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À la Rencontre de Nicolas Quarré, Cofondateur d’Accountable : Redéfinir la Gestion Financière des Indépendants en Europe

Aujourd’hui, Parlons Finance a eu le grand honneur de recevoir Nicolas Quarré, l’un des trois cofondateurs, avec Alexis Eggermont et Hassan Ayed, de la solution informatique Accountable destinée aux indépendants. L’entreprise belge, née en 2017, a développé une application comptable pour indépendants qui compte déjà plus de 40.000 utilisateurs en Belgique et en Allemagne.

Nous lui avons préparé une liste de questions pour en savoir davantage sur l’entrepreneur qu’il est ainsi que le projet qu’il porte, bonne lecture !

  1. Pouvez-vous vous présenter brièvement et nous parler de votre parcours avant de fonder Accountable?

J’ai grandi à Charleroi jusqu’à l’âge de 18 ans, puis j’ai poursuivi mes études en ingénierie commerciale à Solvay/ULB (2009). À la sortie de l’université, l’esprit entrepreneurial m’a animé, conduisant à la création de RIAKTR, une entreprise spécialisée dans l’analyse du Big Data pour les télécoms . Cette entreprise est passée de 3 à 120 collaborateurs, opérant sur trois continents et ayant travaillé avec cinq des dix plus grands opérateurs télécom mondiaux. Mon expérience s’est également étendue à un rôle de directeur en Amérique latine.

En 2017, de retour en Europe, nous avons recentré nos activités pour créer Accountable. Notre objectif était d’améliorer l’expérience des indépendants en leur offrant une autonomie financière, en se concentrant notamment sur des problèmes complexes tels que les impôts (déclaration de TVA, cotisations, etc.). Ce besoin crucial, surtout en Belgique, où plus d’un million d’indépendants font face à des stress mentaux liés à la gestion de leurs finances, a été notre moteur.

Pour construire notre produit, nous avons collaboré avec des experts-comptables locaux, non seulement dans le développement initial, mais également dans la maintenance continue du produit. En pratique, la comptabilité pour les indépendants est similaire, qu’il s’agisse de factures, de frais, de bilans comptables ou de déclarations d’impôts.

Le service Accountable repose sur 4 piliers:

  • L’édition des factures et devis au look personnalisable.
  • L’enregistrement des reçus, tickets de caisse et factures via scan smartphone qui, « dans 90% des cas », reconnaît et encode automatiquement émetteur, date et catégorie de frais grâce à l’intelligence artificielle.
  • Journal des recettes via lien entre l’app et le compte en banque.
  • Génération en un clic des déclarations trimestrielles de TVA et des déclarations fiscales annuelles.
  1. Quelle est la vision à long terme de Accountable dans le domaine de la gestion comptable?

Notre vision est de devenir le leader européen des solutions fiscales pour les indépendants. Accountable se positionne comme un outil essentiel pour résoudre les problèmes liés aux déclarations fiscales et aux taxes à l’échelle européenne.

Nous sommes aujourd’hui présents en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, et sommes également présents en Allemagne, pays à la culture et aux attentes différentes des indépendants belges.

  1. Comment votre entreprise se distingue-t-elle des autres solutions de comptabilité sur le marché ?

Nous sommes en concurrence avec différents acteurs, mais nous nous distinguons en nous développant rapidement, en proposant une interface utilisateur améliorée et en nous concentrant exclusivement sur les besoins des indépendants. Nous sommes également conscients qu’une partie du marché utilise encore Excel.

Avec Accountable, il est également possible de connecter le compte en banque pour lier automatiquement les transactions. De plus, le point différenciant est que, pour chacun des éléments, nous calculons les impôts, évaluons l’impact sur les cotisations, la TVA et l’impôt de fin d’année.

L’utilisateur saura combien il devra payer à n’importe quel moment de son activité. Il existe plusieurs niveaux de support : dans l’application, nous fournissons automatiquement des recommandations fiscales (unique en Europe), une équipe de coachs fiscaux répond aux questions, et des experts-comptables partenaires sont disponibles pour des avis spécifiques.

  1. Accountable remplace-t-il le comptable ?

Accountable ne vise pas à remplacer les comptables, mais plutôt à les assister tout en offrant une autonomie aux travailleurs indépendants. Les comptables ont accès à notre interface, ce qui leur permet de gagner du temps. En éliminant les tâches d’encodage, ils peuvent se concentrer davantage sur l’optimisation fiscale et d’autres aspects stratégiques de leur métier.

  1. J’ai lu sur votre site qu’il s’agissait d’une application belge pour les Belges. Pensez-vous à développer le concept au-delà de nos frontières ?

Nous sommes présents en Belgique et en Allemagne et avons pour plan de continuer notre expansion géographique, profitant des nouvelles réglementations de facturation électronique en Europe.

  1. Pouvez-vous nous expliquer en gros comment fonctionne votre application pour simplifier la comptabilité quotidienne ? Quelles sont les fonctionnalités clés de votre application qui la rendent particulièrement adaptée aux besoins des utilisateurs ?

Accountable fonctionne comme suit : les utilisateurs créent un compte et numérisent leurs reçus et factures grâce à la reconnaissance OCR. Ensuite, ils peuvent générer des devis, des notes de crédit et des factures directement pour leurs clients.

Nous connectons également les comptes bancaires pour lier automatiquement les transactions. Ce qui rend notre application unique, c’est que pour chaque élément (facture, frais, compte de résultat, déclaration d’impôts), nous calculons les impôts et évaluons l’impact sur les cotisations, la TVA et l’impôt de fin d’année.

Accoutable assure également la garantie liée à la juste sur l’ensemble des déclarations fiscales, ainsi, s’il y a une amende qui fait suite à une mauvaise déclaration, nous en prendrons l’entière responsabilité, pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une fraude.

  1. Qui sont les utilisateurs cibles principaux d’Accountable et comment l’application répond-elle à leurs besoins spécifiques ?

Accountable s’adresse principalement aux indépendants. Notre produit est conçu autour de leurs besoins, avec pour objectif d’offrir le meilleur produit sur le marché. Par exemple, nous nous assurons qu’il n’y ait pas de risque d’erreur grâce à l’IA, qui donne également des recommandations.

Accountable est régulé par la BNB en tant que gestion de paiement. Il y a, de ce fait, une imposition de standard en termes de processus et de gouvernance plus élève qu’une autre entreprise spécialisée dans la comptabilité.

  1. Quid de la gestion des données ?

Il y a des prérequis en termes de sécurité de données, nous réalisons ce qu’on appelle des « pentest », des tests de pénétration pour identifier les vulnérabilités et les faiblesses de notre sécurité informatique.

En interne, une équipe technique dédiée au contrôle répond aux normes. Le cryptage est effectué au niveau des banques. Les données sont hébergées à Francfort, cela faisant partie de l’ADN de l’entreprise. En ce qui concerne le RGPD, la création de compte peut être effacée avec les données par exemple, nous mettons tout en œuvre pour assurer le respect des normes liées à la protection des données de nos utilisateurs.

  1. Comment envisagez-vous l’évolution d’Accountable à l’avenir ? Y a-t-il des plans pour de nouvelles fonctionnalités ou des partenariats stratégiques ?

Plusieurs axes de développement sont envisagés dans le futur. Un axe dans l’IA vise à augmenter l’intelligence de l’outil, transformant ainsi la boîte à chaussures en un outil intelligent pour offrir une plus grande autonomie financière aux utilisateurs.

Un deuxième axe explore les besoins des indépendants en dehors de la comptabilité, notamment en ce qui concerne les questions de paiement. L’accès à la pension est également un point d’intérêt, car il représente un défi pour de nombreux indépendants. Ils sont en constante communication avec les utilisateurs, avec une équipe de coachs fiscaux répondant fréquemment à leurs questions.

  1. Comment l’entreprise reste-t-elle au fait de l’actualité ainsi qu’à proximité des ses clients ?

Des événements, des communautés en ligne et des vidéos explicatives sont utilisés pour maintenir une connexion étroite avec la communauté d’indépendants. Nous réalisons également une multitude de vidéos explicatives sur des sujets aussi divers qu’intéressants pour notre audience.

  1. Parlez-nous de l’entreprise en quelques chiffres et quels sont les différents tarifs que vous proposez ?

La croissance de l’entreprise se traduit par une équipe de 35 collaborateurs répartis entre l’Allemagne et la Belgique (Berlin). En 2019, l’entreprise a plus que doublé chaque année. Accountable compte actuellement plus de 40 000 utilisateurs, se positionnant comme la solution numéro un de taxes en Belgique pour les indépendants.

En dehors des diverses levées de fonds, dont une à 10 millions d’euros en 2022 pour gagner d’autres marchés européens, Accountable s’alimente au travers de plans payants.

Accountable a réussi à atteindre un nombre important d’utilisateurs, notamment en aidant les nouveaux indépendants à démarrer sans que cela représente une charge financière. Il existe également un plan gratuit, et les utilisateurs peuvent choisir entre les plans Small et Pro, tout en bénéficiant de l’accompagnement des coachs fiscaux.

Ainsi, nous avons l’offre gratuite qui fonctionne bien si vous n’avez pas trop de documents à enregistrer ou à émettre. Ensuite, nous proposons deux formules, pour ceux qui soumettent la TVA et ceux qui ne le doivent pas. On oscille entre 15 et 30€ par mois. Nous proposons également des conseils fiscaux de 2,50€ à 60€ selon leur nature qui restent, eux, 100% déductibles, évidemment.

  1. Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs et petites entreprises en matière de gestion financière, en se basant sur votre expérience avec Accountable?

Avoir une vue sur les chiffres est essentiel. Il est crucial de comprendre les flux de trésorerie, les charges à venir et les revenus futurs. Il faut anticiper les futurs impôts pour assurer la pérennité de l’activité en tant qu’indépendant.

Que l’on utilise Accountable ou non, disposer d’un système financier solide est primordial. S’assurer d’avoir toujours suffisamment de trésorerie pour maintenir l’activité est une règle d’or.

  1. Une dernière réflexion pour conclure ?

« Dans un monde soumis à pas mal d’incertitude, le fait de pouvoir vivre de ce qu’on aime foncièrement est primordial.« 

Nicolas Quarré, cofondateur de Accountable
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Une Discussion Approfondie avec Maxime Deuse, Co-Fondateur de DEUSE

Dans cette interview, Maxime partage son parcours inspirant et nous plonge dans l’histoire fascinante de la création de l’entreprise DEUSE, qu’il a fondée avec son frère jumeau. Ensemble, ils ont déjà laissé leur empreinte en développant des applications de renom, notamment celle du Grand Prix de Spa, et travaillent actuellement sur un projet passionnant en partenariat avec Pairi Daiza.

Parlons Finance est ravi d’aller à la rencontre de Maxime Deuse pour découvrir les coulisses de leur succès entrepreneurial et en apprendre davantage sur leur vision unique dans le domaine de la technologie et de l’innovation. Cette interview promet d’offrir un aperçu captivant de l’univers de DEUSE et de ses réalisations exceptionnelles.

  1. Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer comment vous êtes devenu entrepreneur dans l’IT, le développement, etc.? Qu’est-ce qui vous a motivé à collaborer plutôt que d’intégrer de grandes entités déjà en place?

Salut, je suis Maxime Deuse, l’un des fondateurs de DEUSE, une entreprise spécialisée dans les services technologiques fondée en 2016. Depuis que nous avons 13 ans, nous étions obnubilés par le développement informatique. Mon frère jumeau et moi avons tous deux étudié l’ingénierie civile à l’université de Liège. Julien Deuse s’est spécialisé dans le « software engineering » via l’obtention d’un master en ingénieur civil en électronique ainsi qu’un master en Management à la KUL. Pour ma part (Maxime Deuse), je me suis dirigé vers un master d’ingénieur de gestion à la HEC Liège avec une spécialisation en « Performance and Control ».

C’est à ce moment que nous avons décidé de nous immiscer dans le monde du développement en lançant une plateforme internationale proposant des mangas coréens traduits en anglais qui s’est tout de suite imposée comme précurseur du Webtoon en Europe. Nous avons rencontrés un grand succès avec + de 100.000 lecteurs mensuels et nous avions attiré l’œil d’un entrepreneur de la Silicon Valley qui nous a fait une offre que l’on ne pouvait refuser…

Suite à cette aventure enrichissante, nous avons décidé de lancer DEUSE, notre objectif était de résoudre des problèmes informatiques pour des entreprises, qu’elles soient grandes ou petites. Nous avons commencé en travaillant sur une variété de projets, du développement web à la création d’interfaces et de logiciels. Au fil du temps, notre entreprise a pris de l’ampleur, nous avons embauché un premier développeur et un gestionnaire de projet pour mieux suivre nos projets. Aujourd’hui, notre équipe compte 39 collaborateurs.

  • Comment est-ce que vous vous êtes attribué les responsabilités ?

En ce qui concerne la répartition des responsabilités, je me concentre sur le marketing et les aspects commerciaux, bien que j’aie dû toucher à un peu de tout au début. Mon frère, Julien Deuse, prend en charge l’aspect production, c’est-à-dire le développement, la gestion des équipes et les projets en général.

  • Quel type de services propose DEUSE ?

Nos ingénieurs confectionnent des outils digitaux sur mesure tels que des applications mobiles, des plateformes web et des logiciels de gestion pour tous types d’entreprises.

En gros, nous développons des applications adaptées aux activités et aux besoins de chacun mais nous pouvons également développer des plateformes, des logiciels tel que des ERP ou des CRM pour aider dans la gestion d’entreprise ou encore des fonctionnalités uniques dans le cadre du commerce électronique.

  • Pouvez-vous partager avec nous certains défis que vous avez rencontrés en créant et dirigeant votre entreprise ?

Lorsque nous avons lancé notre entreprise, nous avons rencontré plusieurs défis passionnants. L’un des premiers était le manque de ressources pour obtenir un espace de bureau professionnel afin d’accueillir nos clients et notre équipe. Heureusement, nous avons pu adhérer à un incubateur de start-ups, le Venture Lab, l’incubateur relié à l’université de Liège, qui nous a fourni un espace de travail et un coaching professionnel. Les experts juridiques qui nous ont accompagnés nous ont été précieux.

Une fois sortis de l’incubateur, nous avons été confrontés à l’opérationnel intensif, ce qui nous a éloignés de la gestion stratégique. Nous avons décidé d’intégrer un administrateur indépendant pour nous aider à fixer des objectifs et à définir notre direction. De plus, nous avons internalisé la comptabilité pour mieux gérer notre croissance rapide. Cette gestion financière interne nous a permis de prendre des décisions éclairées et de surveiller la rentabilité de près.

Nous avons également dû repenser notre structure organisationnelle pour accompagner notre croissance future et assurer une rétention efficace. Sur les 45 personnes que nous avons embauchées depuis le début, 39 sont toujours avec nous. Cela montre que nous avons réussi à mettre en place une organisation solide.

  • Comment votre entreprise reste-t-elle au fait des dernières tendances technologiques ?

Pour rester au fait des dernières tendances technologiques, il faut savoir d’emblé que nous sommes hyper passionnés par le numérique et nous mettons en place des projets pilotes en interne pour explorer des domaines tels que la réalité virtuelle, la blockchain et l’intelligence artificielle.

De plus, notre expérience antérieure avec une startup de bandes dessinées numériques coréennes nous a exposés à des concepts technologiques avant-gardistes. Et pour bénéficier à la fois de visibilité et rester informés des dernières tendances, nous sponsorisons également des événements et des conférences dans lesquelles nous participons activement ou pas.

  • Comment voyez-vous l’avenir de l’IT et du développement d’applications pour les PME? Quelles innovations ou évolutions majeures prévoyez-vous ?

En ce qui concerne l’avenir de l’IT et du développement d’applications pour les PME, je pense que la personnalisation des solutions est essentielle. Il existe un avantage concurrentiel à intégrer des processus spécifiques plutôt que d’adopter un ERP standardisé.

  • Pouvez-vous donner quelques chiffres clés sur la croissance de l’entreprise ? Quels sont vos objectifs d’ici 5 ans et vos perspectives économiques ?

En ce qui concerne nos finances, l’année dernière, nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros, et nous prévoyons d’atteindre 3 millions d’euros cette année.

Notre modèle de croissance consiste à doubler notre taille tous les deux ans, et nous nous concentrons sur des projets intellectuellement stimulants plutôt que sur la pure rentabilité.

  • Comment recrutez-vous des talents ?

Le recrutement de talents est essentiel pour notre entreprise. Notre bonne réputation personnelle nous a beaucoup aidés, et nous avons constaté que nous n’avions pas trop de difficultés à trouver de nouveaux collaborateurs, que ce soit à Hasselt, Liège, ou Bruxelles.

Nous disposons d’un pool d’acquisition de talents bien réparti. Toutefois, nous avons remarqué une pénurie de talents à Bruxelles. Notre image de marque est un atout, et nous avons une philosophie de formation sur le tas, ainsi que des avantages comme des journées de team building.

Cependant, nous avons constaté que le télétravail à temps partiel peut être un défi pour maintenir les talents que nous attirons, car, selon moi, il peut affecter l’esprit d’équipe et la cohésion dans l’équipe. De plus, il peut nuire au bon management des projets, réduire la rentabilité et ralentir le développement sachant que nous ne sommes pas une entreprise de consulting mais d’experts pour lesquels le résultat se compte par projet.

  • Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs et aux dirigeants de PME pour maximiser les avantages des solutions IT dans leur entreprise ?

Mon conseil pour les entrepreneurs et les dirigeants de PME est d’adopter une approche pragmatique. Commencez par des étapes simples, en vous concentrant d’abord sur la digitalisation de vos processus commerciaux et internes pour améliorer la performance.

  • Un dernier mot pour encourager nos lecteurs qui désirent initier et piloter un projet dans l’IT?

« N’hésitez pas à avancer de manière pragmatique. Choisissez un périmètre de projet, avancez étape par étape, et chaque petit pas vous rapprochera du succès. Bonne chance à vous !« 

Maxime Deuse, co-fondateur de DEUSE

Nous espérons que cet article vous a plu et nous vous promettons bien d’autres belles rencontres avec des entrepreneurs et des acteurs de la finance qui nous inspireront par leurs histoires, aventures et conseils. Notre projet est de partir à la rencontre des meilleurs dans leur domaine pour vous offrir un aperçu unique de leurs parcours, des défis auxquels ils ont été confrontés et des leçons qu’ils ont apprises en chemin. Restez à l’affût de nos prochaines publications, car nous avons hâte de vous partager ces récits captivants qui pourront vous guider et vous motiver dans votre propre parcours entrepreneurial.

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Le visionnaire belge qui révolutionne le monde du QSR avec des marques à succès comme O’tacos et Gong cha !

Pour ce deuxième numéro de notre série « À la rencontre d’un entrepreneur », nous avons l’honneur et la joie de vous présenter Adlane Draou, un serial entrepreneur originaire de Mons en Belgique, dont le sourire confiant est le reflet de son engagement constant dans le développement de ses activités !

Adlane, petit-fils d’un mineur d’origine algérienne, est né à Mons en Belgique. Il est le fondateur et PDG de MadVision Group, qui détient un portefeuille diversifié comprenant des marques telles que O’tacos et Gong cha, dont il a acquis la master franchise pour le Bénélux.

Avec un chiffre d’affaires d’environ 10 millions d’euros, quatre marques (O’Tacos, Chick & Cheez, Go ! Fish et Gong Cha), une quinzaine de restaurants gérés en propre et six exploités par des franchisés, Mad Vision, en tant que multi-franchiseur, est actuellement un acteur en pleine expansion dans le secteur de la restauration rapide (QSR).

Ambitieux et audacieux, Adlane Draou a une vision bien établie pour son activité. Il déclare : « Nous visons à devenir l’un des leaders européens du QSR à long terme. Nous nous inspirons de groupes tels qu’Amrest, Autogrill, le groupe Bertrand en France ou QSRP en Belgique. Nous avons fait nos premiers pas à l’étranger cette année, notamment en France.« 

En effet, Adlane évolue dans le secteur du QSR depuis de nombreuses années et a ouvert son premier établissement il y a près de 6 ans. Depuis lors, une vingtaine d’ouvertures ont suivi, dont une dizaine dans la capitale belge, Bruxelles.

Il gère une centaine d’employés permanents à Bruxelles et vend chaque année 600 000 repas. Son chiffre d’affaires a augmenté de 700 % en quatre ans.

GONG CHA, LEADER MONDIAL DU BUBBLE TEA

Depuis l’année dernière, Adlane s’occupe avec succès du développement en Belgique du leader mondial du bubble tea, Gong Cha. La marque est déjà présente en France et en Belgique, et des projets d’ouverture dans d’autres pays tels que l’Espagne et le Maroc sont à l’ordre du jour.

Crédit: Wil Anderson / 95

Pour information, Gong Cha compte près de 2.000 magasins répartis dans 20 pays à l’international, faisant de la marque un leader mondial dans son domaine. Et c’est grâce à Adlane qu’elle a pu s’implanter en Belgique et en France.

Depuis l’ouverture de Gong Cha à Bruxelles (Docks) en juillet dernier, Anvers et Mons ont ouvert leurs portes en début d’année 2023 avec un succès retentissant. Mad Vision a signé la master franchise Gong Cha pour la France, avec une prévision de 200 points de vente ouverts au cours des 10 prochaines années. Il y a quelques semaines, le premier point de vente français a été inauguré à Paris/Châtelet et samedi 7 juillet 2023, ils ont ouvert trois nouveaux points de ventes en simultanée.

Au total, le master franchisé Adlane Draou a prévu d’ouvrir une dizaine de nouveaux points de vente d’ici la fin de l’année, commençant par Bruxelles, Genk, Tournai, Charleroi, Gand, Anvers (fait) et en France.

Un dernier mot pour encourager nos lecteurs qui désirent initier et piloter un projet ?

Ce qui fait un bon entrepreneur, ce n’est pas l’absence de peur mais la manière dont on l’appréhende et on la dompte, une fois passé cette étape, on est capable de tout entreprendre !

Adlane Draou, CEO et fondateur de MadVision Group
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Leïla Maidane : Du monde de la finance à l’univers de la tech, un parcours atypique qui inspire !

Pour commencer cette série de présentations d’entrepreneurs à succès, nous avons l’honneur et la joie immense d’avoir rencontré Leïla Maidane. Jeune et pleine de vitalité, elle nous raconte son parcours, de la finance à la Tech !

Des débuts en quête de sens

En 2010, elle se lance dans des études d’ingénieure commerciale à la Solvay Business School. Après quelques mois, elle réalise rapidement que leur méthode d’apprentissage ne lui correspond pas et décide alors de quitter la Belgique pour poser ses valises à Londres ! Elle s’inscrit à la London Metropolitan Business School pour suivre un bachelier en Business International & Finance.

A son arrivée dans la ville, elle trouve rapidement un travail en tant que serveuse dans un bar à desserts pendant la journée, puis le soir dans un « private dining » où se retrouvent des personnes influentes dans le monde des affaires. Après quelques mois et afin de gagner un revenu plus convenable dans une ville considérée comme l’une des plus chères où vivre, elle propose ses services en tant qu’assistante comptable ce qui lui permettra de lâcher le job dans le bar à desserts et lancer des projets comme des événements “open mic” dans son université, ou encore “Urban Show” qui propose des services de Marketing Digital pour les artistes musicaux émergents.

Une fois diplômée, elle décide de rentrer en Belgique et entame une carrière en tant que recruteuse dans le domaine informatique, puis en tant que consultante en transformation digitale. Après 5 années en tant que salariée à travailler sur des projets d’ampleur internationale, elle s’ennuie et décide d’explorer une autre voie que celle de la consultance, sans réellement savoir vers où cette quête la mènera.

Elle choisit alors de retourner au Maroc, son pays d’origine, pour s’imprégner et visiter le sud. C’est là-bas qu’elle rencontre une communauté de femmes désireuses de développer une coopérative pour subvenir aux besoins de leur famille, mais qui manquent de moyens et d’outils.

La création de l’ASBL Femmes Fières

Ce voyage lui donne l’idée de prendre les devants en contactant des entreprises en Belgique, de collecter des fonds et de lancer un projet d’apiculture et de tapis berbères avec des partenaires locaux. Il s’agit d’un projet social qui confirme sa volonté de s’y investir davantage. Ce projet lui permettra notamment de mettre son expertise digitale au service des femmes qu’elle soutient à travers son ASBL. Femmes Fières prend petit à petit de l’ampleur et se positionne dans l’écosystème entrepreneurial bruxellois en 2019 comme leader dans la formation aux outils digitaux pour les femmes entrepreneures.

La mission de Leïla à travers Femmes Fières ? Accélérer la croissance des entreprises lancées par les femmes grâce à la technologie. L’innovation se trouvant au cœur de son ADN, Leïla décide notamment de lancer le 1er festival bruxellois pour sensibiliser les jeunes entrepreneurs aux technologies, le #SoShe Festival, afin de faire de Bruxelles la capitale de l’entrepreneuriat innovant. Pour sa 2ème édition en Décembre 2022, le festival a accueilli +/- 600 personnes. 

La rencontre avec Ibrahim Ouassari, fondateur de MolenGeek

Quelques années plus tard, elle rencontre Ibrahim Ouassari, connu pour le développement de MolenGeek dont le succès est rapidement devenu international comptant sur le soutien des géants du numérique tel que Microsoft ou encore Google. Ensemble, elle poursuit un chemin enrichissant en tant que change manager puis comme responsable des opérations de l’ASBL et lui permet de se structurer pour progresser.

Avec BeGreator, Leila s’attaque au sexisme et à la discrimination à l’emploi

Aujourd’hui, Leila peut se vanter d’être devenue plus sage et forte grâce à toutes ses expériences passées. Avec 7.000€ mis de côté, elle décide de lancer BeGreator, une start-up technologique qui vise à accroître la visibilité des jeunes talents ayant un parcours académique non traditionnel au cours du processus d’embauche, afin d’offrir à ces personnes davantage d’opportunités de montrer leur potentiel et d’attirer les employeurs.

Afin de démarrer la phase de R&D, elle lève des fonds auprès d’Innoviris la première année, ce qui lui permettra de mettre sur pied une première ébauche de l’application et démarrer la prospection client. Elle continuera de lever des fonds en 2022 afin de continuer le développement de la plateforme et proposer de nouvelles fonctionnalités.

Que propose BeGreator concrètement ?

Une plateforme où les talents peuvent passer des tests de compétences, avoir un parcours de formation en lien avec leurs ambitions de carrière, développer leur réseau professionnel et être contacté par des entreprises intéressées dans leur profil. Elle permet également aux entreprises d’adopter un recrutement plus éthique et inclusif grâce à une approche centrée autour des compétences et un suivi sur la diversité de leurs talents. 

BeGreator peut être fière de collaborer avec de grands noms tels que Microsoft, Orange et l’université d’ingénierie ECAM en Belgique.

Un dernier mot pour encourager nos lecteurs qui désirent initier et piloter un projet ?

La première étape en tant qu’entrepreneur est de se demander si on crée un projet parce qu’il correspond à nos valeurs et nous donne de l’énergie, ou simplement pour avoir la liberté. Si on n’a pas trouvé de sens, peu importe le projet, peu importe le statut et la flexibilité, on s’épuisera rapidement.

Leila Maidane, CEO de BeGreator

Nous espérons que cet article vous a plu et nous vous promettons bien d’autres belles rencontres avec des entrepreneurs et des acteurs de la finance qui nous inspireront par leurs histoires, aventures et conseils. Notre projet est de partir à la rencontre des meilleurs dans leur domaine pour vous offrir un aperçu unique de leurs parcours, des défis auxquels ils ont été confrontés et des leçons qu’ils ont apprises en chemin. Restez à l’affût de nos prochaines publications, car nous avons hâte de vous partager ces récits captivants qui pourront vous guider et vous motiver dans votre propre parcours entrepreneurial.

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Black and White Burger devient la première chaîne de restauration à accepter le paiement en cryptomonnaie en Belgique !   

La chaîne de restaurants Black and White Burger, qui compte 12 enseignes en Belgique, annonce qu’elle accepte désormais le paiement en cryptomonnaie. À cette occasion, la marque lance un « Mystery Burger », payable aussi en crypto.

Depuis le mardi 13 juin, les restaurants de Black and White Burger de Belgique accepteront les paiements en cryptomonnaie, une première dans ce pays pour une chaîne de restauration. Au total, plus de 70 cryptomonnaies sont concernées, y compris le Bitcoin et l’Ethereum.

Pour ce lancement, la chaîne de burgers s’associe à Lyzi, société française spécialiste du paiement en cryptomonnaie. IbraTV, fondateur de Black and White Burger, a inauguré cette nouveauté lui-même le lundi 12 juin en payant un « Mystery Burger » en monnaie virtuelle.

Un « Mystery Burger » payable en crypto 

Les propriétaires de cryptomonnaies seront ravis d’apprendre qu’ils peuvent désormais goûter au « Mystery Burger » chez Black and White Burger. En effet, ce dernier est disponible depuis ce 13 juin. La recette est évidemment secrète et est susceptible de changer chaque mois ! Pour le goûter, il faudra donc se rendre dans l’un des douze restaurants belges de la chaîne. Bruxelles, Namur, Charleroi, Liège, Louvain-la-Neuve ou encore Mons, les possibilités sont nombreuses !

IBRATV, LE YOUTUBEUR AUX 4,6 MILLIONS D’ABONNÉS

IbraTV, ce sont des caméras cachées, l’amour des voitures et des sports de combat et des prestations impressionnantes dans l’émission Ninja Warrior. C’est aussi et surtout un YouTubeur dont la chaine culmine à plus de 4,6 millions d’abonnés. Et comme si cela ne suffisait pas, il est à présent également un entrepreneur avisé dont la chaine de restauration rapide tend à se développer massivement en France, en Belgique, en Suisse et même en Espagne.

Des nouveautés pour l’été 

Depuis deux ans, les ouvertures se multiplient en Belgique et connaissent toutes un franc succès. Il y a quelques semaines, c’est à Anvers qu’ouvrait le deuxième restaurant flamand de la chaîne. La marque entretient l’engouement avec des nouveautés à la carte régulièrement. Tout récemment, le « Supreme Bavette Burger » a fait son apparition, se distinguant par l’utilisation peu courante de bavette de bœuf et d’une sauce épicée homemade. 

Au menu dès cet été, un nouvel hamburger appelé « Crispy Avocado » avec une sauce cajun, une limonade à la saveur de fruit de la passion et un nouveau milkshake à la fraise. 

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Bourse Monde

Le DAX atteint son plus haut niveau grâce aux avancées des négociations sur la dette US !

Hier, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse, avec notamment l’indice allemand DAX atteignant son plus haut niveau depuis plus d’un an. Cette augmentation a été stimulée par des signes indiquant que Washington se rapproche d’un accord pour relever le plafond de la dette américaine et éviter un défaut de paiement.

  • L’indice STOXX 600, qui regroupe les principales actions européennes, a augmenté de 0,5 %.
  • Le CAC 40 français a bondi de 1 %
  • Le FTSE MIB italien a progressé de 1,4 %.

Aux États-Unis, les actions se sont également redressées après que le président Joe Biden et le principal républicain du Congrès Kevin McCarthy ont exprimé leur volonté de trouver rapidement un accord pour relever le plafond de la dette et éviter un défaut de paiement.

Cette évolution positive dans les négociations a conduit les investisseurs à être plus optimistes. Certains experts estiment qu’un compromis sera trouvé pour éviter le défaut de paiement, ce qui incite les investisseurs à revenir vers les actions et les actifs plus risqués.

Dans le contexte spécifique des entreprises, Volkswagen a enregistré une hausse de 2,2 % grâce à ses plans de remaniement de sa marque principale pour améliorer son efficacité et ses rendements. Les actions de Deutsche Bank AG ont légèrement augmenté de 0,2 % après que la banque a accepté de payer 75 millions de dollars pour régler un procès intenté par des femmes accusant la banque d’avoir facilité le trafic sexuel du financier Jeffrey Epstein.

Cependant, les principaux indices boursiers européens ont eu du mal à sortir de leur fourchette ce mois-ci en raison des inquiétudes des investisseurs concernant un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et une possible récession aux États-Unis. L’inflation dans la zone euro a accéléré le mois dernier, ce qui a également contribué aux préoccupations des investisseurs.

En résumé, les marchés boursiers européens ont enregistré une hausse hier, soutenus par des signes positifs concernant les négociations pour relever le plafond de la dette américaine. Cependant, certains facteurs, tels que les préoccupations concernant la politique monétaire de la BCE et l’inflation, continuent d’influencer les marchés.

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Energie Monde

Le Japon achète du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond au grand dam des alliés occidentaux

Le Japon a commencé à acheter du pétrole russe à des prix supérieurs au plafond fixé par les États-Unis et ses alliés occidentaux, ce qui montre que Tokyo continue de renforcer ses liens avec Moscou malgré la pression internationale pour isoler la Russie.

Alors que de nombreux pays européens se sont passés du pétrole russe en réponse à l’invasion de l’Ukraine, le Japon a augmenté ses achats de gaz naturel russe.

En effet, le Japon ne possède pratiquement pas de combustibles fossiles, et dépend fortement des importations pour la plupart de ses besoins énergétiques. Certains analystes estiment que cette dépendance a fortement influencé l’hésitation du Japon à soutenir pleinement l’Ukraine contre la Russie. À ce jour, le Japon est le seul membre du Groupe des Sept à ne pas avoir fourni d’armes létales à l’Ukraine.

Malgré cette concession, les importations de gaz naturel russe vers le Japon sont relativement faibles, représentant environ un dixième de l’approvisionnement du Japon et une fraction de la production russe, selon le Wall Street Journal. La majeure partie des importations russes vers le Japon provient du projet Sakhaline-2, dans l’Extrême-Orient russe.

Les pays du G7 et l’Australie se sont mis d’accord sur un plafond de 60 dollars par baril pour le pétrole brut russe transporté par mer, afin de réduire les revenus de la Russie provenant de la vente de pétrole tout en évitant une flambée des prix du pétrole sur le marché mondial.

Ce plafond permet aux pays non membres de l’UE de continuer à importer du pétrole brut russe, mais interdit aux compagnies de transport maritime, d’assurance et de réassurance de manutentionner des cargaisons de pétrole brut russe dans le monde entier, à moins qu’elles ne soient vendues à un prix inférieur au plafond.

Les pays ont accordé une exception au plafond de 60 dollars le baril jusqu’en septembre pour le pétrole acheté par le Japon. Au cours des deux premiers mois de l’année, le Japon a acheté environ 748 000 barils de pétrole russe pour environ 70 dollars le baril.

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La Finance islamique en plein boom dans la région MENA, qu’en est-il ?

Lorsque Humayon Dar donne une conférence au sujet de la faisabilité d’un projet financier, la chance d’en tirer un nouvel enseignement est certaine. Le fondateur et directeur général de la London-based Cambridge Institute of Islamic Finance affirmait dans une de ses dernières sorties que : « La finance islamique n’est pas seulement un produit financier, mais aussi une philosophie de vie. Elle peut contribuer à la réalisation de l’équité sociale, de la stabilité économique et de la croissance durable dans le monde entier. »

Le présent article se propose d’analyser la pratique liée à la finance islamique dans son environnement le plus adapté, à savoir au sein des États de la région MENA. Il s’agirait aussi d’explorer le champ des possibles qu’offre le modèle, et de prendre conscience des enjeux liés à son implémentation au sein d’une économie dominée par un système bancaire occidentalo-centré depuis le 17ème siècle. 

Il est parfois très difficile de comprendre tous les termes techniques du jargon financier … qu’en advient-il alors si l’on vient prospecter sa branche islamique dont l’origine nous vient du Moyen-Orient ?  

Pour vulgariser la compréhension des principes de la finance islamique, le mieux serait de procéder par équivalence en prenant le système classique des banques commerciales comme point de référence. En associant à chacune des activités bancaires classiques son homologue en terme de finance islamique, on en conclut le jeu de correspondance suivant : 

  • Acceptation de dépôts : les banques islamiques offrent à leurs clients la possibilité de disposer de leurs liquidités dans des comptes de dépôt. Nonobstant, il ne faut pas espérer bénéficier d’intérêt annuel sur ces dépôts, les intérêts étant considérés comme une pratique non-licite en Islam. Au lieu de cela, la banque procède à l’investissement de ces fonds dans des domaines qui respectent les principes de la charia. Le client peut par ailleurs négocier avec la banque des secteurs d’investissement qui l’intéresse (éducation, infrastructures publiques, énergies, agriculture…). Ces comptes dits comptes Mudaraba génèrent des bénéfices qui sont partagés entre la banque et le client selon une répartition convenue à l’avance. Autrement, le client peut simplement décider de faire de son compte de dépôt un simple « coffre-fort » pour thésauriser son argent, c’est la Wadiah ou «dépôt de confiance ».
  • Prêt aux particuliers et aux entreprises : quatre contrats participatifs sont proposés par les banques islamiques pour pallier le non-recours au prêt à intérêt. Le contrat de Murabaha, la banque acquiert le bien ou le produit de consommation pour le compte du client en fixant une marge de majoration à la revente. Le client s’acquitte de son devoir contractuel par le remboursement échelonné du montant prédéfini (en prenant compte, le cas échéant, de l’appréciation de la valeur du bien). Dans le cadre du financement d’un projet entrepreneurial, les deux parties peuvent signer un contrat de Musharaka. La banque et le client participent en tant que partenaires dans le financement du projet en se partageant les bénéfices, ou en assumant mutuellement les pertes. Le contrat de Mudarabah est une alternative au contrat de Musharaka pour lequel le client n’investit pas de capital, mais engage son expertise et mobilise son temps pour la gestion du projet. Enfin, pour le contrat d’Ijarah, la banque islamique acquiert le bien et le loue au client pour une période prédéfinie avec option d’achat.
  • Emission et gestion de carte de crédit et de débit : les banques dites islamiques proposent à leur clientèle des cartes de débit prépayés ou des cartes de crédit sans intérêt.
  • Service de change et devises étrangères : les banques islamiques traitent les transactions de change en utilisant un système basé sur le principe d’achat et de vente, sans aucune forme de spéculation ou d’intérêt.
  • Services de gestion de trésorerie pour les entreprises / de comptes d’épargne et de comptes courants / de portefeuilles de placement pour les clients : les banques islamiques proposent également des services de gestion classique comparables à ceux des banques commerciales classiques dans le cadre de l’éthique conventionnelle défini par les contrats de Mudaraba et de Musharaka.
  • Services de conseils en matière d’investissement et de gestion financière : les banques islamiques proposent des services de conseil en matière d’investissement et de gestion financière qui sont conformes aux principes de la charia. Ces services proposent des projets d’investissements qui sont en conformité avec les principes de l’Islam, en prenant compte de l’interdiction de l’usure et de la spéculation, ainsi qu’en encourageant la promotion de l’investissement dans des projets socialement responsables. Les investissements proposés par les banques islamiques sont rigoureusement examinés pour s’assurer qu’ils sont conformes aux principes de la Charia. Par exemple, les investissements dans des entreprises impliquées dans des industries telles que l’alcool ou le jeu sont évités. Les investissements doivent également respecter les principes d’équité et de responsabilité sociale.
  • Services de paiement en ligne et mobiles : les banques islamiques peuvent proposer des services de paiement en ligne et mobiles qui respectent les principes de la Charia dans le cadre du traitement des transactions opérées. Par ailleurs, la démocratisation croissante de la culture start-up pousse les banques islamiques à investir dans des projets qui leur permettent de renforcer leur système de services digitalisés ( Liwwa, Al Maali ou prochainement FlouSS).
  • Courtage en bourse et investissement en titres : ces services incluent notamment des investissements dans des actions de sociétés éthiques et responsables, qui sont en accord avec les enseignements islamiques. Les banques islamiques s’engagent à offrir des solutions d’investissement éthiques, qui sont alignées avec les croyances et les valeurs de leurs clients.

Selon les estimations, la part de marché de la finance islamique dans le secteur bancaire de la région MENA représente actuellement environ 20 % du marché. Les pays comme l’Arabie Saoudite (National Commercial Bank), les Émirats arabes unis (Emirates Islamic), le Qatar (Qatar Islamic Bank) et le Koweït (Kuwait Finance House ) sont les leaders dans ce domaine, avec des secteurs financiers islamiques développés qui ont vu leur part de marché croître régulièrement au fil des ans. 

Le développement rapide de secteur est la conséquence d’une demande croissante de la part de la population de la région où le taux de bancarisation reste encore et en moyenne relativement bas par comparaison aux économies occidentales. En effet, les banques islamiques se sont imposées comme une solution alternative au système classique par la possibilité offerte aux consommateurs de rallier leur pratiques religieuses et financières.

La dimension morale prônée par les banques islamique n’est pas le projet du seul vecteur religieux. La question de l’éthique sociale introduit une dimension plus englobante d’égalité, de coopération et de solidarité qui ne fait pas des banques islamiques l’exclusivité monopolistique de la seule clientèle musulmane.

En outre, les plans d’investissement sont majoritairement axés sur des projets à impact social (éducation, santé …) et environnemental (énergies renouvelables, green start-up  … ) qui peuvent intéresser une vaste tranche de la population sans poser la question des croyances.

Les banques islamiques ont pour ambition de participer à la réduction de la pauvreté ainsi qu’à la création d’emplois par l’utilisation des produits de financement participatif, exposés dans les propos susdits, pour les micro-entreprises et les projets à petite échelle, qui sont souvent exclus du système bancaire traditionnel.  

L’avenir de la pratique financière islamique dans la région MENA, et notamment dans la région du Maghreb où l’industrie entame à peine son développement, dépendra essentiellement de l’éducation de la population vis-à-vis de ses fondements. Les banques islamiques peinent à mettre en lumière l’impact social qui demeure, après la question religieuse, la principale proposition de valeur pour leur clientèle potentielle. 

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Quelles conséquences à prévoir après les derniers rapports de la FED ?

Garantir la fin de la hausse des prix reviendrait à crier victoire avant l’heure … mais tout semble déjà présager une bonne entame désinflationniste.  

C’est d’un long combat quadriennal que ressortent Jerome Powell et son équipe dans la lutte contre l’inflation depuis le Covid-19. La perturbation de la chaîne d’approvisionnement et des échanges commerciaux entraînant une hausse importante de coûts des matières premières et des produits manufacturés. Les mesures de confinement limitant les productions industrielles et réduisant l’offre de nombreux biens et services. Le cataclysme économique creusé par la pandémie du Covid avant d’être excavé par la guerre en Ukraine semble pourtant s’estomper au profit d’une entame déflationniste, sinon maturée, au moins bien avancée selon les derniers rapports de la FED.  

Alors que les analystes financiers semblent accorder une attention scrupuleuse aux décisions de Powell, dans quelle mesure les taux directeurs annoncés par la FED permettent-ils de prendre le pouls d’une économie guérissante ?  

Pour rappel, le taux directeur de la FED correspond au taux d’intérêt que les banques commerciales s’appliquent entre elles pour les facilités de prêts marginales au jour le jour. Il représente le taux d’intérêt de base pour l’économie américaine et son influence s’étend à l’ensemble de l’économie mondiale. C’est ainsi que vous constaterez que les agendas des conférences de presse des banques centrales s’organisent en partie selon le programme fixé par Washington. 

Verum est, quelques jours après la dernière sortie de Powell, Lagarde rapplique en annonçant une hausse équivalente des taux d’intérêt de la BCE, et il en est de même du côté du Canada, de l’Inde, du Maroc …   Lorsque la FED opte pour une hausse de ses taux d’intérêt, cela engendre un effet domino qui se traduit comme suit :  

Sur le plan Macro : 

  • Les banques commerciales obtiennent moins de liquidités (ou, fixant les quantités de transferts, des prêts à intérêts plus élevés) 
  • Les agents économiques empruntent à des taux plus élevés 
  • La demande pour les crédits de consommations diminue et moins de ménages souhaitent financer leurs projets 
  • Moins d’entreprises s’endettent pour financer leur développement
  • Cela entraînera donc une baisse des crédits dans l’économie et une baisse de la quantité de monnaie en circulation 
  • Sans ajustement rapide de l’offre, le niveau des prix diminue   

À l’échelle des marchés financiers : 

  • Des taux d’intérêts plus élevés attirent les investisseurs internationaux en quête de meilleurs rendements 
  • Le marché financier constate une diminution de la demande d’actions et d’actifs à risques au profit de placements obligataires
  • Les entreprises gourmandes en dette dans le cadre du financement de leurs opérations peuvent expérimenter une chute de leur valorisation boursière en raison des coûts plus élevés des prêts

Au niveau du commerce international :

  • La hausse des taux d’intérêt, engendrant une hausse de la demande pour la monnaie nationale (USD), implique son appréciation par rapport aux devises étrangères
  • Cette appréciation implique à son tour la hausse du prix des exports relativement à celui des imports. La balance commerciale penche  du côté d’une tendance déficitaire (si excédentaire elle était)
  • Les pays émergents constatent une augmentation de la valeur de leur dette étant donné la dépréciation de leur devise face au Dollar américain (dans le cadre du remboursement des prêts émis par le FMI et de la BM)

La stratégie entamée par la FED semble jusque-là battre toute prévision, même optimiste, grâce au génie et à l’expérience de Powell dans le quadrillement de l’inflation. L’annonce faite des 25 points de base amenant les taux d’interêt à leur niveau le plus élevé depuis 2007 permet aux experts d’affirmer, avec plus ou moins de confiance, que le pic inflationniste est désormais derriere nous.

La FED continuera-t-elle d’alimenter cette escalade des taux d’intérêt ? Affaire à suivre … seule l’accommodation (ou pas) du marché nous permettra d’en tirer les conclusions nécessaires. Dans tous les cas, si votre concessionnaire de voitures affiche une période de soldes, sachez que ce n’est pas plus un acte de générosité de sa part qu’il n’est la conséquence mécanique d’une régulation administrée du marché.     

« Nous allons être prudents avant de déclarer la victoire et d’envoyer des signaux indiquant que nous pensons que la partie est gagnée, car nous avons un long chemin à parcourir », a déclaré le président de la FED, Jerome Powell, aux journalistes américains lors de sa dernière sortie médiatique.

Source : Financial Times, 2023
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Profiter de l’engouement de ChatGPT en Bourse, c’est possible !

ChatGPT est en passe de devenir la référence historique qui offrira son moment de consécration à l’industrie de l’IA, et la création des équipes OpenAI ne manque pas de monopoliser l’actualité tech.

Derrière le projet gutemberguesque de deux milliardaires qui ont su anticiper l’évolution centenaire avenir, celle entamée par des chatbots et qui aujourd’hui s’enflamme dans les systèmes les plus complexes de sécurité et de transport, Elon Musk et Sam Altman sont restés réalistes en demandant l’impossible par la création d’une association à but non-lucratif en y insufflant un « petit » capitale d’une centaine de millions de dollars valorisée à l’heure actuelle par Thrive Capital et Founders Fund à près de quelques 29 milliards de dollars. 

Mais à l’heure actuelle, surfer sur le succès fulgurant de la start-up californienne reste un privilège confiné au domaine des gros joueurs auquel vous et moi n’avons pas accès, ou du moins, pas pour le moment.   

Dans les prochaines années, la révolution IA continuera non seulement à prendre une forme de plus en plus concrète dans nos vies, mais elle orchestrera les fluctuations des grands indices boursiers, en prêtant à ce mastodonte de l’industrie technologique l’humilité de ne pas espérer constituer son propre nouvel indice de capitalisation.  

Mais alors quel serait le vecteur motivant une telle résilience face à l’entrée en bourse d’OpenAI ?

Tout d’abord, il est nécessaire de préciser qu’une absence publique des marchés financiers ne signifie en aucun cas l’inexistence d’actions OpenAI. Certaines compagnies (Uber, AirBnB, Affirm …) préfèrent rester à l’ombre de Wall Street, et ce, pour quatre raisons essentielles :  

  • OpenAI tel que l’entreprise fonctionne actuellement permet à ses équipes de jouir d’une grande flexibilité en termes de prise de décisions, de planifications stratégiques et d’opérations puisqu’elles ne sont pas soumises au même niveau d’examen public et de réglementation que les entreprises publiques.  
  • Les principaux actionnaires de l’entreprise possèdent un contrôle total leur permettant de tracer les grandes lignes directrices et de définir les orientations futures d’OpenAI.  
  • La confidentialité : Les entreprises privées ne sont pas tenues de divulguer autant d’informations financières que les entreprises publiques, ce qui leur permet de préserver la confidentialité de leurs opérations commerciales et de leurs résultats financiers.  
  • Si ChatGPT est la star-tech de ce début d’année, OpenAI se doit, sinon de pondre une nouvelle innovation, au moins de tenir le cap de son succès sur le moyen terme pour assurer et rassurer les investisseurs quant à leurs placements… une question donc de timing.  

Cela étant dit, c’est en prenant connaissance des principales parties prenantes qui se partagent les parts du gâteau californien qu’il serait possible de s’inviter à la fête. Effectivement, et sans grande surprise, Microsoft figure sur la liste V.I.P avec l’annonce d’un nouvel investissement de 10 milliards de dollars succédant au premier milliard reçu par OpenAI en 2019 de la part de la multinationale ; pour rappel, GPT-3 fait l’objet d’une licence exclusive pour Microsoft et de son service cloud Azure. Si vous cherchez à parier sur l’avenir du cours de l’action OpenAI et de l’intelligence artificielle en général, l’achat d’actions Microsoft est probablement la meilleure option.

Le confectionneur américain de cartes graphiques, Nvidia, semble lui aussi constituer un bon moyen d’investissement indirect pour exposer son portfolio au boom de l’industrie de l’intelligence artificielle. Tous les modèles GPT-3 ont été entraînés sur les GPU de Nvidia puisque l’entreprise dispose d’une infrastructure matérielle et logicielle parmi les plus avancées en matière d’IA. Il est donc probable que la valeur de ses actions augmente à mesure que le secteur progresse.

Enfin, l’idée serait de prendre conscience du fait que le domaine n’est encore qu’à ses débuts, qu’OpenAI n’est qu’un précurseur et que les compétiteurs entament eux aussi leur montée en puissance.

DeepMind de Google est également l’une des sociétés d’IA les plus avancées, avec des modèles qui rivalisent avec ceux de GPT3, d’autant plus que les actions Alphabet continuent de prendre en valeur depuis l’annonce faite par Sundar Pichai de vouloir renforcer la présence de son groupe sur le marché de l’IA.    

Les prochaines semaines risquent de marquer un tournant décisif pour l’industrie de la tech … et les marchés financiers semblent bien se préparer à accueillir ce bouleversement avec un début 2023 dans le vert pour les investisseurs !