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BlackRock lance un ETF Ethereum avec staking

BlackRock amplifie sa présence au sein de l’écosystème Ethereum. Le gestionnaire d’actifs aux 13 000 milliards de dollars vient de déposer auprès de la SEC un Form S-1 pour lancer un nouvel ETF : l’iShares Staked Ethereum Trust, un produit inédit combinant exposition au prix de l’ETH et rendement généré par le staking.

Cette démarche représente un tournant stratégique : pour la première fois, un intervenant de cette taille s’efforce d’établir le staking comme une pratique institutionnelle, jusqu’à présent principalement dominée par les acteurs nés dans l’univers crypto.

Un ETF conçu pour répondre à la demande institutionnelle

Après une première demande préliminaire déposée le 19 novembre 2025, BlackRock officialise le 5 décembre 2025 la déclaration d’enregistrement auprès de la SEC.
Objectif : proposer aux investisseurs un accès simplifié à Ethereum, avec une couche additionnelle de rendement régulier grâce au staking.

Selon les documents communiqués, le produit vise à offrir :

  • une exposition directe au prix de l’ETH,
  • des rendements issus du staking situés historiquement entre 3 % et 5 %,
  • une structure réglementée, conforme et accessible aux investisseurs institutionnels.

Ce point est crucial : la demande d’instruments générant du rendement, dans un contexte où les taux traditionnels rebaissent, pousse désormais les grands gestionnaires à intégrer des mécanismes on-chain dans des véhicules financiers classiques.

L’impact du précédent ETF ETHA : plus d’1,16 million d’ETH déjà mis en staking

Le premier ETF Ethereum lancé par BlackRock en 2024, l’iShares Ethereum Trust (ETHA), avait déjà démontré l’appétit institutionnel pour l’actif. Il avait notamment entraîné le staking de plus de 1,16 million d’ETH, soit plus de 3,6 milliards de dollars au cours actuel.

Avec l’ajout d’une version avec staking, BlackRock répond désormais à une seconde évolution majeure du marché :

➡️ Les institutions ne veulent plus seulement détenir des crypto-actifs ; elles veulent capter le rendement natif des blockchains.

Ce mouvement avait déjà été observé avec les ETF Solana, qui avaient intégré le staking dès leur lancement et rencontré un succès massif malgré un contexte difficile pour le marché crypto.

Pourquoi cet ETF est un tournant stratégique

1. Le staking devient un produit financier institutionnel

L’arrivée de BlackRock dans le staking marque une bascule :
une pratique perçue autrefois comme technique et risquée est désormais intégrée dans un véhicule réglementé, audité et conforme.

C’est un pas de plus vers l’adoption institutionnelle du modèle Proof-of-Stake.

2. L’ETH gagne une légitimité supplémentaire comme “asset productif”

Contrairement au Bitcoin, Ethereum offre un rendement natif via le staking.
Ce nouvel ETF renforce son statut d’actif générateur de cash-flows, une caractéristique qui attire particulièrement les investisseurs traditionnels en quête de revenus réguliers.

3. Une future concurrence entre ETF avec et sans staking

L’arrivée d’un ETF “staked” crée une dichotomie dans l’offre :

  • Les ETF classiques risquent d’apparaître moins attractifs.
  • Les flux institutionnels pourraient se rediriger vers les produits générant du rendement.

Ce phénomène pourrait remodeler l’industrie des ETF crypto.

Quelles implications pour le marché Ethereum ?

Une pression potentielle à la baisse sur la liquidité d’ETH

Si BlackRock attire plusieurs centaines de milliers d’ETH supplémentaires vers le staking,
la part d’ETH immobilisée pourrait dépasser un seuil critique, réduisant l’offre liquide disponible sur les marchés.

Moins d’ETH liquide = volatilité potentiellement renforcée lors des mouvements de marché.

Une normalisation du “staking institutionnel”

Le marché pourrait voir émerger :

  • des desks spécialisés dans l’optimisation du rendement ETH,
  • des produits dérivés adossés aux flux de staking,
  • des stratégies de hedging institutionnelles (delta-neutral, staking dérivatif, LSD, etc.).

Une augmentation des revenus de validateurs majeurs

Les prestataires utilisés par BlackRock, encore à préciser, deviendront des acteurs centraux de la sécurisation du réseau.

Conclusion : BlackRock pousse l’industrie vers une nouvelle phase d’adoption

Avec cet ETF Ethereum intégrant le staking, BlackRock envoie un signal fort :
les rendements on-chain deviennent une composante légitime de la finance institutionnelle.

Ce produit pourrait ouvrir la voie :

  • à une nouvelle génération d’ETF multi-rendements,
  • à davantage de flux institutionnels sur Ethereum,
  • et à un repositionnement du marché ETH comme actif productif au cœur de la finance numérique.

L’année 2026 s’annonce comme le moment où les frontières entre finance traditionnelle et finance on-chain commencent réellement à s’effacer.

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Pourquoi les institutions financières ont-elles adopté le Bitcoin ?

Un changement radical est en marche, et il cache bien des mystères. BlackRock, autrefois critique féroce du Bitcoin, qualifiant cette monnaie de « l’indice du blanchiment d’argent », est désormais l’un de ses plus grands supporters avec le lancement des ETF Spot.

Mais ce n’est que la surface de l’iceberg. Selon son PDG, Larry Fink, ce n’est que le début.

À première vue, on pourrait penser que la finance institutionnelle a enfin compris les avantages du Bitcoin, facilitant une inclusion financière à grande échelle. Tout semble parfait dans ce nouveau monde numérique.

Mais attention, ne vous laissez pas tromper par les apparences : le projet d’ETF crypto n’est peut-être pas aussi bénéfique qu’il y paraît. Vous allez comprendre pourquoi.

La source de toutes les inquiétudes.

Bitcoin Magazine a récemment publié un article intitulé « Les plans de BlackRock pour posséder le monde fractionné ». Mark Goodwin et Whitney Webb, les auteurs, ont fait un travail remarquable et détaillé pour comprendre les réelles intentions derrière les projets des grandes institutions visant à garder le contrôle sur le marché des cryptomonnaies.

En suivant la logique des auteurs, on comprend comment des produits financiers comme les ETF Bitcoin peuvent potentiellement corrompre la cryptomonnaie.

Il ne faut pas se leurrer, sans l’influence de BlackRock, ces instruments financiers n’auraient probablement jamais vu le jour.

Les externalités négatives des ETF cryptos, calculées ?

En intégrant les Bitcoins dans un ETF, beaucoup pensent que cela peut les réduire à un simple actif spéculatif ou une réserve de valeur, comme de l’or numérique, et non une monnaie utile pour les transactions. Pourtant, l’objectif du réseau Bitcoin est de servir de base à un système financier alternatif, un système de cash électronique “peer-to-peer”. Les gros flux d’argent entrant dans le Bitcoin peuvent altérer sa vraie nature.

Tous les tokens accumulés par les gros investisseurs restent bloqués dans des portefeuilles “de garde” pour soutenir des Bitcoins papiers, des ETF, sans aucune utilité monétaire (comme valeur d’échange).

On en est encore au stade de la possibilité, mais c’est un risque réel. Plus la part de Bitcoin statique (bloqué dans des ETF) augmente, moins il y aura de liquidités pour alimenter des protocoles nécessaires au fonctionnement de la cryptomonnaie (comme le Lightning Network).

Actuellement, la répartition des Bitcoins est largement en faveur des investisseurs ordinaires à travers le monde. Les ETF en détiennent environ 4 %, mais ce qui compte, c’est la dynamique et non un chiffre à un instant précis.

4 %, c’est déjà beaucoup. Ces Bitcoins, qui sont sur les fonds (ETF) d’un asset manager presque étatique comme BlackRock, sont maintenant sous le contrôle des régulateurs américains, dont le département de la justice, la SEC, le Trésor et la Réserve fédérale.

Sur l’image, vous pouvez voir où en est la répartition des 21 millions de Bitcoins, sachant que les données datent de février. Nous étions seulement au tout début des ETF. Au passage, il est intéressant de noter que plus de 17 % des Bitcoins sont perdus. Faites bien attention à vos clés privées et à la manière dont vous conservez vos précieuses cryptos.

Le véritable intérêt des institutionnels.

La dynamique de cette accumulation par les institutionnels sera cruciale à surveiller dans les années à venir. Aujourd’hui, ce sont les plus grands acteurs du dollar américain qui se précipitent sur les ETF pour en proposer à leurs clients.

Cependant, ce même système du dollar perd de sa valeur si le protocole Bitcoin répond aux besoins transactionnels quotidiens de milliards de personnes dans le monde. Les plus grands acteurs du système financier comprennent bien que les ETF peuvent neutraliser le Bitcoin en tant que monnaie viable. Les méthodes et la mise en œuvre des institutionnels seraient donc claires : le Bitcoin doit rester un atout, et tous les efforts pour le faire évoluer en tant que monnaie doivent être orientés vers le dollar.

Pourquoi cela pose-t-il problème ?

Parce que les intérêts de BlackRock et des gouvernements ne sont pas forcément les mêmes que ceux des particuliers. La liberté, la vie privée, le droit de faire des transactions librement : tout cela n’est pas vraiment leur priorité. De plus, le Bitcoin est un actif décentralisé sur lequel il est impossible d’appliquer une politique monétaire, donc incontrôlable.

Larry Fink (fondateur de BlackRock) en 2012 : « Les marchés aiment les gouvernements totalitaires, les démocraties sont très désordonnées. »

Un autre problème majeur : la manipulation du marché.

L’article de Bitcoin Magazine explique aussi comment BlackRock pourrait facilement manipuler les ETF.

Pour commencer, il y a une clause qui stipule que l’ETF peut être liquidé à tout moment. Par exemple, en cas de contrainte réglementaire, l’ETF peut être supprimé, et les investisseurs remboursés en dollars. Imaginez la liquidation massive que cela provoquerait sur l’ensemble du marché. Sans refaire toute l’histoire de BlackRock, sachez quand même qu’ils sont plutôt proches du gouvernement américain. La crise de 2008 et même l’épisode Covid le démontrent bien.

Autre point de manipulation possible : le prix. BlackRock a choisi la méga-banque JP Morgan comme l’une des contreparties pour son ETF Bitcoin. Mais cette banque n’est pas exempte de scandales financiers. Elle a été condamnée à payer 920 millions de dollars d’amende pour manipulation des cours de l’or en 2020. C’est véritablement un danger. Le pire, c’est que cela se faisait en utilisant de l’or papier et donc des ETF, comme les ETF Bitcoin…

Pour Jamie Dimon, son PDG : « Bitcoin est une fraude et il n’y a aucun espoir pour le Bitcoin en tant que monnaie. »

Que faut-il retenir de tout ça ?

Notre sujet, c’est la volonté de BlackRock et des institutionnels américains de garder le contrôle sur les cryptomonnaies pour préserver la force du dollar.

Car oui, le Bitcoin est un véritable ovni dans le monde financier, avec la prétention de devenir la base d’un nouveau système financier plus libre et inclusif, mais surtout incontrôlable.

En 2024, le Bitcoin est encapsulé dans des ETFs, transformé en simple actif spéculatif dormant sur des portefeuilles de garde. Pour lancer ces fameux ETFs, des acteurs comme BlackRock travaillent main dans la main avec de grandes banques comme JP Morgan et Goldman Sachs, plusieurs fois condamnées pour manipulation.

Pour finir, ces banques lancent des blockchains privés, rien de comparable au Bitcoin public, pour garder le contrôle. La “tokenisation” de tous les actifs confondus – littéralement du monde – est un autre sujet lié qu’il sera important de détailler dans un futur article.