Catégories
Entreprises Success story

Sortlist : De la Startup dans un Garage à la Plateforme B2B Leader en Europe

Aujourd’hui, Parlons Finance est allé à la rencontre de Sortlist, cette société de mise en relation entre entreprises et prestataires. Fondée en 2014 à Wavre, en Belgique, et déjà présente en France, en Espagne, en Allemagne, aux Pays-Bas mais également aux États-Unis, elle a su séduire les clients locaux et internationaux, ainsi que les prestataires et les investisseurs !

  • Bonjour Nicolas, tout d’abord, peux-tu te présenter brièvement et nous parler de ton parcours avant de cofonder SORTLIST ?

Moi c’est Nicolas Finet, j’ai 33 ans, je me considère comme street-entrepreneur. Il faut savoir que je n’ai jamais travaillé dans une grande entreprise auparavant. Issu d’une boîte étudiante, nous avons commencé dans un « garage » et aujourd’hui, Sortlist compte plus de 100 employés et nous accompagnons des clients dans 140 pays.

D’un point de vue plus personnel, je suis père de 3 enfants et passionné de course à pied. Je suis naturellement curieux et j’apprécie le côté ludique des choses. Nous sommes 4 associés dans l’aventure Sortlist et il va sans dire que nous avons connu des hauts et des bas, comme tout projet entrepreneurial.

Au début de notre vision, nous étions nous-mêmes sur le terrain, ce qui a donné naissance à Sortlist. Nous allions voir les entreprises, identifiions leurs problématiques et agissions en tant que Gestionnaires de Projet. Nous étions bien sûr rémunérés pour cela. Nous nous sommes principalement rémunérés avec le faible chiffre d’affaires généré, puis nous avons basculé vers le modèle de plateforme de services.

  • Comment les fondateurs se sont-ils formés dans les métiers technique et comment gérer les équipes ?

Nous sommes des entrepreneurs issus du terrain, sans expérience préalable en entreprise. Nous sommes entrés dans le monde des affaires à partir de zéro. Nous avons appris à créer des contacts, à améliorer nos compétences, aussi bien en soft skills qu’en techniques, à convaincre et à négocier. Il ne faut pas se leurrer, au début, nous avons essuyé beaucoup de critiques et subi des échecs.

Mais nous avons toujours été dans un processus d’amélioration constante, avec une culture de l’apprentissage et de la formation personnelle. Nous avons également appris à attirer les clients et à nous former absolument sur le tas ; en d’autres termes, nous avons appris à « faire les choses ». En gros, il est crucial de s’entourer de personnes meilleures que soi et d’avoir beaucoup d’humilité.

Nous cherchions à connaître nos faiblesses, à savoir où nous renforcer et à engager les meilleurs, tant sur le plan technique que personnel. Le succès dépend surtout de la façon dont on s’entoure selon nous. L’équipe fait le travail, nous devons simplement diriger et être proches et ouverts. Ainsi, le nerf de la guerre dans une entreprise technologique ou de marketing comme la nôtre, ce sont les équipes, les personnes et les compétences montantes.

Ce sont elles qui savent créer le bon produit, accompagner, éviter les bugs sur la plateforme ou veiller à ce que tout s’inscrive dans une progression. Il faut également savoir que notre modèle économique a évolué ; il y a deux ans, ce n’était pas du tout le même. Nous avons eu l’humilité de nous demander si nous étions les bonnes personnes à la bonne place.

L’un de nos associés a lui-même été l’un des premiers à comprendre qu’il ne voulait pas manager les équipes, et s’est donc principalement consacré à une contribution individuelle en apportant de l’innovation dans le cadre de ses compétences, et cela fonctionne bien ainsi !

  • Quelle est votre vision pour Sortlist ?

Sortlist a une vision liée à un monde des affaires en pleine transition. Autrefois, les gens achetaient des produits et services chez le voisin. Avec le numérique, la concurrence est devenue mondiale. Nous avons vu le potentiel de cette évolution. Les entreprises doivent se réinventer pour devenir des leaders de marché en exploitant le numérique.

Sortlist est une entreprise jeune qui a révolutionné des industries. Les entreprises peuvent survivre en s’entourant de talents et de partenaires de qualité. À nos débuts, avec mes associés, nous prenions les entreprises, cherchions à comprendre leurs problématiques et les guidions vers les fournisseurs adéquats.

En gros, nous jouions les intermédiaires. Ensuite, les catégories ont progressivement grandi au sein de notre entreprise. Nous nous sommes développés pour accompagner les entreprises dans tous les aspects de leurs besoins en services (sécurité informatique, communication, web, etc.). Les choses ont tellement changé qu’à titre d’anecdote, je peux dire qu’auparavant, les gens parlaient principalement de la nécessité d’être présents sur Facebook, mais maintenant, ils veulent des prestataires qui se sont réinventés et développés dans des sujets plus complexes.

  • Comment votre entreprise se distingue-t-elle des autres solutions sur le marché ?

Lorsqu’on recherche des prestataires de services, l’alternative la plus connue était l’annuaire jaune, qui est presque obsolète aujourd’hui. Nous avons voulu améliorer l’expérience de recherche plutôt que de simplement remplacer les pages HTML.

Chez Sortlist, nous ne réalisons pas le travail nous-mêmes ; nous nous considérons comme une plateforme de mise en relation, une sorte de « Matchmaking ». Nous orientons les clients vers des prestataires qui répondent à leurs besoins, en nous basant sur des avis clients, etc.

Pour nous assurer que les prestataires ont prouvé leur capacité à répondre aux besoins, nous agissons comme un tiers de confiance. Notre catalogue de prestataires de services évolue quotidiennement. Notre plateforme est disponible en 5 langues.

Par ailleurs, nos habitudes d’achat ont également évolué. Nous nous sommes habitués aux standards établis par Amazon. Le processus d’achat a changé de manière radicale, ce qui est une évolution sans précédent dans le domaine du B2B. Nous avons des listes interminables où il est difficile de trouver ce que l’on cherche. En tant que client, nous sommes rois, mais face à une liste de prestataires, c’est l’inverse qui se produit. Sortlist vise à ré-inverser cette tendance et à remettre le client au centre de l’attention. En gros, notre objectif est d’avoir le même impact dans le B2B que celui qu’Amazon a eu dans le B2C.

Nous avons développé un produit simple d’utilisation, accompagné de conseillers experts qui assistent les entreprises. Nous mettons à jour en continu une grande quantité de données que nous traitons. Ces conseillers sont payés pour guider les entreprises parmi les solutions de prestataires de services.

  • Peux-tu nous expliquer le fonctionnement de votre service en résumé?

Du côté du client:

  1. L’entreprise se rend sur le site web et entre en contact direct via chat, e-mail, etc.
  2. Soit elle tape « agence de communication à Bruxelles » sur Google, et dans la plupart des cas, elle tombe sur le site Sortlist. Les clients y trouvent un formulaire pour clarifier leurs besoins : qui êtes-vous ? Quel est votre budget ? Dans quelle industrie évoluez-vous ? Des questions sont posées pour mieux orienter vers un conseiller spécialiste en fonction des besoins, et pour aider à rédiger le briefing. Une fois que l’accord est conclu, nous vérifions les disponibilités pour organiser des rencontres avec les prestataires qui correspondent le mieux. Une IA parcourt ensuite la base de données et sélectionne les prestataires les plus adaptés en fonction des critères. Les meilleurs viennent ensuite vers le client, avec des devis déjà prêts dans les 48 heures. Toutes ces étapes sont gratuites à 100 %.
  3. Troisième moyen : Il est possible d’accéder à la base de données de Sortlist pour filtrer les prestataires en fonction du budget ou des critères spécifiques. On peut ainsi rechercher le prestataire idéal. À noter que 80 % des clients rédigent leur briefing.

Du côté du prestataire :

Le prestataire crée un profil sur la plateforme. S’il souhaite être plus visible et avoir accès à un profil plus détaillé, il peut opter pour une certification, etc.

  • Comment envisagez-vous l’évolution de Sortlist à l’avenir ?

Notre moteur est de continuer à nous amuser et à travailler avec les meilleurs talents qui partagent nos valeurs et pensent grand. Nous poursuivrons notre mission de révolutionner l’achat de services dans le B2B. Nous restons humbles, mais gardons tout de même cet esprit de conquête, en croissant à un rythme constant. La start-up emploie actuellement plus de 100 personnes. Nous prévoyons de doubler nos effectifs actuels et de compter plus de 200 employés d’ici deux à trois ans.

  • Du coup, Parlons Finance, qu’en est-il de votre activité ?

Nous sommes ravis de connaître une croissance d’environ 40 % chaque année depuis l’année dernière. Nous souhaitons un développement rapide mais sain, afin d’avoir un impact mondial et d’apporter une plus-value dans l’industrie des services. Sortlist se rapproche des 10 millions d’euros de revenus récurrents annuels et ambitionne d’atteindre les 16 millions dans les prochaines années.

La Belgique francophone représente 5 % du chiffre d’affaires total.

  • Comment Sortlist se rémunère-t-il ?

Notre service est gratuit pour les entreprises clientes ; Sortlist se rémunère uniquement auprès des prestataires. Nous avons également mis en place un badge de vérification Sortlist, facturé 1500 € par an. Le client paie le service rendu, ce qui permet à Sortlist de se rémunérer sans que le client ait à se soucier de payer une charge préalable à la mise en relation.

Les prestataires paient au moment de présenter leur projet à Sortlist. Il existe des plateformes similaires aux États-Unis, mais uniquement là-bas, alors que Sortlist est leader en Europe et dans la région MENA.

  • Comment avez-vous financé ce projet ?

Au départ, le financement était principalement en propre et grâce au chiffre d’affaire généré. Une fois que l’entreprise s’est davantage développé et que nous avions besoin d’agrandir nos équipes pour croître, nous sentions avoir besoin de davantage de fonds. Pour financer ce projet, au fur et à mesure nous avions des besoins de plus en plus conséquent pour assurer la pérennité de l’activité et maintenir sa croissance, du coup, nous avions préparer plusieurs levées de fonds

Il faut savoir qu’il y a eu des moments où nous ne nous payions pas. Ainsi, nous avons rapidement envisagé et effectué notre première levée de fonds de 550 000 €, puis 2 millions pour nous développer en Europe, et ensuite une levée de 10 millions pour continuer à croître et à nous ouvrir au Royaume-Uni et aux États-Unis. Nous avons principalement été investis par des investisseurs belges. Parmi les 4 associés, 2 ont étudié à la prestigieuse Solvay et nous nous occupons de l’aspect business, tel que le marketing et la finance, ainsi que de l’élaboration du business plan.

  • Peux-tu nous expliquer la manière dont s’est déroulée la levée de fonds ?

Nous avons commencé avec NEST’UP (incubateur devenu Startup camp), et à la fin de ce programme, le Lean Fund a fourni le premier chèque. Ensuite, nous avons sollicité le Friends, Family and Fools (FFF). Pour la gestion des levées, la création des documents, c’était en tandem avec Thibault (finance). Il nous arrivait bien sûr de solliciter les services de nos prestataires Sortlist pour déléguer une partie du travail, et nous étions très satisfaits du résultat !

Une levée de fonds implique un roadshow complet ; il faut être capable de créer une histoire, de clarifier le besoin de financement, la raison de ces fonds, les objectifs à atteindre, et savoir à quel prix. C’est un processus de vente. Au départ, nous avons dressé une liste de tous les investisseurs en fonction du stade dans lequel nous nous trouvions et du secteur d’activité. Ensuite, nous avons contacté certains d’entre eux pour les « pitcher » et solliciter leur entrée au capital. Au début, vous essuyez beaucoup de refus… C’est un processus très énergivore de se concentrer sur la levée de fonds.

Psychologiquement, il faut être prêt à encaisser des revers. 95 % des réponses sont négatives. Certains investisseurs ont d’autres raisons de refuser, parfois ils cherchent à mettre en lumière nos faiblesses. Pour la dernière levée de fonds, la plus importante, nous avons été accompagnés par une banque d’affaires pour mettre en place le dossier, afin que nous puissions nous concentrer sur les opérations et la gestion, ayant déjà la gestion de 60 collaborateurs.

  • À combien avez-vous été dilués ?

Sortlist ne communique pas à ce sujet. Mais en général, lors d’un tour de financement, il faut s’attendre à une dilution d’environ 20 %.

  • Pour finir, quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui voudraient entreprendre ?

En Belgique, nous avons tendance à avoir un complexe d’infériorité. Nous avons le potentiel, les talents, le capital, etc. Il ne faut pas avoir peur de cela. Il faut avoir conscience que personne ne sait exactement ce qu’il fait fondamentalement.

Chacun prend les meilleures décisions possibles. Il est normal d’avoir des doutes ou le syndrome de l’imposteur. Tout le monde prend des décisions du mieux qu’il peut. Il faut essayer, s’améliorer en continu. C’est la clé. Comme le dit Bezos : « Nous sommes toujours au premier jour. » Il ne faut pas se limiter à ce que l’on s’impose à soi-même.

Pensez grand.

Nicolas Finet, co-fondateur de Sortlist
Catégories
Entreprises Success story

Tenways : Un acteur majeur de la mobilité 2.0 !

Dans l’énergique panorama de la mobilité urbaine, une mutation significative s’opère, offrant des avantages considérables aux citadins et aux investisseurs visionnaires ! Cette évolution prend forme dans l’essor impressionnant des vélos électriques, communément appelés e-bikes.

Une Croissance Électrisante

Après une légère baisse en 2021, principalement due à des problèmes logistiques, le marché belge du vélo a rebondi avec force en 2022, enregistrant une croissance de 19%, atteignant ainsi 695 871 exemplaires selon la fédération du secteur de la mobilité, Traxio. La progression la plus marquée concerne les vélos électriques.

Dans le royaume des deux-roues, les e-bikes gagnent de plus en plus en popularité. L’année dernière, 101 786 unités supplémentaires ont trouvé preneurs en Belgique, marquant une augmentation remarquable de 45%. Bien que les ventes de vélos mécaniques connaissent également une augmentation, leur croissance reste plus discrète (+2,6%).

Traxio souligne un « important glissement du marché », avec le vélo électrique représentant 91,7% de la croissance totale du marché. En seulement quatre ans, sa part de marché est passée de 30% à près de la moitié des vélos électriques (47,2%).

En France, les chiffres sont tout aussi impressionnants, avec 738 454 vélos à assistance électrique (VAE) vendus en 2022, contribuant à un marché global de 3,6 milliards d’euros, englobant tous les types de vélos, services de maintenance et accessoires.

L’Ascension de Tenways

Plongeons maintenant dans l’univers de Tenways, une marque de vélos électriques néerlandaise qui captive l’attention par son expansion rapide et son positionnement stratégique dans le royaume des Vélos à Assistance Électrique (VAE). Basée aux Pays-Bas, Tenways dispose d’une chaîne de fabrication et d’approvisionnement mondiale, solide et intégrée verticalement, lui permettant d’être au cœur de tous les processus de fabrication des vélos électriques.

En 2021, Tenways a marqué les esprits avec un projet Indiegogo autour de son eBike, une initiative audacieuse visant à concevoir un vélo urbain au design sportif, 40% plus léger que les VAE du marché et significativement plus abordable. Cette démarche témoigne de l’engagement de Tenways dans la démocratisation d’une mobilité électrique élégante et accessible à tous.

La Success Story de Tenways

Quels sont les secrets de la réussite éclatante de Tenways sur ce marché en pleine mutation ? Les raisons sont multiples, transcendant les aspects environnementaux et physiques pour embrasser les sphères financières. Alors que le secteur électrique connaît une croissance spectaculaire, portée par l’essor des e-bikes, Tenways se démarque en proposant des modèles équipés de composants haut de gamme, le tout à des prix compétitifs oscillant autour des 2000€.

Les e-bikes, ces catalyseurs discrets de la mobilité urbaine durable, offrent une alternative financièrement avantageuse aux déplacements en voiture. En évitant les coûts de carburant et de stationnement tout en minimisant l’impact environnemental, ils captivent une génération soucieuse tant de son portefeuille que de la planète. Cette prise de conscience croissante des enjeux environnementaux incite les consommateurs à adopter des modes de vie plus durables, attirant ainsi l’attention des investisseurs sensibles aux tendances sociétales.

De plus, la marque a remporté de multiples concours pour plusieurs de ses modèles de vélos, devenant ainsi l’une des premières marques de vélos électriques urbains, avec une présence dans plus de 400 points de vente en Europe en l’espace d’un an.

Ainsi, le groupe de passionnés derrière Tenways aspire à rendre les trajets quotidiens sans effort, rapides, écologiques et amusants.

L’Offre Alléchante de Tenways

Tenways propose une gamme diversifiée de quatre vélos, avec des cadres alu fermés ou ouverts. Leurs designs rappellent de manière stratégique des marques établies telles que le belge Cowboy, le néerlandais VanMoof, voire le français Moustache.

Pour séduire les clients, Tenways mise sur des prix compétitifs, proposant les modèles CGO (600 et 800) entre 1600 et 1900 euros, et le dernier-né, l’Ago X, polyvalent et équipé d’un moteur Bafang de 80Nm et d’une transmission Shimano 10 vitesses, à 2400 euros.

Avantageux en termes de prix, ces vélos conservent l’essentiel, avec une batterie amovible intégrée dans le cadre, une autonomie allant de 70 à 100 kilomètres, des freins à disque, une courroie Carbon Gates, des éclairages intégrés et une application pour la géolocalisation et l’itinéraire.

Dès l’instant où vous achetez un vélo électrique TENWAYS, vous devenez membre de notre communauté croissante et diversifiée. Une excellente assistance à la clientèle est fournie à travers nos canaux en ligne et hors ligne à tout moment, garantissant que les heureux propriétaires d’un TENWAYS se sentent satisfaits et soutenus.

Tenways s’impose donc comme un acteur incontournable dans cette révolution à deux roues, défiant la concurrence tout en propulsant la mobilité vers de nouveaux horizons. Une véritable success story qui allie performance, durabilité et accessibilité, confirmant ainsi que le futur de la mobilité urbaine est bel et bien électrique et entre les mains de Tenways.

Catégories
Success story

À la Rencontre de Nicolas Quarré, Cofondateur d’Accountable : Redéfinir la Gestion Financière des Indépendants en Europe

Aujourd’hui, Parlons Finance a eu le grand honneur de recevoir Nicolas Quarré, l’un des trois cofondateurs, avec Alexis Eggermont et Hassan Ayed, de la solution informatique Accountable destinée aux indépendants. L’entreprise belge, née en 2017, a développé une application comptable pour indépendants qui compte déjà plus de 40.000 utilisateurs en Belgique et en Allemagne.

Nous lui avons préparé une liste de questions pour en savoir davantage sur l’entrepreneur qu’il est ainsi que le projet qu’il porte, bonne lecture !

  1. Pouvez-vous vous présenter brièvement et nous parler de votre parcours avant de fonder Accountable?

J’ai grandi à Charleroi jusqu’à l’âge de 18 ans, puis j’ai poursuivi mes études en ingénierie commerciale à Solvay/ULB (2009). À la sortie de l’université, l’esprit entrepreneurial m’a animé, conduisant à la création de RIAKTR, une entreprise spécialisée dans l’analyse du Big Data pour les télécoms . Cette entreprise est passée de 3 à 120 collaborateurs, opérant sur trois continents et ayant travaillé avec cinq des dix plus grands opérateurs télécom mondiaux. Mon expérience s’est également étendue à un rôle de directeur en Amérique latine.

En 2017, de retour en Europe, nous avons recentré nos activités pour créer Accountable. Notre objectif était d’améliorer l’expérience des indépendants en leur offrant une autonomie financière, en se concentrant notamment sur des problèmes complexes tels que les impôts (déclaration de TVA, cotisations, etc.). Ce besoin crucial, surtout en Belgique, où plus d’un million d’indépendants font face à des stress mentaux liés à la gestion de leurs finances, a été notre moteur.

Pour construire notre produit, nous avons collaboré avec des experts-comptables locaux, non seulement dans le développement initial, mais également dans la maintenance continue du produit. En pratique, la comptabilité pour les indépendants est similaire, qu’il s’agisse de factures, de frais, de bilans comptables ou de déclarations d’impôts.

Le service Accountable repose sur 4 piliers:

  • L’édition des factures et devis au look personnalisable.
  • L’enregistrement des reçus, tickets de caisse et factures via scan smartphone qui, « dans 90% des cas », reconnaît et encode automatiquement émetteur, date et catégorie de frais grâce à l’intelligence artificielle.
  • Journal des recettes via lien entre l’app et le compte en banque.
  • Génération en un clic des déclarations trimestrielles de TVA et des déclarations fiscales annuelles.
  1. Quelle est la vision à long terme de Accountable dans le domaine de la gestion comptable?

Notre vision est de devenir le leader européen des solutions fiscales pour les indépendants. Accountable se positionne comme un outil essentiel pour résoudre les problèmes liés aux déclarations fiscales et aux taxes à l’échelle européenne.

Nous sommes aujourd’hui présents en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, et sommes également présents en Allemagne, pays à la culture et aux attentes différentes des indépendants belges.

  1. Comment votre entreprise se distingue-t-elle des autres solutions de comptabilité sur le marché ?

Nous sommes en concurrence avec différents acteurs, mais nous nous distinguons en nous développant rapidement, en proposant une interface utilisateur améliorée et en nous concentrant exclusivement sur les besoins des indépendants. Nous sommes également conscients qu’une partie du marché utilise encore Excel.

Avec Accountable, il est également possible de connecter le compte en banque pour lier automatiquement les transactions. De plus, le point différenciant est que, pour chacun des éléments, nous calculons les impôts, évaluons l’impact sur les cotisations, la TVA et l’impôt de fin d’année.

L’utilisateur saura combien il devra payer à n’importe quel moment de son activité. Il existe plusieurs niveaux de support : dans l’application, nous fournissons automatiquement des recommandations fiscales (unique en Europe), une équipe de coachs fiscaux répond aux questions, et des experts-comptables partenaires sont disponibles pour des avis spécifiques.

  1. Accountable remplace-t-il le comptable ?

Accountable ne vise pas à remplacer les comptables, mais plutôt à les assister tout en offrant une autonomie aux travailleurs indépendants. Les comptables ont accès à notre interface, ce qui leur permet de gagner du temps. En éliminant les tâches d’encodage, ils peuvent se concentrer davantage sur l’optimisation fiscale et d’autres aspects stratégiques de leur métier.

  1. J’ai lu sur votre site qu’il s’agissait d’une application belge pour les Belges. Pensez-vous à développer le concept au-delà de nos frontières ?

Nous sommes présents en Belgique et en Allemagne et avons pour plan de continuer notre expansion géographique, profitant des nouvelles réglementations de facturation électronique en Europe.

  1. Pouvez-vous nous expliquer en gros comment fonctionne votre application pour simplifier la comptabilité quotidienne ? Quelles sont les fonctionnalités clés de votre application qui la rendent particulièrement adaptée aux besoins des utilisateurs ?

Accountable fonctionne comme suit : les utilisateurs créent un compte et numérisent leurs reçus et factures grâce à la reconnaissance OCR. Ensuite, ils peuvent générer des devis, des notes de crédit et des factures directement pour leurs clients.

Nous connectons également les comptes bancaires pour lier automatiquement les transactions. Ce qui rend notre application unique, c’est que pour chaque élément (facture, frais, compte de résultat, déclaration d’impôts), nous calculons les impôts et évaluons l’impact sur les cotisations, la TVA et l’impôt de fin d’année.

Accoutable assure également la garantie liée à la juste sur l’ensemble des déclarations fiscales, ainsi, s’il y a une amende qui fait suite à une mauvaise déclaration, nous en prendrons l’entière responsabilité, pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une fraude.

  1. Qui sont les utilisateurs cibles principaux d’Accountable et comment l’application répond-elle à leurs besoins spécifiques ?

Accountable s’adresse principalement aux indépendants. Notre produit est conçu autour de leurs besoins, avec pour objectif d’offrir le meilleur produit sur le marché. Par exemple, nous nous assurons qu’il n’y ait pas de risque d’erreur grâce à l’IA, qui donne également des recommandations.

Accountable est régulé par la BNB en tant que gestion de paiement. Il y a, de ce fait, une imposition de standard en termes de processus et de gouvernance plus élève qu’une autre entreprise spécialisée dans la comptabilité.

  1. Quid de la gestion des données ?

Il y a des prérequis en termes de sécurité de données, nous réalisons ce qu’on appelle des « pentest », des tests de pénétration pour identifier les vulnérabilités et les faiblesses de notre sécurité informatique.

En interne, une équipe technique dédiée au contrôle répond aux normes. Le cryptage est effectué au niveau des banques. Les données sont hébergées à Francfort, cela faisant partie de l’ADN de l’entreprise. En ce qui concerne le RGPD, la création de compte peut être effacée avec les données par exemple, nous mettons tout en œuvre pour assurer le respect des normes liées à la protection des données de nos utilisateurs.

  1. Comment envisagez-vous l’évolution d’Accountable à l’avenir ? Y a-t-il des plans pour de nouvelles fonctionnalités ou des partenariats stratégiques ?

Plusieurs axes de développement sont envisagés dans le futur. Un axe dans l’IA vise à augmenter l’intelligence de l’outil, transformant ainsi la boîte à chaussures en un outil intelligent pour offrir une plus grande autonomie financière aux utilisateurs.

Un deuxième axe explore les besoins des indépendants en dehors de la comptabilité, notamment en ce qui concerne les questions de paiement. L’accès à la pension est également un point d’intérêt, car il représente un défi pour de nombreux indépendants. Ils sont en constante communication avec les utilisateurs, avec une équipe de coachs fiscaux répondant fréquemment à leurs questions.

  1. Comment l’entreprise reste-t-elle au fait de l’actualité ainsi qu’à proximité des ses clients ?

Des événements, des communautés en ligne et des vidéos explicatives sont utilisés pour maintenir une connexion étroite avec la communauté d’indépendants. Nous réalisons également une multitude de vidéos explicatives sur des sujets aussi divers qu’intéressants pour notre audience.

  1. Parlez-nous de l’entreprise en quelques chiffres et quels sont les différents tarifs que vous proposez ?

La croissance de l’entreprise se traduit par une équipe de 35 collaborateurs répartis entre l’Allemagne et la Belgique (Berlin). En 2019, l’entreprise a plus que doublé chaque année. Accountable compte actuellement plus de 40 000 utilisateurs, se positionnant comme la solution numéro un de taxes en Belgique pour les indépendants.

En dehors des diverses levées de fonds, dont une à 10 millions d’euros en 2022 pour gagner d’autres marchés européens, Accountable s’alimente au travers de plans payants.

Accountable a réussi à atteindre un nombre important d’utilisateurs, notamment en aidant les nouveaux indépendants à démarrer sans que cela représente une charge financière. Il existe également un plan gratuit, et les utilisateurs peuvent choisir entre les plans Small et Pro, tout en bénéficiant de l’accompagnement des coachs fiscaux.

Ainsi, nous avons l’offre gratuite qui fonctionne bien si vous n’avez pas trop de documents à enregistrer ou à émettre. Ensuite, nous proposons deux formules, pour ceux qui soumettent la TVA et ceux qui ne le doivent pas. On oscille entre 15 et 30€ par mois. Nous proposons également des conseils fiscaux de 2,50€ à 60€ selon leur nature qui restent, eux, 100% déductibles, évidemment.

  1. Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs et petites entreprises en matière de gestion financière, en se basant sur votre expérience avec Accountable?

Avoir une vue sur les chiffres est essentiel. Il est crucial de comprendre les flux de trésorerie, les charges à venir et les revenus futurs. Il faut anticiper les futurs impôts pour assurer la pérennité de l’activité en tant qu’indépendant.

Que l’on utilise Accountable ou non, disposer d’un système financier solide est primordial. S’assurer d’avoir toujours suffisamment de trésorerie pour maintenir l’activité est une règle d’or.

  1. Une dernière réflexion pour conclure ?

« Dans un monde soumis à pas mal d’incertitude, le fait de pouvoir vivre de ce qu’on aime foncièrement est primordial.« 

Nicolas Quarré, cofondateur de Accountable
Catégories
Entreprises Success story

Une Discussion Approfondie avec Maxime Deuse, Co-Fondateur de DEUSE

Dans cette interview, Maxime partage son parcours inspirant et nous plonge dans l’histoire fascinante de la création de l’entreprise DEUSE, qu’il a fondée avec son frère jumeau. Ensemble, ils ont déjà laissé leur empreinte en développant des applications de renom, notamment celle du Grand Prix de Spa, et travaillent actuellement sur un projet passionnant en partenariat avec Pairi Daiza.

Parlons Finance est ravi d’aller à la rencontre de Maxime Deuse pour découvrir les coulisses de leur succès entrepreneurial et en apprendre davantage sur leur vision unique dans le domaine de la technologie et de l’innovation. Cette interview promet d’offrir un aperçu captivant de l’univers de DEUSE et de ses réalisations exceptionnelles.

  1. Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer comment vous êtes devenu entrepreneur dans l’IT, le développement, etc.? Qu’est-ce qui vous a motivé à collaborer plutôt que d’intégrer de grandes entités déjà en place?

Salut, je suis Maxime Deuse, l’un des fondateurs de DEUSE, une entreprise spécialisée dans les services technologiques fondée en 2016. Depuis que nous avons 13 ans, nous étions obnubilés par le développement informatique. Mon frère jumeau et moi avons tous deux étudié l’ingénierie civile à l’université de Liège. Julien Deuse s’est spécialisé dans le « software engineering » via l’obtention d’un master en ingénieur civil en électronique ainsi qu’un master en Management à la KUL. Pour ma part (Maxime Deuse), je me suis dirigé vers un master d’ingénieur de gestion à la HEC Liège avec une spécialisation en « Performance and Control ».

C’est à ce moment que nous avons décidé de nous immiscer dans le monde du développement en lançant une plateforme internationale proposant des mangas coréens traduits en anglais qui s’est tout de suite imposée comme précurseur du Webtoon en Europe. Nous avons rencontrés un grand succès avec + de 100.000 lecteurs mensuels et nous avions attiré l’œil d’un entrepreneur de la Silicon Valley qui nous a fait une offre que l’on ne pouvait refuser…

Suite à cette aventure enrichissante, nous avons décidé de lancer DEUSE, notre objectif était de résoudre des problèmes informatiques pour des entreprises, qu’elles soient grandes ou petites. Nous avons commencé en travaillant sur une variété de projets, du développement web à la création d’interfaces et de logiciels. Au fil du temps, notre entreprise a pris de l’ampleur, nous avons embauché un premier développeur et un gestionnaire de projet pour mieux suivre nos projets. Aujourd’hui, notre équipe compte 39 collaborateurs.

  • Comment est-ce que vous vous êtes attribué les responsabilités ?

En ce qui concerne la répartition des responsabilités, je me concentre sur le marketing et les aspects commerciaux, bien que j’aie dû toucher à un peu de tout au début. Mon frère, Julien Deuse, prend en charge l’aspect production, c’est-à-dire le développement, la gestion des équipes et les projets en général.

  • Quel type de services propose DEUSE ?

Nos ingénieurs confectionnent des outils digitaux sur mesure tels que des applications mobiles, des plateformes web et des logiciels de gestion pour tous types d’entreprises.

En gros, nous développons des applications adaptées aux activités et aux besoins de chacun mais nous pouvons également développer des plateformes, des logiciels tel que des ERP ou des CRM pour aider dans la gestion d’entreprise ou encore des fonctionnalités uniques dans le cadre du commerce électronique.

  • Pouvez-vous partager avec nous certains défis que vous avez rencontrés en créant et dirigeant votre entreprise ?

Lorsque nous avons lancé notre entreprise, nous avons rencontré plusieurs défis passionnants. L’un des premiers était le manque de ressources pour obtenir un espace de bureau professionnel afin d’accueillir nos clients et notre équipe. Heureusement, nous avons pu adhérer à un incubateur de start-ups, le Venture Lab, l’incubateur relié à l’université de Liège, qui nous a fourni un espace de travail et un coaching professionnel. Les experts juridiques qui nous ont accompagnés nous ont été précieux.

Une fois sortis de l’incubateur, nous avons été confrontés à l’opérationnel intensif, ce qui nous a éloignés de la gestion stratégique. Nous avons décidé d’intégrer un administrateur indépendant pour nous aider à fixer des objectifs et à définir notre direction. De plus, nous avons internalisé la comptabilité pour mieux gérer notre croissance rapide. Cette gestion financière interne nous a permis de prendre des décisions éclairées et de surveiller la rentabilité de près.

Nous avons également dû repenser notre structure organisationnelle pour accompagner notre croissance future et assurer une rétention efficace. Sur les 45 personnes que nous avons embauchées depuis le début, 39 sont toujours avec nous. Cela montre que nous avons réussi à mettre en place une organisation solide.

  • Comment votre entreprise reste-t-elle au fait des dernières tendances technologiques ?

Pour rester au fait des dernières tendances technologiques, il faut savoir d’emblé que nous sommes hyper passionnés par le numérique et nous mettons en place des projets pilotes en interne pour explorer des domaines tels que la réalité virtuelle, la blockchain et l’intelligence artificielle.

De plus, notre expérience antérieure avec une startup de bandes dessinées numériques coréennes nous a exposés à des concepts technologiques avant-gardistes. Et pour bénéficier à la fois de visibilité et rester informés des dernières tendances, nous sponsorisons également des événements et des conférences dans lesquelles nous participons activement ou pas.

  • Comment voyez-vous l’avenir de l’IT et du développement d’applications pour les PME? Quelles innovations ou évolutions majeures prévoyez-vous ?

En ce qui concerne l’avenir de l’IT et du développement d’applications pour les PME, je pense que la personnalisation des solutions est essentielle. Il existe un avantage concurrentiel à intégrer des processus spécifiques plutôt que d’adopter un ERP standardisé.

  • Pouvez-vous donner quelques chiffres clés sur la croissance de l’entreprise ? Quels sont vos objectifs d’ici 5 ans et vos perspectives économiques ?

En ce qui concerne nos finances, l’année dernière, nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros, et nous prévoyons d’atteindre 3 millions d’euros cette année.

Notre modèle de croissance consiste à doubler notre taille tous les deux ans, et nous nous concentrons sur des projets intellectuellement stimulants plutôt que sur la pure rentabilité.

  • Comment recrutez-vous des talents ?

Le recrutement de talents est essentiel pour notre entreprise. Notre bonne réputation personnelle nous a beaucoup aidés, et nous avons constaté que nous n’avions pas trop de difficultés à trouver de nouveaux collaborateurs, que ce soit à Hasselt, Liège, ou Bruxelles.

Nous disposons d’un pool d’acquisition de talents bien réparti. Toutefois, nous avons remarqué une pénurie de talents à Bruxelles. Notre image de marque est un atout, et nous avons une philosophie de formation sur le tas, ainsi que des avantages comme des journées de team building.

Cependant, nous avons constaté que le télétravail à temps partiel peut être un défi pour maintenir les talents que nous attirons, car, selon moi, il peut affecter l’esprit d’équipe et la cohésion dans l’équipe. De plus, il peut nuire au bon management des projets, réduire la rentabilité et ralentir le développement sachant que nous ne sommes pas une entreprise de consulting mais d’experts pour lesquels le résultat se compte par projet.

  • Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs et aux dirigeants de PME pour maximiser les avantages des solutions IT dans leur entreprise ?

Mon conseil pour les entrepreneurs et les dirigeants de PME est d’adopter une approche pragmatique. Commencez par des étapes simples, en vous concentrant d’abord sur la digitalisation de vos processus commerciaux et internes pour améliorer la performance.

  • Un dernier mot pour encourager nos lecteurs qui désirent initier et piloter un projet dans l’IT?

« N’hésitez pas à avancer de manière pragmatique. Choisissez un périmètre de projet, avancez étape par étape, et chaque petit pas vous rapprochera du succès. Bonne chance à vous !« 

Maxime Deuse, co-fondateur de DEUSE

Nous espérons que cet article vous a plu et nous vous promettons bien d’autres belles rencontres avec des entrepreneurs et des acteurs de la finance qui nous inspireront par leurs histoires, aventures et conseils. Notre projet est de partir à la rencontre des meilleurs dans leur domaine pour vous offrir un aperçu unique de leurs parcours, des défis auxquels ils ont été confrontés et des leçons qu’ils ont apprises en chemin. Restez à l’affût de nos prochaines publications, car nous avons hâte de vous partager ces récits captivants qui pourront vous guider et vous motiver dans votre propre parcours entrepreneurial.

Catégories
Success story

Nathan Soret : L’homme aux 95 façons de vous faire briller dans les médias

Nous sommes enchantés de vous présenter Nathan Soret, un entrepreneur-animateur belge, dans le cadre de notre troisième numéro de la série « À la rencontre d’un entrepreneur ». Sa passion et sa perspicacité sont au cœur de la croissance et du succès de ses activités, faisant de lui une véritable source d’inspiration.

Aujourd’hui, nous avons un numéro spécial en perspective, car notre invité a tellement de connaissances à partager avec nous. C’est pourquoi j’ai opté pour un format de questions-réponses captivant ! J’espère que cela vous plaira. Profitez de cette lecture enrichissante !

Salut Nathan, peux-tu te présenter brièvement et présenter 95 ? Comment es-tu arrivé à créer ta propre agence de communication et de relations publiques ?

Je m’appelle Nathan Soret. J’ai 28 ans, je suis originaire de Verviers mais j’habite à Bruxelles depuis 10 ans. Je suis actif dans le monde des médias depuis la moitié de ma vie ! J’ai d’abord appris les bases du journalisme à La Meuse Verviers (Sudinfo) et au journal Le Soir. Puis j’ai travaillé en radio (Radio Contact, Bel RTL, Mint) et enfin en télévision (RTL TVI) où j’interviens aujourd’hui encore dans l’émission Waldorado, qui met en avant les entreprises wallonnes.

En 2017, à 22 ans, je fais le choix de quitter mon quotidien plutôt insolite chez Radio Contact, je vais chez le notaire et j’ouvre une société. « Nonante Cinq » est né ! À l’époque, ça n’est qu’une structure pour développer mes activités d’indépendant (en stratégie de communication, digital, relations publiques, etc.). 2 ans plus tard, je décide de recruter un premier collaborateur, j’y prends goût, et l’aventure d’agence commence réellement. Très vite, je monte à une équipe de 6 personnes et je m’adapte à cette nouvelle casquette entrepreneuriale. On se positionne alors comme une « agence 360 » et on saute sur toutes les opportunités : on veut se faire connaître, tester un maximum de choses et concrétiser des projets, pour des clients de toutes les tailles. 

En 4 ans, j’ai énormément appris des responsabilités qu’implique la gestion d’une entreprise, et je continue d’apprendre tous les jours. Bien que l’équipe ait évolué ces dernières années, elle fait toujours la même taille, mais on travaille très régulièrement avec de nombreux spécialistes externes sur différentes missions.  Je continue de piloter l’agence à côté de mes activités médiatiques, et il n’y a rien qui me rende plus heureux. Nous avons également recentré nos activités sur nos 2 axes principaux : la consultance en communication et les relations publiques. Au quotidien, nous accompagnons startups, entreprises, institutions, personnalités et groupes de presse. Nous aidons nos clients à passer à la vitesse supérieure grâce à nos conseils stratégiques et nos contacts privilégiés dans les médias et auprès des leaders d’opinion. Comme le dit notre slogan, « on a au moins 95 façons de faire parler de vous ! » et je trouve que ça représente bien l’investissement qu’on met dans les missions qui nous sont confiées.

Crédit: Badger Productions

Peux-tu nous parler des services que propose ton agence de communication et de relations publiques ? As-tu quelques exemples concrets de projets sur lesquels tu as travaillé récemment ?

70% de notre activité, ce sont les relations publiques. C’est-à-dire qu’on aide nos clients (CEOs, entrepreneurs, sociétés, personnalités) à faire parler d’eux de la meilleure des manières. La plupart du temps, cela implique les médias traditionnels, pour lesquels nous jouissons d’un carnet d’adresses plurisectoriel très développé. Mais comme nous sommes au carrefour de nombreux métiers, nous créons des connexions stratégiques pertinentes pour eux. C’est la partie moins visible de l’iceberg, mais qui fait notre véritable différence. En d’autres termes, on ne se contente pas d’envoyer des communiqués de presse. On assure à nos clients d’être au bon endroit, au bon moment. Dans nos clients fidèles, on retrouve des startups (Fresheo pour la livraison de plats à domicile, Accountable pour la gestion de comptabilité chez les indépendants), des marques Food & Beverage (le leader mondial de bubble tea Gong cha, les burgers bicolores de Black and White Burger ou les pokébowls de Pokawa), des sociétés (l’organisateur de voyages linguistiques WEP ou le Bureau International Jeunesse) ou encore la chaîne Pickx+, du groupe Proximus.

Les 30% restants, c’est un mélange de tout ce qu’on aime également faire : campagnes publicitaires, branding, consultance, etc. Cette année, on a par exemple travaillé avec RTL info sur une campagne print pour leur nouveau logo, avec la Ligue Cardiologique Belge ou encore sur une nouvelle campagne pour le leader du tourisme TUI. 

Comment ton expérience en tant qu’animateur télé a influencé ton approche en tant qu’entrepreneur dans le domaine des médias et de la communication ?

Plus largement, je dirais que c’est une grande chance d’être passé par tous les types de médias (presse écrite, radio, télévision et online). Ça m’a permis d’avoir une vision claire et de comprendre réellement leurs besoins, directement de l’intérieur. Cela concerne plus particulièrement les journalistes, avec lesquels nous sommes en contact quotidiennement. Je sais, pour les avoir longtemps côtoyés « de l’autre côté », que leur temps est compté et qu’il faut leur faciliter la tâche en allant droit au but. C’est un véritable exercice pour nous de rester concis en valorisant les clients que nous accompagnons, tout en proposant les meilleures opportunités de sujets aux journalistes que nous contactons. Il n’y a rien de pire qu’un communiqué sans âme, inintéressant, envoyé à une base de données de 300 journalistes qu’on a trouvée sur internet. Je me bats souvent avec moi-même, et le reste de l’équipe, pour éviter de tomber dans ces facilités. Aujourd’hui, quand on contacte un journaliste, il sait que ça a été fait en pleine conscience, et qu’on est convaincus qu’un sujet pourrait l’intéresser. Ça améliore forcément la relation, et c’est ça que nos clients viennent chercher chez nous : pas uniquement des adresses e-mail à contacter, mais un carnet d’adresses solide, entretenu, et privilégié.

En parallèle, rencontrer chaque semaine des entreprises wallonnes florissantes lors de mes tournages pour « Waldorado » (RTL TVI) m’a énormément ouvert l’esprit. Du jeune indépendant qui se lance jusqu’à la grosse société familiale, entretenue de générations en générations, j’ai beaucoup appris sur les différentes manières de gérer son business. Ce n’est pas un hasard que cette émission ait démarré au moment où je lançais ma propre société. C’était une véritable bénédiction, parce que j’ai pu m’inspirer de chacune des personnalités rencontrées pour challenger le fonctionnement de l’agence. 

Peux-tu partager avec nous certains défis que tu as rencontrés en créant et en dirigeant ton agence ?

  • Une collaboration, c’est comme un mariage : on fait de la communication, on ne vend pas des tapis. Si on sent dès le premier contact que la relation avec un client ou un partenaire pourrait être conflictuelle, elle le deviendra quasi obligatoirement. Je trouve qu’on met trop d’énergie dans ce qu’on fait que pour défendre des projets auxquels on ne croit pas, ou dans lesquels il n’y a pas de respect mutuel. Alors avec l’équipe, on continue de s’écouter, et même si un client se présente avec un gros budget, on n’a aucun problème à décliner son projet. J’aurais dû appliquer ça plus tôt ! Ici aussi, sans des expériences désagréables, je ne l’aurais pas compris directement.
  • Le bon tarif : aujourd’hui encore, on continue à repenser notre grille tarifaire 1 à 2x par an. Certains tarifs doivent parfois être augmentés, d’autres diminués. J’aurais dû faire un meilleur travail de benchmarking au début de notre activité, mais ça nous a finalement permis d’évoluer sainement, sans « trop » demander au début. Je reste attentif à la perception qu’ont nos clients et prospects de nos prix, mais je suis beaucoup plus confiant à demander un prix élevé pour une prestation que j’estime être conséquente et de qualité. Avant, c’était plus difficile.
  • Les RH : personne ne m’avait prévenu que ça serait aussi difficile de recruter et garder de bons profils. Je pense qu’il n’y a pas toujours un mauvais employeur ou un mauvais employé : parfois, ça n’est juste pas le bon match. De la même façon, même si tu essaies d’avoir les plus chouettes projets et la meilleure ambiance sur ton lieu de travail, ça n’empêchera pas certains collaborateurs de partir. La première fois, c’est dur à encaisser, mais dès que tu comprends que ça peut arriver, la relation de travail devient beaucoup plus saine.

J’imagine que les clients veulent avoir des résultats. Comment mesures-tu l’efficacité et le succès de vos campagnes de communication ? Quels indicateurs utilises-tu ?

Contrairement au marketing digital, qui est bien plus facile à mesurer, la réussite d’une campagne de relations publiques est relative à chaque client, et de la perception qu’il peut se faire des résultats. Parfois, un seul portrait dans un média spécialisé générera bien plus d’opportunités pour un client que de nombreux articles web. Mais le contraire est vrai aussi ! Pour certains clients, c’est la quantité qui primera, quelle que soit la « qualité » des articles ou reportages. On a des exemples et des contre-exemples.

Je discutais il y a quelques jours avec un client food qu’on a accompagné il y a 2 ans. Avec un certain recul sur la campagne qu’on avait faite pour lui, il me racontait que sur la dizaine de médias qu’on avait pu faire venir dans son établissement, c’était l’article web du supplément « So Soir » (Le Soir) qui a eu l’impact le plus puissant. Tous les jours, des clients venaient grâce à cet article, même plusieurs mois après sa diffusion. Un autre exemple, c’est cette entreprise B2C qu’on accompagne depuis un bout de temps et qui utilise encore son tout premier passage au JT comme canal d’acquisition majeur. Ou encore cet entrepreneur qui a vu les discussions avec ses investisseurs se débloquer presque par magie une fois qu’on lui a obtenu un article dans L’Echo. Sa société était exactement la même qu’avant cet article, mais la perception que le monde extérieur avait sur elle avait changé. C’est ce genre d’histoires qui me passionne dans ce métier, j’ai vraiment l’impression qu’on aide ces personnes à débloquer de nouveaux paliers dans leur business.

Selon toi, quelles sont les tendances actuelles dans le secteur des médias et de la communication, et comment ton agence s’adapte-t-elle à ces évolutions ?

Ma plus grosse peur à l’agence, c’est qu’on pense un jour qu’on a tout compris à la manière dont fonctionnait notre secteur. Pour combattre cela, je n’ai aucun problème à arrêter du jour au lendemain une manière de faire, pour en tester une toute nouvelle. Ca peut être déroutant pour l’équipe, mais mes collaborateurs y sont maintenant habitués, et je pense même que ça rend leur travail plus excitant ! Il faut rester curieux, dans tous les cas. Qui aurait dit il y a un an que des outils comme ChatGPT ou DALL-E prendraient autant de place dans le quotidien de nos métiers ? Je ne les vois pas comme des outils qui vont casser notre industrie, mais qui vont nous permettre de travailler différemment.

En ce qui concerne les tendances médias, j’observe avec attention la difficulté qu’ont les journalistes à continuer de travailler correctement. La bataille pour l’information de qualité est rude. Je suis un consommateur insatiable des médias (traditionnels ou numériques) et je ferai tout ce que je peux à mon échelle pour leur permettre de préserver la qualité de leurs contenus. Ca peut paraître idiot, mais j’essaie toujours d’inciter nos clients à souscrire à un abonnement payant à l’un ou l’autre média. C’est d’ailleurs pour eux un bon moyen de rester au courant des tendances dans leur secteur, mais aussi de bien connaître et comprendre la ligne éditoriale du média dans lequel ils veulent être interviewés. 

Peux-tu nous donner quelques chiffres clés sur la croissance de ton agence, tels que le nombre de clients, le chiffre d’affaires ou les indicateurs de performance que tu juges pertinents ?

Quand j’ai créé Nonante Cinq, je n’avais aucune connaissance en gestion d’entreprise ou en comptabilité. J’ai donc appris sur le tas, comme beaucoup d’entrepreneurs. En 2021, sentant que notre activité grandissait trop rapidement, j’ai fait le choix d’être accompagné par le Réseau Entreprendre Bruxelles. C’est une structure de mentoring créée par et pour les entrepreneurs qui m’a énormément apporté. Lors de mon premier entretien, j’étais tout fier de parler d’un chiffre d’affaires en croissance. Quand on m’a alors demandé ce qu’il en était de la « marge brute », je n’avais aucune idée de ce que ça signifiait. Ca peut paraître fou, mais je n’avais jamais analysé ce que chaque client nous rapportait réellement. Et c’est ainsi que j’ai amorcé un travail sur les indicateurs vraiment pertinents pour nous : depuis 3 ans, notre chiffre d’affaires est relativement stable, mais la marge brute sur nos projets ne fait que grandir. C’est l’indicateur qui m’intéresse le plus aujourd’hui ! Sur cette même période, nous avons généré plus d’1Mio€ de chiffre d’affaires. C’est un milestone symbolique, mais très chouette à atteindre tout de même !

Quelles sont tes perspectives d’avenir pour ton agence et pour toi en tant qu’entrepreneur dans le domaine des médias ? As-tu des projets ou des ambitions spécifiques pour les années à venir ?

En ce qui concerne Nonante Cinq, j’ai fait le choix de garder une agence à « taille humaine ». J’ai fait face à une véritable remise en question l’été dernier et je me suis rendu compte que ce qui me passionnait plus que tout, c’était de m’investir personnellement dans les missions qu’on réalise pour nos clients. C’est là que je pense avoir une vraie ajoutée, et puis ça me passionne énormément. À un certain stade, cela devenait incompatible avec une croissance perpétuelle de l’agence, dans laquelle la gestion de cette société grandissante aspirait l’entièreté de mon temps. Finalement, c’est la meilleure décision que j’ai pu prendre : on a recentré nos activités, réduit le nombre de projets accompagnés pour mieux travailler, et notre santé financière ne s’est jamais aussi bien portée !

Au niveau des médias, je continue à intervenir chaque semaine dans l’émission Waldorado sur RTL TVI. C’est une émission qui me plaît tout particulièrement, et dans laquelle je m’épanouis. Je n’ai pas envie de passer à la télévision à tout prix : quel que soit le format, je veux surtout intervenir dans des émissions qui collent aux sujets qui me parlent aujourd’hui. À côté de ça, je continue également à intervenir dans des écoles pour partager mon expérience, et donner cours à l’ICHEC Startlab ou ICHEC Formation Continue. Je mets un point d’honneur au fait de continuer à transmettre !

As-tu des conseils pour les entrepreneurs qui souhaitent se lancer dans le secteur des médias et de la communication ? Quelles compétences ou qualités sont essentielles pour réussir dans ce domaine ?

Y a-t-il meilleur moyen pour se faire remarquer que… de se faire remarquer ? Je trouve ça toujours dommage que les étudiants, dans nos secteurs, se contentent uniquement de suivre leurs cours et réussir leurs examens. L’école est une formidable opportunité pour explorer de nombreux horizons sans crainte d’être jugé, et sans devoir répondre de qui que ce soit. J’encourage toujours les étudiants ou stagiaires que je rencontre à tester un maximum de choses pendant cette période et je leur dis même : « vous pourriez mettre le feu à mes bureaux sans faire exprès que je ne pourrais pas vous en vouloir ». 

L’autre conseil, c’est de créer, entretenir et faire évoluer son carnet d’adresses. En 2023, ceux qui disent qu’ils n’ont pas de contacts n’ont plus aucune excuse. En quelques secondes, il est possible de rentrer en contact avec n’importe qui, n’importe où, par mail, sur LinkedIn ou Instagram. Enregistrez tous vos contacts, mettez-les à jour régulièrement, écrivez leur sans fautes (là aussi, plus d’excuses en 2023 avec tous les outils qui existent) et votre réseau croîtra progressivement. Ca sera votre ressource principale. 

Un dernier mot pour encourager nos lecteurs qui désirent initier et piloter un projet ?

Il n’y a rien de pire que ceux qui parlent de faire, sans jamais faire. J’applique à moi-même ce mantra qu’on m’a donné il y a près de 15 ans : « Travaille, travaille, travaille et tais-toi » (c’était un peu plus vulgaire à l’époque). Paradoxalement, j’en suis venu à faire de la communication et ne pas beaucoup me taire 😉

Nathan Soret, fondateur de l’agence Nonante Cinq

Nous espérons que cet article vous a plu et nous vous promettons bien d’autres belles rencontres avec des entrepreneurs et des acteurs de la finance qui nous inspireront par leurs histoires, aventures et conseils. Notre projet est de partir à la rencontre des meilleurs dans leur domaine pour vous offrir un aperçu unique de leurs parcours, des défis auxquels ils ont été confrontés et des leçons qu’ils ont apprises en chemin. Restez à l’affût de nos prochaines publications, car nous avons hâte de vous partager ces récits captivants qui pourront vous guider et vous motiver dans votre propre parcours entrepreneurial.

Catégories
Entreprises Success story

Le visionnaire belge qui révolutionne le monde du QSR avec des marques à succès comme O’tacos et Gong cha !

Pour ce deuxième numéro de notre série « À la rencontre d’un entrepreneur », nous avons l’honneur et la joie de vous présenter Adlane Draou, un serial entrepreneur originaire de Mons en Belgique, dont le sourire confiant est le reflet de son engagement constant dans le développement de ses activités !

Adlane, petit-fils d’un mineur d’origine algérienne, est né à Mons en Belgique. Il est le fondateur et PDG de MadVision Group, qui détient un portefeuille diversifié comprenant des marques telles que O’tacos et Gong cha, dont il a acquis la master franchise pour le Bénélux.

Avec un chiffre d’affaires d’environ 10 millions d’euros, quatre marques (O’Tacos, Chick & Cheez, Go ! Fish et Gong Cha), une quinzaine de restaurants gérés en propre et six exploités par des franchisés, Mad Vision, en tant que multi-franchiseur, est actuellement un acteur en pleine expansion dans le secteur de la restauration rapide (QSR).

Ambitieux et audacieux, Adlane Draou a une vision bien établie pour son activité. Il déclare : « Nous visons à devenir l’un des leaders européens du QSR à long terme. Nous nous inspirons de groupes tels qu’Amrest, Autogrill, le groupe Bertrand en France ou QSRP en Belgique. Nous avons fait nos premiers pas à l’étranger cette année, notamment en France.« 

En effet, Adlane évolue dans le secteur du QSR depuis de nombreuses années et a ouvert son premier établissement il y a près de 6 ans. Depuis lors, une vingtaine d’ouvertures ont suivi, dont une dizaine dans la capitale belge, Bruxelles.

Il gère une centaine d’employés permanents à Bruxelles et vend chaque année 600 000 repas. Son chiffre d’affaires a augmenté de 700 % en quatre ans.

GONG CHA, LEADER MONDIAL DU BUBBLE TEA

Depuis l’année dernière, Adlane s’occupe avec succès du développement en Belgique du leader mondial du bubble tea, Gong Cha. La marque est déjà présente en France et en Belgique, et des projets d’ouverture dans d’autres pays tels que l’Espagne et le Maroc sont à l’ordre du jour.

Crédit: Wil Anderson / 95

Pour information, Gong Cha compte près de 2.000 magasins répartis dans 20 pays à l’international, faisant de la marque un leader mondial dans son domaine. Et c’est grâce à Adlane qu’elle a pu s’implanter en Belgique et en France.

Depuis l’ouverture de Gong Cha à Bruxelles (Docks) en juillet dernier, Anvers et Mons ont ouvert leurs portes en début d’année 2023 avec un succès retentissant. Mad Vision a signé la master franchise Gong Cha pour la France, avec une prévision de 200 points de vente ouverts au cours des 10 prochaines années. Il y a quelques semaines, le premier point de vente français a été inauguré à Paris/Châtelet et samedi 7 juillet 2023, ils ont ouvert trois nouveaux points de ventes en simultanée.

Au total, le master franchisé Adlane Draou a prévu d’ouvrir une dizaine de nouveaux points de vente d’ici la fin de l’année, commençant par Bruxelles, Genk, Tournai, Charleroi, Gand, Anvers (fait) et en France.

Un dernier mot pour encourager nos lecteurs qui désirent initier et piloter un projet ?

Ce qui fait un bon entrepreneur, ce n’est pas l’absence de peur mais la manière dont on l’appréhende et on la dompte, une fois passé cette étape, on est capable de tout entreprendre !

Adlane Draou, CEO et fondateur de MadVision Group
Catégories
Entreprises Success story

Leïla Maidane : Du monde de la finance à l’univers de la tech, un parcours atypique qui inspire !

Pour commencer cette série de présentations d’entrepreneurs à succès, nous avons l’honneur et la joie immense d’avoir rencontré Leïla Maidane. Jeune et pleine de vitalité, elle nous raconte son parcours, de la finance à la Tech !

Des débuts en quête de sens

En 2010, elle se lance dans des études d’ingénieure commerciale à la Solvay Business School. Après quelques mois, elle réalise rapidement que leur méthode d’apprentissage ne lui correspond pas et décide alors de quitter la Belgique pour poser ses valises à Londres ! Elle s’inscrit à la London Metropolitan Business School pour suivre un bachelier en Business International & Finance.

A son arrivée dans la ville, elle trouve rapidement un travail en tant que serveuse dans un bar à desserts pendant la journée, puis le soir dans un « private dining » où se retrouvent des personnes influentes dans le monde des affaires. Après quelques mois et afin de gagner un revenu plus convenable dans une ville considérée comme l’une des plus chères où vivre, elle propose ses services en tant qu’assistante comptable ce qui lui permettra de lâcher le job dans le bar à desserts et lancer des projets comme des événements “open mic” dans son université, ou encore “Urban Show” qui propose des services de Marketing Digital pour les artistes musicaux émergents.

Une fois diplômée, elle décide de rentrer en Belgique et entame une carrière en tant que recruteuse dans le domaine informatique, puis en tant que consultante en transformation digitale. Après 5 années en tant que salariée à travailler sur des projets d’ampleur internationale, elle s’ennuie et décide d’explorer une autre voie que celle de la consultance, sans réellement savoir vers où cette quête la mènera.

Elle choisit alors de retourner au Maroc, son pays d’origine, pour s’imprégner et visiter le sud. C’est là-bas qu’elle rencontre une communauté de femmes désireuses de développer une coopérative pour subvenir aux besoins de leur famille, mais qui manquent de moyens et d’outils.

La création de l’ASBL Femmes Fières

Ce voyage lui donne l’idée de prendre les devants en contactant des entreprises en Belgique, de collecter des fonds et de lancer un projet d’apiculture et de tapis berbères avec des partenaires locaux. Il s’agit d’un projet social qui confirme sa volonté de s’y investir davantage. Ce projet lui permettra notamment de mettre son expertise digitale au service des femmes qu’elle soutient à travers son ASBL. Femmes Fières prend petit à petit de l’ampleur et se positionne dans l’écosystème entrepreneurial bruxellois en 2019 comme leader dans la formation aux outils digitaux pour les femmes entrepreneures.

La mission de Leïla à travers Femmes Fières ? Accélérer la croissance des entreprises lancées par les femmes grâce à la technologie. L’innovation se trouvant au cœur de son ADN, Leïla décide notamment de lancer le 1er festival bruxellois pour sensibiliser les jeunes entrepreneurs aux technologies, le #SoShe Festival, afin de faire de Bruxelles la capitale de l’entrepreneuriat innovant. Pour sa 2ème édition en Décembre 2022, le festival a accueilli +/- 600 personnes. 

La rencontre avec Ibrahim Ouassari, fondateur de MolenGeek

Quelques années plus tard, elle rencontre Ibrahim Ouassari, connu pour le développement de MolenGeek dont le succès est rapidement devenu international comptant sur le soutien des géants du numérique tel que Microsoft ou encore Google. Ensemble, elle poursuit un chemin enrichissant en tant que change manager puis comme responsable des opérations de l’ASBL et lui permet de se structurer pour progresser.

Avec BeGreator, Leila s’attaque au sexisme et à la discrimination à l’emploi

Aujourd’hui, Leila peut se vanter d’être devenue plus sage et forte grâce à toutes ses expériences passées. Avec 7.000€ mis de côté, elle décide de lancer BeGreator, une start-up technologique qui vise à accroître la visibilité des jeunes talents ayant un parcours académique non traditionnel au cours du processus d’embauche, afin d’offrir à ces personnes davantage d’opportunités de montrer leur potentiel et d’attirer les employeurs.

Afin de démarrer la phase de R&D, elle lève des fonds auprès d’Innoviris la première année, ce qui lui permettra de mettre sur pied une première ébauche de l’application et démarrer la prospection client. Elle continuera de lever des fonds en 2022 afin de continuer le développement de la plateforme et proposer de nouvelles fonctionnalités.

Que propose BeGreator concrètement ?

Une plateforme où les talents peuvent passer des tests de compétences, avoir un parcours de formation en lien avec leurs ambitions de carrière, développer leur réseau professionnel et être contacté par des entreprises intéressées dans leur profil. Elle permet également aux entreprises d’adopter un recrutement plus éthique et inclusif grâce à une approche centrée autour des compétences et un suivi sur la diversité de leurs talents. 

BeGreator peut être fière de collaborer avec de grands noms tels que Microsoft, Orange et l’université d’ingénierie ECAM en Belgique.

Un dernier mot pour encourager nos lecteurs qui désirent initier et piloter un projet ?

La première étape en tant qu’entrepreneur est de se demander si on crée un projet parce qu’il correspond à nos valeurs et nous donne de l’énergie, ou simplement pour avoir la liberté. Si on n’a pas trouvé de sens, peu importe le projet, peu importe le statut et la flexibilité, on s’épuisera rapidement.

Leila Maidane, CEO de BeGreator

Nous espérons que cet article vous a plu et nous vous promettons bien d’autres belles rencontres avec des entrepreneurs et des acteurs de la finance qui nous inspireront par leurs histoires, aventures et conseils. Notre projet est de partir à la rencontre des meilleurs dans leur domaine pour vous offrir un aperçu unique de leurs parcours, des défis auxquels ils ont été confrontés et des leçons qu’ils ont apprises en chemin. Restez à l’affût de nos prochaines publications, car nous avons hâte de vous partager ces récits captivants qui pourront vous guider et vous motiver dans votre propre parcours entrepreneurial.

Catégories
Entreprises Success story

Black and White Burger devient la première chaîne de restauration à accepter le paiement en cryptomonnaie en Belgique !   

La chaîne de restaurants Black and White Burger, qui compte 12 enseignes en Belgique, annonce qu’elle accepte désormais le paiement en cryptomonnaie. À cette occasion, la marque lance un « Mystery Burger », payable aussi en crypto.

Depuis le mardi 13 juin, les restaurants de Black and White Burger de Belgique accepteront les paiements en cryptomonnaie, une première dans ce pays pour une chaîne de restauration. Au total, plus de 70 cryptomonnaies sont concernées, y compris le Bitcoin et l’Ethereum.

Pour ce lancement, la chaîne de burgers s’associe à Lyzi, société française spécialiste du paiement en cryptomonnaie. IbraTV, fondateur de Black and White Burger, a inauguré cette nouveauté lui-même le lundi 12 juin en payant un « Mystery Burger » en monnaie virtuelle.

Un « Mystery Burger » payable en crypto 

Les propriétaires de cryptomonnaies seront ravis d’apprendre qu’ils peuvent désormais goûter au « Mystery Burger » chez Black and White Burger. En effet, ce dernier est disponible depuis ce 13 juin. La recette est évidemment secrète et est susceptible de changer chaque mois ! Pour le goûter, il faudra donc se rendre dans l’un des douze restaurants belges de la chaîne. Bruxelles, Namur, Charleroi, Liège, Louvain-la-Neuve ou encore Mons, les possibilités sont nombreuses !

IBRATV, LE YOUTUBEUR AUX 4,6 MILLIONS D’ABONNÉS

IbraTV, ce sont des caméras cachées, l’amour des voitures et des sports de combat et des prestations impressionnantes dans l’émission Ninja Warrior. C’est aussi et surtout un YouTubeur dont la chaine culmine à plus de 4,6 millions d’abonnés. Et comme si cela ne suffisait pas, il est à présent également un entrepreneur avisé dont la chaine de restauration rapide tend à se développer massivement en France, en Belgique, en Suisse et même en Espagne.

Des nouveautés pour l’été 

Depuis deux ans, les ouvertures se multiplient en Belgique et connaissent toutes un franc succès. Il y a quelques semaines, c’est à Anvers qu’ouvrait le deuxième restaurant flamand de la chaîne. La marque entretient l’engouement avec des nouveautés à la carte régulièrement. Tout récemment, le « Supreme Bavette Burger » a fait son apparition, se distinguant par l’utilisation peu courante de bavette de bœuf et d’une sauce épicée homemade. 

Au menu dès cet été, un nouvel hamburger appelé « Crispy Avocado » avec une sauce cajun, une limonade à la saveur de fruit de la passion et un nouveau milkshake à la fraise. 

Catégories
Entreprises Success story

Une première en Belgique : la start-up Accountable va garantir toutes les déclarations fiscales faites depuis son application

Avec plus de 20.000 déclarations d’impôts réalisées au travers de son application rien qu’en 2022, l’entreprise belge Accountable est devenue la première source de déclarations d’impôts pour les indépendants en Belgique… Et est en passe de le devenir aussi en Allemagne !

Cette position unique sur le marché lui permet aujourd’hui de marquer le coup avec une nouvelle annonce : elle garantira dès cette année l’ensemble des déclarations fiscales réalisées à partir de l’application. Une première en Belgique.

Fondée en 2018 par Alexis Eggermont & Nicolas Quarré, la start-up Accountable fait partie des entreprises de fintech qui ont la cote. Si elle a très vite trouvé son public en Belgique, d’où ses fondateurs sont originaires, elle s’est également lancée, en 2020, à la conquête d’un pays voisin — et non des moindres : l’Allemagne.

La mission d’Accountable est simple : donner aux indépendants le pouvoir sur leurs finances, en commençant par la plus grande source d’anxiété et de risque : les impôts. Aujourd’hui, grâce à l’application, plusieurs dizaines de milliers d’indépendants soumettent leurs impôts en moins de 5 minutes, envoient leurs factures sans risque d’erreur et se débarrassent complètement de leur paperasse. Accountable calcule tous leurs impôts en temps réel et leur permet de savoir combien ils gagnent, sans aucun effort.

Une petite révolution pour les indépendants

Aujourd’hui, aucun autre logiciel ou expert-comptable ne couvre les amendes encourues par les indépendants en cas d’irrégularités. Grâce à son expertise, Accountable s’apprête donc à réaliser ce qu’aucun autre acteur n’a pu réaliser auparavant, en se portant garant de l’ensemble des déclarations fiscales réalisées à partir de son application.

Une promesse rendue possible grâce à la confiance ultime qu’ont les fondateurs d’Accountable en leur application. Cette garantie couvre toute erreur ou omission dans une déclaration fiscale qui entraînerait une amende imposée par l’Administration fiscale belge, jusqu’à 5.000€ par déclaration et à l’exclusion des amendes pour fraude et non-soumission.

Comment fait Accountable pour tenir cette promesse ?

Réponse en 4 points !

  • Un design minimisant le risque d’erreur : l’application a été conçue de telle sorte que les utilisateurs ne puissent pas faire d’erreurs lors de la saisie des factures et des reçus (90 % sont automatisés au travers de la reconnaissance de caractères, les 10 % restants sont un véritable jeu d’enfant).
  • Des vérifications automatiques : avant chaque déclaration, l’application vérifie automatiquement le statut de chaque document et s’assure qu’il soit correct, revu et qu’il n’ait pas été soumis dans une déclaration précédente. Accountable vérifie les erreurs potentielles parmi l’ensemble des frais professionnels et informe chaque utilisateur si l’une de ces vérifications a échoué.
  • Une gestion rigoureuse des justificatifs : pour chaque entrée et dépense, en fonction de la catégorie et du type, l’application vérifie quelle justification est nécessaire et ne laisse pas l’utilisateur déduire une dépense ou déclarer une recette si cette dernière n’est pas justifiée par les documents appropriés.
  • Le lien avec la banque : en permettant à ses utilisateurs de connecter jusqu’à 5 comptes bancaires dans l’application et en rapprochant automatiquement les dépenses et les recettes, Accountable aide ses utilisateurs à maintenir une comptabilité propre, réduisant ainsi considérablement le risque d’erreurs et d’irrégularités.

« Derrière Accountable, il y a une équipe unie par une seule vision : construire un monde où devenir son propre patron tout en vivant de sa passion devient possible pour tout un chacun. Nous sommes aujourd’hui les seuls dans toute l’Europe à pouvoir garantir l’ensemble des déclarations fiscales de nos utilisateurs. Nous avons tellement confiance en notre solution que nous payerons volontiers toute amende qui pourrait survenir.« 

Nicolas Quarré
Co-fondateur d’Accountable
Catégories
Entreprises Success story

Success story : la pépite liégeoise LASEA brille à l’international !

Fondée en 1999 par Axel Kupisiewicz, l’entreprise LASEA est un véritable fleuron liégeois : depuis plus de 20 ans, elle conçoit des machines laser de haute précision en Belgique pour des clients aux quatre coins du monde, dans le secteur de la santé, du luxe ou encore de l’électronique. Cette année étant celle de tous les records, LASEA a accéléré son développement avec de nouvelles antennes, renforçant sa présence en France, en Suisse et aux États-Unis, mais aussi une levée de fonds de 10 millions d’euros, bouclée en mars dernier.

C’est à Seraing, en région liégeoise, que LASEA a entamé ses activités il y a plus de 20 ans. Depuis lors, le fondateur et CEO de la société, Axel Kupisiewicz, polit ce diamant et porte haut les couleurs belges, entouré de ses 160 collaborateurs. Et pour cause ! Parmi ses clients, la pépite liégeois compte 2 GAFA et 4 des 5 plus grands horlogers au monde. Ceux-ci ont fait appel à l’expertise de LASEA dans la conception et fabrication de machines à laser de très haute précision. Une précision aux ordres de grandeur jusqu’à 250 fois plus petits que le diamètre d’un cheveu.

De Liège à la Silicon Valley 

De société unipersonnelle au début des années 2000 à la PME à succès qu’elle est aujourd’hui, LASEA a fait du chemin. Alors qu’elle n’emploie qu’une dizaine de personnes en 2011, l’entreprise entame une croissance exponentielle pour grimper à plus de 160 employés en 2022. Entretemps, le chiffre d’affaires a été multiplié par 16 ! Pour accompagner ce développement, la société a donc dû doubler son personnel et ses infrastructures tous les 3 ans.

Ces dernières années, LASEA a fait en sorte de déployer ses machines sur les cinq continents en rachetant d’autres acteurs majeurs du secteur. En 2020, l’entreprise liégeoise a fait l’acquisition d’OPTEC, l’un des leaders historiques des machines laser de micro-usinage. Ce rapprochement lui a alors permis de bénéficier de deux nouvelles antennes : Mons et… San Diego  ! Le groupe peut ainsi répondre mieux encore à la demande, venant notamment du Japon et des États-Unis, pionniers technologiques mondiaux.

Plus récemment, en septembre 2022, LASEA a racheté LASER CHEVAL, numéro 1 français du laser industriel. Poursuivant sa dynamique de croissance, LASEA consolide ainsi sa position forte en France et en Suisse  et étend son offre dans les applications de soudage et de marquage.

Levée de fonds de 10 millions d’euros !

Le groupe connaît donc une croissance hors norme, en particulier depuis 2010. Chaque année, le chiffre d’affaires augmente de 30 %, une exception dans le domaine du hardware. Cette année se termine par ailleurs avec un carnet de commandes deux fois et demi plus important que l’année précédente.

C’est pourquoi, début 2022, LASEA a fait entrer le fonds de private equity bruxellois M80, qui a injecté 10 millions d’euros pour accélérer la croissance. Les actionnaires existants, la SRIW, Noshaq et Epimède, sont restés à bord et le fondateur, Axel Kupisiewicz, a conservé la plus grosse part du capital. Aujourd’hui, la moitié du personnel détient également des parts dans l’entreprise.