LWR9rz0B5_jWJo9zQZbgVIzLEtN8wMZi5qCPMc-5KxU
Catégories
Bourse Nos analyses

Qu’est-ce qu’une « Option » ?

Nos derniers sujets sur les bases de la Finance portaient sur les actions, les obligations et les ETF. Aujourd’hui, nous aborderons un produit moins connu, les options.

Les options font partie de la famille des produits dérivés, ces actifs dont la valeur dépend (dérive) d’un autre actif financier (que l’on appelle le sous-jacent et qui peut être, par exemple, une action ou une matière première).

Prenons un exemple simple qui nous servira de fil conducteur : un fabricant de vêtements souhaite se couvrir contre la variation du prix du coton (prix = 10 $ dans notre exemple) pour l’année 2020. Il se positionne donc en tant qu’acheteur d’une option qui lui donnera le droit d’acheter du coton à 13 $ d’ici un an. Nous retrouvons ici plusieurs spécificités :

  • Le type : l’option peut donner le droit d’acheter (Call) ou de vendre (Put) un actif.
  • Le droit : Le détenteur d’une option n’est pas obligé d’acheter l’instrument financier si les conditions ne lui sont pas favorables (ex. la valeur du sous-jacent est moins chère sur le marché que sur le contrat d’option). Dans notre exemple, si le prix du coton est de 12 $ sur le marché, l’acheteur ne va pas activer son option.
  • L’obligation : De son côté, le vendeur a l’obligation de vendre (pour un call) ou d’acheter (le put) l’actif sous-jacent si l’acheteur applique son option.
  • Le prix d’exercice : Le prix indiqué dans le contrat est représentatif des croyances de l’acheteur et du vendeur. En se donnant le droit d’acheter à 13 $ le prix du coton dans un an, le fabricant anticipe une hausse du prix du coton et veut s’en protéger.
  • La durée : le droit d’exercer une option a une durée limitée. Au-delà de celle-ci, elle n’est plus possible. Notre fabricant a donc un an pour l’activer.
  • Le coût : Une option a un coût, sous forme de prime, qu’il est important de prendre en considération. Elle est le reflet de la combinaison entre la valeur intrinsèque de l’option (le prix d’exercice par rapport à la valeur du sous-jacent) et sa valeur temporelle (le temps qu’il reste pour pouvoir exercer celle-ci).
  • La stratégie : Dans notre exemple, le fabricant souhaite se couvrir d’une hausse du prix du coton. D’autres achètent des options pour spéculer sur le prix du sous-jacent.

En décembre 2020, si le prix du coton atteint 15 $, notre fabricant activera son droit de l’acheter a 13 $ et le vendeur de l’option sera dans l’obligation de le lui vendre. Dans le cas contraire (11 $), le détenteur de l’option achètera du coton sur le marché.

Quel est l’intérêt pour le vendeur d’une option ?

L’encaissement des primes tout au long de la période. La durée limitée de l’option et la probabilité que la valeur du sous-jacent ne dépasse pas le prix d’exercice sont à l’avantage du vendeur d’option, qui perçoit les primes durant cette période.

Les options peuvent être échangés directement entre investisseurs (marché de gré à gré), avec un organisme bancaire (warrant) ou sur un marché standardisé. En Belgique, il est possible d’acheter des options en passant par des organismes financiers.

Catégories
Banque & Finance

Top 15 des meilleures places financières mondiales (+ Top 5 par région)

Nous avons épluché pour vous le rapport rédigé par le Global Financial Centres Index, créé en 2005, qui compare les places financières mondiales relativement à plusieurs critères de compétitivités notamment les services proposés, l’infrastructure, la réputation ou encore le capital humain.

Ci dessous, vous retrouverez le Top 15 des places financières dans le monde selon le GFCI:

  1. New- York (788 pts)
  2. Londres (786 pts)
  3. Hong Kong (783 pts)
  4. Singapour (769 pts)
  5. Shanghai (766 pts)
  6. Tokyo (746 pts)
  7. Sydney (734 pts)
  8. Beijing (733 pts)
  9. Zurich (732 pts)
  10. Frankfurt (730 pts)
  11. Toronto (728 pts)
  12. Shenzhen (726 pts)
  13. Boston (725 pts)
  14. San Francisco (724 pts)
  15. Dubaï (722 pts)

En effet, New York a pris la première place dans l’indice du GFCI 24, bien que son avance sur Londres ne soit que de deux points (sur une échelle de 1 000).

Shanghai a dépassé Tokyo pour entrer dans le top cinq du GFCI 24. La montée en puissance des centres chinois est en tête de liste.

Hong Kong, Singapour et Shanghai ont tous continué à réduire l’écart avec les leaders, Hong Kong n’ayant désormais que trois points de retard sur Londres.

Nous allons ventiler les meilleures places financières mondiales par région afin que vous puissiez avoir une meilleure vue d’ensemble.

  • Europe occidentale:
  1. Londres (2ème position)
  2. Zurich (9 ème position)
  3. Frankfurt (10 ème position)
  4. Luxembourg (21 ème position)
  5. Paris (23 ème position)
  • Moyen-Orient et Afrique:
  1. Dubaï (15 ème position)
  2. Tel Aviv (25 ème position)
  3. Abu Dhabi (26 ème position)
  4. Casablanca ( 28 ème position)
  5. Doha (34 ème position)
  • Amérique Latine et Caraïbes:
  1. Îles Caimans (29 ème position)
  2. Bermudes (30 ème position)
  3. Sao Paulo (55 ème position)
  4. Mexico City (62 ème position)
  5. Îles vierges britanniques (63 ème position)
  • Amérique du Nord:
  1. New York (1 ère place)
  2. Toronto (11 ème place)
  3. Boston (13 ème place)
  4. San Francisco (14 ème place)
  5. Los Angeles (16 ème place)
  • Europe de l’est et Asie centrale:
  1. Tallinn (52 ème position)
  2. Astana (61 ème position)
  3. Varsovie (66 ème position)
  4. Istanbul (68 ème position)
  5. Budapest (71 ème position)
  • Asie / Pacifique:
  1. Hong Kong (3ème position)
  2. Singapour (4 ème position)
  3. Shanghai (5 ème position)
  4. Tokyo (6 ème position)
  5. Sydney (7 ème position)

En effet, vous remarquerez la présence dominante asiatique dans le Top 15, ainsi sachez que 60% de l’indice a quitté les centres occidentaux pour se rendre en Asie en une décennie à peine.