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Entreprises Success story

Cet outil qui utilise l’IA permet de contester les amendes routières pour seulement 1,99€ !

Un nouvel outil novateur émerge dans le paysage bruxellois, promettant de contester les amendes routières en un temps record grâce à l’intelligence artificielle. La plateforme, encore en version bêta mais déjà intrigante, offre une solution rapide et précise pour annuler les amendes de stationnement, les excès de vitesse et les violations de la signalisation.

Mehdi Desmet, Romain Goossens et Marouane Bezdi sont les brillants esprits à l’origine de cette ingénieuse idée, fondée sur trois constats majeurs:

  • Amendes injustifiées: Près de 2.500 amendes de stationnements injustifiées seraient chaque jour à Bruxelles.
  • Manque de connaissance: Un nombre significatif de personnes à Bruxelles ne maîtrisent pas suffisamment les méthodes de contestation ou les lois pour se prémunir efficacement d’une amende routière injustifiée.
  • Oubli ou négligence: Beaucoup de gens ignorent ou ne prennent pas la peine de contester leurs amendes, souvent par manque d’accessibilité aux ressources juridiques.

Mehdi Desmet, un des fondateurs nous présente la plateforme, nommée www.contestation-amende.com, et nous précise qu’elle a pour objectif d’interroger l’utilisateur sous forme d’un formulaire intuitif, adapté au type d’infraction concernée.

Il ajoute que grâce à un entraînement sur des bases légales solides comprenant des articles de loi, de la jurisprudence et l’expertise d’un avocat, l’IA génère des contestations optimisées en quelques minutes. Les utilisateurs peuvent également modifier ensuite certains éléments avant d’envoyer leur contestation à l’administration compétente, de quoi épargner un temps colossal !

Comparé à d’autres outils, les créateurs soulignent que leur IA est spécifiquement formée pour ce contexte juridique spécifique, évitant ainsi les réponses génériques que l’on pourrait soi-même obtenir en utilisant des outils tel que ChatGpt. Des améliorations futures incluent l’affichage d’une probabilité de succès de la contestation, pour garantir que les utilisateurs investissent de manière judicieuse.

Tarif

Actuellement, la tarification prévue est de 2 euros par amende contestée. À l’avenir, l’offre pourrait s’étendre aux clients professionnels avec un modèle d’abonnement. Bien que la plateforme soit actuellement opérationnelle à Bruxelles et en Wallonie, une expansion future est envisagée.

Enfin, les créateurs insistent sur la sécurité des données des utilisateurs, conformément au RGPD, et prévoient une campagne publicitaire de lancement pour recueillir rapidement des retours et améliorer leur produit.

En résumé, cet outil novateur promet une solution rapide et efficace pour contester les amendes routières, offrant aux utilisateurs une opportunité précieuse d’accéder à la justice de manière accessible et efficace.

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Economie Nos analyses

Qui est Joseph Aloys Schumpeter (1883-1950), l’économiste rebelle appelé parfois « l’hérétique » ?

De nombreux économistes, tels que Smith, Ricardo ou Keynes, ont fait le bonheur de leurs concitoyens grâce à des théories novatrices et largement adoptées par leurs pairs.

Cependant, d’autres ont fait avancer les sciences économiques en nageant à contre-courant des pensées dominantes, quitte à se tenir en marge de l’élite intellectuelle. C’est le cas de l’austro-américain Joseph Aloys Schumpeter, inventeur de la théorie de « destruction créatrice ».

Qui est-il ?

J.A. Schumpeter est né en 1883 dans l’ancien empire austro-hongrois. Il fit des études de droit à l’Université de Vienne où il côtoiera des professeurs qui revisitent les théories d’Adam Smith. C’est là qu’il développera le goût de la réflexion et du changement des idées populaires.

La Première Guerre mondiale suivie de la montée des extrêmes en Allemagne pousseront le jeune universitaire à tenter de nouvelles expériences, peu concluantes, en tant que ministre des Finances puis directeur de banque. Dès le début des années 30, il quitta le Vieux Continent pour enseigner l’économie à Harvard.

Tout au long de sa carrière, il publia plusieurs ouvrages dont les plus célèbres sont « Le cycle des affaires » (1939) et « Capitalisme, socialisme et démocratie » (1942). C’est dans ce dernier que nous retrouvons sa théorie la plus controversée : la destruction créatrice.

Schumpeter meurt en 1950 aux États-Unis (dont il avait pris la nationalité) en laissant inachevé son dernier livre, « Histoire de l’analyse économique », paru en 1954.

La théorie de la destruction créatrice

Dans cette théorie, l’auteur met en avant l’importance des innovations industrielles et les effets destructeurs qu’elles ont sur les concurrents. Schumpeter qualifie lui-même « d’ouragan perpétuel » ce phénomène. Ce sont les entrepreneurs qui, par leur vision novatrice du business, arrivent à obtenir un avantage concurrentiel et à hisser leur entreprise à une situation de quasi-monopole.

Ceci n’est possible que lorsque l’innovation porte sur les produits ou les matières premières utilisées, les méthodes de production, l’organisation au sein de l’entreprise et les marchés à conquérir.

La destruction créatrice explique ainsi l’arrivée de jeunes entreprises qui perturbe l’ordre établi, allant jusqu’à renverser les anciens monopoles.

Schumpeter s’attaqua directement au Capitalisme, lui reprochant de ne pas être viable à long terme dans sa forme actuelle. La libre concurrence devrait laisser place à certains monopoles motivés avant tout par l’innovation.
De plus, cette critique ouverte au capitalisme provenant d’un professeur d’économie fut l’une des raisons pour lesquelles il fut traité « d’hérétique ».

Bien que polémique à sa sortie, la destruction créatrice fait partie aujourd’hui des théories « à la mode » dont s’en inspirent les plus grandes Start-ups. Ainsi, l’arrivée de l’informatique, des GAFAM et de l’intelligence artificielle sont des exemples visibles de ce que voulait nous enseigner Schumpeter.

Il est bon de rappeler que les sciences économiques sont une branche des sciences humaines et sociales. Essayer d’apporter une nouvelle explication théorique du monde qui nous entoure est à l’appréciation de ceux qui vont la vivre. Parfois, l’homme refuse tout simplement la création de la richesse, car il a peur d’affronter la destruction qui la précède.

Par Tim Kazkondu