LWR9rz0B5_jWJo9zQZbgVIzLEtN8wMZi5qCPMc-5KxU
Catégories
Bourse Nos analyses

Analyse technique vs. Analyse fondamentale : Deux approches pour évaluer les actions

Dénicher une action peu valorisée avec un fort potentiel de croissance est l’objectif de nombreux investisseurs, qu’ils soient professionnels ou boursicoteurs. Cependant, trouver ces perles rares ne se fait pas sans préparation. Deux principales méthodes d’analyse sont couramment utilisées : l’analyse technique et l’analyse fondamentale.

1. L’Analyse Technique

L’analyse technique repose sur l’étude empirique des graphiques et des statistiques. Son objectif est de comprendre les tendances futures en se basant sur les informations récoltées lors des années précédentes. Voici les principaux éléments de l’analyse technique :

a. Les Couloirs de Prix

Les analystes techniques identifient des couloirs dans lesquels les cours évoluent. Deux zones clés sont observées :

  1. Zone de Résistance : Il s’agit d’un seuil que l’action n’arrive pas à dépasser pendant une longue période (par exemple, 100 ). Chaque fois que le prix atteint ce seuil, le cours chute à nouveau. Les investisseurs estiment que l′action se trouve aux alentours de 90 et qu’elle ne vaut pas plus pour l’instant.
  2. Zone de Soutien : À l’inverse, un seuil baissier (par exemple, 80 $) existe en dessous duquel l’action ne descend pas durant une longue période.

b. Signaux de Marché

Le volume de transaction est également scruté, car il peut envoyer des signaux significatifs sur les années à venir. Si le prix de l’action franchit l’une de ces lignes de couloir, cela peut être interprété comme un signe d’accélération ou de baisse des marchés.

2. L’Analyse Fondamentale

L’analyse fondamentale vise à estimer la valeur intrinsèque d’une action en se basant sur une multitude d’indicateurs. Voici les principaux éléments de l’analyse fondamentale :

  • Indicateurs Macroéconomiques : Niveau de chômage, PIB, inflation.
  • Secteur d’Activité : Concurrence, croissance du marché.
  • Entreprise elle-même : Management, services proposés, bénéfices attendus, niveau d’endettement.

3. Complémentarité des Méthodes

Les deux méthodes sont souvent confrontées par les analystes. Alors que les fondamentalistes soulignent l’aspect scientifique et rigoureux de leurs études, les adeptes de l’analyse technique mettent en avant la répétition des cycles économiques et du comportement humain. Cependant, ces deux méthodes peuvent être complémentaires : un fondamentaliste peut vérifier son étude sur base des cycles passés.

Catégories
Bourse Nos analyses

Qu’est-ce qu’une « Option » ?

Nos derniers sujets sur les bases de la Finance portaient sur les actions, les obligations et les ETF. Aujourd’hui, nous aborderons un produit moins connu, les options.

Les options font partie de la famille des produits dérivés, ces actifs dont la valeur dépend (dérive) d’un autre actif financier (que l’on appelle le sous-jacent et qui peut être, par exemple, une action ou une matière première).

Prenons un exemple simple qui nous servira de fil conducteur : un fabricant de vêtements souhaite se couvrir contre la variation du prix du coton (prix = 10 $ dans notre exemple) pour l’année 2020. Il se positionne donc en tant qu’acheteur d’une option qui lui donnera le droit d’acheter du coton à 13 $ d’ici un an. Nous retrouvons ici plusieurs spécificités :

  • Le type : l’option peut donner le droit d’acheter (Call) ou de vendre (Put) un actif.
  • Le droit : Le détenteur d’une option n’est pas obligé d’acheter l’instrument financier si les conditions ne lui sont pas favorables (ex. la valeur du sous-jacent est moins chère sur le marché que sur le contrat d’option). Dans notre exemple, si le prix du coton est de 12 $ sur le marché, l’acheteur ne va pas activer son option.
  • L’obligation : De son côté, le vendeur a l’obligation de vendre (pour un call) ou d’acheter (le put) l’actif sous-jacent si l’acheteur applique son option.
  • Le prix d’exercice : Le prix indiqué dans le contrat est représentatif des croyances de l’acheteur et du vendeur. En se donnant le droit d’acheter à 13 $ le prix du coton dans un an, le fabricant anticipe une hausse du prix du coton et veut s’en protéger.
  • La durée : le droit d’exercer une option a une durée limitée. Au-delà de celle-ci, elle n’est plus possible. Notre fabricant a donc un an pour l’activer.
  • Le coût : Une option a un coût, sous forme de prime, qu’il est important de prendre en considération. Elle est le reflet de la combinaison entre la valeur intrinsèque de l’option (le prix d’exercice par rapport à la valeur du sous-jacent) et sa valeur temporelle (le temps qu’il reste pour pouvoir exercer celle-ci).
  • La stratégie : Dans notre exemple, le fabricant souhaite se couvrir d’une hausse du prix du coton. D’autres achètent des options pour spéculer sur le prix du sous-jacent.

En décembre 2020, si le prix du coton atteint 15 $, notre fabricant activera son droit de l’acheter a 13 $ et le vendeur de l’option sera dans l’obligation de le lui vendre. Dans le cas contraire (11 $), le détenteur de l’option achètera du coton sur le marché.

Quel est l’intérêt pour le vendeur d’une option ?

L’encaissement des primes tout au long de la période. La durée limitée de l’option et la probabilité que la valeur du sous-jacent ne dépasse pas le prix d’exercice sont à l’avantage du vendeur d’option, qui perçoit les primes durant cette période.

Les options peuvent être échangés directement entre investisseurs (marché de gré à gré), avec un organisme bancaire (warrant) ou sur un marché standardisé. En Belgique, il est possible d’acheter des options en passant par des organismes financiers.