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Investir son argent en bourse ? Lisez ça d’abord !

Nous avons tous cette excitation lorsque l’on parle d’investissement avec nos amis ou nos collègues, cependant, il existe encore une quantité énorme de personnes qui ne prêtent pas attention aux précautions nécessaires avant même d’engager leurs investissements.

Il est vrai que toute action du quotidien comporte un risque qu’il s’agisse d’acheter un véhicule d’occasion, de souscrire à un abonnement ou encore d’investir dans l’immobilier. Placer son argent signifie que vous faites confiance à la cible et que vous acceptez le risque de tout perdre dans l’espoir de (beaucoup) gagner. Alors avant de vous y mettre, je vous ai écrit quelques conseils qu’il est bon de garder en tête !

Tout d’abord, prenez conscience que le monde de l’investissement est débordant de fraudes, de mauvaises intentions mais aussi de risques lorsqu’il n’est pas question de fraude. En effet, beaucoup d’investisseurs y ont déjà laissé des plumes et parfois même, toutes leurs plumes ! Alors soyez prêts et lisez ces recommandations:

  • Consultez le registre de l’autorité des marchés financiers

Un courtier ou encore un « ami » vous propose ses services ? Sachez que les entreprises ou les personnes qui donnent des conseils financiers ou vendent des produits financiers doivent être inscrits au registre tenu par l’Autorité des marchés financier (AMF), pour la France, et à la Financial Services and Markets Authority (FSMA), en Belgique.

Le rôle de l’autorité est de réguler la place financière du pays en question et les acteurs qui y sont enregistrés. Elle veille aussi à la bonne information des investisseurs et s’alignent notamment au niveau européen mais aussi international pour faire progresser la réglementation.

L’objectif est donc de bien vérifier que l’acteur en question est bien agréé pour ainsi, dans les cas graves, pouvoir bénéficier du fonds d’indemnisation des consommateurs victimes de fraude.

  • Tenez-vous informé(e)

Se tenir informé(e) des marchés financiers est essentiel pour prendre des décisions éclairées en matière d’investissement. Lisez et suivez les fluctuations sur les marchés (d’ailleurs, suivez Parlons Finance sur nos réseaux sociaux pour vous tenir informé(e)). Il est important de noter que les marchés financiers sont complexes et peuvent être influencés par de nombreux facteurs, tenez vous donc à jour des événements influents.

  • Prenez garde des gains « assurés »

Rien n’est sûr. Ne l’oubliez pas. « Quand c’est trop beau pour être vrai, le risque est trop vrai pour être beau. »

Prêtez y davantage attention de nos jours surtout que l’information nous parvient par tous les canaux en même temps. Plusieurs représentants, légitimes ou pas, font même la publicité de l’investissement rapide initié par des marchés technologiques en ébullition poussant des projets par milliers à voir le jour sur base de l’argent des petits porteurs guidés par leur cupidité… Longue phrase mais le sens y est !

  • Définissez vos objectifs

Avez-vous pour ambition d’investir sur le long terme ou plutôt sur le court terme ? Quel est le projet dans lequel vous voudriez investir ? Est-ce pour vos prochaines vacances à Bali ou votre retraite à Marrakech ? Tant de questions que vous devriez vous poser avant même d’engager un investissement quelconque.

Ainsi, qu’importe le projet, il n’y a pas de recette miracle, votre stratégie de placement doit tenir compte de vos objectifs mais aussi de votre situation de vie.

  • Déterminez votre profil d’investisseur

Généralement, il existe des profils plus à risque tandis que d’autres sont bien plus prudents. En fonction de cela, vous pourrez ainsi déterminer votre profil d’investisseur et vous interroger sur votre tolérance au risque. Ne l’oubliez pas, plus le rendement est élevé, plus le risque l’est également.

Voici trois facteurs qui influencent le degré de tolérance au risque :

  1. L’horizon de placement : Il s’agit du temps que vous vous donnez pour atteindre vos objectifs. Si votre horizon de placement est éloigné, vous pouvez donc prendre davantage de risques.
  2. Besoin de liquidité : Il s’agit de votre besoin d’argent sur le moment. Votre nécessité à pouvoir convertir votre investissement en argent liquide.
  3. Attitude face aux fluctuations du marché : C’est davantage psychologique que rationnel, vous aurez des réactions plus ou moins différents face aux pertes et aux fluctuations qu’une autre personne et cela déterminera votre résistance à la pression.
  • Informez-vous sur les types de placements

Plusieurs types de placements vont vous permettre d’investir pendant une période déterminée. Chaque type de placement prévoit une rentabilité en fonction du risque pris. Vous pouvez passer du rendement lié à l’épargne classique (rendement faible ; risque faible) à l’investissement en actions (rendement élevé ; risque élevé) selon le type d’entreprise dans lequel vous investissez et les risques inhérents.

Il existe toutefois la possibilité de mettre votre argent dans des fonds de couverture (Hedge Funds), des produits dérivés ou encore des contrats à terme qui sont tous des produits financiers complexes et parfois comportant un risque très élevé.

Notez bien entendu que toute émission de titres financiers est accompagnée d’un prospectus. Une fois que vous achetez une action ou une obligation, vous pouvez demander ce document qui renseigne les informations essentielles de l’émetteur et sur les risques du titre.

  • Diversification :

La diversification est essentielle pour réduire les risques. « Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. » Il est ainsi d’usage de répartir les investissements entre différentes classes d’actifs, secteurs et parfois même géographies.

  • Consultez un professionnel :

Si vous vous sentez peu armé(e) ou sûr(e) de vos décisions d’investissement, n’hésitez pas à consulter un conseiller financier qualifié qui vous apportera sa vision et son expérience. Il pourra ainsi vous aider à élaborer une stratégie d’investissement adaptée à vos besoins et à votre situation financière.

Merci Trade Republic qui sponsorise ce contenu pour vous aider à prendre vos investissements en main alors inscrivez-vous en cliquant ici et investissez facilement comme nous ! 🥰

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Nos analyses

Découvrez 5 actions intéressantes à ajouter à votre portefeuille dès maintenant !

Investir en bourse peut être une aventure tumultueuse, mais il existe des entreprises qui se distinguent par leur capacité à générer des résultats solides à long terme. Si vous cherchez des actions sur lesquelles vous pouvez compter, ne cherchez pas plus loin !

Voici cinq entreprises dans lesquelles investir quelques euros peut vous offrir des opportunités de croissance, des revenus de dividendes fiables et une stabilité rassurante.

1. Microsoft (NASDAQ: MSFT)

Dans le monde de la technologie, Microsoft est une force incontestable. Microsoft se démarque parmi les entreprises technologiques en raison de l’ampleur de ses produits et services, formant un écosystème diversifié sans équivalent parmi les géants de la tech.

Contrairement à de nombreuses entreprises qui dépendent fortement d’un produit phare ou d’un service spécifique, tels que l’iPhone d’Apple ou la publicité de recherche de Google chez Alphabet, Microsoft a créé une gamme diversifiée.

Cette diversification, combinée au nombre élevé de clients corporatifs qu’elle dessert, confère à Microsoft une couche supplémentaire de protection pendant les périodes économiques difficiles et les baisses du marché. Renoncer aux derniers produits électroniques ou réduire les dépenses publicitaires peut être plus réalisable que de se priver des services cloud, de se passer de Microsoft Office ou de négliger LinkedIn pour le recrutement.

De nombreuses entreprises du monde entier dépendent de Microsoft pour leurs opérations, ce qui offre à l’entreprise des perspectives à long terme prometteuses.

2. Apple (NASDAQ: AAPL)

Apple a fait la une ces dernières semaines en dépassant une capitalisation boursière de 3.000 milliards de dollars, un niveau qu’elle n’avait pas atteint depuis août. Les actions de l’entreprise ont augmenté de 48% depuis le début de l’année, malgré des baisses répétées dans ses segments de produits qui ont entraîné une baisse de 3% du chiffre d’affaires d’une année sur l’autre lors de son exercice 2023.

Apple a construit une fidélité à la marque presque inégalée dans le domaine technologique. Son écosystème interconnecté de produits dissuade simultanément les gens d’utiliser des appareils concurrents et encourage les utilisateurs à explorer progressivement les autres offres d’Apple.

La popularité des produits d’Apple lui a permis d’obtenir des parts de marché leaders dans plusieurs industries, détenant une part de marché de 55% sur le marché américain des smartphones. Cependant, il s’agit d’Apple, la société la plus précieuse au monde qui a enregistré une croissance boursière de 345% au cours des cinq dernières années.

3. Procter & Gamble (NYSE: PG)

Basée à Cincinnati, Ohio, P&G, géant des produits de consommation, brille sur la scène mondiale. Avec des opérations dans 70 pays et cinq segments commerciaux, l’entreprise a vu ses actions augmenter de 42,04% depuis son ajout à la liste Zacks en mars 2020, atteignant 145,49 $. Avec des marques bien connues telles que Tide et Pampers, Procter & Gamble offre une stabilité inégalée.

Les prévisions sont également prometteuses, avec une révision à la hausse des bénéfices pour 2024, portant l’estimation à 6,38 $. P&G maintient une moyenne de surprise de bénéfices de 2,4%. Avec une croissance projetée de 8,1% pour cette année fiscale, P&G offre aux investisseurs une opportunité unique. Restez informés sur notre blog, car P&G continue de tracer son chemin vers le succès financier.

Cette entreprise est considérée comme résistante aux récessions et elle maintient une croissance constante depuis des décennies.

4. Berkshire Hathaway (NYSE: BRK.B, BRK.A)

Berkshire Hathaway (BRK.B, BRK.A) est un conglomérat parmi les entreprises les plus précieuses au monde, avec une capitalisation boursière de plus de 750 milliards de dollars. Dirigée par Warren Buffett et son équipe exceptionnelle, la société a construit des participations importantes dans des géants tels qu’Apple, Bank of America, Coca-Cola et American Express.

La performance de Berkshire Hathaway est remarquable, surpassant régulièrement le S&P 500, un objectif courant pour les investisseurs individuels. Sur les dix dernières années, elle a dépassé le S&P 500 pendant sept années, affichant un taux de croissance annuel composé de 19,8% de 1965 à 2022, comparé à 9,9% pour le S&P 500.

Avec un secteur d’assurance prospère, des activités logistiques florissantes, et des milliards de dollars de revenus passifs provenant des dividendes de ses participations, Berkshire Hathaway promet de rester une puissance financière incontournable pour l’avenir prévisible.

5. Visa (NYSE: V)

Visa (V) se positionne en tant que leader mondial du traitement des paiements, offrant un exemple concret de l’efficacité d’un avantage concurrentiel pour une entreprise. Dans le cas de Visa, cet avantage se manifeste à travers sa portée mondiale, avec plus de 4,3 milliards de cartes en circulation et une acceptation par plus de 130 millions de commerçants à l’échelle mondiale.

La majeure partie des investissements nécessaires pour étendre la portée de Visa ont déjà été réalisés, permettant à l’entreprise de récolter les bénéfices aujourd’hui. Visa génère des revenus en prenant un pourcentage sur les transactions effectuées sur son réseau ou avec ses cartes, éliminant ainsi les coûts supplémentaires associés à la vente de produits physiques. Cela se traduit par des marges bénéficiaires impressionnantes, avec un taux de marge brute de 80%, une performance que peu d’entreprises peuvent égaler.

À mesure que le monde évolue progressivement vers des transactions numériques et sans numéraire, l’importance de Visa ne fera que se renforcer. C’est une action dans laquelle je me sens à l’aise d’investir et d’ajouter régulièrement à long terme.

Quelles actions avez-vous dans votre radar en ce moment ? Partagez vos réflexions dans les commentaires et n’oubliez pas de consulter nos autres articles pour rester informé sur les dernières tendances du marché !

Disclaimer

Bien que ces actions offrent des perspectives attrayantes, nous vous rappelons qu’il ne s’agit pas d’un conseil en investissement, il est essentiel de faire vos propres recherches avant d’investir. N’oubliez pas que les marchés sont dynamiques, et la diversification reste la clé du succès financier à long terme !

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Bourse Monde

Le DAX atteint son plus haut niveau grâce aux avancées des négociations sur la dette US !

Hier, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse, avec notamment l’indice allemand DAX atteignant son plus haut niveau depuis plus d’un an. Cette augmentation a été stimulée par des signes indiquant que Washington se rapproche d’un accord pour relever le plafond de la dette américaine et éviter un défaut de paiement.

  • L’indice STOXX 600, qui regroupe les principales actions européennes, a augmenté de 0,5 %.
  • Le CAC 40 français a bondi de 1 %
  • Le FTSE MIB italien a progressé de 1,4 %.

Aux États-Unis, les actions se sont également redressées après que le président Joe Biden et le principal républicain du Congrès Kevin McCarthy ont exprimé leur volonté de trouver rapidement un accord pour relever le plafond de la dette et éviter un défaut de paiement.

Cette évolution positive dans les négociations a conduit les investisseurs à être plus optimistes. Certains experts estiment qu’un compromis sera trouvé pour éviter le défaut de paiement, ce qui incite les investisseurs à revenir vers les actions et les actifs plus risqués.

Dans le contexte spécifique des entreprises, Volkswagen a enregistré une hausse de 2,2 % grâce à ses plans de remaniement de sa marque principale pour améliorer son efficacité et ses rendements. Les actions de Deutsche Bank AG ont légèrement augmenté de 0,2 % après que la banque a accepté de payer 75 millions de dollars pour régler un procès intenté par des femmes accusant la banque d’avoir facilité le trafic sexuel du financier Jeffrey Epstein.

Cependant, les principaux indices boursiers européens ont eu du mal à sortir de leur fourchette ce mois-ci en raison des inquiétudes des investisseurs concernant un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et une possible récession aux États-Unis. L’inflation dans la zone euro a accéléré le mois dernier, ce qui a également contribué aux préoccupations des investisseurs.

En résumé, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse hier, soutenus par des signes positifs concernant les négociations pour relever le plafond de la dette américaine. Cependant, certains facteurs, tels que les préoccupations concernant la politique monétaire de la BCE et l’inflation, continuent d’influencer les marchés.

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Energie Monde

Le Japon achète du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond au grand dam des alliés occidentaux

Le Japon a commencé à acheter du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond fixé par les États-Unis et ses alliés occidentaux, ce qui montre que Tokyo continue de renforcer ses liens avec Moscou malgré la pression internationale pour isoler la Russie.

Alors que de nombreux pays européens se sont passés du pétrole russe en réponse à l’invasion de l’Ukraine, le Japon a augmenté ses achats de gaz naturel russe.

En effet, le Japon ne possède pratiquement pas de combustibles fossiles, et dépend fortement des importations pour la plupart de ses besoins énergétiques. Certains analystes estiment que cette dépendance a fortement influencé l’hésitation du Japon à soutenir pleinement l’Ukraine contre la Russie. À ce jour, le Japon est le seul membre du Groupe des Sept à ne pas avoir fourni d’armes létales à l’Ukraine.

Malgré cette concession, les importations de gaz naturel russe vers le Japon sont relativement faibles, représentant environ un dixième de l’approvisionnement du Japon et une fraction de la production russe, selon le Wall Street Journal. La majeure partie des importations russes vers le Japon provient du projet Sakhaline-2, dans l’Extrême-Orient russe.

Les pays du G7 et l’Australie se sont mis d’accord sur un plafond de 60 dollars par baril pour le pétrole brut russe transporté par mer, afin de réduire les revenus de la Russie provenant de la vente de pétrole tout en évitant une flambée des prix du pétrole sur le marché mondial.

Ce plafond permet aux pays non membres de l’UE de continuer à importer du pétrole brut russe, mais interdit aux compagnies de transport maritime, d’assurance et de réassurance de manutentionner des cargaisons de pétrole brut russe dans le monde entier, à moins qu’elles ne soient vendues à un prix inférieur au plafond.

Les pays ont accordé une exception au plafond de 60 dollars le baril jusqu’en septembre pour le pétrole acheté par le Japon. Au cours des deux premiers mois de l’année, le Japon a acheté environ 748 000 barils de pétrole russe pour environ 70 dollars le baril.

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Banque & Finance Nos analyses

La Finance islamique en plein boom dans la région MENA, qu’en est-il ?

Lorsque Humayon Dar donne une conférence au sujet de la faisabilité d’un projet financier, la chance d’en tirer un nouvel enseignement est certaine. Le fondateur et directeur général de la London-based Cambridge Institute of Islamic Finance affirmait dans une de ses dernières sorties que : « La finance islamique n’est pas seulement un produit financier, mais aussi une philosophie de vie. Elle peut contribuer à la réalisation de l’équité sociale, de la stabilité économique et de la croissance durable dans le monde entier. »

Le présent article se propose d’analyser la pratique liée à la finance islamique dans son environnement le plus adapté, à savoir au sein des États de la région MENA. Il s’agirait aussi d’explorer le champ des possibles qu’offre le modèle, et de prendre conscience des enjeux liés à son implémentation au sein d’une économie dominée par un système bancaire occidentalo-centré depuis le 17ème siècle. 

Il est parfois très difficile de comprendre tous les termes techniques du jargon financier … qu’en advient-il alors si l’on vient prospecter sa branche islamique dont l’origine nous vient du Moyen-Orient ?  

Pour vulgariser la compréhension des principes de la finance islamique, le mieux serait de procéder par équivalence en prenant le système classique des banques commerciales comme point de référence. En associant à chacune des activités bancaires classiques son homologue en terme de finance islamique, on en conclut le jeu de correspondance suivant : 

  • Acceptation de dépôts : les banques islamiques offrent à leurs clients la possibilité de disposer de leurs liquidités dans des comptes de dépôt. Nonobstant, il ne faut pas espérer bénéficier d’intérêt annuel sur ces dépôts, les intérêts étant considérés comme une pratique non-licite en Islam. Au lieu de cela, la banque procède à l’investissement de ces fonds dans des domaines qui respectent les principes de la charia. Le client peut par ailleurs négocier avec la banque des secteurs d’investissement qui l’intéresse (éducation, infrastructures publiques, énergies, agriculture…). Ces comptes dits comptes Mudaraba génèrent des bénéfices qui sont partagés entre la banque et le client selon une répartition convenue à l’avance. Autrement, le client peut simplement décider de faire de son compte de dépôt un simple « coffre-fort » pour thésauriser son argent, c’est la Wadiah ou «dépôt de confiance ».
  • Prêt aux particuliers et aux entreprises : quatre contrats participatifs sont proposés par les banques islamiques pour pallier le non-recours au prêt à intérêt. Le contrat de Murabaha, la banque acquiert le bien ou le produit de consommation pour le compte du client en fixant une marge de majoration à la revente. Le client s’acquitte de son devoir contractuel par le remboursement échelonné du montant prédéfini (en prenant compte, le cas échéant, de l’appréciation de la valeur du bien). Dans le cadre du financement d’un projet entrepreneurial, les deux parties peuvent signer un contrat de Musharaka. La banque et le client participent en tant que partenaires dans le financement du projet en se partageant les bénéfices, ou en assumant mutuellement les pertes. Le contrat de Mudarabah est une alternative au contrat de Musharaka pour lequel le client n’investit pas de capital, mais engage son expertise et mobilise son temps pour la gestion du projet. Enfin, pour le contrat d’Ijarah, la banque islamique acquiert le bien et le loue au client pour une période prédéfinie avec option d’achat.
  • Emission et gestion de carte de crédit et de débit : les banques dites islamiques proposent à leur clientèle des cartes de débit prépayés ou des cartes de crédit sans intérêt.
  • Service de change et devises étrangères : les banques islamiques traitent les transactions de change en utilisant un système basé sur le principe d’achat et de vente, sans aucune forme de spéculation ou d’intérêt.
  • Services de gestion de trésorerie pour les entreprises / de comptes d’épargne et de comptes courants / de portefeuilles de placement pour les clients : les banques islamiques proposent également des services de gestion classique comparables à ceux des banques commerciales classiques dans le cadre de l’éthique conventionnelle défini par les contrats de Mudaraba et de Musharaka.
  • Services de conseils en matière d’investissement et de gestion financière : les banques islamiques proposent des services de conseil en matière d’investissement et de gestion financière qui sont conformes aux principes de la charia. Ces services proposent des projets d’investissements qui sont en conformité avec les principes de l’Islam, en prenant compte de l’interdiction de l’usure et de la spéculation, ainsi qu’en encourageant la promotion de l’investissement dans des projets socialement responsables. Les investissements proposés par les banques islamiques sont rigoureusement examinés pour s’assurer qu’ils sont conformes aux principes de la Charia. Par exemple, les investissements dans des entreprises impliquées dans des industries telles que l’alcool ou le jeu sont évités. Les investissements doivent également respecter les principes d’équité et de responsabilité sociale.
  • Services de paiement en ligne et mobiles : les banques islamiques peuvent proposer des services de paiement en ligne et mobiles qui respectent les principes de la Charia dans le cadre du traitement des transactions opérées. Par ailleurs, la démocratisation croissante de la culture start-up pousse les banques islamiques à investir dans des projets qui leur permettent de renforcer leur système de services digitalisés ( Liwwa, Al Maali ou prochainement FlouSS).
  • Courtage en bourse et investissement en titres : ces services incluent notamment des investissements dans des actions de sociétés éthiques et responsables, qui sont en accord avec les enseignements islamiques. Les banques islamiques s’engagent à offrir des solutions d’investissement éthiques, qui sont alignées avec les croyances et les valeurs de leurs clients.

Selon les estimations, la part de marché de la finance islamique dans le secteur bancaire de la région MENA représente actuellement environ 20 % du marché. Les pays comme l’Arabie Saoudite (National Commercial Bank), les Émirats arabes unis (Emirates Islamic), le Qatar (Qatar Islamic Bank) et le Koweït (Kuwait Finance House ) sont les leaders dans ce domaine, avec des secteurs financiers islamiques développés qui ont vu leur part de marché croître régulièrement au fil des ans. 

Le développement rapide de secteur est la conséquence d’une demande croissante de la part de la population de la région où le taux de bancarisation reste encore et en moyenne relativement bas par comparaison aux économies occidentales. En effet, les banques islamiques se sont imposées comme une solution alternative au système classique par la possibilité offerte aux consommateurs de rallier leur pratiques religieuses et financières.

La dimension morale prônée par les banques islamique n’est pas le projet du seul vecteur religieux. La question de l’éthique sociale introduit une dimension plus englobante d’égalité, de coopération et de solidarité qui ne fait pas des banques islamiques l’exclusivité monopolistique de la seule clientèle musulmane.

En outre, les plans d’investissement sont majoritairement axés sur des projets à impact social (éducation, santé …) et environnemental (énergies renouvelables, green start-up  … ) qui peuvent intéresser une vaste tranche de la population sans poser la question des croyances.

Les banques islamiques ont pour ambition de participer à la réduction de la pauvreté ainsi qu’à la création d’emplois par l’utilisation des produits de financement participatif, exposés dans les propos susdits, pour les micro-entreprises et les projets à petite échelle, qui sont souvent exclus du système bancaire traditionnel.  

L’avenir de la pratique financière islamique dans la région MENA, et notamment dans la région du Maghreb où l’industrie entame à peine son développement, dépendra essentiellement de l’éducation de la population vis-à-vis de ses fondements. Les banques islamiques peinent à mettre en lumière l’impact social qui demeure, après la question religieuse, la principale proposition de valeur pour leur clientèle potentielle. 

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Profiter de l’engouement de ChatGPT en Bourse, c’est possible !

ChatGPT est en passe de devenir la référence historique qui offrira son moment de consécration à l’industrie de l’IA, et la création des équipes OpenAI ne manque pas de monopoliser l’actualité tech.

Derrière le projet gutemberguesque de deux milliardaires qui ont su anticiper l’évolution centenaire avenir, celle entamée par des chatbots et qui aujourd’hui s’enflamme dans les systèmes les plus complexes de sécurité et de transport, Elon Musk et Sam Altman sont restés réalistes en demandant l’impossible par la création d’une association à but non-lucratif en y insufflant un « petit » capitale d’une centaine de millions de dollars valorisée à l’heure actuelle par Thrive Capital et Founders Fund à près de quelques 29 milliards de dollars. 

Mais à l’heure actuelle, surfer sur le succès fulgurant de la start-up californienne reste un privilège confiné au domaine des gros joueurs auquel vous et moi n’avons pas accès, ou du moins, pas pour le moment.   

Dans les prochaines années, la révolution IA continuera non seulement à prendre une forme de plus en plus concrète dans nos vies, mais elle orchestrera les fluctuations des grands indices boursiers, en prêtant à ce mastodonte de l’industrie technologique l’humilité de ne pas espérer constituer son propre nouvel indice de capitalisation.  

Mais alors quel serait le vecteur motivant une telle résilience face à l’entrée en bourse d’OpenAI ?

Tout d’abord, il est nécessaire de préciser qu’une absence publique des marchés financiers ne signifie en aucun cas l’inexistence d’actions OpenAI. Certaines compagnies (Uber, AirBnB, Affirm …) préfèrent rester à l’ombre de Wall Street, et ce, pour quatre raisons essentielles :  

  • OpenAI tel que l’entreprise fonctionne actuellement permet à ses équipes de jouir d’une grande flexibilité en termes de prise de décisions, de planifications stratégiques et d’opérations puisqu’elles ne sont pas soumises au même niveau d’examen public et de réglementation que les entreprises publiques.  
  • Les principaux actionnaires de l’entreprise possèdent un contrôle total leur permettant de tracer les grandes lignes directrices et de définir les orientations futures d’OpenAI.  
  • La confidentialité : Les entreprises privées ne sont pas tenues de divulguer autant d’informations financières que les entreprises publiques, ce qui leur permet de préserver la confidentialité de leurs opérations commerciales et de leurs résultats financiers.  
  • Si ChatGPT est la star-tech de ce début d’année, OpenAI se doit, sinon de pondre une nouvelle innovation, au moins de tenir le cap de son succès sur le moyen terme pour assurer et rassurer les investisseurs quant à leurs placements… une question donc de timing.  

Cela étant dit, c’est en prenant connaissance des principales parties prenantes qui se partagent les parts du gâteau californien qu’il serait possible de s’inviter à la fête. Effectivement, et sans grande surprise, Microsoft figure sur la liste V.I.P avec l’annonce d’un nouvel investissement de 10 milliards de dollars succédant au premier milliard reçu par OpenAI en 2019 de la part de la multinationale ; pour rappel, GPT-3 fait l’objet d’une licence exclusive pour Microsoft et de son service cloud Azure. Si vous cherchez à parier sur l’avenir du cours de l’action OpenAI et de l’intelligence artificielle en général, l’achat d’actions Microsoft est probablement la meilleure option.

Le confectionneur américain de cartes graphiques, Nvidia, semble lui aussi constituer un bon moyen d’investissement indirect pour exposer son portfolio au boom de l’industrie de l’intelligence artificielle. Tous les modèles GPT-3 ont été entraînés sur les GPU de Nvidia puisque l’entreprise dispose d’une infrastructure matérielle et logicielle parmi les plus avancées en matière d’IA. Il est donc probable que la valeur de ses actions augmente à mesure que le secteur progresse.

Enfin, l’idée serait de prendre conscience du fait que le domaine n’est encore qu’à ses débuts, qu’OpenAI n’est qu’un précurseur et que les compétiteurs entament eux aussi leur montée en puissance.

DeepMind de Google est également l’une des sociétés d’IA les plus avancées, avec des modèles qui rivalisent avec ceux de GPT3, d’autant plus que les actions Alphabet continuent de prendre en valeur depuis l’annonce faite par Sundar Pichai de vouloir renforcer la présence de son groupe sur le marché de l’IA.    

Les prochaines semaines risquent de marquer un tournant décisif pour l’industrie de la tech … et les marchés financiers semblent bien se préparer à accueillir ce bouleversement avec un début 2023 dans le vert pour les investisseurs !