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Une première mondiale pour la Danemark qui va construire une île énergétique !

Le Danemark a l’ambition de monter en puissance sur la scène énergétique mondiale !

L’idée derrière est de construire la première île énergétique dans la mer du Nord, qui produira et stockera assez d’énergie verte pour couvrir les besoins en électricité de 3 millions de ménages européens.

L’île artificielle, d’une superficie de l’équivalent de 18 terrains de football, sera reliée à des plusieurs centaines d’éoliennes offshore et fournira de l’électricité domestique et de l’hydrogène vert pour la navigation, l’aviation, l’industrie et les transports lourds.

L’objectif est ambitieux mais sera d’atteindre une capacité de 10 gigawatts, ce qui permettra d’assurer la consommation énergétique de 10 millions de ménages.

Le coût de l’opération est électrisant et est évalué à près de 210 milliards de couronnes danoises soit 28,25 milliards d’euros.

Ce projet représente une avancée majeure vers  l’objectif du Danemark de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 70% d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, l’un des plus ambitieux au monde.

Pour rappel, le Danemark abrite le fabricant d’éoliennes Vestaset le géant constructeur de parcs éoliens offshore Orsted qui bénéficient d’un environnement météorologique propice à la réussite de ce type d’activités.

Petite pause financière, Vestas a enregistré des résultats nets en hausse de 10% en 2020 en dégageant un bénéfice net de 771 millions d’euros, malgré la crise sanitaire. Son chiffre d’affaires a atteint un pic avec 14,82 milliards d’euros, soit un bond de 22%.

En décembre, le pays a pris la décision difficile mais nécessaire d’arrêter la recherche de pétrole et de gaz dans la partie danoise de la mer du Nord et espère lui permettre de devenir un incontournable pour les énergies renouvelables et le stockage du carbone.

A noter que le ministre compétent Dan Jørgensen a précisé la mise en terre de cette île est le plus grand projet de construction de l’histoire du Danemark…

Par NAQI Hamza.

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L’éolien offshore: le futur des compagnies pétrolières ?

Avec un cours du pétrole de moins en moins stable (avec une chute sous la barre des 40 dollars le baril WTI le 9 septembre), une consommation mondiale d’or noir qui ne devrait plus augmenter et une énergie qui est « en déclin » selon le géant pétrolier BP, tous les acteurs du secteur pétrolier préparent leurs transitions énergétiques !

Pour le moment, la technologie qui attire le plus les compagnies pétrolières est l’éolien en mer. La production de cette énergie devrait exploser d’ici 2040 dans le monde et pourrait permettre d’atteindre la neutralité carbone en se hissant à la première place concernant les sources d’électricité dans l’Union européenne, actuellement leader de la technologie éolienne en mer.

Ce marché, très prometteur, peut compter sur ses perspectives de croissance et sur la constance des rendements de certains projets en mer pour attirer les plus grands groupes pétroliers à investir en elle.

En effet, on a pu voir, par exemple, BP racheter la moitié de la participation du norvégien Equinor dans 2 projets éoliens aux large des côtes New-Yorkaises pour près de 1,1 milliards de dollars ou encore l’acquisition de 51% par Total du plus grand parc d’éolien offshore en mer d’Écosse dont les coûts de construction devraient s’élever à 3 milliards de livres !

Même si « les montants de ces opérations ne sont pas majeurs à l’échelle de l’industrie du pétrole » comme le dit Simon Redmond (directeur senior chez S & P Global), au niveau du marché de l’éolien offshore, ces montants sont énormes ! « Chaque année, le leader du secteur Orsted investit environ 3 milliards d’euros », rajoute le directeur.

Toutefois, malgré l’attrait et l’investissement massif des grandes entreprises pétrolières dans ce marché, ce dernier reste toutefois dominé par des spécialistes du secteur: avec l’entreprise danoise Orsted en leader de marché, suivi de l’entreprise allemande RWE et de la compagnie suédoise Vattenfall.

C’est seulement en quatrième place du secteur que l’on trouve une entreprise pétrolière: Equinor (Norvège).

De plus, s’installer dans ce marché va devenir de plus en plus complexe notamment à cause du nombre limité de projets et des énergéticiens déjà bien installés. On pourrait donc assister à plusieurs projets de fusions dans les prochaines années selon les experts du secteur.

Cependant, cette technologie possède un autre point fort : elle fait partie des valeurs « vertes » sur le marché boursier.

L’éolien offshore bénéficie donc de « l’euphorie » des investisseurs boursiers quant aux perspectives de croissance futures du marché mais aussi du fait qu’il s’agisse d’une technologie du secteur des énergies renouvelables.

Comme l’explique Massimo Schiavo, analyste senior chez S&P Global: « Aujourd’hui l’éolien offshore ne génère qu’à peine 1% du mix énergétique européen. Mais ce marché sera sans aucun doute celui qui affichera la croissance la plus importante dans les années à venir. Il y a un gâteau de plus en plus gros à se partager ».

Par Rayane Zerrad