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L’éolien offshore: le futur des compagnies pétrolières ?

Avec un cours du pétrole de moins en moins stable (avec une chute sous la barre des 40 dollars le baril WTI le 9 septembre), une consommation mondiale d’or noir qui ne devrait plus augmenter et une énergie qui est « en déclin » selon le géant pétrolier BP, tous les acteurs du secteur pétrolier préparent leurs transitions énergétiques !

Pour le moment, la technologie qui attire le plus les compagnies pétrolières est l’éolien en mer. La production de cette énergie devrait exploser d’ici 2040 dans le monde et pourrait permettre d’atteindre la neutralité carbone en se hissant à la première place concernant les sources d’électricité dans l’Union européenne, actuellement leader de la technologie éolienne en mer.

Ce marché, très prometteur, peut compter sur ses perspectives de croissance et sur la constance des rendements de certains projets en mer pour attirer les plus grands groupes pétroliers à investir en elle.

En effet, on a pu voir, par exemple, BP racheter la moitié de la participation du norvégien Equinor dans 2 projets éoliens aux large des côtes New-Yorkaises pour près de 1,1 milliards de dollars ou encore l’acquisition de 51% par Total du plus grand parc d’éolien offshore en mer d’Écosse dont les coûts de construction devraient s’élever à 3 milliards de livres !

Même si « les montants de ces opérations ne sont pas majeurs à l’échelle de l’industrie du pétrole » comme le dit Simon Redmond (directeur senior chez S & P Global), au niveau du marché de l’éolien offshore, ces montants sont énormes ! « Chaque année, le leader du secteur Orsted investit environ 3 milliards d’euros », rajoute le directeur.

Toutefois, malgré l’attrait et l’investissement massif des grandes entreprises pétrolières dans ce marché, ce dernier reste toutefois dominé par des spécialistes du secteur: avec l’entreprise danoise Orsted en leader de marché, suivi de l’entreprise allemande RWE et de la compagnie suédoise Vattenfall.

C’est seulement en quatrième place du secteur que l’on trouve une entreprise pétrolière: Equinor (Norvège).

De plus, s’installer dans ce marché va devenir de plus en plus complexe notamment à cause du nombre limité de projets et des énergéticiens déjà bien installés. On pourrait donc assister à plusieurs projets de fusions dans les prochaines années selon les experts du secteur.

Cependant, cette technologie possède un autre point fort : elle fait partie des valeurs « vertes » sur le marché boursier.

L’éolien offshore bénéficie donc de « l’euphorie » des investisseurs boursiers quant aux perspectives de croissance futures du marché mais aussi du fait qu’il s’agisse d’une technologie du secteur des énergies renouvelables.

Comme l’explique Massimo Schiavo, analyste senior chez S&P Global: « Aujourd’hui l’éolien offshore ne génère qu’à peine 1% du mix énergétique européen. Mais ce marché sera sans aucun doute celui qui affichera la croissance la plus importante dans les années à venir. Il y a un gâteau de plus en plus gros à se partager ».

Par Rayane Zerrad

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Entreprises Monde

Elon Musk et Trump, même combat, relancer l’économie à tout prix !

La  29 avril, Elon Musk, patron du constructeur de véhicule électrique Tesla, avait déclaré que le prolongement du confinement visant à stopper la propagation du virus est un acte fasciste et anti-démocratique. Aujourd’hui, il fait parler encore parler de lui …

En effet, ce samedi, il a été très cru envers les autorités locales américaines de Californie où se trouve son unique site de production de véhicules électriques Tesla aux Etats-Unis qui n’a pas fournit l’autorisation à son usine de reprendre le chemin du travail. Rappelons que cette usine Tesla produit 415.000 voitures par an sur ce site…

Il pense que les autorités locales l’empêchent de reprendre la production immédiatement, pour cause de pandémie alors que Trump veut relancer l’activité de la première puissance économique mondiale au plus vite ! Mais le confinement dépend des Etats fédérés et donc des gouverneurs…

Elon Muska même précisé avoir su gagner beaucoup d’expérience en termes de sécurité grâce à son usine de fabrication basée en Chine ayant rouvert suite à la maîtrise de la pandémie.

Il déclare également que « c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Tesla va immédiatement déplacer son siège et ses futurs projets au Texas/Nevada. Et si on devait garder une activité manufacturière à Fremont, cela dépendra de la façon dont nous sommes traités».

Cela arrive 10 jours après qu’il ait déjà fait polémique en influençant le cours de Tesla de plus de 10% à la baisse en Bourse suite à un tweet disant que l’action était trop chère, selon lui.

Par ailleurs, Tesla a tout de même affiché un bénéfice de 16 millions de dollars au 1er trimestre, une augmentation de 33% des livraisons de voitures et un chiffre d’affaires en hausse de 32% à 5,99 milliards de dollars.

Pour finir, le saviez-vous ?

Musk Elon ne perçoit ni salaire ni bonus en cash, mais uniquement des stock-options acquises en fonction de la capitalisation boursière de Tesla et des étapes de croissance des revenus et des bénéfices 

Ainsi, si Elon est tant à l’affût concernant l’ouverture de ses usines, c’est parce que cette année, si Tesla atteint tous ses objectifs, il sera rétribué d’une somme astronomique en stock-option grâce auxquelles il en tirerait environ 720 millions de dollars, soit près de 663 millions d’euros …

Mais il y a également une autre affaire qui risquera de faire parler de lui … Le 27 mai, il doit envoyer via sa société SpaceX, pour la première fois, des astronautes vers la station spatiale internationale. Il s’agira d’un moment totalement symbolique et historique puisque ce sera la première fois que des américains décolleront avec une fusée de conception 100% américaine et non plus russe.

Par Hamza NAQI