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Investissement progressif : pourquoi investir chaque mois

« Le plus grand ennemi de l’investisseur n’est souvent pas le marché… mais lui-même. » Cette idée résume parfaitement l’intérêt de l’investissement progressif.

Beaucoup d’investisseurs pensent devoir trouver le moment idéal pour entrer sur le marché. Ils attendent une correction, un signal économique ou le “bon prix”. Sur le papier, cette stratégie semble logique : acheter au plus bas et vendre au plus haut.

Mais dans la réalité, anticiper les marchés de manière régulière est extrêmement difficile. Et c’est précisément dans cet écart entre théorie et pratique que l’investissement progressif prend tout son sens.

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Investir en une fois ou investir progressivement

Lorsqu’un investisseur dispose de capital, deux approches principales existent : investir tout le montant immédiatement ou investir progressivement, par exemple chaque mois. La première approche repose sur une logique simple : puisque les marchés montent sur le long terme, investir le plus tôt possible maximise le temps d’exposition.

La seconde approche repose sur un principe différent : réduire le risque de mauvais timing en étalant les investissements dans le temps. Cette stratégie est souvent appelée investissement progressif ou Dollar Cost Averaging (DCA).

Le principe de l’investissement progressif

Le principe est simple : investir un montant fixe à intervalles réguliers, généralement chaque mois, indépendamment des conditions de marché. Par exemple, un investisseur peut placer 300 € chaque mois dans le même ETF ou le même portefeuille pendant plusieurs années.

Lorsque les marchés baissent, la même somme permet d’acheter davantage de parts. Lorsqu’ils montent, elle en achète moins. Avec le temps, cela produit un prix d’achat moyen et évite de dépendre d’un seul point d’entrée sur le marché.

La puissance de la régularité

L’investissement progressif fonctionne moins comme une stratégie de marché que comme une discipline financière. Au lieu de se demander constamment si le moment est opportun pour investir, l’investisseur suit une règle simple : investir chaque mois, quelles que soient les conditions de marché.

Cette régularité élimine une grande partie de la pression liée au timing, transforme l’investissement en habitude et permet surtout de continuer à investir pendant les périodes de baisse, souvent les moments les plus importants pour construire une performance future.

Là où la psychologie entre en jeu

En théorie, investir une somme importante immédiatement peut être statistiquement avantageux si les marchés progressent sur le long terme. Mais en pratique, les investisseurs ne sont pas des modèles mathématiques. Ils réagissent aux fluctuations, aux corrections et aux crises.

Un investisseur qui place une somme importante juste avant une chute de marché peut être tenté de vendre dans la panique. À l’inverse, celui qui investit progressivement suit simplement son plan, achète davantage lorsque les prix baissent et reste exposé sur la durée.

L’effet cumulatif du temps

L’investissement progressif tire également parti d’un autre moteur essentiel de la richesse financière : la capitalisation. Chaque nouvelle contribution s’ajoute au capital existant, qui lui-même continue de croître.

Au fil des années, les contributions régulières, les dividendes réinvestis et la croissance des marchés peuvent transformer de petites sommes mensuelles en capital significatif. La clé n’est pas nécessairement la taille des versements, mais leur régularité et leur durée.

Simplicité contre perfection

Comme souvent en finance, la stratégie la plus simple n’est pas forcément la plus optimisée sur le plan théorique, mais elle peut être la plus efficace dans la réalité. Les stratégies complexes exigent des décisions fréquentes, une analyse constante des marchés et une discipline psychologique difficile à maintenir sur plusieurs décennies.

À l’inverse, investir chaque mois dans un portefeuille diversifié demande surtout de la constance.

La vraie force de l’investissement progressif

La vraie force de l’investissement progressif n’est donc pas de battre les marchés. Elle est de rendre l’investissement durable. En théorie, la performance dépend du comportement des marchés. En pratique, elle dépend aussi de la capacité de l’investisseur à rester discipliné pendant des années.

Et sur plusieurs décennies, cette différence entre stratégie idéale et comportement réel peut devenir décisive.

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Top secteurs pour dynamiser votre portefeuille 2026

Dans un environnement économique où l’inflation reste surveillée de près, où les politiques monétaires évoluent progressivement et où les marchés financiers alternent entre phases d’optimisme et périodes de volatilité.

De nombreux investisseurs cherchent à identifier les secteurs susceptibles de porter la croissance des prochaines années. Au-delà du choix des entreprises individuelles, une approche souvent utilisée consiste à observer les grandes tendances sectorielles susceptibles de bénéficier de transformations économiques, technologiques ou énergétiques.

En 2026, plusieurs secteurs continuent d’attirer l’attention des investisseurs, notamment en raison de leur rôle potentiel dans les grandes transitions en cours.

Dans un portefeuille d’investissement, toutes les entreprises n’évoluent pas au même rythme. Certaines industries connaissent des périodes de forte expansion lorsque de nouvelles technologies émergent, que la demande mondiale évolue rapidement ou encore lorsque les politiques publiques soutiennent certains domaines. Identifier ces dynamiques peut permettre aux investisseurs d’exposer une partie de leur portefeuille à des secteurs porteurs, tout en conservant une diversification suffisante.

⚠️ Important : même les secteurs considérés comme prometteurs peuvent connaître des périodes de baisse ou de volatilité.

Intelligence artificielle et technologies avancées

L’intelligence artificielle reste l’un des thèmes d’investissement les plus suivis depuis plusieurs années. Son développement dépasse aujourd’hui largement le cadre des entreprises technologiques traditionnelles et se diffuse progressivement dans de nombreux secteurs de l’économie.

On retrouve désormais l’IA dans les logiciels professionnels, l’automatisation industrielle, la cybersécurité, l’analyse de données ou encore certains services financiers. Cette diffusion progressive explique pourquoi l’écosystème technologique dans son ensemble notamment les semi-conducteurs, le cloud computing et les infrastructures numériques continue d’être étroitement surveillé par les investisseurs.

Cependant, la valorisation de certaines entreprises technologiques peut être élevée, ce qui implique d’aborder ce secteur avec prudence.

Crypto-actifs et infrastructures blockchain

Les crypto-actifs continuent également de susciter l’intérêt d’une partie des investisseurs. Depuis l’émergence du Bitcoin il y a plus d’une décennie, l’écosystème blockchain s’est progressivement développé autour de plusieurs usages : paiements numériques, finance décentralisée (DeFi), tokenisation d’actifs ou encore infrastructures de contrats intelligents.

Certaines entreprises technologiques, institutions financières et gestionnaires d’actifs suivent désormais ce marché de plus près, notamment en raison de son potentiel d’innovation dans les infrastructures financières et les systèmes de transfert de valeur.

Au-delà des cryptomonnaies elles-mêmes, l’écosystème inclut également des entreprises liées aux plateformes d’échange, aux services de conservation d’actifs numériques, aux solutions de paiement ou encore au développement d’applications basées sur la blockchain.

Toutefois, les crypto-actifs restent une classe d’actifs particulièrement volatile. Les prix peuvent fluctuer fortement en fonction des conditions macroéconomiques, de la réglementation ou encore du sentiment des investisseurs.

Une plateforme pour accéder facilement à plusieurs secteurs

Pour les investisseurs particuliers, suivre ces différentes tendances peut parfois sembler complexe. C’est pourquoi certaines plateformes d’investissement proposent aujourd’hui un accès simplifié à plusieurs classes d’actifs depuis une seule application.

Par exemple, Bitpanda permet d’accéder à différents marchés au sein d’une même plateforme, notamment :

  • actions
  • ETF
  • crypto-actifs
  • métaux précieux

Cette approche multi-actifs peut permettre aux investisseurs de diversifier plus facilement leur portefeuille et d’exposer différentes parties de leur allocation à plusieurs secteurs ou thématiques économiques.

L’idée n’est pas de miser uniquement sur une tendance, mais plutôt de construire progressivement une stratégie d’investissement diversifiée en fonction de son profil et de ses objectifs.

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Transition énergétique, infrastructures électriques et pétrole

La transition énergétique reste un thème structurant pour les prochaines décennies. Plusieurs segments attirent l’attention des marchés, notamment les énergies renouvelables, les infrastructures électriques, le stockage d’énergie ou encore les réseaux intelligents.

La montée en puissance des véhicules électriques, des centres de données ou de l’électrification industrielle pourrait continuer d’augmenter la demande en énergie et en infrastructures énergétiques modernes.

Parallèlement, le marché du pétrole reste un élément central de l’équilibre énergétique mondial. Les tensions géopolitiques, les décisions de production des pays exportateurs et les dynamiques de la demande mondiale peuvent provoquer des variations importantes des prix de l’énergie.

Historiquement, plusieurs périodes de hausse rapide du pétrole souvent qualifiées de chocs pétroliers ont eu un impact significatif sur l’économie mondiale, notamment via l’augmentation des coûts de transport, de production et d’énergie.

Dans un contexte où certaines régions du monde restent exposées à des tensions géopolitiques et où la demande énergétique continue de croître, certains analystes évoquent régulièrement la possibilité de nouvelles périodes de tension sur les prix du pétrole.

Pour les investisseurs, cela signifie que les entreprises liées à l’énergie ou aux infrastructures pétrolières peuvent parfois bénéficier de ces cycles haussiers, tandis que d’autres secteurs peuvent être pénalisés par la hausse des coûts énergétiques.

Santé, biotechnologies et innovation médicale

Le secteur de la santé reste également un pilier important pour de nombreux portefeuilles. Plusieurs tendances soutiennent son développement, notamment le vieillissement de la population, les innovations médicales et biotechnologiques ou encore les progrès dans les technologies de santé.

Les entreprises de biotechnologie, les fabricants d’équipements médicaux et certaines sociétés pharmaceutiques continuent d’être étudiés par les investisseurs à la recherche de potentiel d’innovation à long terme. Toutefois, ce secteur peut être volatil, notamment pour les petites entreprises dont les résultats dépendent souvent d’essais cliniques.

Métaux stratégiques, matières premières et cybersécurité

La transition énergétique et le développement technologique reposent sur l’utilisation croissante de certains métaux et matières premières. Plusieurs ressources jouent un rôle clé dans différents secteurs, comme le cuivre pour les infrastructures électriques, le lithium pour les batteries ou encore le nickel pour certaines technologies de stockage d’énergie.

Ces matériaux sont parfois considérés comme des ressources stratégiques pour les nouvelles technologies et l’électrification de l’économie. Toutefois, les matières premières restent des actifs cycliques dont les prix peuvent fluctuer fortement selon l’offre et la demande mondiale.

Dans un registre différent mais tout aussi stratégique, la cybersécurité devient un enjeu majeur avec la digitalisation croissante des entreprises. La protection des données et la sécurisation des infrastructures numériques sont devenues des priorités pour de nombreuses organisations.

Conclusion

En 2026, plusieurs secteurs continuent d’attirer l’attention des investisseurs, notamment l’intelligence artificielle, la transition énergétique, la santé, les métaux stratégiques ou encore la cybersécurité.

Les tensions possibles sur les marchés de l’énergie, notamment autour du pétrole, rappellent également que certains secteurs peuvent être influencés par des dynamiques géopolitiques et économiques plus larges.

Dans ce contexte, disposer d’outils permettant d’accéder à plusieurs classes d’actifs peut aider les investisseurs à adapter leur portefeuille et à suivre ces grandes tendances économiques sur le long terme.

⚠️ Disclaimer

Les services d’exécution uniquement pour les Actions, ETF et ETC sont fournis par Bitpanda Financial Services GmbH. Ceci ne constitue pas une offre au public. Investir comporte un risque de perte, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Évaluez votre situation personnelle et consultez un conseiller indépendant avant d’investir. Des frais (spreads, frais de change, coûts de produits et taxes) peuvent s’appliquer et réduire les rendements. Consultez la documentation des coûts avant toute opération.

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Quand la théorie rencontre la réalité des marchés financier

« En théorie, il n’y a pas de différence entre théorie et pratique. En pratique, la différence est énorme. » Cette phrase résume parfaitement l’investissement moderne.

De nombreuses stratégies paraissent supérieures sur le papier. Elles reposent sur des données historiques solides, des raisonnements statistiques élégants et des modèles cohérents.

Mais une fois transposées dans le monde réel celui des frais, des impôts, des transactions et des comportements humains leur avantage théorique peut disparaître. Le débat autour de la pondération égale du S&P 500 illustre précisément cette différence.

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Un indice est une idée, un fonds est une exécution

Un indice comme le S&P 500 n’est qu’une construction statistique. Il ne détient aucun actif, ne paie aucun frais et ne subit aucune contrainte fiscale. À l’inverse, un fonds indiciel doit acheter et vendre des titres, gérer les flux d’investisseurs, payer des frais de gestion et absorber les coûts de transaction. Autrement dit, l’indice vit dans un univers théorique sans friction, tandis que le fonds évolue dans le monde réel. Et c’est dans cet écart que se joue une partie essentielle de la performance.

La montée des interrogations sur la concentration

Ces dernières années, le S&P 500 s’est fortement concentré autour de quelques géants technologiques comme Nvidia, Apple ou Alphabet, chacun représentant plus de 5 % de l’indice. Cette concentration alimente une interrogation légitime : un indice peut-il encore être considéré comme réellement diversifié lorsqu’il dépend autant d’un petit nombre d’entreprises ? C’est ce contexte qui a ravivé l’intérêt pour une alternative plus équilibrée : la pondération égale.

La logique séduisante de la pondération égale

Le S&P 500 Equal Weight repose sur un principe simple : chaque entreprise représente environ 1/500e de l’indice, soit près de 0,2 %, avec un rééquilibrage régulier. Contrairement à la pondération par capitalisation où les plus grandes entreprises dominent cette méthode répartit le poids uniformément. En théorie, cela augmente l’exposition aux entreprises de taille moyenne, réduit le risque de concentration et force mécaniquement à vendre les titres devenus trop chers pour racheter ceux qui ont sous-performé. Historiquement, depuis 2003, l’indice Equal Weight a d’ailleurs légèrement surperformé l’indice classique. Sur le papier, l’argument paraît solide.

Là où la théorie se fissure

Mais un investisseur ne peut pas acheter un indice.

Il doit acheter un fonds.

Prenons deux exemples :

  • le Invesco S&P 500 Equal Weight ETF
  • le Vanguard 500 Index Fund

L’indice Equal Weight a légèrement battu le S&P 500 classique.

Pourtant, le fonds Equal Weight n’a pas battu le fonds traditionnel.

Pourquoi ?

Parce que la pondération égale impose un rééquilibrage fréquent.
Chaque trimestre, le fonds doit :

  • vendre les actions ayant le plus monté
  • racheter celles ayant sous-performé

Ces opérations génèrent :

  • davantage de transactions
  • davantage de frais
  • davantage de frictions fiscales
  • davantage d’écarts de prix

Ces coûts, invisibles dans l’indice théorique, réduisent la performance réelle.

Dans un ETF équipondéré, aucune entreprise ne domine

Ce graphique illustre concrètement la logique de la pondération égale : aucune entreprise ne dépasse réellement 0,5 % du portefeuille, même parmi les dix premières positions. Le contraste avec le S&P 500 traditionnel est frappant, où quelques géants peuvent peser chacun plus de 5 %. Ici, le risque spécifique est fortement dilué et la dépendance à une poignée de valeurs disparaît presque totalement.

Mais cette stabilité apparente repose sur un mécanisme actif en arrière-plan : pour maintenir ces pondérations homogènes, le fonds doit rééquilibrer régulièrement ses positions. Autrement dit, la diversification parfaite n’est pas gratuite elle nécessite des ajustements fréquents, et donc des coûts invisibles qui finissent par peser sur la performance réelle.

Le poids invisible des frictions

La différence peut sembler modeste quelques dixièmes de point par an mais sur vingt ans, l’écart devient significatif. L’effet cumulatif des frais et des coûts de rotation transforme un léger avantage théorique en désavantage pratique. Plus une stratégie semble optimisée sur le plan statistique, plus elle nécessite d’interventions. Et plus elle nécessite d’interventions, plus elle engendre de coûts. L’optimisation mathématique ne garantit donc pas l’efficacité opérationnelle.

Simplicité contre sophistication

Cette observation dépasse la seule question du S&P 500. Elle rappelle qu’un modèle académique ignore les coûts, tandis qu’un portefeuille réel les subit en permanence. De nombreuses stratégies séduisantes factorielles, smart beta ou rotations tactiques reposent sur des écarts de performance relativement faibles. Lorsque ces écarts sont inférieurs aux frictions qu’elles génèrent, l’avantage disparaît. Paradoxalement, la stratégie la plus simple large diversification, pondération par capitalisation, faibles frais et faible rotation reste souvent la plus robuste, non parce qu’elle est théoriquement parfaite, mais parce qu’elle minimise les pertes invisibles.

La vraie question

La différence entre théorie et pratique n’est pas marginale, elle est structurelle. En théorie, une stratégie doit battre un indice. En pratique, elle doit battre les frais, les impôts, les coûts de transaction et parfois même les propres comportements de l’investisseur. La question n’est donc pas : « Quelle stratégie est la meilleure sur le papier ? » mais plutôt : « Quelle stratégie reste efficace après toutes les frictions du monde réel ? » Car en finance, l’écart paraît minime au départ… mais sur plusieurs décennies, il devient décisif.

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Comparer deux entreprises sans cadre commun est une erreur (avec Zonebourse)

Analyser une action est un exercice exigeant. Mais comparer deux entreprises sans méthodologie homogène est encore plus risqué.

Chez Parlons Finance, nous avons appris avec le temps que le principal piège n’est pas l’absence d’opinion. Le véritable risque réside dans une comparaison mal structurée.

Deux sociétés d’un même secteur peuvent afficher :

  • des trajectoires boursières très différentes,
  • des niveaux de valorisation divergents,
  • des dynamiques fondamentales contrastées,

…tout en étant perçues comme “équivalentes” par un investisseur pressé.

C’est précisément pour éviter cet écueil que nous utilisons les Ratings Zonebourse comme point d’entrée analytique.

Non pas comme outil de décision automatique. Mais comme cadre structurant.

Une base de comparaison homogène

Les Ratings Zonebourse sont calculés quotidiennement sur environ 60 000 sociétés cotées dans le monde.

Seules celles disposant d’un historique et de données financières suffisantes – environ 10 000 entreprises – sont réellement comparables.

L’intérêt est double :

  1. Uniformiser la lecture des données
  2. Identifier rapidement les forces et faiblesses relatives

En un seul écran, il est possible d’évaluer :

  • la solidité financière,
  • la croissance et la rentabilité,
  • la valorisation,
  • la dynamique boursière (momentum),
  • le consensus des analystes.

Ce n’est pas la note globale qui apporte le plus de valeur.

Ce sont les écarts entre les critères.

Cas pratique : Eli Lilly vs Novo Nordisk

La rivalité entre Eli Lilly et Novo Nordisk dans le traitement de l’obésité illustre parfaitement l’intérêt d’un cadre commun d’analyse.

Suite à des résultats cliniques jugés décevants pour son traitement CagriSema, Novo Nordisk a récemment subi une forte correction boursière, tandis qu’Eli Lilly bénéficiait d’un regain d’intérêt des investisseurs.

Sans outil structuré, l’analyse peut vite devenir émotionnelle.

Avec un cadre homogène, la lecture devient plus rationnelle.

1. Momentum

La chute du titre Novo Nordisk a mécaniquement dégradé sa dynamique boursière sur 12 mois.

À l’inverse, Eli Lilly conserve une trajectoire plus favorable.

Le signal n’est pas une conclusion.
Il indique simplement où se concentre actuellement la confiance du marché.

2. Valorisation

Eli Lilly se traite historiquement sur des multiples plus élevés.

Cela signifie que le marché intègre déjà une forte prime liée :

  • à son avance clinique,
  • à son potentiel de croissance,
  • à sa visibilité commerciale.

Novo Nordisk, après correction, peut apparaître relativement moins exigeant en valorisation.

La question stratégique devient alors :

  • Paie-t-on la qualité déjà démontrée ?
  • Ou une entreprise en phase d’ajustement ?

3. Fondamentaux

Les deux groupes restent solides financièrement.

Cependant, dans l’industrie pharmaceutique, quelques points d’écart dans l’efficacité clinique peuvent modifier :

  • les anticipations de ventes,
  • les perspectives de parts de marché,
  • et donc les modèles de valorisation.

Ce type de divergence apparaît immédiatement lorsque l’on observe les critères séparément plutôt qu’une simple performance boursière.

Un filtre avant l’analyse approfondie

Les Ratings ne remplacent pas l’étude des rapports annuels, ni l’analyse sectorielle.

Ils servent de premier filtre rationnel.

Ils permettent :

  • de gagner du temps,
  • de structurer la réflexion,
  • d’éviter les biais liés à l’actualité immédiate.

En investissement, le danger n’est pas l’absence d’opinion.
C’est l’opinion formée sans cadre.

Conclusion

Comparer deux entreprises exige une méthodologie commune.

Sans référentiel homogène, le risque est de confondre perception et réalité.

Les Ratings Zonebourse constituent, pour nous, un outil efficace pour structurer cette première étape d’analyse avant d’approfondir.

Pour découvrir l’ensemble des outils proposés par Zonebourse, dont les Ratings :

(Contenu informatif – ceci ne constitue pas un conseil en investissement.)

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Bitpanda lance une offre exclusive sur les métaux précieux : 15€ offerts en argent

Dans un contexte où l’inflation reste un sujet central et où les marchés alternent phases de rebond et épisodes de stress, de plus en plus d’investisseurs cherchent des actifs capables de stabiliser un portefeuille.

Parmi eux, les métaux précieux reprennent une place importante et pas uniquement l’or.

C’est justement l’objectif de la nouvelle activation de Bitpanda autour des métaux précieux tokenisés (M-Token) : faciliter l’accès à l’or, l’argent, le platine ou le palladium, via une application multi-actifs, avec une offre réservée aux nouveaux utilisateurs.

Pourquoi les métaux précieux reviennent sur le devant de la scène

Historiquement, l’or et l’argent sont associés à la notion de “valeur tangible”. Mais au-delà de l’image, leur intérêt revient souvent dans trois situations :

  • Quand l’incertitude augmente (politique, géopolitique, macroéconomie)
  • Quand les monnaies perdent du pouvoir d’achat (inflation)
  • Quand la volatilité boursière redevient forte

En pratique, de nombreux investisseurs voient les métaux comme un outil de diversification : ils ne remplacent pas les actions ou les ETF, mais peuvent contribuer à équilibrer un portefeuille trop exposé à un seul scénario.

Focus 2026 : l’argent (Silver) n’est pas seulement “le petit frère” de l’or

L’or concentre souvent l’attention médiatique. Pourtant, l’argent possède une particularité : il est à la fois un actif “patrimonial” (valeur refuge dans l’imaginaire collectif) et un métal industriel très utilisé.

On le retrouve notamment dans :

  • certains composants électroniques,
  • des usages liés à l’énergie et à l’industrie,
  • divers segments technologiques.

Résultat : l’argent est parfois perçu comme un actif à double moteur (investissement + industrie), ce qui explique pourquoi il revient dans les discussions quand les investisseurs reconsidèrent leur allocation.

⚠️ Important : cela ne constitue pas une promesse de performance. Le prix de l’argent fluctue et peut baisser.

Bitpanda Metals : investir sans gérer le “problème du physique”

Acheter des métaux en direct (pièces, lingots) peut vite devenir contraignant : stockage, assurance, logistique, revente, etc.

Bitpanda propose une approche plus simple avec Bitpanda Metals, permettant d’investir de manière fractionnée, tout en mettant en avant des éléments clés :

  • Vous détenez un droit de propriété sur le métal sous-jacent
  • Métaux adossés physiquement, stockés en Suisse et certifiés LBMA
  • Stockage sécurisé en Suisse
  • Investissement fractionné dès 1€
  • Accès via une plateforme européenne multi-actifs (métaux + crypto + actions/ETF/ETC dans la même app)
    Bitpanda FR Affiliates – Metals…

L’idée est donc de rendre l’exposition aux métaux plus accessible, y compris pour les profils débutants qui veulent tester une allocation “petite brique”, plutôt qu’un achat important en une fois.

L’offre actuelle : 15€ offerts en argent, limitée à 2 000 nouveaux utilisateurs

Bitpanda déploie une offre promotionnelle centrée sur les métaux précieux avec une mécanique très simple :

🎁 Récompense : 15€ offerts en Silver (argent)
✅ Conditions :

  • Être nouveau client Bitpanda
  • S’inscrire uniquement via le lien dédié (tracking obligatoire)
  • Finaliser la vérification d’identité (KYC)
  • Effectuer un trade d’au moins 50€ en métaux (or/argent/platine/palladium)

⏳ Fenêtre : offre limitée dans le temps et surtout limitée aux 2 000 premiers participants éligibles.

👉 Lien dédié à utiliser (obligatoire pour être éligible) :

Comment participer (pas à pas)

  1. S’inscrire via le lien dédié (sinon l’offre ne peut pas être attribuée)
  2. Faire la vérification d’identité (KYC)
  3. Effectuer un premier dépôt si nécessaire
  4. Réaliser un achat (trade) ≥ 50€ en métaux précieux
  5. La récompense est ensuite créditée sur le compte Bitpanda des participants éligibles (dans les conditions prévues par l’offre).

Pour qui cela peut faire sens (et pour qui non)

Cette offre peut être pertinente si vous :

  • voulez découvrir les métaux sans acheter de pièces/lingots,
  • cherchez à diversifier une petite partie de votre allocation,
  • aimez l’idée de centraliser plusieurs classes d’actifs dans une app.

En revanche, si vous cherchez une “garantie” ou un rendement certain, ce n’est pas adapté : les métaux restent des actifs dont le prix peut varier à la hausse comme à la baisse.

Conclusion

Les métaux précieux reviennent progressivement dans les stratégies de diversification, et l’argent (Silver) attire à nouveau l’attention, notamment parce qu’il combine dimension “réserve de valeur” et usages industriels.

Avec cette opération limitée, Bitpanda mise sur une mécanique simple : un premier trade en métaux pour déclencher 15€ offerts en argent, dans la limite de 2 000 nouveaux utilisateurs.

👉 Accès à l’offre (lien dédié obligatoire) :

Disclaimer (conformité)

Capital à risque. CG applicables. Réservée aux 2 000 premiers nouveaux utilisateurs. Inscription via un lien d’affiliation promotionnel obligatoire. Une offre spéciale par utilisateur. Bitpanda Metals (M-Token) est un produit non réglementé proposé par Bitpanda Metals GmbH (FN 511923 d). Bitpanda Metals ne constitue pas un crypto-actif au sens de MiCAR. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Vous pouvez perdre tout ou partie du capital investi.

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Aktionnaire Day : le rendez-vous des investisseurs

Aktionnaire Day s’impose comme le plus grand événement français dédié aux nouveaux investisseurs.

Organisé à Station F, il réunit plus de 3 000 participants pour une journée immersive autour de l’investissement, avec plus de 80 intervenants et partenaires mobilisés pour décrypter les marchés et proposer des solutions adaptées à tous les profils. L’ambition est claire : rendre la culture financière plus accessible, plus lisible et plus concrète.

Comprendre avant d’investir

Alors que les outils d’investissement se multiplient, beaucoup de particuliers manquent encore de repères face à la complexité des marchés. Aktionnaire Day répond à ce besoin à travers des tables rondes, des retours d’expérience et des échanges directs avec des experts. Les participants peuvent décrypter les grandes tendances économiques, explorer différentes stratégies (bourse, ETF, immobilier, private equity, crypto, finance durable…) et identifier des approches adaptées à leur niveau d’expérience, du débutant à l’investisseur confirmé.

Des speakers de référence pour éclairer les décisions

L’événement réunit des investisseurs reconnus, des entrepreneurs, des économistes, des créateurs de contenu finance et des dirigeants d’acteurs majeurs du secteur.

Parmi les profils présents figurent notamment :

  • Marc Fiorentino, analyste financier et fondateur de MeilleurTaux Placement
  • Matthieu Louvet, vulgarisateur financier et fondateur de S’investir
  • Thami Kabbaj, trader, auteur et entrepreneur
  • Nicolas Chéron, analyste marchés
  • Alexandre Lacharme, formateur en investissement
  • Hamza Naqi, fondateur du média Parlons Finance
  • Des dirigeants et experts issus d’acteurs majeurs comme Euronext, Amundi, BlackRock ou encore Trade Republic.

Ces intervenants partagent analyses macroéconomiques, stratégies concrètes, retours d’expérience et visions prospectives afin d’aider chacun à mieux comprendre les enjeux actuels des marchés.

Une expérience immersive et collective

Plus qu’une simple conférence, l’événement est pensé comme une expérience collective favorisant le networking, les rencontres informelles et la découverte de solutions innovantes. Curieux, investisseurs autonomes, entrepreneurs et acteurs de la finance s’y retrouvent pour confronter leurs idées et repartir avec une vision plus claire de leurs prochaines décisions financières.

Un nouveau réflexe pour investir en connaissance de cause

Aktionnaire Day ne promet pas de recettes miracles. Il propose un cadre structuré, pédagogique et accessible pour permettre à chacun d’investir en connaissance de cause. Dans un environnement financier de plus en plus stratégique, l’événement s’impose comme un point d’entrée naturel pour celles et ceux qui souhaitent comprendre, comparer et agir avec méthode.

Inscris-toi pour réserver ta place

Les places étant limitées, mieux vaut anticiper.

Inscris-toi dès maintenant pour garantir ta participation et rejoindre les 3 000 investisseurs présents à Station F.

Lien de l’inscription : Aktionnaire Day

Une journée pour comprendre, comparer et passer à l’action en toute connaissance de cause.

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Pourquoi le retour des valeurs sûres reviennent en force

Au cours des dernières années, les marchés actions ont été dominés par un récit unique : l’innovation technologique et plus récemment l’intelligence artificielle serait la principale source de performance.

Les investisseurs ont concentré leurs capitaux sur quelques valeurs très dynamiques, parfois spectaculaires, censées capter la croissance du futur.

Mais depuis peu, un mouvement inverse apparaît. Après l’euphorie, la volatilité revient : certaines des actions les plus populaires corrigent fortement, tandis que des entreprises longtemps jugées sans intérêt reprennent le leadership. La performance n’est plus seulement liée à la croissance attendue, mais à la stabilité offerte.

Le phénomène n’est pas nouveau dans l’histoire financière : lorsqu’un thème dominant devient trop consensuel, le marché recommence à rémunérer la prévisibilité plutôt que la promesse.

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De la fascination pour la croissance à la recherche de stabilité

En 2025, plusieurs titres emblématiques ont connu des hausses exceptionnelles, dépassant parfois 100 % en un an. Pourtant, au début de 2026, ces mêmes valeurs ont subi de fortes corrections : des reculs de 25 % à 45 % en quelques mois.

Dans le même temps, des fonds investis dans des entreprises dites « défensives » services publics, assurance, consommation courante ou industrie de base progressaient légèrement alors que l’indice global stagnait.

Le marché n’a donc pas seulement changé de direction : il a changé de critère d’évaluation.
La croissance future n’est plus le seul facteur ; la régularité des résultats redevient centrale.

Ce que signifie réellement la « faible volatilité »

Les fonds à faible volatilité reposent sur une idée simple : toutes les actions ne réagissent pas de la même façon aux cycles économiques.

Certaines entreprises dépendent fortement des anticipations technologie, publicité numérique, plateformes et leurs cours varient énormément lorsque les attentes changent. D’autres reposent sur des besoins permanents électricité, assurance, hygiène, alimentation et leurs revenus fluctuent peu. Sur longue période, ces actions défensives capturent généralement :

  • environ ⅔ à ¾ des gains lors des marchés haussiers
  • mais seulement ⅔ à ¾ des pertes lors des marchés baissiers

La différence paraît faible année par année, mais devient majeure avec le temps : éviter les fortes chutes réduit énormément l’effort nécessaire pour revenir au point de départ.

Un portefeuille qui perd 50 % doit doubler pour se reconstituer.
Un portefeuille qui perd 20 % n’a besoin que de 25 %.

La performance à long terme dépend donc autant de la profondeur des pertes que de l’ampleur des gains.

Une performance moins spectaculaire mais plus durable

Ce déplacement vers les actions stables modifie le comportement des investisseurs. À court terme, les titres dynamiques offrent des histoires séduisantes : innovation, disruption, croissance exponentielle.
À long terme, la performance dépend davantage de la continuité des flux financiers.

Ainsi, les actions dites « ennuyeuses » passent souvent inaperçues :

  • produits indispensables
  • marges prévisibles
  • croissance modérée mais régulière
  • dividendes récurrents

Elles ne dominent généralement pas les marchés haussiers, mais deviennent dominantes lorsque l’incertitude augmente. Le rendement n’est plus fondé sur l’anticipation du futur, mais sur la répétition du présent.

Une fonction nouvelle dans la construction de portefeuille

Ces stratégies jouent désormais un rôle intermédiaire entre actions et obligations. Traditionnellement, l’allocation type reposait sur le modèle 60 % actions / 40 % obligations : les actions apportent la croissance, les obligations la stabilité.

Mais lorsque les taux, l’inflation ou les déficits rendent les obligations moins prévisibles, les actions à faible volatilité deviennent un substitut partiel : elles restent exposées à la croissance économique tout en amortissant les chocs boursiers.

La frontière entre « actifs risqués » et « actifs sûrs » se brouille donc progressivement.

Une idée ancienne redevenue centrale

Dès les années 1970-1990, des travaux académiques avaient déjà observé ce paradoxe : les actions les moins risquées peuvent produire des rendements comparables, voire supérieurs, aux plus risquées sur longue période. Le marché rémunère parfois davantage la patience que l’audace.

Pendant longtemps, cette anomalie semblait secondaire face aux périodes d’innovation rapide. Mais lorsque la concentration sectorielle augmente aujourd’hui autour de la technologie la diversification redevient une source de performance en soi.

Un changement psychologique du marché

Le basculement actuel révèle surtout une transformation comportementale. Lorsque les investisseurs croient à une croissance illimitée, ils acceptent une forte volatilité pour espérer un gain élevé.
Lorsqu’ils doutent, ils privilégient la préservation du capital.

Autrement dit :

  • dans les phases d’optimisme → le marché achète le futur
  • dans les phases d’incertitude → il achète la stabilité

Le retour des actions « ennuyeuses » n’est donc pas seulement un phénomène financier : c’est un indicateur de climat économique.

Une question de temps plutôt que de rendement

Comme pour toute stratégie défensive, le compromis est clair :

  • court terme : moins de stress, moins de pertes violentes
  • long terme : gains potentiellement plus lents mais plus réguliers

La difficulté réside dans l’horizon d’investissement.
Ce qui paraît prudent sur quelques mois peut devenir déterminant sur plusieurs décennies, car la capitalisation récompense la continuité plus que les pics de performance.

Vers une nouvelle définition du risque

Le marché tend ainsi à redéfinir le risque. Pendant longtemps, le risque signifiait : ne pas participer aux plus fortes hausses.
Aujourd’hui, il signifie de plus en plus : subir les plus fortes baisses.

La conséquence est profonde : la performance n’est plus uniquement associée à la croissance maximale, mais à la capacité d’éviter l’érosion.

Autrement dit, dans certaines phases économiques, la stratégie la plus efficace n’est pas d’aller plus vite mais de tomber moins souvent.

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Marchés financiers 2026 : le retournement arrive ?

Les marchés mondiaux abordent 2026 dans une configuration paradoxale. D’un côté, les fondamentaux macroéconomiques se stabilisent : la croissance mondiale résiste, l’inflation recule progressivement et les banques centrales ont engagé un cycle d’assouplissement mesuré.

De l’autre, les niveaux de valorisation et la concentration des performances suscitent des interrogations croissantes. Après une année 2025 particulièrement favorable, la question n’est plus seulement celle de la poursuite de la hausse, mais celle de la solidité des équilibres actuels.

Selon le FMI, la croissance mondiale devrait atteindre 3,3 % en 2026, dans un contexte de désinflation graduelle. Aux États-Unis, l’inflation ressort à 2,4 % sur un an en janvier 2026. En zone euro, elle est estimée à 1,7 %, avec une croissance modérée mais positive et un chômage stable autour de 6,2 %. À première vue, le scénario dominant reste celui d’un atterrissage maîtrisé plutôt que d’un retournement brutal.

Pourtant, la stabilité macroéconomique ne garantit pas automatiquement la stabilité financière.

Une dynamique moins homogène qu’en 2025

L’année 2025 a été marquée par des performances solides et relativement synchronisées : +16,39 % pour le S&P 500, +16,66 % pour le STOXX 600 et environ +20 % pour l’indice mondial MSCI. La progression a été soutenue par la détente progressive des conditions financières et par l’enthousiasme autour des grandes valeurs technologiques liées à l’intelligence artificielle.

Le début 2026 révèle toutefois une configuration plus fragmentée. Les flux d’investissement se dirigent davantage vers l’Europe et les marchés émergents, tandis que les valorisations américaines alimentent davantage de débats. La rotation sectorielle devient plus visible, avec une meilleure tenue relative des valeurs cycliques et énergétiques en Europe.

Ce changement de ton ne traduit pas nécessairement un retournement imminent, mais il reflète un marché devenu plus sélectif et plus sensible aux surprises.

Des valorisations exigeantes

Un indicateur régulièrement cité dans ce contexte est le CAPE (Cyclically Adjusted Price-Earnings Ratio), aussi appelé ratio de Shiller. Contrairement au ratio cours/bénéfices classique, il compare les prix actuels aux bénéfices moyens des dix dernières années, ajustés de l’inflation. Il permet ainsi de situer le niveau des marchés par rapport à leur historique long.

Début 2026, le CAPE américain évolue autour de 39–40, un niveau rarement observé. Ce type de niveau n’annonce pas mécaniquement une correction à court terme, mais il signale que le marché évolue dans une zone de valorisation élevée, où la marge d’erreur est plus réduite.

Volatilité et perception du risque

Le VIX, souvent qualifié d’“indice de la peur”, mesure la volatilité anticipée sur le S&P 500 à un horizon d’environ trente jours. Lorsque le VIX évolue entre 12 et 15, le marché est généralement perçu comme calme. Autour de 20, comme c’est le cas mi-février 2026, il traduit une nervosité plus marquée, sans pour autant signaler une situation de crise.

Ce niveau reflète avant tout une incertitude accrue autour de la trajectoire des taux d’intérêt et des valorisations technologiques.

Le crédit : des primes de risque comprimées

Le marché du crédit constitue un autre baromètre essentiel. Les spreads de crédit représentent la rémunération supplémentaire exigée par les investisseurs pour prêter à une entreprise plutôt qu’à un État.

Actuellement, ces spreads restent historiquement faibles, tant pour les entreprises solides (Investment Grade) que pour les entreprises plus risquées (High Yield). Cela signifie que le marché n’intègre qu’un niveau limité de risque économique ou financier. économique ou financier. Dans un tel environnement, un choc inattendu pourrait entraîner un élargissement rapide de ces spreads, avec des répercussions sur les marchés actions.

Le levier et la sensibilité aux mouvements

Les statistiques publiées par la FINRA permettent de mesurer les montants investis sur marge, c’est-à-dire les sommes empruntées par les investisseurs pour acheter des actions. Fin 2025, ces encours atteignent environ 1 230 milliards de dollars, un niveau historiquement élevé.

Un levier important ne provoque pas en soi une correction. En revanche, il peut amplifier les mouvements : en cas de baisse marquée, les ventes forcées liées aux appels de marge peuvent accentuer la volatilité.

Le positionnement des investisseurs

Les données hebdomadaires publiées par la CFTC (rapport “Commitments of Traders”) offrent une photographie du positionnement des grands acteurs sur les contrats à terme, notamment sur l’E-mini S&P 500, un instrument largement utilisé pour s’exposer à l’indice américain.

Les investisseurs institutionnels traditionnels apparaissent fortement positionnés à l’achat, tandis que certains fonds plus spéculatifs adoptent des positions vendeuses. Ce type de configuration peut amplifier les mouvements de marché, dans un sens comme dans l’autre, selon la direction prise par les prix.

Une question de régime plus que de timing

Au total, l’environnement 2026 ne présente pas les caractéristiques d’un déséquilibre systémique évident. La croissance demeure positive, l’inflation recule progressivement et les conditions financières se sont stabilisées.

En revanche, la combinaison de valorisations élevées, de primes de risque comprimées et d’un levier important rend les marchés plus sensibles aux surprises macroéconomiques ou aux révisions d’anticipations, notamment autour de l’intelligence artificielle.

En définitive, 2026 ressemble moins à une bulle manifeste prête à éclater qu’à une transition vers un régime plus exigeant. La question n’est pas seulement de savoir si une correction aura lieu, mais d’évaluer si le niveau actuel de rémunération du risque reflète correctement les incertitudes encore présentes.

Sources

FMI : World Economic Outlook Update, January 2026

Eurostat : Inflation zone euro (janvier 2026)

Eurostat : PIB T4 2025

BLS : CPI janvier 2026

FRED : Federal Funds Upper Limit

FRED : US 10Y Treasury

FRED : VIX

FRED : ICE BofA IG OAS

BIS Quarterly Review (Décembre 2025)

MSCI : Factsheets indices

Reuters : Flux et performances marchés 2025–2026

FINRA : Margin statistics

CFTC : Commitments of Traders

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Actions growth vs value : quelle stratégie aujourd’hui ?

Pendant longtemps, l’investissement en actions a été résumé à un choix simple : croissance ou value. Les entreprises de croissance promettaient une expansion rapide au prix d’une valorisation élevée et d’une forte volatilité, tandis que les sociétés value offraient des prix jugés attractifs et un rendement plus prévisible.

Cette distinction a servi de repère pratique pour construire un portefeuille et gérer le risque. Pourtant, avec l’évolution des marchés et des modèles économiques, cette grille de lecture explique de moins en moins la performance réelle. La question n’est plus quel style choisir, mais ce que signifie réellement la valeur d’une entreprise.

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Une frontière devenue artificielle

Historiquement, la classification reposait sur des indicateurs simples : PER élevé pour la croissance, faible pour la value, dividendes d’un côté, réinvestissement de l’autre. Aujourd’hui, ces repères fonctionnent mal. Certaines entreprises combinent forte croissance, marges élevées et génération de trésorerie durable.

À l’inverse, certaines actions dites « value » restent bon marché parce que leur activité décline structurellement. Le marché ne valorise plus seulement les profits actuels, mais la capacité à produire des profits futurs fiables. Une action peut donc paraître chère sans être risquée, et bon marché sans être réellement intéressante.

Ce que les investisseurs paient vraiment

La distinction growth/value donne l’illusion d’opposer deux catégories d’actifs alors que les investisseurs paient toujours la même chose : la trajectoire future des flux économiques. Une entreprise de croissance devient value lorsque sa progression ralentit, tandis qu’une value redevient croissance lorsqu’elle retrouve un avantage compétitif.

Le style n’est pas une propriété permanente d’une entreprise, mais un jugement temporaire du marché. Growth et value ne décrivent pas la nature d’une société ; ils traduisent le degré de confiance accordé à ses profits futurs.

Le rôle déterminant des taux d’intérêt

Une grande partie de la rivalité historique entre croissance et value provient du contexte monétaire. Lorsque les taux d’intérêt sont bas, les profits lointains valent davantage et la croissance surperforme. Lorsque les taux montent, les flux proches deviennent plus importants et la value reprend l’avantage. La rotation entre styles reflète ainsi souvent la variation du prix du temps dans l’économie plutôt qu’un changement fondamental des entreprises.

Pourquoi cette opposition persiste

Cette opposition reste populaire parce qu’elle simplifie la prise de décision. Elle permet de comparer les fonds, de construire rapidement des allocations et de justifier une stratégie face à l’incertitude. Mais cette simplification a un coût : elle encourage à investir dans une catégorie plutôt que dans une réalité économique. L’investisseur finit par acheter un style au lieu d’acheter une entreprise.

L’erreur la plus fréquente

Beaucoup deviennent alors growth ou value en fonction du cycle récent : value après une bulle technologique, growth après une récession industrielle. La préférence suit souvent la performance passée plutôt qu’une analyse prospective. Le problème n’est pas de changer d’avis, mais de croire appliquer une stratégie alors qu’on réagit au contexte.

Une approche plus robuste : la qualité économique

Une approche plus robuste consiste à analyser la qualité économique : rentabilité du capital, durabilité de l’avantage concurrentiel, allocation du capital et résistance aux cycles. Une entreprise chère avec un rendement durable peut être moins risquée qu’une entreprise bon marché condamnée à stagner. La valeur n’est pas un prix bas, mais la capacité à créer de la richesse dans le temps.

Conclusion : la fin d’un faux duel

L’opposition entre actions de croissance et actions value n’est donc pas totalement fausse, mais elle est réductrice. Elle décrit surtout des comportements de marché face aux taux et aux cycles économiques. Sur le long terme, la performance ne provient ni d’un style ni d’une rotation bien anticipée, mais de la capacité à identifier des entreprises capables de maintenir durablement des rendements élevés. Growth et value ne sont pas deux stratégies : ce sont deux phases de perception d’une même réalité. L’investisseur n’achète pas une catégorie, il achète un futur crédible.

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Japon : marchés en hausse malgré les craintes sur la dette

Les élections législatives japonaises ont eu lieu le dimanche 8 février non sans crainte sur le futur de la 4ème économie mondiale.

Les élections législatives japonaises ont eu lieu le dimanche 8 février dernier et donnent de précieux premiers indicateurs sur le futur de la 4ème économie mondiale.

Le PLD (parti libéral démocrate) avec à sa tête Sanae Takaichi (première femme à occuper ce rôle) a réussi à se défaire du bourbier politique dans lequel le pays était plongé. Depuis les déboires de son ancien leader Shigeru Ishiba lors des élections législatives d’octobre 2024 et la mise en place d’un gouvernement minoritaire, le pays était dans l’incertitude politique. Entre-temps, la défaite du PLD aux sénatoriales de juillet 2025 avait conduit Mr Ishiba à la démission et Mme Takaichi ambitionnait de remettre de la clarté par les urnes. C’est ce qu’elle a réussi à faire.

Un PLD raffermi, et dominant face aux oppositions qui montaient

Malgré une mainmise quasi continue sur la politique de Tokyo, le PLD faisait face à la montée des oppositions dans les urnes. Lors des élections d’octobre 2024 le parti d’opposition PDC (centre-gauche) glanait 148 sièges et le PLD 198 dans une assemblée fragmentée (233 sièges requis pour gouverner seul). Or, les premières estimations des élection de Dimanche donneraient 316 députés au PLD sur les 465 que comptent la chambre basse, soit une base très solide pour que le PLD puisse mettre en place son programme politique.

Sanae Takaichi a en outre réussi à calmer la méfiance grandissante à l’égard du PLD causée notamment par l’inflation (doublement du prix du riz) et le scandale politico-financier des « caisses noires ».

Visibilité politique accrue mais inquiétudes budgétaires persistantes

Cette victoire permet certes, aux investisseurs de gagner en visibilité sur le devenir de l‘économie japonaise (une alliance de plusieurs partis auraient pu rendre difficile la mise en place de politiques publiques) mais elle peut surtout être inquiétante pour le futur des finances publiques nippones.

Mme Takaichi a annoncé un plan massif de relance budgétaire de 120 mds d’euros (environ 21 300 mds de yen) avec notamment une aide pour les ménages avec enfants, des subventions pour l’électricité, le gaz et un programme de crédit d’impôt pour les ménages.

Dette élevée : stimuler la croissance malgré les risques sur la dette

Le plan de relance budgétaire est justifié par la volonté de stimuler la consommation et les investissements face à une croissance en berne. Même si le stock de PIB en fait la 4ème puissance économique mondiale, le flux, la croissance est faiblement orientée (-0,6% au T3 2025).

Or, cette politique volontariste n’est pas sans conséquence pour un pays très endetté (environ 230% de PIB). Les investisseurs commencent déja à sanctionner la dette japonaise avec une montée des taux longs (près de 60 pb sur le 10 ans japonais depuis l’arrivée de Mme Takaichi en octobre 2025), et un rétrécissement du spread avec le 10 ans américain. Cette hausse ne devrait pas ralentir avec une montée des craintes d’un « moment Liz Struss » nippon.

Graphique 1 : Ecarts des taux des obligations souveraines américaines et japonaises à échéance 10 ans depuis 2023.

sources : Investing.com, calculs de l’auteur

Politique monétaire : la BoJ contrainte d’agir pour soutenir le yen

Côté politique monétaire, la BoJ a dû monter ses taux de 25 pb en décembre dernier pour soutenir la devise nippone chahutée dans un contexte de convergence de l’inflation vers la cible des 2% (2,1% en décembre 2025).

L’USD/JPY (+6,80% depuis 6 mois) permet certes de favoriser les exportations japonaises mais l’inflation importée pourrait se répercuter sur les consommateurs japonais (l’inflation n’est toujours pas à la cible des 2% depuis mars 2022).


La hausse des taux (courts et longs) permettra certes de rapatrier des capitaux avec des meilleurs rendements pour les supports japonais et libellés en JPY, mais c’est surtout un coût de la dette qui risque de s’envoler, et des entreprises qui resteraient attentistes (coût du crédit en hausse et craintes de hausses d’impôts futurs pour financer ce plan de relance).

Les investisseurs surpondèrent pour l’instant les marchés actions Japonais

Pour autant, les marchés actions japonais réalisent un très bon début d’année (+6,37% pour le Topix depuis janvier). Cela paraît contre-intuitif, notamment sur les valorisations de type CAPM. Avec un actif sans risque aux rendements plus hauts, le cost of Equity (rendement exigé par les investisseurs) devrait être plus élevé ce qui n’est à priori pas positif pour les marchés actions. Pour autant, les belles valeurs de l’indice (Toyota Motor, Mitsubishi Finance, Hitachi, Softbank) bénéficient entre autres côté industrie de la baisse du yen (favorable aux exportations) et le secteur financier de perspectives de meilleurs marges à venir sur les intérêts.

Graphique 2 : performance des marchés actions TOPIX (bourse de Tokyo) depuis le début de l’année

(source : Investing.com, calculs de l’auteur)

La clarté politique apportée par Mme Takaichi semblerait être réceptionnée de manière positive par les investisseurs même si l’expansion budgétaire à venir ne sera pas sans conséquence pour un pays très endetté. Surtout, la faiblesse continuelle du yen a contraint la BoJ à lever ses taux et à restreindre l’accès aux crédits ce qui ne viendra pas faciliter le plan de relance budgétaire.

En dépit d’une inflation qui n’est toujours pas à la cible, des taux courts et longs à la hausse, et un risque de « moment Liz Struss » japonais encore plus probable depuis les élections, les investisseurs restent pour l’instant surpondérés et investis positivement sur le Japon.

Sources :

Résultats électoraux et contexte politique

Données macroéconomiques (PIB, dette, croissance)

Banque du Japon (BoJ) : décisions de taux et inflation

Mitsubishi UFJ Financial Group