, ont accentué les risques pour le commerce mondial du pétrole.

Les ventes de pétrole sont cruciales pour l’Iran, avec des exportations représentant jusqu’à 70 % des revenus du gouvernement. Cette année, l’Iran a bénéficié de profits exceptionnels grâce à une production de pétrole proche des records, en doublant presque sa production de moins de 2 millions de barils par jour en 2019 à près de 3,5 millions de barils par jour actuellement, et avec des exportations de pétrole passant de pratiquement zéro à près de 2 millions de barils par jour.

Cela représente une augmentation de revenus de 100 milliards de dollars. L’Iran a pu exporter des quantités quasi-record de pétrole malgré le fait qu’il soit officiellement sous sanctions américaines, l’Administration Biden n’ayant pas appliqué les sanctions sur le pétrole iranien avec la même rigueur que ses prédécesseurs.

Effectivement, l’Administration Biden craignait qu’une application plus stricte des sanctions pétrolières contre l’Iran n’entraîne une hausse des prix mondiaux du pétrole, alors que les Etats-Unis faisaient déjà face à une forte inflation. Mais cette crainte ne reflète pas la réalité des dynamiques du marché mondial du pétrole.

Premièrement, l’Iran représente une fraction minime de la production pétrolière du Moyen-Orient, environ 12,5 % de la production régionale, soit presque quatre fois moins que celle de l’Arabie Saoudite.

Deuxièmement, les prix du pétrole ont en fait baissé entre 2018 et 2019 alors que l’application des sanctions pétrolières contre l’Iran s’intensifiait, en partie parce que les pays du Golfe, qui considèrent également l’Iran comme une menace pour la paix régionale, ont compensé la perte de pétrole iranien en augmentant leur propre production.

Avec une capacité de production de réserve record, notamment l’Arabie Saoudite produisant un tiers de moins de pétrole qu’à l’époque de Trump, la production pétrolière iranienne peut facilement être remplacée.

D’ailleurs, les sanctions pétrolières contre l’Iran ont prouvé leur efficacité par le passé. Sous l’administration Trump, avec Jared Kushner, architecte des Accords d’Abraham, et l’envoyé spécial pour l’Iran Brian Hook, une attention accrue à l’application des sanctions par le gouvernement américain a réduit le volume des exportations de pétrole iranien de 95 %, passant de 2,5 millions de barils par jour en 2018 à un minimum de 70 000 barils par jour en 2020, réduisant ainsi les revenus pétroliers iraniens de 50 milliards de dollars.

Par conséquent, le retour de Trump à la Maison Blanche en janvier, ainsi que ses déclarations de campagne selon lesquelles il se montrerait dur envers l’Iran, soulèvent la question de savoir s’il ciblera à nouveau ces flux. Pour contourner les mesures américaines, l’Iran s’appuie de plus en plus sur une flotte de pétroliers fantôme et des pratiques commerciales qui échappent au contrôle de l’Occident.

« Je pense que cela aura un impact important sur les exportations de pétrole iranien », a déclaré Ben Cahill , directeur des marchés et de la politique énergétique à l’Université du Texas, à propos du retour de Trump. « Il est difficile de remettre le génie dans la bouteille après le développement du marché noir pendant des années et l’évasion et la dissimulation des sanctions qui ont progressé. Mais je soupçonne que Trump s’appuiera sur la Chine. »

Cahill estime que les flux iraniens pourraient être réduits de 750 000 à 1 million de barils par jour. Si cela s’avérait exact, cela ramènerait les flux à environ 1 million de barils par jour, comme cela a été observé au début de la pandémie de Covid-19.

Alors que l’on s’attend généralement à ce que les marchés du pétrole et du diesel soient excédentaires l’année prochaine, le nouveau président pourrait également avoir une marge de manœuvre. En effet, si nous avons effectivement une production de pétrole au-dessus de la demande l’année prochaine, alors si Trump met de nouveau en place ses sanctions, cela aura assez peu de conséquences sur les prix du marché.

D’ailleurs, Bob McNally, président de Rapidan Energy Group, a déclaré que Trump ciblerait les ports qui transportent le pétrole iranien et ferait du pays du Moyen-Orient une priorité dans ses négociations avec la Chine, son principal acheteur.

Une politique de sanctions sévères pourrait perturber jusqu’à 1,3 million de barils par jour de flux de brut iranien, estime Rapidan.

En outre, le changement de dynamique mondiale depuis le dernier mandat de Trump pourrait également obliger le prochain président à réévaluer son approche des relations avec l’Arabie saoudite, a déclaré McNally. Le leader de facto de l’OPEP a conclu un accord en 2023 pour normaliser ses relations avec Téhéran pour la première fois en sept ans, et les liens sont devenus moins tendus ces dernières années.

De plus, si les sanctions se durcissent, la Chine pourrait voir ses coûts pétroliers augmenter, ce qui aurait un impact sur son industrie de raffinage, en particulier les raffineries indépendantes, qui sont déjà confrontées à des difficultés liées à la faible demande de carburant et donc à la réduction des marges bénéficiaires.

En effet, depuis 2019, les raffineries privées chinoises sont devenues des acheteurs du brut iranien sanctionné car elles bénéficiaient de réductions de prix sur les barils, profitant d’un vide laissé par les grandes entreprises publiques méfiantes face aux sanctions américaines.

Cette décision a permis à la Chine d’économiser des milliards, consolidant son rôle de marché pétrolier majeur pour Téhéran. La Chine a économisé environ 4,2 milliards de dollars en important un volume record d’un million de b/j d’Iran l’année dernière, soit 60 % au-dessus des pics d’avant les sanctions enregistrées par les douanes chinoises en 2017 à 623 000 b/j, alors que Téhéran a augmenté sa production à des niveaux proches du maximum et a offert des réductions comme raide jusqu’à 17 dollars le baril par rapport au Brent.

Les rabais ont soulevé des questions sur la rentabilité à long terme des affaires de l’Iran avec la Chine. Mais les experts estiment que Téhéran a encore tout à y gagner.

« Même avec des rabais importants, vendre du pétrole iranien est extrêmement rentable et durable », a déclaré Steve Hanke, professeur d’économie appliquée à l’université Johns Hopkins. « C’est parce que le coût marginal de production en Iran est d’environ 15 dollars ou moins par baril. »

Gregory Brew, analyste de l’Iran et de l’énergie au groupe américain Eurasia Group, dit que les sanctions américaines étaient autrefois efficaces pour bloquer les exportations de pétrole vers la Chine, mais ce n’est plus le cas.

« La stature croissante de la Chine en tant que nouvelle puissance mondiale lui donne une plus grande liberté pour défier les sanctions américaines », a déclaré Brew.

Les données de suivi des navires collectées par Argus montrent que les exportations de pétrole de l’Iran oscillent actuellement autour de 1,5 million de barils par jour, dont environ 85 à 90 % vont à la Chine.

Plus précisément, les données douanières de la province du Shandong, qui abrite au moins la moitié des raffineries chinoises privées montrent que 88 % de ses importations de brut provenaient de Malaisie ou de Russie l’année dernière, soit une augmentation de 20 points de pourcentage par rapport à 2022.

On dit généralement que le brut iranien est transféré via des transferts de navire à navire au large de la Malaisie avant d’être rebaptisé pétrole malais.

Alors, le secteur du raffinage privé a été le secteur le plus important pour l’augmentation des approvisionnements de l’Iran. Les fournisseurs offrent de bons services et sont prêts à absorber les coûts croissants des raffineurs indépendants, tels que les frais supplémentaires d’administration des importations, les loyers de stockage et même les taxes.

L’Iran et la Chine ont mis en place un réseau commercial utilisant le yuan et divers intermédiaires pour contourner le contrôle financier américain, ce qui complique l’application des sanctions par Washington.

En revanche, avec le retour potentiel de Trump, la Chine pourrait voir un risque de voir ses approvisionnements en brut iranien bon marché, qui représentent environ 13% des importations du premier acheteur mondial de pétrole, diminuer si Donald Trump renforce l’application des sanctions contre Téhéran.

De telles restrictions pourraient viser les banques et les raffineries chinoises, ainsi que les intermédiaires malaisiens et émiratis impliqués dans le commerce. Par rapport à l’administration Biden, Trump pourrait être moins préoccupé par la flambée des prix du pétrole et les risques chinois qui accompagneraient des sanctions plus sévères.

D’ailleurs, ces derniers mois, les États-Unis ont renforcé les sanctions contre les navires de la « flotte fantôme » qui transportent le pétrole iranien, ce qui a ralenti les livraisons à la Chine depuis des centres de transbordement comme la Malaisie.

Selon un représentant d’une raffinerie indépendante qui utilise du pétrole iranien, même les opérations de transfert de navire à navire (STS) pourraient être impactées.

« L’inquiétude se concentre plus sur le transport maritime que sur les transactions bancaires », a-t-il déclaré.

Pourtant, malgré ces obstacles, les importations chinoises de pétrole iranien ont augmenté d’environ 30 % entre janvier et octobre 2024, principalement grâce aux opérations de la « flotte fantôme », selon Emma Li, analyste chez Vortexa. « Des changements plus importants pourraient survenir si de nouveaux acteurs, comme les banques, sont ajoutés à la liste des cibles », a-t-elle expliqué.

De surcroît, il est très probable que la Chine continuera à acheter du pétrole iranien. Si certaines raffineries et banques pourraient mettre un terme à leur participation, d’autres décideront probablement que leur participation au commerce du pétrole iranien en vaut la peine, même si elles sont soumises à des sanctions américaines, en particulier si Pékin les soutient. Les importations chinoises de pétrole iranien ont augmenté malgré les sanctions antérieures contre les raffineries et les banques chinoises.

De fait, les raffineries chinoises privées sont moins préoccupées par les sanctions américaines que les compagnies pétrolières nationales chinoises. Les entreprises publiques chinoise CNPC et Sinopec ont cessé d’importer du pétrole iranien après que Washington a décidé de ne pas renouveler les exemptions de sanctions pour les acheteurs de brut iranien en mai 2019, en raison des craintes de perdre l’accès au système financier américain.

Toutefois, de nombreuses raffineries privées ont une exposition minimale au système financier basé sur le dollar. Les raffineries privées qui utilisent la technologie américaine, en revanche, n’ont pas acheté de pétrole iranien. 

Ainsi, il est peu probable que Pékin empêche les entités chinoises d’acheter du pétrole iranien. Il s’oppose aux sanctions unilatérales et aux tentatives de pays tiers d’interférer dans le commerce énergétique de la Chine, ce que les responsables ont réitéré après la signature des nouvelles sanctions par le président Biden.

Dans l’ensemble, l’approche de Trump en matière de sanctions dépendra probablement de la nature du marché pétrolier lorsqu’il prendra ses fonctions, a déclaré David Goldwyn, président de Goldwyn Global Strategies et président du groupe consultatif sur l’énergie du Centre mondial de l’énergie de l’Atlantic Council. « Plus le marché est faible, plus la probabilité de sanctions plus strictes est élevée », a-t-il déclaré.

Effectivement, une répression contre l’Iran, membre de l’OPEP, soutiendrait les prix mondiaux du pétrole, mais cet effet pourrait également être compensé par d’autres politiques de Trump, comme des mesures visant à accroître les forages nationaux, l’imposition de tarifs douaniers à la Chine qui pourraient déprimer l’activité économique, ou un assouplissement des relations avec la Russie qui pourrait libérer ses expéditions de brut sanctionnées.

Les producteurs de pétrole américains s’attendent à une diminution des réglementations sur la production de brut sous la présidence de Donald Trump, ce qui pourrait signifier une offre de pétrole plus élevée et, par conséquent, des prix plus bas. Mais une nouvelle poussée vers l’ouverture de projets de forage, mettant davantage d’offre sur le marché, conduirait à une baisse des prix, diminuant ainsi les revenus des producteurs américains, a déclaré Cole Smead, président et directeur général de Smead Capital.

« Si l’administration Trump ouvre les concessions fédérales pour le pétrole et le gaz, les terres fédérales obtiendraient 25 % des revenus par baril. Vous aurez beaucoup de mal à trouver une compagnie pétrolière capable de gagner de l’argent à 52,50 dollars le baril avec ce qu’il lui reste d’un baril à 70 dollars », Smead, dans des notes envoyées par courriel. « La seule chose qui incitera les foreurs à forer, ce sont des prix du pétrole plus élevés basés sur ces marges. »

Alors, Washington devra décider comment prioriser les achats chinois de pétrole iranien par rapport à d’autres objectifs de la politique américaine, notamment entraver le soutien de la Chine à la guerre russe en Ukraine. Sanctionner des entités chinoises pour leur implication dans le commerce du pétrole iranien pourrait rendre plus difficile l’obtention d’une coopération chinoise sur d’autres questions.

Pékin a averti que la menace que représentent les sanctions pour le commerce de la Chine avec l’Iran « crée de sérieux obstacles à la coopération sino-américaine dans les domaines concernés ». De plus, si les raffineries privées chinoise cessaient d’acheter du pétrole iranien, elles en achèteraient probablement davantage à un autre pays sanctionné : la Russie. 

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Banque & Finance Bourse Nos analyses

Histoire de la Bourse de Paris et du CAC 40

La Bourse de Paris est l’une des places boursières les plus anciennes au monde, avec une histoire riche remontant au XVIIIe siècle. Elle s’est développée pour devenir un acteur clé de la finance européenne et mondiale, notamment à travers l’indice de référence CAC 40, qui regroupe les plus grandes capitalisations boursières françaises.

Cet article explore l’histoire fascinante de la Bourse de Paris et l’importance actuelle du CAC 40 dans l’économie mondiale.

Les débuts de la Bourse de Paris

La Bourse de Paris a vu le jour en 1724, sous le règne de Louis XV, et s’est structurée progressivement en tant que place financière centrale pour la négociation d’actions et d’obligations. Avec la montée de l’industrialisation au XIXe siècle, elle a contribué au financement de grandes entreprises françaises, notamment dans les secteurs des chemins de fer, de la sidérurgie et des banques.

Malgré plusieurs crises comme le krach de 1929 et la Seconde Guerre mondiale, la Bourse de Paris s’est toujours relevée pour redevenir un pilier de la finance mondiale. Au fil des décennies, elle a joué un rôle central dans l’intégration des marchés européens, devenant ainsi une référence pour les investisseurs et les entreprises.

L’émergence du CAC 40

En 1987, la Bourse de Paris a introduit le CAC 40 (Cotation Assistée en Continu), un indice regroupant les 40 plus grandes sociétés cotées sur le marché parisien. Il est rapidement devenu un indicateur clé de la santé économique de la France et de son industrie. Les entreprises qui composent le CAC 40 sont issues de secteurs variés, notamment l’énergie, la pharmacie, les services financiers et l’industrie aéronautique.

Le rôle actuel de la Bourse de Paris

Aujourd’hui, la Bourse de Paris est l’un des membres fondateurs du projet paneuropéen Euronext, qui regroupe plusieurs grandes places boursières européennes. Elle propose un accès à un réseau de plus de 5 300 investisseurs institutionnels, permettant aux entreprises de financer leur croissance via le marché des capitaux.

Plus de 800 sociétés sont cotées à Paris, faisant de cette place boursière un marché de référence pour les licornes de la Tech française et les entreprises en pleine croissance. En 2021, en réponse à la demande croissante pour des investissements responsables, Euronext a également lancé le CAC 40 ESG®, un indice qui met en avant les entreprises du CAC 40 respectant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).


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La plateforme Optiq® et les Volumes de Trading

La Bourse de Paris utilise la plateforme de trading Optiq®, un système à la pointe de la technologie qui offre un environnement de trading transparent et régulé pour les investisseurs, qu’ils soient professionnels ou particuliers. Chaque jour, plus de 4,1 milliards d’euros sont échangés sur la place parisienne, reflétant l’importance de ce marché pour l’économie européenne et mondiale.

L’Évolution récente et la Transition Numérique

Avec la mondialisation et l’essor des technologies numériques, la Bourse de Paris et le CAC 40 ont évolué. L’acquisition de la Bourse de Paris par Euronext en 2000 a marqué une étape clé dans l’intégration des bourses européennes. Désormais, Euronext est un marché boursier paneuropéen qui regroupe plusieurs grandes places financières, dont Paris, Amsterdam, et Bruxelles.

De plus, la transition numérique a également permis de moderniser la Bourse. Les transactions, autrefois réalisées par des courtiers physiques, sont aujourd’hui presque entièrement automatisées, facilitant l’accès aux marchés pour les investisseurs du monde entier.

Conclusion

De ses débuts au XVIIIe siècle à son intégration dans Euronext et la création du CAC 40, la Bourse de Paris est devenue un acteur central du marché financier mondial. Elle permet aujourd’hui aux entreprises de financer leur développement tout en offrant aux investisseurs des opportunités diversifiées et des outils de pointe, tels que l’indice CAC 40 ESG et la plateforme Optiq®. Son rôle reste crucial dans l’évolution de l’économie française et européenne.


Disclaimer : Les informations fournies dans cet article sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils financiers, d’investissement ou juridiques. Parlons Finance ne peut être tenu responsable de toute décision d’investissement basée sur ce contenu. Avant de prendre toute décision d’investissement, il est recommandé de consulter un conseiller financier professionnel pour discuter de votre situation personnelle et de vos objectifs financiers. Les investissements en ETF et autres produits financiers comportent des risques, y compris la perte potentielle du capital investi. Assurez-vous de bien comprendre ces risques avant d’investir.

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Entreprises Monde

Le D2C en Inde : une opportunité de marché de plus de 100 milliards de dollars d’ici 2025 !


Qu’est-ce que c’est le D2C ? Le D2C, ou Direct-to-Consumer en anglais, est un modèle commercial où les entreprises vendent leurs produits directement aux consommateurs finaux, sans passer par des intermédiaires comme les distributeurs ou les détaillants.

Ces dernières années, le modèle de vente directe au consommateur (D2C) a émergé comme une force perturbatrice dans le secteur du commerce électronique. De plus en plus d’entreprises prennent en charge toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la conception à la livraison, en contournant les intermédiaires traditionnels.

Que ce soit des startups nativement numériques ou des entreprises établies, le D2C permet à ces entreprises de commercialiser et de vendre leurs produits directement aux clients. Cela par l’intermédiaire de leurs propres plateformes en ligne, sans passer par des détaillants traditionnels.

En Amérique du Nord, la plus grande proportion de marques D2C exclusivement numériques est observée. Aux États-Unis, on estime que les marques établies ont généré environ 135 milliards de dollars américains de ventes en ligne en 2023, tandis que les marques natives du numérique ont réalisé environ 35 milliards de dollars de ventes. On prévoit que d’ici 2025, ces chiffres augmenteront respectivement à 187 milliards et 40 milliards de dollars.

Qui de l’Inde ?

En Inde, le marché D2C a connu une croissance exceptionnelle et compte atteindre 100 milliards de dollars d’ici 2025. Les startups fashion dominent le segment D2C, avec un potentiel de marché estimé à 43,2 milliards de dollars d’ici 2025.

Plusieurs facteurs, comme la pandémie Covid, la haute pénétration d’internet, la croissance d’infrastructure digitale, l’augmentation des millennials, et autres, sont la cause de la croissance des marques D2C.

L’Inde compte plus de 190 millions d’adeptes du shopping en ligne, ce qui représente un tiers de la base mondiale d’acheteurs en ligne. Les marques D2C visent à capitaliser sur l’appétit croissant des consommateurs indiens pour l’innovation et la perte de fidélité envers les acteurs traditionnels.

Le D2C peut être un modèle commercial très efficace, mais il nécessite une planification et une exécution minutieuses.

Et vous, seriez-vous intéressé à lancer votre marque D2C en Inde ?

Rédigé par: Haroon Shabir

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Entreprises Success story

OrderCast, la solution de rattrapage digital pour les grossistes !

De nombreuses PME rencontrent des difficultés à digitaliser leurs systèmes de commandes. Ayoub Assabban en a fait l’expérience dans l’entreprise familiale, Assabban SA, grossiste en mercerie. Toutes les commandes étaient effectuées par fax ou téléphone, avec des notes prises à la main. C’est suite à cette expérience qu’il a eu l’idée de créer une startup proposant une nouvelle solution informatique basée sur l’outil le plus utilisé au monde : un tableur Excel et qu’il a, aujourd’hui, réussi à convaincre des investisseurs de renommée internationale.

En commençant à travailler au sein de l’entreprise de son père, Ayoub Assabban s’est vite rendu compte que le système mis en place pour les commandes était bancal. Tout était effectué par téléphone, mails ou par fax. Non seulement le client n’avait pas d’idée claire quant au montant de la commande mais en plus aucune prévision n’était possible au sein de la société.

Et même s’il existait des solutions informatiques sur le marché, celles-ci étaient, soit trop compliquées, soit trop onéreuses pour des personnes étrangères au monde de l’IT. C’est alors qu’Ayoub a eu l’idée d’utiliser l’outil le plus utilisé au monde comme point de départ: un tableau Excel.

Une solution SaaS “no code” adaptée aux grossistes B2B2C

Ayoub et son cofondateur Borys se sont alors lancés dans la création d’une nouvelle solution qui permet, une fois les produits listés sur une Google Sheet de générer une solution complète de prises de commandes et de back-office.  Un tel outil a permis, en moins d’un an, à l’entreprise Assabban SA  de convertir 95% de ses revenus B2B en ligne et de s’étendre sur 4 nouveaux pays.

“Les grossistes ont besoin d’avoir un environnement simple et qu’ils connaissent. Quoi de mieux, pour ceux dépourvus d’un ERP, qu’un tableur ? Une fois prêt, nous sommes capables de leurs générer une solution complète en quelques heures. S’ils ont déjà un ERP, c’est encore plus facile!”.

Loin l’idée de faire du sur-mesure. Ayoub insiste: “Beaucoup trop d’entreprises se font avoir à développer une solution sur-mesure pensant que leurs besoins sont uniques. Elles finissent souvent essoufflées après avoir perdu plusieurs centaines de milliers d’euros et des années de développement. A l’inverse, nous faisons du demi-mesure”. 

Un pricing qui n’est pas basé sur le nombre d’utilisateurs

Les grossistes font trop souvent face à des outils informatiques dont le business model est basé sur un prix par nombre d’utilisateurs.

Il n’y a rien de plus frustrant pour un grossiste après avoir payé un setup fee énorme que de devoir payer par utilisateur. D’autant plus, un grossiste a besoin d’impliquer tous ses employés d’une manière ou d’une autre.” A l’inverse, OrderCast fait le choix d’un tarif unique et transparent qui soit indépendant du nombre d’utilisateurs.

Une liste d’attente de clients à l’échelle européenne 

« Nous voulons que nos premiers clients aient une expérience hors du commun. C’est pourquoi nous commençons par travailler par un système de liste d’attente et de bouche-à-oreille. Nous commençons à avoir des inscrits de grossistes en dehors de nos frontières. Cela nous rend très enthousiastes et confirme un intérêt certain pour une telle solution”.

Une levée auprès des meilleurs VC

Les deux cofondateurs viennent de lever, via leur startup, auprès des meilleurs VC internationaux. Parmi eux, Hoxton Ventures, l’un des premiers investisseurs de Deliveroo ou encore d’Epic Games, Verissimo Ventures, Paolo Rubatto (Start Capital), Justin Caldbeck et Kima Ventures (le fonds de Xavier Niel). 

Rob Kniaz, Hoxton Ventures Founding Partner : “We strongly believe that the wholesale market is huge and untapped. Their lack of digital adoption allows OrderCast to bring immense value to these businesses through increased clarity and visibility. The product founders have built is game changer”.

Si vous souhaitez en savoir plus, veuillez contacter Ayoub Assabban par mail à press@ordercast.io .

About Hoxton Ventures: Hoxton Ventures is a London-based early stage venture fund focusing on finding disruptive technologies across Europe and accelerating their expansion globally, with a particular focus on the US market. Hoxton’s portfolio includes unicorns like Darktrace, Babylon Health and Deliveroo.


About Kima Ventures: Kima Ventures is one of the world’s most active early-stage investors, investing in 2 to 3 startups per week all over the world; providing founders with funding, network, and support for them to reach the next steps of their journey.

About Start Capital: Fonds de capital-risque de démarrage soutenant des entrepreneurs et startup exceptionnels en Amérique du Nord, en Europe et en Israël.

About Verissimo: Nous investissons dans des startup en phase de démarrage et contribuons à transformer les finances et les opérations en un actif stratégique. Nous investissons généralement entre le stade du pré-amorçage et celui de la série A aux côtés d’un large éventail de co-investisseurs aux États-Unis, en Israël et dans l’UE.  We invest in early stage companies and help turn finance and operations into a strategic asset. We typically invest between the pre-seed and Series A stage alongside a broad range of co-investors in the US, Israel and EU. 

About Ayoub Assabban: Ayoub Assabban a fait ses études à la Solvay Business of Economics & Management (promotion 2016) pendant lesquelles il s’est lancé dans sa première aventure entrepreneurial Benjago (plateforme visant à disrupter les auto-écoles). Il a ensuite été directeur belge de la société d’investissement The Family. Il est maintenant co-fondateur et CEO de OrderCast.
About Borys Turii : Borys code depuis l’âge de 15 ans. Après avoir étudié l’informatique à l’Université catholique d’Ukraine, Borys a occupé le poste de responsable technique chez Zenseact, une startup issue de Volvo pour développer l’Autopilot. Il est co-fondateur et directeur technique d’OrderCast.

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Banque & Finance Nos analyses

Qui est Catherine Wood, la nouvelle coqueluche de Wall Street ?

Prenez quelques minutes pour connaître l’une des femmes les plus influentes de Wall Street, la spécialiste des ETF, Catherine Wood !

Catherine « Cathie » Wood est une femme d’affaires américaine née en 1955 à Los Angeles. Elle se distingue de ses pairs dès ses études d’Économie et de Finance à l’université de Californie du Sud, où elle fut diplômée en 1981 avec la plus grande mention, Summa Cum Laude (5 % des élèves atteignent ce grade). 

Cathie Wood intègre rapidement le milieu de la Finance. Dès 1980, elle entre chez le gestionnaire d’actifs Capital Group en tant qu’assistant-économiste. 3 années plus tard, c’est Jennison Associates qui l’embauche pour devenir gestionnaire de portefeuille, puis analyste financier et enfin Chef économiste. Riche de ces expériences, Wood endossa d’autres responsabilités, comme Associé chez Tupelo et Directrice des investissements pour Alliance Bernstein

En 2014, se sentant quelque peu « enfermée » dans un style de gestion qui ne lui convient pas, elle décide d’ouvrir son propre fonds nommé ARK Investment Management qui se focalisera en grande partie sur la gestion et l’acquisition d’ETF.

Pour rappel, les ETF, ou Exchange traded funds, sont des fonds cotés en Bourse dont leur objectif est de répliquer les performances du sous-jacent, qui peut être un indice boursier (Nasdaq, CAC 40, etc.), sectoriel (énergies renouvelables, secteur automobile, etc.) ou de matières premières (or, pétrole, etc.) Plus d’infos.

ARK Investment Management LLC

Ark se démarque de ses concurrents sur plusieurs points. 

Tout d’abord, la société adopte une gestion active des ETF, alors que ces derniers sont appréciés pour leur côté « passif et peu coûteux ». Elle n’hésite pas à modifier les entreprises qui composent son portefeuille et exposer presque 10% dans certains titres comme Tesla . 

Ensuite, ARK opte pour une très grande transparence sur sa stratégie et sa méthode de sélection d’actions (stock picking). De nombreux rapports et articles sont rédigés pour expliquer aux intéressés les raisons d’achat ou de vente de certaines actions. 

Enfin, Catherine Wood se montre très réactive sur les réseaux sociaux à tel point qu’elle est devenue la coqueluche d’un petit groupe d’investisseurs qui voient en elle un guide des marchés (un peu comme l’est Elon Musk pour sa communauté). 

À ses débuts, l’entreprise peine à attirer des capitaux frais et doit même solliciter l’épargne personnelle de ses fondateurs. Les frais de gestion de 0,75 % ne permettent pas à la société d’être rentable sur ses placements. L’année 2020 fut un tournant majeur pour ARK. Ses fonds, fortement orientés vers la technologie, ont pris part à l’euphorie boursière cette année, affichant pour certains une hausse de 152 % ! 

Les différents fonds gérés par ARK. (Source : ARK Invest)

À ce jour, ARK Invest propose à ses clients plusieurs fonds d’ETF, actifs ou passifs. Parmi ceux-ci, nous retrouvons l’innovation technologique, les technologies autonomes, l’internet de demain, la recherche scientifique, les Fintechs, l’impression 3D ou l’innovation technologique israélienne. Vous pouvez trouverez d’amples informations sur leur site internet.

Conclusion

Il n’est pas facile de se faire un nom dans l’élite très fermée de Wall Street, encore plus quand on est une femme. Cependant, Cathie Wood a su prouver à tout le monde qu’il est possible de surpasser les marchés financiers en ayant une vision moderne et en prenant des sentiers peu fréquentés.

Grâce à sa persévérance, elle a transformé ARK d’une entreprise à peine rentable en un gestionnaire de plus 200 milliards de dollars, amassant au passage une fortune personnelle de 250 M$ (Forbes). 

Par KAZKONDU Tim

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Economie Nos analyses

Voilà pourquoi la Chine est la grande gagnante de la crise actuelle !

Première touchée, première sauvée, une analyse économique et financière révèle que la Chine est la grande gagnante de la crise !

Il est évident que personne ne sortira pleinement victorieux de cette crise car le monde entier a été touché mais en termes de relance de l’activité, la Chine s’est démarquée des autres pays et se hisse parmi les modèles de réactivité !

La Chine est un des seuls pays dont l’activité économique a pu reprendre de manière significative. Le PIB chinois affiche positif pour l’année 2020 alors que le PIB de la zone euro et celui des États-Unis affichent négatif.

En effet, la part de la Chine dans le commerce mondial n’a jamais progressé aussi vite que depuis la pandémie de Covid-19, et cela, à l’aide des exportations de ses produits médicaux et au télétravail, selon une note de Euler Hermes publiée lundi 19 octobre. 

En jetant un œil du côté de la bourse, nous pouvons constater la surperformance des actions chinoise en 2020 !

  • L’indice CSI 300, lequel regroupe les 300 plus importantes valeurs cotées à Shanghai et Shenzhen, affiche un gain d’environ 20% depuis le début de l’année
  • Le S&P 500, qui se base sur les 500 plus grandes sociétés cotées sur les bourses américaines, gagne près de 10% depuis janvier.
  • Le Stoxx Europe 600, qui regroupe les 600 plus importantes capitalisations boursières européennes, chute d’un peu plus de 10%.

Selon Bernard Keppenne, Chief Economist chez CBC banque, deux facteurs expliquent une telle reprise de l’activité en Chine. Selon l’économiste, il s’agit du système politique chinois et du commerce international (particulièrement l’exportation) qui ont permis à la Chine de mieux gérer la crise comparé aux européens et aux américains.

  • Production industrielle en Chine :
Illustration de l’évolution de la production industrielle chinoise en 2020

Une solide demande à l’exportation a permis de relancer la production industrielle en Chine de manière significative. En effet, la production industrielle a progressé plus que prévu.

D’après les données du Bureau National des Statistiques (BNS), la production industrielle a augmenté de 6,9% au mois d’octobre alors que les analystes anticipaient une hausse de 6,5%. En plus de l’évolution de la production, une forte croissance des dépenses de consommation a été constatée.

En conclusion, l’accroissement de la production industrielle et l’augmentation de la demande des ménages ont permis de dynamiser l’économie chinoise sans parler du vaste accord (RCEP) du plus grand marché de libre-échange au monde mené par la Chine.

La question se pose de savoir que devons-nous, en Europe, mettre en place pour relancer l’activité économique ?

Par Florenc MICAJ

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Banque & Finance Nos analyses

Qui sont Black, Scholes et Merton, les économistes les plus influents de Wall Street ?

Peu d’hommes et de femmes ont pu, à travers leur esprit, changer radicalement la vision du monde. Par leur logique et la démonstration de celle-ci, ils ont fait entrer l’Homme dans une nouvelle ère.

Parmi eux, nous retrouvons Pythagore et son théorème de géométrie (530 av. J.-C.), Newton et sa loi de la gravité (1687), ainsi qu’Einstein et sa loi sur la relativité (1905).

En 1997, la Finance moderne a trouvé son Saint-Graal, à la suite de la parution de l’article « The pricing of Options and Corporate liabilities ». Derrière tout cela, trois hommes, trois génies.

Qui sont les rédacteurs de cet article ?

Fischer Black était docteur en mathématiques appliquées et professeur dans plusieurs universités, dont la prestigieuse Massachusetts Institute of Technology. Durant sa carrière, il travailla également pour la banque d’investissement Goldman Sachs.

Myron Scholes, né au Canada, étudia l’économie à l’université de Chicago. Après avoir été diplômé, il commença une carrière d’enseignant au MIT et à Stanford.

Enfin, Robert Merton, fit son Master à la California Institute of Technology, suivi d’un doctorat en économie au MIT.

Tous les chemins semblent mener au MIT, car c’est là que les trois génies se rencontrèrent pour la première fois et décidèrent de collaborer à la création d’un modèle d’évaluation d’options.

Pourquoi ce modèle est-il si célèbre ?

La formule de Black-Scholes-Merton est très utile pour une catégorie de produits financiers, les produits dérivés.

Pour rappel, un produit dérivé est un actif financier dont sa valeur dépend (ou dérive) d’un autre actif financier, appelé le sous-jacent (un article est dédié sur Parlons Finance). Parmi les plus célèbres, nous retrouvons la possibilité d’acheter (Call) ou vendre (Put) un actif sous conditions, c’est l’option. Cette option donne le droit d’acquérir ou de se séparer d’un actif à un prix déterminé d’avance, et ce à un moment précis.

L’avantage d’une option est qu’elle permet à l’acheteur de se positionner dans le futur en limitant le risque pris. Dans le cas d’un acheteur, s’il veut se prémunir d’une hausse des prix, son option lui donne le droit d’acheter à 10 € un actif qui vaudrait 15 €. À l’inverse, un put permet de vendre à 15 € au lieu de 10 € sur le marché.
Pour le vendeur d’une option, l’opération est gagnante si les conditions d’activation ne sont pas remplies. Il empochera alors le prix de l’option.

Valoriser correctement le prix de l’option est donc primordial (d’autant plus que chaque actif a une volatilité différente), et c’est sur quoi travaillaient Black, Scholes et Merton.

Quel a été l’accueil réservé par les pairs ?

La formule fut rapidement adoptée par les analystes, les gestionnaires de fonds, les risk manager et les Hedge Funds, car elle apporta un modèle standard sur lequel s’appuyer.Cependant, elle fut également critiquée pour ses hypothèses de départ, comme l’impossibilité de réaliser des arbitrages et l’absence de frais de transactions, deux facteurs bien présents dans la « finance réelle ».

Néanmoins, les travaux des trois chercheurs seront récompensés par le prix Nobel d’économie en 1997 (décédé en 1995 d’un cancer, Fischer Black ne sera pas officiellement nommé).

Après cela, Merton et Scholes seront les têtes d’affiche du fonds d’investissement « Long Term Capital Management », qui réunira des ténors de la Finance, mais fera faillite en 1998, en secouant fortement les marchés financiers.

En ce XXIe siècle, l’avènement de l’informatique et du trading à haute fréquence exige la création d’algorithmes simples et robustes. L’héritage laissé par ces trois hommes est une nouvelle preuve que la Finance moderne a besoin d’une base mathématique sur laquelle s’appuyer pour accompagner (ou contrer ?) la psychologie humaine, encore bien présente sur les marchés.

Par Tim Kazkondu

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Immobilier Nos analyses

Qu’est-ce que la Valorisation Immobilière ?

Il n’échappe à personne qu’une part importante des richesses du monde, qu’elles soient entre les mains de personnes physiques, morales ou d’organismes publics, se compose de biens immobiliers !

Cette ressource crée un besoin, celui d’une évaluation plus ou moins précise. L’objectif principal d’une valorisation immobilière est d’aider à prendre des décisions raisonnées portant sur les biens immobiliers. Le plus souvent, c’est la valeur vénale ou locative que l’on recherche.

De manière générale, cela permet aux acheteurs éventuels à formuler une offre ou aux vendeurs éventuels à déterminer des prix de vente acceptables. Aussi, cela permet de définir la valeur de gage proposée pour un prêt hypothécaire.

De plus, la valorisation immobilière est une science aléatoire influencée par plusieurs facteurs dus à l’activité humaine. Souvent, les facteurs influençant la valorisation immobilière sont soit sociaux, soit économiques, soit politique, soit dû à l’environnement où se trouvent le bien et enfin psychologique.

  1. Facteurs sociaux : par exemple la densité de population, …
  2. Facteurs économiques : par exemple le marché de l’emploi, …
  3. Facteurs politiques : par exemple une guerre ou un trouble lié a la politique de délocalisation des entreprises, …
  4. Facteurs extérieurs : environnement, mobilité, école, commerces, …
  5. Facteurs psychologiques : faculté de persuasion, …

Aussi, pour une bonne valorisation immobilière, il est important de prendre en considération des éléments d’appréciation que ce soit des éléments favorables ou défavorable comme les surfaces, la localisation, l’état du bien, etc…

Il existe des façons différentes d’établir la valeur d’un bien immobilier dont les plus coutumes sont :

  1. Points de comparaison : cette méthode consiste à comparer le bien à des transactions déjà effectuées sur des biens équivalents en nature et en localisation à une date la plus proche possible de la date de valorisation.
  2. Taux de capitalisation : Cette méthode consiste à prendre en considération le revenu locatif annuel déduit de toutes les charges multiplier par cent pour le diviser par le pourcentage de capitalisation souhaité.
  3. Valeur intrinsèque : Cette méthode consiste à prendre en considération la valeur à neuf du bien moins la vétusté. La vétusté est la constatation de l’usure ou des désordres subit par l’immeuble. Elle représente la moins-value réelle subie par un immeuble depuis la date de sa construction en raison de son âge et de son entretien au moment de la valorisation.

La valorisation immobilière, c’est aussi le fait de donner de la plus-value à un bien grâce aux techniques du « home staging ». Il s’agit de techniques développés aux USA puis au Canada et qui nous sont ensuite arrivées. L’objectif est d’aider les candidats acquéreurs à se projeter dans les lieux et à favoriser le coup de cœur.

Pour finir, la vente ou l’achat d’un bien immobilier est conditionnée par une multitude d’éléments objectifs et subjectifs. Il ne faut surtout pas oublier que c’est d’abord avant tout le public qui fait la valeur vénale d’un bien immobilier et non pas l’expert ou l’agent immobilier et surtout ne pas hésiter à faire appel à un professionnel afin qu’il puisse vous épauler et vous aiguiller dans vos démarches.

Par Adil NAQI

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Energie

La fin d’une longue histoire entre Engie et Suez qui coûte 3 milliards à Veolia !

Le géant de l’énergie français Engie va officiellement vendre les dernières parts qu’il lui restait dans Suez. C’est la fin d’une longue histoire…

Leur histoire commence en 2008 lorsque le groupe énergétique français spécialisé dans le transport et la distribution de gaz naturel GDF (Gaz De France) a fusionné avec la société Suez, l’un des leaders mondiaux d’énergie et de l’environnement. Cette fusion donna naissance au groupe « GDF Suez ».

En 2013, GDF SUEZ met fin à son pacte d’actionnaire avec « SUEZ Environnement » (qui s’occupe de la gestion de l’eau et des déchets) mais reste actionnaire de référence du groupe mondial (32%). En 2015, GDF Suez devient « Engie » et Suez environnement devient « SUEZ ».

Depuis lors, tout le secteur énergétique spéculait sur le sort des 32% de part que détient Engie dans Suez. Toutefois, le président du conseil d’administration d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu, a affirmé, fin juillet 2020, que les parts étaient à vendre.

« Il faut simplifier le groupe, faire des choix, céder certaines activités et nous concentrer sur nos priorités », explique un des dirigeants d’Engie.

Veolia, la multinationale française spécialisée dans la gestion optimisée des ressources (c’est à dire gestion du cycle de l’eau,de la valorisation des déchets,…), a directement fait une offre de 3 milliards d’euros à Engie pour récupérer ces parts.

Engie a évidement accepté à cause du peu d’offre reçue, notamment dû aux conséquences du contexte sanitaire actuel.

« Engie aurait du mal à trouver un autre acquéreur pour l’intégralité de la participation […] Le prix proposé est tout à fait honnête étant donné le contexte. » explique un analyste chez Bryan Garnier & Co

Jean-Pierre Clamadieu a expliqué qu’Engie compte réinvestir totalement ce montant dans l’énergie renouvelable et espère accélérer ses projets (notamment celui d’installer 4 gigawatts par an de capacités de génération d’électricité éolienne et solaire) afin de ne pas se faire distancer par les autres acteurs de l’Énergie comme BP, Shell ou encore Total qui investissent de grandes sommes d’argent pour leurs transitions énergétiques.

Il est à noter que Engie est actuellement gérée par un quatuor formé par le président du conseil, Jean-Pierre Clamadieu, et trois autres personnes à la direction intérimaire (Claire Waysand, Judith Hartmann et Paulo Almirante) et recherche encore un CEO.

Par Rayane Zerrad

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Nos analyses

Pourquoi Donald Trump a-t-il retiré le statut préférentiel de Hong Kong ce 14 juillet ?

Il y a quelques jours, le président américain Donald Trump a fait une annonce particulière portant sur la fin du traitement préférentiel octroyé par les Etats-Unis à Hong-Kong et a signé une loi qui prévoit plus de sanctions contre la Chine.

Tout d’abord, il faut noter que nous nous retrouvons dans un contexte historique mettant Hong Kong au centre d’intérêts variés liés à l’occident mais aussi à la Chine qui semble vouloir une revanche.

En effet, la situation a Hong Kong est l’une des plus délicate au monde depuis que la région est devenue indépendante de la Grande-Bretagne en 1997 pour devenir une Région administrative spéciale (RAS) de Chine dont l’autonomie est restée, en revanche, bien présente.

Récemment, nous avons appris que Pékin a imposé une nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hong Kong qui autorise l’Etat chinois a jugé et punir 4 types de crimes contre la sécurité de l’Etat:

  • 1) La activités subversives
  • 2) La sécession
  • 3) Le terrorisme
  • 4) La collusion avec des forces étrangères

En gros, dès qu’un Hongkongais proteste contre l’état chinois pour une raison anti-démocratique, il est donc passibles de poursuites. De plus, la dégradation ou encore la violences contre la police sont considérés comme des actes terroristes… Vous imaginez la différence de perception de la démocratie avec les pays occidentaux.

  • Mais alors, pourquoi Donald Trump a-t-il retiré le statut préférentiel de Hong Kong ?

Tout d’abord, Donald Trump sait que la Chine étend sa sphère d’influence et vise à concurrencer l’hégémonie américaine en plaçant ses pions un peu partout dans le monde. Ce qui ne lui plait pas !

C’est dans un tel contexte qu’il a déclaré, lors d’une conférence de presse: « Pas de privilèges spéciaux, pas de traitement économique spécial et pas d’exportation de technologies sensibles ». C’est donc la réponse envoyée à la Chine qui profitait jusqu’alors du statut préférentiel facilité les relations économiques de Hong Kong avec le Reste du Monde, représenté comme la vitrine de la Chine.

De plus, Donald Trump a approuvé un texte voté au Congrès visant à sanctionner les banques qui collaborent avec des responsables chinois qui sont liés dans la mise en application de la nouvelle loi sécuritaire à Hong Kong.

Ainsi, la fameuse loi a accentué la pression sur la Chine qui lui coûte la fin du régime économique préférentiel accordé par les Etats-Unis à Hong Kong et la signature d’une loi qui prévoit des sanctions contre la répression dans le territoire chinois.

En effet, la suppression du régime préférentiel pourrait menacer des dizaines de milliards de dollars d’échanges annuels entre les Etats-Unis et le territoire chinois puis qu’il serait soumis aux mêmes tarifs douaniers que ceux imposées aux exportations chinoises.

De leurs côtés, les entreprises chinoises, hongkongaises ou même les filiales de grandes banques internationales sont potentiellement concernées par les sanctions américaines ce qui pourraient mettre HG en perte de vitesse économique frappant d’incertitudes les institutions bancaires et autres sociétés d’investissement.

Mais il est également important de noter que Hong Kong pourrait perdre sa place au classement des places financières incontournables au niveau mondial.

Pékin a répliqué le lendemain par des possibles représailles et des sanctions contre des entreprises américaines ainsi que des personnalités opérants en Chine.

Par NAQI Hamza.