Hier, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse, avec notamment l’indice allemand DAX atteignant son plus haut niveau depuis plus d’un an. Cette augmentation a été stimulée par des signes indiquant que Washington se rapproche d’un accord pour relever le plafond de la dette américaine et éviter un défaut de paiement.
L’indice STOXX 600, qui regroupe les principales actions européennes, a augmenté de 0,5 %.
Le CAC 40 français a bondi de 1 %
Le FTSE MIB italien a progressé de 1,4 %.
Aux États-Unis, les actions se sont également redressées après que le président Joe Biden et le principal républicain du Congrès Kevin McCarthy ont exprimé leur volonté de trouver rapidement un accord pour relever le plafond de la dette et éviter un défaut de paiement.
Cette évolution positive dans les négociations a conduit les investisseurs à être plus optimistes. Certains experts estiment qu’un compromis sera trouvé pour éviter le défaut de paiement, ce qui incite les investisseurs à revenir vers les actions et les actifs plus risqués.
Dans le contexte spécifique des entreprises, Volkswagen a enregistré une hausse de 2,2 % grâce à ses plans de remaniement de sa marque principale pour améliorer son efficacité et ses rendements. Les actions de Deutsche Bank AG ont légèrement augmenté de 0,2 % après que la banque a accepté de payer 75 millions de dollars pour régler un procès intenté par des femmes accusant la banque d’avoir facilité le trafic sexuel du financier Jeffrey Epstein.
Cependant, les principaux indices boursiers européens ont eu du mal à sortir de leur fourchette ce mois-ci en raison des inquiétudes des investisseurs concernant un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et une possible récession aux États-Unis. L’inflation dans la zone euro a accéléré le mois dernier, ce qui a également contribué aux préoccupations des investisseurs.
En résumé, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse hier, soutenus par des signes positifs concernant les négociations pour relever le plafond de la dette américaine. Cependant, certains facteurs, tels que les préoccupations concernant la politique monétaire de la BCE et l’inflation, continuent d’influencer les marchés.
Le Japon a commencé à acheter du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond fixé par les États-Unis et ses alliés occidentaux, ce qui montre que Tokyo continue de renforcer ses liens avec Moscou malgré la pression internationale pour isoler la Russie.
Alors que de nombreux pays européens se sont passés du pétrole russe en réponse à l’invasion de l’Ukraine, le Japon a augmenté ses achats de gaz naturel russe.
En effet, le Japon ne possède pratiquement pas de combustibles fossiles, et dépend fortement des importations pour la plupart de ses besoins énergétiques. Certains analystes estiment que cette dépendance a fortement influencé l’hésitation du Japon à soutenir pleinement l’Ukraine contre la Russie. À ce jour, le Japon est le seul membre du Groupe des Sept à ne pas avoir fourni d’armes létales à l’Ukraine.
Malgré cette concession, les importations de gaz naturel russe vers le Japon sont relativement faibles, représentant environ un dixième de l’approvisionnement du Japon et une fraction de la production russe, selon le Wall Street Journal. La majeure partie des importations russes vers le Japon provient du projet Sakhaline-2, dans l’Extrême-Orient russe.
Les pays du G7 et l’Australie se sont mis d’accord sur un plafond de 60 dollars par baril pour le pétrole brut russe transporté par mer, afin de réduire les revenus de la Russie provenant de la vente de pétrole tout en évitant une flambée des prix du pétrole sur le marché mondial.
Ce plafond permet aux pays non membres de l’UE de continuer à importer du pétrole brut russe, mais interdit aux compagnies de transport maritime, d’assurance et de réassurance de manutentionner des cargaisons de pétrole brut russe dans le monde entier, à moins qu’elles ne soient vendues à un prix inférieur au plafond.
Les pays ont accordé une exception au plafond de 60 dollars le baril jusqu’en septembre pour le pétrole acheté par le Japon. Au cours des deux premiers mois de l’année, le Japon a acheté environ 748 000 barils de pétrole russe pour environ 70 dollars le baril.
Lorsque Humayon Dar donne une conférence au sujet de la faisabilité d’un projet financier, la chance d’en tirer un nouvel enseignement est certaine. Le fondateur et directeur général de la London-based Cambridge Institute of Islamic Finance affirmait dans une de ses dernières sorties que : « La finance islamique n’est pas seulement un produit financier, mais aussi une philosophie de vie. Elle peut contribuer à la réalisation de l’équité sociale, de la stabilité économique et de la croissance durable dans le monde entier. »
Le présent article se propose d’analyser la pratique liée à la finance islamique dans son environnement le plus adapté, à savoir au sein des États de la région MENA. Il s’agirait aussi d’explorer le champ des possibles qu’offre le modèle, et de prendre conscience des enjeux liés à son implémentation au sein d’une économie dominée par un système bancaire occidentalo-centré depuis le 17ème siècle.
Il est parfois très difficile de comprendre tous les termes techniques du jargon financier … qu’en advient-il alors si l’on vient prospecter sa branche islamique dont l’origine nous vient du Moyen-Orient ?
Pour vulgariser la compréhension des principes de la finance islamique, le mieux serait de procéder par équivalence en prenant le système classique des banques commerciales comme point de référence. En associant à chacune des activités bancaires classiques son homologue en terme de finance islamique, on en conclut le jeu de correspondance suivant :
Acceptation de dépôts : les banques islamiques offrent à leurs clients la possibilité de disposer de leurs liquidités dans des comptes de dépôt. Nonobstant, il ne faut pas espérer bénéficier d’intérêt annuel sur ces dépôts, les intérêts étant considérés comme une pratique non-licite en Islam. Au lieu de cela, la banque procède à l’investissement de ces fonds dans des domaines qui respectent les principes de la charia. Le client peut par ailleurs négocier avec la banque des secteurs d’investissement qui l’intéresse (éducation, infrastructures publiques, énergies, agriculture…). Ces comptes dits comptes Mudaraba génèrent des bénéfices qui sont partagés entre la banque et le client selon une répartition convenue à l’avance. Autrement, le client peut simplement décider de faire de son compte de dépôt un simple « coffre-fort » pour thésauriser son argent, c’est la Wadiah ou «dépôt de confiance ».
Prêt aux particuliers et aux entreprises : quatre contrats participatifs sont proposés par les banques islamiques pour pallier le non-recours au prêt à intérêt. Le contrat de Murabaha, la banque acquiert le bien ou le produit de consommation pour le compte du client en fixant une marge de majoration à la revente. Le client s’acquitte de son devoir contractuel par le remboursement échelonné du montant prédéfini (en prenant compte, le cas échéant, de l’appréciation de la valeur du bien). Dans le cadre du financement d’un projet entrepreneurial, les deux parties peuvent signer un contrat de Musharaka. La banque et le client participent en tant que partenaires dans le financement du projet en se partageant les bénéfices, ou en assumant mutuellement les pertes. Le contrat de Mudarabah est une alternative au contrat de Musharaka pour lequel le client n’investit pas de capital, mais engage son expertise et mobilise son temps pour la gestion du projet. Enfin, pour le contrat d’Ijarah, la banque islamique acquiert le bien et le loue au client pour une période prédéfinie avec option d’achat.
Emission et gestion de carte de crédit et de débit : les banques dites islamiques proposent à leur clientèle des cartes de débit prépayés ou des cartes de crédit sans intérêt.
Service de change et devises étrangères : les banques islamiques traitent les transactions de change en utilisant un système basé sur le principe d’achat et de vente, sans aucune forme de spéculation ou d’intérêt.
Services de gestion de trésorerie pour les entreprises / de comptes d’épargne et de comptes courants / de portefeuilles de placement pour les clients : les banques islamiques proposent également des services de gestion classique comparables à ceux des banques commerciales classiques dans le cadre de l’éthique conventionnelle défini par les contrats de Mudaraba et de Musharaka.
Services de conseils en matière d’investissement et de gestion financière : les banques islamiques proposent des services de conseil en matière d’investissement et de gestion financière qui sont conformes aux principes de la charia. Ces services proposent des projets d’investissements qui sont en conformité avec les principes de l’Islam, en prenant compte de l’interdiction de l’usure et de la spéculation, ainsi qu’en encourageant la promotion de l’investissement dans des projets socialement responsables. Les investissements proposés par les banques islamiques sont rigoureusement examinés pour s’assurer qu’ils sont conformes aux principes de la Charia. Par exemple, les investissements dans des entreprises impliquées dans des industries telles que l’alcool ou le jeu sont évités. Les investissements doivent également respecter les principes d’équité et de responsabilité sociale.
Services de paiement en ligne et mobiles : les banques islamiques peuvent proposer des services de paiement en ligne et mobiles qui respectent les principes de la Charia dans le cadre du traitement des transactions opérées. Par ailleurs, la démocratisation croissante de la culture start-up pousse les banques islamiques à investir dans des projets qui leur permettent de renforcer leur système de services digitalisés ( Liwwa, Al Maali ou prochainement FlouSS).
Courtage en bourse et investissement en titres : ces services incluent notamment des investissements dans des actions de sociétés éthiques et responsables, qui sont en accord avec les enseignements islamiques. Les banques islamiques s’engagent à offrir des solutions d’investissement éthiques, qui sont alignées avec les croyances et les valeurs de leurs clients.
Selon les estimations, la part de marché de la finance islamique dans le secteur bancaire de la région MENA représente actuellement environ 20 % du marché. Les pays comme l’Arabie Saoudite (National Commercial Bank), les Émirats arabes unis (Emirates Islamic), le Qatar (Qatar Islamic Bank) et le Koweït (Kuwait Finance House ) sont les leaders dans ce domaine, avec des secteurs financiers islamiques développés qui ont vu leur part de marché croître régulièrement au fil des ans.
Le développement rapide de secteur est la conséquence d’une demande croissante de la part de la population de la région où le taux de bancarisation reste encore et en moyenne relativement bas par comparaison aux économies occidentales. En effet, les banques islamiques se sont imposées comme une solution alternative au système classique par la possibilité offerte aux consommateurs de rallier leur pratiques religieuses et financières.
La dimension morale prônée par les banques islamique n’est pas le projet du seul vecteur religieux. La question de l’éthique sociale introduit une dimension plus englobante d’égalité, de coopération et de solidarité qui ne fait pas des banques islamiques l’exclusivité monopolistique de la seule clientèle musulmane.
En outre, les plans d’investissement sont majoritairement axés sur des projets à impact social (éducation, santé …) et environnemental (énergies renouvelables, green start-up … ) qui peuvent intéresser une vaste tranche de la population sans poser la question des croyances.
Les banques islamiques ont pour ambition de participer à la réduction de la pauvreté ainsi qu’à la création d’emplois par l’utilisation des produits de financement participatif, exposés dans les propos susdits, pour les micro-entreprises et les projets à petite échelle, qui sont souvent exclus du système bancaire traditionnel.
L’avenir de la pratique financière islamique dans la région MENA, et notamment dans la région du Maghreb où l’industrie entame à peine son développement, dépendra essentiellement de l’éducation de la population vis-à-vis de ses fondements. Les banques islamiques peinent à mettre en lumière l’impact social qui demeure, après la question religieuse, la principale propositionde valeur pour leur clientèle potentielle.
Développée en 2008, la technologie blockchain se démarque par l’enregistrement de données dans un réseau décentralisé qui est un grand livre ouvert et distribué dont les informations sont infalsifiables et inaltérables.
La blockchain ou encore cette technologie de registre distribués, plus communément appelée Distributed Ledger Technologies (DLT), vise à améliorer la sécurité, accroître la rapidité et assurer l’efficacité opérationnelle des institutions financières sans qu’il n’y ait d’autorité centrale contrôlante.
Elle peut s’appliquer dans plusieurs domaines d’activités tel que les paiements, la gestion des actifs, la relation client ou encore la protection des données.
La technologie est composée de blocs de données individuels dont chacun contient un stock d’informations liés les uns aux autres de manière immuable, ce qui accroît la confiance des utilisateurs par rapport au réseau.
Pour visualiser cela de manière plus concrète, la blockchain permet à ses utilisateurs de partager des données sans qu’il y ait la nécessité d’un intermédiaire puisqu’elle gère les transactions d’informations en les sécurisant au fur et à mesure qu’elles se produisent. Ces transactions sont ensuite validées par des Smart Contracts et synchronisées avec chaque nœud de l’écosystème.
Il est utile de préciser que depuis sa création, le réseau Blockchain n’a jamais été piraté !
Dans un rapport publié en décembre 2018, l’Assemblée nationale sur les usages des chaînes de blocs et autres technologies de certification de registre donne la définition suivante de la blockchain :
« Une blockchain est un registre, une grande base de données qui a la particularité d’être partagée simultanément avec tous ses utilisateurs, tous également détenteurs de ce registre, et qui ont également tous la capacité d’y inscrire des données, selon des règles spécifiques fixées par un protocole informatique très bien sécurisé grâce à la cryptographie. »
Pour rappel, les utilisations de cette technologie ne se limitent pas au monde financier et/ou à celui des paiements. La plupart des premiers projets ont été développés dans d’autres secteurs que celui des services financiers.
La blockchain, cet atout utile pour les services financiers
Et s’il fallait choisir une industrie qui bénéficierait grandement des avantages de la blockchain, il s’agirait de l’industrie des services financiers.
Au sein de cette industrie, les acteurs connaissent une lutte féroce en vue de réduire les coûts et les soucis liés aux transactions. Voici les points positifs de cette technologie:
SECURITE: En effet, dès lors que le registre décentralisé est en application, toutes les transactions réalisées sur le réseau est accessible à tous de manière totalement sécurisée et transparente. Par ailleurs, si le nombre d’acteurs du réseau est élevé, cela favorisera le consensus.
FRAUDE: Lorsque des informations transitent par différents intermédiaires financiers, le risque d’interception tout au long du processus est bien réel ce qui s’apparente à une fraude. Il s’agit-là d’un problème dont la solution serait d’apporter des algorithmes cryptographiques prévus par la blockchain afin de sécuriser l’échange d’informations entre les parties.
Avec la technologie de la blockchain, ce risque pourrait se réduire drastiquement voire disparaître à jamais puisque les paiements et transactions financières sont faites de façon traçable mais pseudonymisée à l’aide d’une adresse qui est une suite aléatoire de chiffres qui représente notre « clé privée » et c’est seulement à partir de cette clé privée que l’algorithme nous crée une clé publique.
CONFIANCE: Grâce à une cryptographie avancée, conçue pour résister au piratage informatique et pour accroître la confiance à l’écosystème des transactions, la blockchain permettra de réduire la fraude, les erreurs humaines, d’assurer les transactions de façon rapide et sécurisée mais également de maîtriser les risques du système financier qui vit une transition numérique en accéléré poussant à une interconnexion toujours plus ardente.
TRAITEMENT DE DONNEES: Les entreprises de technologie financière (Fintech) et même d’autres entreprises qui collectent de grandes quantités de données ont et auront besoin de la blockchain pour renforcer l’intégrité et le traitement des données, ainsi leur relation avec la blockchain deviendra inévitablement plus forte.
DELAI: S’agissant du délai, les transactions se feront à une vitesse bien plus élevée ce qui, aujourd’hui, est un avantage dans un environnement aussi évolutif et un marché plus dynamique.
Quels sont les risques pour ces acteurs?
Le risque pour les institutions financières traditionnelles qui génèrent du revenu principalement sur les frais de transaction est que leur résultat net diminuerait fortement puisque les frais pourraient disparaître avec la blockchain jouant ainsi le rôle de tiers de confiance, sans doute au profit d’un autre coût de fonctionnement.
Quand un client d’une banque doit réaliser un transfert de fonds, il doit faire appel aux banques pour traiter la transaction ce qui engendre un coût mais avec l’adoption de la blockchain, cela pourrait être éviter ce qui causerait la disparation de ce flux financier entrant pour la banque.
La blockchain rendra l’infrastructure bancaire moins essentielle et centrale puisqu’elle n’a de rôle que celui d’intermédiation et de vérification. La finance est, en effet, un secteur dans lequel les acteurs interagissent continuellement et dont la notion de confiance est primordiale voire indispensable dans le réseau d’interaction, ce qui est apporté par la blockchain.
Blockchain et Bitcoin, même combat ?
La technologie a de nombreuses applications qui peuvent être intégrées dans différentes industries, offrant ainsi aux investisseurs de nombreuses opportunités.
Il est vrai que lorsque l’on évoque la technologie blockchain, nous songeons tout de suite au Bitcoin en pensant qu’il s’agirait vraisemblablement de la même chose. En effet, la blockchain est la technologie sous-jacente au Bitcoin qui lui permet d’exister.
Le Bitcoin est la première crypto-monnaie créée et la plus célèbre. Introduit en 2009 par le développeur Satoshi Nakamoto, l’objectif principal était de mettre en place un système de paiement électronique indépendant et décentralisé, basé sur des preuves mathématiques et sur la cryptographie.
Quelques exemples d’institutions financières qui ont fait le choix de la Blockchain
Selon un communiqué du 13 décembre 2021, le groupe financier basé à San Francisco Wells Fargo utilisera la plateforme blockchain FX Everywhere développée en 2018 par le groupe bancaire HSBC, pour ses transactions de change interbancaires, suite à la conclusion d’un accord entre les deux entités.
En effet, Wells Fargo propose plusieurs services financiers tels que des services bancaires, d’investissement, de prêt hypothécaire, etc. Les actifs du groupe s’élèveraient à environ 1 900 milliards de dollars. Un ménage sur trois et plus de 10 % des petites entreprises aux Etats-Unis seraient clients de Wells Fargo.
FX Everywhere sera utilisée pour régler environ 100 transactions par semaine durant la première phase de ce partenariat. Ce taux augmentera progressivement au fil du temps.
Barclays PLC, banque britannique, a mené des recherches sur l’influence de la technologie blockchain dans la finance. Elle a testé l’utilisation de « Smart contracts » pour négocier des produits dérivés tels que les contrats à terme et les options. Si les bourses commençaient à utiliser des contrats intelligents pour les produits dérivés, cela pourrait réduire le temps nécessaire à la mise en place de ces contrats. La banque a également déposé une demande de brevet en 2018 pour utiliser la blockchain dans la rationalisation du processus KYC.
Avec d’autres grandes banques, Barclays est un investisseur dans Fnality, un projet visant à créer des versions en monnaie numérique du dollar américain et de plusieurs autres grandes devises. Son objectif est de tirer profit de la blockchain pour des transactions plus rapides et moins chères.
American Express est à la fois un réseau de paiement et une institution financière qui offre des cartes de crédit et de paiement, des services bancaires et des prêts. Ces dernières années, elle a travaillé à l’intégration de la blockchain dans son programme Membership Rewards.
En collaboration avec la société Hyperledger, American Express a construit sa propre blockchain en interne qu’elle a testée avec Boxed, une plateforme de livraison d’épicerie en ligne. Cette technologie a permis au commerçant d’offrir plus de points en fonction de divers facteurs, comme le produit acheté ou l’heure de la journée. Lorsqu’un client effectuait un achat remplissant les conditions, American Express le créditait de points et facturait le commerçant via un contrat intelligent.
Certains pays utilisent la blockchain pour la mise en place de la procédure électorale comme le Danemark, en 2014, qui envisageait la blockchain pour sécuriser les votes. Cette technique permettrait d’obtenir les résultats des urnes en temps réel.
Garantir la fin de la hausse des prix reviendrait à crier victoire avant l’heure … mais tout semble déjà présager une bonne entame désinflationniste.
C’est d’un long combat quadriennal que ressortent Jerome Powell et son équipe dans la lutte contre l’inflation depuis le Covid-19. La perturbation de la chaîne d’approvisionnement et des échanges commerciaux entraînant une hausse importante de coûts des matières premières et des produits manufacturés. Les mesures de confinement limitant les productions industrielles et réduisant l’offre de nombreux biens et services. Le cataclysme économique creusé par la pandémie du Covid avant d’être excavé par la guerre en Ukraine semble pourtant s’estomper au profit d’une entame déflationniste, sinon maturée, au moins bien avancée selon les derniers rapports de la FED.
Alors que les analystes financiers semblent accorder une attention scrupuleuse aux décisions de Powell, dans quelle mesure les taux directeurs annoncés par la FED permettent-ils de prendre le pouls d’une économie guérissante ?
Pour rappel, le taux directeur de la FED correspond au taux d’intérêt que les banques commerciales s’appliquent entre elles pour les facilités de prêts marginales au jour le jour. Il représente le taux d’intérêt de base pour l’économie américaine et son influence s’étend à l’ensemble de l’économie mondiale. C’est ainsi que vous constaterez que les agendas des conférences de presse des banques centrales s’organisent en partie selon le programme fixé par Washington.
Verum est, quelques jours après la dernière sortie de Powell, Lagarde rapplique en annonçant une hausse équivalente des taux d’intérêt de la BCE, et il en est de même du côté du Canada, de l’Inde, du Maroc … Lorsque la FED opte pour une hausse de ses taux d’intérêt, cela engendre un effet domino qui se traduit comme suit :
Sur le plan Macro :
Les banques commerciales obtiennent moins de liquidités (ou, fixant les quantités de transferts, des prêts à intérêts plus élevés)
Les agents économiques empruntent à des taux plus élevés
La demande pour les crédits de consommations diminue et moins de ménages souhaitent financer leurs projets
Moins d’entreprises s’endettent pour financer leur développement
Cela entraînera donc une baisse des crédits dans l’économie et une baisse de la quantité de monnaie en circulation
Sans ajustement rapide de l’offre, le niveau des prix diminue
À l’échelle des marchés financiers :
Des taux d’intérêts plus élevés attirent les investisseurs internationaux en quête de meilleurs rendements
Le marché financier constate une diminution de la demande d’actions et d’actifs à risques au profit de placements obligataires
Les entreprises gourmandes en dette dans le cadre du financement de leurs opérations peuvent expérimenter une chute de leur valorisation boursière en raison des coûts plus élevés des prêts
Au niveau du commerce international :
La hausse des taux d’intérêt, engendrant une hausse de la demande pour la monnaie nationale (USD), implique son appréciation par rapport aux devises étrangères
Cette appréciation implique à son tour la hausse du prix des exports relativement à celui des imports. La balance commerciale penche du côté d’une tendance déficitaire (si excédentaire elle était)
Les pays émergents constatent une augmentation de la valeur de leur dette étant donné la dépréciation de leur devise face au Dollar américain (dans le cadre du remboursement des prêts émis par le FMI et de la BM)
La stratégie entamée par la FED semble jusque-là battre toute prévision, même optimiste, grâce au génie et à l’expérience de Powell dans le quadrillement de l’inflation. L’annonce faite des 25 points de base amenant les taux d’interêt à leur niveau le plus élevé depuis 2007 permet aux experts d’affirmer, avec plus ou moins de confiance, que le pic inflationniste est désormais derriere nous.
La FED continuera-t-elle d’alimenter cette escalade des taux d’intérêt ? Affaire à suivre … seule l’accommodation (ou pas) du marché nous permettra d’en tirer les conclusions nécessaires. Dans tous les cas, si votre concessionnaire de voitures affiche une période de soldes, sachez que ce n’est pas plus un acte de générosité de sa part qu’il n’est la conséquence mécanique d’une régulation administrée du marché.
« Nous allons être prudents avant de déclarer la victoire et d’envoyer des signaux indiquant que nous pensons que la partie est gagnée, car nous avons un long chemin à parcourir », a déclaré le président de la FED, Jerome Powell, aux journalistes américains lors de sa dernière sortie médiatique.
ChatGPT est en passe de devenir la référence historique qui offrira son moment de consécration à l’industrie de l’IA, et la création des équipes OpenAI ne manque pas de monopoliser l’actualité tech.
Derrière le projet gutemberguesque de deux milliardaires qui ont su anticiper l’évolution centenaire avenir, celle entamée par des chatbots et qui aujourd’hui s’enflamme dans les systèmes les plus complexes de sécurité et de transport, Elon Musk et Sam Altman sont restés réalistes en demandant l’impossible par la création d’une association à but non-lucratif en y insufflant un « petit » capitale d’une centaine de millions de dollars valorisée à l’heure actuelle par Thrive Capital et Founders Fund à près de quelques 29 milliards de dollars.
Mais à l’heure actuelle, surfer sur le succès fulgurant de la start-up californienne reste un privilège confiné au domaine des gros joueurs auquel vous et moi n’avons pas accès, ou du moins, pas pour le moment.
Dans les prochaines années, la révolution IA continuera non seulement à prendre une forme de plus en plus concrète dans nos vies, mais elle orchestrera les fluctuations des grands indices boursiers, en prêtant à ce mastodonte de l’industrie technologique l’humilité de ne pas espérer constituer son propre nouvel indice de capitalisation.
Mais alors quel serait le vecteur motivant une telle résilience face à l’entrée en bourse d’OpenAI ?
Tout d’abord, il est nécessaire de préciser qu’une absence publique des marchés financiers ne signifie en aucun cas l’inexistence d’actions OpenAI. Certaines compagnies (Uber, AirBnB, Affirm …) préfèrent rester à l’ombre de Wall Street, et ce, pour quatre raisons essentielles :
OpenAI tel que l’entreprise fonctionne actuellement permet à ses équipes de jouir d’une grande flexibilité en termes de prise de décisions, de planifications stratégiques et d’opérations puisqu’elles ne sont pas soumises au même niveau d’examen public et de réglementation que les entreprises publiques.
Les principaux actionnaires de l’entreprise possèdent un contrôle total leur permettant de tracer les grandes lignes directrices et de définir les orientations futures d’OpenAI.
La confidentialité : Les entreprises privées ne sont pas tenues de divulguer autant d’informations financières que les entreprises publiques, ce qui leur permet de préserver la confidentialité de leurs opérations commerciales et de leurs résultats financiers.
Si ChatGPT est la star-tech de ce début d’année, OpenAI se doit, sinon de pondre une nouvelle innovation, au moins de tenir le cap de son succès sur le moyen terme pour assurer et rassurer les investisseurs quant à leurs placements… une question donc de timing.
Cela étant dit, c’est en prenant connaissance des principales parties prenantes qui se partagent les parts du gâteau californien qu’il serait possible de s’inviter à la fête. Effectivement, et sans grande surprise, Microsoft figure sur la liste V.I.P avec l’annonce d’un nouvel investissement de 10 milliards de dollars succédant au premier milliard reçu par OpenAI en 2019 de la part de la multinationale ; pour rappel, GPT-3 fait l’objet d’une licence exclusive pour Microsoft et de son service cloud Azure. Si vous cherchez à parier sur l’avenir du cours de l’action OpenAI et de l’intelligence artificielle en général, l’achat d’actions Microsoft est probablement la meilleure option.
Le confectionneur américain de cartes graphiques, Nvidia, semble lui aussi constituer un bon moyen d’investissement indirect pour exposer son portfolio au boom de l’industrie de l’intelligence artificielle. Tous les modèles GPT-3 ont été entraînés sur les GPU de Nvidia puisque l’entreprise dispose d’une infrastructure matérielle et logicielle parmi les plus avancées en matière d’IA. Il est donc probable que la valeur de ses actions augmente à mesure que le secteur progresse.
Enfin, l’idée serait de prendre conscience du fait que le domaine n’est encore qu’à ses débuts, qu’OpenAI n’est qu’un précurseur et que les compétiteurs entament eux aussi leur montée en puissance.
DeepMind de Google est également l’une des sociétés d’IA les plus avancées, avec des modèles qui rivalisent avec ceux de GPT3, d’autant plus que les actions Alphabet continuent de prendre en valeur depuis l’annonce faite par Sundar Pichai de vouloir renforcer la présence de son groupe sur le marché de l’IA.
Les prochaines semaines risquent de marquer un tournant décisif pour l’industrie de la tech … et les marchés financiers semblent bien se préparer à accueillir ce bouleversement avec un début 2023 dans le vert pour les investisseurs !
Avec plus de 20.000 déclarations d’impôts réalisées au travers de son application rien qu’en 2022, l’entreprise belge Accountable est devenue la première source de déclarations d’impôts pour les indépendants en Belgique… Et est en passe de le devenir aussi en Allemagne !
Cette position unique sur le marché lui permet aujourd’hui de marquer le coup avec une nouvelle annonce : elle garantira dès cette année l’ensemble des déclarations fiscales réalisées à partir de l’application. Une première en Belgique.
Fondée en 2018 par Alexis Eggermont & Nicolas Quarré, la start-up Accountable fait partie des entreprises de fintech qui ont la cote. Si elle a très vite trouvé son public en Belgique, d’où ses fondateurs sont originaires, elle s’est également lancée, en 2020, à la conquête d’un pays voisin — et non des moindres : l’Allemagne.
La mission d’Accountable est simple : donner aux indépendants le pouvoir sur leurs finances, en commençant par la plus grande source d’anxiété et de risque : les impôts. Aujourd’hui, grâce à l’application, plusieurs dizaines de milliers d’indépendants soumettent leurs impôts en moins de 5 minutes, envoient leurs factures sans risque d’erreur et se débarrassent complètement de leur paperasse. Accountable calcule tous leurs impôts en temps réel et leur permet de savoir combien ils gagnent, sans aucun effort.
Une petite révolution pour les indépendants
Aujourd’hui, aucun autre logiciel ou expert-comptable ne couvre les amendes encourues par les indépendants en cas d’irrégularités. Grâce à son expertise, Accountable s’apprête donc à réaliser ce qu’aucun autre acteur n’a pu réaliser auparavant, en se portant garant de l’ensemble des déclarations fiscales réalisées à partir de son application.
Une promesse rendue possible grâce à la confiance ultime qu’ont les fondateurs d’Accountable en leur application. Cette garantie couvre toute erreur ou omission dans une déclaration fiscale qui entraînerait une amende imposée par l’Administration fiscale belge, jusqu’à 5.000€ par déclaration et à l’exclusion des amendes pour fraude et non-soumission.
Comment fait Accountable pour tenir cette promesse ?
Réponse en 4 points !
Un design minimisant le risque d’erreur : l’application a été conçue de telle sorte que les utilisateurs ne puissent pas faire d’erreurs lors de la saisie des factures et des reçus (90 % sont automatisés au travers de la reconnaissance de caractères, les 10 % restants sont un véritable jeu d’enfant).
Des vérifications automatiques : avant chaque déclaration, l’application vérifie automatiquement le statut de chaque document et s’assure qu’il soit correct, revu et qu’il n’ait pas été soumis dans une déclaration précédente. Accountable vérifie les erreurs potentielles parmi l’ensemble des frais professionnels et informe chaque utilisateur si l’une de ces vérifications a échoué.
Une gestion rigoureuse des justificatifs : pour chaque entrée et dépense, en fonction de la catégorie et du type, l’application vérifie quelle justification est nécessaire et ne laisse pas l’utilisateur déduire une dépense ou déclarer une recette si cette dernière n’est pas justifiée par les documents appropriés.
Le lien avec la banque : en permettant à ses utilisateurs de connecter jusqu’à 5 comptes bancaires dans l’application et en rapprochant automatiquement les dépenses et les recettes, Accountable aide ses utilisateurs à maintenir une comptabilité propre, réduisant ainsi considérablement le risque d’erreurs et d’irrégularités.
« Derrière Accountable, il y a une équipe unie par une seule vision : construire un monde où devenir son propre patron tout en vivant de sa passion devient possible pour tout un chacun. Nous sommes aujourd’hui les seuls dans toute l’Europe à pouvoir garantir l’ensemble des déclarations fiscales de nos utilisateurs. Nous avons tellement confiance en notre solution que nous payerons volontiers toute amende qui pourrait survenir.«
Alors que les quatre dernières décennies ont été caractérisées par une période d’inflation faible, le nouveau régime verra une inflation plus élevée avec des taux plus élevés.
Les banques centrales tenteront par tous les moyens de lutter contre l’inflation et d’éviter une crise comme celle des années 1970. Le cycle de resserrement doit encore se poursuivre, mais à un rythme plus lent qu’en 2022.
Les marchés financiers ont peut-être intégré l’essentiel des hausses à venir, mais le niveau du taux de la Fed et le resserrement quantitatif seront déterminants pour les marchés. Par conséquent, cela place les marchés dans une situation volatile.
Plusieurs économistes estiment que le taux de croissance mondiale devrait se situer autour de 2% en 2023. Plusieurs pays, tant sur les marchés développés que sur les marchés émergents, connaîtront une stagnation, tandis que d’autres pourraient, au mieux, être confrontés à un ralentissement.
Le quatrième trimestre 2022 est déjà le témoin d’une tendance au ralentissement de la croissance en raison du resserrement budgétaire et monétaire, de la poursuite de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, des nouvelles restrictions douanières et de l’effondrement de l’immobilier en Chine.
USA
Aux États-Unis, la Réserve fédérale devrait interrompre le relèvement des taux d’ici le T2 2023 et signaler une tendance à l’assouplissement au S2 2023 avec une baisse des taux au dernier trimestre pour éviter un ralentissement à plus long terme.
Euro
Pour la zone euro, la récession est annoncée. Les pays européens chercheront à acquérir une indépendance énergétique stratégique grâce à de nouveaux liens commerciaux afin de transformer l’économie de nouveaux chocs économiques. Si le ralentissement est un scénario de base pour les marchés développés, la rapidité de la reprise économique après le ralentissement sera l’un des principaux moteurs des marchés.
Chine
Le récent événement politique en Chine a été déterminant tant sur le plan politique qu’économique. La Chine cherchera à renouer avec la croissance économique en recherchant l’autosuffisance énergétique, alimentaire et technologique.
Un problème d’inflation moindre en Chine permet au pays de relâcher sa politique monétaire, ce qui contribuera à la reprise de l’effondrement du marché immobilier. Toutefois, il ne faut pas s’attendre à un retournement de situation du jour au lendemain.
Inde
La forte dynamique économique de l’Inde continuera sa progression, mais à un rythme plus lent, en raison d’une marge de manœuvre budgétaire limitée et d’une croissance mondiale plus lente. Les fortes réserves de change, les recettes fiscales, la bonne gestion de l’écart budgétaire, la croissance relativement forte du PIB et le rendement réel plus élevé de l’Inde devraient permettre de maintenir la situation macroéconomique jusqu’en 2023.
Des changements dans les décisions d’investissement dans un contexte d’incertitudes
Si les récentes données sur l’inflation globale et l’inflation sous-jacente aux États-Unis et dans d’autres parties du monde ont donné de l’espoir, nous sommes loin des niveaux de confort des banques centrales.
Les hausses de taux agressives déjà entreprises et celles à venir ont entraîné une augmentation rapide du coût des prêts hypothécaires, du coût du capital et de la prime de risque des actions.
La récession des bénéfices, le pivot de la Fed et une inflation toujours élevée vont allonger la liste des incertitudes.
i. La réévaluation des rendements obligataires en 2022 n’a pas seulement rétabli les rendements potentiellement plus élevés, mais elle a également abouti à des niveaux de rendement qui semblent attrayants face à une inflation élevée, et à de meilleurs rendements corrigés du risque.
ii. Les obligations du Trésor américain à court terme offrent un portage attrayant en raison de la force du dollar. Le dollar a peut-être atteint un sommet, mais toute correction significative semble lointaine, car les autres marchés développés n’offrent pas un meilleur portage et le ralentissement mondial ne constitue pas une meilleure alternative au dollar. Nous préférons les obligations en USD et restons sous-pondérés sur les obligations des autres marchés développés en raison du manque de portage et des perspectives économiques relativement faibles.
iii. Les actions ont connu une longue période de prospérité au cours de la décennie grâce au soutien des banques centrales par le biais de taux ultra-bas.
Toutefois, compte tenu des hausses de taux synchronisées et sans précédent des banques centrales mondiales, la prime de risque exigée par les investisseurs devrait décoller, surtout dans un environnement où la trajectoire des bénéfices sera orientée vers le sud. Les actions pourraient offrir un meilleur point d’entrée au cours de l’année. Les actions américaines, chinoises et indiennes sont à privilégier.
JPMorgan a lancé une plateforme qui vise à mettre en relation les fondateurs de startups avec des investisseurs en capital-risque afin de simplifier le processus de levée de fonds.
La nouvelle plateforme, Capital Connect, cherchera à répondre aux besoins de financement des startups dès les premiers stades de leur développement, marquant ainsi l’ambition de la plus grande banque américaine en actifs de poursuivre son expansion sur le marché privé et de construire une marque de proximité avec les fondateurs basée à la Silicon Valley.
La nouvelle équipe est dirigée par Michael Elanjian, responsable de la banque d’investissement digital et des marchés privés numériques chez JPMorgan, et est passée de trois à 125 personnes au cours des deux dernières années.
Sur Capital Connect, les fondateurs de startups pourront faire la demande pour être présentés à des investisseurs, construire des salles de données virtuelles et potentiellement échanger les parts (actions) de leur startup sur un marché secondaire. Ils peuvent utiliser le site pour lever des fonds dès le début du processus, c’est-à-dire au stade de la série A.
« Nous avons observé une tendance séculaire au cours de la dernière décennie, à savoir la croissance du capital privé, et le marché privé est là pour rester. Nous voulons être le guichet unique pour tout ce qui concerne le secteur privé pour les sociétés de services et les investisseurs de toutes tailles« , a déclaré Michael Elanjian dans une interview.
Alors que la taille des entreprises financées par du capital-risque a augmenté ces dernières années, la course pour répondre aux besoins de levée de fonds des fondateurs et des investisseurs a poussé les banques à établir des relations précoces. Les banques, de Goldman Sachs à la Silicon Valley Bank, en passant par des acteurs de la fintech tels que Carta, ont étendu leurs services au marché privé en mettant l’accent sur les startups financées par du capital-risque.
Elanjian a déclaré que la plateforme profitera des capacités de JPMorgan en tant que banque à service complet.
« Nous pensons pouvoir nous différencier sur le marché du capital-risque en créant une plateforme numérique évolutive, associée à l’expertise, aux données et aux relations de notre banque d’investissement et privée« , a déclaré M. Elanjian.
Capital Connect pourrait être le point de départ de la numérisation d’autres services, y compris les activités de banque d’investissement qui ont généré des milliards de dollars de commissions dans le cadre d’introductions en bourse et de fusions et acquisitions de grande envergure, a déclaré M. Elanjian
Fondée en 1999 par Axel Kupisiewicz, l’entreprise LASEA est un véritable fleuron liégeois : depuis plus de 20 ans, elle conçoit des machines laser de haute précision en Belgique pour des clients aux quatre coins du monde, dans le secteur de la santé, du luxe ou encore de l’électronique. Cette année étant celle de tous les records, LASEA a accéléré son développement avec de nouvelles antennes, renforçant sa présence en France, en Suisse et aux États-Unis, mais aussi une levée de fonds de 10 millions d’euros, bouclée en mars dernier.
C’est à Seraing, en région liégeoise, que LASEA a entamé ses activités il y a plus de 20 ans. Depuis lors, le fondateur et CEO de la société, Axel Kupisiewicz, polit ce diamant et porte haut les couleurs belges, entouré de ses 160 collaborateurs. Et pour cause ! Parmi ses clients, la pépite liégeois compte 2 GAFA et 4 des 5 plus grands horlogers au monde. Ceux-ci ont fait appel à l’expertise de LASEA dans la conception et fabrication de machines à laser de très haute précision. Une précision aux ordres de grandeur jusqu’à 250 fois plus petits que le diamètre d’un cheveu.
De Liège à la Silicon Valley
De société unipersonnelle au début des années 2000 à la PME à succès qu’elle est aujourd’hui, LASEA a fait du chemin. Alors qu’elle n’emploie qu’une dizaine de personnes en 2011, l’entreprise entame une croissance exponentielle pour grimper à plus de 160 employés en 2022. Entretemps, le chiffre d’affaires a été multiplié par 16 ! Pour accompagner ce développement, la société a donc dû doubler son personnel et ses infrastructures tous les 3 ans.
Ces dernières années, LASEA a fait en sorte de déployer ses machines sur les cinq continents en rachetant d’autres acteurs majeurs du secteur. En 2020, l’entreprise liégeoise a fait l’acquisition d’OPTEC, l’un des leaders historiques des machines laser de micro-usinage. Ce rapprochement lui a alors permis de bénéficier de deux nouvelles antennes : Mons et… San Diego ! Le groupe peut ainsi répondre mieux encore à la demande, venant notamment du Japon et des États-Unis, pionniers technologiques mondiaux.
Plus récemment, en septembre 2022, LASEA a racheté LASER CHEVAL, numéro 1 français du laser industriel. Poursuivant sa dynamique de croissance, LASEA consolide ainsi sa position forte en France et en Suisse et étend son offre dans les applications de soudage et de marquage.
Levée de fonds de 10 millions d’euros !
Le groupe connaît donc une croissance hors norme, en particulier depuis 2010. Chaque année, le chiffre d’affaires augmente de 30 %, une exception dans le domaine du hardware. Cette année se termine par ailleurs avec un carnet de commandes deux fois et demi plus important que l’année précédente.
C’est pourquoi, début 2022, LASEA a fait entrer le fonds de private equity bruxellois M80, qui a injecté 10 millions d’euros pour accélérer la croissance. Les actionnaires existants, la SRIW, Noshaq et Epimède, sont restés à bord et le fondateur, Axel Kupisiewicz, a conservé la plus grosse part du capital. Aujourd’hui, la moitié du personnel détient également des parts dans l’entreprise.