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Cryptomonnaies Success story

Revivez vos meilleurs souvenirs grâce à la réalité virtuelle !

Si LIFETORY ne vous dit rien, vous avez probablement déjà entendu parler des NFTs, ces objets numériques uniques inscrits dans la blockchain et auxquels sont rattachés des droits de propriété.

Le terme NFT provient de l’anglais « Non-Fungible Tokens » et signifie simplement « jetons non-fongibles ». Pour tout vous dire, à leur apogée en août 2021, plus de 6,9 milliards de dollars se sont échangés dans le secteur via les plateformes d’échanges dédiées… D’ailleurs, selon un rapport de CoinGecko, le marché NFT devrait déplacer plus de 800 milliards de dollars au cours des deux prochaines années !

Et c’est bien là qu’intervient LIFESTORY, ce projet qui nous vient du cœur de l’Europe, depuis Bruxelles, et qui ambitionne de s’immiscer parmi les leaders du secteur des NFTs d’utilité dans les 3 prochaines années.

Rendez votre passage sur terre inoubliable avec la blockchain.

Le Metavers est en train de bouleverser les notions d’existence telles que nous les connaissons. Une véritable révolution est en cours: des individus, des marques et des joueurs créent une réalité alternative, transposant dans un monde virtuel tous les beaux moments qui nous définissent. Dans le cadre de cette révolution, plusieurs projets ont transposé des bribes de notre monde dans le Metavers. Aucun, cependant, ne nous permet de conserver nos plus beaux souvenirs et de raconter nos histoires – du moins pas jusqu’à présent…

Un héritage numérique éternel

Chaque jour qui passe, nous créons tous de nouveaux souvenirs. Certains sont heureux, d’autres tristes, mais chacun d’entre eux est spécial pour nous. Et s’il existait un moyen de conserver ces souvenirs à jamais, de les partager avec d’autres et de les revivre à chaque fois que nous le souhaitons ?

Entrez dans LifeStory, un projet unique en son genre qui permet aux gens de raconter leur histoire sur le Metavers, une collection de 5555 planètes permettant à leurs propriétaires de documenter leurs souvenirs dans le « Lifeverse ».

Dans le Lifeverse, vous pouvez stocker vos souvenirs sous forme de NFT. Ces NFT peuvent être publics ou privés, et ils sont stockés sur ce qu’on appelle des « lignes du temps« . Ces lignes de temps peuvent être visitées par les invités qui atterrissent sur votre planète avec leur vaisseau spatial.

Sneak Peek of the Lifeverse

Imaginez que vous puissiez faire un voyage dans le passé ou montrer à vos enfants et petits-enfants ce qu’était votre vie à l’époque.

Peu importe que vous soyez une célébrité, une marque, un scientifique ou un père fier de ses enfants : tout le monde a une histoire à raconter, et Lifestory est la plateforme idéale pour le faire.

Enregistrer la vie de votre enfant

Devenir parent est l’une des expériences les plus enrichissantes de la vie. C’est une période où vous apprenez à vous connaître, à connaître votre partenaire et votre nouvelle famille. Mais c’est aussi un moment où l’on crée des souvenirs, des souvenirs qui dureront toute une vie.

Que votre bébé commence à ramper, fasse ses premiers pas ou obtienne son diplôme universitaire, Lifestory est là pour vous aider à vous souvenir et à partager ces moments spéciaux.

Avec Lifestory, vous pouvez créer une frise chronologique personnalisée qui contient toutes les étapes de la vie de votre bébé. Vous pouvez y ajouter des photos, des vidéos et même des enregistrements audios. Et vous pouvez inviter d’autres personnes à visiter votre planète et à partager leurs propres souvenirs avec vous.

Partager sa passion

À mesure que vous progressez dans votre passion, vous avez sans doute connu de nombreux hauts et bas au fil des ans. Ne serait-il pas formidable d’avoir un endroit où documenter toutes ces expériences et les partager avec d’autres ? En invitant les autres à partager leurs propres souvenirs et histoires, vous créez une communauté de fans et de supporters.

Exploration du Lifeverse

Une fois les 5555 planètes vendues, les utilisateurs pourront obtenir des vaisseaux spatiaux qui leur permettront de se rendre sur une planète où ils seront accueillis dans le lobby de la planète.

  • Le lobby est le premier endroit où les utilisateurs arrivent. C’est un lieu idéal pour passer du temps avec ses amis et apprécier sa planète. Le lobby peut être utilisé pour accéder aux autres zones telles que le musée ou la salle des timelines.
  • Le musée Lifestory est une version moderne du musée traditionnel. C’est un endroit où l’on peut voir les « moments » que l’on a vécus ou achetés à d’autres, exposés de de manière optimisée grâce à la puissance de la VR (« Virtual reality »).
  • La salle des timelines peut donner aux visiteurs l’accès à une ou plusieurs lignes du temps. Certaines d’entre elles vous permettront, à vous et aux invités approuvés, de revivre vos propres souvenirs, ainsi que ceux de vos amis et de votre famille.

D’autres lignes temporelles peuvent retracer l’histoire de votre carrière ou le lien que vous entretenez avec une marque ou l’une de vos passions.

Moments et Skins pour mettre en valeur son histoire.

Les moments sont des « ancrages » numériques qui peuvent être des photos, des vidéos, des fichiers audios ou même du texte. Ils peuvent être réels ou fictifs et constituent des souvenirs numérisés uniques. Si vous le souhaitez, ces moments peuvent être vendus à d’autres utilisateurs via la place de marché intégrée de Lifestory.

Les skins sont des actifs numériques que les utilisateurs peuvent utiliser pour personnaliser des planètes, des lignes de temps, des vaisseaux spatiaux et des moments. Les skins peuvent être vendus et achetés sur la place de marché intégrée ou être utilisés comme investissement pour réaliser des bénéfices. 

S’immerger dans la VR

Avec l’application mobile, vous pouvez créer des lignes du temps et des moments en 2D avec des effets de profondeur. Les fonctionnalités VR de l’application est l’expérience ultime vous permettant de revivre vos souvenirs comme si vous y étiez à nouveau.

Préparez-vous à partager votre histoire

Lifestory est bien plus qu’une plateforme de partage de souvenirs. C’est une nouvelle façon de vivre la vie. Avec Lifestory, vous pouvez voyager dans le temps, explorer d’autres cultures et vous faire de nouveaux amis dans le monde entier. Les planètes Lifestory seront mises en prévente le 8 juin 2022. C’est l’occasion de mettre la main sur l’une des 5555 planètes uniques et de participer à une expérience unique.

Nous vous invitons vivement à les suivre sur leur compte Twitter là où ils sont le plus actif et de visiter leurs site web pour en savoir plus ! Soyez parmi les premiers cette fois !

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Non classé Success story

Bazacle et Solon, le spécialiste du droit des affaires

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de vos activités au sein de votre cabinet ? À qui vos services s’adressent-ils ?

Nous sommes un cabinet intégré spécialisé dans le droit des affaires, avec une spécialisation particulière en droit bancaire et financier, et droit fiscal et en droit patrimonial. 

Nous sommes actifs en Belgique, au Luxembourg, en France et en Suisse. Nous conseillons principalement des banques et des entreprises financières, bien qu’il nous arrive également de conseiller des entreprises et des particuliers dans le cadre de problématiques financières. 

Un petit mot pour distinguer les différentes catégories de droits liés au droit financier ? (Droit commercial, droit des affaires…)

Le droit bancaire et financier est une matière vaste. Nous distinguons le droit bancaire et financier public et de toutes les obligations imposées par les pouvoirs publics aux entreprises financières (agréments par les autorités, règles de conduite, émission de titres et prospectus, asset management et fonds d’investissement, etc.) (nous parlons alors de « regulatory »), et le droit bancaire et financier privé (généralement contractuel : contrats de crédit, services de paiement, contrats de gestion de portefeuille ou de services d’investissement, produits structurés, produits dérivés ou alternatifs, etc.).

Quelles sont les principales demandes du secteur financier ?

Dans le secteur financier, les demandes et les besoins sont variés. Les entreprises financières disposent généralement déjà d’un département juridique de qualité et spécialisé dans les matières traitées. Notre intervention est requise généralement pour des questions techniques très spécialisées (des questions liées aux services financiers transfrontaliers, par exemple), ou pour un contentieux en arbitrage ou judiciaire. 

Les sujets sensibles, en ce moment, touchent à la mise en place du SFDR (règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers), ainsi qu’au de-risking (mécanisme par lequel les établissements financiers décident de mettre fin à leur relation commerciale avec un client jugé trop risqué). Nous rencontrons également de plus en plus de problématique de phishing.

Vous adoptez une communication plus moderne, comme l’usage des réseaux sociaux. Quelle est votre stratégie sur ce point ? 

En ce qui concerne notre communication, que nous voulons en effet plus moderne, nous avons davantage une « manière de communiquer » plutôt qu’une « stratégie ». Nous avons grandi avec internet et les réseaux sociaux sont nés durant nos études universitaires. Aujourd’hui, la communication digitale fait partie du quotidien, et permet une meilleure visibilité que celle offerte par les revues scientifiques. Notre site web « droitbancaire.be » ou celui de notre cabinet est probablement davantage lu par les professionnels que les revues juridiques que les avocats utilisaient à l’époque afin de se faire connaître.

Nous essayons de communiquer sur des sujets qui intéressent notre audience, en deux axes : d’un côté en privilégiant les messages courts, faciles et rapides à lire pour les réseaux sociaux, d’un autre en privilégiant le contenu, sur notre site web. Dans tous les cas, nous évitons de présenter les choses de manière égocentrée. Nous sommes mal à l’aise avec le format de publication que l’on rencontre généralement chez les professionnels qui se vendent, du style « je suis très heureux d’avoir été invité par X ou Y pour parler de ce que je fais » ou « honoré de recevoir le prix du meilleur avocat en telle matière », qui sont des messages publicitaires et n’apportent aucun contenu. Cette vision peut paraître un peu « old school » puisqu’à l’ère des réseaux sociaux, on est très « vitrine de soi-même », mais nous préférons ne communiquer que si cela peut apporter quelque chose au lecteur.

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Entreprises Success story

OrderCast, la solution de rattrapage digital pour les grossistes !

De nombreuses PME rencontrent des difficultés à digitaliser leurs systèmes de commandes. Ayoub Assabban en a fait l’expérience dans l’entreprise familiale, Assabban SA, grossiste en mercerie. Toutes les commandes étaient effectuées par fax ou téléphone, avec des notes prises à la main. C’est suite à cette expérience qu’il a eu l’idée de créer une startup proposant une nouvelle solution informatique basée sur l’outil le plus utilisé au monde : un tableur Excel et qu’il a, aujourd’hui, réussi à convaincre des investisseurs de renommée internationale.

En commençant à travailler au sein de l’entreprise de son père, Ayoub Assabban s’est vite rendu compte que le système mis en place pour les commandes était bancal. Tout était effectué par téléphone, mails ou par fax. Non seulement le client n’avait pas d’idée claire quant au montant de la commande mais en plus aucune prévision n’était possible au sein de la société.

Et même s’il existait des solutions informatiques sur le marché, celles-ci étaient, soit trop compliquées, soit trop onéreuses pour des personnes étrangères au monde de l’IT. C’est alors qu’Ayoub a eu l’idée d’utiliser l’outil le plus utilisé au monde comme point de départ: un tableau Excel.

Une solution SaaS “no code” adaptée aux grossistes B2B2C

Ayoub et son cofondateur Borys se sont alors lancés dans la création d’une nouvelle solution qui permet, une fois les produits listés sur une Google Sheet de générer une solution complète de prises de commandes et de back-office.  Un tel outil a permis, en moins d’un an, à l’entreprise Assabban SA  de convertir 95% de ses revenus B2B en ligne et de s’étendre sur 4 nouveaux pays.

“Les grossistes ont besoin d’avoir un environnement simple et qu’ils connaissent. Quoi de mieux, pour ceux dépourvus d’un ERP, qu’un tableur ? Une fois prêt, nous sommes capables de leurs générer une solution complète en quelques heures. S’ils ont déjà un ERP, c’est encore plus facile!”.

Loin l’idée de faire du sur-mesure. Ayoub insiste: “Beaucoup trop d’entreprises se font avoir à développer une solution sur-mesure pensant que leurs besoins sont uniques. Elles finissent souvent essoufflées après avoir perdu plusieurs centaines de milliers d’euros et des années de développement. A l’inverse, nous faisons du demi-mesure”. 

Un pricing qui n’est pas basé sur le nombre d’utilisateurs

Les grossistes font trop souvent face à des outils informatiques dont le business model est basé sur un prix par nombre d’utilisateurs.

Il n’y a rien de plus frustrant pour un grossiste après avoir payé un setup fee énorme que de devoir payer par utilisateur. D’autant plus, un grossiste a besoin d’impliquer tous ses employés d’une manière ou d’une autre.” A l’inverse, OrderCast fait le choix d’un tarif unique et transparent qui soit indépendant du nombre d’utilisateurs.

Une liste d’attente de clients à l’échelle européenne 

« Nous voulons que nos premiers clients aient une expérience hors du commun. C’est pourquoi nous commençons par travailler par un système de liste d’attente et de bouche-à-oreille. Nous commençons à avoir des inscrits de grossistes en dehors de nos frontières. Cela nous rend très enthousiastes et confirme un intérêt certain pour une telle solution”.

Une levée auprès des meilleurs VC

Les deux cofondateurs viennent de lever, via leur startup, auprès des meilleurs VC internationaux. Parmi eux, Hoxton Ventures, l’un des premiers investisseurs de Deliveroo ou encore d’Epic Games, Verissimo Ventures, Paolo Rubatto (Start Capital), Justin Caldbeck et Kima Ventures (le fonds de Xavier Niel). 

Rob Kniaz, Hoxton Ventures Founding Partner : “We strongly believe that the wholesale market is huge and untapped. Their lack of digital adoption allows OrderCast to bring immense value to these businesses through increased clarity and visibility. The product founders have built is game changer”.

Si vous souhaitez en savoir plus, veuillez contacter Ayoub Assabban par mail à press@ordercast.io .

About Hoxton Ventures: Hoxton Ventures is a London-based early stage venture fund focusing on finding disruptive technologies across Europe and accelerating their expansion globally, with a particular focus on the US market. Hoxton’s portfolio includes unicorns like Darktrace, Babylon Health and Deliveroo.


About Kima Ventures: Kima Ventures is one of the world’s most active early-stage investors, investing in 2 to 3 startups per week all over the world; providing founders with funding, network, and support for them to reach the next steps of their journey.

About Start Capital: Fonds de capital-risque de démarrage soutenant des entrepreneurs et startup exceptionnels en Amérique du Nord, en Europe et en Israël.

About Verissimo: Nous investissons dans des startup en phase de démarrage et contribuons à transformer les finances et les opérations en un actif stratégique. Nous investissons généralement entre le stade du pré-amorçage et celui de la série A aux côtés d’un large éventail de co-investisseurs aux États-Unis, en Israël et dans l’UE.  We invest in early stage companies and help turn finance and operations into a strategic asset. We typically invest between the pre-seed and Series A stage alongside a broad range of co-investors in the US, Israel and EU. 

About Ayoub Assabban: Ayoub Assabban a fait ses études à la Solvay Business of Economics & Management (promotion 2016) pendant lesquelles il s’est lancé dans sa première aventure entrepreneurial Benjago (plateforme visant à disrupter les auto-écoles). Il a ensuite été directeur belge de la société d’investissement The Family. Il est maintenant co-fondateur et CEO de OrderCast.
About Borys Turii : Borys code depuis l’âge de 15 ans. Après avoir étudié l’informatique à l’Université catholique d’Ukraine, Borys a occupé le poste de responsable technique chez Zenseact, une startup issue de Volvo pour développer l’Autopilot. Il est co-fondateur et directeur technique d’OrderCast.

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Nos analyses Success story

Interview – Florian Christiaens, Président du Solvay Finance Club

  1. Bonjour Florian, merci de répondre à nos questions et faire profiter la communauté Parlons Finance de tes conseils. Tout d’abord, peux-tu te présenter et quelles sont tes affinités avec le monde de la finance ? 

Bonjour, je m’appelle Florian Christiaens, j’ai 23 ans et je suis en première année de Master en Business economics à la Solvay Brussels School. Durant mes études, j’ai cherché à m’investir dans des activités extra-académiques et le Solvay Finance Club s’est présenté à moi. Au sein de ce groupe, j’ai pu assister à différents workshops et ai appris énormément. Lorsque la présidence s’est libérée, une amie et moi avons posé notre candidature et avons été élus. Cette année, j’ai eu l’opportunité de prolonger l’aventure avec mon petit frère. 

Assurer la présidence de ce club implique un travail et une remise en question permanente de ses connaissances en finance, c’est la raison pour laquelle je me suis lancé dans l’investissement. J’ai également eu l’occasion de participer au Rallye boursier organisé par L’Echo en tant que guest. Néanmoins, j’aurai eu beaucoup de chance pour le néophyte que je suis !

  1. Quelles ont été les raisons qui t’ont poussé à investir ? 

Je suis fasciné par toutes les interactions qui existent entre l’actualité et les marchés financiers, c’est pourquoi la macroéconomie est ce que je préfère. Prévoir la réaction des marchés m’attire davantage que l’analyse de ratios financiers. Je m’intéresse également beaucoup à la finance comportementale et à ses implications.

  1. Que dirais-tu à des jeunes qui souhaiteraient se lancer dans la finance ? 

L’idée que l’on peut se faire de l’étudiant en finance, très calé en mathématique, doit être effacée. Certes, comprendre les mécanismes et les formules qui font les bases de la finance moderne dans le but d’interpréter les interactions qui l’animent est important, mais il existe tellement d’autres manières de s’informer ! La macroéconomie ou la finance comportementale, par exemple, sont des branches de l’économie qui proposent un point de vue intéressant sur le fonctionnement des marchés boursiers. Selon moi, l’apprentissage à l’université doit être complétée par des recherches personnelles. 

Enfin, je dirais que les jeunes devraient s’intéresser à l’investissement. Il représente pour eux une excellente façon de faire des profits à long terme. Toutefois, j’insiste sur le fait que ce n’est pas un domaine réservé à tous et qu’un minimum de connaissance est nécessaire. 

  1. Comment as-tu vécu l’année 2020 ? Cela pouvait-il être prévu par tes connaissances en macroéconomie ? 

Même si j’aime chercher à prédire ce qui se passera sur les marchés financiers, je dois reconnaître qu’il n’existe pas toujours de corrélation. La Covid19 a changé bien des choses et les valeurs de croissance, comme les GAFA, ont vu leur cours flamber durant les confinements successifs. En 2020, un portefeuille diversifié était quand même composé en grande partie d’actions de croissance, ce qui a conduit à des résultats exceptionnels. Les actions « value », quant à elles, ont été délaissées pendant les 2/3 de l’année avant de reprendre une dynamique haussière.  

Personnellement, j’ai pu profiter de bonnes opportunités, et cela, du rebond qui a démarré au second semestre jusqu’en janvier 2021. J’ai une affinité particulière pour les entreprises américaines, celles dont j’utilise leurs produits au quotidien. Elles ont un prestige que les actions européennes ont moins, bien qu’il existe quelques fleurons sur le Vieux Continent. Rajoutez à cela une volatilité supérieure, ce qui n’est pas négligeable lorsque l’on veut faire gonfler son portefeuille.   

  1. Pourquoi parler « d’affinité » ?

J’utilise ce terme pour illustrer le niveau de connaissance dont je souhaite obtenir lorsque je choisis mes titres. Sans aller jusqu’à parler d’une adhésion avec tout ce que fait l’entreprise, j’aime néanmoins comprendre ce qu’elle fait, analyser son business model et ses projections de croissance. Je ne me force jamais à acheter quelque chose qui ne m’inspire pas. 

  1. Que reste-t-il encore comme opportunités pour une personne qui souhaiterait commencer à investir ? 

Tout d’abord j’aimerais commencer par dire que je reste un étudiant (rires). Selon moi, il reste toujours des opportunités sur le court terme, dans des secteurs spécifiques. Ce phénomène peut être expliqué par la politique monétaire très accommodante de la Fed et son soutien massif depuis le début de la crise. Cependant, je trouve le marché américain très cher et je ne le vois pas tenir une telle performance à moyen terme. Bien entendu, le meilleur investissement, et le plus rentable, reste sur le long terme. 

  1. La remontée des taux d’intérêt est au cœur des tensions, qu’en penses-tu ? 

Aujourd’hui, l’inflation joue un double rôle, celui d’inciter les épargnants à faire travailler leur argent et celui de trouble-fête (peur d’une surchauffe de l’économie, NDLR.). Cela affecte également les entreprises de croissance qui, comme leur nom l’indique, attirent les investisseurs par l’actualisation des revenus futurs importants. Avec une inflation galopante, ces projections sont compromises.  

Il faut savoir que l’injection de grandes quantités de liquidités est à l’origine une décision purement quantitative, un instrument de réponse de la finance « classique ». De nos jours, les actions des banques centrales influencent directement le comportement des marchés et doivent tenir compte de cette variable. De plus en plus de néophytes suivent les conférences et pour le particulier anxieux, le moindre mot dans un discours peut être interprété comme un signal d’achat ou de vente. Cet engouement soudain doit être pris en considération. 

Pour ce qui est des tensions autour des taux d’intérêt, cela fait l’actualité depuis plus d’un an. Si l’inflation continue de grimper, il faudra la maîtriser. Dans un premier temps, je pense que cela passera par la diminution du programme d’assouplissement monétaire. 

  1. Quel est ton regard par rapport aux cryptomonnaies et l’engouement qu’il suscite auprès des jeunes ?

Je vais aller à contre-courant de ce qui est tendance actuellement, mais je ne suis pas fan des cryptomonnaies. J’aime la volatilité, tant que cela reste compréhensible, ce qui manque cruellement à ces actifs. La macroéconomie repose sur des fondamentaux, on peut créer des liens. Dans le cas des cryptos, tout peut changer sur base d’un simple tweet. 

On peut également noter le paradoxe entre l’idée de départ, une finance décentralisée, et la réalité que l’on observe aujourd’hui. Certains voulaient s’émanciper du pouvoir de Jérôme Powell (actuel président de la Réserve fédérale, NDLR) et tombent désormais sous les sautes d’humeur d’Elon Musk (rires). 

Pour finir, je dirai que l’investissement en cryptomonnaies doit se faire sur le long terme et doit être accompagné d’une conviction forte pour ce genre d’actif. Selon moi, il peut représenter 5 % du portefeuille global.

  1. Quelle est ta vision de « long terme » ?

Dans le cadre du trading, elle se situe au-delà d’un an. Cela dépend évidemment du business de l’entreprise ainsi que du type de produits financier.

  1. Un dernier conseil aux lecteurs de Parlons Finance ? 

Investissez dans des choses qui vous plaisent, gardez un œil sur les plans de Biden et surtout, suivez votre instinct (rires). 

Cette interview est la retranscription d’une discussion réalisée entre Florian Christiaens, Florenc Micaj et Timur Kazkondu. 

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Banque & Finance Nos analyses Success story

INTERVIEW – Sascha Epp, Investment Manager, répond à nos questions

Cette semaine, nous sommes allés à la rencontre d’un Investment Manager de la banque luxembourgeoise Raiffeisen afin de lui poser quelques questions. 

De la construction d’un portefeuille d’investissement à sa vision sur le futur des cryptomonnaies, ce financier nous explique sa réflexion concernant plusieurs thématiques au travers de son expérience. 

  1. Bonjour, Sascha, pouvez-vous nous présenter votre profession d’Investment Manager et nous parler de votre expérience dans ce métier ?

Tout d’abord, il faut savoir que j’ai obtenu un double diplôme LSM-ICHEC en Financial Management et c’est via un stage au sein la banque Raiffeisen à Luxembourg que j’ai pu obtenir ma première expérience dans le monde de la banque et de la finance. 

Aujourd’hui, je travaille dans cette même banque en tant qu’Investment Manager. Je collabore avec 3 personnes et le rôle principal de notre Squad est de sélectionner et de suivre des produits d’investissement (fonds, ETFs, obligations ou encore des produits structurés) pour les conseillers/gestionnaires clients ainsi que de rester au courant de l’actualité financière et boursière. Nous sommes aussi en contact avec nos partenaires et les fonds d’investissement qui figurent sur nos listes de sélection. 

Nous ne nous occupons pas de portefeuilles individuels et n’avons pas de contacts directs avec les clients.

  1. Si vous deviez conseiller un investisseur débutant, quelles seraient les principales étapes/conseils à suivre lors de la création d’un portefeuille d’investissement ?

Un principe primordial lorsque nous nous lançons dans l’investissement est de s’informer et suivre l’actualité financière, car, en règle générale, la plupart d’entre nous ne possèdent pas spécialement de connaissances en matière économique et financière, ce que permettent aujourd’hui plusieurs médias dont Parlons Finance.

Le seul fait de lire un livre à ce sujet, par exemple sur les bases et concepts clés, nous fournit déjà de bonnes bases pour pouvoir construire son portefeuille.

Ensuite, il est important de se poser la question « quel est mon objectif et mon horizon d’investissement ? » Est-ce d’avoir un rendement pour combler l’inflation, est-ce pour faire le plus d’argent possible ou est-ce pour ma retraite ?

Évidemment, je conseillerais à n’importe quel jeune débutant d’avoir une philosophie d’investissement à long terme et d’avoir un portefeuille suffisamment diversifié puisqu’il permet de réduire majoritairement le risque spécifique aux entreprises que l’on appelle le risque « idiosyncrasique ». Je recommanderais aussi d’adapter son exposition en fonction de ses besoins et de l’horizon, qui peuvent varier au fil du temps.

Il est également important de faire des investissements dans un intervalle régulier tel que pour un plan d’épargne afin de profiter d’un effet de lissage des coûts et d’éviter d’investir au mauvais moment (éviter le « Market timing »).

  1. Comme vous l’avez mentionné, on dit souvent qu’il ne faut pas « mettre tous ses œufs dans le même panier » quand on parle d’un portefeuille d’investissement. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi est-ce une expression clé dans le monde de l’investissement ? 

Effectivement, c’est une des premières expressions qu’on entend dans le monde de l’investissement.

Il existe néanmoins quelques réflexions contraires concernant la diversification dans un portefeuille. Pourtant, il s’agit d’une logique mathématique liée aux corrélations, car moins les titres/actifs sont corrélés, plus c’est avantageux pour la diversification.

Il existe deux risques majeurs que sont le risque systématique (ou risque de marché) et le risque spécifique (ou idiosyncrasique).

Le risque systématique est principalement lié à un événement particulier qui entraîne une réaction en chaîne sur l’ensemble du système pouvant créer une crise générale. Le risque non systématique ou risque spécifique est propre à une entreprise.

Si dans son portefeuille on possède par exemple 15 titres différents, on réduit le risque lié aux entreprises (non — systématique) quasi complètement sans devoir renoncer à du rendement, c’est-à-dire, qu’on peut réduire le risque total d’un portefeuille tout en gardant le même rendement, car le risque non systématique n’est en principe pas rémunéré.

Pour rappel, il y existe différents types de diversifications :

  • Diversification liée aux assets class (actions, obligations, commodités, etc.) 
  • Diversification sectorielle (secteur technologique, énergétique, etc.)
  • Diversification géographique (EU, USA, etc.) 
  • Diversification liée à la taille d’entreprise (Small caps, mid caps, large caps)
  1. Les obligations sont souvent considérées comme des placements sans risque et comme étant une couche défensive dans un portefeuille. Pourriez-vous nous dire comment voyez-vous ces titres en tant qu’Investment Manager ?

Il faut savoir qu’il n’existe pas de placements sans risque, mais il est vrai qu’actuellement les obligations sont souvent utilisées par des clients qui ont un profil défensif et leur permettent justement de rendre leurs portefeuilles moins risqués tout en espérant réaliser un minimum de rendement (même s’il est généralement plus faible qu’une action). 

Toutefois, les obligations ont aussi des risques (risque de taux, risque de défaut,…) et donc il existe aussi des obligations plus risquées que d’autres (par exemple les obligations de marché émergents n’ont pas le même risque que les obligations d’Europe).

  1. Dans l’actualité, nous avons pu constater que des investisseurs se bousculaient pour acquérir les obligations de l’État belge et on parle même d’une offre de 50 milliards d’euros. Toutefois, ces titres sont à rendement négatif. Comment expliquer ce comportement ? 

Ici, il ne s’agit pas seulement d’avoir une couche défensive pour ces investisseurs, car, dans ce cas précis, les investisseurs représentent souvent de grosses entités tels que des fonds de pension, des banques ou des institutions financières.

Leurs restrictions les obligent souvent à acheter des obligations (par exemple, quota minimal d’obligations de bonne qualité ; on parle alors d’emprunts d’État où « Government bonds »). De plus, même si le taux est négatif, les obligations de l’État belge ont et auront souvent un taux plus intéressant que le taux de rémunération des dépôts ce qui explique la récente ruée vers les obligations de l’État belge.

  1. Restons dans l’actualité et parlons d’un autre sujet qui a fait beaucoup de bruit récemment : la cryptomonnaie. Pourquoi cet engouement et que pensez-vous du futur de la cryptomonnaie ?

Ici, je vais exposer mon avis personnel et non celui de la banque. 

Pour comprendre la cryptomonnaie, il faut se poser la question « Pourquoi est-ce qu’on achète cette monnaie ? », car, finalement, elle n’a pas vraiment de valeur intrinsèque et il n’y a pas de méthode pour la valoriser précisément (même si des personnes parlent du coût de production comme valorisation, mais cela me semble plutôt bizarre), comme c’est le cas aussi pour les monnaies fiat. Je pense que la valeur de cette monnaie est seulement guidée par l’offre et la demande.

Concernant son futur, je pense que le fait de la considérer comme une devise traditionnelle serait compliqué puisqu’elle possède actuellement une volatilité élevée.

De surcroît, concernant la pensée qui explique qu’une ou plusieurs cryptomonnaies pourraient devenir une devise mondiale, je pense qu’il est déjà compliqué d’avoir une politique monétaire pour l’Union européenne, alors pour une cryptomonnaie que l’on considérerait comme devise mondiale, cela serait quasi impossible. 

J’ajouterai aussi qu’un investissement en Bitcoin ne correspond pas forcément à un investissement en blockchain. Dans certains cas, il est préférable d’acheter des entreprises qui développent ou utilisent la technologie que d’acheter le Bitcoin lui-même.

On peut aussi se demander si la cryptomonnaie peut être une valeur refuge, mais encore une fois, sa

volatilité ne lui permet pas d’être efficace dans ce rôle et en comparaison avec des valeurs refuges classiques comme l’or, les cryptomonnaies sont trop volatiles.

  1. Pour conclure cette interview, en prenant en compte le contexte macro-économique actuel, comment voyez-vous évoluer le monde de l’investissement en 2021 ? Quels seront les principaux secteurs « gagnants/perdants » cette année ?

Selon moi, la reprise économique n’est pas encore certaine et même si les marchés restent dépendants de la santé des entreprises et de l’économie, ils sont surtout influencés actuellement par tout ce qui se rapporte au vaccin, mais aussi aux politiques budgétaires et monétaires accommodantes comme le plan de relance à 1,9 trillion de dollars du président américain Biden qui a soutenu le marché́ US il y a quelques semaines. 

Ce qui est aussi intéressant dans ce contexte ce sont les marchés émergents, comme la Chine et sa gestion de la crise qui ont permis une normalisation de la pandémie plus rapide que chez nous, européennes, entraînant une stabilité́ et une croissance plus rapide qu’en Europe. Par ailleurs, les marchés émergents ont aussi un potentiel de croissance économique plus élevée comme les économies développées.

À mon sens, ce serait intéressant d’investir dans des produits durables, car les entreprises qui utilisent les facteurs ESG (Critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) sont mieux préparées pour le futur pour lequel la durabilité est indispensable. En plus ces entreprises gèrent mieux tous les risques en général et surtout de durabilité. Finalement, la demande pour des produits et services durables est en pleine croissance. 

Enfin, bien qu’investir dans le secteur technologique reste toujours intéressant grâce aux gains de productivités possibles et aux tendances des consommateurs en ce sens (achats en ligne…), il faut toujours garder la valorisation à l’œil, car la demande pour ces titres est déjà à l’état actuel relativement élevé.

Des corrections sont donc toujours possibles dans ce secteur considéré comme « Growth », comme on a aussi pu le constater récemment avec le changement du style « Growth » plutôt vers un style « Value ».

(NDLR : Cette interview a été réalisée dans le respect des mesures sanitaires mises en place au moment de l’enregistrement. )